Textes (321)

L’ère de la buanderie « intelligente »

Il y a quelques semaines, la compagnie qui administre les machines qui se trouvent dans la buanderie de l’immeuble où j’habite a décidé de moderniser ces appareils. En fait, les machines à laver et à sécher sont à peu près identiques et semblent aussi peu durables que les précédentes : l’une d’entre elles a déjà commencé à faire un vacarme d’enfer et d’ici quelques semaines elle sera vraisemblablement brisée, comme cela s’est produit à quelques reprises au cours de la dernière année. Donc, rien de nouveau sous le soleil, à part de nouvelles possibilités de paiement. En lisant les affiches que le propriétaire de l’immeuble avait posées un peu plus tôt, je m’attendais à ce qu’il s’agisse de cartes magnétiques sur lesquelles on peut mettre de l’argent, en utilisant des pièces de monnaie ou une carte de débit ou de crédit. Mais il s’agit en fait d’autre chose, que nous aurions trouvé ridicule et inutile il y a dix ou quinze ans. Même s’il demeure possible de faire notre lessive avec des pièces de monnaie, il est aussi possible de télécharger une application sur notre téléphone « intelligent », de créer un compte chez la compagnie en question, d’y mettre des fonds et…

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La confusion des rôles (2) – Les curés

La médecine actuelle étant censée être fondée sur la science, ceux qui la pratiquent peuvent difficilement ignorer les prédictions faites par les devins qui parviennent à passer pour des scientifiques (billet du 19 septembre 2022 sur les devins) et à imposer leurs prédictions à la communauté dite scientifique, surtout quand celles-ci sont reprises par les autorités politiques et les journalistes. Les médecins doivent donc se conformer à l’orthodoxie imposée par les devins, sinon gare à eux ! C’est ainsi qu’ils doivent relayer les prédictions des devins, prêcher pour obtenir la foi et l’obéissance de la population, et appliquer les protocoles sanitaires et médicaux s’appuyant sur les prophéties des devins et devant donner l’impression aux profanes qu’elles se réalisent. En d’autres termes, les médecins deviennent des curés qui s’occupent du salut des corps et qui sermonnent la population au lieu de la soigner, laquelle ne s’aperçoit pas qu’ils ne font plus de la médecine, tant est grand le prestige des soi-disant médecins et des soi-disant scientifiques dont les découvertes guideraient la pratique de la médecine. En ce sens, les experts en santé publique, dont on persiste à dire qu’ils sont des médecins même s’ils ne soignent pas les malades, sont l’archétype de…

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Nouvelle gauche, changements climatiques et austérité

Il n’y a pas si longtemps, la gauche se prononçait systématiquement contre les politiques d’austérité. Dans les pays où elle avait une base électorale solide et de nombreux militants, des mouvements d’opposition et même de résistance ont pu prendre forme. Quels que soient les résultats obtenus, cela était fâcheux pour nos dirigeants politiques et les élites économiques dont ils servaient les intérêts. Puis la protection de l’environnement et surtout la lutte contre les changements climatiques sont devenues une des priorités des partis politiques et des militants de gauche. Dans leur forme embryonnaire, cette priorité comportait déjà une forte composante morale qui exigeait des individus qu’ils consomment moins, qu’ils utilisent les transports en commun au lieu de leur voiture, qu’ils recyclent, qu’ils mettent leurs achats dans des sacs réutilisables, etc. Certains mouvements plus politisés exigeaient la prise de mesures contre les entreprises polluantes. Mais à force d’insister sur les catastrophes qui devraient résulter des émissions de gaz à effet de serre et des changements climatiques, on dirait que les militants et les politiciens de gauche et de centre-gauche se sont passés le mot pour attaquer presque toutes les sources d’énergie, pour désindustrialiser les pays occidentaux et, du même coup, pour appauvrir…

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Des enfants gâtés

L’entêtement avec lequel nos dirigeants politiques exigent que nos actions, nos paroles, nos idées et nos sentiments soient conformes à leurs désirs montrent bien que nous n’avons pas affaire à des adultes dotés d’une certaine maturité. Le monde devrait graviter autour de leur petit nombril, si bien que la moindre réticence à faire ce qu’ils nous demandent et le fait d’être d’un autre avis qu’eux constituent un affront impardonnable à leurs yeux et les indignent profondément, ce qui nous vaut d’être considérés comme des méchants, et d’être affublés de toutes sortes de noms, comme ceux que nous échangions dans la cour d’école, quand nous étions de petits morveux. Qui donc ose les contrarier ! Même la réalité, quand elle ne se conforme pas à leurs désirs, ne réussit pas à se faire entendre de ces adultes attardés et sous-développés. Il suffit de voir à quel point ils refusent de reconnaître qu’ils n’arriveront pas à détruire l’économie russe avec leurs sanctions économiques ; à vaincre l’armée russe et les milices des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk en fournissant à l’armée ukrainienne de l’argent, du matériel militaire, des mercenaires et de l’entraînement ; à renverser le gouvernement russe actuel et surtout Vladimir Poutine ;…

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La loi du silence

La censure de ceux qui ne pensent pas comme les autorités – politiques, bureaucratiques, sanitaires ou académiques – est devenue de plus en plus fréquente au cours des dernières décennies. La situation s’est particulièrement aggravée depuis la venue du virus et l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe. Il n’est pas exagéré de parler de persécution, des médecins et des professeurs-chercheurs ayant fait l’objet de campagne de dénigrement dans les médias de masse et sur les réseaux sociaux et ayant comparu devant des comités de discipline qui leur ont infligé des sanctions (interdiction d’exercer leur profession et suspension sans solde). Des journalistes et des analystes indépendants, en plus d’avoir été bannis des réseaux sociaux et des principales plateformes de diffusion, ont été exclus des plateformes de sociofinancement, ont vu leurs comptes bancaires gelés et font parfois même l’objet de poursuites devant les tribunaux pour avoir fait une couverture de la guerre en Ukraine qui n’était pas compatible avec l’hystérie russophobe et les visées expansionnistes de l’OTAN, ce qui les a forcés à s’exiler. Même si nous sommes censés être protégés contre ces formes de censure et de persécution par les constitutions de nos pays prétendument démocratiques ou par les chartes ou…

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La confusion des rôles (1) – Les devins

De plus en plus souvent, les scientifiques dont nous entendons parler ou qui bénéficient d’une tribune pour s’exprimer sont ceux qui font des prédictions. Toutes les prédictions que les scientifiques ont faites depuis l’arrivée du virus le montrent bien. Un nouveau virus serait apparu, exceptionnellement contagieux et capable de provoquer une véritable hécatombe. Les traitements habituels contre les maladies respiratoires d’origine infectieuse étant déclarés a priori inefficaces, seuls de nouveaux vaccins qu’il faudrait injecter à toute la population seraient capables de mettre fin à la pandémie, en protégeant contre l’infection et les complications, en empêchant la transmission et en permettant d’atteindre l’immunité collective. Une deuxième vague devrait se produire en juillet, en août, en septembre, en octobre et finalement en novembre. À la différence des personnes adéquatement vaccinées, les personnes non vaccinées seraient inévitablement condamnées à attraper la COVID et à tomber parfois gravement malades, et risqueraient de provoquer l’effondrement du système hospitalier, qui subirait déjà de fortes pressions. Tel nouveau variant constituerait une menace pour la santé de toute la population, les enfants, les adolescents, les jeunes adultes et les personnes d’âge moyen étant tous vulnérables. En plus de l’urgence sanitaire, il y a l’urgence climatique. Les émissions de…

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Promesse électorale de Québec solidaire : investissements pour des soins en santé mentale

Québec solidaire vient d’annoncer que, si jamais il remportait les élections du 3 octobre 2022 et constituait le prochain gouvernement du Québec, il investirait d’importantes sommes d’argent pour rendre les soins en santé mentale accessibles : « Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, accompagné de la candidate solidaire dans Saint-François, la docteure Mélissa Généreux, a annoncé que son parti investira 280 millions de dollars pour que les soins en santé mentale ne soient plus un luxe. Faits saillants - Majoration des salaires des psychologues du secteur public - Embauche de 900 nouveaux psychologues - Embauche de 1000 professionnels pouvant fournir des services de psychothérapie (travailleurs sociaux, psychoéducatrices, sexologues, etc.) - Coût de la mesure : 280 M$ « La santé mentale, c’est une urgence nationale. Aujourd’hui, je vous présente notre plan pour y répondre : Québec solidaire va investir 280 millions de dollars par année pour que la santé mentale ne soit plus un luxe. On va s’assurer que tout le monde puisse avoir accès à des soins de santé mentale publics et gratuits, dans un délai raisonnable. On va non seulement contribuer à régler la crise en santé mentale, mais on va aussi contribuer à désengorger le système de santé. En…

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Le parti de l’urgence climatique

En allant faire mes courses, j’ai rencontré une sorte d’illuminé du climat qui voulait obtenir ma signature (la dernière qu’il lui fallait, disait-il) pour se présenter tardivement comme candidat d’un petit parti qui se nomme Climat Québec et qui trouve qu’on ne parle pas suffisamment du « climat » dans la campagne électorale qui se déroule présentement au Québec. On dirait que les partis politiques du Québec pratiquent maintenant la surenchère climatique, comme ils ont pratiqué la surenchère sanitaire au cours des dernières années. « Ça prendra seulement quelques secondes. Il me faut votre signature. » Et moi de lui répondre : « Je ne suis pas pressé. J’ai même tout mon temps, ce qui tombe bien puisque j’ai pour principe de ne rien signer sans savoir exactement de quoi il s’agit. » Avant même que je commence à lui poser des questions sur son parti politique, il déclare qu’il a seulement besoin de ma signature, que cela ne m’engage à rien et que je suis libre de voter pour qui je veux après. Je lui fais remarquer qu’à ce compte, il nous faudrait donner notre signature au candidat d’un autre parti politique qui nierait l’existence des changements climatiques et tout lien de causalité avec les émissions…

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Deux formes de survivalisme

Dans ce billet, je propose une définition minimale du survivalisme, en sachant très bien qu’elle ne rend pas compte de certains des aspects importants de ce qu’on entend généralement par là. En fait, j’ai besoin de cette définition minimale du survivalisme pour observer des comportements et même un mode de vie qui sont apparus ou qui se sont renforcés depuis l’arrivée du virus et depuis qu’on nous casse encore plus les oreilles avec les fameux changements climatiques. Ainsi, j’entends par survivalisme le fait d’adopter des comportements pour se préparer à survivre dans un monde qui semble devenir de plus en plus hostile, ce qui peut engendrer des transformations du mode de vie des groupes de personnes concernés, parfois petits, parfois grands. C’est normalement ce dont il s’agit quand on parle de survivalisme. Peu importe si les survivalistes se situent à droite ou à gauche, leurs comportements sont caractérisés par un désir marqué d’autonomie ou même d’autarcie, même s’ils prennent des formes en partie différentes selon les tendances politiques. Pour être en mesure de survivre à la suite d’une catastrophe naturelle, d’une panne généralisée du réseau électrique, d’un effondrement du système économique et du gouvernement, de graves troubles sociaux, d’une aggravation…

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L’hydroélectricité bientôt sur le gril ?

Nous sommes habitués d’entendre dire – par les scientifiques, par les militants écologistes, par les politiciens et par les journalistes – que les gaz à effet de serre émis en raison de notre consommation d’hydrocarbures vont provoquer un grave réchauffement climatique, ou encore des changements climatiques ; et que, si nous ne faisons rien pour réduire cette consommation, nous sommes condamnés à crever à petit feu et à détruire la planète. Depuis que des sanctions économiques visant les exportations russes de gaz naturel et de pétrole ont été imposées par beaucoup de pays occidentaux, et que le secteur énergétique russe se détourne de plus en plus de l’Occident pour se réorienter vers l’Orient (c’est de bonne guerre), la propagande environnementaliste s’est intensifiée. Nous en venons à nous demander si cette propagande sert à faire passer les pénuries d’hydrocarbures qui en résultent pour un bien ou du moins mal nécessaire, ou si ces sanctions et leurs conséquences énergétiques sont instrumentalisés pour imposer aux pays occidentaux un virage énergétique « vert » et ainsi sauver la planète et l’humanité. Quoi qu’il en soit, nous qui sommes Québécois nous sentons moins concernés que Européens, puisque notre alimentation en électricité ne dépend pas d’un approvisionnement régulier en…

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Les imbéciles fonctionnels

Il n’est pas nouveau que les autorités sanitaires s’ingèrent dans notre vie pour nous dire ce que nous devrions faire ou ne pas faire. Cela a commencé bien avant l’arrivée du virus. Les moyens pris pour lutter contre le tabagisme en témoignent. Depuis une quinzaine d’années, les fumeurs ne peuvent plus fumer dans les restaurants et les bars au Québec, et il leur faut rester à neuf mètres des entrées des lieux publics quand ils sortent fumer à l’extérieur, sous peine d’amende. Il existe même des campus sans fumée, ce qui comprend tous les lieux extérieurs. Et même quand les fumeurs se conforment à ces restrictions et ne dérangent personne, ils font l’objet de campagnes de sensibilisation, car le tabagisme aurait pour effet des risques accrus de développer de graves maladies et de représenter un poids supplémentaire pour le réseau public de santé. Si bien qu’on en vient à se dire qu’il s’agit d’une sorte du puritanisme sanitaire. La consommation régulière d’alcool, même quand elle est modérée et ne dérange personne, est aussi dans le collimateur de ces puritains. Il ne s’agit pas seulement de lutter contre les formes les plus graves d’alcoolisme, par exemple quand ils ont pour effet…

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Pourquoi la classe politique voudrait-elle notre bien ?

Voici la question que je pose à ceux qui se demandent ou qui nous demandent pourquoi les politiciens nous voudraient du mal quand nous insistons sur tout le mal qu’ils nous ont fait, surtout depuis 2020. Car pourquoi supposer qu’il est tout naturel qu’ils nous veuillent du bien ? Si, en essayant de répondre à cette question, nous trouvions que les membres de la classe politique n’ont pas de raisons de vouloir notre bien, ou qu’ils ont de puissantes raisons de ne pas vouloir notre bien, lesquelles éclipseraient les quelques raisons qu’ils pourraient avoir de vouloir notre bien, nous trouverions du même coup des raisons pour lesquelles ils pourraient nous vouloir du mal, ou à tout le moins ne pas se soucier du tort qu’ils nous font. Les politiciens auraient des raisons de chercher notre bien s’ils avaient des comptes à nous rendre. Ou du moins ils auraient alors de bonnes raisons de ne pas nous nuire, car nous serions en position de leur rendre le mal pour le mal ou d’exiger d’eux qu’ils cessent sur-le-champ et qu’ils nous procurent une réparation pour les torts faits. Mais notre système politique est ainsi fait qu’une fois qu’ils ont été élus, les politiciens…

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Masquée et toute seule

Étant donné qu’il est difficile d’avoir des débats sur les mesures soi-disant sanitaires, surtout dans les milieux de travail fortement hiérarchisés et très bourgeois, il est important d’évaluer le sentiment des personnes qui nous entourent quant à un éventuel retour de certaines de ces mesures, qu’elles soient imposées par le nouveau gouvernement qui régnera sur le Québec après les élections du 3 octobre 2022, ou qu’elles soient imposées par les employeurs qui, on le sait bien, ont pour priorité absolue le bien-être de leurs employés. La petite scène que je vais vous raconter m’a permis de constater que beaucoup ont repris l’habitude de respirer librement et, malgré les recommandations de prudence de la Santé publique, n’entendent pas continuer à respecter la distanciation sociale dans des situations qu’on s’efforce de nous peindre comme dangereuses. Tout a commencé par un exercice d’évacuation de l’édifice où je travaille. Après avoir descendu les escaliers, quelques centaines de personnes se sont agglutinées sur les trottoirs. Il n’y a eu personne d’assez fou pour mettre un masque à l’extérieur sous prétexte qu’il était entouré d’autres personnes. Mais ce qui m’a heureusement surpris, considérant que mes collègues sont pour la plupart très couards et très dociles, c’est…

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Les responsabilités du gouvernement et des citoyens

Justin Trudeau, notre premier ministre, vient de nous parler de LA responsabilité du gouvernement. Selon lui, il s’agirait d’empêcher la saturation du système de santé et de protéger la population, en administrant des doses de « vaccin », en « incitant » les Canadiens à se les faire administrer et en imposant des restrictions durant l’hiver, surtout si les Canadiens ne suivent pas les conseils judicieux de leur premier ministre, et refusent de recevoir en assez grand nombre une quatrième dose du nouveau « vaccin » spécialement conçu pour Omicron. Faut-il en comprendre que, selon Trudeau et ses acolytes, c’est là tout ce que devrait faire notre gouvernement, ou du moins que tout ce dont il pourrait s’occuper devrait être sacrifié ou subordonné à LA responsabilité du gouvernement ? Il semblerait bien que ce soit le cas, si nous en jugeons d’après la manière dont nous avons été gouvernés depuis la première manifestation du virus au Canada, et même depuis un peu plus longtemps. LA responsabilité du gouvernement lui est assurément très commode : elle le dispense de prendre ses autres responsabilités, qui sont alors éclipsées et qui peuvent être ignorées en grande partie, ou prises en compte seulement pour la forme. D’autant plus que LA…

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Promesse électorale de la Coalition Avenir Québec : plus d’autonomie pour les professionnels de la santé

La campagne électorale provinciale ayant débuté il y a une semaine au Québec, le parti politique sortant, la Coalition Avenir Québec (CAQ), nous raconte de belles histoires, ce qui est à l’image de sa « gestion de la pandémie » et de son règne sur la population québécoise depuis 2018. L’une de ses promesses est ainsi formulée : « Plus de médecins, plus de professionnels de la santé, avec plus d’autonomie, pour de meilleurs soins aux Québécois. » (Source : Site électoral de la CAQ) En lisant le court développement qui suit, nous constatons qu’il ne s’agit plus d’accorder plus d’autonomie aux professionnels de la santé pour qu’ils puissent prodiguer de meilleurs soins, mais pour qu’ils puissent prodiguer plus de soins : « Le prochain gouvernement de la CAQ investira 400 millions de dollars supplémentaires pour concrétiser plusieurs pistes de solutions identifiées dans le Plan santé. Ces investissements serviront à former et recruter 660 médecins et 5 000 professionnels de la santé de plus. Ils permettront aussi de leur accorder plus d’autonomie et de pouvoirs pour qu’ils puissent prodiguer plus de soins. Ces mesures permettront enfin d’attirer et de retenir les employés en améliorant l’organisation du travail, pour faire du réseau public un employeur de choix. » (C’est moi qui souligne.) Une…

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Les critères minimaux de la pratique scientifique

Les autorités politiques et sanitaires nous ont répété et continuent de nous répéter qu’il nous faut « croire en la science » et faire « ce que la science dit », et ce, même en l’absence de véritables débats scientifiques sur la « gestion la pandémie » actuelle et des « pandémies » à venir, ou justement pour empêcher que de tels débats aient lieu. Mais ce qu’ils appellent « la science » a-t-il vraiment quelque chose à voir avec la science ? Ce n’est pas là une question à laquelle peut répondre « la science ». Et nous ne pouvons pas davantage nous fier aux experts autorisés pour répondre à cette question, puisqu’ils ont intérêt à répondre positivement, indépendamment de la vérité. N’étant pour la plupart pas des scientifiques, nous ne pouvons pas déterminer si la « gestion de la pandémie » est scientifique ou non à partir de vérités scientifiques que nous prendrions comme critères d’évaluation et dont nous ne pourrions pas juger en connaissance de cause. D’ailleurs, les scientifiques, spécialisés ou non dans un champ de recherche pertinent (immunologie, microbiologie, épidémiologie, etc.) ne pourraient pas eux non plus procéder de cette manière, car la science est sujette à d’incessantes corrections, ce qui ne se produit pas par magie, et ce qui implique…

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Procédés de science-fiction (2) : le cas de la santé publique

Dans mon billet du 22 août 2022, j’ai analysé des procédés de science-fiction appliqués à la « gestion de la pandémie ». J’entends par là la forte tendance des autorités politiques et sanitaires à élaborer des fictions auxquelles devraient se conformer la réalité, et la tendance à trafiquer les observations pour obtenir cette conformité. Car il ne s’agit pas d’adapter leurs fictions à la réalité, mais d’adapter la réalité à leurs fictions, en l’intégrant à elles. De manière semblable aux romanciers ou aux scénaristes de science-fiction, ils imaginent un monde fictif plus ou moins vraisemblable ou plus ou moins fantastique, et c’est à travers les principes qui régiraient ce monde qu’ils voient et comprennent la réalité. Non seulement ces inventeurs demeurent prisonniers de leurs propres inventions, mais ils font aussi des pieds et des mains pour nous y enfermer, en ignorant les effets nuisibles réels de ce confinement intellectuel et moral, en s’accommodant d’eux, ou en les intégrant même au monde fictif dont il s’agit en leur donnant des causes imaginaires exigeant des remèdes inefficaces ou néfastes, afin de consolider l’emprise qu’a sur nous cet univers imaginaire. Dans le présent billet, je veux montrer que la pratique de la science-fiction dans la…

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Ce que l’avenir pourrait réserver aux plus jeunes

Faisons l’hypothèse suivante : les autorités politiques, bureaucratiques et sanitaires – qui ont de toute évidence perdu la tête ou (et) qui nous veulent du mal – continueront d’agir envers nous comme ils l’ont fait depuis quelques années ou quelques décennies ; et le peuple, endoctriné et loin de résister, se rangera majoritairement derrière ces autorités. Si les choses se passent ainsi, qu’en résultera-t-il pour les jeunes adultes, les adolescents, les enfants et les personnes qui pourraient naître au cours des prochaines années ou décennies ? Même s’il ne faut pas embellir la vie que nous, qui sommes plus âgés, avons eu jusqu’à maintenant, il me semble que nous pouvons dire que ce qui attend les plus jeunes et les générations encore à venir, c’est une dégradation généralisée de la situation politique, économique, morale et culturelle, et donc un appauvrissement de leur existence, comparativement à la nôtre. Ne nous leurrons pas : malgré l’élection des membres de l’assemblée législative et du gouvernement, nos droits politiques ont toujours été très limités. Outre le fait que, faute d’avoir l’argent et les relations nécessaires, il a toujours été inenvisageable pour beaucoup d’entre nous d’occuper des fonctions politiques importantes, les parlementaires censés nous représenter sont soumis à la…

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Tests de dépistage rapides et rapport personnel avec le Virus

Même si les tests de dépistage rapides sont utilisés depuis déjà longtemps (début de l’année 2022 au Québec), je veux ici faire quelques observations à leur sujet, lesquelles me semblent toujours pertinentes malgré le relâchement estival des mesures soi-disant sanitaires, d’autant plus que l’automne et l’hiver arrivent à grands pas. Car beaucoup de nos concitoyens, dont plusieurs ne portent plus de masques nulle part depuis quelques mois, continuent d’avoir recours à ces tests quand ils ont un peu de toux et de fièvre, ou quand ils ont été en contact avec quelqu’un qui a des symptômes ou qui a obtenu un résultat positif. Dès l’annonce de l’achat et de la distribution de ces tests par les autorités politiques et sanitaires canadiennes et québécoises, je me suis demandé où celles-ci voulaient en venir. Bien sûr, les centres de dépistage n’étaient plus capables de répondre à la demande en décembre 2021, et nos dirigeants ne pouvaient quand même pas perdre une si belle occasion d’isoler préventivement quelques millions de Canadiens et de Québécois pendant l’hiver, et devaient réagir aux demandes pressantes des journalistes zélés et des hypocondriaques qui, affolés par le variant Omicron, ont pris l’habitude de passer un, deux, trois ou…

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Une forte majorité de Québécois « non adéquatement vaccinés »

C’est maintenant officiel : les personnes « adéquatement vaccinées » ne représentent plus qu’une petite proportion de la population québécoise. Seulement 23,5 % ! Car du point de vue de la Santé publique, cela revient au même de ne pas avoir été vacciné du tout, et de ne pas s’être fait administré une dose depuis cinq mois même si on s’en est fait déjà administrer trois ou quatre. Le taux de « vaccination » étant un indicateur d’adhésion important à l’idéologie sanitaire, les autorités politiques et sanitaires devront bien comprendre que l’enthousiasme des Québécois pour les « merveilleux sérums » a passé, et que leur obéissance aux consignes du gouvernement s’effrite, s’ils persistent dans leur refus de se faire injecter encore une autre dose de « vaccin ». Il serait alors plus difficile, après les élections provinciales qui auront lieu au début du mois d’octobre 2022, de réimposer des mesures soi-disant sanitaires, et plus particulièrement l’odieux passeport vaccinal, alors que beaucoup de personnes, surtout dans la population active, seraient exclues de la société et pourraient protester, contrairement à ce qui est arrivé l’année dernière. Car une partie importante des doublement ou triplement vaccinés se retrouverait de fait du même côté…

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Procédés de science-fiction (1) : le cas de la COVID-19

Entrée en matière Il existe plusieurs formes de cette littérature que nous appelons science-fiction, dont certaines ont des prétentions au réalisme, alors que d’autres se projettent résolument dans l’imaginaire, en allant jusqu’à imaginer des êtres vivants, des technologies, des mondes et des lois naturelles très différents que ceux que nous connaissons ou croyons connaître grâce à la science. Certains créateurs vont même jusqu’à mêler des éléments fantastiques à leurs œuvres, par exemple des formes de magie (qui se combinent ou rivalisent avec la science et la technologie) ou de nouvelles capacités humaines (télépathie, télékinésie et perceptions extrasensorielles). Même dans la science-fiction plus réaliste, il y a transformation de ce que sont les êtres humains, de l’environnement dans lequel ils vivent, des machines et des technologies qu’ils utilisent, et des lois naturelles découvertes grâce à la science ; mais les auteurs s’efforcent alors de ne pas trop s’éloigner des prolongements que nous sommes capables d’envisager, et se soucient de la cohérence des mondes qu’ils inventent et des récits qu’ils racontent, afin de produire un effet de vraisemblance. Ce recours à l’invention imaginaire dans la science-fiction n’est pas problématique et nuisible aussi longtemps que les auteurs reconnaissent ouvertement qu’ils font de la fiction…

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Retournement d’une inversion accusatoire

Nos adversaires ne se regardent jamais dans le miroir. C’est pourquoi ce dont ils nous accusent s’applique souvent plus à eux qu’à nous. Loin de nous en indigner, il nous faut en rire et utiliser ce travers systématiquement contre eux. Il y a quelques jours, une de mes bourgeoises de collègues – un chien savant avec une moue de poisson, un ventre d’orang-outang en captivité et de petites pattes atrophiées de teckel boiteux –, en parlant des « complotistes québécois dont Alexis Cossette-Trudel serait le chef », a déclaré que la croyance selon laquelle le virus aurait été fabriqué dans le laboratoire de Wuhan, et qu’il en serait sorti par accident ou qu’il aurait été relâché volontairement, s’expliquerait par l’incapacité de ces derniers à accepter que la nature peut nous jouer de sales tours, et le désir de trouver des coupables pour les méfaits d’un virus qui est le résultat d’une évolution naturelle. Puisque je sais que cette dévote a une capacité d’invention presque nulle et qu’elle régurgite seulement ce qu’elle entend, c’est donc une idée que les propagandistes font circuler pour discréditer la remise en question de la fable bien connue du pangolin et de la chauve-souris au marché…

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Maintien des patrouilles par hélicoptère après la fin de l’état d’urgence sanitaire

Une année s’est écoulée depuis mon dernier séjour à Québec. L’été dernier, quand j’ai quitté, après des mois de réclusion, la petite ville du Bas-Saint-Laurent où j’habite pour passer deux semaines à Québec, j’ai été frappé par la fréquence à laquelle les hélicoptères faisaient des patrouilles, pour repérer, j’imagine, les rassemblements illégaux où les règles sanitaires n’étaient pas respectées. Ou, pour nous qui ne sommes pas des naïfs, pour faire sentir à la population l’état d’urgence sanitaire. Si jamais les résidents de Québec en venaient à oublier l’existence de la « pandémie » à cause du beau temps et des vacances, les hélicoptères survolaient régulièrement la ville pour leur rappeler régulièrement la gravité de la crise sanitaire que nous étions supposément en train de traverser, et l’importance d’aller recevoir leur première ou leur deuxième dose de vaccin, si ce n’était pas encore fait. Le bruit bien caractéristique et énervant des pales des hélices pénétrait dans le cerveau des citadins, qu’ils soient à l’extérieur ou même à l’intérieur. Malgré les prétextes sanitaires invoqués, ces patrouilles aériennes constituaient des mesures sécuritaires. En rien le fait de survoler la ville en hélicoptère ne permettait de ralentir la propagation du virus, de protéger les…

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Principes élémentaires de sécurité numérique et de surveillance de masse

Mise en contexte Depuis que l’utilisation des cartes de débit et de crédit, des ordinateurs, d’internet et des téléphones dits intelligents est devenue chose courante, dans notre vie privée et au travail, ainsi que dans nos interactions avec les entreprises privées et les administrations publiques, la fréquence et l’étendue de la collecte de données augmentent. Il peut s’agir de données sur nous, sur les entreprises ou organisations pour lesquelles nous travaillons, ou sur les employés, clients ou usagers de ces entreprises ou organisations. S’il est indéniable qu’il est plus commode et rapide, pour communiquer ou consulter d’importantes masses d’informations, d’avoir recours aux nouvelles technologies de l’information que d’envoyer des lettres ou des documents par la poste, ou que de faire de longues recherches dans des classeurs de documents se trouvant parfois dans des bureaux situés sur tout le territoire d’un pays, l’étendue et la fréquence des vols de données deviennent du même coup plus fréquents. Les données accumulées dans nos boîtes de messagerie électronique personnelles ou professionnelles, ainsi que sur les serveurs et dans les systèmes informatiques des entreprises privées, des institutions financières et des organismes publics, dépassent largement en volume les informations qu’il aurait été possible de collecter et…

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La démolition du système de santé comme effet de la montée en puissance de la santé publique

Les experts en santé publique présentent souvent la discipline sanitaire qu’ils pratiquent et nous imposent comme ce qui empêcherait le système de santé de s’effondrer. À les en croire, sans les mesures soi-disant sanitaires appliquées à toute la population, les hôpitaux auraient manqué de lits depuis longtemps, alors que les travailleurs de la santé seraient morts d’épuisement. C’est à se demander comment le système de santé a pu tenir le coup aussi longtemps et a pu passer à travers de nombreuses épidémies de grippe saisonnière. Mais on dira que ça n’a rien à voir : le virus, ce n’est tout même pas un simple grippe, même quand on a été « vacciné » deux, trois, quatre ou même cinq fois. À quoi je réponds que des spécialistes de la santé publique ont fait circuler l’idée d’imposer le port du masque durant tous les hivers pour réduire la pression exercée sur les hôpitaux par la grippe saisonnière et de demander aux personnes qui ont des symptômes de s’isoler préventivement à la maison, et qu’ils semblent disposés à avoir recours à de telles mesures dès qu’un nouveau virus ou un nouveau variant ferait son apparition, comme si de nouveaux virus et de nouveaux variants n’avaient…

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Déclaration de la variole du singe comme urgence de santé publique de portée internationale (2)

Dans mon billet du 24 juillet 2022, j’ai analysé la déclaration du directeur-général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), notamment pour montrer à quel point sont faibles les raisons invoquées pour déclarer que la variole du singe est une urgence de santé publique de portée internationale (public health emergency of international concern ou PHEIC en anglais). Même le Comité d’urgence de l’OMS, dans le rapport qu’il a remis au directeur-général, n’a pas réussi à obtenir un consensus à propos de cette déclaration. En l’absence d’un tel consensus, le directeur-général a usé de son autorité pour déclarer que la variole du singe est un PHEIC. Depuis 2020, on ne cesse de nous rebattre les oreilles avec de soi-disant consensus scientifiques ou médicaux pour justifier de toutes de mesures farfelues qu’on dit sanitaires, mais qui sont en fait des mesures de guerre. Maintenant, en 2022, quand un consensus n’est pas atteint par le Comité d’urgence sur le fait de savoir si la variole du singe est un PHEIC ou non, le directeur-général tranche la question de manière autoritaire et montre qu’il peut très bien se passer d’un consensus scientifique ou médical. Et il a le culot de prétendre qu’il a pris…

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Faut-il nous moquer de nos concitoyens qui ont le cerveau lessivé ? (Réponse à James Corbett)

J’estime beaucoup James Corbett (chaîne Odysee) pour les vidéos qu’il fait depuis environ 15 ans, si je ne me trompe pas. Cela fait seulement deux ans que je le connais, mais je loue son approche non partisane et aussi la place accordée au doute dans sa démarche, en se gardant de faire de déclarations dogmatiques qui, si elles ne se réalisent pas, le discréditeraient aux yeux de plusieurs, comme cela est d’ailleurs arrivé à plusieurs dissidents. L’éventail des sujets qu’il a couverts depuis la fin des années 2000 est impressionnant : les fausses « pandémies » de 2009 et de 2020, la montée de la biosécurité, la propagande portant sur les changements climatiques et les politiques énergétiques, la démolition contrôlée de l’économie, les événements du 11 septembre 2001, les relations entre les États-Unis et la Chine, l’influence de l’industrie pharmaceutique, les relations publiques, l’évolution des médias, le transhumanisme, la guerre civile en Syrie, l’utilisation des organisations terroristes par le gouvernement américain, etc. Mais je ne suis pas toujours d’accord avec lui et j’espère que, vous aussi, vous n’êtes pas toujours d’accord avec lui ou avec moi. Le contraire ne serait pas sain, et je pense que James Corbett serait d’accord. Autrement, nous ne nous…

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Une mésaventure chez l’optométriste

Il m’est arrivé au cours des derniers mois une mésaventure à mon avis symptomatique du mauvais état de notre système de santé et de l’incompétence des nombreuses personnes qui y travaillent. Depuis déjà quelques décennies, j’évite autant que possible d’avoir affaire aux médecins, quelle que soit leur spécialité. Je n’arrive pas à compter toutes les fois, quand j’étais enfant ou adolescent, où ils ont fait des erreurs de diagnostic, où ils m’ont référé à des spécialistes pour vérifier si je n’avais pas tel syndrome et où ils m’ont prescrit des traitements médicamenteux superflus, inefficaces et dont les effets secondaires étaient pires que les maux qu’ils étaient censés atténuer ou soigner, par exemple un produit décongestionnant qui me faisait faire de l’insomnie, qui me mettait dans un tel état d’excitabilité qu’il m’était impossible de rester en place, et qui me rendait tellement irritable que j’en venais à chercher noise aux personnes que je fréquentais pour des peccadilles. À ce compte, vraiment, je préfère supporter mes allergies au pollen et à la poussière. L’hiver dernier, j’ai dû mettre de côté mes principes et consulter une optométriste parce que je me suis retrouvé, du jour au lendemain, à avoir très mal de l’œil…

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Consentement à la surveillance de masse

La facilité avec laquelle beaucoup de nos concitoyens ont accepté la surveillance que nos gouvernements nous ont imposée depuis mars 2020, à laquelle ces derniers n’ont pas mis complètement fin cet été malgré un certain relâchement, et qu’ils pourraient reprendre, étendre et intensifier dès l’automne ou l’hiver prochain, montre que le terreau fertile qu’elle a trouvé en eux a été cultivé de longue date. Même nous, qui résistons, ne sommes pas à l’abri de l’accoutumance à la surveillance, puisque notre seuil de tolérance peut s’élever à notre insu, malgré une irritation certaine ou une certaine irritation provoquée par cette surveillance. Pour expliquer ce phénomène, nous pourrions simplement dresser une liste de toutes les nouvelles formes de surveillance qui sont apparues au cours des dernières années ou décennies et auxquelles, bon gré, mal gré, nous nous sommes habitués. Mais nous n’aurions alors seulement une série d’impressions dispersées, sans fil entre elles. C’est pourquoi il me semble utile d’insister d’abord sur un aspect de notre éducation qui, par ses retombées à l’âge adulte, a rendu possible cette acceptation progressive de la surveillance de masse et la renonciation à la liberté qu’elle implique. Quand nous étions tout petits, notre maman et notre papa,…

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Limites intellectuelles et morales de nos concitoyens toujours masqués

« Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois tu seras victorieux. Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales. Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites. » Il est utile de savoir ce qui se passe dans la tête de nos concitoyens qui persistent de porter un masque dans les transports en commun, dans les commerces, aussitôt qu’il quitte leur espace de travail et même dans la rue, alors que ce n’est plus obligatoire depuis plusieurs semaines. Cela nous permettra de voir ce que nous pouvons raisonnablement attendre d’eux, ou d’évaluer à quel point ils sont irrécupérables. Nous nous efforcerons ainsi de ne pas être aussi limitées intellectuellement et moralement que ces personnes, qui sont incapables de comprendre ce que nous pensons et faisons autrement qu’à partir du point de vue et des sentiments dont elles prisonnières. Pour cela il faut les écouter, même si elles n’en font certainement pas autant pour nous, car le portrait que les journalistes font de nous leur suffit et leur convient même. Tant pis pour elles,…

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Déclaration de la variole du singe comme urgence de santé publique de portée internationale (1)

« Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. » Il fallait bien que cela finisse par arriver : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que la variole du singe est une urgence de santé publique de portée internationale (public health emergency of international concern ou PHEIC, que les bureaucrates de l’OMS prononcent « fake »), alors que la fin de la « pandémie » de COVID-19 n’a pas encore été déclarée, et qu’on ne sait pas ce qu’il faudrait pour qu’elle se termine, à part peut-être la « vaccination récurrente » de la totalité de la population mondiale. Il y a de quoi s’inquiéter, non pas à cause de la variole du singe elle-même, mais à cause de ce que l’OMS pourrait recommander aux États membres, et à cause des mesures soi-disant sanitaires que les États membres pourraient décider d’imposer à leurs populations, par zèle sanitaire ou pour servir des fins politiques. Comme pour la COVID-19, ces restrictions peuvent très bien ne pas avoir pour cible la variole du singe, mais les primates susceptibles d’être infectés. Prenons d’abord connaissance de la déclaration faite par Tedros Adhanom Ghebreyus, directeur-général de l’OMS, à l’occasion de la conférence de presse du 23 juillet 2022. Cela pressait tellement que…

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Portrait des décès et des hospitalisations dans les unités de soins intensifs en juillet 2022

J’ai fait remarquer, à la fin de mon billet du 21 juillet 2022, qu’il est bizarre que les journalistes et les experts consultés, avec le manque de suite dans les idées qu’on leur connaît, déclarent qu’en raison d’un nouveau variant ou sous-variant de la souche Omicron qui déjouerait « l’immunité vaccinale », les décès attribués à la COVID-19 seraient plus élevés cet été que pendant les étés 2020 et 2021, et qu’en raison de la protection que procureraient les « vaccins », il y aurait relativement peu d’hospitalisations pour ou avec la COVID-19 dans les unités de soins intensifs, malgré le nombre anormalement élevé d’hospitalisations hors soins intensifs. Si les « vaccins » protègent contre les complications graves qui résultent en des hospitalisations dans les unités de soins intensifs, ne devraient-ils pas aussi protéger dans des proportions semblables contre les complications graves qui provoquent des décès ? À l’inverse, si le variant ou sous-variant du moment déjoue « l’immunité vaccinale » et est à l’origine d’un nombre anormalement élevé de décès pendant l’été, ne devrait-il pas aussi être à l’origine d’un nombre proportionnellement plus élevé de complications graves qui conduisent les personnes infectées aux soins intensifs et parfois à la mort ? À partir des données disponibles sur le site…

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Arrêt de la mise à jour du jeu de données sur les nouveaux cas et les nouvelles hospitalisations en fonction du statut vaccinal

Le seul jeu de données que le gouvernement du Québec qui pouvait, dans une certaine mesure, permettre aux chercheurs indépendants et à la population de se faire une idée de l’efficacité réelle des « vaccins » contre la COVID-19 n’est plus mis à jour : « Note importante - Arrêt de la mise à jour. À partir du 6 juillet 2022, le présent jeu de données ne sera plus mis à jour puisque les statuts vaccinaux présentés ne sont plus représentatifs selon les derniers avis du Comité d’immunisation du Québec sur la vaccination contre la COVID-19. Les fichiers de la dernière mise à jour restent disponibles pour le moment. Ce jeu présentait le portrait quotidien du statut vaccinal des nouveaux cas et nouvelles hospitalisations de Covid-19 au Québec. La donnée présentée la plus à jour est celle de l’avant-veille. » (COVID-19 - Portrait quotidien du statut vaccinal des nouveaux cas et des nouvelles hospitalisations. C’est moi qui souligne.) Ce n’était déjà pas la grande affaire, puisque le nombre de nouveaux décès en fonction du « statut vaccinal » n’a jamais été disponible dans ce jeu de données. Puis il aurait été plus utile d’avoir des données sur les hospitalisations en cours en fonction du statut vaccinal, et…

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Explications à la carte : efficacité du « vaccin » et dangerosité des nouveaux variants

Depuis le printemps 2020, les autorités politiques et sanitaires, les soi-disant experts et les journalistes choisissent les causes qui leur conviennent pour expliquer après coup les variations du nombre de « cas », du nombre d’hospitalisations et du nombre de décès. Quand le nombre de décès attribués à la COVID a augmenté après le confinement du printemps 2020, c’est que nous aurions eu affaire à un virus très meurtrier. Rien à voir avec le confinement et la panique qui en a résulté dans les milieux de soins et dans la population et au refus de traiter les personnes atteintes d’une infection respiratoire (toujours la COVID, contre laquelle il n’y aurait pas eu de traitement) ! Quand le nombre de décès attribués à la COVID a diminué rapidement à partir du mois de mai 2020, c’est que le confinement se serait montré efficace pour mettre fin à la première vague. Rien à voir avec le fait que la COVID est une infection respiratoire saisonnière qui recule avec l’arrivée de la saison chaude ! Quand le nombre de « cas », d’hospitalisations et de décès attribués à la COVID a recommencé à augmenter à l’automne 2020, c’est que les mesures sanitaires auraient été relâchées pendant l’été, c’est qu’il…

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Formes concurrentes de prévention (2)

Dans mon billet du 3 juillet 2022, j’ai présenté des formes de prévention dont l’objet est la santé et la sécurité, mais qui sont compatibles avec la liberté et les droits des individus, et grâce auxquelles on ne dresse pas ces derniers, de manière calculée ou sans s’en apercevoir. Dans ce billet, le dressage est plutôt ce qu’il s’agit de prévenir. On verra que les formes de prévention visant à empêcher le dressage entrent souvent en conflit avec les formes de prévention qui ont pour but, nous dit-on, de protéger les enfants et les adultes contre le virus, puisqu’elles peuvent avoir des effets moraux, sociaux et politiques désastreux, surtout dans des sociétés qui sont ou qui se prétendent démocratiques. Toutefois, on aurait tort de croire que ce conflit a commencé avec l’arrivée du virus. Si les mesures préventives contre le virus ont pu s’imposer si facilement malgré le fait qu’elles nous dressent, c’est que d’autres formes de dressage existaient déjà dans ces milieux sociaux, par exemple les écoles, où l’on serait pourtant censé éduquer les enfants, les adolescents et les adultes, et non les dresser. Les écoles primaires et secondaires n’ont pas seulement pour fonction d’instruire les enfants et les…

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Questions sur l’électrification des transports

Depuis plusieurs années, l’électrification des transports est un enjeu important pour nos gouvernements. Ils voudraient à terme que tous les véhicules, ou presque tous les véhicules, ne fonctionnent plus à l’essence, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre les changements climatiques, parmi lesquels on compte tous les phénomènes météorologiques, naturels et climatiques jugés anormaux (vague de froid, vague de chaleur, tempêtes de neige, tornades, ouragans, sécheresses, inondations, glissements de terrain, érosion des côtes, fonte des glaciers, etc.), en fonction d’une sorte de normalité météorologique et climatique dont on peut se demander si elle a déjà existé, surtout quand on considère les grands changements climatiques qu’a connu notre planète depuis, disons, un million d’années. À cela s’ajoute le désir de réduire radicalement la consommation d’énergies fossiles, qui ne sont pas renouvelables, qui seraient sur le point de s’épuiser, et dont il peut y avoir des pénuries en temps de guerre ou si des sanctions économiques ciblent les principaux pays producteurs, comme c’est actuellement le cas avec la Russie. Ainsi il s’agirait, grâce à l’électrification des transports, de nous procurer une certaine sécurité énergétique, de ne plus être dépendants énergétiquement d’États dits voyous et de…

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La logique du chaudron à la sauce ukrainienne

Le Congrès des Ukrainiens-Canadiens (CUC) crie au génocide depuis le début de l’invasion de l’armée russe. À entendre parler ses représentants, on pourrait croire que c’est pratiquement la première fois que les habitants d’un pays envahi par l’armée d’un autre pays meurent à cause de la guerre. À ce compte, toutes ou presque toutes les guerres seraient des génocides, y compris celles menées par les pays de l’OTAN, et à plus forte raison celles menées par les organisations militaires ukrainiennes pendant la guerre civile russe (l’armée nationaliste de Symon Petlioura) et la deuxième guerre mondiale (l’organisation des nationalistes ukrainiens et l’armée de libération ukrainienne). À moins qu’il n’existe une sorte d’exceptionnalisme ukrainien : toute personne qui tue un Ukrainien serait génocidaire. Quoi qu’il en soit, à force de crier à tort ou à travers au génocide, ce mot finit pas se vider de son sens, même dans les cas où il pourrait être approprié de l’utiliser. Mais je ne veux pas m’attarder à ces accusations qui, somme toute, n’en valent pas la peine. Ce qui m’intéresse dans ce billet, ce sont les déclarations du CUC sur la turbine dont le gouvernement canadien a décidé de réparer, à la demande du gouvernement…

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Causes et effets imaginaires en temps de crise

Comme d’autres dissidents, j’ai essayé à plusieurs reprises de montrer les relations entre les politiques de confinement et les sanctions économiques prises contre la Russie, qui sont en fait des sanctions contre nous, étant donné la fermeture forcée de plusieurs secteurs de l’économie, la fermeture ou les difficultés économiques de nombreuses petites et moyennes entreprises, l’inflation, les difficultés d’approvisionnement en nourriture, en engrais et en énergie, ainsi que les pénuries et l’effondrement économique qui en résultent déjà ou qui pourraient bientôt en résulter. Nos gouvernements ne semblent pas se soucier des effets dévastateurs des politiques de confinement ou s’en accommoder assez bien, à un tel point qu’on en vient à se dire qu’ils les désirent, car c’est surtout nous qui en faisons et continuerons d’en faire les frais, et pas nos dirigeants. La même chose peut être dite des sanctions économiques contre la Russie, qui réduisent et continueront de réduire notre niveau de vie, et qui nous entraînent dans une grave crise économique qui nous affectera beaucoup plus que nos dirigeants politiques, qui ont généralement beaucoup plus d’argent que nous, qui pourront utiliser ou détourner les fonds publics pour maintenir leur train de vie, ou qui pourront vivre au crochet…

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La « vaccination » comme indicateur de crédulité et de docilité

La chose de la Santé publique : voilà ce que nous sommes. Les récentes déclarations du ministre Dubé et du Dr Boileau ont pour fonction de nous le rappeler, même si c’est l’été et même si on nous laisse respirer plus librement depuis quelques semaines. C’est que le virus, lui, ne prendrait pas de vacances. Ou, pour parler plus justement, c’est la Santé publique qui n’en prend pas. De toute évidence, elle ne nous lâchera pas. Et pourquoi le ferait-elle, puisque c’est là sa raison d’exister ? Nous ne perdons rien pour attendre ! Ces deux messieurs nous ont annoncé la semaine dernière qu’une septième vague serait commencée au Québec. Les voilà qui recommencent à nous recommander de porter un masque dans les endroits clos et même à l’extérieur, quand il y a beaucoup de personnes entassées les unes sur les autres. Et ils en profitent pour nous recommander d’aller nous faire injecter des doses de rappel, car le virus continuerait de circuler et d’être dangereux, car la pandémie ne serait pas terminée. Voici les nouvelles indications en matière de « vaccination ». Pourtant, il semblerait que plus on « vaccine » les Québécois, plus les vagues se succèdent rapidement…

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Sur la création d’un Conseil des universitaires indépendants proposée par Patrick Provost

Dans ce billet, je veux discuter la création d’un Conseil des universitaires indépendants (CUI) proposée par Patrick Provost, ce professeur de l’Université Laval dont j’ai parlé dans mon billet du 4 juillet 2022. Ce qui motive principalement cette décision, c’est un désir de contrecarrer l’influence des groupes d’intérêt privés sur la prise de décision de nos gouvernements. La crise que nous connaissons depuis deux ans, et qui n’est pas encore finie, nous a permis de constater à quel point le lobby pharmaceutique est puissant dans les pays occidentaux, pour discréditer les traitements très abordables, imposer l’utilisation massive de nouveaux produits pharmaceutiques coûteux et sous brevet, et nous faire croire qu’ils sont efficaces et sécuritaires. Et ce n’est vraisemblablement que la pointe de l’iceberg, puisque les lobbyistes sont toujours à l’œuvre quand il y a de l’argent à faire. Voyons en quoi pourrait consister le Conseil des universitaires indépendants, pour faire connaître l’idée, pour évaluer quels sont ses avantages, pour préciser la forme que le Conseil pourrait prendre et pour poser des problèmes qu’il faudrait résoudre, en prenant pour point de départ la lettre ouverte de Patrick Provost publiée sur le site de Libre Média le 11 juin 2022. « Il serait…

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Formes concurrentes de prévention (1)

Introduction Depuis deux années, nous entendons parler constamment de prévention. La prévention est ce qui détermine ou semble déterminer les décisions de nos gouvernements et, ce faisant, les règles que nous devons suivre quotidiennement, dans les lieux publics, au travail ou même à la maison, à l’intérieur comme à l’extérieur. Même en cette période d’assouplissement des règles, le spectre de la prévention continue de nous hanter. Les autorités politiques et sanitaires insistent pour que la population aille se faire administrer une troisième ou une quatrième dose de « vaccin » et envisagent de réinstaurer des mesures soi-disant sanitaires à l’automne, afin de prévenir la COVID-19, soit en visant indistinctement toute la population, soit en ciblant tout particulièrement les personnes dont la « vaccination ne serait pas à jour », c’est-à-dire qui auraient reçu seulement deux doses ou moins. Cette obsession de la prévention, même si elle prend une forme plus radicale depuis l’arrivée du virus, n’est pas une chose nouvelle. Depuis quelques décennies, on cherche à prévenir toutes sortes de maladies, d’accidents, d’incidents ou de heurts sociaux qui, avant, faisaient simplement partie de la vie ou attiraient à peine notre attention. C’est pourquoi des lois et des mesures de sensibilisation se répandent pour lutter…

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La pandémie sans fin

Ne nous illusionnons pas : le gouvernement fédéral canadien et le gouvernement provincial du Québec n’ont pas l’intention d’en finir de sitôt avec cette histoire de pandémie. Au minimum, ils se gardent la possibilité de nous submerger d’une autre « vague » de mesures soi-disant sanitaires dès l’automne ou l’hiver prochain, dont certains sont toujours en vigueur, alors que d’autres sont simplement suspendues. Voilà qui augure mal. Et nous entendons sensiblement le même son de cloche de l’Organisation mondiale de la santé, qui est en train de fourbir ses armes en préparation un « traité pandémie », en révisant le Règlement sanitaire mondial et en créant une commission permanente de surveillance des événements susceptibles de constituer des menaces pour la santé publique planétaire. Et Emmanuel Macron parle de l’importance de vacciner tout ce qui peut être vacciné. Si on nous laisse respirer cet été, c’est vraisemblablement le calme avant la tempête, surtout au Québec, où des élections auront lieu à l’automne, après lesquels notre premier ministre et ses acolytes, s’ils sont réélus et surtout si leur parti politique dispose de la majorité parlementaire, pourront dire que les Québécois approuvent leur manière autoritaire de gouverner. Voici une liste non exhaustive des facteurs qui appuient ce scénario…

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Ampleur de notre dépendance (2)

Étant donné toutes les formes de dépendance (voir le billet précédent) qu’on nous impose et auxquelles nous consentons en temps normal et en temps de crise (réelle ou orchestrée), je ne vois pas pourquoi les choses s’amélioreraient quand la crise économique, alimentaire et énergétique dont nous commençons à sentir les effets s’aggravera, au point que la situation pourrait devenir intenable pour plusieurs d’entre nous. D’un côté, les autorités dont nous dépendons pourraient profiter de l’occasion pour nous rendre encore plus dépendants d’elles et d’autres organisations dont nous sommes aussi dépendants ou pourrions devenir dépendants, sous prétexte de nous venir en aide et de maintenir d’ordre. De l’autre, nous sommes habitués de vivre dans la dépendance et, en temps de crise, nous attendons notre salut d’une forme ou d’une autre de dépendance. Faisons l’hypothèse, dans ce billet, que nous serons bientôt durement touchés par la crise économique, et que même ceux qui sont à l’aise et qui se croient à l’abri auront de la difficulté à payer leurs comptes ou se retrouveront parfois sans emploi et sans revenus réguliers. Seule une petite minorité très riche ne serait pas affectée par la grave dégradation de la situation économique et pourrait peut-être même…

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Ampleur de notre dépendance (1)

Nous sommes tellement dépendants, individuellement et collectivement, qu’on dirait que nos sociétés soi-disant démocratiques se sont développées sous le signe de la dépendance. En tant que travailleurs, nous sommes dans la dépendance des employeurs qui nous donnent un salaire en échange de notre travail, sans lequel nous ne pourrions pas « gagner notre vie », et qui en profitent pour exiger de nous toutes sortes d’attitudes et de comportements qui n’ont rien à voir avec ce que nous avons à faire et qui, assez souvent, nuisent à ce que nous avons à faire. En tant que clients, nous sommes dans la dépendance des grandes entreprises qui réussissent à écarter leurs concurrents et à imposer leurs produits et leurs services grâce au lobbyisme, à la soi-disant propriété intellectuelle, aux accords de soi-disant libre-échange, aux campagnes de publicité, à la réduction de leurs coûts par la relocalisation de leurs usines et de leurs services dans des pays où les salaires sont plus bas qu’ici et où les conditions de travail sont plus mauvaises qu’ici. En tant que citoyens ou plutôt électeurs, nous ne disposons d’aucun pouvoir politique direct, et nous dépendons de députés qui eux-mêmes sont dans la dépendance des partis politiques…

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Essai sur la zombification morale, sociale et politique

Pour montrer le niveau de réflexion du Center for Disease Control (CDC) – qui est pourtant une référence internationale en matière de santé publique – et la petite propagande à laquelle il s’adonne sous prétexte de sensibiliser la population américaine à se préparer aux pandémies et aux autres catastrophes à venir, j’attire votre attention sur une courte bande dessinée publiée sur son site en 2011, laquelle a pour titre Preparedness 101 : Zombie Pandemic. En voici la page couverture : De la même manière que dans les films américains et les jeux vidéos des deux ou trois dernières décennies, on tâche de donner dans cette fiction une explication doté d’une allure scientifique à l’existence des zombis en inventant un virus très contagieux, alors qu’avant c’était principalement l’œuvre de nécromanciens capables d’animer et de contrôler les morts, ou le résultat d’une simple malédiction, ou (pour ceux qui s’intéressent aux les légendes haïtiennes) l’affaire de sorciers qui, grâce à de puissantes drogues dont ils auraient le secret et à des mises en scène qui frappent l’imagination, seraient capables de simuler la mort de leurs victimes, de leur faire croire qu’ils sont des morts-vivants quand ils reprennent connaissance, et de faire d’eux des esclaves auxquels…

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Problèmes de surpopulation et de dépopulation

« Les villes continues. 3. Chaque année, dans mes voyages, je fais une halte à Procope et je prends logement dans la même chambre de la même auberge. Depuis la première fois, je m’arrête pour contempler le paysage qu’on voit en écartant les rideaux de la fenêtre : un fossé, un pont, un petit mur, un sorbier, un champ de maïs, un buisson avec des mûres, un poulailler, le dos d’une colline jaune, un nuage blanc, un morceau de ciel bleu, en forme de trapèze. Je suis certain que la première fois, on ne voyait personne ; ce n’est que l’année suivante qu’à un mouvement entre les feuilles, j’ai pu distinguer une face ronde et plate qui grignotait un épi de maïs. Un an après, ils étaient trois sur le petit mur, et à mon retour, j’en vis six, assis en file, les mains sur les genoux, avec quelques sorbes dans une assiette. Chaque année, à peine entré dans la chambre, je relevais le rideau et comptais quelques faces de plus : seize, y compris ceux qui se trouvaient au fond du fossé ; vingt-neuf, dont huit perchés dans le sorbier ; quarante-sept, sans compter ceux du poulailler. Ils se ressemblent, ils ont l’air gentil, ils…

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Marche vers le totalitarisme intégral ou vers l’effondrement généralisé ?

Convergence des tendances totalitaires Après que l’OMS a déclaré l’état de « pandémie » au début de l’année 2020, et que nos gouvernements ont emboîté le pas en déclarant l’état d’urgence sanitaire, des tendances totalitaires se sont manifestées au grand jour. Malgré la pause que nous connaissons présentement dans tous les pays occidentaux, nous craignons que ces tendances s’amplifient et se généralisent. Nous ne faisons plus confiance aux autorités politiques et sanitaires qui, grâce à l’imposition de mesures soi-disant sanitaires, à l’implantation de dispositifs de surveillance et de contrôle social et à une vaste campagne de relations publiques, ont réglementé à outrance l’économie et la vie en société, se sont ingérées dans notre vie privée et ont essayé (parfois avec succès) de nous contraindre à recevoir des injections expérimentales dont nous n’avons manifestement pas besoin et dont nous ne voulons pas. Dans le cadre de la mobilisation générale pour faire la guerre au virus, on nous a retiré le droit de disposer librement de nous-mêmes, sous prétexte de protéger la sécurité de la collectivité et celle des autres, et aussi pour notre propre bien, nous a-t-on dit. On a décrété quels secteurs de l’économie devaient rester ouverts ou être fermés. On a…

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Sur un algorithme du Règlement sanitaire international de l’OMS (2)

Dans mon billet du 10 juin 2022, j’ai analysé l’algorithme ci-dessous, utilisé par les États membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour évaluer les événements qui pourraient constituer des urgences de santé publique de portée nationale, et par le directeur général de l’OMS pour déterminer si les événements notifiés sont de telles urgences, le tout conformément à la troisième édition du Règlement sanitaire international en vigueur depuis 2005, et auquel l’OMS cherche à donner des dents grâce au « traité pandémie », sous prétexte d’améliorer la surveillance et la notification de ces événements et de contraindre les États membres à se conformer aux recommandations et aux obligations dictées par l’OMS. Je pense avoir montré, par l’analyse des différentes combinaisons de réponses aux questions, que cet algorithme a été conçu pour générer artificiellement des urgences de santé publique de portée nationale, et qu’il ne s’agit pas d’un instrument de décision scientifique, mais d’un dispositif bureaucratique servant à justifier l’expansion de l’influence, du pouvoir et du financement des organisations bureaucratiques et des bureaucrates spécialisés en santé publique, à l’échelle nationale et à l’échelle internationale. Le « traité pandémie » en cours de préparation est justement une manifestation de cet expansionnisme bureaucratique, qui…

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Sur un algorithme du Règlement sanitaire international de l’OMS (1)

L’Organisation mondiale de la santé voulant faire adopter aux États membres une sorte de « traité pandémie » qui doit lui permettre de renforcer la surveillance des événements pouvant mener à de futures « pandémies », de préparer et de coordonner les réponses à ces menaces sanitaires à l’échelle internationale, de soutenir les États vigilants et respectueux des normes sanitaires internationales, et d’exercer des pressions et peut-être de punir les États membres récalcitrants ou voyous, il importe de prendre connaissance du contenu de la troisième édition du Règlement sanitaire international (RSI) déjà en vigueur et qu’on mettra vraisemblablement en marge de l’adoption du traité. Cela nous permettra de prendre connaissance de la procédure grâce à laquelle l’OMS détermine si une « urgence de santé publique de portée internationale » a lieu, puisque c’est de ça que tout le reste découle. Avant d’entrer vraiment dans cette question particulière, voyons quel est l’objet du Règlement sanitaire international : « L’objet et la portée du RSI (2005) consistent à prévenir la propagation internationale des maladies, à s’en protéger, à la maîtriser et à y réagir par une action de santé publique proportionnée et limitée aux risques qu’elle présente pour la santé publique, en évitant de créer des entraves inutiles…

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Un conseil amical de la part d’une recruteuse des ressources humaines

J’ai rarement vu des propos aussi haineux de la part d’une concitoyenne. C’est tellement outré qu’on en vient presque à se demander si c’est un faux, si c’est de la satire. Voici une transcription à peu près complète pour la postérité, car cette vidéo pourrait ne plus être accessible dans quelques années : « [...] And you’re all loud and proud with your big thoughts and big ideas. Whatever. (Inaudible) … in Ottawa. I’m a recruiter. It’s a small, small industry. It’s smaller than you think. (Inaudible.) If you’re looking for a job or if you’re trying to keep a job, maybe, just maybe, think what you’re putting on social media. Again, freedom fighters, I know you’re not really big with stats and facts aren’t your thing. You know ? But what I can tell you, what is a fact is that recruiters talk. And recruiters, like the majority of Canada, don’t agree with you. Do you know what that means ? Do you have any guesses, any guesses ? What that means is that if you need a job, you might not get one. If you want to keep a job, you might not get to do that. (Inaudible.) Documentation ! You know what…

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Risque de riposte russe contre les pays occidentaux

Les États-Unis ont finalement décidé de fournir des lanceurs de missiles à longue portée à l’Ukraine, et quelques pays européens ont décidé d’en faire autant. La réponse des autorités russes ne s’est pas fait attendre. En effet, voici ce qu’a déclaré Dmitri Medvedev, président de la Fédération de Russie de 2008 à 2012 et vice-président du Conseil de sécurité de Russie depuis 2020 : « Dans le cas où des types d’armes seraient utilisées contre le territoire russe, les forces armées de notre pays n’auront d’autre choix que d’agir pour détruire les centres de décision. Tout le monde comprend de quel type de centres il s’agit – le ministère de la Défense, l’état-major général et tout le reste. Mais vous devez comprendre que les centres de décision finale dans ce cas, malheureusement, ne sont même pas situés sur le territoire contrôlé par Kiev. Il s’agit donc certainement d’une menace dont il faudra tenir compte. » Peu après, Vladimir Poutine a repris l’essentiel de la déclaration de Medvedev, quoique de manière plus modérée. Parlons franchement. La Russie, en cas d’attaque contre son territoire à l’aide d’équipement militaire fourni par les pays de l’OTAN, pourrait répliquer en attaquant les endroits où se prennent les décisions…

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La pacification à l’ukrainienne

Voilà quelques mois que je veux parler du site du Centre Mirotvorets (ou Myrotvorets, ce qui signifie pacificateur). Étant donné qu’une journaliste canadienne a été fichée sur ce site et a réagi ouvertement à ce procédé, ça me paraît une bonne occasion de le faire. Cette organisation se définit elle-même comme un centre de recherche sur les « signes » de crimes contre la sécurité nationale de l’Ukraine, la paix, l’humanité et la loi internationale, dont le but est de fournir des informations aux forces de la loi et aux services spéciaux sur les terroristes pro-russes, les séparatistes, les mercenaires, les criminels de guerre et les meurtriers. Étant donné la mauvaise réputation des forces de l’ordre ukrainiennes et des bataillons de répression qui pourraient décider de « rendre justice » en arrêtant ou exécutant sans autre forme de procès les personnes qui ont été identifiées comme des ennemis de l’Ukraine, voilà qui n’a rien de rassurant. Ce site a été créé en 2014, dans le contexte de la guerre civile ukrainienne qui a suivi le coup d’État du Maïdan. Deux des créateurs du site sont Anton Gerachenko (plus tard député à la Rada et ministre délégué de l’Intérieur) et George Tuka (plus tard gouverneur…

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Création de la Commission permanente de prévention, de préparation et de riposte en cas d’urgence sanitaire

Comme plusieurs observateurs l’ont déjà remarqué, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), quand il s’agit de discuter les modifications à apporter au Règlement sanitaire international (RSI) pour prévenir les « pandémies » et se préparer à ces « pandémies » (ce qu’on appelle le « traité pandémie »), ne demande pas aux États membres de déterminer si de telles modifications sont nécessaires, utiles et pertinentes. Il est déjà décidé qu’il faut mieux se préparer aux prochaines « pandémies » qui ne manqueront pas de se produire et même de se multiplier, et qu’il faut par conséquent se donner les moyens d’avoir une réponse concertée rapide et efficace à l’échelle internationale. Puisqu’on fera preuve d’une plus grande vigilance qu’avant quant aux urgences sanitaires, et que de nombreux « experts » seront entretenus aux frais des États membres pour détecter des éclosions susceptibles de dégénérer en « pandémie » et qui ne voudront pas donner l’impression qu’on les paie à ne rien faire, ce ne sera pas ce traité qui aura été adopté à cause de ces urgences à venir, mais ce seront plutôt ces urgences sanitaires à venir qui se seront déclarées à cause de l’adoption de ce traité. Tout marche tellement à l’envers à l’OMS que le Conseil exécutif, lors de sa…

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Incohérences des gouvernements occidentaux sur la possession des armes à feu

Les mêmes gouvernements qui nous ont imposé des confinements et des mesures sanitaires, et qui veulent que nous nous fassions injecter des « vaccins » expérimentaux, sous prétexte de nous protéger du virus, cherchent à réglementer toujours plus le commerce et la possession des armes à feu. Des événements comme le massacre qui a eu lieu dans une école au Texas il y a quelques jours, ou comme les fusillades qui se produisent à Montréal depuis le début de l’année 2022, sont autant d’occasions pour ces politiciens et les journalistes de se scandaliser et de travailler au désarmement progressif de la population, les seules personnes devant, à terme, avoir le droit porter des armes étant les policiers et les soldats, à part peut-être pour les fusils de chasse qu’il faut enregistrer. Cependant ces politiciens et ces journalistes adoptent une toute autre attitude à l’égard des armes de guerre, légères ou lourdes, qu’il faut envoyer en Ukraine en si grandes quantités que les pays occidentaux sont en train de vider leurs arsenaux et doivent passer de nouvelles commandes aux fabriquant d’armes pour se réapprovisionner ou pour tenir leurs promesses de fourniture d’armes à l’Ukraine. N’a-t-il pas lieu de craindre que toutes ces armes…

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Reddition de comptes à propos de l’aide offerte à l’Ukraine

Depuis le début de l’intervention militaire russe en Ukraine, et aussi avant, les gouvernements occidentaux ont dépensé d’importantes sommes d’argent pour soutenir l’Ukraine, principalement pour entraîner ses soldats, pour lui fournir de l’équipement militaire et de l’aide humanitaire, et pour l’aider à reconstruire. Mais savons-nous vraiment quels sont ces soldats qu’on entraîne, et s’ils contribuent vraiment à défendre le peuple ukrainien ? Et comment nous assurer qu’une partie de cet équipement militaire ne se retrouve tout simplement pas sur le marché noir, pour aboutir entre les mains d’organisations criminelles, extrémistes ou terroristes susceptibles de s’en prendre aux civils en Ukraine, dans d’autres pays européens et même dans des pays non européens ? Comment vérifier que l’aide humanitaire est bien toute distribuée à la population ukrainienne, qu’elle n’est pas revendue chèrement par des truands prêts à s’enrichir par tous les moyens, et qu’elle n’est pas utilisée pour nourrir les bataillons néo-nazis qui commettent des exactions contre les civils ukrainiens, qui les utilisent comme boucliers humains et qui pillent les localités qu’ils occupent ? Comment savoir si l’argent qu’on dit vouloir donner pour reconstruire l’Ukraine n’aboutira pas dans les poches des membres déjà bien pansus du gouvernement et des oligarques ukrainiens, alors que les politiciens…

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Monopole gouvernemental de la destruction économique

Pendant deux années, le gouvernement fédéral canadien, les gouvernements provinciaux et aussi les autres gouvernements occidentaux ont imposé toutes sortes de mesures soi-disant sanitaires qui ont eu des effets désastreux sur l’économie. Le secteur de la restauration a été particulièrement touché. Les restaurateurs ont vu leurs profits diminuer considérablement, ont dû contracter des dettes et ont parfois fermé leurs portes, puisque leurs clients étaient confinés ou découragés de se rendre dans les restaurants les discours alarmistes du gouvernement et des médias, puisque les salles à manger ont été fermées ou n’ont pu rester ouvertes qu’à capacité réduite, puisque les employés ont décidé de quitter des emplois ne pouvant leur procurer une certaine sécurité économique, puisque des pertes importantes en denrées ont été provoquées par les confinements. Et c’est sans parler des passeports vaccinaux, qui ont empêché les personnes non vaccinées de manger au restaurant et qui ont dissuadé plusieurs personnes vaccinées de le faire, trouvant excessif et absurde d’avoir à confirmer leur statut vaccinal et à s’identifier. Pour les petits commerces non essentiels ne pratiquant pas le commerce en ligne ou ne pouvant pas faire concurrence aux grandes plate-formes de commerce en ligne, les deux dernières années ont été difficiles.

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Conjectures sur la variole du singe

Nous avons l’impression de voir se répéter ce qui s’est produit à la toute fin de l’année 2019 et au début de l’année 2020, en remplaçant seulement le rhume de la chauve-souris et du pangolin par la variole du singe. Mais ça semble aller plus vite, étant donné qu’on applique la même recette et qu’on met à profit ce qui a été mis en place depuis deux ans. L’Organisation mondiale de la santé a déjà convoqué une réunion d’urgence et la Santé publique du Canada envisagerait déjà de vacciner la population du Québec, où quelques cas auraient été confirmés et où d’autres cas suspects seraient sous investigation. Pour l’instant, nous ne savons pas exactement à quoi nous en tenir. On nous tient ce même discours : la variole du singe se transmettrait seulement ou surtout aux personnes qui ont des contacts étroits avec des animaux ou des personnes infectés, mais on nous dit aussi qu’il est très inquiétant que des cas apparaissent en même temps dans des pays où la maladie n’est pourtant pas endémique (en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande), certains « experts » et certains journalistes s’aventurant à parler d’une possible mutation du virus à l’origine…

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Impressions après une semaine sans masque

Voici une semaine que nous n’avons plus à porter un masque dans les lieux publics et au travail. Je suis content de constater que, dès les premières journées, au moins 85 % des personnes ont cessé de porter un masque et ne semblent pas éprouver la moindre peur d’être infectées et de tomber gravement malades. Même dans les circonstances où la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail recommande de porter un masque, ces personnes ne le font pas. Quant à ceux qui continuent d’en porter un, certains d’entre eux commencent à imiter les autres et à porter un masque de moins en moins souvent. Les autres se contentent de porter un masque, sans réclamer des autres qu’ils en fassent autant. Même si beaucoup se disent contents de ne plus avoir à porter un masque et ne réagissent pas comme des enfants à qui on essaie d’enlever leur doudou, nous pouvons douter qu’ils résisteront si le gouvernement essaie de leur imposer à nouveau le port du masque dans les lieux publics et au travail, à l’occasion de la prochaine « vague » ou de la prochaine « pandémie ». C’est que l’abolition de cette obligation n’est pas ou…

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Une pétition contre un professeur d’histoire accusé de faire de la propagande pro-russe

Je ne lis pas souvent les médias de masse qui corrompent nos cerveaux. Je le fais juste assez pour avoir une idée de ce qui se passe dans la tête de beaucoup de mes concitoyens. C’est pourquoi il m’arrive de temps en temps de passer à côté de quelque chose d’intéressant, non pas au sens où les journalistes en auraient fait quelque chose d’intéressant, mais au sens où il est intéressant de savoir quel degré de bêtise et d’intolérance (les deux vont souvent de pair) a été atteint. Depuis déjà quelques années, la liberté universitaire est régulièrement exposée à des attaques, au Canada et au Québec. Il y a des mots qu’on ne peut pas dire, même quand c’est pour analyser un texte où ils sont employés, sans s’exposer aux plaintes de certains étudiants moralisateurs. Selon qui sont les administrateurs des départements, des facultés et des universités, et quel est le rapport qu’elles ont avec les professeurs visés par ces plaintes, il y aura ou non des sanctions disciplinaires. L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe ayant suscité l’indignation outrée et presque unanime des gouvernements occidentaux et des journalistes à la solde des médias de masse – lesquels adoptent une toute…

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Adoption du principe du projet de loi n° 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire au Québec

Le gouvernement du Québec a enfin mis fin à l’obligation de porter un masque dans les lieux publics et dans les milieux de travail. Mais ce n’est pas fini. Nous n’en sommes pas encore à un retour à la normalité d’avant la « pandémie ». Il faut encore porter un masque dans les transports en commun et les milieux de soins. Et c’est sans parler de l’obligation d’en porter un au travail durant cinq jours, après s’être isolé aussi durant cinq jours à la suite d’un test de dépistage positif. Puis il y a l’interdiction, pour les non-vaccinés, de voyager par avion et par train imposée par le gouvernement fédéral, et la désinfection compulsive des mains qui continue d’être en vigueur partout, sous prétexte qu’il s’agirait d’une mesure d’hygiène de base, au grand plaisir des fabricants et des vendeurs de gel hydralcoolique et autres produits désinfectants. Enfin la fin de l’état d’urgence sanitaire n’a pas encore été déclarée au Québec, et le projet de loi n° 28 grâce auquel le gouvernement essaie de conserver certains pouvoirs d’exception est encore débattu à l’Assemblée nationale. Même si les journalistes ont parlé abondamment de ce projet de loi et de la résistance des partis d’opposition,…

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Ce que la « pandémie » de COVID-19 a d’exceptionnel

La « pandémie » de COVID-19 est exceptionnellement grave – n’a-t-on cessé de nous répéter pendant deux ans –, même pour une « pandémie », étant donné que le virus serait exceptionnellement contagieux et mortel. C’est pourquoi il a fallu prendre, qu’il faut continuer de prendre et qu’il faut, au besoin, se préparer à prendre à nouveau des mesures exceptionnelles pour lutter contre un ennemi exceptionnel, dans une situation tout à fait exceptionnelle. Ce serait du jamais vu depuis au moins la grippe espagnole, et peut-être même depuis les épidémies de choléra et de peste des siècles précédents. Mais n’allons surtout pas nous croire tirés d’affaire, en nous disant qu’un événement semblable ne devrait pas se produire avant au moins un siècle. « Oh que non ! », nous disent les « experts », les sociétés pharmaceutiques, les journalistes, les politiciens et les bonzes de l’Organisation mondiale de la santé. Bien au contraire, nous ne perdrions rien pour attendre. En raison des changements climatiques, des espèces animales vivant séparément depuis des millions d’années pourraient se rencontrer et des virus dont elles sont porteuses pourraient passer d’une espèce à l’autre, muter pour s’adapter à ces nouveaux organismes, jusqu’à ce qu’ils fassent le grand saut et passent à l’espèce humaine. Voilà…

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Instrumentalisation, expansion et intensification de la santé et de la sécurité au travail

Il y a une époque, pas si lointaine, où les employeurs ne se souciaient aucunement de la santé et de la sécurité de leurs employés. Qu’avaient à faire les entreprises minières des mineurs qu’elles exploitaient ! Ces travailleurs pouvaient être blessés, devenir invalides ou mourir à la suite de l’effondrement d’une galerie sans que la haute direction ne s’en formalise et ne prenne des mesures pour éviter que ça ne se reproduise. Même chose pour les coups de grisou et le poumon noir du mineur. Même chose pour l’usure prématurée du corps. La main-d’œuvre était bon marché et facile à remplacer. Et on peut en dire autant des ouvriers qui se blessaient parfois grièvement à cause de machines dangereuses, et qui étaient pratiquement devenus des vieillards à 40 ans, voire avant, parce qu’ils avaient commencé à travailler à 8 ou à 10 ans, 16 heures par jour et 6 jours par semaine. Et c’est sans parler des incendies, des explosions et de l’effondrement des bâtiments où les ouvriers travaillaient. Tout ça pour un salaire de misère, aussi bien pour les mineurs que pour les ouvriers. À peine de quoi louer un petit logement mal chauffé et insalubre et nourrir la famille nombreuse avec laquelle ils…

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Sur l’assistance mutuelle des pays membres de l’OTAN en cas d’attaque armée

Étant donné que la Pologne, avec le soutien des États-Unis, envisage peut-être d’intervenir militairement dans l’ouest de l’Ukraine, et que les Russes ont menacé d’anéantir les troupes étrangères qui pourraient pénétrer sur le territoire ukrainien, la guerre en Ukraine pourrait connaître une escalade. D’autres pays occidentaux, dont le Canada, pourraient se retrouver entraînés dans cette guerre où nous n’avons rien à gagner et tout à perdre, et dont l’intensification et la prolongation seraient très néfastes pour le peuple ukrainien. Puisque la Pologne est un pays de l’OTAN, nous devons nous demander si l’attaque de l’armée russe contre l’armée polonaise, une fois qu’elle serait en Ukraine, pourrait être considérée comme une attaque armée au sens du traité de l’Atlantique nord, au nom de laquelle la Pologne pourrait réclamer l’assistance militaire des autres pays membres de l’OTAN contre la Russie. C’est pour cette raison qu’il nous faut lire les articles de ce traité qui portent sur ce point, pour que nos gouvernements, emportés par la fureur guerrière et comptant sur notre ignorance de ce traité, ne nous trompent pas pour intervenir dans cette guerre, en présentant cette intervention comme une obligation en vertu de ce traité. Quand on parle de l’assistance mutuelle…

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L’analyse des eaux usées comme raccourci sanitaire et moyen de contrôle social

L’article de Sidney Fizzard sur le rôle de plus en plus important de l’analyse des eaux usées dans le système de surveillance de la « pandémie », au Canada et aussi dans d’autres pays, m’a fait comprendre qu’il est important de nous attarder à cette nouvelle pratique sanitaire. Je ne reprends pas ici les informations qu’il a trouvées sur l’implantation de l’analyse de nos excréments et l’usage précis qu’en font ou tentent d’en faire les « experts », les médias de masse et les autorités politiques et sanitaires dans d’autres provinces canadiennes. Ce que je veux faire dans ce billet, c’est de montrer que le recours à ces analyses étend et radicalise une certaine conception de la médecine, ainsi que le contrôle social qu’elle rend possible. Pour ce faire, je me référerai à un article publié il y a presque un an sur le blogue du gouvernement fédéral du Canada, en plus des changements de politiques de dépistage que nous avons pu observer directement depuis le début de l’année 2022, et des politiques dites sanitaires dont nous sommes l’objet depuis mars 2020. Commençons par quelques remarques d’ordre général sur la manière dont nous avons été et continuons d’être traités par les autorités politiques et…

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Schéma des modalités de l’isolement préventif en milieu bureaucratique ou « On continue de se protéger! »

Après presque deux années de télétravail, mes collègues ont recommencé à travailler « en présentiel » quelques jours par semaine. Beaucoup auraient préféré continuer de travailler à la maison, soit qu’ils continuent d’avoir peur du virus, soit qu’ils ne voient pas pourquoi ils devraient se rendre au bureau pour faire un travail qu’ils peuvent faire aussi bien ou mieux à la maison, soit qu’ils disent ne pas voir pourquoi ils devraient se rendre au bureau pour faire un travail qu’ils peuvent faire à la maison pour cacher le fait qu’ils ont peur du virus. Quoi qu’il en soit des raisons véritables de chacun d’entre eux, ils me paraissent tout à fait contents d’être dispensés d’aller au bureau pour faire du télétravail dès le moindre toussotement, et de faire durer cette période d’isolement aussi longtemps que possible. Et notre employeur, qui clame que la santé et la sécurité des employés sont la priorité absolue, les y encourage. « Better safe than sorry. » Si bien que mes collègues se retrouvent à en faire beaucoup plus que ce qui est exigé par la Santé publique, en raison de règles écrites et non écrites et d’initiatives personnelles. En fait, c’est environ 50 %…

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Sur une étude qui montrerait que les vaccinés sont mis à risque par les non-vaccinés

Sauf erreur, l’usage du passeport vaccinal a été suspendu dans toutes ou presque toutes les provinces canadiennes, et ne serait plus exigé que pour les déplacements en avion, en train ou en bateau, qui sont sous la juridiction du gouvernement fédéral. Pourtant les journalistes et les scientifiques persistent dans leurs efforts pour montrer que les non-vaccinés représentent un danger pour les vaccinés, et ainsi essayé de justifier le recours au passeport vaccinal. C’est ce que tente de faire Morgan Lowrie, de la Presse Canadienne, dans son article « Les vaccinés mis à risque par les non-vaccinés » (La Presse, 25 avril 2022). Le corps du texte est précédé d’un court résumé, en grands caractères : « Une étude publiée lundi conclut que les personnes vaccinées qui se mêlent à celles qui ne le sont pas ont un risque significativement plus élevé d’être infectées que celles qui côtoient des personnes qui ont reçu le vaccin. » (C’est moi qui souligne.) Les termes choisis sont très révélateurs : cet article dégage, dès ses premières lignes, une effluve ségrégationniste. Il aurait été si facile d’écrire plutôt : « Une étude publiée lundi conclut que les personnes vaccinées qui côtoient celles qui ne le sont pas ont un risque significativement plus élevé…

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Causes et conséquences morales du maintien du port obligatoire du masque

C’est une farce. Tous les quinze jours, le directeur national de la santé publique nous annonce qu’il a recommandé au gouvernement québécois de prolonger l’obligation de porter un masque dans les lieux publics. Nous en avons au moins jusqu’à la mi-mai. Mais le Dr Boileau veut se montrer encourageant : le Québec ayant maintenu cette obligation contrairement à la plupart des autres provinces canadiennes, nous aurions de l’avance sur elles quant à la sixième « vague ». Ce qui voudrait dire que nous devrions en finir avec cette sixième « vague » (qui a commencé avant qu’on annonce la fin de la cinquième « vague ») avant les autres provinces, et peut-être entrer dans la septième « vague » (qui pourrait commencer avant qu’on annonce la fin de la sixième « vague ») avant les autres provinces. Et cette nouvelle vague pourrait servir de prétexte pour retarder encore une fois la fin de l’obligation de porter un masque, ou pour remettre en vigueur cette obligation si elle est suspendue d’ici-là. Il importe donc de nous demander quelles sont les causes et les conséquences morales du maintien de cette obligation qui pourrait devenir permanente ou saisonnière, à la fois pour les personnes qui croient que cette pratique est utile et pour celles…

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Le point sur les merveilleux sérums

Environ seize mois après le début de la campagne de vaccination massive de la population québécoise, voyons ce qu’il en est de l’efficacité des merveilleux sérums, pour reprendre l’expression utilisée par les journalistes au début de cette campagne. Les merveilleux sérums devaient permettre d’empêcher ou de réduire considérablement les risques d’infection et de propagation du virus. Pourtant, selon les statistiques officielles, le nombre de cas « explose » depuis décembre 2021, c’est-à-dire depuis que les adultes, les adolescents et même les enfants ont été inoculés. Et l’accès aux tests PCR étant limité, et les résultats des tests rapides n’étant pas pris en compte dans ces statistiques, on nous rappelle que le nombre de cas d’infection est largement sous-estimé. Toujours selon les statistiques officielles, la population québécoise est parmi les plus vaccinées du monde. Les merveilleux sérums devaient protéger les personnes plus âgées, qui sont plus susceptibles d’avoir des complications et de mourir. Pourtant ce sont principalement elles qui, présentement, sont admises dans les hôpitaux avec le virus ou à cause de lui, et qui meurent de la COVID ou avec la COVID, alors qu’elles sont presque toutes triplement ou quadruplement vaccinées, d’après les statistiques officielles. Les merveilleux sérums devaient empêcher…

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Couverture partiale et hypocrite des journalistes sur la délation et les atteintes à la liberté d’opinion

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, les journalistes occidentaux condamnent la répression par le Kremlin des citoyens russes qui s’opposent. Des milliers de manifestants anti-guerre auraient été arrêtés. Ce qu’il est permis de dire dans la presse à propos de l’opération militaire russe en Ukraine serait contrôlé par le gouvernement. Et plus récemment, le gouvernement russe inciterait à la dénonciation des opposants. Je ne sais pas ce qu’il se passe vraiment en Russie. Je ne sais pas si le gouvernement russe va aussi loin que le disent nos médias pour imposer sa propagande à la population russe. Je ne sais pas si c’est plutôt nos médias qui exagèrent dans leur description de la situation de la Russie pour nous imposer la propagande occidentale et atlantiste. En temps de guerre, il faut nous méfier de tout ce qu’on nous dit, que cela vienne des gouvernements et des médias étrangers (ukrainiens aussi bien que russes, dans le cas qui nous intéresse), ou encore de nos gouvernements et de nos médias. Quoi qu’il en soit, l’incitation à la délation par le gouvernement et la dénonciation des opposants par leurs concitoyens sont des pratiques qui, en plus d’être moralement dégoûtantes,…

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Audition de Me Martine Valois, professeure de droit, sur le projet de loi n° 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire

Alors que le projet de loi n° 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire au Québec est débattue à l’Assemblée nationale et que des experts sont consultés par une commission parlementaire, les médias nous informent assez peu et assez mal sur ces débats et sur ces consultations. C’est que les journalistes sont trop occupés à condamner les innombrables et innommables atrocités qu’auraient commises et que continueraient de commettre la horde sanguinaire de soldats russes en Ukraine ; à nous dire tous les jours combien il y a de nouveaux « cas » de COVID, de nouvelles hospitalisations et de nouveaux décès ; à relayer les nouvelles directives de la Santé publique demandant maintenant de la population québécoise de se passer l’écouvillon dans la bouche et dans le nez quand ils utilisent des tests rapides afin d’augmenter les chances d’obtenir un résultat positif et d’éviter les « faux négatifs ». Il est vrai que cela leur est très facile. Pas besoin de faire leurs propres recherches et de réfléchir. Il leur suffit de régurgiter ce que déclarent les autorités politiques et sanitaires et leurs collègues journalistes. C’est pourquoi il vaut mieux faire nos recherches nous-mêmes, au lieu de nous fier aux journalistes pour nous rapporter…

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La COVID pour les poulets

Depuis plusieurs jours, nous entendons parler de plus en plus souvent de la grippe aviaire. Au Canada, on a annoncé cette semaine que quelques bernaches – on leur fait passer des tests de dépistage – seraient atteintes de ce nouveau fléau. Et maintenant on nous dit qu’au Canada, qu’aux États-Unis, qu’en Amérique du Sud, qu’en Europe et qu’en Asie, on tue préventivement des poulets par millions pour protéger les poulets de la grippe aviaire. Partout dans le monde, les administrations gouvernementales disent surveiller attentivement la situation, ce qui rappelle la manière dont on a commencé, en décembre 2019 et en janvier 2020, à préparer le terrain pour l’arrivée du virus et le grand confinement printanier. Se pourrait-il qu’on soit en train d’orchestrer une nouvelle « pandémie », laquelle viserait cette fois-ci les poulets, même s’il ne faut pas exclure un saut inter-espèce vers l’être humain ? On dira que c’est tirer par les cheveux et que c’est même du délire. Mais avant d’écarter cette idée en se frappant le front de l’index, considérons les choses suivantes. Selon le OffGuardian, on utiliserait des tests PCR pour détecter le virus de la grippe aviaire chez la volaille. Se pourrait-il qu’on produise artificiellement une « pandémie » de…

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Traitements dégradants et droits et libertés des citoyens

Traitements dégradants Les gouvernements occidentaux méprisent depuis longtemps les citoyens. Selon eux, les citoyens sont tout juste bon à les élire et à leur donner une certaine légitimité. Une fois que les citoyens ont élu ceux qui les gouverneront pour quelques années, leur devoir serait de consentir et d’obéir à ce que décideront ces gouvernements, même s’il est manifeste qu’ils ne défendent pas leurs intérêts. Dans cette perspective, en votant ils accepteraient de confier les pleins pouvoirs aux élus. La politique serait donc l’affaire du gouvernement et, dans une moindre mesure, des parlementaires. Les citoyens, eux, ne devraient pas s’occuper sérieusement de politique, car en votant il confierait justement à d’autres les affaires politiques. Les citoyens sont donc des citoyens seulement pendant la campagne électorale et quand ils déposent leurs bulletins de votes dans les urnes. Dans l’intervalle, ils sont des sujets et les gouvernements les traitent en conséquence. Dans cette conception minimaliste de la démocratie, les citoyens peuvent être traités n’importe comment sans que ça n’affecte la bonne marche des affaires politiques. Les gouvernements ne se gênent donc pas pour les traiter comme des enfants ou comme des animaux. En fait, il est plus facile pour les gouvernants de…

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Observations sur le massacre de Boutcha

Le gouvernement ukrainien, les gouvernements occidentaux et les médias de masse condamnent unanimement le massacre de civils dont se seraient rendus coupables les soldats russes pendant l’occupation de la petite ville de Boutcha, située à environ 25 km de Kiev. Le gouvernement russe, pour sa part, dément ces accusations. Nous n’avons pas à le croire sur parole. Pas plus que nous n’avons à croire sur parole ses accusateurs. Même et surtout si nos gouvernements se sont rangés du côté du gouvernement de l’Ukraine et se sont engagés dans une guerre économique contre la Russie, il nous faut garder la tête froide et examiner sans parti pris ce qu’on nous dit de ce massacre et ce qu’on nous en montre, et ne pas soutenir ou réclamer de nouvelles sanctions contre la Russie en l’absence d’une enquête indépendante sérieuse. Ces nouvelles sanctions, si elles étaient imposées sans autre forme de procès à la Russie par nos gouvernements, pourraient avoir de graves conséquences pour les populations occidentales et pour la population ukrainienne. Les relations économiques entre l’Occident et la Russie pourraient devenir encore plus difficiles, et la Russie pourrait répliquer par des contre-sanctions, ce qui pourrait aggraver les difficultés d’approvisionnement, provoquer des pénuries (notamment…

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Méditations sur le totalitarisme

Voici la première partie des Méditations sur le totalitarisme, que je mettrai régulièrement à jour. J’espère pouvoir y montrer que ce que nous vivons depuis deux ans est bien une dérive totalitaire. Pour l’instant, je m’en tiens à des réflexions sur les caractéristiques du totalitarisme et sur ce qui fait obstacle à la lucidité de ceux qui vivent sous un régime totalitaire. Méditations sur le totalitarisme

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La Russie est-elle la véritable cible des sanctions économiques occidentales ?

Depuis l’arrivée du virus, notre cher gouvernement québécois a pris toutes sortes de mesures dites sanitaires dont on nous a dit et continue de nous dire qu’elles sont très efficaces : distanciation sociale, fermeture de plusieurs secteurs de l’économie, port obligatoire du masque, couvre-feu, injections expérimentales, passeport vaccinal, amendes, surveillance par hélicoptère et par drone, etc. Plus de deux ans après l’imposition continue ou saisonnière de ces mesures, les mêmes autorités politiques, experts politiques et journalistes nous annoncent que la sixième vague commence, que le nombre de personnes infectées augmente dangereusement, que les hôpitaux continuent de se remplir (sans avoir eu le temps de se vider après la cinquième vague), et que beaucoup de professionnels de la santé sont en isolement forcé après avoir contracté le virus, et ce, sans même douter de l’efficacité des fameuses mesures. Il est donc justifié de nous poser des questions. Tout ce beau monde est-il assez bête pour avoir recours à répétition aux mêmes moyens pour sortir ou contrôler la « pandémie », alors qu’il prétend lui-même qu’elle se poursuit pour continuer à avoir recours à ces moyens ? Ou bien s’entête-t-il dans la même direction tout simplement pour ne avoir à reconnaître qu’il…

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Jeter de l’huile sur le feu (suite, parties 1 et 2) - modifié

29 mars 2022 Comme annoncé dans mon billet du 28 mars 2022, j’essaie d’évaluer l’efficacité de la troisième dose des « vaccins » sur une période plus longue que ce qui a été fait par Réinfo Covid Québec. Étant donné que le gouvernement du Québec ne rend pas public ses données sur les décès selon le statut vaccinal, je pourrai seulement faire cet exercice pour les « cas » confirmés en laboratoire et pour les hospitalisations. Pour ce faire, je travaillerai à partir des jeux de données du gouvernement, qui sont les données les plus brutes auxquelles nous avons accès. Dans les deux cas, la période de référence sera du 1er au 27 mars 2022. En date du 29 mars 2022, ce sont les données les plus récentes qui sont publiées. Alors que le gouvernement, les « experts » et les journalistes nous annoncent à l’unisson une « sixième vague », et insistent sur l’importance de poursuivre l’injection de la troisième dose et de commencer l’injection de la quatrième dose, il importe de nous demander si c’est bien là une manière efficace d’affronter la hausse des « cas » et des hospitalisations qui a été observée dernièrement. Pour simplifier le calcul, le pourcentage approximatif de la population représenté par chaque…

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Jeter de l’huile sur le feu

Alors que nos regards sont dirigés vers ce qui se passe en Ukraine, notre cher gouvernement québécois nous annonce une sixième « vague ». Du même coup, il reporte la levée de certaines mesures dites sanitaires, comme le port obligatoire du masque et la distanciation sociale. Et peut-être nous réimposera-t-il bientôt des mesures sanitaires qu’il a suspendues en février et en mars. Des politiciens s’isolent parce qu’ils auraient été infectés, et des experts réclament l’injection de la troisième dose à une plus grande partie de la population, et le début de l’injection de la quatrième dose aux personnes âgées et vulnérables. Bref, nous avons l’impression de revivre la même chose qu’au printemps 2021, quand on nous a reconfiné et quand on a maintenu certaines des mesures sanitaires imposées à cause des nouveaux variants jusqu’à la fin du mois de juin. Si les données gouvernementales ne sont pas trafiquées et si les fameux « vaccins » étaient aussi efficaces qu’on nous l’a dit, pourquoi y aurait-il beaucoup plus de personnes actuellement à l’hôpital à cause de la COVID ou avec la COVID cette année (1115 hospitalisations en cours le 27 mars 2022 contre 480 hospitalisations en cours le 27 mars 2021)…

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Passeport moral et mort du débat public et de la démocratie

Le passeport qu’on a exigé à toutes sortes d’endroits des populations occidentales n’est pas simplement vaccinal. Il est avant tout moral. Certes, c’était le statut vaccinal des personnes qui, tel un « merveilleux sésame » (pour reprendre l’expression journalistique), donnait à beaucoup d’entre nous le droit d’aller au restaurant ou au café, d’entrer dans un bar, d’assister à un concert ou à une pièce de théâtre, d’aller voir une exposition au musée, d’aller au gym et de pratiquer un sport d’équipe. Dans certains pays, c’était aussi le fait d’être vacciné qui autorisait à entrer dans les commerces non essentiels, à acheter des produits qui ne sont pas rigoureusement indispensables dans les supermarchés, et à se promener dans les rues. Mais ce dont les forces de l’ordre et les agents irréguliers de la Santé publique devaient s’assurer, ce n’est pas tant le fait que les personnes étaient complètement ou « adéquatement » vaccinées, que le fait qu’elles avaient fait ce qu’on considérait être leur part pour diminuer la propagation du virus, pour se protéger, pour protéger les autres et pour empêcher l’effondrement du système hospitalier. En fait, on se soucie bien peu que ces objectifs aient pu ou non être atteints grâce au passeport. Pas…

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Sur le projet de loi n° 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire au Québec - modifié

Initialement publié le 19 mars 2022. Les modifications faites le 25 mars 2022 sont en rouge foncé et portent sur l’article 5 du projet de loi. Même si le gouvernement américain s’est engagé à fournir des armes pour permettre au gouvernement ukrainien d’établir une zone d’exclusion aérienne (no-fly zone en anglais), même si cette promesse peut entraîner les États-Unis et leurs vassaux dans une guerre dévastatrice contre la Russie, il nous faut rester attentifs à ce qui se passe dans notre cour, nos gouvernements étant tout à fait capables de profiter de ce qui se passe en Ukraine pour nous faire de sales coups. Après nous avoir laissé entendre que l’état d’urgence allait pouvoir être levé à l’automne 2021, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec a enfin présenté à l’Assemblée nationale le projet de loi n°28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire. Le gouvernement québécois, comme tant d’autres en Occident, apprécie la commodité des pouvoirs exceptionnels qui lui sont conférés en vertu de l’état d’urgence sanitaire. Ce qui explique pourquoi il a tant tardé avant d’envisager la possibilité de se départir d’eux. Même le calme plat, au milieu de l’été, ne lui a…

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Automatisation du passeport vaccinal et carcéralisation de la société

L’un des facteurs qui a probablement entravé l’implantation du passeport vaccinale dans les commerces et les lieux publics, c’est le fait que des employés doivent surveiller les entrées et vérifier le statut vaccinal et l’identité des personnes. Non seulement ça entraîne parfois des files d’attente, mais il faut payer des employés pour exécuter cette tâche supplémentaire qui n’est pas rentable pour les propriétaires des commerces et les administrateurs des autres lieux publics. Puis ces employés doivent « gérer » les mécontents qui en ont assez d’attendre à l’extérieur ou qui ne sont pas vaccinés. Si bien que le gouvernement du Québec, après avoir décrété l’utilisation du passeport vaccinal dans tous les lieux de réjouissance, de divertissement et de culture dès septembre 2021, l’a seulement étendue à la Société des alcools du Québec et à la Société québécoise du cannabis, et ensuite aux commerces à grande surface en janvier 2022, ce qui a donné lieu à des protestations de la part de ces commerçants, lesquels ont malgré tout généralement suivi les ordres qui leur ont été donnés par le gouvernement. Enfin le gouvernement a annoncé en février la suspension du passeport vaccinal à la mi-mars, probablement pour éviter que ne prennent de l’ampleur…

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La classe politique canadienne comme fossoyeuse de la démocratie

Voici un court montage où on peut voir nos élus fédéraux, y compris notre premier ministre, réclamer qu’on interdise la désinformation et la propagande sur l’intervention militaire de la Russie en Ukraine. Des membres du Parti libéral, du Parti conservateur, du Nouveau Parti démocratique et du Parti vert déclament en faveur du contrôle de ce qu’il devrait être permis de dire sur les ondes canadiennes et sur internet. (Le Bloc québécois est probablement absent parce que ses membres s’expriment en français et que la vidéo est destinée à des anglophones.) Ils prétendent ainsi lutter contre l’autoritarisme de la Russie et d’autres pays et protéger notre démocratie. C’est du grand délire ! En fait, ces membres de la classe politique canadienne plaident en faveur de l’autoritarisme du gouvernement canadien, pour lequel l’intervention militaire de la Russie en Ukraine est une occasion en or pour faire adopter des motions et des projets de loi devant restreindre l’accès des citoyens canadiens à des sources d’informations diversifiées et à des points de vue divergents, notamment quant aux relations de notre gouvernement avec la Russie et l’Ukraine. C’est une manière de nous empêcher de juger en connaissance de cause de ce que fait notre gouvernement…

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Considérations sur la manière de sortir de l’urgence sanitaire

Même si nos gouvernements nous disent qu’il est temps de laisser dernière nous cette pandémie et de retourner à une certaine normalité, il serait naïf de les croire et de leur faire confiance. Ils nous ont tellement menti, surtout au cours des deux dernières années, que je ne vois pas pourquoi ils nous diraient la vérité cette fois-ci. C’est d’autant plus suspect que certains extrémistes de l’idéologie sanitaire – ceux-mêmes qui nous ont imposé toutes ces mesures dites sanitaires, qui ont bousillé notre économie et nos relations sociales, qui nous ont divisé pour nous gouverner plus facilement, et qui ont traité les non-vaccinés comme des citoyens de seconde classe – feignent maintenant de déplorer les dégâts que ces mesures ont infligés à notre société et aux individus, et nous disent que le temps est venu de nous réconcilier et de reconstruire notre société. Pendant ce temps, l’Organisation mondiale de la santé prépare un traité qui, en cas de nouvelle pandémie, lui donne plus de pouvoir sur la politique sanitaire des États membres, et nos gouvernements travaillent à l’implantation de l’identité numérique grâce à laquelle on pourra plus facilement surveiller et contrôler ce que nous faisons, et par conséquent nous imposer…

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Une hausse des maladies cardiaques qui n’aurait rien à voir avec les injections expérimentales

Ça commence à sentir le roussi pour les autorités sanitaires et les sociétés pharmaceutiques, notamment à cause d’une hausse significative des maladies cardiaques chez des personnes jusque-là en bonne santé. Et avec l’injection des doses de rappel à une partie importante de la population cet hiver, l’année 2022 ne s’annonce guère mieux. Mais ne sous-estimons pas ces bienfaiteurs de l’humanité : ils ne sont certainement pas à bout d’artifices pour ne pas avoir à assumer les conséquences de leurs actes. C’est pourquoi nous voyons se multiplier les efforts pour attribuer cette hausse à toutes sortes de causes. Un article du OffGuardian, Another predicted spike in heart attacks (but it’s still nothing to do with the vaccines), rapporte les causes évoquées pour expliquer cette hausse attendue des maladies cardiaques : le trouble de stress post-pandémique (un proche cousin ou une sous-catégorie du trouble de stress post-traumatique) ; le sous-diagnostic de la sténose aortique (rétrécissement de la valve aortique) ; le froid et le stress auxquels nous serions exposés en raison de la hausse des coûts énergétiques ; les cas légers de COVID qui augmenteraient les risques d’infarctus du myocarde ; le fait d’avoir raté des consultations et des examens en cardiologie qui…

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Risque d’opération sous fausse bannière en Ukraine

Après que le gouvernement russe a annoncé la présence en Ukraine de laboratoires financés par les États-Unis où l’on fabriquerait des armes biologiques, la sous-secrétaire d’État pour les Affaires politiques, Victoria Nuland, a reconnu l’existence de plusieurs « centres de recherche biologique » en Ukraine, et a prétendu craindre que les résultats de ces recherches ne tombent entre les mains des Russes. Si des armes biologiques étaient bientôt utilisées en Ukraine, ce serait donc nécessairement les Russes qui devraient être tenus responsables, tout simplement parce que les Russes seraient des méchants, alors que les Américains et leurs alliés seraient les vertueux défenseurs du Bien. En fait, ce que Nuland dit des Russes peut certainement s’appliquer aux Américains, à leurs alliés occidentaux et aux pays ou organisations qu’ils utilisent pour mener des guerres par procuration, par exemple en finançant des groupes terroristes au Moyen-Orient. La lutte se déroule toujours entre les différents gouvernements occidentaux, et aussi à l’intérieur de ces gouvernements, pour savoir si on essaiera ou non d’imposer une zone d’exclusion aérienne (no-fly zone en anglais), en prenant les moyens militaires que cela exige, c’est-à-dire déployer des avions et des systèmes anti-aériens pour abattre les avions russes qui volent à…

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Renversements sur l’ingérence étrangère (2)

Suite du billet du 2 mars 2022 Nos gouvernements ont pris l’habitude, surtout depuis l’arrivée du virus et la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, de considérer que la prise des décisions politiques est leur affaire. C’est à eux – qu’ils soient des ministres élus ou des bureaucrates non élus – de décider quels secteurs de l’économie doivent fermer leurs portes, dans quelles circonstances nous devons porter un masque, combien de personnes nous pouvons rencontrer, à quelle heure nous devons être rentrés à la maison et combien de doses de vaccin il nous faut pour avoir accès à tel lieu public ou participer à telle activité sociale ou sportive. Dans la perspective de nos gouvernements, notre santé est une priorité absolue. Elle est la valeur suprême qui doit guider et justifier l’exercice du pouvoir politique et bureaucratique. La santé étant devenue une affaire publique, l’extension du pouvoir politique devient illimitée et l’autorité des gouvernements ne connaît plus de bornes. Tout ce que font les citoyens relève donc du pouvoir des gouvernements. Même ce que les citoyens ont le droit de faire à tel moment peut être interdit du jour au lendemain par les gouvernements, et est seulement permis parce que les…

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Nouvelles attaques contre nos libertés, les démocraties occidentales et notre économie

Mise en contexte De la même manière qu’ils ont fait de la surenchère quant aux restrictions imposées aux populations occidentales sous prétexte de guerre contre le virus, les gouvernements occidentaux prennent toutes sortes de mesures contre la Russie. Dans les deux cas, les mesures prises ont et continueront d’avoir de graves conséquences sur nos libertés, sur notre démocratie et sur notre économie. Comme avec l’urgence sanitaire, on nous dit que ce sont des maux que nous devons supporter avec patience et même enthousiasme, en exprimant notre solidarité pour les Ukrainiens et notre indignation pour les atrocités que commettrait l’envahisseur russe. C’est que les maux qui résulteraient de la prise de contrôle de l’Ukraine par les méchants russes seraient tellement catastrophiques – comme ceux qui auraient inévitablement résulté de la propagation du virus diabolique si on ne nous avait pas enfermés à domicile à répétition, si on n’avait pas mis l’économie sur pause à quelques reprises et si on ne nous avait pas presque tous inoculés deux ou trois fois –, que les maux qu’on nous demande de supporter devraient être nécessairement considérés comme insignifiants en comparaison. Les résultats qu’on cherche à obtenir grâce à toutes ces sanctions et à tous…

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Renversements sur l’ingérence étrangère (1)

Le cas du Freedom Convoy Peu de temps après la formation du mouvement d’opposition des camionneurs canadiens, on a essayé d’expliquer son existence par de l’ingérence étrangère. Comme si la gestion de la crise dite sanitaire de nos gouvernements étaient à ce point cohérente, raisonnable, efficace et bénéfique pour les Canadiens, qu’il était impossible qu’ils en viennent à protester vivement et à refuser d’obéir au gouvernement sans une intervention extérieure ! Une journaliste de la CBC a d’abord essayé de dire que c’était peut-être la faute de la Russie, qui fomentait des troubles pour déstabiliser le Canada et se venger de son soutien à l’Ukraine. Mais cela n’a pas pris, donc il a plutôt fallu dire que ce sont des organisations et des individus américains d’extrême-droite qui ont financé le Freedom Convoy, lesquels auraient essayé de déstabiliser le gouvernement canadien, comme ils auraient essayé d’empêcher l’investiture du président Biden en organisant l’« insurrection » du 6 janvier 2021. Même si on parle dans les deux cas d’ingérence étrangère, il s’agit de choses assez différentes. Dans le cas de la Russie, il s’agit de l’ingérence d’une agence gouvernementale d’un autre pays, ce qui correspond à ce que nous entendons normalement par ce terme. Mais…

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Appel à la réconciliation, propagande de guerre, diversion et répression

Depuis deux semaines, nous en avons vu de toutes les couleurs. Non seulement le gouvernement fédéral a invoqué la Loi sur les mesures d’urgence, a insisté pour faire approuver ces mesures par la Chambre des communes, et les a annulées deux jours plus tard, mais des gouvernements provinciaux et des journalistes se sont aussi opposés à ces mesures et ont adressé un appel à la réconciliation de la population canadienne qui n’aurait jamais été aussi divisée, alors que ce sont précisément eux qui ont travaillé à nous diviser en bons citoyens et en récalcitrants, et en vaccinés et en non vaccinés ou antivax depuis deux ans. Et voilà maintenant que tout bascule : les journalistes et le gouvernement parlent surtout de l’intervention militaire russe en Ukraine, la COVID étant reléguée au deuxième plan. Et quand on en parle, c’est pour dire qu’on assouplit peu à peu les mesures, et pour préparer la fin de l’état de l’urgence sanitaire prévue pour bientôt, même si le gouvernement du Québec entend se garder la possibilité d’avoir recours à des mesures d’exception sans avoir à déclarer à nouveau l’état d’urgence sanitaire. Tout a changé tellement rapidement que nous devrions nous méfier. J’ai pour ma part…

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Usage interne de la politique étrangère canadienne vis-à-vis de la Russie

Pour bien comprendre les raisons qui motivent les actions militaires de la Russie contre l’Ukraine, il faudrait au moins remonter jusqu’en 2013, pour suivre les étapes de la révolution ukrainienne et de la guerre civile qu’elle a provoquée, c’est-à-dire : quand les manifestations ont commencé à Kiev à la suite du refus du président Ianoukovytch de signer un accord d’échange économique désavantageux avec l’Union européenne (auquel il a préféré un accord avec la Russie) avec l’occupation de la place Maïdan par des émeutiers où étaient fortement représentés des groupes ultranationalistes ou néo-nazis (rien à voir avec nos gentils camionneurs canadiens, dont on aimerait nous faire croire qu’ils sont des extrémistes) et qui ont été impliqués dans de violents affrontements avec les berkouts, ce qui n’a pas empêché les pays occidentaux (dont le Canada) d’exprimer leur soutien aux émeutiers et de condamner la violence des autorités ukrainienne de l’époque ; quand le président Ianoukovytch a été destitué et a fui en Russie et quand un gouvernement par intérim plus favorable aux intérêts des pays occidentaux et de l’OTAN a été mis en place (février 2014) ; quand la Rada (le parlement ukrainien) a décidé de retirer au russe son statut de langue officielle,…

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À quoi joue le gouvernement fédéral canadien ?

Je ne suis probablement pas le seul à être surpris de la révocation des mesures d’urgence qui ont été ratifiées par la Chambre des communes le 21 février 2022, c’est-à-dire il y a moins de deux jours. Je m’attendais à ce qu’on nous fasse le même coup qu’avec l’état d’urgence sanitaire, qui devait durer le temps d’aplatir la courbe, et qui au Québec est prolongé tous les dix jours depuis presque deux ans. Je suis bien entendu content de cette annonce. Ce qui ne veut pas dire que je ne m’interroge pas sur les motivations de cette volte-face. Car si le premier ministre nous a dit qu’il mettrait fin aux mesures d’urgence dès que ce serait possible, le parti gouvernemental, lors des débats sur leur ratification, répétait à l’unisson que ces mesures continuaient d’être nécessaires même si les barrages avaient été démantelés et même si le centre-ville d’Ottawa avait été « libéré », afin d’éviter que les manifestants érigent de nouveaux barrages et « assiègent » à nouveau la capitale canadienne. Pourtant la situation a peu changé depuis deux jours. On me permettra donc de douter des paroles de Justin Trudeau et de faire des conjectures sur les raisons de…

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Projet de loi modifiant la manière de renouveler l’état d’urgence sanitaire

Même si nous avons raison de surveiller de près le gouvernement fédéral et les mesures d’urgence auxquelles il a recours pour écraser le Freedom Convoy et punir les organisateurs et les participants, il est important de continuer à suivre ce qui se passe à l’Assemblée nationale du Québec. En effet, beaucoup des restrictions qu’on nous a imposées et qu’on pourrait nous imposer dépendent du gouvernement provincial. C’est pourquoi il faut aussi continuer à lutter contre l’autoritarisme de ce gouvernement. Claire Samson, députée conservatrice de la circonscription d’Iberville, a déposé en octobre 2021 un projet de loi visant à empêcher le gouvernement de renouveler à volonté l’état d’urgence sanitaire, sauf si l’Assemblée nationale décide d’y mettre fin, ce qui s’avère à peu près impossible quand le parti gouvernemental détient la majorité des sièges, comme c’est actuellement le cas. Le débat sur le projet de loi n° 898 a commencé le 9 février 2022, puis a été ajourné. Puisque ce projet de loi est assez court et propose d’apporter seulement quelques changements à la Loi sur la santé publique, examinons-les pour voir dans quelle mesure ils pourraient empêcher le gouvernement provincial de s’attribuer à lui-même des pouvoirs extraordinaires de manière durable. Article 119…

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Les martyrs du journalisme

Pauvres journalistes ! À ce qu’il semble, l’hostilité de la population envers eux est en hausse. Et vous comprendrez qu’ils n’aiment pas ça, que ça les dérange profondément, et que ça leur fait même peur. C’est ce qu’on constate dans l’article de Suzanne Colpron (La Presse, 20 février 2022), qui commence ainsi : « L’effritement de la confiance du public envers les médias, l’influence des courants pro-Trump de ce côté-ci de la frontière, l’envenimement des médias sociaux et les tensions provoquées par la pandémie ont fait leur œuvre. Les médias et les journalistes sont de plus en plus critiqués et parfois même menacés de mort. » De toute évidence, la journaliste ne comprend pas que la confiance du public n’est pas quelque chose qui est due aux journalistes, mais qu’au contraire elle doit se mériter. Ainsi l’effritement de cette confiance est seulement une mauvaise chose quand les journalistes méritent cette confiance sans pouvoir l’obtenir, et s’avère une bonne chose quand ils ne méritent pas. Nous pouvons supposer que quiconque réclame la confiance comme quelque chose qui lui serait simplement dû est en fait peu digne de confiance, car il ne ferait alors rien pour la mériter. Et s’il ne l’obtient pas ou la perd,…

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Lettre ouverte aux membres de la Chambre des communes sur les mesures d’urgence

Aux lecteurs de ce blog, je demande d’envoyer cette lettre ouverte au député fédéral de votre circonscription, en vue du vote qui aura bientôt lieu à la Chambre des communes pour ratifier ou rejeter le recours à la Loi sur les mesures d’urgence. Sentez-vous libres de reprendre les idées qui y sont développées et de les modifier selon ce qui vous semblera opportun. Mais, de grâce ! faites vite, car le vote fatidique devrait, à moins d’un changement, avoir lieu le 21 février en soirée. Les membres de la Chambre des communes auront bientôt à faire un vote important, en décidant de ratifier ou de rejeter le recours à la Loi sur les mesures d’urgence par le gouvernement fédéral pour mettre fin aux manifestations du Convoi de la liberté à Ottawa et au blocage du transport des marchandises entre le Canada et les États-Unis. Compte tenu que la Loi sur les mesures d’urgence n’a jamais été invoquée depuis son adoption il y a une trentaine d’années, compte tenu qu’elle confère des pouvoirs extraordinaires au gouvernement fédéral, compte tenu que ce dernier a déjà commencé à imposer, sans procédure judiciaire, de graves sanctions économiques aux personnes qui participent ou qui sont…

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Analyse de l’allocution de la vice-première ministre et ministre des Finances du Canada sur les nouvelles mesures d’urgence

Après que Justin Trudeau a invoqué la Loi sur les mesures d’urgences, Chrystia Freeland, la vice-première ministre et ministre des Finances, nous a expliqué sur le champ ce que le gouvernement entend faire de ces mesures, du moins pour l’instant. On aurait pu s’attendre à ce que ce soit le ministre de la Sécurité publique ou de la Justice qui prenne la parole. Mais puisqu’il s’agit d’attaquer financièrement, sans autre forme de procès, les camionneurs qui font partie du Freedom Convoy, les manifestants et peut-être même ceux qui les soutiennent financièrement, il est approprié que ce soit la ministre des Finances qui intervienne. Car ce dont il s’agit, c’est d’infliger des sanctions économiques à des citoyens canadiens. La politique étrangère de Chrystia Freeland, qui visait par exemple des oligarques russes, a été transplantée dans le domaine de la politique intérieure. Je commente dans le détail l’allocution de Freeland, dont l’attitude politique n’est malheureusement pas compatible avec son nom. « À travers le monde, les démocraties libérales sont confrontées à des menaces sérieuses et répétées. Nous avons peut-être pensé – et peut-être même espéré – que le Canada serait épargné. Depuis deux semaines et demi, nous avons réalisé que ce n’est pas…

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Sur le recours à la Loi sur les mesures d’urgence (ou les super-pouvoirs du gouvernement extraordinaire)

Le 14 février 2022, le premier ministre du Canada nous a annoncé le recours à la Loi sur les mesures d’urgence afin de venir à bout du mouvement d’opposition aux mesures sanitaires des camionneurs et des citoyens canadiens. Je ne veux pas ici m’intéresser à ce que le gouvernement décidera fera de cette loi. Pour l’instant, disons seulement que cette loi permet au gouvernement d’interdire des rassemblements et l’accès à certains lieux, qu’elle permet d’imposer plus facilement des peines aux personnes qui ne respecteraient pas les mesures prises (grâce à une procédure sommaire qui n’implique pas une comparution devant les tribunaux) et qu’on l’utilisera pour attaquer financièrement les organisateurs, les manifestants et peut-être même les sympathisants. Ce que je veux mettre en évidence ici, c’est que les conditions dans lesquelles il pourrait être légitime d’avoir recours à ces mesures d’urgence ne sont pas réunies. Demandons-nous si ce mouvement de protestation constitue une menace extraordinaire pour les citoyens, le gouvernement et le pays ; et si cette situation exige le recours à des moyens extraordinaires. C’est fort douteux. Même si les manifestations peuvent entraîner des perturbations qui troublent la quiétude des habitants d’Ottawa, même si le gouvernement peut être déstabilisé par l’opposition…

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Le pire des deux mondes

L’état de nature Imaginons une situation dans laquelle l’ordre social et politique tel que nous le connaissons n’existe pas. Il n’y a pas de gouvernement. Il n’y a pas de lois. Et par conséquent il n’y a pas de policiers ni de tribunaux pour les appliquer. Chacun d’entre nous dispose alors de la plus entière liberté, au sens où il peut faire tout ce qu’il désire. Il peut s’approprier n’importe quel champ et commencer à le cultiver. Il peut s’approprier n’importe quelle forêt et commencer à en abattre les arbres. Il peut construire sa maison à n’importe quel endroit. Il peut aussi prendre par la force ou la ruse les fruits et les légumes que les autres ont cultivés, le bois qu’ils ont coupé et même les chasser de la maison qu’ils ont construite, en les tuant si c’est nécessaire. Et tous les autres peuvent en faire autant. Puisqu’il n’y a pas de lois, il n’y a pas de propriété, de vols et de crimes. Ce qui veut dire que ce que chacun peut faire est, de fait, limité seulement par ce que les autres peuvent aussi faire. Nous pourrions donc dire que la liberté des uns s’arrêtent où celles…

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Comment utiliser la COVID contre nos gouvernements

Le ton du gouvernement canadien et du gouvernement ontarien se durcit à l’égard des camionneurs qui manifestent à Ottawa et bloquent les postes et les ponts frontaliers. Bien qu’il dise que nous n’en sommes pas là, bien que l’armée ait dit qu’elle ne veut pas faire le sale travail du gouvernement, Justin Trudeau fait planer sur les manifestants la possibilité d’une intervention policière, voire militaire, qui pourrait avoir de graves conséquences pour les manifestants. Quant à Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, il a déclaré l’état d’urgence à la grandeur de la province, et il menace les manifestants d’amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 $, et de peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 1 an s’ils n’obtempèrent pas. Cependant, aucun décret ne semble avoir été promulgué pour l’instant si on en croit le site du gouvernement ontarien (1, 2). Donc, à moins que la seule parole du premier ministre ontarien ait force de loi, et que ses conférences de presse se substituent aux textes de loi, ce ne sont pour l’instant que des mots. Mais je peux me tromper, n’ayant pas l’habitude de consulter les sites gouvernementaux ontariens. Et il se peut aussi qu’il y ait un délai quant à la promulgation du décret…

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Questions adressées aux hésitants

En raison de la campagne gouvernementale et médiatique dont sont la cible les convois pour la liberté, les camionneurs et tous les Canadiens et les Québécois qui les soutiennent, il se peut que certains de nos concitoyens, qui ont au minimum des réserves quant à la manière autoritaire dont les gouvernements provinciaux et fédéral exercent le pouvoir et aux restrictions qu’ils nous imposent depuis presque deux ans sous prétexte de nous protéger, hésitent à soutenir ce mouvement. Ils n’aimeraient pas à s’associer à des personnes dont on dit qu’elles seraient des extrémistes racistes, misogynes, homophobes et transphobes, et qu’elles seraient dangereuses pour les résidents d’Ottawa. Je réponds à ceux de mes concitoyens qui préfèrent garder leurs distances à l’égard des convois pour la liberté qu’ils ont raison de ne pas vouloir se rallier inconsidérément à ce mouvement. Ce n’est d’ailleurs pas ce que j’attends d’eux. Et je suppose que ce n’est pas ce qu’attendent d’eux les organisateurs de ce mouvement. Effectivement, si on vous demandait de vous joindre sans réflexion à ce mouvement, tout simplement parce qu’il le faudrait, vous auriez raison de vous méfier de ce mouvement, qui serait assurément dogmatique. En fait, c’est plutôt nos gouvernements qui exigent…

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Symptômes de la dissolution de notre démocratie

L’état d’urgence sanitaire dure depuis presque deux ans. Et nous pouvons difficilement nier que la démocratie canadienne (comme les autres démocraties occidentales) est en train de se dissoudre et d’être remplacée par un régime très autoritaire. Notre société et nos institutions sont malades. La phase terminale n’est peut-être pas loin. Voici une vingtaine de graves symptômes de cette maladie très dangereuse, qui montrent bien que nous en sommes à un stade avancé. Sous prétexte d’urgence sanitaire, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux s’accordent à eux-mêmes des pouvoirs exceptionnels pour une période indéfinie, en changeant les objectifs à atteindre et sans définir précisément quelles conditions devraient être réunies pour que l’urgence sanitaire prenne fin. Et quand ils se proposent de mettre fin à l’état d’urgence sanitaire, c’est pour ne pas passer à l’acte, ou en cherchant à rendre permanents certains de ces pouvoirs exceptionnels, pour pouvoir les utiliser sans avoir à déclarer à nouveau l’état d’urgence sanitaire, ce qu’il pourrait faire à volonté, d’autant plus qu’il y a un précédent. Le gouvernement organise nos vies grâce à des décrets et, de plus en plus, grâce à des conférences de presse. Les décrets existent pour la forme. La communication se substitue…

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Levée de « l’essentiel » des mesures sanitaires d’ici la mi-mars et retour à la « vie normale »

Le premier ministre du Québec a fait cette annonce aujourd’hui : « Le 14 mars, l’essentiel des mesures sera levé », s’est réjoui M. Legault alors que les Québécois pourront se rapprocher de la « vie normale ». » (La Presse, 8 février 2022) Ce qui veut dire : qu’il n’y aura plus d’interdiction quant à la limite d’invités qu’on peut recevoir chez soi, même si la Santé publique recommande de s’en tenir à dix personnes ou aux résidents de trois foyers ; qu’il sera permis dans les restaurants d’être dix personnes ou trois foyers assis à une même table ; que la limite de spectateurs pour des événements qui se déroulent à l’extérieur sera portée à 5000 ; que les commerces pourront rouvrir à 100 %; que la capacité des salles de spectacles et des lieux de culte sera augmentée à 50 %, puis à 100 %; que les activités sportives reprendront progressivement ; que le télétravail cessera d’être obligatoire et sera seulement recommandé ; que les bars pourront rouvrir leurs portes, et que la danse et le karaoké seront autorisés un peu plus tard ; et que les restaurants pourront rouvrir complètement leur salle à manger. Dans ce plan de déconfinement, il n’y a pourtant rien qui concerne le port obligatoire du masque dans…

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Mieux vaut tard que jamais

Après avoir condamné comme il se doit les groupes extrémistes et avoir demandé aux manifestants installés au centre-ville d’Ottawa de se relocaliser, tout en leur reconnaissant le droit de manifester, Joël Lightbound, député libéral de la circonscription de Louis-Hébert (située à Québec) à la Chambre des communes, m’a surpris en prenant publiquement ses distances vis-à-vis de la « gestion de la crise sanitaire » du gouvernement fédéral et du gouvernement provincial, et en formulant même des critiques sur les politiques de confinement, l’obligation vaccinale, le passeport vaccinal, la pérennisation des mesures sanitaires, la conception bornée de la santé au nom de laquelle on nous impose toutes ces mesures, le manque de transparence des autorités politiques et sanitaires, la discrimination à l’égard des non-vaccinés et les propos haineux et absurdes dont ont été gratuitement la cible les participants au Convoi de la liberté. Version intégrale : https://youtu.be/5rDKBhw6ZRo Je vous suggère d’écrire à M. Lightbound (Joel.Lightbound@parl.gc.ca) pour lui signifier votre soutien, l’inciter à faire des interventions allant dans le même sens à la Chambre des communes (si ce n’est pas déjà fait) et à exhorter à en faire autant les autres députés libéraux qui, d’après ce qu’il dit, ont des opinions semblables…

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Considérations stratégiques sur le mouvement d’opposition des camionneurs et des citoyens aux mesures soi-disant sanitaires (2)

Je continue les considérations stratégiques faites dans un autre billet, à propos du mouvement d’opposition des camionneurs, qui en fait n’est pas seulement un mouvement de camionneurs, mais un mouvement de citoyens. Je précise qu’en faisant ces considérations, je ne suppose pas que ces citoyens n’y ont jamais réfléchi. En fait, la conférence de presse à laquelle a participé Benjamin Dichter montre plutôt le contraire. Toutefois, je crois qu’il est utile de développer et d’étayer davantage ces idées, et de proposer aussi des pistes de solutions. Je suis d’accord avec les manifestants qui veulent obtenir le départ de Trudeau, de Legault et de tous les autres qui nous privent de nos droits et de nos libertés depuis presque deux ans. Après tous les mensonges et tous les abus d’autorité dont ils se sont rendus coupables, nous ne pouvons absolument pas leur faire confiance. Même si Legault a abandonné, avant même de le présenter à l’Assemblée nationale, son projet de loi sur une « contribution santé » supplémentaire exigée des personnes non vaccinées, en disant qu’il ne veut pas diviser encore plus la société québécoise et provoquer des débats houleux, nous ne devons pas supposer qu’il a abandonné cette idée, ou du moins…

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Conditions du droit de manifester

Nos gouvernements et la grande majorité de la classe politique disent reconnaître le droit de manifester. Mais ils imposent à ce droit tellement de limites, juridiques et morales, que nous pouvons nous demander si nous nous y conformions, nous aurions alors encore le droit de manifester au sens fort du terme. Nos politiciens, s’ils ne contestent pas le droit de manifester, prétendent souvent qu’il y a, d’un côté, de bonnes raisons de manifester et, de l’autre, qu’il y a de mauvaises raisons de manifester. Si nous avons de bonnes raisons, nous pouvons manifester sans être inquiétés, obtenir le soutien de certains politiciens ou même du gouvernement, et êtres excusés s’il y a des bris et des altercations avec la police, des contre-manifestants ou des badauds. Si par contre nous avons de mauvaises raisons, nous devrions nous abstenir de manifester ou le faire très discrètement, sans troubler la « paix publique ». Dans le meilleur des cas, on nous tolère, même si tous les politiciens se dissocient de nous et nous dénoncent même. Dans le pire des cas, quelques vitrines cassées et poubelles incendiées suffisent pour que les policiers déclarent la manifestation illégale et ordonnent aux manifestants de se disperser, remettent des constats…

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De quoi a l’air une véritable manifestation d’extrême-droite ?

D'après ce que raconte la majorité de la classe politique et des journalistes, le mouvement d'opposition aux mesures soi-disant sanitaires serait une espèce de rassemblement d’extrême-droite, où on retrouverait des racistes, des misogynes, des antisémites, des islamophobes, des homophobes et des transphobes, et où des croix gammées et d’autres symboles haineux seraient monnaie courante. Pourtant rien de tout cela dans de nombreuses vidéos qui circulent sur internet depuis la semaine dernière. À moins bien sûr qu’on en vienne à considérer les drapeaux canadien et québécois comme de tels symboles, ce qui n’est pas à exclure, un jour, si nos gouvernements persistent dans leur autoritarisme et dans les mesures oppressives qu’ils imposent à la population. Qui sait ? il se pourrait qu’un jour on en vienne à considérer nos drapeaux comme des symboles nauséabonds. Mais nous n’en sommes pas encore là. S’il est vrai que des images ou des vidéos circulent dans les médias et sur internet où on voit un drapeau nazi et un drapeau confédéré, c’est une infime minorité des manifestants, s’il ne s’agit pas d’agents provocateurs qui cherchent à discréditer ce mouvement. Ce ne serait pas la première fois que ça arrive. Qui a déjà participé à des…

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Considérations stratégiques sur le mouvement d’opposition des camionneurs et des citoyens aux mesures soi-disant sanitaires (1)

Que le mouvement d’opposition des camionneurs canadiens contre le gouvernement fédéral dépasse l’obligation vaccinale s’appliquant à eux quand ils traversent la frontière américano-canadienne, pour porter aussi sur toutes les mesures dites sanitaires et les politiques de confinement qui détruisent notre société et notre pays, voilà qui est très bien. Le fort soutien populaire dont bénéficient les camionneurs est certainement en grande partie dû au fait qu’ils se sont pas contentés de s’opposer à ce qui les concerne plus spécialement. C’est ainsi qu’ils peuvent viser une certaine union des citoyens canadiens contre l’autoritarisme du gouvernement fédéral, et franchir le fossé que le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux voudraient creuser entre les personnes vaccinées et les personnes non vaccinées. Ceci dit, je me permets de faire quelques remarques sur ce mouvement d’opposition, non pas parce que je suppose que les camionneurs (avec lesquels je ne suis pas directement en contact) ne se sont jamais dit ce que je m’apprête à écrire, mais parce que je crois qu’il est utile d’exposer de manière systématique et de faire circuler plusieurs idées qu’il est important de garder en tête, aussi bien pour les camionneurs eux-mêmes, que pour ceux qui se sont joints au convoi…

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Ripostes 2

1 C. : « Il n’est pas question de refuser des soins aux non-vaccinés s’ils tombent malades. Nous ne sommes pas un pays comme ça. » R. : « Effectivement. Nous sommes plutôt un pays où on cherche à forcer les non-vaccinés à recevoir un vaccin dont ils ne veulent pas, et où on veut les punir, s’ils persistent à désobéir, en les excluant des lieux publics et des activités sociales, en leur interdisant de voyager en train et en avion, en les suspendant sans solde et en les congédiant, en les privant d’assurance-emploi et en leur imposant une amende déguisée en contribution santé. » C. : « Ce sont les non-vaccinés qui encombrent les unités de soins intensifs ! Mais allez-vous vous faire vacciner à la fin ? » R. : « Les non-vaccinés qui encombrent les unités de soins intensifs sont, pour beaucoup, des personnes âgées en très mauvaise santé auxquels les médecins ont décidé de ne pas administrer le vaccin parce qu’il les aurait achevés. Je ne vois pas comment le fait de me faire vacciner pourrait les empêcher d’occuper des lits dans les unités de soins intensifs. » C. : « Pour obtenir une couverture vaccinale maximale, il faut serrer la vis aux non-vaccinés en leur imposant des mesures de plus en…

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L’indigence intellectuelle de la Mère Hachey et de la Dre Généreux

Nous la savons depuis longtemps : la Mère Hachey n’est pas une lumière. C’est vraisemblablement dans l’espoir de remédier à ses déficiences – dont elle doit, au fond d’elle-même, s’apercevoir confusément – qu’elle s’est cette fois-ci adjointe la Dre Généreux, qui a mené une étude qui permettrait de mieux savoir, entre autres, qui sont les non-vaccinés. Le titre seul de l’article, « Portrait-robot du non-vacciné », nous montre déjà que ce n’est pas de la pensée de haut vol. La chose est encore aggravée par le fait qu’on essaie, dans cet article, de montrer que tous les non-vaccinés ne sont pas des complotistes, et qu’il ne faut pas accuser les non-vaccinés d’être tous des complotistes et d’être responsables de tous les maux imaginables, en les mettant tous dans le même panier. Que laisse-t-on entendre, en parlant de portrait-robot, sinon que les non-vaccinés sont des criminels qu’il faut être en mesure d’identifier ? Dans cette perspective, les non-vaccinés non complotistes sont des criminels réformables, alors que les non-vaccinés complotistes sont des criminels non réformables. Il ne faut donc pas prendre au sérieux la bienveillance et l’ouverture dont la Mère Hachey et la Dre Généreux veulent faire montre, de manière très maladroite. D’après ce titre tapageur,…

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Les gouvernements et les journalistes comme agents de radicalisation

Nos gouvernements et les journalistes qui les servent voient dans les « antivax », comme ils les appellent, de dangereux agents de radicalisation, tout simplement parce que les « antivax » sont radicalement opposés aux mesures dites sanitaires grâce auxquelles on nous prive de nos droits et de nos libertés, à l’administration récurrente d’injections expérimentales à toute la population et à l’autoritarisme gouvernemental qui suspend le fonctionnement normal de nos institutions démocratiques. J’aimerais leur retourner la politesse et examiner si, en fait, ce ne serait pas nos gouvernements et les journalistes qui sont des agents de radicalisation. Mais je n’entends pas faire comme eux, et me contenter de quelques accusations sommaires et de quelques faits divers pour explorer cette possibilité. C’est pourquoi je m’appuierai sur le rapport intitulé Qu’est-ce qu’un agent de radicalisation ?, publié par le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) dont j’ai d’ailleurs déjà parlé dans mon billet du 8 mars 2021, pour examiner les pratiques des gouvernements et des journalistes. Puisqu’il s’agit d’un organisme créé par la Ville de Montréal avec l’appui du gouvernement du Québec, et qui fait autorité au Québec en matière de radicalisation, j’espère ainsi éviter qu’on rejette d’entrée de jeu la définition…

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Analyse des données sur les décès liés à la COVID-19 en fonction des conditions médicales préexistantes

Nigel Farage, qui a joué un rôle très important dans la réalisation du Brexit avant de se retirer de la politique, a fait une demande d’accès à l’information à l’Office national des statistiques qui lui a permis d’apprendre que, sur les quelque 155 000 décès attribués à la COVID-19 depuis le printemps 2020, seulement 17 371 décès ont été attribués à la COVID-19 sans conditions médicales préexistantes sur une période d’environ 23 mois. Si l’on peut comprendre, comme Farage le fait remarquer, que chacun de ces décès a pu être très difficile pour les proches des personnes concernées, il faut remettre les choses en perspective. Environ 700 000 personnes décèdent chaque année au Royaume-Uni. C’est pour lutter contre une maladie qui aurait causé en presque deux ans seulement 2,5 % des décès annuels que le gouvernement anglais a dépensé 400 milliards de livres, a ordonné des confinements intermittents, a fermé les écoles et a privé les citoyens anglais de plusieurs de leurs droits et de leurs libertés. Farage a donc de bonnes raisons de demander qu’un débat public digne de ce nom ait lieu sur la « gestion de la crise sanitaire ». Compte tenu de sa popularité et de son influence en Angleterre, il est possible que…

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Considérations stratégiques sur la vaccination obligatoire des camionneurs en provenance des États-Unis

Depuis quelques jours, les camionneurs en provenance des États-Unis doivent être « doublement vaccinés » pour éviter d’avoir à passer un test de dépistage et de se soumettre à une période d’isolement préventif quand ils sont Canadiens (ce qui, de fait, les empêche de faire leur travail), ou pour éviter d’être refoulés à la frontière quand ils sont Américains (voir le communiqué de presse de l’Agence de santé publique du Canada). Jusqu’à maintenant, les camionneurs bénéficiaient d’exemptions pour ne pas affecter l’approvisionnement en marchandises américaines, notamment en denrées alimentaires. On peut se demander quelle mouche a piqué le gouvernement canadien, alors que nous sommes au milieu de l’hiver et dépendons encore plus des importations américaines pour nous nourrir, alors que les camionneurs, par la nature même de leur travail, entrent en contact avec très peu de personnes. Certes, le gouvernement fédéral dit vouloir protéger la santé de la population canadienne en empêchant les camionneurs non vaccinés de traverser librement la frontière au Canada. Mais cela suppose une conception très étriquée de la santé, laquelle ne se réduit certainement pas à empêcher la propagation du virus. C’est une évidence : une bonne alimentation à des coûts abordables est un des facteurs importants de la…

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Rôle du directeur national de la santé publique et conditions de la pratique scientifique

Je ne suis pas fâché que le clown que nous avions comme directeur national de la santé publique ait donné sa démission la semaine, peut-être à la demande de Legault et de Dubé, car une démission fait toujours moins parler qu’une destitution. Cependant, je ne suis pas certain que nous gagnions vraiment au change. Malgré les différences de style entre Arruda et Boileau, le problème ne se réduit probablement pas aux qualités de la personne qui occupe ce poste, mais au rôle qu’on lui fait jouer, d’autant plus qu’on choisit vraisemblablement cette personne en fonction de ses dispositions à jouer ce rôle comme on veut qu’on le joue. Que nous importe le curriculum vitae du Dr Boileau. Le seul fait qu’il est aussi étroitement lié au pouvoir politique qui l’a nominé à ce poste, et qu’il apparaît comme son prédécesseur aux côtés du premier ministre et du ministre de la Santé et des Services sociaux lors des points de presse, nous montre qu’il se prête volontiers au jeu qu’on veut lui faire jouer. Il est justement là pour fournir à la population québécoise une apparence de justification médicale et scientifique aux politiques « sanitaires » passées et à venir. Pas convaincu ? Considérez…

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À mes concitoyens vaccinés

Je suis impressionné à quel point beaucoup de personnes vaccinées – pas toutes, heureusement – ne se sentent pas concernées par les restrictions que le gouvernement a déjà imposées, va imposer ou menace d’imposer aux personnes non vaccinées. C’est comme si les personnes non vaccinées – sauf quand il s’agit de la crainte d’être infecté ou de ne pas pouvoir être admis à l’hôpital – vivaient dans un autre pays ou même sur autre planète. C’est comme si elles constituaient une micro-société distincte de la société prise dans son ensemble. C’est comme si les personnes vaccinées et non vaccinées appartenaient déjà à des espèces différentes, entre lesquelles les rapports seraient déjà rares et qu’il faudrait pourtant rendre encore plus rares, afin que les purs ne soient pas infectés par les impurs. Voilà ce qui tend à se produire quand on met à ce point l’accent sur une caractéristique très secondaire, en l’occurrence le fait d’être vacciné ou non, que celle-ci permettrait de classer les personnes en deux catégories bien distinctes, dont l’une constituerait le bon côté et l’autre, le mauvais. Vous qui êtes vaccinés, sans doute sentez-vous que vous n’êtes pas seulement vaccinés. Vous êtes tant d’autres choses en plus…

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Protection de la santé et du système de santé, incitatifs à la vaccination ou punitions ?

Voici un chef à l’allure entrepreneurialequi fait plus de mal que de bien.Le bien qu’il fait, il le fait mal.Le mal qu’il fait, il le fait bien. Le gouvernement annonce toutes sortes de mesures visant spécialement les non-vaccinés. À l’interdiction d’entrer dans toutes sortes de lieux publics et de participer à toutes sortes d’activités, ainsi que de voyager en train et en avion, les non-vaccinés devront vraisemblablement payer une « contribution santé » qu’on dit considérable, et se verront bientôt interdits l’entrée dans tous les commerces non essentiels de 1 500 m² et plus, ce qui pourrait à terme s’étendre à tous les commerces non essentiels et même aux commerces essentiels qui livrent à domicile, sans parler d’un couvre-feu qui pourrait s’appliquer seulement à eux, et du possible retrait du droit à l’assurance-emploi, pour éventuellement en arriver à la vaccination obligatoire de toute la population que des membres du gouvernement disent être le seul moyen d’en finir avec cette horrible pandémie. Nos gouvernements cumulent donc toutes sortes de mesures contre les non-vaccinés. Mais ce qui se cumule aussi, ce sont les raisons qu’il donne pour justifier ces mesures. Il s’agirait de protéger la santé des non-vaccinés et le système de santé ; d’inciter les non-vaccinés…

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Mauvaise catégorisation du statut vaccinal dans les données anglaises sur la mortalité et sur l’efficacité de la vaccination

Une équipe de chercheurs anglais vient de publier un article scientifique qui met à mal les données anglaises sur la mortalité en fonction du statut vaccinal qui attesteraient l’efficacité des vaccins. Contrairement à ce que nous sommes habitués de voir au Québec, cette analyse statistique ne porte pas sur les cas de contamination et sur les hospitalisations en fonction du statut vaccinal. Elle ne porte pas non plus seulement sur les décès liés à la COVID-19 en fonction de ce statut, mais essentiellement sur les décès toutes causes confondues et sur les décès non liés à la COVID-19 en fonction de ce statut. Voilà non seulement qui permet d’éviter les problèmes d’attribution de la cause de la mort à la COVID-19 (qui existent aussi quant aux hospitalisations), mais qui permet aussi d’évaluer globalement les bénéfices et les risques des vaccins, car on peut mourir d’autre chose que de la COVID-19. Voici l’abstract de cet article : « The risk/benefit of Covid vaccines is arguably most accurately measured by comparing the all-cause mortality rate of vaccinated against unvaccinated, since it not only avoids most confounders relating to case definition but also fulfils the WHO/CDC definition of “vaccine effectiveness” for mortality. We examine two…

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La faute des non-vaccinés

Si on met bout à bout tout ce que le gouvernement, beaucoup de journalistes et bon nombre de nos concitoyens vaccinés reprochent aux non-vaccinés, voici ce qu’on obtient, en exagérant à peine. Comme on verra, c’est de la pensée de haut niveau, dont il faudrait conclure que tous les maux qui existent en ce bas monde ont pour origine les non-vaccinés. La solution serait donc simple : assimiler les non-vaccinés en les contraignant à accepter le baptême vaccinal. Point de salut sans les vaccins ! C’est la faute des non-vaccinés si le virus se propage. C’est la faute des non-vaccinés s’il y a explosion de cas de contamination. C’est la faute des non-vaccinés si de nouveaux variants apparaissent et rendent les vaccins moins efficaces. C’est la faute des non-vaccinés si les vaccinés attrapent le virus. C’est la faute des non-vaccinés si les vaccinés tombent malades. C’est la faute des non-vaccinés s’il y a des hospitalisations. C’est la faute des non-vaccinés si les professionnels de la santé sont infectés et forcés de s’isoler préventivement. C’est la faute des non-vaccinés si les hôpitaux sont engorgés. C’est la faute des non-vaccinés si les examens médicaux et les chirurgies sont reportés. C’est la faute…

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Une amende déguisée contre les non-vaccinés (avec quelques ajouts)

Voici quelques remarques écrites à chaud sur la nouvelle « contribution santé » que notre gouvernement veut imposer aux non-vaccinés. (J’ai fait quelques ajouts en bleu. 2022-01-12.) Appelons les choses par leur nom : cette contribution est en fait une amende déguisée. Notre premier ministre dit que tous les adultes non vaccinés devront payer cette contribution en raison du fardeau qu’ils représenteraient pour notre système de santé. Pourtant seulement une faible partie de ces personnes non vaccinés est hospitalisée. En date du 9 janvier 2022, seulement 2578 personnes non vaccinées de 20 ans et plus ont été testées positives à leur admission à l’hôpital ou durant leur séjour depuis le 1er septembre 2021, alors qu’il y a quelques centaines de milliers de non-vaccinés au Québec. À cela il faut ajouter que beaucoup de non-vaccinés ont été hospitalisés avec la COVID et non pour la COVID, mais notre gouvernement n’a pas de données précises à ce sujet, car dans les statistiques qu’il publie, ce serait la même chose. De toute façon, c’est une infime partie des non-vaccinés qui est hospitalisée, surtout chez les moins de 60 ans. Comment toutes ces personnes qui n’ont pas été hospitalisées avec ou pour la COVID, et qui ne le seront pas…

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Qui sont les preneurs d’otages ?

Nous entendons parfois dire, dans les journaux, à la télévision et dans notre entourage, que la minorité non vaccinée prendrait en otage la majorité vaccinée. Ne serait-ce pas à cause de ces égoïstes et de ces imbéciles de non-vaccinés que les personnes vaccinées, qui ont fait ce qu’il fallait faire, voient reporter leurs examens médicaux, leurs traitements et leurs interventions chirurgicales ? Ne serait-ce pas aussi à cause d’eux que les personnes vaccinées ne peuvent pas recommencer à vivre normalement, c’est-à-dire pouvoir librement travailler, aller au restaurant, sortir boire un verre avec des amis, recevoir de la famille ou des amis à la maison et voyager à l’étranger, par exemple ? N’est-ce pas aussi à cause de ces maudits non vaccinés que l’éducation et les relations sociales des enfants et des adolescents sont sacrifiées ? Etc. Ah ! qu’il ferait bon vivre si les non-vaccinés se faisaient vacciner ou n’existaient Il n’est pas ici question de nier que les personnes vaccinées, qui ont fait tout ce que le gouvernement leur a demandé, ont raison d’être irritées que le retour à la normale annoncé ne se soit pas produit, ni de nier qu’elles sont des otages. Toutefois cette irritation ne dispense…

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Réticence des commerces non essentiels à l’extension du passeport vaccinal

Par les temps qui courent, il faut attirer l’attention sur les bonnes nouvelles, quand il y en a. Dans un article de La Presse (Les commerçants nagent dans le brouillard, 6 janvier 2022) , nous pouvons constater que les associations canadienne et québécoises qui représentent les commerces de détail sont loin d’être enthousiasmées par l’idée d’étendre le passeport vaccinal aux commerces non essentiels. « Ce n’est jamais complètement clair, ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas, souligne M. Rochette (le président du Conseil canadien du commerce de détail). Évidemment, le ministre lui-même l’a mentionné, les épiceries et les pharmacies [sont des commerces essentiels], mais c’est toujours délicat quand on rentre dans cet univers. Il y a des commerces qui vendent à la fois de l’essentiel et ce qu’on appelle du non-essentiel – où tracer la ligne ? On ne parle pas de fermeture, on parle de la gestion d’un passeport pour certains produits et non pour d’autres. » « Si l’objectif, c’est de serrer la vis aux non-vaccinés, il y a peut-être d’autres scénarios que de demander à des employés dans les commerces de gérer les cas problématiques, ajoute-t-il. On souhaite que le gouvernement envisage d’autres façons…

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Conjectures sur la stratégie du gouvernement et du patronat

Ce n’est un secret pour personne que le gouvernement du Québec est prêt à avoir recours à toutes sortes de moyens pour contraindre les non-vaccinés à « remonter leur manche ». Il n’exclut pas la possibilité d’avoir recours à une forme directe ou indirecte d’obligation vaccinale, que ce soit pour toute la population ou certains groupes d’âge, ou encore pour les travailleurs de certains secteurs économiques ou de certaines entreprises, si l’évolution de la situation l’exige. Seulement c’est lui qui est juge de cette situation, c’est lui qui établit les critères à partir de laquelle on doit évaluer cette situation, c’est lui qui détient les données à son sujet, et c’est lui qui affecte en bien ou en mal l’évolution de la situation selon les décisions, bonnes ou mauvaises, efficaces ou inefficaces, qu’il prend et impose à la population du Québec. À cela il faut ajouter qu’il a des alliés puissants qui l’aident à préparer l’opinion publique à de telles dispositions, comme les journalistes, et à justifier et à implanter ces dispositions, comme certains médecins et experts et le patronat. La stratégie du gouvernement et de ses alliés compte plusieurs facettes qui se déploient sur des terrains différents. La plus…

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Estimation de la proportion des lits COVID-19 occupés par des personnes hospitalisées pour une autre raison

L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) nous fournit une estimation de la proportion de personnes qui occupent des lits hospitaliers pour les malades COVID-19, mais qui en fait ont été hospitalisés parce qu’ils étaient malades d’autre chose. Dans un communiqué de presse du 6 janvier 2022, on signale ceci : « Rappelons que plusieurs personnes sont hospitalisées pour une raison autre que la COVID mais sont ensuite déclarées positives (diagnostic secondaire) lors de leur admission ou durant leur séjour. Cette proportion pourrait représenter près de 50 % des lits réguliers et plus de 15 % des lits aux soins intensifs. » Plusieurs personnes, c’est un bien faible mot pour environ la moitié des personnes. L’estimation est un peu plus basse dans les projections sur les besoins hospitaliers publiées le 5 janvier 2022, mais elle demeure tout de même élevée : « Rappelons que plusieurs personnes sont hospitalisées pour une raison autre que la COVID mais sont ensuite déclarées positives (diagnostic secondaire) lors de leur admission ou durant leur séjour. Cette proportion pourrait représenter près de 40 % des lits réguliers et plus de 15 % des lits aux soins intensifs. » On ne saurait certainement pas considérer comme une preuve d’excellence des travaux de l’Institut le…

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Questions pour le ministre de la Santé et des Services sociaux

Notre ministre de la Santé et des Services sociaux se montre toujours très affirmatif quand il s’adresse aux médias et à la population. Il devrait néanmoins prendre un peu de temps pour donner une réponse satisfaisante aux questions suivantes, si du moins il en est capable, surtout depuis qu’il s’est mis dans la tête de « resserrer la vis aux non-vaccinés » et d’élargir l’utilisation du passeport vaccinal, sous prétexte de protéger le système de santé des non-vaccinés et de protéger les non-vaccinés d’eux-mêmes. Comment le ministre explique-t-il qu’aucun jeu de données n’est disponible sur l’historique des hospitalisations en cours (et non des nouvelles hospitalisations) selon le statut vaccinal et le groupe d’âge, alors qu’il pourrait appuyer ses affirmations selon lesquelles la minorité non vaccinée représenterait à elle seule 50 % des personnes hospitalisées en lien avec la COVID-19 ? Pourquoi le ministère de la Santé et des Services sociaux n’a-t-il pas mis en place, presque deux ans après l’arrivée du virus, un dispositif permettant de comptabiliser séparément les personnes hospitalisées avec la COVID-19 et les personnes hospitalisées pour la COVID-19 ? Le ministre peut-il prendre des mesures pour rendre publiques des données comparatives sur les hospitalisations toutes causes confondues depuis…

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Lettre ouverte d’un radiologue

L’intervention de Grégoire Bernèche, publiée dans la section Opinions de La Presse, est intéressante en ce qu’elle montre une certaine ouverture, dans les grands médias, aux idées incompatibles avec la « gestion de la crise sanitaire » par le gouvernement. Il me semble avoir remarqué la même amélioration en France dernièrement. Je ne sais pas si nous pouvons considérer que c’est un signe que le vent commence peut-être à tourner. Chose certaine, c’est au moins une bonne chose que les personnes qui s’informent seulement dans les grands médias entendent des idées différentes et parfois même des critiques. Précisons que ce radiologue n’est pas en rupture complète avec les décisions prises par le gouvernement. Il semble croire à l’efficacité des confinements et de la vaccination massive de la population, à moins qu’il ait jugé préférable de ne pas dire ce qu’il en pense vraiment pour avoir plus de chances d’être publié. De toute façon, ce n’est pas vraiment pas sur l’efficacité de ces mesures que porte son intervention. Il s’étonne d’abord que le gouvernement québécois n’ait pas fait des constats pour lui évidents : « Parmi ces constats, il y a celui que la COVID-19 est une maladie permanente – extrêmement contagieuse et…

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Assumer les conséquences de nos décisions (2)

Le gouvernement, les experts et les journalistes exigent des personnes non vaccinées qu’elles assument les conséquences de leur décision de ne pas être vaccinées. J’ai montré, dans le billet précédent, qu’il ne s’agit évidemment pas, pour ces personnes, d’accepter d’être privées de la protection que les vaccins procureraient contre le virus. Les conséquences qu’on leur demande d’accepter, ce sont les restrictions que le gouvernement leur impose et pourrait plus tard leur imposer, jusqu’à ce qu’il finisse par obtenir leur obéissance, à force de vexations. Ce qui n’a rien à voir avec le comportement responsable attendu de personnes libres et, à plus forte raison, de citoyens. Cela relève plutôt du traitement que peuvent imposer les gardiens d’un camp de détention aux prisonniers en raison du pouvoir arbitraire dont ils disposent. Ceci dit, nous pouvons nous poser une autre question : le gouvernement assumera-t-il un jour les conséquences des décisions qu’il a prises depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, en mars 2020 ? Les mesures qu’il nous a imposées et qu’il continue de nous imposer seront-elles enfin examinées en fonction de leur efficacité, de leur proportionnalité et de l’existence d’autres solutions possibles ? Finira-t-il par faire preuve de plus transparence quant à ce qui…

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Assumer les conséquences de nos décisions (1)

En tant que non-vaccinés, on nous dit constamment que nous devons assumer les conséquences de nos actions, ce qui revient à présumer que nous refusons de le faire. En ce qui me concerne, je voudrais justement qu’on cesse de m’importuner pour que je me fasse vacciner et qu’on me laisse agir comme l’adulte responsable que je suis. Je suppose que les autres non-vaccinés voient souvent les choses de la même manière. Car dans l’hypothèse où les vaccins pourraient nous procurer un bénéfice significatif compte tenu de notre âge et de notre état de santé, nous sommes prêts à nous passer de cet avantage possible pour ne pas nous exposer aux risques d’effets secondaires qui commencent à nous être connus à court et à moyen terme, et qui nous sont inconnus à long terme. Mais voilà : cette réponse ne suffit pas à notre gouvernement, aux experts, aux médecins, aux journalistes et à beaucoup de vaccinés. Elle leur déplaît même. De toute évidence, ce n’est pas ce qu’ils entendent par conséquences. Ils reviennent donc à la charge et leur ton menaçant devient plus perceptible. Si nous persistons dans notre refus de nous faire vacciner, nous devrions accepter de nous voir interdits l’accès…

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Ne pas succomber à la peur

Je reproduis ici le texte d’un ami qui, bien que vacciné et très critique vis-à-vis d’une certaine catégorie d’opposants aux mesures sanitaires, n’entend pas céder à la peur et offrir à notre gouvernement le luxe de coupables désignés, ce qui lui permettrait de détourner l’attention de l’inefficacité de sa « gestion de la pandémie » et le dispenserait de prendre enfin ses responsabilités. Voici le message qu’il adresse à tous les Québécois vaccinés. La peur a ceci de particulier que ses effets néfastes nous sont évidents quand nous n’avons pas peur et quand ce sont les autres qui ont peur. Nous nous étonnons alors de voir la peur les réduire aux sentiments les plus rudimentaires et les rendre incapables de penser et d’agir correctement. Pleins de jactance quand les choses vont bien, nous nous targuons de faire preuve de plus d’intelligence et de fermeté dans l’adversité. Mais quand c’est nous qui sommes sous l’emprise de la peur, souvent nous ne valons guère mieux que ceux dont nous nous moquions précédemment. Nous rions de ceux qui croient que le virus est une arme biologique fabriquée par le gouvernement chinois et qui considèrent leurs concitoyens d’ascendance asiatique comme des ennemis publics ; de ceux qui…

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Bilan sanitaire, moral et politique de l’année 2021 (2)

« Et si nous profitions de cette éclipse, de cet équivalent global des jours vides de l’année, pour réfléchir sur notre société qui se révèle malade de son système de santé ? Histoire d’avoir un plan lorsqu’inévitablement, le monde s’éclairera de nouveau… Je ne parle même pas ici de réclamer une commission d’enquête sur la gestion calamiteuse de la pandémie dans plusieurs CHSLD au printemps 2020, qui pourtant le mériterait. Ça va bien au-delà. C’est à une réflexion globale sur la manière dont le système de santé GÈRE LE QUÉBEC que j’en appelle. Car notre État est géré comme un hôpital. C’est le nombre de lits disponibles qui dicte ultimement le nombre de personnes qui peuvent se réunir autour d’une dinde, ce que nous ferons, s’il y aura couvre-feu, quelle entreprise devra fermer. Le gouvernement gère l’ensemble de la vie de la population en fonction du nombre de lits disponibles dans les hôpitaux, sans avoir fait quoi que ce soit pour augmenter la capacité du système de santé. Pas la capacité des soignants à prodiguer des soins à des humains : le nombre de lits ! C’est au-delà de l’idéologie. C’est de la comptabilité érigée au fil des gouvernements successifs en système. Certes, à…

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Bilan sanitaire, moral et politique de l’année 2021 (1)

Promesses non tenues et retour à la case départ Après nous avoir reconfinés à la fin de l’année 2020, notre gouvernement nous a fait de bien belles promesses si nous acceptions de nous faire vacciner et si les cibles vaccinales étaient atteintes. Nous allions pouvoir enlever nos masques, ne plus avoir à respecter la distanciation sociale, reprendre nos activités, ne plus être exposés à un couvre-feu, à un confinement et à un débordement des capacités hospitalières, et enfin mettre fin à l’état d’urgence sanitaire, nous disait-on. Car les vaccins étaient censés protéger contre les infections, les complications et les décès. Bref, notre gouvernement nous disait que si et seulement si nous acceptions de nous faire vacciner, nous pourrions recommencer à vivre normalement. Les vaccins – ces merveilleux sérums, comme les appelaient certains journalistes – sont la voie de la rédemption, la seule, nous disait-on et continue-t-on de nous dire. Point de salut sans les vaccins ! Notre gouvernement a donc organisé en grande pompe une campagne de vaccination et de marketing pour s’assurer que la population retrousse sa manche. Les objectifs initiaux de vaccination – relevés plusieurs fois au cours de l’année – ont été largement atteints à l’automne pour la…

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Tentative de portrait de la situation épidémique au Québec (3) – hospitalisations et statut vaccinal

Contrairement à ce qu’on fait souvent quand il s’agit des hospitalisations en fonction du statut vaccinal, j’organiserai les données possibles par groupe d’âge, au lieu de les prendre dans leur ensemble. Car ça ne veut certainement pas dire la même chose d’avoir une proportion considérablement plus faible de personnes vaccinées à l’hôpital pour les 20-29 ans et pour les 80-89 ans, les premiers étant beaucoup moins sujets que les derniers à avoir des complications à cause du virus. En outre, ma comparaison ne portera pas simplement sur les groupes vacciné, partiellement vacciné et non vacciné au même moment, mais aussi sur l’ensemble de la population non vaccinée au même moment l’année dernière. Les périodes comparées seront novembre 2020 et novembre 2021, puisque la campagne de vaccination a commencé en décembre 2020 au Québec. À partir des données sur les hospitalisations par groupe d’âge disponibles sur le site de l’INSPQ (tableau 3.1a) et de ce jeu de données sur les hospitalisations en fonction du statut vaccinal, j’ai regroupé dans le tableau 1 le nombre brut de nouvelles hospitalisations par groupe d’âge pour les mois de novembre 2020 et de novembre 2021, en séparant les groupes non vacciné, vacciné avec 1 dose et vacciné…

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La nouvelle religion sanitaire et sécuritaire

Voilà bientôt deux ans que nous sommes exposés à un prêche incessant. Il nous faut rester à la maison et réduire nos contacts. Il nous faut pratiquer la distanciation sociale et l’étiquette respiratoire. Il nous faut nous désinfecter les mains et porter un masque. Il faut nous faire dépister et nous isoler préventivement. Il faut nous faire vacciner une fois, deux fois, trois fois… Il nous faut consentir à la destruction de notre économie et à la dilapidation des fonds publics comme à des sacrifices indispensables. Il nous faut nous résigner à l’appauvrissement, à la raréfaction et à la réglementation des relations sociales, qui sont d’autres sacrifices nécessaires. Il nous faut croire que les bénéfices de ces sacrifices sont ou seront à la hauteur des pertes subies. Il ne nous faut pas douter que c’est pour notre bien qu’on nous séquestre et qu’on limite de plus en plus nos droits et nos libertés. Et il nous faut être convaincus que nous serons immanquablement punis, individuellement et collectivement, si nous ne respectons pas assidûment les nombreuses consignes sanitaires. Enfin il nous faut nous informer seulement aux sources autorisées qui sont détentrices de la vérité, et éviter les sources non orthodoxes ou…

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Remarques sur la mortalité au Québec en 2020

L’Institut de la statistique du Québec a publié au début du mois de décembre l’édition 2021 de son bilan démographique du Québec, lequel porte essentiellement sur l’année 2020. C’est une publication que j’attendais avec impatience, me disant qu’on pourrait certainement y trouver des informations intéressantes sur les causes de la mortalité. Mais qu’on ne se fasse pas d’illusions : l’Institut étant un organisme public, on ne peut pas raisonnablement s’attendre à ce que les analyses faites dans ce bilan s’éloignent de ce que le gouvernement dit à ce sujet. Si des fonctionnaires statisticiens ou démographes peuvent certainement avoir des idées divergentes, ils ont tout intérêt à ne pas essayer de les développer dans une publication officielle du gouvernement. Outre le fait que les hautes autorités exigeraient probablement le retrait de telles analyses, les dissidents s’exposeraient à des blâmes ou à des sanctions disciplinaires. Et s’ils osaient s’exprimer publiquement pour dénoncer la censure dont ils seraient l’objet, c’est leur carrière qui serait en péril. C’est donc sur les données que porteront mes analyses. D’ailleurs les analyses faites dans ce bilan sont brèves et rudimentaires comparativement à la masse de données qu’on y fournit. Dans le chapitre 3 sur les décès et la…

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Tentative de portrait de la situation épidémique au Québec (2)

Avant de me lancer dans des manières plus complexes d’organiser et d’analyser les données, je crois utile de faire une comparaison de la situation épidémique depuis le début du mois de décembre 2021 avec celle du mois de décembre 2020. Ce n’est pas en comparant la situation actuelle avec la semaine précédente, ou en nous fiant aux projections alarmistes du gouvernement et des experts, que nous pourrons remettre les choses en perspective. Et nous n’y parviendrons pas davantage en comparant un seul paramètre, c’est-à-dire les nouveaux cas par jour (même sans symptômes ou avec des symptômes légers), avec les épisodes épidémiques antérieurs. De tous les paramètres, c’est assurément lui le moins pertinent et le moins important pour évaluer la situation et juger de sa gravité. Les médecins et les experts auxquels les journalistes donnent la parole le reconnaissent eux-mêmes : si l’augmentation rapide des cas confirmés est inquiétante, ce serait qu’elle pourrait provoquer une hausse marquée des hospitalisations, le débordement des capacités hospitalières et de nombreux décès. C’est donc surtout les hospitalisations en cours et les nouveaux décès qui méritent notre attention. Toutefois je n’exclurai pas les nouveaux cas, afin de ne pas écarter simplement un paramètre que nous avons pris…

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Propositions pour remédier à la fermeture des lits hospitaliers et à la pénurie de personnel

Alors qu’on parle de « l’explosion des cas » et de la « propagation fulgurante du virus », nous devons être reconnaissants envers les journalistes, notamment ceux de La Presse, qui ont leurs contacts au sein du ministère de la Santé et des Services sociaux et qui nous informent de ce que nous ne pourrions pas savoir autrement. Que ferions-nous s’ils n’étaient pas là ? Ariane Lacourisière, dans son article « Nombre record de nouveaux cas – Plus de patients, moins de lits » (La Presse, 18 décembre 2021), nous informe de la situation dans le réseau de santé : « Près de 2000 lits d’hospitalisation et de soins intensifs sont fermés, par manque de personnel. Et 345 autres le seront pendant les Fêtes. Tout cela au moment où la hausse fulgurante des cas de COVID-19 menace d’envoyer de nombreux Québécois à l’hôpital, dont des employés de la santé contaminés au travail ou dans la communauté. » Je ne sais pas dans quelle mesure nous pouvons nous fier aux projections du gouvernement et des experts quant à l’augmentation prochaine des hospitalisations et l’effondrement du système de santé : « Présidente de l’Association des médecins d’urgences du Québec, la Dre Judy Morris indiquait jeudi que, plus que tout, c’est l’impact du variant…

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Tentative de portrait de la situation épidémique au Québec (1)

Les autorités politiques, les experts et les journalistes nous balancent des « chiffres » à la tête depuis bientôt deux ans, souvent sans en faire l’analyse et nous montrer comment les données ont été collectées et comment les calculs ont été faits. On nous demande de nous fier à ce qui serait scientifique et rationnel. Pourtant, même si ces « chiffres » étaient l’aboutissement d’une démarche rigoureuse, nous n’en savons rien et on ne nous donne pas les moyens d’en juger. On nous décourage même de le faire : nous ne sommes pas des experts et il faut laisser les experts faire leur travail. Ce qui revient à dire qu’au lieu de décider rationnellement si nous devons ou non faire confiance aux experts et aux autorités qui disent prendre leurs décisions en s’appuyant sur leurs avis, il nous faut croire à ce qu’ils disent. Compte tenu des pouvoirs exceptionnels dont nos gouvernements disposent actuellement et dont ils ne semblent pas vouloir se départir, voilà qui revient à accepter qu’ils soient nos maîtres. C’est pourquoi je ne prétends pas ici à une expertise dans une science quelconque. Pas plus que je n’attends de mes lecteurs à ce qu’ils me considèrent comme une autorité et à ce…

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Le passeport vaccinal peut faire son entrée dans les supermarchés au Nouveau-Brunswick

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick a donné, au début du mois de décembre, la possibilité à tous les commerces de demander à leurs clients de présenter leur passeport vaccinal au lieu de faire appliquer la distanciation physique entre les clients. Voilà la distinction entre les services essentiels et les autres services qui vient d’être abolie. Pourtant c’est grâce à la promesse du maintien de cette distinction qu’au printemps et à l’été (on peut supposer que les choses se sont passées à peu près de la même manière au Nouveau-Brunswick qu’au Québec) on a réussi à rendre acceptable à l’opinion publique l’idée d’un passeport vaccinal. Il devait seulement s’appliquer, nous a-t-on dit, aux grands rassemblements, aux restaurants, aux cafés, aux bars, aux gyms, etc. Jamais on aurait l’idée de l’appliquer aux supermarchés ou même à l’ensemble des commerces de détail. Quelle idée ! Et voilà que le gouvernement du Nouveau-Brunswick vient de faire le premier pas dans cette direction. Il est vrai que la ministre de la Santé n’oblige pas les commerces en général, et les épiceries en particulier, à exiger que leurs clients présentent un passeport vaccinal. Elle laisse plutôt le choix à chaque commerce de faire respecter la…

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Une honte et un danger pour notre démocratie

C’est avec un mélange de moquerie et d’irritation que j’ai lu ce matin cette déclaration commune de la directrice générale du Musée canadien pour les droits de la personne et de la présidente de la Commission canadienne des droits de la personne en faveur des mesures sanitaires et de la vaccination, obligatoire s’il le faut. « Les droits individuels sont assortis d’une responsabilité collective », La Presse, 10 décembre 2021. Comme si nous qui contestons les mesures sanitaires ne savions que nous avons aussi des responsabilités à prendre. Et justement, nous voulons pouvoir prendre nos responsabilités en décidant, individuellement et collectivement, ce que nous devons faire en raison de l’arrivée du fameux virus et des variants qui continuent de se succéder les uns aux autres. Mais le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial profitent de l’urgence sanitaire pour nous priver de certains de nos droits individuels, pour imposer des conditions à l’exercice des autres, et pour exiger de nous une série d’actes d’obéissance, qui n’ont rien à voir avec la prise de responsabilités. Les gouvernements décident ce qui est bon pour nous et nous devons faire ce qu’il nous demande. De ça, les défenseurs et les critiques des mesures sanitaires ne débattent…

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Réplique à la prise de position de plusieurs universitaires belges en faveur de l’obligation vaccinale

Plusieurs universitaires belges ont pris publiquement position en faveur de l’obligation vaccinale dans une sorte d’article intitulé « Opter pour l’obligation vaccinale est un choix de société » par ses auteurs, mais rebaptisé par la rédaction du journal où elle a été publiée, qui associe dans un gros titre tapageur égoïsme et effondrement de la société. Mais laissons là la rédaction de ce journal, et contentons-nous de répondre à ces universitaires. D’abord un mot de remerciement à ces universitaires – principalement spécialisés en médecine et en science – pour avoir admis que l’obligation vaccinale est un choix de société, et d’avoir donc accepté d’entrée de jeu que ce n’est pas là une simple question de médecine ou de science, mais bien une question de politique et de morale, entre autres. Du même coup il leur faut bien reconnaître qu’ils ne détiennent pas d’expertise particulière sur cette question, ou du moins pas sur son aspect moral, social et politique. Je ne veux pas dire par là qu’ils devraient simplement se taire, mais seulement qu’ils ne doivent pas s’attendre à ce que nous les croyions sur la parole, comme ça arrive malheureusement trop souvent aux médecins et scientifiques qui, habitués d’avoir avec eux…

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Questions pour les militants de gauche

Pourquoi consentez-vous, par votre silence et votre inaction, au prolongement de l’état d’urgence sanitaire ? Vous savez que le bien des personnes qui constituent le peuple n’est généralement pas ce qui motive les décisions de nos dirigeants politiques. Les politiciens qui parviennent à se hisser au pouvoir provenant presque toujours de milieux cossus, quand ils ne sont pas simplement riches, n’arrivent pas à se représenter la vie que la plupart d’entre nous doivent vivre ou ne s’en préoccupent pas le moins du monde, même s’il leur arrive de prétendre le contraire, pour obtenir des votes et conserver une certaine popularité. Puis ils entretiennent des rapports plus aux moins étroits avec les élites économiques, dont ils défendent les intérêts de manière générale ou de manière plus ciblée, comme de nombreux scandales de corruption devraient nous l’avoir appris. Sous leur gouverne, ne nous retrouvons-nous pas, depuis des décennies, à payer plus d’impôts sur le revenu et de taxes sur la consommation, alors que les grandes entreprises assument de moins en moins leur part du fardeau fiscal et s’enrichissent démesurément grâce à l’exploitation des ressources naturelles et humaines que le gouvernement met à leur disposition ? N’avons-nous pas vu l’éducation supérieure devenir de plus en…

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Mise à jour de la constitution pour un État sanitocratique

« Tout confort se paie. La condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie. » (Ernst Jünger, Traité du rebelle ou Le recours aux forêts.) En plus d’avoir ajouté quelques articles dans les sections déjà existantes de la constitution pour un État sanitocratique, j’ai ajouté trois sections sur les élections et sur la composition du Gouvernement et du Conseil d’urgence sanitaire. Comme on verra, j’ai pu reprendre plusieurs principes politiques en vigueur bien avant l’arrivée du virus et la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, en me contentant de les rendre plus explicites. Ce qui veut dire que, sur certains points, la situation actuelle n’est pas en rupture avec la réalité d’avant, mais en est plutôt la continuité et la radicalisation. Si bien qu’un simple retour en arrière – si une telle chose était possible – aurait vite fait de nous entraîner dans une autre crise politique et sociale, car c’est la fondation même de l’édifice qui est mauvaise. Constitution pour un État sanitocratique

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Constitution pour un État sanitocratique

« Mais personne ne prévoyait ces conséquences au temps où la bourgeoisie de Thalburg votait à une écrasante majorité pour l’avènement de Troisième Reich. Et c’est peut-être la leçon la plus significative que l’on doit tirer de l’expérience de cette petite ville allemande pendant et juste avant la prise de pouvoir par les nazis. Sur place, presque personne ne réalisait ce qui se passait. On ne se rendait pas compte de ce que Thalburg allait connaître si Hitler venait au pouvoir ; on n’avait pas vraiment compris ce qu’était le nazisme. Les sociaux-démocrates se révélèrent incapables d’entendre tout ce que comportait le concept de nazi. Les juifs et les luthériens, qui devaient, les uns et les autres, souffrir si cruellement sous le fouet nazi, ne le comprenaient pas non plus ; et pas davantage certains dirigeants du NSDAP lui-même, tel Walther Timmerlah. Chaque groupe discernait bien tel ou tel aspect du nazisme, mais aucun ne le saisissait dans toute son ampleur et dans toute son horreur. Cela n’apparut que plus tard ; et même là cela ne fut pas sensible à tout le monde. Le problème du nazisme fut essentiellement un problème de perception. À cet égard, on peut se demander si l’histoire de…

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Une preuve de vaccination pour louer un logement

Depuis que la campagne de vaccination massive a commencé, je me suis dit qu’une mesure prétendument sanitaire aussi sordide allait finir par voir le jour. Seulement je me suis abstenu d’en parler, pour ne pas donner de mauvaises idées aux compagnies de gestion immobilière qui pourraient vouloir faire du zèle sanitaire. Mais voilà, c’est finalement arrivé : une compagnie albertaine se propose maintenant d’exiger une preuve de vaccination de ses nouveaux locataires. Alors aussi bien en parler, d’autant plus qu’on cherche à établir un précédent et que la nouvelle circule déjà dans les médias anglophones : « An Alberta-based rental housing provider says it hopes to set a precedent with its decision to require proof of COVID-19 vaccination from new tenants. Strategic Group -- which owns more than 1,500 one and two-bedroom suites in rental apartment buildings in Edmonton and Calgary -- says it believes it is the first major landlord in Canada to implement a vaccine requirement for new tenants. "We're proud of it. Very proud of it. And we'd like to see other landlords implement the same policy," said chief operating officer Tracey Steman. "It will help to end this pandemic." » (« Apartment building owner hopes to set precedent with…

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Existe-t-il une corrélation entre la couverture vaccinale et le taux de cas actifs ?

Les autorités politiques et sanitaires québécoises disent, malgré la couverture vaccinale élevée, s’inquiéter d’une cinquième « vague » en raison de l’existence de régions ou de villes où la population est moins vaccinée qu’ailleurs. Ces craintes s’appuieraient sur ce qui serait observé en Europe, où les régions qui seraient les plus durement touchées seraient celles où la couverture vaccinale serait plus faible. Mais parle-t-on des décès, des hospitalisations ou des simples cas de contamination, souvent sans symptômes, ou du moins sans symptômes graves ? D’après les déclarations du ministre de la Santé et des Services sociaux rapportées dans un article de La Presse (« Cinquième vague en Europe – Le ministre Dubé inquiet des régions moins vaccinées », 17 novembre 2021), l’indicateur principal serait la fréquence des nouveaux cas de COVID-19, même s’il est sous-entendu, dans cette perspective, que plus il y a de cas, plus il y a d’hospitalisations et de décès. Même s’il est certainement pertinent de le faire, je ne veux pas remettre ici en question le choix de ce critère pour évaluer la gravité de la crise sanitaire et essayer d’établir une corrélation entre la couverture vaccinale et l’évolution de la situation sanitaire. Acceptons de jouer le jeu pour voir si…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (7)

Je ne ferai pas ici l’analyse des autres changements de valeur annoncés par les rédacteurs du rapport L’avenir de la valeur publié par le think tank fédéral Horizons de politiques Canada. Il resterait encore sept activités à analyser et j’en aurais encore pour deux ou trois semaines à écrire à ce sujet. Il me semble que nous pouvons déjà avoir une idée assez précise de ce qui nous attend si les changements prédits quant aux activités déjà analysées venaient à se produire. J’ai d’ailleurs choisi les activités qui nous concernent plus spécifiquement, en tant qu’êtres humains et citoyens, et aussi en tant qu’intellectuels ou artistes. Voici les grandes lignes de ce qui apparaît à l’horizon, avec quelques contre-propositions. Appauvrissement généralisé Compte tenu du développement de la robotique et de l’intelligence artificielle, les robots et l’intelligence artificielle pourraient accomplir beaucoup de tâches physiques ou intellectuelles pour lesquelles nous sommes rémunérées. Et quand le travail humain serait encore requis, il nécessiterait moins d’expertise, celle-ci pouvant – selon les auteurs du rapport – être possédée par l’intelligence artificielle, être mis en ligne grâce à des cours sur demande ou à des enregistrements. Il en résulterait que le travail humain perdrait généralement en valeur,…

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Enjeux stratégiques de la fin de l’obligation de tenir un registre de la clientèle dans les restaurants et les bars et de faire du télétravail

Le gouvernement a consenti dernièrement à accorder quelques assouplissements sanitaires aux personnes « adéquatement » vaccinées et au secteur de la restauration. Parmi ceux-ci, il y a la fin de l’obligation de tenir un registre de la clientèle. Rappelons que ce registre devait servir à faire le traçage des contacts, dans un contexte où le gouvernement s’acharnait sur les restaurants et plus particulièrement sur les bars, dans son austérité sanitaire. Il y a lieu de nous demander quels sont les enjeux de cet assouplissement. Nous savons depuis le début de l’état d’urgence sanitaire que notre gouvernement n’a pas l’habitude de nous accorder gratuitement des faveurs, surtout quand il s’agit de savoir qui est allé où et qui a fait quoi, surtout quand il s’agit de nous faire passer des tests de dépistage et de nous isoler à la maison de manière préventive. Ceux qui croient à l’efficacité du vaccin pour diminuer de manière considérable la propagation du virus diront que c’est du « gros bon sens ». Maintenant que seules les personnes vaccinées peuvent entrer dans ces établissements, il serait inutile de garder ces registres pour faire le traçage des contacts, puisque le risque d’éclosions serait minimal, puisque celles-ci se produiraient surtout…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (6)

J’analyse ici les modifications que pourraient entraîner les nouvelles technologies quant à la septième activité humaine de base (expériences qui modifient notre état émotionnel) selon le rapport L’avenir de la valeur, publié par Horizons de politiques Canada, un think tank financé avec les fonds publics, c’est-à-dire avec les taxes et les impôts que nous payons au gouvernement fédéral. Nous pourrions penser qu’enfin les rédacteurs du rapport daigneront nous traiter comme des êtres dotés de sensibilité, et pas seulement comme des producteurs et des consommateurs de marchandises, ou même comme des marchandises. Mais le seul fait de regrouper dans une catégorie distincte les activités qui modifient notre état émotionnel montre qu’on se préoccupe assez peu de la manière dont les autres catégories d’activités et leur transformation affectent notre état émotionnel. Car toutes les activités affectent nos sentiments, même si ce n’est pas leur fonction première. Le fait, pour un étudiant, de devoir rester seul des journées entières dans son petit appartement pour suivre des cours en ligne – parce qu’on s’imagine pouvoir ralentir la propagation du virus ainsi, parce qu’on trouve que c’est plus économique et écologique –, au lieu d’y assister en personne sur le campus universitaire, sans masque et…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (5)

Je continue mon analyse du rapport L’avenir de la valeur du think tank fédéral Horizons de politiques Canada en passant à la sixième activité humaine de base, c’est-à-dire le transfert de connaissances, afin de voir de quelle manière les nouvelles technologies pourraient affecter la rareté et provoquer des changements de valeur dans ce domaine selon les rédacteurs du rapport, et pour essayer d’en dégager les implications politiques sous-jacentes. Je présume que cette activité, comme la « production » de connaissances, concerne tout particulièrement plusieurs de mes lecteurs, qui enseignent, qui ont enseigné ou qui aimeraient enseigner. Puis, en tant que citoyens, les manières dont on pourrait transformer le transfert de connaissances nous concernent tous, car elles peuvent s’inscrire dans un projet politique susceptible d’avoir des effets politiques considérables. Ceux qui influencent ou contrôlent la transmission de ce qui passe, à tort ou à raison, pour des connaissances sont assurément très puissants. C’est pourquoi le savoir autorisé et diffusé a toujours été l’enjeu de luttes ouvertes ou cachées entre des groupes d’intérêts concurrents, ou entre les gouvernants et les gouvernés. La définition de cette activité est simpliste. Sa formulation laisse entendre que la savoir est quelque chose de donné, de connu comme savoir,…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (4)

Je continue l’analyse du rapport publié par le think tank fédéral Horizons de politiques Canada que j’ai commencée dans les billets du 29 octobre, du 1er novembre et du 6 novembre 2021. Nous nous intéresserons maintenant à la cinquième activité humaine de base, question de voir comment, selon les auteurs du rapport, les nouvelles activités pourraient affecter la rareté quant à la production de connaissances, et provoquer des changements de valeur, comprise au sens économique. Ce qu’on dit ici est très important pour nous, car je suppose que plusieurs de mes lecteurs entrent dans la grande catégorie des « producteurs » et des « consommateurs » de connaissances. Il n’est déjà pas sans danger qu’on considère nos activités intellectuelles et artistiques d’un point de vue économique assez borné. Gardons donc l’œil ouvert et voyons à quelles transformations on voudrait soumettre ce que nous faisons, sous prétexte de progrès technologique. La définition est très vague et en même temps elle est restrictive et même simplificatrice. Comme je l’ai déjà dit dans mon analyse de l’activité 4, le fait de séparer en deux activités distinctes l’acquisition d’informations et la production de connaissances pose problème, surtout si les informations sont acquises par des personnes autres que celles…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (3)

Je poursuis l’analyse du rapport L’avenir de la valeur du think tank Horizons de politiques Canada, lequel est financé par le gouvernement fédéral. Dans le billet du 29 octobre 2021 je me suis intéressé au cadre de pensée de cet organisme, et dans le billet du 1er novembre 2021 je me suis intéressé au concept de rareté tel que compris par cet organisme et aux changements de valeur que produiraient les nouvelles technologies, en ce qui concerne les « services physiques aux êtres vivants » (activité 1), mais qui en fait semblent s’expliquer par un désir maladif de contrôler et de réduire les contacts et les déplacements. Ici j’analyserai les changements de valeurs qui concernent l’activité 4, c’est-à-dire l’acquisition d’informations. S’il est certainement possible de collecter des informations sans les analyser, s’il est vrai qu’il est parfois préférable d’attendre que les données aient été collectées avant de les analyser afin de ne pas orienter cette collecte en fonction de présupposés (par exemple en pharmacovigilance, qui exige que la collecte des données sur tous les événements indésirables suivant l’injection des vaccins, sans analyse visant à établir s’ils sont causés par les vaccins ou non, cette analyse devant être faite globalement, en comparant le…

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Historiette sur un avenir possible

Certains de mes lecteurs croient peut-être que je délire quand je soupçonne Horizons de Politiques Canada, ce think tank financé par le gouvernement fédéral, de faire la promotion d’un projet social et politique sous couvert d’adaptation économique aux changements produits par les nouvelles technologies. Mais les technologies n’existent pas par elles-mêmes et ne font que servir les fins que personnes qui les conçoivent et les utilisent leur donnent. Même une intelligence artificielle qui, par ses capacités de calculs de nombreux paramètres et « d’apprentissage », surpasse l’intelligence humaine doit être programmée par des êtres humains. Si ce projet social et politique se manifeste implicitement dans le rapport que j’ai commencé à analyser dans les billets du 29 octobre 2021 et du 1er novembre 2021, il apparaît plus clairement dans le rapport « Explorer la convergence bionumérique », publié le 11 février 2020, c’est-à-dire quelques semaines avant que les décisions autoritaires de nos gouvernements ne bouleversent notre manière de vivre. Puisque je ne veux pas me lancer dans l’analyse d’un autre document d’une soixantaine de pages, je renvoie seulement mes lecteurs au billet du 17 juillet 2021, où je fais quelques brèves remarques sur l’avant-propos et où je me questionne sur les implications de ce…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (2)

Je continue ici l’analyse débutée dans le billet du 29 octobre 2021 sur le rapport intitulé L’avenir de la valeur de l’organisme fédéral Horizons de politiques Canada, lequel on peut qualifier de think tank. Après avoir défini de ce qu’ils entendent par valeur (le montant d’argent reçu pour la vente d’un bien ou d’un service dans une économie de marché) et insisté sur le rythme de ces changements de valeur, les auteurs du rapport énumèrent les dix technologies qui selon eux sont à l’origine de ces profonds changements (p. 13) : l’internet des objets ; l’intelligence artificielle et les logiciels d’automatisation ; la robotique ; la téléprésence ; la réalité virtuelle et augmentés ; les technologies de production décentralisée (l’impression 3D par exemple) ; les technologies bionumériques ; les matériaux avancés ; les chaînes de blocs ; la connectivité à haut débit. Sans nier l’importance des changements économiques que pourraient rendre possibles ces technologies, je rappelle qu’elles peuvent être utilisées de différentes manières pour atteindre des objectifs différents et parfois même radicalement opposés. Dans le même esprit, le fait d’accorder de l’importance à ces technologies et de financer des recherches qui portent sur elles peut s’expliquer par des projets économiques, sociaux et politiques de plus ou moins grande envergure, dont…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (1)

J’analyserai ici un document publié par Horizons de Politiques Canada, ce drôle d’organisme de prospective (de futurologie, si on préfère) financé par le gouvernement du Canada, dont j’ai déjà parlé dans un billet publié il y a quelques mois, et qui est particulièrement actif depuis l’arrivée du virus. On a même l’impression que les « experts » en prospective (fait-il plus sens de parler d’une expertise en prospective que d’une expertise en rétrospective ?) profitent de la crise actuelle pour faire faire du chemin à certaines de leurs idées sur l’avenir de notre société. Il est vrai que ce rapport, intitulé L’avenir de la valeur et publié en août 2021, n’exprime pas une position officielle du gouvernement fédéral, comme le dit l’avertissement qui se trouve au tout début : « Horizons de politiques Canada (Horizons de politiques) est une organisation de prospective stratégique au sein du gouvernement du Canada, dont le mandat est d’aider le gouvernement à développer des politiques et des programmes fiables et résilients face aux changements envisageables à l’avenir. Le contenu de ce document ne représente pas nécessairement les idées du gouvernement du Canada ni des ministères ou des organismes participants. » Mais il est raisonnable de penser que les rapports publiés par…

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Dissection de la Charte des droits et libertés de la personne à la lumière de la crise actuelle (3)

Je poursuis ici l’analyse de la Charte des droits et libertés de la personne. En relisant le deuxième billet de cette série, publié hier, je viens de remarquer que j’ai passé du chapitre I, analysé dans le premier billet, au chapitre II, en oubliant d’analyser le chapitre I.1. Je veux remédier maintenant à cet oubli, mais sans analyser les articles un à un comme j’ai fait dans les billets précédents. Certains d’entre eux ne concernent pas directement la crise actuelle, alors que d’autres répètent ce qui a été dit dans d’autres articles, mais en faisant varier quelque peu le contexte d’application. Je rappelle encore une fois que, même si je m’intéresse ici aux droits et aux libertés qui nous sont reconnus dans la Charte, ce que j’écris dans ce billet ne constitue pas un avis juridique. Comme dans les autres billets de cette série, il s’agit de voir jusqu’à quel point nos autorités politiques et sanitaires respectent ou ne respectent pas nos droits et nos libertés sous prétexte d’urgence sanitaire, et dans quelle mesure la Charte protège véritablement nos droits et nos libertés. Le chapitre I.1 a pour titre « Droit à l’égalité dans la reconnaissance et l’exercice des droits et…

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Dissection de la Charte des droits et libertés de la personne à la lumière de la crise actuelle (2)

Je continue ici l’analyse de la Charte des droits et libertés de la personne, que j’ai commencée dans un billet publié il y a environ deux semaines. Je rappelle que je ne suis pas juriste et que mes analyses ne sauraient être considérées ou utilisées comme un avis juridique. La perspective que j’adopte n’est d’ailleurs pas celle du droit, mais celle de la philosophie politique. Il s’agit d’examiner la Charte pour déterminer dans quelle mesure notre gouvernement et ceux qui appliquent ses décisions briment nos droits et nos libertés. Cet examen est la condition d’existence de nos droits et de nos libertés, surtout quand les juristes et les politiciens, par adhésion à l’idéologie sanitaire, par amour du pouvoir ou par crainte des représailles, n’assument pas leurs responsabilités de gardiens du droit et de défenseurs des libertés des citoyens, sont devenus de vulgaires mercenaires, ou agissent comme s’ils étaient nos maîtres. Le préambule et le chapitre I (libertés et droits fondamentaux) de la Charte ayant fait l’objet de la première partie de cette analyse, passons au chapitre II (droits politiques) : « 21. Toute personne a droit d’adresser des pétitions à l’Assemblée nationale pour le redressement de griefs. 22. Toute personne légalement habilitée…

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Pour notre bien

C’est pour notre bien : qu’on nous traite tous, quels que soient notre âge et notre état de santé, comme des vieillards à l’article de la mort ; qu’on nous considère, par principe de précaution, malades quand nous n’avons pas de symptômes ; qu’on nous séquestre à domicile quand nous obtenons un résultat positif à la suite d’un test de dépistage, même quand nous n’avons pas le moindre symptôme ; qu’on en fait autant quand nous avons été en contact avec un cas confirmé, même quand le résultat du test de dépistage s’avère négatif ; qu’on a terrorisé le personnel soignant pendant la « première vague », lequel ne voulait parfois plus se rendre au travail pour soigner les résidents des CHSLD ; qu’on se propose de congédier des milliers de travailleurs de la santé non vaccinés à l’approche de l’hiver, précisément quand le réseau de la santé sera soumis à d’importantes pressions à cause des infections respiratoires virales saisonnières, comme à tous les ans ; qu’on nous a fait adopter un mode de vie qui incite à l’inactivité et qui contribue à l’apparition de conditions de santé rendant plus vulnérables au virus ; qu’on a créé, grâce au confinement, des conditions propices à la violence conjugale et parentale,…

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Déclarations nébuleuses, incohérentes et absurdes sur la fin de l’état d’urgence sanitaire (ou l’art de nous mener en bateau)

Nos autorités politiques et sanitaires nous ont encore annoncé qu’elles vont envisager de mettre fin de l’état d’urgence sanitaire, cette fois-ci au début de l’année 2022 (« Fin de l’état d’urgence sanitaire en 2022 : Legault entrevoit la fin de la majorité des mesures », La Presse, 20 octobre 2021). Rappelons que c’est ce qu’elles nous ont dit il y a déjà plusieurs mois, pour inciter les adultes et les adolescents à se faire vacciner. L’état d’urgence, nous disait-on, pourrait peut-être être levé à l’automne, quand la couverture vaccinale visée (70 % ou 75 %) serait atteinte. Pourtant cette cible a été atteinte depuis longtemps et nous voilà en novembre sans qu’aucune mesure concrète n’ait été prise pour mettre fin à l’état d’urgence sanitaire. C’est qu’on nous a annoncé la venue du méchant variant Delta, qui devait décimer les personnes non vaccinées, et peut-être même une partie des personnes vaccinées plus vulnérables, invariablement infectées à cause des personnes non vaccinées. Nous attendons encore. Cette « quatrième vague » a été encore moins dévastatrice que la « troisième vague », c’est-à-dire une petite vaguelette de rien du tout, si du moins on s’intéresse à ce qui importe vraiment, c’est-à-dire aux décès et aux hospitalisations, et pas aux cas d’infection. Si…

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Réplique à un autre sermon du Père Lagacé (ou sur le prétendu devoir de promotion vaccinale des syndicats)

Je veux ici répliquer à un autre sermon du Père Lagacé, fait dans une chronique publiée juste avant l’annonce du report de la suspension des travailleurs de la santé non vaccinés (« Les lavabos, la suite », La Presse, 13 octobre 2021). Cette chronique est la suite d’une chronique publiée en avril en 2020. Je ne reviens pas sur cette première chronique et je me contente de faire remarquer que, bien que je ne le suive pas sur toute la ligne (une représentante syndicale des employés de la SAQ me semble avoir raison de s’étonner de la décision de garder les succursales de la société d’État, alors que le gouvernement terrorise la population québécoise pour qu’elle reste chez elle pour ne pas attraper le virus et dit qu’il faut seulement garder ouverts les commerces essentiels, même si j’en conclurais pour ma part que cette décision montre que les mesures sanitaires sont arbitraires depuis le tout début, alors que pour sa part elle y voit quelque chose d’anxiogène pour les employés), Patrick Lagacé n’était pas encore devenu le Père Lagacé et n’avait pas encore sombré complètement dans le délire superstitieux. Il est à craindre que le vaccin lui ait depuis monté à la…

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La corruption des politiciens, des institutions publiques et de la politique par l’idéologie sanitaire

Ce billet s’inscrit dans ma tentative (commencée dans ce billet et ce billet) d’enrichir et de complexifier la conception commune de la corruption, dans laquelle on confond les moyens généralement utilisés, par exemple les pots-de-vin, avec les fins visées ou les résultats obtenus, à savoir le fait de détourner nos institutions et les personnes qui y occupent des fonctions de leurs fins et des rôles qu’elles sont censées y jouer, et même de transformer en mal et de manière durable ces institutions et ces personnes, quand le mal ne se trouve pas initialement en elles, en raison d’un défaut de conception des institutions et d’une inaptitude morale et intellectuelle des personnes à assumer les responsabilités qu’on leur confie. Cette perversion et cette dégradation, c’est précisément ça, la corruption. Ainsi les institutions et les personnes peuvent-elles être corrompues ou se corrompre même quand personne ne donne des pots-de-vin. Ainsi pouvons-nous constater que la corruption en politique existe sans avoir à prouver que tel ou tel gouvernement a été soudoyé pour servir les intérêts d’une puissance étrangère. La corruption du ministre et du ministère de la Santé et des Services sociaux Même si le personnage est fort antipathique à plusieurs d’entre nous,…

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Contre-offensive contre deux croisés

Depuis le temps que les journalistes de La Presse militent, tels des croisés, pour la conversion forcée ou l’expulsion des travailleurs de la santé non vaccinés et par conséquent infidèles, il fallait bien s’attendre à ce qu’ils répandent des torrents d’encre – à défaut de pouvoir répandre le sang, pour l’instant – à la suite du report de la date butoir pour se soumettre à l’impératif vaccinal. Jadis la philosophie était soumise à la théologie. D’autres ont plus tard voulu mettre la littérature au service de l’action politique conçue de la manière la plus bornée et la plus stupide qui soit. Enfin nous vivons à une époque où le journalisme (ou ce qu’il en reste) a l’obligation de s’engager dans la grande campagne de vaccination massive, à l’échelle nationale comme à l’échelle internationale. Au Québec, La Presse compte probablement (il faudrait faire une étude scientifique pour nous en assurer) parmi ses employés la plus grande concentration d’écrivaillons engagés (ou enragés) de toute la presse écrite. Comme ils sont légion, comme nous ne devons pas gaspiller nos forces en nous engageant dans autant de combats qu’il y a de spécimens de cette sale engeance, je m’en tiendrai ici à contre-attaquer deux…

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Dissection de la Charte des droits et libertés de la personne à la lumière de la crise actuelle (1)

Je ferai ici des remarques sur la manière dont les articles de la partie I de la Charte des droits et libertés de la personne sont respectés depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire et, par la force des choses, je tâcherai de les interpréter correctement, c’est-à-dire de manière cohérente, sans dénaturer le texte. N’étant pas juriste, je ne prétends pas formulé un avis juridique. Je propose seulement de faire ici une lecture attentive de la Charte pour déterminer dans quelle mesure nos droits et nos libertés sont brimés par notre gouvernement et ceux qui appliquent ses décrets. Sans un tel examen, les droits et libertés – dans le contexte de la crise actuelle et de manière générale – qui pourraient nous être reconnus par la Charte ne sauraient vraiment exister, puisque pour disposer de droits et de libertés au sens juridique du terme, il faut bien les comprendre et savoir quelles sont leurs limites. Nos droits et nos libertés ne sont donc pas l’affaire exclusive des spécialistes du droit, qui nous représentent devant les tribunaux, ou qui y représentent l’État. Commençons par le préambule duquel devrait découler les droits et les libertés que nous reconnaît la Charte : « CONSIDÉRANT que…

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Renversements sur les conceptions individualiste et collectiviste de la santé

Les partisans de la vaccination de bout en bout peignent les non-vaccinés comme de méchants individualistes qui tôt ou tard finiront par tomber malades, qui occuperont des lits dans les hôpitaux, qui seront soignés aux frais des contribuables, qui seront responsables de l’engorgement du système de santé, qui priveront de soins les personnes vaccinées mais plus vulnérables ou non vaccinées pour des raisons de santé qu’ils infecteront et rendront malades, sans parler de toutes les autres personnes vaccinées mais atteintes d’une autre maladie, lesquelles se verront privées de soins médicaux adéquats à cause du délestage qu’on sera obligé de faire dans les hôpitaux pour soigner les personnes malades de la COVID-19 à cause des méchants égoïstes de non-vaccinés. À cela ils opposent explicitement ou implicitement une conception de la santé collectiviste. Il faut se faire vacciner deux fois, trois fois, tous les ans ou tous les six mois ou plus souvent si c’est nécessaire. C’est ainsi qu’on cesserait d’être un danger pour ses concitoyens et un fardeau pour l’État, le système de santé et les contribuables en occupant des lits dans les hôpitaux alors que cela aurait pu être évité. Bref, l’idéal de la santé collectiviste, ce serait que les…

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À la guerre comme à la guerre !

Notre ministre de la Santé et des Services sociaux fait tellement des plans foireux dernièrement, que même certains partis d’opposition et certains journalistes s’en aperçoivent. Ce n’est pas peu dire. Il est vrai qu’adopter un décret qui aura pour effet de suspendre plus de 20 000 travailleurs de la santé du réseau public au mois d’octobre, sans parler de ceux du secteur privé (par exemple des employés des agences de placement), c’est vraiment génial. Alors que notre système de santé est facilement saturé l’hiver en raison de la grippe saisonnière, alors qu’on nous dit que les nouveaux variants ont une certaine résistance aux vaccins (ce qui est une manière détournée de dire que les vaccins ne sont pas vraiment efficaces), alors qu’on serait en pénurie de main-d’œuvre, alors que le personnel soignant serait surmené et migrerait vers le secteur privé, ce crétin de première classe impose la vaccination obligatoire et, ce faisant, détériore encore plus l’état de notre système de santé. Et maintenant il va nous pondre d’ici la semaine prochaine un « plan de contingence », comme si la pénurie de personnel soignant qu’il va lui-même provoquer lui tombait du ciel. Puis il a le culot de renchérir en…

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Propagation de l’influence tentaculaire de l’industrie pharmaceutique dans les milieux de recherche

Fidèles à leur habitude, les journalistes de La Presse se font la courroie de transmission de l’expertise autorisée qui appuie la politique vaccinale de nos autorités politiques et sanitaires. Encore une fois on nous dit, dans un article publié le 30 septembre, que l’efficacité des vaccins contre les décès et les hospitalisations serait excellente. Même si ce que je me propose de faire dans ce billet n’est pas de démonter cette étude, je me permets quelques remarques générales sur les résultats présentés dans cet article et sur l’étude de l’INSPQ : Comme toujours, la journaliste ne daigne pour faire un renvoi à l’étude en question, ce qui revient à substituer son article à cette étude, du point de vue de tous ses lecteurs qui ne prendront pas la peine de faire la recherche. L’étude en question (Efficacité de deux doses de vaccin contre la COVID-19 chez les adultes québécois vivant dans la communauté) est tellement brève et rudimentaire que l’article de journal est plus long et contient des affirmations qui n’y sont pas faites, par exemple Alain Lamarre, professeur-chercheur en immunologie et virologie à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), vante la décision du gouvernement de reporter l’injection de la…

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Le passeport vaccinal à l’Assemblée nationale

La dernière trouvaille des agités du bocal qui nous gouvernent vient d’être adoptée : il faudra bientôt montrer un passeport vaccinal pour entrer à l’Assemblée nationale. Ce qui montre que, contrairement au proverbe, l’oisiveté n’est pas la mère de tous les vices. Si nos gouvernants, les bureaucrates et les « experts » savaient rester oisifs, nous ne croulerions pas sous les mesures sanitaires. Mais l’agitation est le fin mot de notre époque et de la crise actuelle. Et plus nos gouvernants s’agitent, plus ils incitent le patronat et le reste de la population à s’agiter aussi vainement. Car ce qu’il faut, c’est s’agiter, coûte que coûte. Qu’importe que ce soit inefficace, inutile, nuisible et absurde ! L’importance, c’est de faire quelque chose, et surtout de montrer que l’on fait quelque chose. Voyons ce que dit à ce sujet l’organe de presse semi-officiel de nos autorités politiques et sanitaires : « Le passeport vaccinal sera désormais exigé à l’Assemblée nationale. La décision a été prise jeudi par le Bureau de l’Assemblée nationale, le conseil d’administration du parlement sur lequel siègent des élus de tous les partis. Majoritaires, la Coalition avenir Québec et le Parti libéral ont appuyé la mesure, alors que le Parti…

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Renversements sur l’absolutisme

Faisons ici abstraction de tout ce qui pourrait être dit pour remettre en question l’idée selon laquelle les mesures sanitaires servent à protéger notre santé. Voyons ce que nous pouvons répondre à ceux qui, parce que nous défendons nos droits et nos libertés contre les nombreuses atteintes qu’on leur a faites depuis 18 mois et qu’on continue de leur faire, laissent entendre que nous ferions de la liberté une sorte d’absolu moral, pour nous répondre que la liberté n’est pas une valeur absolue, aussi bien moralement que politiquement et juridiquement, que celle-ci se voit imposer des limites, en temps normal et encore plus en temps de crise. Par exemple quand la santé et la sécurité de la population sont menacées, comme c’est le cas dans une pandémie. Qui a dit le contraire ? Qui a fait de la liberté un absolu parmi ceux qui s’opposent aux mesures sanitaires ? Personne, d’après ce que j’en sais, à part peut-être quelques toqués non représentatifs de la majorité des non-conformistes. Il est vrai que les entorses faites à nos libertés et à nos droits donnent parfois lieu à des réactions d’irritation, à des exagérations et même à des vociférations. Mais quand même, dire…

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Corruption de la politique : les partis politiques

Il ne s’agit pas, dans ce billet, de la corruption des politiciens, au sens où ceux-ci auraient été soudoyés ou achetés par des gouvernements étrangers, des organisations supra-nationales, des secteurs de l’industrie, de puissants multimilliardaires ou des organisations criminelles ou religieuses. Même si ce phénomène existe certainement, même s’il est vraisemblable qu’il joue un rôle considérable dans la crise actuelle et dans ce qui l’a préparée, il ne saurait expliquer à lui seul les événements que nous vivons ou subissons. On a certainement raison de dire que l’on n’a pas pu corrompre presque tous les présidents, les premiers ministres, les ministres et les députés, surtout sans que ça ne s’ébruite. Et il faut aussi expliquer le comportement de beaucoup de citoyens – en principe ils sont ou devraient être des acteurs politiques et ils n’ont certainement pas reçu des pots-de-vin – qui est lui aussi très nuisible en raison de la masse qu’ils constituent et qui entravent ou neutralisent les tentatives de résistance. On aurait toutefois tort de croire pour si peu qu’on a liquidé définitivement le problème de la corruption et qu’on peut simplement continuer à vaquer tranquillement à ses occupations pendant que les autorités politiques et sanitaires, soucieuses…

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La chasse aux sorcières

Il n’est pas exagéré de dire que nous semblons être au début d’un nouvel âge des ténèbres. Les sorcières d’antan, qu’on condamnait sans l’ombre d’une preuve sérieuse, sont en train d’être remplacées par les personnes non vaccinées. On ne dresse pas de bûchers, mais le tour d’esprit est le même, et on a recours à des moyens jugés plus civilisés pour obtenir la conversion ou la rétractation des non-conformistes. Il fallait s’y attendre avec la vaccination de la très grande majorité de la population et l’efficacité plus que douteuse des vaccins. L’enseignement « en présentiel » ayant recommencé depuis quelques semaines, les écoles sont sous haute surveillance et les élèves sont soumis à des tests rapides. La situation ressemble à celle de l’année dernière, à la différence près qu’on peut maintenant accuser les enseignants non vaccinés d’être à l’origine des éclosions, à plus forte raison si des témoignages d’enfants et de parents sont mis en circulation par les médias traditionnels et deviennent « viraux ». Le 22 septembre, les grands médias (TVA et La Presse, par exemple) – toujours friands de ce genre de nouvelles – annonçaient que la fermeture de l’école primaire Saint-Émile de Montréal a dû fermer ses portes en raison d’une éclosion.

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Corruption morale et intellectuelle des citoyens

Dans la langue courante, nous entendons la corruption d’une manière tellement réductrice qu’il y a une foule de choses que nous pouvons difficilement penser et même remarquer. La plupart du temps, quand nous parlons de corruption, nous voulons dire qu’une personne en soudoie une autre pour obtenir une faveur, un privilège, un contrat, un passe-droit, en échange d’une somme d’argent, d’un cadeau ou d’un service, par exemple. Ou encore nous voulons dire qu’il y a détournement de fonds. Ainsi celui qui est corrompu est presque toujours quelqu’un qui occupe une certaine position d’autorité, souvent une charge publique. Il y a des policiers corrompus auxquels on peut offrir des pots-de-vin pour qu’ils n’appliquent pas la loi. Il y a des politiciens qui obtiennent de l’aide financière ou d’une autre nature lors de leur campagne électorale, et qui restent redevables à leurs protecteurs après leur élection ; il y a des bureaucrates qui profitent de leur position pour s’enrichir à même les fonds publics, ou pour enrichir les membres de leurs familles et leurs amis. La corruption est donc, dans son sens le plus usuel, un trafic illégal d’argent, d’influence, de pouvoir et de faveurs. Et si la corruption comporte bien à nos…

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Remettre les pendules à l’heure

Nous sommes habitués : les journalistes, notamment ceux de La Presse, nous annoncent que nous allons tomber gravement malades et peut-être mourir si nous ne respectons pas certaines conditions qui changent au fil du temps : respecter la distanciation sociale, se désinfecter les mains, rester autant que possible à la maison, éviter de participer à des rassemblements, porter un masque ou se faire vacciner. Dans un article au titre criailleur (« Un trentenaire non vacciné succombe à la COVID-19 aux urgences de Laval », La Presse, 16 septembre 2021), Ariane Krol et Pierre-André Normandin s’adonnent au même petit jeu sordide que leurs collègues. On croirait presque entendre la même chose que ce qui a été dit à l’occasion de la « troisième vague », qui aurait dû décimer les jeunes. Nous attendons encore. Seulement cette fois-ci on a remplacé le tristement célèbre Dr François Marquis (voir le billet « La vulnérabilité et la faute des jeunes », 7 avril 2021) par un autre expert, le Dr Haeck, microbiologiste-infectiologue. Voyons ce que ce beau monde a à dire ou plutôt à radoter, en essayant de ne pas radoter nous aussi. Car le risque de radoter existe bien quand on répond à des radoteurs. On commence par nous…

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Drôle d’expression : « protéger la santé »

En raison de son associant avec une image simpliste mais très parlante, j’ai été frappé aujourd’hui par une expression très commune en raison d’une campagne de communication organisée par un regroupement de pharmaciens cherchant à faire mousser leur profession aux yeux de la population québécoise. Sous le slogan « pharmacien engagé à protéger votre santé », on peut voir le montage photographique d’un membre de la corporation pharmaceutique portant, moitié-moitié, un sarrau blanc et un costume de garde du corps, avec la pose d’usage (main sur un écouteur sur l’oreille droite, pour mieux entendre un informateur invisible l’avertir d’un danger imminent pour la santé de la population qui nécessitera son intervention salvatrice). Je laisse de côté la question de savoir si nos pharmaciens sont vraiment engagés à protéger notre santé, ou s’ils sont plutôt engagés à s’en mettre plein les poches, pour me demander si on pense et parle avec justesse quand on utilise cette expression. Certes, cette expression n’est pas nouvelle. Elle est dans l’air du temps depuis déjà quelques décennies. Si elle ne l’avait pas été, nous n’en serions pas où nous en sommes aujourd’hui. Il n’empêche que depuis l’infortunée arrivée du virus, elle occupe beaucoup plus de place dans…

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Précurseurs de l’anti-complotisme

Le maître à ses esclaves « N’allez pas vous imaginer que nous, les maîtres, vous faisons travailler dans les champs et dans les mines pour notre bon plaisir et pour nous enrichir à vos dépens. Nous vous donnerions la liberté si c’était possible. Mais ce ne l’est pas. Voudriez-vous labourer la terre et descendre dans les entrailles de la terre si nous, les maîtres, ne vous y forcions pas ? Et pourtant la Cité a besoin de blé et d’or. En acceptant d’être vos maîtres, ce qui nous demande un travail infini et pénible, nous servons la Cité, nous sommes ses esclaves, comme vous. Il faut être des esclaves incultes, qui n’entendent rien à la politique et à l’économie, pour s’imaginer qu’il y a un complot des maîtres pour vous exploiter. Ne voyez-vous pas que nous faisons tout pour rendre votre labeur le moins pénible possible ? Ne voyez-vous pas que nous vous nourrissons, vous vêtons et vous logeons ? » Les croisés aux Sarrasins « Quoi que vous puissiez en penser, nous ne sommes pas venus ici pour piller des villes, contrôler le commerce maritime avec Venise et fonder nos propres royaumes. Nous sommes venus ici seulement pour libérer la Terre…

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Réflexions sur la liberté, la santé et la sécurité

Ce texte est une tentative de surmonter les blocages moraux qui divisent en deux camps notre société depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire et qui rendent très difficile la discussion, à un tel point que c’est pratiquement l’impasse. Il s’adresse à la fois à ceux d’entre nous pour qui la santé et la sécurité sont la priorité, et à ceux d’entre nous qui valorisent davantage les libertés individuelles. Réflexions sur la liberté, la santé et la sécurité

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Inconstance du statut vaccinal et du champ d’application du passeport vaccinal

Je veux revenir ici sur certains des aspects de mon analyse du décret ordonnant l’implantation du passeport vaccinal afin de me concentrer sur eux et de les développer autrement, et aussi pour attirer l’attention sur des choses que je n’ai pas remarquées à la première lecture. Pour ce faire, je commencerai par le dernier alinéa, qui relativise tout ce qui est ordonné dans les alinéas précédents : « QUE le ministre de la Santé et des Services sociaux soit habilité à ordonner toute modification ou toute précision relative aux mesures prévues par le présent décret. » Ce qui revient à ordonner que le ministre a le droit d’ordonner, sans délai et sans formalité (voir le préambule du décret), la modification de tout ce qui a été ordonné dans les autres alinéas. Ce qui est tout sauf rassurant. Ce qui est une manière de faire savoir aux lecteurs du décret que non seulement on pourrait changer ce qu’on y ordonne, mais aussi que ça va probablement changer. À la lumière de cette drôle de clause par laquelle le ministre se donne à lui-même carte blanche, relisons le premier alinéa qui définit ce qu’on entend par adéquatement protégée : « QU’aux fins du présent décret, on considère…

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Omission importante dans le décret sur le passeport vaccinal

Je n’ai pas remarqué, à la première lecture du décret sur l’implantation du passeport vaccinal, qu’on y a fait une omission importante. Malgré les déclarations réitérées des autorités politiques et sanitaires à l’effet qu’on veille à la protection des renseignements personnels et qu’il n’y a pas de collecte de données au moment de la vérification des passeports vaccinaux par les commerçants et les organisateurs des activités, aucune disposition n’est prise à ce sujet dans le décret. Bien sûr, on dit ceci au dixième alinéa du décret : « QUE, sous réserve du huitième alinéa, il soit interdit à quiconque de conserver, en tout ou en partie, les renseignements obtenus pour les fins de toute vérification effectuée en vertu du présent décret. » Mais c’est trop peu et ça concerne surtout ou seulement, d’après le contexte du décret, les opérateurs des lieux et les organisateurs des activités qui vérifient les preuves de vaccination grâce à l’application gouvernementale, et pas le gouvernement ou une autre entité. Pourtant on se donne la peine de rassurer la population à ce sujet sur la page portant sur l’application VaxiCode du site du gouvernement consacré à la COVID-19. Voici ce qu’on déclare à propos de la protection des…

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Vaines subtilités

L’Evesque de Beauvais, se trouvant avec Philippe Auguste en la bataille de Bouvines, participoit bien fort courageusement à l’effect, mais il luy sembloit ne devoir toucher au fruit et gloire de cet exercice, sanglant et violent. Il mena, de sa main, plusieurs des ennemis à raison ce jour-là ; et les donnoit au premier gentilhomme qu’il trouvoit, à esgosiller ou prendre prisonniers : luy en resignant toute l’execution ; et le fict ainsin de Guillaume Comte de Salsberi à messire Jean de Nesle ; d’une pareille subtilité de conscience à cett’ autre : il vouloit bien assommer, mais non pas blesser, et pourtant ne combattoit que de masse. Quelcun, en mes jours, estant reproché par le Roy d’avoir mis les mains sur un prestre le nioit fort et ferme : c’estoit qu’il l’avoit battu et foulé aux pieds. (Montaigne, Essais, livre I, chapitre 41, « De ne communiquer sa gloire. ») Judith Lachapelle, journaliste pour La Presse, s’est donné pour mission de trouver coûte que coûte des réponses aux questions des Québécois sur le passeport vaccinal, en faisant au besoin appel au profond savoir de nos fonctionnaires. On verra qu’avec la réponse qu’a obtenue cette lectrice, c'est véritablement de la…

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Analyse du décret ordonnant l’implantation du passeport vaccinal

Tel qu’annoncé, je fais ici l’analyse du décret numéro 1173-2021 du 1er septembre que le gouvernement a bien daigné rendre public le jour même de l’entrée en vigueur du fameux passeport vaccinal, avec au moins quelques heures de retard, comme s’il ne pouvait pas le promulguer une semaine ou deux plus tôt, en précisément sa date d’entrée en vigueur. Ce qui montre le peu de cas que notre gouvernement fait de ses propres décrets, de même que les journalistes et la population québécoise, qui ne parlent presque jamais de ces décrets ou qui ignorent même leur existence, la seule parole de nos autorités devant avoir force de loi. Cependant ce n’est que parce que ces décrets existent que nous pouvons encore prétendre que nous ne vivons pas dans une dictature au sens strict du terme, c’est-à-dire dans une société où ce que dictent les autorités politiques et sanitaires, par exemple à l’occasion d’une conférence de presse ou sur un site internet, suffit pour entraîner des obligations et des interdictions pour les personnes gouvernées. Il n’est donc pas vain de continuer à accorder de l’importance à ces décrets, et de montrer que nous les lisons et les comprenons. Sinon notre gouvernement,…

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* Mise à jour * - Période dite d’adaptation au passeport vaccinal

Mise au point du 2 septembre 2021. Le gouvernement a finalement mis en ligne son décret sur le passeport vaccinal, avec au moins plusieurs heures de retard, voire peut-être une journée. Ce qui montre que c’est bien un décret pour la forme, sinon ce décret aurait été adopté et publié bien avant, d’autant plus que les grandes lignes en avaient déjà été précisées sur le site du gouvernement et que l’implantation du passeport vaccinal est planifiée de longue date. Aux yeux de nos autorités politiques et sanitaires, c’est leur parole qui fait loi et à laquelle on doit obéir, semble-t-il. Et il en est ainsi pour beaucoup de Québécois qui savent à peine ou pas du tout qu’il y a des décrets et des arrêtés, la seule parole des autorités politiques et sanitaires, amplifiée par les grands médias, étant suffisante pour obtenir leur adhésion et leur obéissance. Autrement le gouvernement aurait promulgué et publié le décret plus tôt et la population l’aurait réclamé. N’est-il pas absurde que nous n’ayons pas le temps de prendre connaissance du contenu d’un décret auquel nous sommes censés obéir ? On demandera peut-être ce que ça change si ce que disent les autorités politiques et…

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Sur les lieux et les activités pour lesquels le passeport vaccinal sera exigé

Comme annoncé, je fais quelques remarques sur la liste des lieux et des activités pour lesquels le gouvernement exigera l’utilisation du passeport vaccinal à compter du 1er septembre. La formulation de cette phrase est intéressante en ce qu’elle ne rend pas compte de la situation. Tout l’été les personnes non « adéquatement » vaccinées et les personnes « adéquatement » vaccinées ont eu accès aux lieux et ont pu faire les activités pour lesquels on commencera bientôt à exiger le passeport vaccinal. Il n’est donc pas tout à fait juste de dire que le passeport vaccinal permettra à ces dernières personnes seulement d’avoir accès à ces lieux et de participer à ces activités, comme si elles ne pouvaient pas déjà le faire avant l’implantation du passeport vaccinal, comme si nous sortions d’une période de confinement. En fait, ce que fait l’implantation du passeport vaccinal, c’est d’interdire aux personnes non « adéquatement » vaccinées d’avoir accès à des lieux auxquels elles avaient accès et de participer à des activités auxquelles elles avaient le droit de participer juste avant. Contrairement à ce que laisse entendre cette phrase, le passeport vaccinal ne procure pas une nouvelle liberté aux personnes « adéquatement » vaccinées, mais privent les personnes non « adéquatement » vaccinées d’une…

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Vaccination obligatoire dans certains milieux de travail et d’enseignement – perspective politique

« But in order to make the king more entirely master of his people, it was enacted, that he might hereafter, at his pleasure, change this act, or any provision in it. By this clause, both parties were retained in subjection: So far as regarded religion, the king was invested, in the fullest manner, with the sole legislative authority in his kingdom: And all his subjects were, under the severest penalties, expressly bound to receive implicitly, whatever doctrine he should please to recommend to them. » [...] « The oaths, which Henry imposed for the security of his ecclesiastical model, were not more reasonable than his other measures. All his subjects of any distinction had already been obliged to renounce the pope’s supremacy; but as the clauses to which they swore had not been deemed entirely satisfactory, another oath was imposed; and it was added, that all those who had taken the former oaths, should be understood to have taken the new one. A strange supposition! to represent men as bound by an oath, which they had never taken. » (David Hume, The History of England, volume III, XXXIII.) Dans un billet précédent, je me suis intéressé aux implications de la vaccination obligatoire dans…

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Petite réplique à deux petits journalistes

On dirait que les journalistes de La Presse rivalisent de mauvaise foi ou s’affairent pour montrer qu’ils sont capables de raisonner le plus mal que leurs confrères, quand raisonnement il y a. Parfois ils s’adjoignent un collègue pour mettre toutes les chances de leur côté, car deux têtes valent mieux qu’une, comme on dit. Cette fois-ci c’est au tour de Florence Morin-Martel et de Pierre André Normandin (dont il a déjà été question dans un billet précédent), dans un article intitulé « Bilan estival – C’est exactement ce qu’on attendait de la vaccination » (La Presse, 27 août 2021). L’article commence par une déclaration choc mise bien évidence : « Six fois moins de décès et deux fois moins d’hospitalisations, malgré une hausse des cas… La COVID-19 s’est nettement moins fait sentir ces deux derniers mois que l’été dernier, une illustration de l’impact de la vaccination, selon les experts. » Puis on daigne nous présenter quelques données plus précises, provenant de l’Institut national de santé public du Québec, auquel on joint deux graphiques que je reproduirai pas ici et qui comparent l’été 2021 à l’été 2020 : « Signe que la pandémie se fait moins sentir cet été, le Québec n’a enregistré aucun décès attribué au…

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Remarques supplémentaires sur le passeport vaccinal

Le mois de septembre approche et avec lui l’implantation du passeport vaccinal au Québec. Ce qui m’intéresse dans ce billet, c’est la mise à jour de la page gouvernementale portant sur le passeport vaccinal qui a été faite aujourd’hui. L’application VaxiCode Contrairement à ce que laissait entendre cette page web avant cette mise à jour, une application sera utilisée par les personnes vaccinées pour télécharger leur code QR et le présenter pour avoir accès entrer dans les commerces visés et pour participer aux activités visées, et pas seulement un fichier PDF qu’on devrait présenter à l’écran ou imprimer (cela demeure toutefois possible). Ce qui montre que le site du gouvernement n’est pas une source d’information fiable, même quand il est question des outils qu’il fait lui-même développer. Si on avait certes pu entendre des allusions dans les médias à propos de cette application, ça aurait été la moindre des choses d’en parler sur le site du gouvernement. Je ne parle pas ici des problèmes qui concernent l’application VaxiCode Verif, qui est l’application qui, « destinée aux exploitants ou aux responsables, lira le code QR qui apparaît sur la preuve de vaccination, pour déterminer le statut de protection d’une personne contre la…

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Pour le libre accès aux données

Quand les politiciens et les journalistes se mêlent de science, ça ne peut assurément pas être bon pour elle. Il est rare qu’ils aient une solide formation en science ou en épistémologie. Le premier ministre actuel du Québec a fait des études en administration des affaires et en comptabilité. L’actuel ministre de la Santé et des services sociaux a une formation semblable. Quant aux journalistes québécois, ils ont souvent fait des études en communications, parfois en science politique, en sciences sociales ou en droit, par exemple. Il est rare qu’un physicien, un chimiste, un biologiste, un mathématicien ou un épistémologue fasse une carrière politique ou médiatique. La pratique de la science exige des compétences très différentes de celles qu’exigent la politique et le journalisme, surtout tels qu’on les pratique actuellement, la rigueur intellectuelle et l’intégrité n’étant assurément pas chose courante chez les politiciens et les journalistes, généralement moins soucieux de la vérité et de l’exactitude que d’être populaires auprès de leur électorat ou de leur audience, ou de légitimer les politiques et les idéologies qu’ils s’efforcent d’imposer. Pour eux, la science n’est, quand ils s’y intéressent, qu’un moyen de donner de la crédibilité à leurs politiques ou aux opinions qu’ils…

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Vaccination obligatoire dans certains milieux de travail et d’enseignement – perspective individuelle

« LE CRIEUR. Vous voyez, hommes d’Uri, vous voyez ce chapeau ; on va le placer au haut d’un mât, au milieu d’Altdorf, sur le point le plus élevé. L’intention et la volonté du gouverneur est que ce chapeau soit honoré comme lui-même ; on doit, quand on passera devant ce chapeau, fléchir le genou et se découvrir la tête. Le roi reconnaîtra par là ceux qui lui sont soumis. Quiconque méprisera cet ordre sera puni dans sa personne, et ses biens seront confisqués. » (Friedrich Schiller, Guillaume Tell, acte I, scène III.) Je fais ici abstraction des implications politiques du fait que nos gouvernements ont imposé, disent vouloir imposer, recommandent ou tolèrent qu’on rende la vaccination obligatoire pour avoir accès à certains milieux de travail ou d’enseignement. Je m’intéresserai à ces implications dans un autre billet. Ici il s’agira seulement des implications pour les individus de cette tendance sanitaire, en ce qu’elle nous affecte individuellement. Si nous travaillons dans le secteur de la santé, de l’enseignement, de l’administration publique, des banques, des transports ou des services, il est fort probable ou du moins possible qu’on nous demande bientôt d’enregistrer notre statut vaccinal auprès de notre employeur, ou que le…

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Toujours la même question

Depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, les autorités politiques et sanitaires québécoises et canadiennes – comme celles de beaucoup d’autres pays – évitent de répondre à cette question : qu’est-ce qu’il faudrait pour qu’on considère qu’il n’y a plus d’urgence sanitaire et pour qu’on décide de mettre fin à cet état d’exception ? En fait, elles ne se posent même pas cette question et elles feignent de ne pas l’entendre ou elles trouvent des échappatoires quand nous la leur posons. Car ce n’est certainement dans leur intérêt d’y répondre, ne serait-ce que parce qu’elles perdraient les pouvoirs d’exception auxquels elles ont manifestement pris goût, et qu’elles auraient des comptes à nous rendre, enfin. Alors que l’état d’urgence sanitaire semble se pérenniser et que de nouvelles mesures sanitaires apparaissent – le passeport vaccinal et la vaccination obligatoire dans certains milieux de travail –, il serait temps que notre gouvernement daigne nous donner une réponse, même approximative. Il serait aussi grand temps que cette question soit discutée publiquement, car il ne s’agit pas avant tout d’un problème scientifique ou médical, mais d’un problème moral et politique qui nous concerne en tant qu’individus et citoyens. Nous ne saurions déléguer à la classe politique et…

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Obligation de porter un masque dans les classes des institutions d’enseignement supérieur

Quelques jours avant le début des cours dans les cégeps et moins de deux semaines avant le début des cours dans les universités, le gouvernement a modifié son plan de la rentrée, non pas pour assouplir les règles sanitaires, mais pour les resserrer. Je parle bien entendu de l’obligation de porter le masque même en classe, contrairement à ce qui a été annoncé plus tôt cet été. Pourtant nous sommes au mois d’août, les hospitalisations demeurent relativement stables et les décès attribués ou liés à la COVID-19 sont pour ainsi dire inexistants à l’échelle de la province. Cela en dit long sur ce qui attend les étudiants et les professeurs cet automne et peut-être aussi l’hiver prochain, si le gouvernement ne décide pas entre-temps de renvoyer presque tout le monde à la maison. Et on peut se douter que l’actuelle ministre de l’Enseignement supérieur, qui a été ministre de la Santé et des Services sociaux pendant les premiers mois de l’état d’urgence sanitaire – elle a exprimé publiquement sa déception de devoir abandonner la Santé pour l’Enseignement supérieur à l’occasion du remaniement ministériel de l’année dernière –, est disposée à accepter ou à approuver les directives de la Santé publique…

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Pour la transparence technologique

À environ deux semaines de l’entrée en vigueur du passeport vaccinal au Québec, notre gouvernement se montre avare d’informations sur les technologies qui seront utilisées. Nous savons que les codes QR qui servent de preuve de vaccination numérique seront lus à l’aide d’une application mobile. Pour ce faire, une clé de chiffrement, vraisemblablement intégrée à l’application mobile, sera utilisée. Il me semble avoir lu quelque part que l’application mobile devrait à ce moment entrer en communication avec une base de données du gouvernement pour vérifier l’information contenue dans les codes QR, mais je n’ai pas réussi à retrouver l’article de journal en question. Quant au site du gouvernement, il dit ceci sur les technologies utilisées pour l’implantation du passeport vaccinal : « Différence entre la preuve de vaccination et le passeport vaccinal La preuve de vaccination électronique est un document en format PDF qui se télécharge à partir de votre ordinateur ou de votre appareil mobile. Elle contient vos informations personnelles, le vaccin que vous avez reçu et un code QR qui contient ces informations. Pour en savoir plus, consultez la page Preuve de vaccination contre la COVID-19. Le passeport vaccinal est un outil qui interprétera l’information contenue dans votre preuve de…

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Diktats sur le passeport vaccinal, décrets à venir et absence de loi

Ce que nous savons actuellement sur le passeport vaccinal se réduit à presque rien. Nous savons ce que nous en disent les autorités politiques et sanitaires dans leurs points de presse et sur le site gouvernemental consacré à la crise dite sanitaire. Autrement dit, nous savons seulement que le passeport vaccinal entrera en vigueur au début du mois de septembre et qu’il sera requis pour aller dans les bars, les restaurants et les gyms, et pour assister à des matchs sportifs et à des festivals, par exemple. Il est censé s’appliquer seulement, pour l’instant, à certains services non essentiels et exclure les commerces de détail. Mais cela pourrait changer l’automne et l’hiver prochains, en fonction du nombre de cas dépistés. Ce qu’on trouve sur le site du gouvernement ne nous dit presque rien de plus : « Passeport vaccinal Le passeport vaccinal COVID-19 sera un document officiel et gratuit attestant qu’une personne est bien protégée contre la COVID-19. Le passeport vaccinal pourrait notamment permettre de voyager à l’étranger et d’accéder à des activités non essentielles aux personnes adéquatement protégées en cas de recrudescence des cas. Les travaux se poursuivent, mais il est envisagé d’utiliser le passeport vaccinal pour les activités non essentielles…

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Assimilation des personnes vaccinées aux partisans du passeport vaccinal

Notre gouvernement et les journalistes supposent souvent que les personnes vaccinées, complètement ou sur le point de l’être, appuient ou réclament même l’implantation du passeport vaccinal. Et il n’y aurait que les antivax égoïstes et débiles qui s’opposeraient à ce passeport. Voilà une manière de penser qui, bien que simpliste et même rudimentaire, n’en est pas moins très commode pour nos autorités politiques et sanitaires. Si l’on suppose que le taux de vaccination sera bientôt de 80 % dans tous les groupes d’âge éligibles pour se faire administrer le « précieux sérum », cela ferait au moins 80 % de la population qui approuverait le passeport vaccinal, en ajoutant les personnes qui, en raison de problèmes de santé, ne peuvent pas être vaccinées, qui voudraient bien l’être et qui profiteront vraisemblablement d’une dispense pour bénéficier des mêmes « privilèges » que les vaccinés, car c’est l’intention qui compte. Il suffit de considérer les choses attentivement pour voir que la situation est certainement plus complexe. Je ne nie pas qu’il y a sans doute beaucoup plus de personnes favorables à ce dispositif parmi les vaccinés que parmi les non-vaccinés. Il est raisonnable de croire que la proportion de personnes défavorables au passeport vaccinal est très forte chez…

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Appui de la population et absence de débat public sur l’implantation du passeport vaccinal

Nos autorités politiques et sanitaires et les journalistes affirment qu’une large majorité de la population appuie le passeport vaccinal. C’est même cette forte adhésion de la population québécoise qui justifierait l’absence de débat public à ce sujet, à l’Assemblée nationale ou dans l’ensemble de la société. Le gouvernement bénéficiant déjà de cet appui, il ne serait pas utile de discuter. Qui plus est, notre premier ministre a dit franchement qu’il faut éviter de tels débats puisque certaines personnes – très méchantes ou très stupides – pourraient tromper la population grâce à des arguments fallacieux. Autrement dit, la prétendue adhésion de la population québécoise au passeport vaccinal dépendrait en grande partie de l’absence d’opposition aux vérités qui appuieraient ce fameux passeport et dont on saurait avec certitude qu’elles sont vraies parce que les idées qu’on pourrait leur opposer seraient forcément fausses. Ce qui est du dogmatisme, en science, mais aussi en politique et en morale. Il n’y a pas si longtemps, le clergé catholique censurait et persécutait les penseurs dissidents, libres ou athées en raisonnant de cette drôle de manière : « Ce qui n’est pas conforme aux Saintes Écritures et aux dogmes de l’Église, qui sont la vérité et le bien, est…

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Pour un calcul raisonné des avantages et des inconvénients

Le passeport vaccinal est à nos portes. Nous ne savons pas encore quelle forme il prendra quand il entrera en vigueur, et encore moins quelles autres formes il pourrait prendre plus tard, à l’automne et à l’hiver. Mais nous devons quand même nous demander jusqu’où nous sommes prêts à aller pour ne pas nous faire vacciner et – c’est peut-être là le plus important – ne pas nous plier à l’utilisation du passeport vaccinal. Je dirais même qu’il faut nous poser ces questions d’autant plus que nous ne savons pas à quoi nous en tenir avec ce passeport vaccinal. J’adopterai un point de vue que je crois partager avec la plupart des lecteurs de ce blog. Si nous étions convaincus de l’efficacité et de l’innocuité des vaccins, si nous pensions gagner individuellement et collectivement quelque chose à nous faire vacciner, nous nous serions déjà précipités sur les doses de vaccin que notre gouvernement a généreusement mises à notre disposition. Or ce n’est pas le cas. La propagande gouvernementale et journalistique, bien qu’efficace pour beaucoup de nos concitoyens, nous inspire de la méfiance. Les médecins et les scientifiques qu’on appelle en renfort nous semblent être incompétents ou les laquais du gouvernement…

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Mécanique du foisonnement juridique et des difficultés d’application

1. Moyens et fins de la législation Ceux qui décident des règles selon lesquelles nous vivons se trompent lourdement s’ils ne font pas de l’applicabilité de ces règles un critère important devant les guider dans leur travail. Ou encore ils montrent par là qu’ils ne se soucient pas le moins du monde de l’application régulière et constante des lois, des règlements et des autres dispositions légales (décrets, arrêtés, etc.), ou s’efforcent même d’en tirer profit. En effet, on ne saurait légiférer en pensant de manière procédurale, c’est-à-dire en séparant les fins et des moyens, comme si on pouvait fixer les fins de la législation sans examiner d’abord les moyens de les atteindre, pour le faire seulement après. Comme si la raison d’être de la législation n’était pas l’atteinte de ces fins, et comme si cet objectif ne dépendait pas de ces moyens. Une fin sans moyens efficaces de l’atteindre n’existe que dans l’esprit de ceux qui légifèrent et qui surestiment leur pouvoir au point de croire que l’ordre de la nature, auquel appartient aussi le monde des hommes, se soumettra à leur volonté. Outre le fait que les moyens efficaces peuvent venir à manquer et que les lois (ou tout…

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Ripostes 1

1 C. : « Que vaut votre liberté si vous infectez votre père, votre mère, votre grand-père et votre grand-mère, qui demeurent vulnérables même s’ils sont vaccinés ? » R. : « Que valent vos vaccins s’ils ne rendent pas beaucoup moins vulnérables votre père, votre mère, votre grand-père et votre grand-mère, qui doivent continuer à craindre d’être infectés ? » C. : « Une liberté est excessive quand elle fait du tort à autrui. C’est évidemment le cas quand on met en danger la santé et la sécurité des autres. Ceux qui pensent le contraire sont des égoïstes très nuisibles pour la société. » R. : « N’est-ce pas faire un tort considérable à autrui que de le priver de sa liberté ? N’est-ce pas une liberté excessive que d’imposer aux autres son obsession pour sa santé et sa sécurité ? Et ceux qui agissent ainsi ne sont-ils pas des égoïstes très nuisibles pour la société ? » C. : « Les vaccins empêchent souvent les personnes vaccinées de développer des formes graves de la COVID-19 et même d’avoir des symptômes si elles sont infectées. C’est ce qui les rend beaucoup moins contagieuses que les personnes non vaccinées. » R. : « Alors qu’est-ce qui distingue les personnes asymptomatiques vaccinées des personnes asymptomatiques…

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Sortes d’empoisonneurs et d’hypocrites

Les contempteurs de la vie : « La vie est une vallée de larmes. Nous sommes en ce monde pour souffrir. Dieu a condamné l’homme à travailler à la sueur de son front et la femme à enfanter dans la douleur. Vous dites que la vie n’est pas que souffrance et qu’il existe aussi des plaisirs. Mais ce sont là des plaisirs de la chair, des plaisirs matérialistes et sensibles, des plaisirs vils et trompeurs, des plaisirs qui vous dégradent et qui vous avilissent, des plaisirs qui vous détournent du rachat du péché originel et qui sont de nouveaux péchés pour lesquels il vous faudra payer, des plaisirs qui sont des pièges et qui vous rendront indignes de la félicité éternelle. Il n’y a qu’un remède à tous ces maux, qu’une manière pour vous d’être sauvés : placer votre destin dans nos mains, nous les prêtres, et obéissez-nous au doigt et à l’œil. Ne vous contentez pas seulement de rendre vos actes conformes à notre volonté : rendez-y aussi conformes vos pensées et vos sentiments. Faites pénitence. Mortifiez votre chair, votre intelligence et votre orgueil. Portez le cilice. Flageolez-vous. Ne forniquez pas. N’ayez pas de pensées impures. Pratiquez le jeûne. Mangez tout juste ce…

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Réflexion éthique sur le passeport vaccinal ou simple vernissage moral ?

J’analyse ici un article de Jocelyn Maclure, professeur de philosophie à l’Université Laval, qu’on considère comme un spécialiste de l’éthique, de la philosophie politique et de la philosophie du droit. Il est actuellement président de la Commission de l’éthique en science et en technologie. Il a été l’un des rédacteurs de du rapport de la Commission Bouchard-Taylor sur la laïcité dite ouverte et les accommodements dits raisonnables. Il a obtenu à quelques reprises du financement de CRSH et FQRSC. La crème de la crème en matière éthique, pensera-t-on. On verra qu’il en est autrement. Ce billet n’a donc pas pour seul objectif de montrer que les raisons invoquées pour justifier l’utilisation de passeport vaccinal sont pour le moins dire superficielles et rudimentaires. Il s’agit aussi de mettre en évidence le piètre état de la pensée supposément rationnelle et éthique, lequel joue certainement un rôle important dans la crise actuelle. L’article en question (« Le passeport vaccinal est-il juste ? Oui selon cet éthicien… mais temporairement ») a d’abord été publié sur The Conversation le 17 mai 2021 et ensuite dans le Le Soleil le 24 mai 2021. Il a donc été écrit presque deux mois avant que le ministre de la Santé et des Services…

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Contre l’élimination du groupe témoin et pour la liberté vaccinale

L’objectif de vacciner, au Québec et dans de nombreux pays occidentaux, presque toute la population a pour effet d’éliminer tout groupe témoin digne de ce nom, sous prétexte d’urgence sanitaire. Pourtant les études post-commercialisation des vaccins se poursuivront ou devraient se poursuivre encore quelques années. Comment les scientifiques pourront-ils, sans l’existence d’un tel groupe, avoir une idée juste de l’efficacité et de la sécurité des vaccins à plus long terme et sur le terrain ? Car pour en juger, il faut un point de comparaison, c’est-à-dire un groupe de personnes non vaccinées. Certes il existera toujours un certain nombre de Québécois non vaccinés. Mais, après toutes les pressions qu’on exercera vraisemblablement sur eux l’automne et l’hiver prochains et qui reviennent à imposer indirectement la vaccination, combien en restera-t-il en mai 2022 ? Seront-ils assez nombreux pour qu’on puisse faire une comparaison rigoureuse entre le groupe des personnes vaccinées et le groupe des personnes non vaccinées ? Disposera-t-on d’assez de personnes dans ce deuxième groupe pour faire une comparaison entre des sous-groupes, en fonction de l’âge, du sexe, de l’état de santé et du revenu des personnes, par exemple ? Car il faudrait beaucoup de personnes dans chaque sous-groupe (mettons quelques…

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La convergence bionumérique

Je suis tombé la semaine dernière sur le site d’Horizons de politiques Canada, organisme qu’on décrit comme suit sur ce même site : « Horizons de politiques Canada, également connu sous le nom d’Horizons de politiques, est une organisation au sein de la fonction publique fédérale qui mène des activités de prospectives stratégiques sur des enjeux transectoriels qui informent les fonctionnaires sur les conséquences des politiques publiques possibles au cours des 10 à 15 prochaines années. » Sa directrice générale, Kristel Van der Elst, est pour le moins dire très bien réseautée : « Kristel Van der Elst is CEO of The Global Foresight Group, Director General at Policy Horizons Canada, Special Advisor to European Commission Vice-President Maroš Šefčovič, and a fellow at the Center for Strategic Foresight of the U.S. Government Accountability Office. She is a visiting professor at the College of Europe, and the former Head of Strategic Foresight at the World Economic Forum. Kristel has about 20 years of experience in forward-looking strategy and policy advisory roles. She works with senior executives and policy makers, providing the insights, resources and processes to help them turn long-term strategic thinking into actions and impacts. Kristel holds an MBA from the Yale School of Management,…

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Pensées pour les récalcitrants

Il n’est pas honteux d’être récalcitrant. Cessons de refuser ce terme par lequel on nous désigne. Redonnons ses lettres de noblesse à la récalcitrance. Et peignons le consentement sous ses véritables couleurs. Seulement pour les récalcitrants. Pensées pour les récalcitrants

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La responsabilité des personnes vaccinées, des journalistes, des experts autorisés et des autorités politiques et sanitaires

On dirait que les journalistes de La Presse rivalisent de zèle sanitaire pour savoir qui en dira et en fera plus pour obtenir la vaccination des « récalcitrants ». Francis Vailles – en s’appuyant sur les statistiques d’hospitalisations publiées dans un « tweet » du ministre de la Santé et des Services sociaux, qui portent seulement sur la dernière semaine et dont j’ai parlé dans un précédent billet, comme s’il s’agissait d’une analyse statistique rigoureuse – fait un pas de plus en envisageant l’idée de faire payer les frais d’hospitalisation à ceux qui s’entêteraient à ne pas obtempérer et qui pourraient tomber gravement malades à cause du virus. Car pour lui ce n’est pas une mesure coercitive de reconfiner les personnes non vaccinées et de les priver de services non essentiels. Il faut penser à en faire plus : « Le ministre évite toute mesure coercitive, par exemple l’obligation d’être pleinement vacciné pour obtenir des services essentiels (alimentation, santé, etc.). Ou encore la facturation des frais d’hospitalisation aux patients atteints de COVID-19 qui auraient refusé de se faire vacciner pour des raisons autres que médicales. Une telle facture d’hospitalisation est fort salée. En moyenne, un patient hospitalisé pour la COVID-19 coûte 15 000 $, facture qui grimpe à…

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Sur le prétendu consensus scientifique et médical

À moins d’avoir une conception dogmatique de la science – comme celles que cultivent dans la population québécoise notre gouvernement, les journalistes et les experts et les médecins interviewés à répétition dans les médias –, nous savons que les consensus en science sont rares, qu’ils sont souvent partiels et que leur existence est souvent précaire, des nouvelles recherches pouvant les ébranler. La situation la plus courante, en science, ce sont des théories divergentes qui s’affrontent, qui se transforment par cet affrontement, ou qui donnent naissance à de nouvelles théories, qui comme les précédentes doivent être mises à l’épreuve et évaluées en fonction de leur puissance explicative et de leur capacité à dégager des régularités dans l’ordre de la nature, à prévoir les événements et à exercer une certaine maîtrise sur eux grâce à la connaissance de ces régularités. Par conséquent, un consensus scientifique qui serait absolu, indiscutable et inébranlable doit nous apparaître comme suspect : soit une petite clique de scientifiques, par le contrôle des positions de pouvoir et d’influence dans les institutions scientifiques, a réussi à imposer ses dogmes ; soit des puissances étrangères, politiques ou économiques, par le contrôle des mêmes institutions et des pressions exercées de l’extérieur, par exemple…

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Conjectures sur le passeport vaccinal

Le ministre de la Santé et des Services sociaux nous a annoncé qu’à compter du 1er septembre, en cas d’une hausse des cas de contamination et d’éclosions, une preuve de vaccination pourrait être exigée pour avoir accès à des services jugés non essentiels, comme l’accès aux restaurants, aux cafés, aux bars, aux salles de spectacles, etc., afin d’éviter un autre confinement et de permettre aux personnes adéquatement vaccinées d’avoir une vie plus normale, et de protéger malgré elles les personnes non vaccinées adéquatement, de les empêcher d’être contaminées, de propager le virus et d’engorger les hôpitaux, et de les inciter à se faire enfin vacciner adéquatement. L’accès aux supermarchés, aux soins de santé et à l’éducation ne seraient pas visées par ces mesures, même si des journalistes et des personnes adéquatement vaccinés appellent à faire payer aux personnes non vaccinées adéquatement les soins hospitaliers dont ils pourraient avoir besoin s’ils attrapent le virus, et à les priver de cours « en présentiel ». Je regroupe dans ce billet plusieurs remarques pour la plupart déjà faites dans des billets précédents. J’insiste sur le fait qu’il s’agit de conjectures. Mais comme elles ont un fort degré de vraisemblance, il importe de les discuter et…

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Déclarations douteuses du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec

Dans un « tweet » rapporté et traité par La Presse (95 % ayant contracté le virus n’étaient pas pleinement vaccinés, 7 juillet 2021) comme une étude scientifique d’une grande rigueur, le ministre de la Santé et des Services sociaux prépare le terrain pour sa grande annonce d’aujourd’hui sur l’usage qu’on fera ou qu’on pourrait faire des preuves vaccinales numériques que les personnes vaccinées peuvent télécharger sous la forme d’un code QR. On sait déjà qu’on envisage d’interdire certains services essentiels aux personnes non adéquatement vaccinées si (ou quand) les cas positifs recommenceront à augmenter l’automne ou l’hiver prochain, sous prétexte de protéger les personnes non vaccinées malgré elles, ainsi que les personnes vaccinées plus vulnérables qui pourraient quand même être malades et mourir si le virus circulait, sous prétexte de ménager notre système de santé et d’éviter un reconfinement généralisé, et peut-être aussi pour inciter très fortement ces réticents et ces récalcitrants à se faire vacciner, ou pour les punir s’ils persistent dans leur refus d’obtempérer. Voilà donc le fameux « tweet ». De la grande science, vous dis-je ! Je n’insiste pas ici sur le fait que ces hospitalisations pourraient en fait être causées pour des blessures ou d’autres maladies, pour des personnes…

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Ne pas prendre notre liberté pour acquise

Nous n’avons jamais eu à lutter collectivement pour notre liberté. La plupart d’entre nous ne sont pas capables de concevoir que nous, Québécois, puissions avoir à le faire. Nous sommes libres, voilà tout, et ils ne voient pas pourquoi et comment cela changerait. Même les deux référendums sur l’indépendance du Québec n’ont pas été l’occasion d’une lutte pour accroître la liberté des individus, car il s’agissait essentiellement de rendre notre gouvernement indépendant ou plus indépendant du gouvernement fédéral, sans changer de manière significative notre mode de vie, notre organisation sociale et nos institutions politiques. Ce qui explique peut-être en partie l’échec du projet souverainiste et la perte d’intérêt dont il est l’objet depuis 25 ans. Beaucoup de Québécois, non sans bonnes raisons, se disent que le fait de nous séparer du Canada ne changerait presque rien à notre vie et préfèrent donc le statu quo. Quant à ceux qui disent encore s’intéresser au projet souverainiste, il est souvent pour eux une affaire d’identité (les Québécois sont un peuple distinct, donc il leur faut un État indépendant du reste du Canada). Et pour ceux d’entre eux qui voudraient par la même occasion apporter des changements sociaux et politiques, la défense et l’accroissement…

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Fierté nationale et souveraineté

C’est aujourd’hui la fête nationale du Québec. Raison pour laquelle notre premier ministre nous adresse ce message : « Cette année, on a encore une fête nationale un peu différente, la pandémie nous a enlevé des moments précieux, fêter le Québec avec notre famille, avec tous nos amis, mais en même temps, ça ne nous a pas enlevé nos raisons de célébrer avec fierté. Qu’est-ce qu’on fête dans le fond ? On fête notre nation, on fête un peuple fort, un peuple fier, un peuple qui a résisté à tellement d’épreuves depuis 400 ans, un peuple qui a été capable de rester tisser serrés, même dans les moments les plus difficiles. Avec la pandémie, le Québec a été confronté à une autre grande épreuve et on a réagi comme on sait le faire : on s’est serré les coudes, on s’est battus, on a pas perdu espoir. Cette année on ne pourra pas se rassembler par milliers, mais on va sentir que l’été s’en vient et que la liberté approche. « Cette année on va pouvoir célébrer notre liberté, nos retrouvailles, notre libération et on va avoir de quoi être fiers parce qu’on sait qu’on est capables, tous ensemble, de résister. On sait que le peuple…

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La liberté des autres comme condition de notre liberté

On dit souvent que notre liberté se termine où celle des autres commence. Selon cette maxime, la liberté de contraindre quelqu’un d’autre à faire quelque chose qu’il ne veut pas faire ne m’est pas reconnue, et vice versa. La vie en société consisterait donc à harmoniser les libertés de chacun, en lui accordant le plus de liberté possible sans empiéter sur la liberté des autres. Dans cette perspective, la principale chose qui menacerait la liberté des uns serait un excès de liberté dont se rendraient coupables autres. C’est pourquoi il faudrait imposer des limites aux libertés individuelles, qu’il s’agisse de celles des personnes égoïstes qui empiètent sur les libertés de leur entourage, ou de celles des propriétaires et des gestionnaires des grandes entreprises qui portent atteintes à la liberté de leurs employés par les conditions de travail qu’ils leur imposent, et à celle de leurs concurrents de taille plus modeste par les stratagèmes utilisés pour entraver leurs affaires. Même en précisant qu’il faut établir une hiérarchie des libertés pour que cette maxime fonctionne – car les travailleurs qui luttent pour obtenir de meilleures conditions de travail restreignent certainement la liberté de leurs riches patrons de s’enrichir grâce à leur travail,…

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Tendances expansionnistes des organismes bureaucratiques

Faisons comme si le ministère de la Santé et des Services sociaux et les autres organismes bureaucratiques qui sont impliquées dans la « gestion de la crise sanitaire » n’étaient pas corrompus par l’industrie pharmaceutique, et comme si ce qui s’y fait et ce qui s’y dit n’était pas déterminé par de cyniques calculs politiciens. Même dans ce cas, il y aurait tout lieu de craindre pour la suite de cette histoire, puisque ces organismes bureaucratiques, de par leur nature même, pourraient très bien ne pas vouloir nous lâcher. Voyons pourquoi il pourrait en être ainsi, et quelles pourraient en être les implications pour nous tous. Raisons des tendances expansionnistes bureaucratiques Il n’est pas nécessaire d’être un complotiste pour penser que les organismes bureaucratiques tendent naturellement à s’étendre et à accroître leur influence et leur puissance, aussi bien sur les personnes qui font partie d’eux que sur le reste de la société. Du moins en est-il ainsi si on ne fait rien pour entraver ou contrôler ces tendances expansionnistes. Et c’est encore pire si le pouvoir politique encourage ces tendances en cédant une partie de son pouvoir aux organismes bureaucratiques et en les finançant généreusement. Les chefs de service, les directeurs, les…

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Effets moraux de la campagne de vaccination massive – partie 2

Je continue ici la réflexion commencée dans un billet précédent à propos des effets moraux de la vaccination massive. Je rappelle qu’il s’agit d’analyser des effets moraux de la campagne de vaccination massive, qui sont favorisés par des sentiments déjà présents avant la « crise sanitaire » et cette campagne, qui renforcent ces sentiments ou qui se combinent avec eux. Et contrairement à ce que laissent entendre les discours moralisateurs grâce auxquels on fait la promotion de la vaccination de toute la population, les changements moraux que produit cette campagne ne sont pas bénéfiques pour les individus et pour la société Altruisme non réfléchi et culpabilisation de bas étage L’une des manières d’obtenir que les jeunes adultes et les adolescents consentent à être vaccinés consiste à faire la promotion de la vaccination dite altruiste. Il ne s’agit pas, pour toutes ces personnes, de se faire vacciner pour se protéger contre le virus. Ou du moins ce n’est pas la principale raison puisqu’elles sont peu à risque d’avoir des complications et de mourir en cas d’infection. Non, il s’agit de se faire vacciner pour protéger les personnes à risque, même si elles sont vaccinées dans une forte proportion et même si on dit…

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Sur l’usurpation

Sauf quand on parle d’usurpation d’identité, on n’aurait pas idée d’accuser quelqu’un chez nous – au Québec, au Canada ou en Occident – d’usurpation. Ce mot nous semble sortir tout droit du Moyen Âge. Un usurpateur, ce serait simplement quelqu’un qui s’approprie un titre – disons celui de roi – qui ne lui revient pas d’après les lois d’un pays, que ce soit par la force, par la ruse ou par la tromperie. Ce peut être le chef d’une puissante famille noble qui chasse du trône le roi légitime. Ce peut être un fils cadet ou un oncle qui prend la place du fils aîné, l’héritier légitime, à la mort du roi. Ce peut être un personnage important de la cour qui fait assassiner le roi. Ce peut être un imposteur qui se fait passer pour un prince présumé mort et qui a l’appui d’une puissance étrangère pour monter sur le trône. À la rigueur, nous pourrions considérer comme des usurpateurs ceux qui, à l’étranger, prennent le pouvoir grâce un coup d’État. Que ce coup d’État serve la politique étrangère occidentale ou non, cela n’a rien à voir. C’est une question de légitimité. S’il y a prise de pouvoir sans…

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Docilité et mépris de la loi comme effets de l’autoritarisme et de l’arbitraire

Il faudrait être aveugle pour ne pas avoir remarqué que les mesures autoritaires et arbitraires que nous impose notre gouvernement depuis quinze mois ont changé notre rapport à la loi, d’une manière ou d’une autre. Docilité Le changement le plus répandu et le plus visible, c’est une plus grande docilité. Bien sûr, plusieurs d’entre nous sont dociles de longue date. La docilité – qu’il nomme simplement obéissance – a toujours été pour eux une vertu, même s’ils ne pouvaient pas le dire trop ouvertement avant l’arrivée du virus, sauf quand ils étaient entre eux. Mais maintenant que le virus est ici et qu’il semble avoir décidé de rester, ils peuvent montrer au grand jour leur docilité et l’exiger de leurs concitoyens, qui viennent grandir leurs rangs. Ce glissement dans la docilité se fait assez naturellement compte tenu de l’omniprésence, de la mobilité et de l’incohérence de toutes les recommandations, obligations et interdictions que formule ou promulgue le gouvernement, et qui sont reprises par les médias et dans tous les lieux que nous fréquentons, ad nauseam. Puis il y a la manière dont on les décide et fait respecter, c’est-à-dire de manière autoritaire, arbitraire et même invasive et agressive. Du jour…

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Effets moraux de la campagne de vaccination massive – partie 1

On a certes raison de s’inquiéter des effets physiologiques indésirables de la campagne de vaccination massive, surtout pour les groupes d’âge qui ne sont pas à risque et qui n’ont aucun bénéfice à retirer de la vaccination. Cependant l’importance qu’on leur accorde a tendance à détourner l’attention des effets moraux de cette campagne. Et quand on s’intéresse à ces effets, souvent ce n’est pas en tant qu’effets en eux-mêmes nuisibles, mais en tant que moyens d’inciter la population à se faire vacciner. Il est important de se soucier de ces effets moraux pour trois raisons : Même s’il est vrai que la manipulation de l’opinion et des sentiments a certainement pour but d’obtenir la vaccination du plus grand nombre de personnes possible, les transformations sentimentales qu’on réalise ne disparaissent pas quand on se fait vacciner. Elles continuent d’exister, elles continuent de produire des effets et elles peuvent être canalisées, renforcées et transformées pour servir à d’autres fins. Les idées et les sentiments sur lesquels on agit pour produire ces transformations et atteindre ces objectifs existaient avant le début de la « crise sanitaire » et ont même leurs racines dans « l’ancienne normalité ». Autrement le passage d’une situation à l’autre n’aurait pu se faire…

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Science ou marketing ?

La corruption dont est responsable l’industrie pharmaceutique serait tellement grande que des acteurs du secteur de la santé, comme Peter Gøtzsche (médecin danois auteur de Remèdes mortels et crime organisé), disent que la recherche faite dans les centres de recherche universitaires n’est plus de la science mais du marketing. Une telle affirmation peut paraître exagérée et même provocatrice, mais en lisant le livre de Gøtzsche on a de bonnes chances de changer d’idée. Pour savoir si l’on peut y trouver des traces des pratiques de corruption décrites par Gøtzsche, j’ai consulté les communiqués de presse publiés sur le site de Pfizer Canada dans l’espoir d’y trouver des indices. Le 4 décembre 2020 (c’est-à-dire 5 jours avant l’obtention de l’autorisation d’utilisation d’urgence du vaccin contre la COVID-19), Pfizer annonce un don de 600 000 $ à l’Initiative interdisciplinaire en infection et en immunité de McGill (MI4) par l’entremise de l’Université McGill et de la Fondation du Centre Universitaire de Santé McGill (CUSM). Ce don a pour but de créer des bourses : « Ces bourses permettront à des chercheurs et chercheuses en début de carrière de la communauté de l’Université McGill et du CUSM d’entreprendre des recherches à fort impact pour contrer la menace des maladies…

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Pour l’indépendance des députés et l’autonomie de l’Assemblée nationale

L’état d’urgence sanitaire n’en finit plus d’être prolongé. Son renouvellement est devenu une simple formalité dans la nouvelle normalité qu’on nous a imposée grâce à lui. Depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, nous nous trouvons dans une situation absurde qui montre non seulement les failles qu’il y a dans la Loi sur la santé publique, mais aussi les défaillances de nos institutions politiques elles-mêmes. La situation se résume comme suit : le gouvernement a déclaré l’état d’urgence sanitaire pour s’accorder à lui-même des pouvoirs exceptionnels et il en reporte indéfiniment la fin pour ne pas avoir à se départir de ces pouvoirs ; la Loi sur la santé publique stipule que l’Assemblée nationale peut révoquer l’état d’urgence sanitaire afin d’éviter que le gouvernement ne l’instrumentalise, ce qui est une précaution illusoire quand le parti gouvernemental détient la majorité des sièges à l’Assemblée nationale, comme c’est actuellement le cas. Le gouvernement prétend qu’il examinera s’il est possible de mettre fin à l’état d’urgence sanitaire à la fin du mois d’août 2021, quand les deuxièmes doses de vaccin auront été administrées. Mais rien ne nous assure qu’à ce moment, il ne reportera pas la fin de l’état d’urgence sanitaire sous prétexte d’être prudent,…

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Contre l’arbitraire

Pour ne pas donner l’impression que j’érige un épouvantail pour ensuite lutter contre lui, il importe de montrer que l’arbitraire a bien des partisans, quoiqu’aucun d’entre eux ne se proclame défenseur de l’arbitraire. Puisque la plume aiguisée de Benjamin Constant s’est déjà intéressé à cette question, et que je ne saurais raisonnablement espérer faire mieux, je reprends le début de son essai sur l’arbitraire : « Avant de combattre les partisans de l’arbitraire, il faut que je prouve que l’arbitraire a des partisans : car telle est sa nature que ceux mêmes qu’il séduit par les facilités qu’il leur offre sont effrayés de son nom, lorsqu’il est prononcé ; et cette inconséquence est plus souvent un malentendu qu’un artifice. L’arbitraire, qui a des effets très positifs, est pourtant une chose négative : c’est l’absence des règles, des limites, des définitions, en un mot, l’absence de tout ce qui est précis. Or, comme les règles, les limites, les définitions sont des choses incommodes et fatigantes, on peut fort bien vouloir secouer le joug, et tomber ainsi dans l’arbitraire, sans s’en douter. Si je ne définissais donc pas l’arbitraire, je prouverais vainement qu’il a les effets les plus funestes. Tout le monde en conviendrait ; mais tout…

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Manifestations cliniques inhabituelles des vaccins au Québec

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publie des données sur la vaccination contre la COVID-19. Ces données portent à la fois sur l’avancement de la campagne de vaccination et sur le suivi des manifestations cliniques inhabituelles, c’est-à-dire des effets secondaires possibles des vaccins. Ce sont ces dernières données qui m’intéressent. Malheureusement les données sur la campagne de vaccination sont beaucoup plus détaillées que celles sur les manifestations cliniques inhabituelles : ce sont d’elles dont sont friands les autorités politiques et sanitaires et les médias. Car la question des effets secondaires des vaccins serait réglée depuis longtemps : il aurait été prouvé scientifiquement – à partir des résultats obtenus par les sociétés pharmaceutiques et qui proviennent des premières phases des essais cliniques aussi réalisés par les sociétés cliniques dans le but d’obtenir les autorisations d’utilisation d’urgence qui leur permettent d’empocher des milliards de dollars – que les vaccins sont « sécuritaires ». Sinon on ne les aurait jamais approuvés, voilà. Mais il faut quand même assurer une veille des manifestations inhabituelles, par mesure de précaution et pour garder la confiance du public, dont a l’impression que c’est une simple formalité. Si bien qu’en plus des quatre tableaux consacrés au nombre de doses de…

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Loi transitoire pour mettre fin à l’état d’urgence sanitaire

Bien que la question ait déjà fait l’objet de déclarations à l’Assemblée nationale, les partis d’opposition se sont mis à réclamer avec plus d’insistance la fin de l’état d’urgence sanitaire à la fin du mois de mai. Notre premier ministre dit devoir prolonger jusqu’à la fin du mois d’août pour permettre aux policiers d’empêcher les rassemblements illégaux et pour assurer la poursuite de la campagne de vaccination. Le Parti québécois réclame du gouvernement un plan de sortie de l’état d’urgence d’ici la fin de la session parlementaire, à la mi-juin. Son chef dit s’inquiéter de voir la province privée de « démocratie puis des contrepoids qui sont normaux dans une société démocratique », pour déclarer : « L'urgence sanitaire, c'est lorsqu’il y a une urgence, une situation qui est hors de contrôle, qui menace la sécurité des gens. Donc, on va tenter de s'entendre avec le gouvernement sur ces critères objectifs là cette semaine, parce que ce n'est pas à la discrétion du gouvernement [de la renouveler ou non]. » (« Lever l’urgence sanitaire est impossible avant la fin août, dit Legault », Journal de Québec, 25 mai) Et la cheffe du Parti libéral d’abonder dans le sens, en affirmant que le gouvernement n’a pas fait la démonstration…

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Autres raisons pour les personnes vaccinées d’être contre le passeport vaccinal

Alors qu’Israël a suspendu l’utilisation de « passeport vert » depuis le 1er juin et que l’idée d’un tel dispositif n’est pas bien accueillie dans certains États américains, il en va autrement en Europe, au Canada et au Québec, où on semble décidé à aller de l’avant, ou du moins des signes laissent présager que l’idée n’a pas été écartée et qu’elle pourrait bien refaire surface. Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec a dit cette semaine qu’on nous annoncera la semaine prochaine ce que l’on fera des codes QR que le gouvernement a envoyés aux personnes vaccinées, en guise de preuve numérique de vaccination. Notre gouvernement semble décidé à nous mettre devant le fait accompli. Car ce qu’on va nous annoncer la semaine prochaine pourrait nous être annoncé maintenant, et même aurait pu l’être il y a au moins quelques semaines ou quelques mois, même si la décision du gouvernement n’était pas encore arrêtée. La transparence, ce n’est pas annoncer aux citoyens une décision quand elle est prise afin qu’ils se conforment à elle. C’est plutôt les tenir au courant de ce qui est envisagé avec assez de précision et à temps pour qu’un débat public puisse…

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Lobbyisme des marchands de vaccins au Québec et au Canada

Ce n’est pas un secret que les activités de lobbyisme ont une influence considérable sur les politiques de nos gouvernements. Et le secteur de la santé ne fait pas exception. Où il y a beaucoup d’argent à faire, il y a forcément des lobbyistes. Pour plus de transparence, les lobbyistes doivent s’inscrire aux registres fédéral et provincial quand ils prennent l’initiative de communiquer avec des décideurs publics pour influencer, en autres, les orientations ou obtenir des contrats. Mais avec la restriction suivante, au Québec, sans doute renforcée à la suite de la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, qui excuse toutes sortes de pratiques qui seraient jugées illégales ou non conformes à l’éthique dans un autre contexte : « Précisons d’entrée de jeu que le fait, pour un représentant d’entreprise ou d’organisation, de répondre à la demande d’un décideur public (élu, fonctionnaire ou personne nommée à un organisme du gouvernement au sens de la Loi sur le vérificateur général) n’est pas une activité de lobbyisme au sens de la Loi. Bref, lorsqu’un décideur public initie la communication, il ne s’agit pas de lobbyisme. Par exemple, dans le but d’assurer les services essentiels, les ministères et organismes sollicitent quotidiennement des interlocuteurs des organismes à…

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Opération de reconnaissance d’un centre de vaccination

J’ai finalement réussi à vaincre ma répugnance et aller voir à quoi ressemblent ces fameux centres de vaccination, qui ont profité de la fermeture ou de l’ouverture partielle de beaucoup de lieux pour y pousser comme des champignons. J’ai même réussi à en faire une sorte de jeu. C’est qu’il y a des choses plus utiles, plus intéressantes et surtout plus amusantes à faire, à proximité d’un centre de vaccination, que d’aller se faire vacciner, notamment aller voir comment l’idéologie sanitaire s’approprie des lieux sociaux qui lui préexistaient, les détourne de leur fonction originale et se matérialise en organisant l’espace à son image. Car les centres de vaccination sont des lieux forts de cette idéologie, un peu comme les églises pour le christianisme. Ce qui m’a finalement décidé à faire cette petite opération d’infiltration, dont j’avais l’idée depuis deux ou trois mois, c’est que nous ne courrons pas encore le risque d’être vaccinés à notre corps défendant en mettant les pieds dans un centre de vaccination. Mais il me fallait trouver un lieu de vaccination où l’on peut entrer et circuler assez librement. Autrement je risquais de me faire intercepter par des agents de sécurité, qui m’auraient empêché d’entrer ou…

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Raisons pour les personnes vaccinées d’être contre le passeport vaccinal

Depuis que notre directeur national de la Santé publique a déclaré publiquement, il y a un mois, que les avantages du passeport vaccinal sont généralement surestimés et qu’il y a des risques éthiques, et que ce n’est pas la priorité du ministère de la Santé et des Services sociaux pour l’instant, les journalistes et la population parlent rarement de ce dispositif et presque seulement de la poursuite de la vaccination massive et de l’assouplissement des mesures sanitaires que l’atteinte des objectifs vaccinaux permettrait au gouvernement d’accorder à la population. Mais comme je l’ai déjà dit dans un billet, on ne doit surtout pas en conclure que cela ne changera pas dans quelques mois, par exemple à l’automne. Des experts pourraient entre-temps publier des études dans lesquelles ils concluraient que, finalement, les avantages du passeport vaccinal (ou de manière plus large, du passeport sanitaire, qui donnerait la possibilité de présenter un résultat négatif à un test de dépistage ou une preuve de rétablissement) sont plus grands que les inconvénients. Et il serait plus facile pour notre gouvernement d’implanter ce dispositif quand une forte proportion de la population active aura reçu ses deux doses de vaccin, puisque ce serait seulement la minorité…

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Vaccination des adolescents et consentement éclairé

Les jeunes de 12 à 17 ans peuvent maintenant être vaccinés contre la COVID-19 C’est le vaccin à ARN messager de Pfizer qui sera utilisé pour ce groupe d’âge, conformément à l’autorisation accordée par Santé Canada. La première en dose sera administrée de deux manières : en milieu scolaire durant les semaines du 7 au 14 juin, c’est-à-dire dans une clinique mobile à l’école ou dans un centre de vaccination, avec transport scolaire fourni dans le dernier cas ; avec prise de rendez-vous dans une clinique de vaccination, jusqu’au 23 juin environ. La deuxième dose sera administrée au retour en classe à l’automne 2021 ou avant. Le gouvernement précisera les modalités cet été. Pour les personnes de 12 et 13 ans, le consentement parental est requis. Les adolescents âgés de 14 ans et plus peuvent donner eux-mêmes leur consentement. On transmettra par l’intermédiaire de l’école un feuillet d’information à tous les élèves, soit pour aider les parents et les élèves à prendre une décision éclairée. Il serait intéressant pour tous les citoyens de prendre connaissance du contenu de ce feuillet d’information. Les informations que le gouvernement transmet aux jeunes par l’intermédiaire des écoles publiques et privées concernent tous les citoyens, et pas seulement les jeunes et leurs…

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Le scientisme, une menace pour la démocratie, la science et la médecine

Il ne s’agit pas de faire un procès à la science et aux scientifiques qui pratiquent leur discipline avec rigueur, prudence et probité, sans tomber dans le dogmatisme et sans avoir des visées expansionnistes. Ce dont il s’agit ici, c’est de faire la critique du scientisme, qui certes préexistait à la présente « crise sanitaire », mais qui a fait des pas de géant depuis son début. Beaucoup de ceux qui, avant, ne s’intéressaient pas le moins du monde à la science, ou qui étaient méfiants à son égard, ne jurent maintenant que par la science, ou plutôt par l’idée qu’ils s’en font, sans avoir fait d’études dans le domaine, sans avoir lu un seul article scientifique, sans avoir fait d’épistémologie, et sans même avoir une idée vague de ce que pourrait être une démarche scientifique rigoureuse. Ainsi suffit-il de leur dire que telle ou telle chose sur le virus, la « pandémie » ou les mesures a fait l’objet d’une étude et a été prouvée scientifiquement, et d’y joindre quelques données éloquentes et quelques graphiques hauts en couleur, pour qu’ils y voient une vérité indiscutable. Ce billet a pour objet les effets nuisibles du scientisme sur la démocratie et sur la pratique de…

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Remarques sur le plan de déconfinement du Québec - partie 2

Dans mon billet précédent sur le plan de déconfinement du Québec, j’ai fait une analyse détaillée des assouplissements que nous offre le gouvernement en échange de notre vaccination. En tant que tel, c’est déjà un drôle de marché. À ma connaissance, on n’a jamais vacciné massivement une population majoritairement saine et peu à risque de tomber gravement malade en lui promettant des bénéfices qui n’ont rien à voir avec sa santé. Je sais bien que c’est sous prétexte d’améliorer la situation épidémiologique qu’on vaccine la population : ce serait seulement après cette amélioration qu’il serait possible d’accorder des assouplissements. Seulement le discours et la pensée ont pris un raccourci : il s’agit de nous faire vacciner pour retrouver une part de notre « liberté » et de revenir à une sorte de « normalité », en passant par-dessus l’amélioration de la situation épidémiologique et la diminution des risques pour des personnes de toute façon majoritairement très peu à risque de tomber gravement malade. Cela fait donc à plusieurs d’entre nous l’effet d’une demande de rançon : « si vous ne vous faites pas vacciner en grand nombre, nous continuons à vous priver d’une grande partie de votre liberté et vous pouvez faire une croix sur un…

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Remarques sur le plan de déconfinement du Québec - partie 1

Le 18 mai, notre gouvernement a présenté en grande pompe son plan de déconfinement pour l’été 2021. On peut remarquer un changement notable dans l’humeur de nos concitoyens, qui y voient une bonne nouvelle comme on en aurait eu très peu depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire en mars 2020. Les jeunes adultes se ruent dans les centres de vaccination dans l’espoir de retrouver leur « liberté » et de revenir à la « normalité ». Mais il serait de voir de quelle « liberté » et de quelle « normalité » il s’agit, et quelles sont les conditions fixées par le gouvernement, avant de nous réjouir. En plus de la page internet qui résume les grandes lignes de son plan de déconfinement, le gouvernement a publié deux documents intitulés « Assouplissements prévus pour tous les paliers » et « Assouplissements à venir par paliers ». Dans ces deux documents, on constate que le système de paliers couleurs sera maintenu au moins jusqu’à la fin du mois d’août, après quoi il sera peut-être aboli si la situation épidémiologique le permet et si la couverture vaccinale de 75 % des personnes de 12 ans et plus est atteinte. Il en résulte que les assouplissements aux mesures…

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Mise à jour de « Contre le passeport vaccinal » - ajout de la sous-section 4c

La sous-section 4c a été ajoutée au texte intitulé « Contre le passeport vaccinal ». On y raisonne à partir des réserves et des doutes les plus communs sur l’efficacité des vaccins pour montrer qu’il en résulte des problèmes qui devraient nous détourner de l’utilisation du passeport vaccinal, sans quoi nous risquons d’entrer dans un cycle saisonnier de vaccination pour conserver notre immunité et les droits qu’elle nous confère. Bien loin d’être une manière de mettre fin à la « crise sanitaire », l’implantation de ce dispositif serait une manière de faire d’elle une partie intégrante de la nouvelle normalité. Contre le passeport vaccinal

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À la croisée des chemins

Maintenant que la vaccination est ouverte à tous les groupes d’âge, beaucoup d’entre nous sont à la croisée des chemins. Notre tour est venu : nous ferons-nous vacciner comme on nous le recommande très-très-très fortement ou résisterons-nous aux pressions qui sont exercées sur nous par les autorités politiques et sanitaires, par les médias, par nos employeurs, par nos collègues et par nos proches ? Ne faisant pas partie pour la plupart des personnes à risque de tomber gravement malades et de mourir si nous sommes infectés – plusieurs d’entre nous l’ont été en ayant seulement des symptômes bénins, ou sans avoir des symptômes, ou sans même s’en apercevoir –, il ne s’agit pas avant tout de nous faire vacciner pour nous protéger du virus. Non, il s’agit surtout d’obtenir des assouplissements des mesures sanitaires par l’atteinte des objectifs vaccinaux pour tous les groupes d’âge. Beaucoup d’entre nous décideront de se faire vacciner (si ce n’est pas déjà fait) pour qu’une sorte de retour à la normale soit possible et pour pouvoir être libres à nouveau. Il importe assez peu de savoir exactement en quoi consisteront ces assouplissements et ce gain de liberté : ils souhaitent une amélioration quelconque, s’en remettant au bon jugement des…

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Plan de réouverture de la Saskatchewan

Notre premier ministre a déclaré qu’il veut s’inspirer du plan de déconfinement de la Saskatchewan pour présenter aux Québécois un plan semblable d’ici quelques semaines, afin de nous donner des points de repère et de nous rendre prévisible ce que les prochains mois nous réservent. Voici des intentions très louables. Mais il nous a déjà fait de semblables promesses l’automne dernier : il en est sorti le système d’alertes de couleur qu’on a appliqué de manière régulière, dont on a changé les mesures sanitaires propres à chaque palier, et auquel on a ajouté une nouvelle mesure d’importance, le couvre-feu, et un nouveau palier, le rouge foncé. Espérons qu’il en sortira autre chose que ce fatras de règles qui, au lieu d’encadrer les décisions du gouvernement, lui permet de n’en faire qu’à sa tête, selon la lubie du moment. Espérons qu’on ne nous présentera pas un plan de déconfinement qui est le reflet renversé du plan de reconfinement qu’on nous a présenté en septembre 2020. Voyons ce que dit le fameux plan de déconfinement saskatchewanais, sans présumer que le gouvernement québécois nous présentera nécessairement un plan semblable, malgré l’habitude bien documentée des différents gouvernements de s’imiter les uns les autres depuis le…

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Mise à jour de « Contre le passeport vaccinal » - ajout de la sous-section 4b

La sous-section 4b a été ajoutée au texte intitulé « Contre le passeport vaccinal ». On y fait des remarques et on y pose des questions sur une étude publiée il y a quelques jours dans The Lancet et censée prouver que le vaccin de Pfizer a une efficacité d’environ 95 %. L’imposition du passeport vaccinal dépendant grandement de l’efficacité du vaccin, il importe de ne pas croire sur parole ce que disent les médias et les autorités, et de nous rapporter directement aux études, dans la mesure où cela est possible pour des profanes comme nous. Contre le passeport vaccinal

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Mise à jour de « Contre le passeport vaccinal » - ajout de l’introduction de la section 4 et de la sous-section 4a

La section 4 et la sous-section 4a ont été ajoutées au texte intitulé « Contre le passeport vaccinal ». On y aborde principalement les problèmes soulevés par la preuve de l'efficacité des vaccins qu’auraient permis d’établir les données et les documents rendus disponibles par les sociétés pharmaceutiques, en vue d’obtenir une autorisation d’utilisation d’urgence. Pour ce faire, j’utilise comme point de départs des articles de Peter Doshi, rédacteur en chef adjoint du British Medical Journal, professeur à l'Université du Maryland et spécialiste de l’évaluation de la sécurité et de l’efficacité des médicaments. Il va de soi qu’on ne saurait raisonnablement nous imposer l’utilisation du passeport vaccinal pour participer à toutes sortes d'activités et avoir accès à toutes sortes de lieux si l’efficacité des fameux vaccins s’avérait douteuse. Et encore faut-il savoir de quelle efficacité on parle exactement. S'agit-il de la réduction des formes graves de COVID-19 et des décès ? S’agit-il de la réduction de la contagion ? Ou s’agit-il plutôt de la réduction des formes légères de COVID-19 et des cas de contamination ? Cette sous-section sera bientôt suivie d’autres sous-sections sur la démonstration de l’efficacité des vaccins depuis le début de la campagne de vaccination planétaire, et aussi…

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Mise à jour de « Contre le passeport vaccinal » - ajout de la section 3

La section 3 a été ajoutée au texte intitulé « Contre le passeport vaccinal ». On y combat l’idée d’imposer ce dispositif pour empêcher les personnes non vaccinées de participer à des activités jugées à risque et d’accéder à des lieux jugés à risque, sous prétexte de protéger la santé des principaux intéressés et d’éviter un engorgement du système de santé préjudiciable à toute la collectivité, ainsi que des dépenses inutiles que les contribuables devraient assumer. Contre le passeport vaccinal

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Mise à jour de « Contre le passeport vaccinal » - ajout de la section 2

Puisque ce texte prend plus d’ampleur que prévu et que je le mettrai régulièrement à jour, j’ai décidé de le publier sous la forme d’un fichier PDF, et d’annoncer l’ajout des nouvelles versions dans des billets. En temps normal, j’aurais attendu qu’il soit complété avant de le publier. Mais le temps presse ! Il faut commencer aussi rapidement que possible à discuter publiquement ce qui m’a tout l’air d’un dispositif de contrôle et de surveillance de la population, sous prétexte de protéger sa santé. Contre le passeport vaccinal

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Avant-goût de vaccination obligatoire

Comme vous le savez peut-être, le gouvernement du Québec a rendu obligatoire la vaccination contre la COVID-19 pour une grande partie du personnel des établissements de santé (arrêté numéro 2021-024, 9 avril 2021), sous prétexte de protéger la santé de la population et plus particulièrement celles des personnes plus vulnérables. Cette mesure exclut les personnes qui accomplissent des tâches administratives et s’applique aux milieux de travail suivants : les urgences, à l’exception des urgences psychiatriques ; les unités de soins intensifs, à l’exception des soins intensifs psychiatriques ; les cliniques dédiées à la COVID-19, dont celles de dépistage, d’évaluation et de vaccination ; les unités identifiées par un établissement afin d’y regrouper la clientèle présentant un diagnostic positif à la COVID-19 ; les centres d’hébergement et de soins de longue durée ; les autres unités d’hébergement ; les unités de pneumologie. Notons que le gouvernement a adopté cette mesure alors qu’il est toujours écrit sur la page gouvernementale d’information sur les vaccins ceci (en date du 1er mai 2021) : « Les études sont en cours pour savoir si les personnes vaccinées ne transmettent plus l’infection et si les mesures de protection habituelles (distanciation physique, port du masque et lavage des mains) peuvent être assouplies. » Et pourtant l’une des…

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Ne baissons surtout pas la garde

Tel que rapporté dans La Presse (28 avril 2021), le Dr Arruda a émis des réserves quant à l’utilisation du passeport vaccinal au Québec. S’il admet la nécessité de fournir une preuve de vaccination pour voyager à l’étranger quand cela est requis, une utilisation plus large, sur le territoire Québec, n’est pas la priorité du ministère de la Santé et des Services sociaux pour l’instant, nous dit-il. L’important, c’est d’élargir la couverture vaccinale dans tous les groupes d’âge. Il dit même qu’on surestime généralement les avantages de ce dispositif (il y aurait des incertitudes à leur sujet) et qu’on sous-estime ses inconvénients, car il y a des enjeux éthiques importants et le passeport vaccinal pourrait être utilisé à mauvais escient. Ce n’est pas dans cette direction que veut aller le gouvernement pour l’instant, selon le directeur national de la Santé publique. Si bien qu’on ferait une utilisation assez marginale du passeport vaccinal, d’après les orientations actuelles des équipes du bon Dr Arruda. Nous pourrions donc nous réjouir en nous disant que nos autorités politiques et sanitaires font, pour une fois, preuve de plus de bon sens que leurs homologues des autres pays, et qu’elles ne se contentent pas de les…

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Contre le passeport vaccinal - section 1

Dans ce texte, j’essaierai de mettre en évidence les supposés – qui sont souvent mêlés les uns aux autres de manière confuse – sans lesquels le passeport vaccinal est un dispositif inutile et arbitraire, et de montrer pourquoi ils sont douteux. Il est vrai que je ne suis pas microbiologiste, virologue, épidémiologiste ou médecin infectiologue. C’est pourquoi je n’entends pas décréter ce qui doit être considéré comme vrai ou comme faux. Je montrerai plutôt qu’il existe des avis divergents plausibles, qu’on tend à ignorer et qui sont incompatibles avec les soi-disant vérités établies scientifiquement et par conséquent indiscutables. Puis j’essaierai de bien raisonner – je veux dire par là tirer des conséquences de manière cohérente – à partir des positions divergentes, mais aussi à partir des positions dominantes, du moins au gouvernement et parmi les journalistes et les experts autorisés, qui eux aussi doivent bien raisonner à partir de ce qui passe, à tort ou raison, pour vrai. Il n’y a donc pas lieu de s’indigner que j’en fasse autant, d’autant plus que – pour ma part – je reconnais ouvertement que c’est ce que je fais : je ne cherche pas à faire croire que mes raisonnements sont des vérités…

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Refus de la discussion et dogmatisme à propos du passeport vaccinal 

Le ministre de la Santé et des Services sociaux a déclaré récemment, dans une entrevue radiophonique (10:33), que le processus pour rendre disponible une preuve numérique de vaccination contre la COVID-19 devrait aboutir d’ici la fin du mois d’avril. Selon lui, il faudrait pouvoir disposer de cette preuve numérique avant d’entreprendre le débat éthique sur ce fameux passeport que d’autres pays ont déjà commencé à implanter. Et ce débat doit avoir lieu rapidement, toujours selon le ministre Dubé. En effet, il y a lieu de croire que ce débat ne durera pas longtemps (peut-être s’agira-t-il d’un débat d’experts entre des portes closes dont on nous annoncera les résultats sans nous avoir consulté), puisqu’on se sera déjà doté d’une partie des outils nécessaires à l’implantation de ce dispositif. C’est un peu comme si le gouvernement attendait la fin des travaux de la phase 1 d’un grand projet routier avant de discuter publiquement de sa pertinence. On se dirait alors que tout a déjà été décidé, et que ce débat n’a lieu que pour la forme ou que pour régler des points de détail. Les journalistes, eux, prennent néanmoins les devants, dont Patrick Lagacé qui a publié un article favorable au passeport…

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Levée des restrictions et prédictions

C’est maintenant au tour de l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) de nous annoncer que nous aurons peut-être droit à un retour à la normale cette été. C’est du moins ce que nous rapporte un article de journal publié dans La Presse (23 avril 2021) : « (Ottawa) La Santé publique évoque un retour à la normale « mi-juillet, août » – dès lors que 75 % des Canadiens auront reçu une première dose d’un vaccin, et que 20 % auront reçu deux injections. Pendant ce temps, le Canada met toutes les chances de son côté pour les années à venir en achetant des dizaines de millions de doses de rappel du vaccin Pfizer-BioNTech. » Comme pour la Santé publique du Québec, le retour à la normale dépend de la « vaccination » et non pas de l’évolution de la situation épidémiologique. Le message est donc le même qu’au Québec : faites-vous « vacciner » en grand nombre, sinon il n’y aura pas de retour à la normale. Ce qui devrait permettre de « déterminer s’il sera sécuritaire de lever les mesures restrictives de santé publique cet été ». Bref, si nous n’atteignons pas les cibles de « vaccination », il ne faut probablement même pas y penser, quelle que soit la situation épidémiologique, puisqu’on…

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Brouillard de l’après-vaccination

Notre gouvernement, les experts autorisés et les journalistes nous chantent en chœur le même refrain : « Allez vite vous faire vacciner pour qu’on en finisse avec cette pandémie et qu’un retour à la normale soit bientôt envisageable. » Mais jamais on nous dit, avec quelque précision, comment se fera et ce que sera ce fameux retour à la normale. Et presque personne ne s’embarrasse de poser des questions à notre gouvernement à ce sujet. Comme si la levée des mesures sanitaires allait se faire toute seule une fois que nous serons dans une forte proportion « vaccinés ». Comme si ce qui va se produire ensuite était une conséquence naturelle de la « vaccination » et était simplement un effet désirable des « vaccins ». À son habitude, notre gouvernement se montre par contre très précis quant à ses exigences « vaccinales » : il s’est fixé pour objectif la « vaccination » de 75 % des adultes de tous les groupes d’âge. (Source : site de notre gouvernement.) Tant que cet objectif n’aura pas été atteint, il se peut qu’il ne desserre pas l’étau de manière significative, qu’il exerce des pressions croissantes sur les groupes d’âge plus jeunes et moins enclins à se faire…

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Relation abusive

Je reprends presque textuellement le petit texte de Manon Joyal publié sur le blog de Jean-Dominique Michel, en changeant seulement quelques mots. « J’ai une question… Si mon « conjoint » m’empêche de sortir, s’il m’empêche de respirer ou de m’exprimer librement, s’il me menace si j’ose respirer ou m’exprimer, s’il vérifie mes déplacements et avec qui je discute et m’oblige à ne pas voir mes proches ami(e)s et ma famille, s’il m’impose une heure pour rentrer à la maison et s’il m’accuse en me disant que c’est à cause de mon comportement qu’il réagit ainsi… Suis-je dans une relation abusive ? Ai-je affaire à une personne narcissique ou toxique ? Est-ce qu’il y a une loi pour me protéger de lui ? Est-ce que des organismes existent pour me protéger ? C’est parce que je m’inquiète vraiment pour mes droits et ma liberté dans ma relation avec lui. Je suis confuse. Il n’arrête pas de me répéter que c’est pour mon bien qu’il fait ce qu’il fait. * Le mot « conjoint » est fictif. Remplacez-le par gouvernement. » Pourquoi ce qui est jugé à juste titre inadmissible quand il s’agit d’une femme serait-il acceptable et même louable quand…

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Analyse de l’avis sur les passeports immunitaires du Comité d’éthique de santé publique

« Those who would give up essential liberty, to purchase a little temporary safety, deserve neither liberty nor safety and will lose both. » Benjamin Franklin Le Comité d’éthique de santé publique (CESP) a publié un avis sur les passeports immunitaires (1er avril 2021). Puisqu’il relève de l’Institut national de santé publique, dont la mission est de soutenir le ministre de la Santé et des Services sociaux, cela suffit déjà pour douter de l’indépendance de ce comité et de la valeur de cet avis. Sans aller jusqu’à prétendre que les rédacteurs de cet avis sont dans l’obligation d’être en parfait accord avec le ministre Dubé, il serait certainement très mal vu de prendre ouvertement et radicalement position contre l’avis favorable aux passeports immunitaires que ledit ministre a exprimé publiquement à l’occasion d’un point de presse. Ce ne serait certainement pas là soutenir le ministre et encore moins lui fournir les justifications éthiques dont il pourrait avoir besoin. Il n’y a donc pas lieu de nous étonner que l’avis du CESP soit favorable à l’usage des passeports vaccinaux : « Le CESP estime que, dans la balance, les bénéfices escomptés en termes de bienfaisance, de liberté et de solidarité sont légèrement plus importants que les…

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Changement dans la manière d’imposer des mesures sanitaires

Je n’ai pas été étonné que le port du masque médical en continu (même quand on est assis bien sagement à son bureau, quand la distanciation sociale est respectée et quand il n’y a personne à dix ou vingt mètres à la ronde, en raison du télétravail qui est à prioriser) devienne obligatoire dans tous les milieux de travail après la recommandation faite par l’Institut national de santé publique (INSPQ) et relayée par les médias traditionnels en mars. Ce qui m’a au contraire surpris, c’est la manière dont cette nouvelle mesure sanitaire nous a été imposée. Je m’attendais à ce qu’un décret ou un arrêté soit promulgué, comme ça c’est produit pour la plupart des autres mesures sanitaires, notamment le port obligatoire du masque dans tous les lieux publics fermés, décrété en juillet 2020. Mais non : c’est la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) qui a décidé d’exiger le port du masque médical en continu dans tous les milieux de travail, en plus de la distanciation physique et de la présence de barrières physiques, supposément pour limiter la prolongation du virus et des affreux variants dans le contexte de la troisième…

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« Vaccination » et orchestration

Voilà, c’est à peu près décidé : nous en avons encore pour au moins deux mois avant d’avoir un peu de répit et un semblant de retour à la « normale ». Notre premier ministre – lui-même qui nous a proposé un pacte moral pour la période des Fêtes et qui l’a résilié juste après, lui-même qui nous a déconfiné pour nous reconfiner juste après – sait déjà comment évoluera la situation épidémiologique jusqu’à l’été. C’est que le Virus ou plutôt les variants lui ont soufflé à l’oreille ce qu’il en sera. Ou bien les experts qu’il consulte ont leurs entrées chez lui. Quoi qu’il en soit, ce qui se passera d’ici la fin du mois de juin m’a tout l’air d’être planifié ou orchestré, peut-être de longue date. Cela aura au moins la vertu de rendre la situation encore plus claire : les mesures sanitaires qu’on nous impose ne découlent pas de la situation épidémiologique. Celle-ci n’en est que le prétexte. Bien que j’ignore ce qui se passe dans les cercles du pouvoir, on peut difficilement voir une preuve de rigueur et de bienveillance à notre égard dans le fait de nous imposer des mesures qui anéantissent notre liberté en s’appuyant sur des…

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Dictionnaire des idées reçues sur la pandémie

Notre existence est tellement devenue glauque que nous sommes sur le point d’oublier comment rire, sauf quand nos amuseurs nous chatouillent. Voici un texte qui entend tirer profit de la vertu thérapeutique du rire pour l’esprit et pour le corps. J’espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire. Veuillez faire circuler ce texte. Dictionnaire des idées reçues sur la pandémie

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Une sortie de crise qui n’en est pas une

Dans son article « On s’en va dans le mur » (La Presse, 7 avril 2021), Isabelle Hachey fait un nouveau pas dans la promotion de la solution « vaccinale ». Je ne saurais dire si son article a été écrit de bonne foi, ou si elle suit simplement la ligne éditoriale de son employeur, résolument en faveur de la « vaccination » de toute la population, ou si elle suit la ligne éditoriale de son employeur en croyant de bonne foi servir la vérité et les intérêts de l’humanité. Mais je n’ai pas la prétention de sonder les cœurs. Je m’intéresserai seulement aux affirmations péremptoires faites ou rapportées par cette journaliste qui travaille depuis 23 ans à La Presse, et qui devrait bien connaître son métier. Après s’être un peu défoulée contre le propriétaire de gym qui serait responsable de 193 cas de COVID-19 qui devrait être l’objet de tout notre mépris et de toute notre exaspération (comme l’ont fait aussi plusieurs membres de la grande confrérie des journalistes), et s’être plainte du peu d’enthousiasme des Québécois à se faire « vacciner » pendant le congé de Pâques (assurément parce qu’ils étaient trop occupés à manger du jambon, selon elle),…

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Socle pour une alliance : ce que nous ne désirons pas comme société

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, nous sommes à un point tournant pour notre société et notre civilisation. L’invasion du Virus n’en est que le prétexte, n’en est que le moyen. Nos maîtres seraient bien fâchés de voir le Virus disparaître soudainement, comme des prêtres qu’on priverait du péché comme instrument de contrôle mental et moral. Il est impératif que nous décidions ce que nous désirons comme société, et encore plus ce que nous ne désirons pas. Ce n’est pas à notre premier ministre, à notre ministre de la Santé et des Services sociaux, à notre directeur national de la Santé publique et à la cellule de crise qui l’entoure, aux experts autorisés en santé publique, aux médecins intensivistes, aux sociétés pharmaceutiques et aux élites économiques internationales à qui profitent assurément la crise « sanitaire » et qui tirent peut-être les ficelles, de décider de notre avenir en tant qu’individus, en tant que société, en tant que civilisation. De telles prétentions – qu’on se donne de moins en moins la peine de cacher – sont incompatibles avec le principe de base de la démocratie, à savoir le droit des peuples à l’autodétermination. Ainsi c’est nous faire les défenseurs de la…

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Sabotage de notre santé

On nous annonce que la troisième « vague » frappera de plein fouet les « jeunes », à savoir ceux qui sont plus jeunes que les vieux. Notons que les médias anglophones parlent souvent de « middle-aged adults », c’est-à-dire de personnes qui ont environ entre 40 et 60 ans. On gagnerait certainement à faire preuve de plus de précision ou, si cela s’avère impossible pour l’instant, de faire preuve de plus de prudence quand on fait de déclarations publiques et quand on prétend « informer » la population. Mais qu’il s’agisse de jeunes adultes et de personnes d’âge moyen, ces personnes ont été épargnées par le Virus jusqu’à maintenant, et ce serait une nouveauté que les méchants variants concentrent maintenant leurs efforts sur les personnes plus jeunes, lesquelles ne perdraient rien pour attendre si on en croit les autorités politiques et sanitaires, les experts autorisés, les médecins et les journalistes. Je ne reviens pas ici sur la manière dont on fait ses affirmations, ayant déjà consacré à cette question un billet. Je fais comme si ces affirmations étaient fondées, c’est-à-dire comme si les personnes qui auront de graves complications ou qui mourront à cause du Virus seront significativement plus jeunes que pendant les deux « vagues » précédentes. Ce qui…

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Sanctions économiques « auto-imposées » et guerre humanitaire contre le Virus

C’est du jamais vu : voilà plus d’un an que les gouvernements de presque tous les pays occidentaux adoptent des mesures qui détruisent leur économie, qui appauvrissent la population et lui rendent la vie invivable, et qui ébranlent toutes ses institutions. Et nous voilà repartis, presque partout, non pas tant pour la troisième vague de la « pandémie », que pour le troisième accès d’automutilation collective de l’Occident unanimement piloté pour nos dirigeants. Et qui sait quand viendra la prochaine trêve, et combien de semaines ou de jours elle durera ? Et qui sait si la situation ne pourrait pas bientôt culminer par une sorte de suicide de l’Occident tel que nous le connaissons ? Et qui sait quelle vie il pourrait y avoir après cette mort ? Cependant je ne crois pas à la génération spontanée, pas même à celle des événements étonnants que nous sommes en train de vivre. Ne nous laissons pas paralyser par l’étonnement et efforçons-nous de comprendre la genèse de ces événements, ou du moins une partie de cette genèse. Car des événements d’une telle ampleur sont nécessairement multifactoriels. Les gouvernements occidentaux ont souvent recours, sous des prétextes faussement humanitaires ou démocratiques, à des sanctions économiques pour déstabiliser, affaiblir, mettre au…

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Manège concurrentiel

Depuis le début des études cliniques jusqu’à son utilisation dans les campagnes de « vaccination » massive des différents États, l’efficacité et l’innocuité du vaccin à vecteur viral d’AstraZeneca (ce n’est pas un produit de thérapie génique, à l’inverse des « vaccins » de Moderna et de Pfizer) sont régulièrement remises en question par les autorités sanitaires et les médias traditionnels, qui tiennent d’ailleurs un double discours à son sujet. D’abord les autorités sanitaires de certains pays n’autorisent pas ou ne recommandent pas son utilisation pour les personnes de plus de 65 ans, faute de données prouvant son efficacité pour les personnes jugées les plus à risque ; et après avoir changé d’idée elles suspendent son utilisation pour les personnes de moins de 55 ans, par mesure de précaution, en raison de cas de thrombose qui ne seraient probablement pas, disent-elles, attribuables au vaccin. Quant aux médias, ils vantent les mérites du vaccin, tout en faisant faire les manchettes à toutes les difficultés qu’ils rencontrent. On ne s’étonnera pas qu’une frange non négligeable de la population occidentale hésite à recevoir ce vaccin et que des membres du personnel médical ont annulé leurs rendez-vous de vaccination, comme en Allemagne. L’attitude incohérente des autorités sanitaires et des…

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La vulnérabilité et la faute des jeunes

Les jeunes, « nouveaux vulnérables » Ils sont les « nouveaux vulnérables ». Si le Québec connaît le même scénario que l’Europe, les jeunes seront les plus durement touchés par la troisième vague de la COVID-19. Une catastrophe annoncée pour le système de santé, mettent en garde des experts. (La Presse, 27 mars 2021) Les marchands de « vaccins » doivent se frotter les mains de contentement ! Mais, en fait, cela ne leur apprend rien, ils étaient depuis longtemps au courant, puisque certains d’entre eux prennent de l’avance et en sont même à mettre au point son vaccin pour les enfants et les adolescents (les « vaccins » actuellement autorisés pouvant seulement être utilisés pour des personnes de 16 ans ou plus). Le Virus leur a sans doute soufflé à l’oreille qu’il ne ménagera pas les enfants et les adolescents à l’occasion de la quatrième ou de la cinquième « vague ». Ainsi leur tour viendra bien assez vite ! Mais n’anticipons pas. Nous voilà donc partis pour une troisième « vague », si on en croit cette journaliste et les experts qu’elle a consultés. Cette fois-ci les jeunes ne seront pas épargnés, nous dit-on. Comme cette nouvelle tombe à point alors qu’on devrait justement commencer, d’ici quelques semaines, la « vaccination » des groupes d’âge…

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Prise d’otages

L’an dernier, nos autorités nous disaient que le confinement, la distanciation sociale, la fermeture des commerces et des entreprises non essentiels, l’enseignement à distance et le télétravail sont des moyens de réduire la propagation du Virus, d’aplatir la courbe, de réduire le nombre d’hospitalisations et de décès, et d’empêcher le système de santé d’être débordé et de ne plus être capable de soigner tous les malades, le tout en attendant qu’on découvre un remède ou un « vaccin » efficace contre le Virus. Certains experts et certains journalistes ont quant à eux affirmé que la prise de mesures musclées, comme la fermeture des commerces et des entreprises non essentiels, étaient favorables à une reprise économique forte après la « pandémie », comme on avait pu l’observer il y a 100 ans, après la pandémie de grippe espagnole. Maintenant que de tels « vaccins » ont été autorisés par nos autorités et que la campagne de « vaccination » de toute la population se poursuit, toutes ces mesures sanitaires – qui durent depuis un an, malgré des assouplissements – nous apparaissent moins comme des moyens de limiter les dégâts humains causés par le Virus, que comme des raisons de nous faire « vacciner ». Nous en avons tous assez de vivre comme…

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Les bénéfices et les risques de la « vaccination » de toute la population

Les autorités politiques et sanitaires, les experts, les journalistes et les représentants des pharmaceutiques nous disent à l’unisson que les bénéfices des « vaccins » surpassent les risques et que tous devraient se faire « vacciner ». Pourtant le Virus, selon les statistiques officielles du gouvernement, est très peu dangereux pour la très grande majorité de la population qui a moins de 70 ans. Quels bénéfices y aurait-il à se faire « vacciner » pour les enfants, les adolescents, les jeunes adultes et les personnes d’âge moyen ? En l’absence de bénéfices significatifs, le fait d’utiliser des « vaccins » expérimentaux faisant l’objet d’une autorisation d’urgence – dont nous ignorons les effets secondaires à moyen ou à long terme, et dont les effets à court terme déjà connus ne sont pas négligeables (ne plus être capables de vaquer à ses occupations quotidiennes pendant un ou deux jours pour une « petite minorité » des personnes vaccinées) – comportent nécessairement plus de risques que de bénéfices pour toutes ces personnes qui constituent la majorité de la population. Puisque les personnes âgées à risques seraient immunisées à 80 %, à 90 % ou à 95 % contre les complications graves dues au Virus selon les études, puisque les « vaccins » n’empêcheraient pas d’être infecté et d’être contagieux, on…

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Malheur aux vaincus !

« Dans un état de choses également fâcheux pour les deux partis, il se fit d’abord quelques propositions d’accommodement, par le moyen des gardes avancées, qui conféraient ensemble. Ensuite, sur une décision des principaux citoyens, Sulpicius, l’un des tribuns militaires de Rome, alla parlementer avec Brennus. Il fut convenu que les Romains payeraient mille livres pesant d’or, et que les ennemis, dès qu’ils les auraient reçues, sortiraient de la ville et du territoire. Les conditions étaient acceptées de part et d’autre, les serments prononcés, l’or apporté ; mais les Celtes trompèrent à la pesée : d’abord secrètement, en se servant de faux poids ; ensuite ouvertement, en faisant pencher un des bassins de la balance. Les Romains ne purent alors retenir leur indignation. Mais Brennus, comme pour ajouter à cette infidélité l’insulte et la raillerie, détache son épée, et il la met par-dessus les poids avec le baudrier. « Que signifie cela ? demanda Sulpicius. — Eh ! répondit Brennus, quelle autre chose, sinon : Malheur aux vaincus ! » Ce mot a passé depuis en proverbe. » (Plutarque, Vies des hommes illustres, Camille.) La manière dont les autorités politiques et sanitaires et la population québécoise (et aussi canadiennes et…

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La santé mentale de nos autorités

C’est l’usage, depuis que l’état d’urgence sanitaire a été déclaré, de nous inquiéter de la santé mentale des enfants, des jeunes, des parents, des professionnels de la santé et des personnes qui habitent seules, qui éprouvent des difficultés économiques ou qui sont âgées ou vulnérables. Certains de nos concitoyens ou de nos proches, pour qui nous sommes des complotistes, se soucient aussi de notre santé mentale. Mais les grandes oubliées, dans toute cette histoire, ce sont nos autorités politiques et sanitaires. On en vient presque à oublier qu’elles aussi, elles sont des êtres humains. Puisqu’elles s’investissent entièrement dans la lutte contre le Virus et qu’elles donnent sans compter pour protéger la santé de toute la population, elles tendent à s’oublier. C’est donc notre devoir, en tant que citoyens, de faire preuve de la même bienveillance envers nos autorités. Ne soyons pas ingrats. Montrons-leur toute notre reconnaissance en nous souciant de leur bien-être mental. C’est d’ailleurs dans notre intérêt de le faire, tout comme c’est dans leur intérêt de se soucier de notre bien-être mental. Nous n’avons pas plus envie d’être gouvernés par des autorités qui souffrent de troubles psychologiques, qu’elles ont envie de gouverner une population qui est instable psychologiquement.

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Sélection sociale des individus les plus bornés et les plus dociles (ou la domestication)

En croyant s’inspirer de la théorie de l’évolution, une certaine idéologie sociale et économique prétend que ceux qui ont du succès sur le marché du travail ou qui réussissent à faire leur chemin dans notre société (pour beaucoup, c’est tout un) sont supérieurs à ceux qui stagnent ou qui échouent sur le marché du travail et qui restent toute leur vie au bas de l’échelle sociale. Pourtant personne ne penserait à dire, dans le contexte d’une dégradation importante d’un écosystème, que les vers de terre qui survivraient en se nourrissant des débris organiques seraient supérieurs aux animaux herbivores et carnivores qui périraient. Les lombrics sont seulement mieux adaptés à ce contexte en ce qu’il leur en faut moins pour survivre, par opposition aux animaux plus complexes, pour la survie desquels plus de conditions doivent être réunies. Personne n’aurait non plus l’idée de dire que les chiens de compagnie, domestiqués depuis des générations, sont supérieurs à leurs cousins les loups parce qu’ils réussissent à vivre en harmonie avec leurs maîtres les humains, en passant le plus clair de leur temps à l’intérieur des maisons et des appartements de ces derniers, alors que les loups sont voués à ne pas pouvoir exister…

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Réflexions à l’occasion du premier anniversaire de l’état d’urgence sanitaire - partie 3

De la même manière que dans les deux billets précédents, j’essaie ici d’anticiper ce qui pourrait se produire au cours des prochains mois. Puisque nos autorités délibèrent dans l’ombre (si elles délibèrent), puisqu’elles ne nous disent certainement pas toutes les raisons qui motivent leurs décisions (les protestations de transparence n’y changent rien, bien au contraire), puisque les raisons qu’elles nous donnent peuvent différer sensiblement de ces raisons (c’est une affaire de relations publiques, c’est-à-dire l’art de manipuler l’opinion et d’obtenir le consentement), ce qui suit est hypothétique. Je n’appartiens pas aux cercles du pouvoir et je n’y ai aucun contact, pas même indirectement. Le lecteur est donc prié de juger lui-même de la vraisemblance de ses conjectures, à partir des renseignements dont nous disposons et des stratagèmes que l’on a déjà utilisés contre nous, ou qu’on pourrait utiliser. Retour partiel dans les bureaux et « modernisation des espaces de travail » Les employés de bureau, qu’ils travaillent dans des entreprises privées ou dans des organismes publics, ont surtout fait du télétravail depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. À l’exception de travailleurs jugés essentiels, plusieurs n’ont pas passé une seule journée de travail à leur bureau depuis un an, alors…

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Réflexions à l’occasion du premier anniversaire de l’état d’urgence sanitaire - partie 2

Comme dans le billet précédent, il s’agit ici d’essayer de prévoir ce qui pourrait arriver à moyen terme ou à long terme. Car l’état d’urgence aura peut-être un deuxième, un troisième ou un quatrième anniversaire. Et même la fin de l’état d’urgence sanitaire ne signifierait probablement pas simplement un retour à la normalité d’avant le Virus. C’est pourquoi il importe de réfléchir à ce qui nous attend, afin de pouvoir agir en connaissance de cause. Il ne sortira rien de bon pour nous de toute cette histoire si nous continuons à obéir docilement à nos autorités. Je rappelle qu’il s’agit de conjectures. Pour cette raison, des possibilités incompatibles entre elles seront abordées. Il ne faudra pas y voir une incohérence, mais une tentative d’envisager différentes possibilités entre lesquelles il n’est pas possible de trancher, compte tenu que nos autorités nous gardent dans l’obscurité, soit qu’elles nous cachent ce qui a déjà été décidé, soit qu’elles ne savent pas elles-mêmes où nous allons. Puis il arrive à nos autorités de faire volte-face : des possibilités incompatibles pourraient donc se produire à des moments différents. Normalisation de certains éléments de l’état d’urgence sanitaire J’ai déjà signalé que nos autorités ne nous ont jamais…

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Réflexions à l’occasion du premier anniversaire de l’état d’urgence sanitaire - partie 1

Voilà déjà une année que nous vivons comme des assiégés. Le territoire québécois et l’esprit de ses habitants sont littéralement sous l’Occupation virale ! Et il y a tout lieu de croire que nous en avons encore pour longtemps. Malgré l’arrivée en grande pompe des « vaccins », le Virus n’est pas près de partir, nous dit-on. Et plusieurs des mesures sanitaires que nous connaissons sont là pour rester « un bout de temps ». Ce qui peut vouloir dire longtemps, si on en juge d’après les déclarations antérieures de nos autorités. Alors nous ne sommes probablement pas sortis du bois. Profitons donc de ce lugubre anniversaire, non pas pour commémorer les victimes véritables et présumées du Virus et nous plaindre de ce que les autorités politiques et sanitaires nous ont fait endurer depuis un an (dans les deux cas, ça ne servirait à rien), mais pour nous préparer à ce qui se pointe à l’horizon. Avant d’aller plus loin, j’insiste sur le fait qu’il s’agit de conjectures, et que je n’ai pas la prétention de lire dans l’avenir, contrairement à certains « experts » en santé publique, à certaines figures politiques et à certains journalistes. Puisqu’il est notoire que nos autorités manquent de transparence,…

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La prévention de la radicalisation

Après avoir lu un article de journal affirmant que le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) s’intéressait maintenant aux théories du complot liées au Virus pour prévenir la radicalisation des personnes qui adhèrent à ces théories, j’ai pu constater que cet organisme à but non lucratif, créé par la Ville de Montréal avec l’appui du gouvernement du Québec, offre des webinaires sur le sujet. Ce qui a pour effet d’assimiler les idées qui s’éloignent du narratif officiel sur la « pandémie », véhiculé ad nauseam par nos autorités politiques et sanitaires et les médias traditionnels depuis environ un an, à une forme de désinformation dangereuse pour le vivre-ensemble, et de les associer avec des discours haineux, racistes et xénophobes susceptibles de mener à des actes de violence. Bien que le CPRMV prétende refuser toute stigmatisation, le fait de se faire affubler du sobriquet de « complotistes » (on a eu la délicatesse de parler d'une « personne qui adhère aux théories du complot », mais ça revient au même puisque c’est précisément ce qu’on entend par « complotiste »), en tant que dissidents, constitue en quelque sorte une marque d’infamie, au même titre que des termes comme…

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Surveillance des effets secondaires des « vaccins »

Les autorités et les médias, depuis déjà plusieurs mois, disent s’inquiéter de la méfiance d’une partie non négligeable de la population québécoise envers les nouveaux « vaccins ». Selon les experts et les journalistes, ce groupe de personnes se diviserait en deux sous-groupes : les personnes qui auraient une vision complotiste du monde, et les personnes qui ont simplement des doutes quant à l’innocuité des fameux « vaccins ». Pour que l’immunité collective – tant décriée quand il s’agissait de l’atteindre naturellement – puisse être atteinte, il importerait de montrer aux hésitants, preuve à l’appui, que les effets secondaires qu’ils craignent sont très rares, ou même presque inexistants. On espère aussi que ces « faits » puissent contribuer à convertir les complotistes à la « vaccination », même si on se dit que ces « radicaux » ne se laisseront pas convaincre aussi facilement et qu’il faudra les libérer de l’influence malsaine des leaders complotistes et de la vision du monde délirante qu’ils partageraient, notamment à cause de leur manque d’éducation et de leur incapacité à s’informer auprès des bonnes sources, à savoir les autorités politiques et sanitaires et les médias traditionnels. Certains journalistes (et peut-être aussi des personnes qui…

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Principes pour une rénovation de la santé publique – II. Décentralisation, diversité, expérimentation et faillibilité

(Table des matières) Faisons comme si la corruption des institutions de santé publique, à l’échelle régionale, provinciale, nationale et internationale, n’était pas une réalité. Les puissances politiques et économiques – qui certainement ne nous veulent pas toujours du bien – auraient été trop bêtes ou pas assez rapaces (pour l’instant) pour profiter de la situation et de la corruptibilité de ces institutions. S’il en était ainsi, nous pourrions nous demander à quoi il serait bon de décentraliser ces institutions. Ne serait-ce pas compliquer inutilement les choses, qui sont déjà assez compliquées sans de telles réformes ? Mais c’est là supposer que le seul mal qui menace les institutions de santé publique, c’est la corruption. Pourtant l’erreur, si elle est répétée avec entêtement ou même acharnement, sans jamais être reconnue pour ce qu’elle est, peut être aussi nuisible que la corruption. Dans le contexte de l’actuelle « pandémie », ses effets pourraient être dévastateurs. Les bureaucrates et les experts de la santé publique, qui gouvernent nos vies depuis bientôt un an, reconnaissent eux-mêmes qu’ils peuvent se tromper. Le Grand Pontife de la Santé publique du Québec a lui-même reconnu publiquement sa faillibilité, pour faire accepter à la population qu’il pouvait dire une chose un…

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La Galère et le Vent - chapitre V

CONTE FOLKLORIQUE OCCIDENTAL (Table des matières) Après leur rembarquement, les galériens constatèrent qu’à la demande du docteur Quack, plusieurs nouvelles précautions pour contrer la propagation des miasmes avaient été prises. La case de chaque galérien avait été scellée hermétiquement avec du mastic. Toutes les surfaces de la galère étaient maintenant astiquées avec du vinaigre deux fois par jour, le matin et le soir, car des études réalisées pendant l’accalmie estivale avaient montré que les miasmes imbibaient le bois, les cordages et les voiles et pouvaient y demeurer pendant quatorze jours. Des couvercles en fonte avaient été ajoutés à tous les pots de chambre pour les rendre étanches. Des ateliers de fabrication de scaphandres et de cloches de verre, ainsi que des chenils où l’on croisait des dobermans et des pitbulls aux spécimens les plus parfaits de chiens dépisteurs de nouvelle génération, avaient été aménagés dans la cale. Les galériens, quand ils se trouvaient dans les lieux ouverts – où le Vent miasmatique soufflait – et dans les lieux fermés – où les miasmes scorbutiques secondaires saturaient l’air –, devaient asperger l’intérieur des casques de scaphandre, des cloches de verre et des fioles rectales qu’ils portaient avec de l’essence de clou…

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Principes pour une rénovation de la santé publique - I. Décentralisation, indépendance et prévention de la corruption

(Table des matières) Prévenir vaut mieux que guérir, entend-on souvent dire. C’est pourquoi, dans le domaine de la santé publique, on s’efforce de lutter contre le tabagisme, l’alcoolisme, la mauvaise alimentation et la sédentarité, au lieu de se contenter de soigner les maladies que ces mauvaises habitudes vies entraînent. C’est aussi pourquoi, dans un tout autre domaine, on s’efforce de lutter contre la corruption grâce à des formations en éthique, qui doivent faire connaître les principes moraux qu’il faut avoir pour se protéger de la corruption, au lieu de se contenter d’attraper et de punir les personnes crapuleuses. Du moins est-ce ainsi à première vue. Car rien n’est moins certain que l’efficacité de ces formations en éthique sur les personnes crapuleuses, surtout si elles ont l’impression, à tort ou à raison, qu’elles peuvent s’en tirer en raison de leur position hiérarchique. J’en viens même à me demander si ces formations éthiques ne visent pas surtout les personnes qui occupent les paliers inférieurs de la hiérarchie, dont la corruption est moins susceptible d’avoir des effets nuisibles à grande échelle, qui ont le moins à gagner et le plus à perdre si elles sont corrompues, et qui ne peuvent pas raisonnablement espérer…

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Principes pour une rénovation de la santé publique - Introduction

(Table des matières) Il ne faut pas être grand clerc pour savoir que la santé publique se porte très mal. Il suffit de voir presque tous les chercheurs, tous les professeurs et tous les bureaucrates qui œuvrent dans le domaine nous chanter la même chanson pour nous dire qu’il y a quelque chose qui cloche. Et quelle chanson ! Il nous faut suivre sans brocher les consignes de la Santé publique – élaborées à partir de leurs recommandations et s’appuyant sur les études que les autorités leur commandent – pour ne pas chopper une maladie dont nous pourrions être atteints sans avoir de symptômes et ne pas succomber individuellement et collectivement à cet ennemi invisible, féroce et diabolique que serait le Virus. Voilà presque un an que la population québécoise vit selon les diktats des experts patentés en santé publique et nous pouvons nous demander comment nous pourrons sortir un jour de cette « crise sanitaire » qui est en train de devenir la nouvelle réalité, si ce n’est par notre effondrement économique et social. Même quand la situation s’améliore, il ne faut pas nous relâcher : il y a les variants et la menace d’une troisième vague qu’ils pourraient…

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Purge du superflu et réduction à l’essentiel

Les mesures de guerre décrétées pour lutter contre le Virus consiste en une purge du superflu ou, si l’on préfère, à une réduction à l’essentiel. Nous avons remarqué, immédiatement après la déclaration de l’état d’urgence sanitaire qui se pérennise, que l’économie, la société et notre vie sont, aux yeux de nos autorités, composées de choses essentielles et de choses inessentielles. Les supermarchés, les pharmacies, les quincailleries, la Société des alcools du Québec et Société québécoise du cannabis sont des commerces essentiels. Les librairies et les bars n’en sont pas. L’éducation en présentiel ou à distance est essentielle. Les voyages et le tourisme ne le sont pas. Les sorties en famille sont essentielles. Les rassemblements entre amis ne le sont pas. C’est là le plus visible. Mais il y a aussi une purge du superflu et une réduction à l’essentiel dans ce qu’on conserve de ce qui est essentiel ou inessentiel. Il est vrai que les supermarchés et les pharmacies continuent d’exister à peu près sous la même forme. J’en conclus qu’ils avaient déjà été réduits à quelques fonctions essentielles : vendre de la nourriture ou des médicaments, en plus de produits de santé, d’hygiène et de commodité. Ce qui est déjà…

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La Galère et le Vent - chapitre IV

CONTE FOLKLORIQUE OCCIDENTAL (Table des matières) La galère entra dans un port où se trouvaient déjà soixante-cinq galères en aussi mauvais état qu’elle. Comme les premières étaient arrivées il y a deux semaines, leur équipage pouvait enfin mettre pied à terre après avoir respecté la période de quatorzaine. Les galériens de La Malsaine durent se conformer à cette importante formalité. Quand le grand jour fut enfin arrivé, cent maîtres-chiens de la garde-côte, tous vêtus d’un scaphandre, montèrent à bord avec sept cent douze chiens dépisteurs. Ceux-ci reniflèrent soigneusement les galériens et n’aboyèrent que devant un seul d’entre eux. Alors que les maîtres-chiens s’apprêtaient à ordonner une nouvelle quatorzaine pour tous les galériens, le scorbutique présumé sortit de la poche de sa veste un saucisson qui fit saliver et aboyer à l’unisson les sept cent douze chiens. Le galérien, pour ne pas être dévoré vivant, dut le leur abandonner. Une fois les chiens rassasiés et calmés, on lui fit passer le test canin une autre fois avec cinq chiens : aucun d’entre eux n’aboya. On déclara que le premier test était un faux positif. Le maître-chien en chef s’excusa pour cet incident : la meute de chiens dépisteurs était tellement nombreuse qu’il était…

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La Galère et le Vent - chapitre III

CONTE FOLKLORIQUE OCCIDENTAL (Table des matières) Le soleil printanier avait commencé à briller dans le ciel et les derniers tonneaux de harengs et de biscuits étaient entamés. Malheureusement la situation ne semblait toujours pas vouloir s’améliorer : le scorbut de type Q se répandait comme une traînée de poudre. Les galériens, qu’ils aient ou non des symptômes, devaient attendre parfois sept jours avant d’être dépistés par l’un des deux chiens, et réclamaient avec insistance l’achat d’une centaine de chiens dépisteurs et de provisions de bouche. Le capitaine, constant que les galériens désignés pour faire la manœuvre étaient trop affaiblis et ne suffisaient plus à la tâche, demanda au docteur Quack l’autorisation de doubler le nombre de galériens autorisés à monter sur le pont, à prendre place sur les bancs des rameurs et à actionner les pompes. Si on ne faisait rien, la galère allait sombrer d’ici quelques jours. Le docteur Quack affirma que, compte tenu de l’inquiétante situation épidémiologique, il ne fallait surtout pas prendre de décision irréfléchie et prématurée et mettre inconsidérément en danger la vie des galériens. Il fallait agir avec la plus extrême prudence. Selon les nuages qui se trouvaient à l’ouest, on pouvait prévoir que le…

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Vecteurs de contagion

Une chose est devenue parfaitement évidente, onze mois après la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, et même bien avant : nous sommes avant tout considérés et traités comme des vecteurs de contagion. Nous nous considérons même mutuellement comme des vecteurs de contagion, comme le montrent très bien nos nouvelles mœurs et la disparition presque complète des rapports sociaux en chair et en os, sauf dans la famille et au travail, en prenant une foule de précautions dans le dernier cas. Certes nos autorités politiques et sanitaires, nos journalistes et nos concitoyens prétendent que c’est pour protéger les victimes potentielles du Virus que nous sommes tous qu’on nous considère et traite comme des vecteurs de contagion. De ce point de vue, les mesures sanitaires – qui impliquent que nous soyons considérés et traités avant tout comme des vecteurs de contagion – seraient seulement un moyen de nous protéger, en tant que victimes possibles du Virus. Cependant, compte tenu du zèle sanitaire qu’a autorisé l’objectif des mesures sanitaires, les moyens pris pour l’atteindre se sont rapidement substitués à cet objectif. L’objectif premier, depuis longtemps, c’est de ralentir la propagation et d’y mettre fin un jour, si possible. Si nos autorités, les journalistes et…

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Deux conceptions de la vie et de la mort (morts-vivants et vivants-morts)

La vie et la mort biologiques D’après cette conception, la vie dure aussi longtemps que notre cœur bat et que nos poumons respirent. Quant à la mort, elle arrive seulement quand notre cœur cesse de battre et quand nous ne respirons plus. Autrement dit, la mort est le terme de la vie biologique. Par définition, on ne saurait être vivant et mort en même temps : ces deux états s’excluent l’un l’autre. Nous pourrions en conclure que nous n’avons pas de raisons de craindre la mort biologique : quand nous serons morts, nous ne serons plus vivants. Comment craindre un état qu’il nous est impossible de connaître et de vivre ? Mais ce raisonnement imparable ne suffit pas à nous rassurer et nous continuons de craindre la mort. Deux choses font que nous craignons la mort : nous craignons la douleur qui précèdent parfois la mort et le passage de la vie à la mort ; et la fin de la vie constitue notre propre anéantissement et la disparition définitive de notre personne. Il en résulte que nous sommes prêts à supporter beaucoup de choses pour rester biologiquement en vie, quitte à sacrifier plusieurs des plaisirs que rend possibles l’existence biologique,…

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De l’inconvénient d’être jeune

Avant l’arrivée du Virus On pense généralement que c’est un grand avantage d’être jeune. Les jeunes ont alors toute la vie devant eux. Tout est encore possible pour ceux qui ont seulement dix-huit ou vingt ans. Ils n’ont pas encore intégré pleinement le marché du travail et ils n’ont pas encore des obligations familiales. Ils sont donc libres de faire une foule de choses qui sont plus difficiles pour leurs aînés. Enfin ils ont la santé, ce qui est la chose la plus importante, surtout depuis la venue du Virus. Leurs chances d’avoir des complications et d’en mourir sont à peu près nulles. Ceux qui se représentent ainsi la jeunesse ont été, de toute évidence, jeunes il y a bien longtemps. Ou du moins ils ont idéalisé leur jeunesse : leurs souvenirs ne correspondent pas à leur jeunesse, ou ils en omettent systématiquement les côtés les plus pénibles. Je me souviens qu’il y a une vingtaine d’années, il était déjà passablement pénible d’être jeune. Au cégep j’avais parfois plus de 30 heures de cours par session. Avec les exercices à faire, les travaux à remettre et les examens à préparer, je devais travailler au minimum 50 heures par semaine. Et j’apprenais facilement : d’autres…

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Peur, superstition et saturation

La peur Il est certainement commode, pour ceux qui nous gouvernent, que nous soyons presque tous plus ou moins couards. Cela n’a rien d’étonnant. L’éducation qu’ont reçue les plus jeunes d’entre nous n’est certainement pas propice au courage et à la vitalité. Ils ont été tellement couvés et surprotégés par leurs parents qu’on peut se demander s’ils ont une colonne vertébrale. Certes, ils se permettent certains écarts, en rencontrant leurs amis et leur famille malgré les prescriptions des autorités politiques et sanitaires. Mais ils évitent les réclamations et l’opposition organisée. Tout au plus les coalitions étudiantes, qui n’ont plus le moindre mordant, pleurnichent-elles de temps à autre pour demander gentiment qu’on prenne en compte la souffrance psychologique de leurs membres. Comme si ce n’était pas de leur jeunesse, d’une éducation supérieure digne de ce nom et de leur avenir qu’on les prive ! Les autorités peuvent donc se permettre d’ignorer cette jeunesse ramollie et timorée. Quant à nous, qui sommes plus vieux et qui avons reçu une éducation nous disposant un peu moins à être dociles, craintifs et lâches, nous nous sommes affreusement embourgeoisés depuis que nous nous sommes rangés, avec une carrière et une famille. Nous avons perdu le peu…

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Infantilisation généralisée

Nos autorités politiques et sanitaires nous traitent comme des enfants. Depuis presque un an, elles décident à notre place ce qui est bon pour nous, individuellement et collectivement. Elles nous disent ce qu’il faut faire, ce qu’il faut penser et ce qu’il faut sentir. Nous serions trop bêtes, trop attardés pour en juger nous-mêmes. Elles nous donnent des consignes sur tous les aspects de notre vie et sur les moindres de nos actions, en allant souvent dans le menu détail. Pour ajouter l’insulte à l’injure, le ton sur lequel elles nous parlent n’est pas un ton qu’on emploie avec des égaux ou entre adultes. Je parle de ce ton de grande personne qui essaie d’expliquer à des enfants des choses qu’elle croit trop complexes pour leur compréhension, mais qui cherche surtout à les convaincre d’être gentils et de faire ce qu’elle leur demande. Je pense aussi à ce ton de maman ou de papa sur le point de se mettre en colère quand lesdits enfants ne sont pas sages et dociles. Et si ces enfants sont alors récalcitrants, papa ou maman annule telle activité qu’ils aiment, ils les empêchent de voir leurs amis, ils les envoient en punition dans leur…

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La « vaccination » soi-disant massive, notre seul espoir ?

Laissons de côté la question de savoir si les fameux « vaccins » qu’on a commencés à injecter à la population québécoise en décembre sont efficaces et parfaitement sécuritaires, comme le prétendent les sociétés pharmaceutiques, les experts gouvernementaux, les chefs politiques et les journalistes. Laissons aussi de côté la question de savoir si les campagnes de marketing des sociétés pharmaceutiques, les résultats rendus publics et les articles scientifiques sont convaincants. Faisons comme si tout ce qu’on nous dit à ce sujet était la « vérité vraie », conformément à ce qu’on attend ou exige même de nous. Supposons que la « vaccination » massive de la population québécoise est ce sur quoi il faut parier pour sortir de cette « pandémie ». Il y aurait donc une lueur d’espoir… Mais en y regardant de plus près, peut-être pas. 239 023 personnes ont été vaccinées en date du 1er février. Ce qui revient au même nombre de doses, puisque nos autorités ont décidé de reporter l’injection de la deuxième dose. Ce qui veut dire que 2,8 % de la population a été « vaccinée » au sens où elle a reçu une première dose de vaccin, contrairement à ce que recommandent les sociétés pharmaceutiques pour que l’immunité soit plus grande et plus durable,…

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La Galère et le Vent - chapitre II

CONTE FOLKLORIQUE OCCIDENTAL (Table des matières) Le treizième jour du mois de mars, un vent d’ouest fit frémir la surface de la mer, qui se couvrit d’une mince couche d’écume. Toujours à l’ouest, quatre éclairs sillonnèrent le ciel. Le tonnerre gronda. Les nuages déversèrent des torrents de pluie. Une violente bourrasque faillit renverser la galère. Le capitaine et le docteur Quack, portant leurs scaphandres, surgirent de leurs cabines pour assurer la bonne marche des opérations. Comme seulement une infime partie des galériens avait été désignée pour faire la manœuvre, ils eurent toute la peine du monde à carguer les voiles et à faire tourner la galère à coups de rames pour qu’elle affrontât les énormes vagues de face. Le docteur Quack, voyant que les galériens soufflaient comme des baleines et se mettaient à plusieurs pour tirer les cordages et soulever les rames, leur ordonna de ne pas respirer de la sorte et de rester à six pieds les uns des autres. Voulaient-ils donc que les miasmes du scorbut de type Q entrent par leurs narines dilatées et leurs gueules béantes ? Voulaient-ils contaminer leurs compagnons ou être contaminés par eux ? Les galériens s’efforcèrent donc de garder leurs distances et…

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Sur l’efficacité présumée du couvre-feu

Voilà que nos autorités, à l’unisson avec nos journalistes, proclament l’efficacité du couvre-feu. Les cas de contamination par le Virus diminueraient, de même que les hospitalisations qui lui seraient dues. Donc le couvre-feu serait une mesure efficace contre la propagation du Virus. En fait, il n’y a rien de moins certain. On ne cesse de parler de vagues depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire pour représenter la manière dont le Virus se propage ou provoque des complications et des décès dans le temps. Rappelons à nos autorités, à nos journalistes et aux plus naïfs de nos concitoyens à quoi ressemble une vague. Par définition, une vague finit par passer. On ne saurait se maintenir indéfiniment sur la crête d’une vague, pas plus qu’on ne saurait continuer à monter indéfiniment, sans jamais atteindre la crête de la vague. Dans le premier cas, on aurait affaire à un plateau ; dans le deuxième cas, à une pente ascendante qui ne finirait jamais de monter. Quand on a affaire à une vague, on monte pour s’approcher de la crête, où l’on se maintient ensuite un certain temps, pour enfin redescendre de l’autre côté. L’utilisation de l’image ou du schéma de la vague, en…

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Hibernation collective (ou la stratégie de la marmotte)

Voilà, c’est à peu près certain : nous allons passer tout l’hiver en hibernation. Et il se pourrait bien que le printemps arrive tard cette année. Il est fort probable que la marmotte en chef nous annonce, la semaine prochaine, que ce long hiver – sans doute le plus long de tous – durera encore au moins six semaines, ou quelque chose comme ça. Jusque-là, il nous faudra continuer à sommeiller sagement dans nos terriers respectifs. Les puristes diront que j’exagère : nous ne sommes pas dans un état léthargique, et nous mettons parfois le nez dehors, principalement pour aller acheter de quoi manger et pour nous dégourdir un peu, et aussi pour aller travailler, pour certains d’entre nous. Et nous pouvons faire une foule de choses à l’intérieur, si nous faisons preuve d’imagination. Nous pouvons faire du télétravail, nous pouvons faire des achats en ligne, nous pouvons regarder des films et des séries et nous pouvons avoir des rencontres virtuelles avec nos proches. C’est déjà quelque chose, non ? Tout au plus nous hivernons. Ce que nous faisions d’ailleurs jusqu’à un certain point tous les hivers, et même l’automne et le printemps, compte tenu de la rigueur du climat…

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La Galère et le Vent - chapitre I

CONTE FOLKLORIQUE OCCIDENTAL (Table des matières) Au mois de mars de l’an de grâce 1720, La Malsaine, une galère de quarante-quatre mats et de quatre mille quatre cent quatre rames, voguait dans l’Atlantique-Nord. Bien que sa majesté passée fût encore perceptible pour l’observateur avisé, elle faisait bien piètre figure. Sa coque était vermoulue, ses voiles étaient déchirées, ses rames étaient pourries, ses rameurs étaient vieillissants et même éclopés. Le capitaine, par avarice, avait refusé de faire calfater son navire avant de lever l’ancre. Six cent soixante-treize marins devaient actionner les pompes jour et nuit pour le garder à flot. Près des côtes de l’Islande, la galère avait essuyé les attaques acharnées d’une flottille de corsaires d’Alger. Non loin du Groenland, elle avait failli être coulée par un submersible moscovite. Elle portait encore les traces de ces rudes combats : son château arrière avait été incendié, ses cordages avaient été sectionnés, son gouvernail avait été fracturé et sa boussole avait été fracassée. Si bien que le pilote naviguait à vue, et que le capitaine lui-même avait perdu le nord. Un beau soir, peu après le coucher du soleil, des feux de Saint-Elme apparurent au bout des quarante-quatre mats. C’était incontestablement un mauvais…

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Penser la dictature

On nous répète depuis que nous sommes tout petits que nous vivons dans une démocratie. Ça nous semble tellement naturel que nous pouvons difficilement concevoir que ça change et encore moins que nous allons vers la dictature, lentement ou rapidement, sur certains points seulement ou de manière générale. Beaucoup d’entre nous, habitués de dire aux autres et de se dire à eux-mêmes qu’ils vivent dans une démocratie, auraient de la peine à dire ce qu’ils entendent par là, tout comme ils auraient de la difficulté à dire ce qu’est une dictature. La démocratie, c’est nous, et la dictature, c’est les autres, voilà tout ! Même pour nous, qui sommes prêts à envisager cette possibilité, le problème n’est pas facile. Et la difficulté est peut-être plus morale qu’intellectuelle, tant il est déplaisant de nous demander si nous ne vivons pas dans une dictature ou, du moins, si les tendances dictatoriales ne gagnent pas du terrain tellement rapidement (ce qui est déjà un mal) que le passage à une dictature à proprement parler semble possible. Il faut néanmoins avoir le courage de nous poser ces questions. Mais il faut aussi savoir garder notre sang-froid et ne pas simplement crier à qui veut l’entendre…

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La Loi, c'est moi !

Voilà ce que doivent se dire intérieurement nos autorités politiques et sanitaires depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Et non sans raison. En effet, leur parole fait loi depuis dix mois. Je n’exagère pas. Ce que nous devons faire et ne pas faire est dicté par ce qu’ils disent dans les points de presse et ce qu’en rapportent et expliquent les journalistes. Vous me direz que ce sont les décrets et les arrêtés promulgués par le gouvernement qui donnent force de loi aux déclarations et aux décisions des autorités politiques et sanitaires. S’il n’y avait pas de tels décrets et arrêtés, les paroles de nos autorités demeureraient sans effets d’un point de vue juridique. Nous ne vivons quand même pas dans une dictature. Mettons. Mais nombreux sont ceux qui savent à peine ou qui ne savent pas que ces décrets et ces arrêtés existent. S’ils se conforment aux consignes de la Santé publique, c’est qu’ils ont entendu le premier ministre, le ministre de la Santé et des Services sociaux et le directeur national de la Santé publique dire qu’il faut le faire, c’est qu’ils ont lu ou entendu la même chose dans les journaux ou aux « nouvelles ». Donc, pour…

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La folie uniforme

C’est bien connu : généralement les fous ne savent pas qu’ils sont fous. S’ils savaient qu’ils sont fous, ils seraient déjà un peu moins fous. Néanmoins il arrive qu’un fou, quand sa folie le distingue de son entourage, sente qu’il n’est pas tout à fait normal, et même pas tout à fait sain d’esprit. Il paraît qu’à force de traitements et de thérapies, on peut même obtenir de lui, dans des épisodes de lucidité, qu’il reconnaisse être atteint d’un ou de plusieurs dérangements mentaux. Cela ne l’empêche pas d’avoir des épisodes de folie. Cela ne suffit pas non plus à le rendre sain d’esprit. Mais c’est un premier pas. Et sa folie, reconnue pour ce qu’elle est dans ces épisodes de lucidité, est déjà un peu moins nuisible pour lui et pour son entourage. Hélas ! on ne peut pas en dire autant de la folie uniforme, c’est-à-dire commune à un grand nombre de personnes. Les personnes atteintes de cette folie étant comme les autres (elles aussi folles) et donc « normales », leur folie est perçue comme le simple bon sens, par elles-mêmes et par la majorité des autres personnes qui constituent leur entourage et qui font partie de…

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Incitation au suicide

Ceux de mes lecteurs qui seraient en mal de raisons de vitupérer contre le mouvement anti-cache-binette (je me qualifierais plutôt de sceptique anti-état d’urgence et anti-moraline), qui seraient tombés par hasard sur cette page, ou auxquels une de leurs connaissances auraient eu l’amabilité de leur en transmettre le lien, pousseront un soupir de déception. Non, je n’entends pas ici inciter mes concitoyens au suicide. Voilà ces lecteurs privés du plaisir d’amalgamer le mouvement anti-cache-binette à un quelconque mouvement pro-corde-au-cou, et de s’indigner en conséquence. Mais il n’y a rien de tel : j’aime la vie, et probablement plus que tous ceux qui acceptent presque sans broncher le sacrifice de presque tout ce qui rend la vie digne d’être vécue sur l’autel de la Santé publique. Mais puisque ces lecteurs ont bien voulu me faire l’honneur d’une visite, je me montrerai bon hôte et je ne les laisserai pas pour compte. Je leur servirai un plat qui convient à leur goût, car il y a bel et bien incitation au suicide. Seulement ce n’est pas moi le coupable : ce sont plutôt nos autorités politiques et sanitaires qui sont coupables. Si ces lecteurs sont des connaisseurs, le fumet de ce mets exquis…

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Mesures sanitaires et dressage - partie 5 : implications du couvre-feu

À mon sens le couvre-feu constitue une nouvelle étape dans le processus de dressage de la population québécoise. (Pour les étrangers qui me liraient, je vous signale que nous n’avons jamais eu de confinement intégral ici, que nous n’avons jamais eu à nous justifier avant pour quitter notre domicile, et que nous n’avons jamais été obligés de porter un cache-binette dans la rue. Mais nos autorités travaillent d’arrache-pied pour remédier à la situation. Nous ne perdons rien pour attendre.) Je ne veux pas seulement dire que nos autorités vont plus loin en cumulant ou en radicalisant des mesures sanitaires d’une même nature. Je considère que ce couvre-feu, malgré des ressemblances avec les mesures sanitaires adoptées précédemment, est d’une autre nature. Il nous dresse d’une autre manière, d’une manière plus profonde et plus insidieuse, si je puis dire. Et que nous importe que nos autorités prétendent seulement vouloir protéger notre santé, ou nous imposer une discipline de fer pour protéger notre santé, ou nous dresser pour mieux nous assujettir ! Dans tous les cas, le couvre-feu nous dresse. C’est le principal, car il faut juger à partir des effets des décisions de nos autorités, et non à partir de leurs paroles.

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Comparaison de deux cas de confinement

Imaginons deux cas de confinement pour comparer les obligations et privations qui sont alors exigées des personnes. D’un côté, un célibataire sans enfants et en bonne santé qui habite seul. De l’autre, une personne considérée comme à risque qui vit avec son conjoint et ses enfants d’âge scolaire. Le célibataire sans enfants et en santé Bien sûr, le célibataire n’a pas à s’occuper d’enfants qu’il n’a pas alors que les possibilités d’activités sont limitées et qu’il faut passer beaucoup de temps enfermés à l’intérieur, sous prétexte de limiter les contacts et d’arrêter la propagation du Virus, avec les résultats que l’on connaît, selon les statistiques officielles du gouvernement. Puis il peut se considérer chanceux d’être encore jeune et en bonne santé. Mais sa vie n’est pas non plus une partie de plaisir. Malgré le confinement, il travaille huit heures par jour dans une tour à bureaux déserte où il fait du soutien informatique. Il est considéré comme un service essentiel, car sans lui ses collègues ne pourraient pas travailler en cas de problème avec les ordinateurs auxquels ils se connectent à distance. Avant l’entrée en vigueur du couvre-feu, il faisait souvent des promenades avec un ami en soirée. Mais maintenant…

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Réclusion préventive généralisée

Quelle surprise ! Nous revoilà confinés presque totalement pour trois ou quatre semaines. Ce qui veut dire, dans le langage de nos autorités politiques et sanitaires, probablement pour trois ou quatre mois, et peut-être davantage. Et en plus nous avons droit, cette fois-ci, à un couvre-feu de 20 heures à 5 heures du matin. C’est que nous avons la chance de vivre dans un pays où nos chefs, d’une bienveillance sans limites, ont pour priorité absolue de protéger notre santé et de nous sauver du Virus – tout comme les citoyens français, anglais, allemands, belges, italiens, espagnols, suisses et australiens, qui ont eu aussi tous la chance d’être gouvernés par des politiciens qui ont pour seule préoccupation leur santé ! Et quand on est persuadé d’agir comme une maman ou un papa qui doit prendre soin de quelques millions de grands enfants qui ne sauraient pas ce qui est bon pour eux, et qui seraient trop souvent égoïstes, désobéissants, indisciplinés et même récalcitrants, il faut être prêt à prendre les moyens qui s’imposent, pense-t-on. Car maman ou papa sait ce qui est bon pour ses ados : ils doivent être rentrés à la maison avant 20 heures, sans quoi ils…

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La guerre contre l'Ennemi invisible

Avec l’accord de T. M., qui m’a fait parvenir les Discours parlementaires sur la grippe ovine en mai dernier, je reprends les idées qui sont développées sur le terrorisme et la grippe ovine afin de leur donner une certaine autonomie, pour les rendre accessibles au lecteur qui ne voudrait pas lire la totalité de ces textes. Je m’efforcerai de m’éloigner le moins possible de ces discours – quitte à les paraphraser et même à reproduire de longs passages presque intégralement – afin de ne pas leur enlever toute leur vivacité, même si le texte qui suit – qui tient de l’essai – reprend des mouvements de pensée faits dans des discours qui se répondent. J’espère ne pas les dénaturer en essayant de les adapter plus directement à la situation actuelle, et ne pas aplatir les différents points de vue en les insérant dans un fil de pensée continu. J’y ajouterai aussi quelques rares idées de mon cru, c’est-à-dire presque rien, tant ces discours me semblent toujours s’appliquer presque intégralement à notre situation. Je conseille néanmoins au lecteur dont la curiosité aura été piquée par cette pâle imitation, d’aller lire les discours originaux. Il y trouvera des idées que je n’ai…

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Renversements moraux de la religion sanitaire - partie 1

Depuis le début de l’occupation virale, la morale a été mise cul par-dessus tête par la nouvelle religion sanitaire. Ou plutôt : cette religion a si bien su tirer profit de tout ce qui marchait déjà à l’envers dans les morales préexistantes – la morale chrétienne et la morale du travail, par exemple – que nous avons atteint un degré d’absurdité et de bassesse morales peu commun. Toutefois il n’est pas question de dire que cela est sans précédent : de telles situations se sont déjà produites dans l’histoire de l’humanité, principalement lors des périodes de déclin ou de dissolution des civilisations. On compte souvent, parmi les causes de la décadence de la Rome antique, le renversement des valeurs dont la montée du christianisme est responsable. C’est ce qui a fait écrire à un historien : « Comme le principal objet de la religion est le bonheur d’une vie future, on peut remarquer sans surprise et sans scandale que l’introduction, ou au moins l’abus du christianisme, eut quelque influence sur le déclin et sur la chute de l’empire des Romains. Le clergé prêchait avec succès la doctrine de la patience et de la pusillanimité. Les vertus actives qui soutiennent la société étaient découragées, et…

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Recrudescence de la morale chrétienne : le sacrifice

Nous n’avons pas réussi à nous défaire de la superstition simplement parce que l’Église catholique a cessé, au Québec, de se mêler ouvertement de politique il y a quelques décennies. Il y a tout lieu de croire que nous ne nous sommes pas davantage libérés de la morale chrétienne. Sa persistance est telle que, même dans les pays occidentaux où l’influence de l’Église a commencé à décroître bien avant, sa morale reste graver dans les cœurs. Beaucoup de ceux qui se disent athées ou agnostiques adhèrent à certains aspects de cette morale. Certains vont même jusqu’à le reconnaître ouvertement : la morale chrétienne est porteuse de belles valeurs même s’ils n’ont pas la foi et s’ils se montrent critiques à l’égard de l’Église. Il est donc raisonnable de penser que la morale chrétienne joue un rôle considérable dans notre manière de réagir depuis l’arrivée du Virus, et que nos autorités politiques et sanitaires sont porteurs de cette morale ou l’utilisent pour nous influencer et même nous gouverner. Nous pouvons même faire l’hypothèse qu’en cette période de surenchère morale, elle reprend du poil de la bête. Toutefois il serait simpliste de croire qu’elle se manifeste sous une forme pure et sans mélange.

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Politique et religion sanitaire

Ce que l’on appelle la Grande Noirceur est certainement l’une des périodes les plus sombres de l’histoire du Québec. Le gouvernement et le clergé entretenaient des rapports étroits et se soutenaient l’un l’autre. Le gouvernement, qui finançait les œuvres du clergé et maintenait sa prépondérance dans les domaines de la santé et de l’éducation, bénéficiait en retour d’un puissant réseau d’influence, que ce soit pendant les campagnes électorales, ou pour inculquer aux Canadiens-Français une docilité et un respect de l’autorité les rendant plus faciles à manier. Dans les écoles, on enseignait le catéchisme aux enfants. Une forte censure était exercée en matière de religion et de politique, ce qui se manifestait dans les journaux, mais aussi dans les collèges classiques administrés par le clergé – ce qui a sans doute entravé la formation de milieux culturels, artistiques et intellectuelles libres, tant l’atmosphère devait être suffocante pour qui n’entendaient pas se satisfaire des vérités et des valeurs enseignées par le clergé. Les curés exerçaient une influence considérable sur les mœurs, surtout dans les campagnes. Les filles-mères, comme on les appelait alors, étaient envoyées dans des couvents pour accoucher et y restaient parfois, et leurs enfants étaient élevés dans des orphelinats administrés…

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Pourquoi faire confiance aux sociétés pharmaceutiques ?

Il serait impossible d’évaluer dans quelle mesure nous pouvons faire confiance aux sociétés pharmaceutiques si ce jugement dépendait seulement ou surtout de notre capacité à comprendre très bien les technologies qu’elles utilisent dans la fabrication des fameux « vaccins » tant attendus, et à examiner avec rigueur les résultats des études cliniques devant établir qu’ils sont efficaces et sûrs. Presque personne, à part quelques experts, ne serait en mesure de dire, en connaissance de cause, si nous devons faire confiance à ces grandes sociétés et à leurs produits. Est-ce à dire que nous devons nous fier à elles parce que, sur ce point, nous ne pouvons pas connaître de raisons de nous méfier d’elles ? Ou serait-ce l’inverse : devons-nous méfier d’elles parce que, sur ce point, nous ne pouvons pas connaître de raisons de nous fier à elles ? Les deux attitudes peuvent se défendre, et il n’est pas possible de les départager par leurs conséquences. Le fait de leur faire confiance, alors qu’en réalité nous devrions nous méfier d’elles, peut avoir de graves effets sur notre santé. Inversement, le fait de nous méfier d’elles, alors qu’en fait nous devrions nous fier à elles, pourrait nous priver d’un moyen efficace de sauver des vies…

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Pistes de réflexion et idées de résolutions pour le Nouvel An

C’est la coutume, pendant la période des Fêtes, de présenter des vœux. Mais aujourd’hui plus que jamais, je ne crois pas aux bienfaits de la pensée magique. Quel sens cela a-t-il de vous souhaiter de joyeuses Fêtes si vous êtes, à peu de choses près, séquestrés à domicile ? Quel sens cela a-t-il de souhaiter un joyeux Nouvel An si celui-ci s’annonce au moins aussi pénible que 2020, en raison des efforts soutenus de notre gouvernement pour veiller à la santé et au bien-être de tous ? Nos vœux changeront-ils quelque chose à la situation actuelle ? Le gouvernement cessera-t-il de nous rendre la vie pénible, voire invivable, seulement à cause des bons vœux que nous nous adressons les uns aux autres ? Alors foin de tous les vœux ! Heureusement, il existe une coutume beaucoup plus raisonnable et beaucoup plus utile : celle de faire le point sur l’année qui se termine et de prendre des résolutions pour l’année qui commence. Mais comme l’année 2020 a été pour le moins dire inhabituelle, il ne s’agit pas de s’engager, cette fois-ci, à arrêter de fumer, à consommer moins d’alcool, à manger mieux, ou à faire plus d’activité physique, par exemple.

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Pourquoi sommes-nous si obéissants? - partie 3 : l’éducation

J’ai observé que ceux qui critiquent ouvertement – à visage découvert – les mesures sanitaires décrétées par nos autorités, ne sont généralement pas les personnes les plus scolarisées de notre société. On peut le remarquer à leur manière de s’exprimer, par exemple. Quant à celles qui sont allées à l’université, assez souvent on voit qu’elles ne sont certainement pas des fils et des filles de bonne famille, et qu’elles viennent plutôt d’un milieu populaire (je dis cela sans mépris, puisque je ne peux certainement pas dire que j’ai grandi dans un milieu favorisé et que j’ai des parents cultivés). Ce qui leur vaut d’être ridiculisées et méprisées par tous ceux qui peuvent brandir fièrement leurs diplômes, qui manient le discours mieux qu’eux, ou qui savent exprimer correctement les signes apparents d’une intelligence supérieure. Sans doute les causes de cette tendance sont-elles multiples. Les personnes moins scolarisées et ayant souvent moins d’argent : sont davantage menacées par la crise économique dont les effets se font déjà sentir et nous frapperons bientôt presque tous de plein fouet ; sont confinés dans des logements généralement plus petits, qui rendent le confinement plus difficile à supporter ; n’ont pas un chalet où aller passer les fins de…

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Pourquoi faire confiance aux organismes gouvernementaux ?

Nous aurions tort de sous-estimer le rôle important que jouent les organismes gouvernementaux dans l’administration des affaires publiques, de manière générale, et plus particulièrement pendant la crise actuelle. Ces institutions, ainsi que les employés de l’État qui y travaillent (fonctionnaires et cadres), survivent aux législatures et aux gouvernements qui se succèdent. Autrement dit, ils assurent une sorte de permanence dans les affaires publiques, alors que les ministres, eux, vont et viennent au gré des élections et des remaniements ministériels. Les règles et les normes en vigueur dans ces institutions déterminent donc grandement ce qui est réalisé dans de nombreux domaines (l’éducation, la recherche, la santé, la culture, les télécommunications, la sécurité publique, les transports, les finances, l’économie, l’innovation technologique, l’agriculture, l’alimentation, la gestion des ressources forestières et minières, la famille, la retraite, etc.), de même que ce qui peut être dit ou non au grand public à propos des raisons qui motivent les décisions prises et de leurs impacts sur nos vies. Nous pourrions nous demander si ces décisions servent l’intérêt public (celui de la société et celui des individus, qui ne sont pas des choses distinctes), afin d’évaluer la confiance que nous pouvons raisonnablement avoir en ces institutions. Pour…

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Pourquoi faire confiance à la classe politique ?

La confiance est quelque chose qui se mérite. Qui d’entre nous accepterait de prendre pour associé un fraudeur notoire, ou simplement quelqu’un qui se défile quand on lui demande des garanties ? Qui accepterait de s’assurer auprès d’un assureur réputé pour trouver des échappatoires quand on lui présente des réclamations, ou qui demande de se contenter d’une entente verbale ? Qui accepterait d’acheter une maison sans même l’avoir visitée, inspectée et s’assurer qu’elle existe vraiment et qu’elle n’est pas une pure invention de son vendeur ? Le naïf qui ne serait pas capable de faire preuve de la prudence la plus élémentaire, ne devrait pas espérer de nous la moindre pitié quand il se ferait arnaquer, mais devrait plutôt s’attendre à ce que nous disions de lui : « Quel imbécile ! Bien fait pour lui ! Il n’a eu que ce qu’il mérite ! » Quand on est bête à ce point, on ne devrait pas pouvoir disposer soi-même de ses biens. Et si on n’est pas sous la tutelle de quelqu’un d’autre, le problème tend à se régler par lui-même, puisqu’on finit par se faire plumer comme un canard. Pourquoi ne pas faire preuve de la même prudence…

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Vaccins ou produits de thérapie génique ?

De quoi je me mêle ? Voilà la question que je me pose en me préparant à écrire ce billet, et que plusieurs de mes lecteurs se posent peut-être aussi. Je ne suis pas microbiologiste, je ne suis pas virologue, je ne suis pas épidémiologiste, je ne suis pas généticien, et je ne suis pas même médecin. Comment serais-je compétent dans des disciplines scientifiques que je n’ai jamais étudiées ? En quoi mon avis sur ces questions est-il important ? Ne serait-il pas même dangereux de l’exprimer, puisque je pourrais induire en erreur mes concitoyens, et diminuer leur confiance en ces vaccins dont nous attendons notre salut ? Bref, ne devrais-je pas me taire, et même essayer d’anéantir ces doutes en moi-même ? D’abord, ce n’est pas comme s’il s’agissait d’une question de science simplement théorique, ou dont les applications ne me concerneraient pas directement. C’est moi que l’on vaccinera. Et c’est aussi vous que l’on vaccinera. Quoi d’étonnant à ce que nous nous questionnons sur les effets de ces nouveaux vaccins sur notre santé, alors que l’on martèle, depuis mars, que notre santé doit être la priorité, et de veiller à protéger notre santé et celle de nos concitoyens ? Faudrait-il que nous nous souciions…

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Pourquoi sommes-nous si obéissants? - partie 2 : la politique

L’obéissance aux autorités politiques n’est pas chose nouvelle. Nous avons beau dire que nous vivons dans une démocratie, nous n’avons un véritable pouvoir politique qu’à l’occasion des élections. Et quel pouvoir est-ce là ? Celui de choisir nos représentants parmi les candidats que les partis politiques ont choisi – sans nous consulter – comme chefs ou comme candidats pour les représenter dans nos circonscriptions. Celui de choisir parmi les programmes politiques des partis, conçus en vase clos principalement par leurs membres les plus influents. Après quoi, plus le moindre pouvoir politique digne de ce nom jusqu’aux prochaines élections. Ce qui veut dire que même si les autorités politiques obtiennent leur pouvoir grâce à nos votes, c’est nous qui leur sommes subordonnés, et non le contraire. Une fois élues, ces autorités exercent leur pouvoir de manière d’autant plus autoritaire – sans nous consulter ou même nous écouter – qu’elles disent justement le tenir de nous, et gouverner en notre nom. Tout d’abord, le chef du parti politique qui a obtenu le plus de sièges à l’Assemblée nationale est déclaré premier ministre. Que son parti détienne ou non la majorité parlementaire, c’est lui qui nomme tous les ministres, en les choisissant seulement parmi…

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Pourquoi sommes-nous si obéissants? - partie 1 : le travail

Nous nous sommes déjà demandé pourquoi nous acceptons d’être confinés. Mais l’explication que nous avons donnée ne saurait suffire. Elle tente d’expliquer pourquoi nous nous montrons si obéissants, quand il s’agit de notre confinement à domicile, comme si ce comportement docile pouvait être isolé d’autres comportements dociles et des circonstances qui favorisent leur développement. Pourtant rien n’est moins sûr. D’une part, nous ne sommes pas seulement obéissants quand nous sommes confinés à domicile. Nous le sommes aussi quand nous utilisons les transports en commun, quand nous travaillons – pour ceux qui ne sont pas aussi confinés à la maison quand ils travaillent – et quand nous faisons nos courses, en raison de toutes les consignes sanitaires qu’on nous impose, que nous suivons, que nous ne contestons pas, et que nous ne discutons que rarement, quand nous n’allons pas jusqu’à en réclamer d’autres, comme si nous ne nous trouvions pas encore assez obéissants. D’autre part, nous n’avons pas commencé à être obéissants avec la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Nous l’étions bien avant. Si nous n’avions pas déjà été habitués à obéir, si l’obéissance n’était pas déjà une valeur importante pour nous, les choses se seraient passées autrement en mars et…

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Apprendre à vivre avec le Virus ou arrêter de vivre à cause de lui

Vivre avec le Virus Depuis que l’état d’urgence sanitaire a été déclaré, on nous répète qu’il faut apprendre à vivre avec le Virus. Et pourtant, c’est tout le contraire qu’on nous demande de faire en réalité : il nous faut arrêter de vivre à cause du Virus, et toute proposition de commencer enfin à vivre avec lui semble irréaliste, immorale, scandaleuse et folle. Remémorons-nous tout ce que nous pouvions faire librement avant la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, et qui faisait partie de notre vie quotidienne. Considérons maintenant tout ce qu’il nous est interdit de faire, tout ce qu’il ne nous est pas recommandé de faire, et tout ce que nous pouvons faire seulement à condition de nous plier à une nouvelle réglementation omniprésente, tatillonne et susceptible de changer au gré des vents. Et ça serait ça, vivre avec le Virus ? On se moque certainement de nous ! C’est là travestir le sens des mots. C’est leur faire dire le contraire de ce qu’ils signifient. Qu’est-ce que cela veut normalement dire, apprendre à vivre avec quelque chose ? Tout le contraire de ce que l’on prétend pour le Virus ! Qu’on me permette quelques comparaisons martiales, puisque nos autorités et nos journalistes ont déjà…

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Questions à propos de la vaccination massive

1. Nos gouvernements rendront-ils la vaccination obligatoire ? Depuis le temps que nos autorités nous parlent de la venue d’un vaccin efficace capable de mettre fin à la crise sanitaire actuelle, elles doivent bien savoir si elles rendront la vaccination obligatoire. La Loi sur la santé publique du Québec (chapitre XI, section III, art. 123), quand l’état d’urgence sanitaire est déclaré, autorise les autorités sanitaires à rendre la vaccination obligatoire. La Santé publique québécoise a consulté, il y a quelques mois, les psychologues pour savoir s’ils étaient disposés à participer à la campagne de vaccination massive de la population, le personnel de la santé ne pouvant visiblement pas suffire dans les scénarios envisagés. Quant au gouvernement fédéral, suite à l’annonce qu’une demande d’autorisation serait bientôt faite pour deux vaccins, il parle de commencer à vacciner la population canadienne au début de l’année 2021, avec pour objectif de vacciner tous les Canadiens avant la fin de l’année, sans préciser ce que cela implique, et comment il entend s’assurer que tous les Canadiens seront vaccinés. Alors voilà les questions auxquelles nos gouvernements devraient répondre aussi rapidement que possible pour ne pas garder la population plus longtemps dans l’obscurité. A-t-on déjà décidé de rendre…

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Modestes propositions pour plus de transparence

Ne nous faisons pas d’illusions : le Gouvernement, si jamais il prenait connaissance de ces propositions, n’y donnerait pas suite. Il n’en fait qu’à sa tête, depuis le début, et continuera à le faire. Un Gouvernement qui demande à l’opposition de se taire et de se rallier simplement à lui pour faire la guerre au Virus, n’a certainement pas d’oreille pour de simples citoyens comme nous, qui n’ont à ses yeux le droit d’intervenir dans la politique que pour le porter au pouvoir, et qui doivent ensuite se taire et obtempérer, aussi longtemps que durera son règne. Alors pourquoi formuler ces propositions ? Pour que nous puissions avoir une idée de toutes les informations qu’il nous manque pour avoir l’heure juste à propos de ce qu’il se passe depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire et de ce qui s’en vient, et que le Gouvernement aurait pu et pourrait facilement nous fournir. 1. Compte des personnes infectées qui n’ont pas de symptômes, ou qui ont seulement de faibles symptômes, et qui ne sont pas hospitalisées Il n’y a pas de raison, dans les bilans quotidiens et les bilans cumulatifs, de ne pas faire le compte des personnes infectées qui n’ont pas de…

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Pourquoi acceptons-nous d’être confinés ?

Il ne s’agit pas de nous demander quelles raisons on nous donne pour justifier notre confinement. Ce serait une question stupide, dont nous savons tous la réponse. Il ne s’agit pas davantage de savoir si ces raisons sont bonnes, c’est-à-dire si la dangerosité du Virus justifie notre confinement, et si le confinement est un moyen efficace de lutter contre sa propagation et donc contre les hospitalisations et les décès dont il serait la cause. Il suffit de savoir que beaucoup d’entre nous le croient. Et pourtant nous croyons beaucoup de choses, notamment à propos de ce qui est nuisible ou bon pour notre santé, sans que nous ne changions tous nos habitudes pour autant. Par exemple, nous savons que notre mode de vie sédentaire est mauvais pour notre santé, qu’il est l’une des causes des maladies cardiovasculaires, et qu’il est donc responsable d’une diminution de notre espérance de vie. Mais beaucoup d’entre nous passent leurs soirées ou leurs fins de semaine devant un écran d’ordinateur (en plus du temps passé au travail) ou de télévision, au lieu de faire du sport ou de l’activité physique. Et nous ne nous attendons pas à ce que la Santé publique ordonne, grâce à…

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Appel aux aînés

Je m’adresse plus particulièrement à vous tous qui êtes nos aînés. Je ne sais pas exactement à partir de quel âge vous pouvez vous sentir concernés par ce que j’ai à dire. C’est assurément le cas si vous avez plus de 70 ans, comme les autorités politiques et sanitaires, les journalistes, votre entourage et vos concitoyens vous comptent parmi les personnes vulnérables dont il s’agit de protéger la santé en adoptant et en appliquant toutes ses mesures sanitaires et en prolongeant indéfiniment l’état d’urgence sanitaire. C’est assurément aussi le cas si vous êtes âgés de plus de 60 ans et si votre médecin vous compte parmi les personnes vulnérables en raison de votre état de santé et vous demande de prendre des précautions supplémentaires. C’est assurément aussi le cas si, âgés de plus de 60 ans ou même un peu plus jeunes, vous vous croyez en danger de maladie ou de mort si les consignes de la Santé publique ne sont pas rigoureusement suivies par toute la population, bien que votre état de santé ne fasse pas de vous une personne vulnérable. Les autorités politiques et sanitaires et les journalistes, qui se sont proclamés vos porte-parole, réclament en votre nom…

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Mesures sanitaires et dressage - partie 4 : volte-face et cache-binette

Poursuivons la réflexion commencée dans le billet précédent à propos des irrégularités et des incohérences réelles ou apparentes des mesures sanitaires, et de la manière dont elles transforment notre rapport à elles et nous dressent. Pour ce faire, nous nous intéresserons à un point tournant dans les mesures adoptées par les autorités politiques et sanitaires : l’obligation, sur tout le territoire du Québec, de porter un masque ou un cache-binette dans les lieux publics fermés, malgré les déclarations faites quelques mois plus tôt par le grand chef de la Santé publique, selon lequel cette mesure était non seulement inutile pour la population en général, mais pouvait aussi entraîner des cas de contamination. Ce cas diffère de ceux que nous avons analysés jusqu’à maintenant en ce que l’incohérence est manifeste, et que presque tous l’ont perçue comme telle, qu’ils soient pour ou contre cette mesure sanitaire. Nul besoin ici de comparer les mesures sanitaires entre elles et d’analyser les différents contextes dans lesquels elles s’appliquent pour remarquer cette incohérence. Le virage à 180 degrés saute aux yeux, et il a suscité des réactions et même des protestations très vives chez une partie d’entre nous. Mais on ne nous en a pas…

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Mesures sanitaires et dressage - partie 3 : irrégularités et incohérences

Dans la première partie et la deuxième partie de notre réflexion, nous n’avons pas suffisamment tenu compte du fait que les mesures sanitaires varient considérablement avec le temps, et aussi en fonction des personnes, des circonstances, des endroits et des régions socio-sanitaires du Québec. Il en résulte des irrégularités et des incohérences qui changent nos rapports avec les mesures sanitaires. On pourrait croire que ces inconstances et ces inconsistances affaiblissent simplement l’emprise des mesures sanitaires sur nous, puisqu’elles occasionnent des interrogations, et provoquent des critiques et même de vives protestations chez certains d’entre nous. Mais elles peuvent aussi bien produire l’effet contraire, quand nous nous adaptons et nous conformons aux consignes même si nous ne comprenons pas les raisons qui pourraient expliquer toutes leurs nuances et leurs variantes, et que nous les trouvons parfois même incohérentes et arbitraires. Et si nous en venons à la conclusion qu’il vaut mieux obéir tout simplement et ne pas trop nous poser de questions à ce sujet, c’en est fait de notre autonomie intellectuelle. Car c’est alors une capitulation inconditionnelle de l’esprit critique, qui n’en demeure pas moins ce qu’elle est même si nos autorités politiques et sanitaires cherchent véritablement à protéger la santé…

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Mesures sanitaires et dressage - partie 2 : idée fixe et pensée unique

Nous n’avons certainement pas fait le tour de la question que nous nous sommes posée dans la première partie de notre réflexion sur le dressage, à savoir de quelles manières les mesures sanitaires adoptées pour combattre la propagation du Virus peuvent contribuer à nous dresser, indépendamment des intentions et des objectifs véritables ou prétendus de nos autorités politiques et sanitaires. Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas suffisamment tenu compte du fait que nous, en tant qu’êtres humains, sommes capables d’une pensée plus complexe que celles des animaux, et du rôle important que jouent les opinions et les idées dans notre existence individuelle et collective. D’un côté, le fait d’être capables, par la réflexion, de comprendre dans une certaine mesure ce qui nous arrive, peut nous rendre moins vulnérables que les autres animaux aux effets des actions qu’on nous impose constamment et à répétition. D’un autre côté, cette plus grande complexité de nos sentiments, de nos idées et de notre langage nous rend vulnérables aux pratiques – volontaires ou involontaires, réfléchies ou spontanées – des autorités et des puissances qui manient justement les sentiments, les idées et le langage. Peu importe qu’elles aient des objectifs louables ou blâmables, car les effets nuisibles…

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Mesures sanitaires et dressage - partie 1 : omniprésence des mesures et répétition

Mettons entre parenthèses la question de savoir si nos autorités politiques et sanitaires, par les mesures qu’elles décrètent pour ralentir la propagation du Virus, s’efforcent simplement et sincèrement de sauver des vies et de protéger la santé de la population, ou si elles profitent de l’occasion pour nous rendre encore plus dociles que nous ne l’étions déjà ; de savoir si ces autorités défendent ou croient défendre vraiment nos intérêts, ou si elles servent en fait leurs propres intérêts ou ceux d’autres organisations ou groupes de personnes ; de savoir si le Virus est aussi dangereux, contagieux et difficile à vaincre qu’on le dit, ou s’il est comparable à une forte grippe saisonnière ; de savoir si le port du masque de procédure ou du cache-binette est efficace et inoffensif pour la santé, ou s’il est au contraire inefficace et même nuisible pour la santé ; de savoir si la distanciation sociale, le lavage répété des mains, le télétravail, l’enseignement par vidéoconférence, la fermeture des restaurants, des bars, des bibliothèques, des salles de spectacle et des complexes sportifs contribuent ou non à ralentir la propagation du Virus ; et enfin si cette deuxième vague est bien réelle, ou si elle…

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Nous sommes tous vulnérables

Les autorités politiques et sanitaires, et aussi les médias, nous répètent ad nauseam que nous, qui sommes bien portants, jeunes ou un peu moins jeunes, devons penser à nos aînés ainsi qu’aux autres personnes vulnérables, et appliquer rigoureusement les mesures en vigueur pour ralentir la propagation du Virus et protéger la santé des plus vulnérables. Et les mêmes autorités enchaînent, après une courte pause : « Mais même si vous êtes jeunes et en santé, vous êtes vous aussi vulnérables. Vous pouvez attraper le Virus, avoir des symptômes, être malades, vous retrouver à l’hôpital, peut-être aux soins intensifs, et même mourir. Vous avez tort de vous penser invulnérables, de vous croire invincibles. Vous êtes tous et nous sommes tous vulnérables. » Sans doute a-t-on raison de ne pas vouloir insister seulement sur la vulnérabilité des personnes âgées. Sans doute a-t-on raison de dire que nous sommes tous vulnérables, même les plus jeunes et les plus en santé d’entre nous. Mais sans doute a-t-on tort de parler surtout de la vulnérabilité au Virus, alors qu’il y a tant d’autres maladies qui non seulement continuent à faire des ravages depuis l’apparition du Virus, mais qui en font de plus bel parce que nos forces sont…

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La priorité : sauver des vies (suite)

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis mes premières analyses (24 mars 2020) de la grande entreprise de sauvetage à laquelle nous assistons et participons, bon gré mal gré. Et pourtant notre principal objectif, en tant que société, demeure le même : sauver des vies. Ce qui ne veut pas dire, bien entendu, qu’il n’est pas possible de poursuivre ces analyses, puisqu’une situation, du seul fait qu’elle dure, n’est plus tout à fait la même, et peut avoir d’autres effets. Il est vrai que le confinement a pris fin depuis quelques mois déjà. Mais l’état d’urgence sanitaire continue d’être prolongé tous les quatorze jours, sans qu’on envisage d’y mettre fin. Le Virus continue de circuler, nous dit-on. Qu’importe qu’il n’y ait presque plus de décès. L’augmentation des cas de contamination montreraient qu’il continue d’agir dans l’ombre, sournoisement, insidieusement, et qu’il attendrait que nous baissions notre garde pour nous planter un couteau dans le dos, pour dire les choses à la manière de notre directeur national de la Santé publique. Ainsi les consignes émises par la Santé publique (le lavage fréquent des mains, le fameux deux mètres de distance entre personnes qui n’habitent pas à la même adresse et le port…

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La ceinture et les bretelles

Depuis le début de la crise sanitaire, on nous dit que le fait de se laver régulièrement les mains ne dispense pas de garder ses distances sociales, et que le fait de garder ses distances sociales ne dispense pas de se laver régulièrement les mains. Ce sont des mesures qui, bien qu’elles réduisent le risque de transmission du Virus, ne sauraient suffire à elles seules. Elles sont cumulatives. Depuis qu’on nous oblige à porter le cache-binette dans les lieux publics fermés, on nous dit que le fait de se conformer à cette obligation ne dispense pas de se laver régulièrement les mains et, autant que possible, de garder ses distances sociales. Inversement, le fait de se laver régulièrement les mains et de garder ses distances sociales ne dispense de porter le cache-binette dans les lieux publics fermés. Encore une fois, ce sont des mesures qui, bien qu’elles réduisent le risque de transmission de virus, ne sauraient suffire à elles seules. Elles sont cumulatives. Maintenant que le Gouvernement canadien signe des accords avec l’industrie pharmaceutique pour acquérir des dizaines de millions de doses de vaccin, on nous dit que ça ne sera peut-être pas le remède miraculeux qui mettra fin à…

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Discours parlementaires sur la grippe ovine

Un lecteur m’a envoyé ces discours parlementaires qui, même s’ils ne concernent pas la crise sanitaire actuelle, abordent à partir de points de vue inhabituels les problèmes auxquels nous sommes confrontés. J’ai bien eu quelques doutes quant à l’authenticité desdits discours. Mais les références données par ce lecteur m’ont permis de faire mes propres recherches et de conclure que, de toute évidence, ces discours sont authentiques. Discours parlementaires sur la grippe ovine

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La priorité : sauver des vies

Les mesures prises par le Gouvernement du Québec, depuis le dépistage des premiers cas d’infection, ont pour objectif de sauver des vies, nous dit-on. Si on ordonne la fermeture des garderies, des écoles primaires et secondaires, des cégeps et des universités, et peu à peu d’une foule d’entreprises, si on interdit les visites dans les résidences de personnes âgées et les rassemblements intérieurs et extérieurs, c’est pour ralentir la propagation du Virus et préparer le système de santé à accueillir ceux qui auront besoin d’être hospitalisés et éviter qu’il ne soit littéralement débordé ; bref, c’est pour réduire le nombre de décès. C’est la priorité du Gouvernement dans la crise actuelle. Et c’est pour cette raison que c’est le directeur national de la Santé publique qui a décidé des mesures déjà prises ou qui les a recommandées à la ministre de la Santé ou au premier ministre. C’est aussi pourquoi les ministres des Finances et de l’Économie, pour ne nommer qu’eux, se retrouvent de fait subordonnés au directeur national de la Santé publique et à la ministre de la Santé, la pandémie étant avant tout considérée comme une affaire de santé. Le rôle de ces autres ministres est alors de fournir…

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