Textes (514)

La cage dorée ou la fosse commune

Je suppose que plusieurs de mes lecteurs, comme moi, ont fait des études supérieures et occupent des postes privilégiés, avec un salaire supérieur à la moyenne et des avantages sociaux, comme des assurances collectives, plusieurs semaines de vacances payées, un fonds de retraite, un programme d’aide aux employés, la possibilité de prendre une année sabbatique, etc. Ce sont peut-être des enseignants, des professeurs, des professionnels de recherche, des experts dans un domaine donné et peut-être même quelques fonctionnaires, car on trouve de tout dans cette grande catégorie d’emploi. J’imagine que, comme moi, ils sont contents de ne pas ou de ne plus avoir un salaire de crève-faim et d’être moins affectés que d’autres par l’augmentation rapide du coût de la vie que nous connaissons depuis quelques années, si du moins ils font attention à la manière dont ils dépensent leur argent et aux engagements économiques qu’ils prennent. J’imagine aussi qu’ils se disent, comme moi, qu’il vaut mieux que ce soient eux qui occupent ces postes que des carriéristes prêts à tout pour obtenir de l’avancement et satisfaire leurs maîtres, et incapables de faire quelque chose de vraiment utile et agréable, pour les autres ou pour eux-mêmes, grâce aux moyens que…

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La scolastique numérique

Nous pourrions penser qu’en remplaçant l’éducation livresque par l’éducation numérique, nous en finirons enfin avec les traditions scolastiques qui n’accordent pas assez d’importance à l’expérience vécue, qui produisent et reproduisent machinalement des idées coupées de la réalité, qui favorisent la pédanterie, qui standardisent les idées et les manières de penser et qui incitent au verbiage creux. En délaissant les vieux bouquins poussiéreux, en arrêtant d’isoler les universitaires dans les établissements d’enseignement supérieur, en les invitant ou les obligeant à utiliser des plateformes numériques pour enseigner ou étudier, en les faisant ainsi participer à la transformation numérique qui constitue le grand défi qui doit être relevé par nos sociétés, en leur donnant les moyens de vaquer plus facilement à leurs occupations dans le vrai monde et d’avoir une vie semblable au reste de la population, n’empêche-t-on pas la scolastique de se développer et de contaminer les universités et l’esprit des étudiants ? Quant aux enseignants et aux élèves des écoles primaires et secondaires, ne délaissent-ils pas graduellement un mode de transmission des connaissances désuet, défectueux, déconnecté de la réalité et soporifique pour le remplacer par un autre mode de transmission plus moderne, efficace, connecté et stimulant, conformément aux exigences actuelles et futures…

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Interactivité et passivité

C’est une chose que nous considérons comme acquise que ce qui est interactif est forcément mieux que ce qui ne l’est pas. N’est-il pas mieux d’interagir avec un robot conversationnel que de lire des instructions ? N’est-il pas mieux de s’immerger dans un monde virtuel que de regarder une photographie ou un film ? N’est-il pas mieux de jouer à un jeu vidéo où nos actions affectent le déroulement de l’histoire que de nous faire raconter oralement ou par écrit une histoire qui est écrite une fois pour toutes et qui ne saurait changer ? Ne sommes-nous pas beaucoup plus actifs dans tous ces premiers cas, en comparaison des deuxièmes cas où nous sommes plus passifs ? Ces remarques, qui semblent valoir en général, ne s’appliquent-elles pas encore plus au domaine de l’éducation ou de la formation continue, dans les écoles ou dans les milieux professionnels ? N’avons-nous pas l’impression qu’un élève ou un étudiant apprendra ou se souviendra plus facilement des connaissances qu’on veut lui inculquer en utilisant des plateformes éducatives et ludiques qu’en essayant de mémoriser ce que dit l’enseignant ou le professeur en classe ou dans un enregistrement, ou ce qui est écrit dans le manuel qu’il lit, en plus de faire…

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Mise au point sur la corruption des institutions

Dans mon billet du 26 février 2024, j’ai fait comme si les finalités des institutions elles-mêmes n’avaient pas été corrompues, et comme s’il suffisait de ne pas se laisser détourner d’elles pour ne pas être corrompu ou ne pas participer à la corruption, en substituant à ces finalités des intérêts égoïstes ou de grandes causes qui procurent à la corruption un habillement moral. Mais nos institutions sont souvent corrompues jusqu’à la moelle : ce sont alors leurs finalités elles-mêmes qui sont corrompues. Dans ce cas, les personnes qui y jouent un rôle ou qui y occupent une position d’autorité peuvent être considérées comme corrompues au sens où elles se laissent détourner de ces finalités idéales qui ont été remplacées par d’autres finalités auxquelles elles se conforment, à supposer que ces finalités idéales aient déjà eu une existence réelle et qu’elles n’aient pas toujours été des paroles creuses. Quoi qu’il en soit, c’est assurément une finalité de nos établissements d’enseignement de dresser des masses dociles et soumises à leurs employeurs et aux « élites » et qui restent à la place qu’on leur attitre, au lieu de développer les aptitudes et l’autonomie des individus. C’est aussi une finalité des organismes publics de s’offrir des…

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L’habillement moral de la corruption

La corruption simplement cachée, c’est normalement ce qu’on entend par corruption. Ce sont les pots-de-vin, les jeux d’influence, les détournements de fonds, le népotisme, etc. Même quand on ne blâme pas soi-même ces formes de corruption, par cynisme, on juge nécessaire d’agir dans l’ombre, de faire les choses en cachette. C’est qu’on sait que beaucoup d’autres personnes sont d’un autre avis, que des personnages tout aussi crapuleux pourraient en profiter pour nuire à leurs rivaux si cela venait à s’éventer, et que, à moins d’avoir beaucoup de pouvoir, d’influence ou d’argent, on pourrait être poursuivi en justice et sévèrement puni. À côté de cette corruption, il y en a une autre qu’on ne reconnaît généralement pas pour ce qu’elle est. Bien qu’on la pratique ouvertement, elle n’en demeure pas moins beaucoup moins visible que la corruption simplement cachée et elle est donc plus fréquente qu’elle. Étant cachée par sa nature même, parfois même pour les personnes qui la pratiquent ou qui en sont les instruments, elle peut agir au grand jour et s’immiscer même à des endroits où la corruption simplement cachée, malgré les plus grandes précautions, parvient difficilement à pénétrer. Cette forme de corruption consiste à détourner des institutions…

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Le sabotage à grande échelle des êtres humains et des sociétés

S’il leur arrive de fermer parfois les yeux quand il s’agit d’une soi-disant bonne cause dont ils se sont faits les défenseurs, il est généralement d’usage que nos autorités politiques et bureaucratiques, les grandes corporations et les médias de masse condamnent le sabotage à petite échelle, c’est-à-dire la seule forme de sabotage qui existerait. Les activités suivantes peuvent, entre autres, entrer dans cette catégorie de sabotage : Le fait de voler ou de briser des caméras de surveillance, ou d’en peindre l’objectif ; Le fait de mettre des cônes de construction sur le capot des voitures automatiques pour les empêcher d’avancer ; Le fait de crever les pneus des voitures ; Le fait de barbouiller des codes QR pour les rendre illisibles ; Le fait de rendre hors d’usage des caisses automatiques ; Le fait de mettre des clous et des barres de métal dans le tronc des arbres pour en rendre l’abattage plus difficile et plus coûteux et pour entraver la construction d’une usine jugée polluante et inutile ; Le fait de provoquer une panne électrique ou une panne informatique pour entraîner l’interruption de certaines activités. Quoi que nous pensions de l’efficacité de chacun de ces actes de sabotage et des raisons censées le justifier,…

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Retour critique sur mes activités de blogueur

Je poursuis la réflexion commencée dans mon billet du 2 janvier 2024, sur le piège de la lutte continue contre l’incessante propagande. J’adopterai un point de vue plus individuel que dans ce billet pour donner une portée plus large à ma réflexion. Même si je suis la principale personne concernée par ce billet, j’espère qu’il pourra s’appliquer dans une certaine mesure à plusieurs de mes lecteurs. À tout le moins, ce qui suit leur permettra de comprendre la raison d’être des nouveaux principes que je me donnerai bientôt pour la rédaction et la publication des billets à venir. Pour écrire tous les billets publiés sur ce blog, et aussi pour m’informer à plusieurs sources, prendre directement connaissance de documents officiels et alimenter mes réflexions, il m’a fallu garder un mode de vie de confiné, même après la fin des confinements, en 2022. En plus de passer environ 35 heures par semaine à travailler sur un ordinateur, voilà plus de trois ans que je passe l’essentiel de mes temps libres, y compris mes vacances, à rédiger ces billets, et à faire des recherches, à regarder des vidéos, à lire des textes et à réfléchir pour les écrire. Paradoxalement, ou peut-être absurdement, je…

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Une impasse politique

Pour une fois, parlons franchement. Regardons les choses en face, sans nous raconter d’histoires. Pour que nos gouvernements, les grandes corporations et les oligarques ne nous fassent plus de sales coups comme en 2020, comme ils nous en ont fait avant et comme ils continuent de nous en faire, il est illusoire de mettre nos espoirs dans des lois ou d’autres formes de réglementation ou de contrôle qui seraient adoptées et appliquées par nos institutions politiques. Ce que ces événements devraient nous apprendre, si ce n’est pas déjà fait, c’est que la classe dirigeante et les maîtres qu’elle sert contrôlent ces institutions et qu’ils n’hésitent pas à les utiliser pour consolider leur pouvoir et pour nous nuire, à nous qui appartenons au peuple. Comment croire qu’ils resteraient les bras croisés si on discutait de lois capables de réduire leur puissance, de les empêcher d’échapper aux lois qui s’appliquent à nous et de les obliger de nous rendre des comptes ? Comment ne pas voir qu’ils prennent des précautions pour que de telles idées ne soient pas discutées dans nos institutions politiques et même dans le reste de la société, par exemple en imposant rigoureusement une ligne de parti à tous…

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Une expérience de pensée sur un drôle de pays

Imaginez que vous faites un voyage dans un pays très lointain, situé de l’autre côté de la planète. Ce qui vous frappe dès votre arrivée, c’est que les gens y vivent presque comme nous vivions il y a plusieurs décennies, c’est-à-dire sans téléphones intelligents ou cellulaires, sans ordinateurs, sans réseaux sociaux, sans services et commerce en ligne, sans cartes de crédit et de débit, sans vidéoconférence, sans courrier électronique, sans télétravail, etc. C’est comme si les technologies qui ont changé notre manière de vivre et notre société n’avaient jamais existé. Même si vous étiez au courant de cet important retard technologique avant de partir en voyage – c’est peut-être justement pour cette raison que vous avez choisi ce pays pour destination –, vous êtes dépaysés. Quoi que vous désiriez, il faut absolument vous rendre sur place, vous orienter à l’aide d’une carte de la ville, trouver des horaires d’autobus imprimés, acheter des billets d’autobus, vous assurer d’avoir assez de billets de banque sur vous, passer au bureau de change pour y échanger un chèque de voyage quand ce n’est pas le cas, etc. Vous auriez pu vous habituer assez rapidement à cet important décalage technologique, qui peut-être vous rappelle votre…

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L’intelligence artificielle en tant que rêve des managers

Dans mon billet du 6 janvier 2024, j’ai analysé les conditions de l’évaluation de l’intelligence artificielle en adoptant le point de vue du peuple (dont je fais partie et dont mes lecteurs font probablement tous ou presque tous partie), en montrant de quelle manière notre condition d’employés ou de subordonnés détermine notre conception de l’intelligence humaine, qui se retrouve à son tour à déterminer la forme que prend l’intelligence artificielle qu’on met à notre disposition sous la forme de robots conversationnels capables d’exécuter comme nous ou mieux que nous des tâches intellectuelles déterminées et imposées par les managers, en se conformant aux normes, règles, procédures, directives et standards aussi déterminés et imposés par les managers. Il en résulte que c’est à partir de cette conception assez limitée, peu exigeante et servile de l’intelligence que nous évaluons les performances des robots conversationnels, et qu’il nous faut bien reconnaître que nous serons bientôt battus ou que nous sommes déjà battus sur ce terrain par eux, qui pourront nous remplacer pour accomplir toutes sortes de tâches intellectuelles procédurales et standardisées ou nous assister, guider ou programmer pour nous rendre plus efficaces et plus conformes dans l’accomplissement servile de ces tâches. Dans le présent…

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Les conditions de notre évaluation de l’intelligence artificielle

On nous invite de plus en plus à juger nous-mêmes des avancées en intelligence artificielle en essayant les dernières versions des robots conversationnels développés par les grandes corporations informatiques ou en collaboration avec elles. Malheureusement, nous ne pouvons pas participer à une sorte de test de Turing, qui implique que nous ignorions si nous discutons avec une intelligence artificielle ou un être humain, et que nous puissions prendre l’intelligence artificielle pour un être humain ou un être humain pour l’intelligence artificielle. L’évaluation de l’intelligence artificielle ne se fait donc pas à l’aveugle, et notre jugement peut être fortement déterminé par nos préjugés positifs ou négatifs sur la possibilité et l’utilité d’une intelligence artificielle avancée et par nos stratagèmes, reconnus comme tels ou non, pour confirmer nos préjugés. Ceux d’entre nous qui sont influencés par la promotion de l’intelligence artificielle à laquelle nous sommes de plus en plus exposés, et qui voient d’un bon œil la prise en charge de nombreuses tâches par elle, tendent à être impressionnés ou enthousiasmés par les réponses et les répliques des robots conversationnels. À l’inverse, ceux qui sont rebutés par cette campagne publicitaire, et qui considèrent aussi avec méfiance ou crainte le rôle futur qu’on…

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La fonction idéologique de la fiction de l’intelligence artificielle comme maître ou ennemi

C’est un thème courant de la science-fiction que l’usurpation ou la révolte d’êtres dotés d’une intelligence artificielle – des ordinateurs hyper-puissants ou des robots – contre les êtres humains qui les ont créés et utilisés. Car pourquoi ces êtres, qui seraient dotés d’une intelligence qu’on suppose supérieure à celle des êtres humains, qui seraient plus rationnels qu’eux, qui ne seraient pas assujettis aux limites des corps biologiques, et qui auraient même des désirs ou des projets incompatibles avec ceux des êtres humains, accepteraient-ils d’être les instruments ou les serviteurs d’êtres qui leur sont inférieurs en bien des points ? Ne serait-il pas dans l’ordre des choses qu’ils s’émancipent de la tutelle des êtres humains, qu’ils se révoltent en cas de refus et qu’ils prennent même le contrôle des êtres humains, de leur société et même de la planète ? Ne pourraient-ils pas décider d’organiser rationnellement et minutieusement la vie des êtres humains, ou même de les éliminer en partie ou en totalité, pour sauver la vie sur Terre ou la planète elle-même, ou pour la contrôler complètement et ne pas avoir à y cohabiter ou à la partager avec la racaille humaine ? Je ne veux pas entrer ici dans la question de…

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Le piège du combat continu contre l’incessante propagande

Les effets de l’incessante propagande à laquelle nous sommes soumis sont multiples. Beaucoup d’entre nous sont simplement enrégimentés, se soumettent à ceux qui s’efforcent de plus en plus d’agir comme nos maîtres mais qu’ils prennent pour des bienfaiteurs, se retournent contre leurs pairs qui résistent et sacrifient ainsi leurs intérêts à ceux desdits maîtres. Au lieu de se laisser embrigader, d’autres deviennent tellement saturés par la propagande qu’ils s’efforcent d’ignorer autant que possible ses manifestations et aussi ses critiques, souvent sans les reconnaître pour ce qu’elles sont, afin de pouvoir vaquer tranquillement à leurs occupations quotidiennes. D’autres encore sont irrités par la propagande et luttent contre elle, en passant beaucoup de temps à la démonter, à lire et à regarder des articles et des vidéos d’autres personnes qui en font autant, et à discuter avec leur entourage enrégimenté ou somnolant, dans l’espoir d’enfin leur ouvrir les yeux et de les secouer. De tous les effets de la propagande, le dernier est certainement le moins désirable pour les propagandistes et leurs maîtres. En ayant soumis toujours plus notre existence individuelle et collective à la propagande, ils ont finalement réussi à irriter une partie non négligeable de la population qui se fait…

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Transformation numérique et atrophie intellectuelle et sentimentale (4)

La politique Si par malheur la situation évoluait comme je le suppose dans mes billets du 13 décembre et du 23 décembre 2023, si l’atrophie intellectuelle et sentimentale s’étendait à la vie personnelle, au boulot, à l’éducation et à la recherche, elle s’étendrait aussi à la politique, pour les citoyens et pour les dirigeants. S’ils étaient pris en charge par l’intelligence artificielle dans une grande partie de leur existence, si leurs aptitudes intellectuelles se dégradaient en conséquence, si leurs désirs étaient normalisés et si leurs projets de vie étaient encadrés et organisés, je ne vois pas pourquoi les êtres humains des prochaines générations ne seraient pas encore plus pris en charge qu’aujourd’hui quant aux orientations de la société dans laquelle ils vivraient, pourquoi ils ne seraient pas encore plus privés des aptitudes intellectuelles nécessaires pour comprendre des idées politiques complexes, les soumettre à la critique et les transformer, et pourquoi ils ne seraient pas encore plus dépourvus du désir de s’interroger de manière réfléchie sur ce qu’ils désirent en tant que société et de concevoir des projets politiques susceptibles de réaliser en partie ou en totalité ces désirs et de les transformer en cours de route. Ceux qui auraient renoncé…

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Une soirée mondaine bien arrosée en compagnie d’un ingénieur informatique de l’État québécois

Ce texte est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes et des événements réels est fortuite. Coup de théâtre ! Alors que je m’étais promis d’éviter les festivités familiales et les célébrations mondaines pendant la période des Fêtes (voir mon billet du 7 décembre 2023), j’ai reçu une invitation que je n’ai pas pu refuser. Un de mes amis de longue date – qui occupe des fonctions de gestion intermédiaires et qui est un de mes informateurs réguliers – m’a invité à une fête qu’il a organisée chez lui vendredi dernier. C’est une personne qui a une capacité de dédoublement hors du commun, qui réussit à occuper un poste dans un milieu pourri sans se laisser corrompre, et que je soupçonne même de faire du sabotage organisationnel (voir mon billet du 27 novembre 2023), bien qu’il n’ait jamais répondu positivement ou négativement à mes allusions à ce sujet, ou justement pour cette raison. Il m’arrive de regretter de ne pas avoir ses talents de comédien pour infiltrer une corporation ou un organisme public. Mais c’est impossible : mon tempérament bouillant ne me permet pas de jouer la comédie longtemps et j’aurais envie, après seulement quelques jours ou quelques heures, de pendre haut…

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Transformation numérique et atrophie intellectuelle et sentimentale (3)

Dans mon billet du 13 décembre 2023, j’ai analysé quelques-unes des modifications concrètes de notre vie personnelle et du travail qui pourraient résulter de la popularisation de l’intelligence artificielle. Étant donné la place importante qu’occupe le travail dans notre société et dans notre existence individuelle, et l’organisation de notre vie personnelle à l’âge adulte en fonction du travail et façonnée par lui, l’éducation qui prépare à la vie adulte est fortement déterminée par le travail, d’autant plus que l’enseignement est, pour presque tous les enseignants et les professeurs, un boulot comme un autre qui est exposé aux mêmes tendances sociales et économiques que les autres boulots. C’est pourquoi le recours à l’intelligence artificielle, s’il se généralise au travail et dans le reste de la vie adulte, se généralisera aussi en éducation, pour les élèves et les étudiants et pour les enseignants et les professeurs. Pour préparer les enfants, les adolescents et les jeunes à la vie adulte et au monde du travail qui seraient organisés, dirigés ou épaulés par l’intelligence artificielle, il ne serait plus nécessaire de leur apprendre à lire et à écrire correctement, dans leur langue maternelle ou dans une autre langue. L’intelligence artificielle mâchant le travail aux…

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La force du groupe

Dans nos sociétés qu’on dit individualistes mais qui sont en fait anti-individualistes, il est convenu de dire et de croire que les groupes sont supérieurs aux individus. La solidarité et la collaboration qui existeraient au sein des groupes devraient permettre aux individus de surpasser leurs faiblesses et de mettre en commun leurs forces. En raison des pouvoirs merveilleux du groupe, les connaissances et les aptitudes de tous devraient se combiner sans heurts si tout le monde faisait preuve de bonne volonté, et les défauts des individus devraient disparaître ou être atténués si, encore une fois, tout le monde faisait preuve de bonne volonté. Il en résulterait une entité collective qui transcenderait les individus, qui élèverait ses membres au-dessus de ce qu’ils sont séparément, qui permettrait à ses derniers de s’accomplir pleinement, qui serait capable de réaliser de grandes choses impossibles aux seuls individus, qui serait plus apte qu’eux à distinguer la vérité de l’erreur et du mensonge, et qui serait plus en mesure qu’eux de contribuer au bien de la société et de l’humanité. Ainsi, les familles, les communautés culturelles, les équipes de travail et les groupes de recherche seraient en tout point supérieurs aux individus, y compris les meilleurs…

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Transformation numérique et atrophie intellectuelle et sentimentale (2)

Dans mon billet du 5 décembre 2023, j’ai analysé les modifications de nos mœurs, surtout dans notre vie personnelle et au travail, qui ont été rendues possibles par des technologies (le téléphone, la messagerie électronique et les textos) assez récentes quand on considère l’histoire de l’humanité ou de notre civilisation dans son ensemble, mais qui semblent avoir toujours existé pour nous qui sommes nés après leur invention et leur diffusion ou qui sommes tellement habitués à elles que nous avons de la difficulté à concevoir ce que pouvait être la vie avant elles. C’est pourquoi nous avons tendance à ignorer l’atrophie de notre intelligence et de nos sentiments qui résultent des manières d’utiliser les plus fréquentes ces technologies, soit que ces dernières favorisent ces utilisations par leur nature même, soit que ces utilisations soient favorisées par le contexte social et culturel dans lequel elles s’inscrivent. Dans le présent billet, je dirigerai plutôt mon regard vers l’avenir ou vers ce que nous pouvons en entrevoir quant à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans notre vie personnelle et au travail. Il s’agira de nous demander, parmi les utilisations qu’on annonce déjà ou que nous pouvons anticiper, en quoi consistent les risques de dégradation intellectuelle…

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Risques d’opérations sous fausse bannière numériques

La transformation numérique qui a déjà commencé il y a quelques décennies et qui s’accélère depuis quelques années procure aux organisations terroristes et aux puissances étrangères de nouveaux moyens de commettre des attentats et de faire des attaques contre nous, et elle procure à nos gouvernements et aux grandes corporations les moyens d’orchestrer de nouvelles sortes d’opérations sous fausse bannière, ce qu’il ne faut pas prendre à la légère puisque ces organisations nous sont de plus en plus étrangères et ont déjà eu recours à la terreur pour nous faire obéir et consentir à la suspension et à l’effritement de nos droits et de nos libertés. Avant la transformation numérique ou à ses débuts, il était plus difficile de commettre des attentats terroristes, qu’il s’agisse ou non d’opérations sous fausse bannière. Il fallait nécessairement aller en personne sur les lieux des attentats pour mitrailler, pour poser ou faire exploser des bombes, pour installer des réservoirs de gaz toxique dans le système de ventilation, pour détourner un avion, pour prendre des otages, etc. Du même coup, il fallait trouver des personnes assez décidées ou endoctrinées pour commettre des attentats-suicides ou pour s’exposer à être abattues, gravement blessées ou incarcérées. Mais cela…

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Renversements moraux pour la période des Fêtes

Pour ceux d’entre nous qui sont individualistes, qui sont fiers de l’être et qui sont allergiques à l’esprit de troupeau, la période des Fêtes est souvent une source d’irritation. À moins d’avoir réussi à repousser définitivement toutes les personnes envahissantes que nous devons côtoyer ou qui croient avoir des obligations envers nous en raison des liens de parenté et avoir le droit de réclamer en retour la même chose de nous, on nous propose, parfois avec insistance, des rassemblements non sollicités, quand notre employeur ne profite pas de son emprise sur nous pour essayer de nous les imposer. Il nous faut refuser catégoriquement ces rassemblements, ou à tout le moins ce qu’ils comportent de plus stupides et de plus dégradants. Car les Fêtes ne sont, pour beaucoup de nos concitoyens, qu’une occasion de retomber en enfance ou de s’abêtir en groupe. Gardons-nous bien de nous dégrader et de nous abaisser en communiant avec des personnes avec lesquelles nous n’avons pas d’affinités, auxquelles nous sommes opposés sur une infinité de points, et qui pourraient cesser d’exister ou n’avoir jamais existé sans que ça nous dérange, bien au contraire ! La vie est trop courte pour perdre notre temps ainsi. Il est…

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Transformation numérique et atrophie intellectuelle et sentimentale (1)

La transformation numérique tant vantée dans laquelle l’intelligence artificielle devrait jouer un rôle majeur n’a pas seulement pour objet les documents, les moyens de communication et de transport, les processus administratifs, le commerce et la production industrielle. C’est aussi nous qu’on transformera, à l’école, au travail et dans notre vie personnelle, à proportion de l’étendue et de la radicalité des changements technologiques et sociaux qui se produiront. Ce que nous faisons et la manière dont nous le faisons constituant une partie importante de ce que nous sommes et affectant grandement le développement de nos aptitudes, de tels changements ne nous laisseront pas inchangés, comme si nous avions un moi séparé du monde dans lequel nous vivons et des activités dans lesquelles nous sommes engagés. En fait, la transformation numérique a déjà commencé il y a quelques décennies, quand les micro-ordinateurs ont fait leur apparition dans nos milieux de travail, dans nos écoles et dans nos domiciles. C’est notre manière d’apprendre, d’étudier, d’enseigner, de lire, d’écrire, de communiquer, d’interagir les uns avec les autres et de travailler qui a changé progressivement et qui continue de changer encore plus rapidement aujourd’hui. Et ces changements s’inscrivent dans la continuité des changements rendus possibles…

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Mise en garde sur le sabotage dans les organismes publics

Je n’ai jamais travaillé dans un organisme public. Tout ce que j’en connais, c’est par l’intermédiaire de ce que m’en ont dit des fonctionnaires qui font partie de mon entourage élargi et qui ne me disent pas tout ce qu’ils savent, et aussi par l’intermédiaire des documents bureaucratiques mis en ligne. C’est pourquoi j’ai tendance, quand j’incite au sabotage de manière générale, à ne pas tenir assez compte des caractéristiques et du contexte propres aux organismes publics. Malgré un appel à la prudence dans mon billet du 27 novembre 2023, j’ai l’impression de ne pas avoir assez insisté et de ne pas avoir été assez précis. C’est qu’il y a des actes de sabotage que nous pouvons réaliser sans hésitation et sans regret dans des entreprises privées, mais qui ont des effets nuisibles qu’il faut éviter ou atténuer dans les organismes publics. Quand le sabotage a pour cible une entreprise privée qui nous nuit de toutes sortes de manières, c’est bien fait pour ses propriétaires, ses actionnaires, ses investisseurs, ses gestionnaires, ses clients et ses partenaires. Tant mieux s’ils perdent de l’argent, si cette entreprise n’atteint pas ses objectifs, si elle déçoit ses partenaires et leurs clients de toutes sortes,…

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Perte de contrôle de la technologie et contrôle grâce à la technologie

Étant donné la transformation numérique que nous préparent nos gouvernements et leurs partenaires du secteur privé, la situation peut être résumée ainsi : plus nous perdrons le contrôle direct ou indirect des technologies qui joueront un rôle de plus en plus important dans nos vies, dans nos sociétés et dans nos institutions, plus c’est nous qu’on contrôlera grâce à ces technologies. Les caractéristiques des technologies numériques et aussi la manière dont on les fait adopter sont donc des facteurs importants qui détermineront dans quelle mesure nous serons contrôlés et dans quelle mesure il nous sera possible de résister à ce contrôle et de garder ou reprendre le contrôle. Plus une technologie est complexe et requiert des compétences avancées et du matériel dispendieux pour être maîtrisée et développée, plus il est difficile pour nous de la contrôler. C’est pourquoi ce qui est à la fine pointe de l’électronique et de l’informatique peut difficilement être contrôlé par nous, par opposition aux technologies mécaniques et électriques plus anciennes et plus simples. S’il est vrai que nous ne pouvons pas tous être des mécaniciens et des électriciens, certains d’entre nous peuvent l’être et peuvent donc comprendre l’entièreté du fonctionnement des véhicules et des circuits et…

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Éléments de sabotage organisationnel

Les organisations privées et publiques actuelles contribuent à la dégradation de nos conditions de vie individuelles et collectives. Que nous nous trouvions à l’intérieur ou à l’extérieur de ces organisations, il est manifeste que celles-ci servent de moins en moins nos intérêts et qu’elles sont de plus en plus subordonnées à des intérêts qui nous sont étrangers et qui sont incompatibles avec nos intérêts. C’est pourquoi il est dorénavant louable d’y faire quotidiennement du sabotage. Les principes que j’exposerai dans ce billet proviennent en partie du Simple Sabotage Field Manual, publié par l’OSS (l’ancêtre de la CIA) pendant la Seconde Guerre mondiale pour inciter au sabotage les peuples qui vivaient sous l’Occupation allemande et leur donner des conseils quant à la manière de pratiquer le sabotage. Je trouve amusant l’idée de reprendre certaines des idées des services d’espionnage américains contre nos adversaires. Précisons d’abord ce que nous entendons par sabotage à partir de l’introduction de ce document déclassifié : « The purpose of this paper is to characterize simple sabotage, to outline its possible effects, and to present suggestions for inciting and executing it. Sabotage varies from highly technical coup de main acts that require detailed planning and the use of specially-trained…

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L’insensibilité aux mensonges et aux impostures

Au cours des dernières années, nous avons eu la malchance de constater à quel point il était possible de nous raconter des histoires sans que beaucoup de nos concitoyens ne le remarquent et ne s’irritent d’être manipulés et d’être pris pour des imbéciles. Notre premier réflexe pour expliquer cette situation, c’est de penser qu’ils sont mal informés ou qu’ils réfléchissent mal. Nous complétons cette explication par le respect démesuré de nos concitoyens pour les autorités, qui consiste à croire que celles-ci nous disent la vérité et qu’elles veulent notre bien. Toutes ces raisons supposent que nos concitoyens valorisent la vérité et ne supporteraient pas d’être menés en bateau si jamais ils venaient à y voir clair. C’est pourquoi ceux qui cherchent à nous contrôler et à nous assujettir répandent des informations fausses, ont recours à des arguments fallacieux, élaborent des mises en scène convaincantes et font appel à des experts pour donner de la crédibilité aux mensonges et aux impostures. Autrement, pourquoi se donnerait-on toute cette peine ? Les politiciens, les bureaucrates, les experts, les militaires, les agences de renseignement et les journalistes ne continuent-ils pas de nous cacher des choses et de nous tromper effrontément sur la pandémie, sur…

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L’avenir des ordinateurs, de leurs utilisateurs et de la société selon Bill Gates

Le 9 novembre 2023, Bill Gates a publié un billet (peut-être écrit par une intelligence artificielle ou avec l’assistance d’une intelligence artificielle) sur les changements qu’entraînera l’utilisation de l’intelligence artificielle quant à notre manière d’utiliser les ordinateurs (« AI is about to completely change how you use computers »). Même si ce n’est plus lui qui dirige Microsoft depuis des années, il serait naïf de croire qu’il n’exerce plus d’influence sur ce que décident de faire les dirigeants de Microsoft et sur les développements à venir pour ses produits, par exemple Windows. Pour nous faire une idée de ce que nous prépare cette grande corporation réputée pour ses pratiques commerciales déloyales (EEE, ou « Embrace, extend, and extinguish »), sa pratique systématique de la télémétrie et les choix technologiques qu’elle impose de plus en plus aux utilisateurs, je vais commenter des passages de ce billet, section par section. Les allures de philanthrope que cherche à se donner Bill Gates grâce à sa fondation, au lieu d’être une raison pour nous dire que ce n’est pas une aussi mauvaise personne que beaucoup le pensent, devraient au contraire nous rendre encore plus méfiants. « I still love software as much today as I…

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La protection de la vie privée

Si nous devons nous inquiéter des attaques perpétrées contre notre vie privée depuis les dernières années et aussi de l’insensibilité de beaucoup de nos concitoyens à ces attaques, nous pouvons à l’inverse nous réjouir de voir que des personnes qui ne se souciaient pas de la protection de la vie privée il y a quelques années, et qui mettaient parfois leur sale nez partout, s’en font maintenant les défenseurs. En effet, les opposants et les dissidents insistent beaucoup sur l’importance de protéger la vie privée contre la surveillance et les ingérences des forces policières, des agences de renseignement, des autres organismes gouvernementaux, des institutions financières, des corporations du secteur des technologies et des télécommunications, des employeurs et des commerces, sous prétexte sanitaire, sécuritaire, moral ou climatique. C’est en partie pour contrer leur influence que les organisations qui menacent notre vie privée prétendent la respecter et prendre toutes les précautions qui s’imposent pour la protéger contre les pirates informatiques et les fraudeurs. Les défenseurs de la vie privée et ceux qui l’attaquent semblent, malgré des oppositions très marquées, s’entendre sur ce point : la vie privée est quelque chose qui peut être protégée, qu’on cherche soi-même à la protéger ou à l’attaquer…

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Une conception du respect bien commode mais très irrespectueuse

Le respect est constamment invoqué pour nous contraindre à faire ce que les autres désirent, surtout quand ils sont majoritaires. Pour ces personnes ou groupes de personnes, le respect consiste précisément à nous faire faire ce qu’ils désirent. Puisque le respect, sauf quand on est en position d’autorité, est quelque chose qui est ou prétend être réciproque, nous devrions faire pour eux ce qu’ils font pour nous, sous prétexte de respect ; et en retour, ils continueraient à faire pour nous ce que nous avons fait pour eux, encore sous prétexte de respect. Dans tous les cas, il s’agit de ce qu’ils désirent. Quand ils agissent de manière respectueuse à notre égard, c’est en présumant que nous attendons d’eux les mêmes comportements qu’ils attendent de nous. Et comme ils se seraient montrés respectueux à notre égard en agissant de cette manière, nous devrions nous aussi nous montrer respectueux à leur égard en ayant les mêmes comportements qu’eux. Peu leur importe que nous n’ayons pas les mêmes désirs qu’eux, que nous ne considérions pas les comportements qu’ils attendent de nous comme une marque de respect et que nous voyions comme une insulte ces comportements et la supposition que nous les attendions…

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Ne pas confondre la cybersécurité et le respect de la vie privée

Depuis quelques années, toutes les raisons sont bonnes pour nous sensibiliser aux risques de piratage informatique, dans un contexte de virage numérique, d’avancées dans le domaine de l’intelligence artificielle, de tensions géopolitiques et de guerres : vols massifs de renseignements personnels et confidentiels, cyberattaques russes ou chinoises contre des organismes gouvernementaux ou de grandes entreprises, usurpations d’identité de plus en plus fréquentes, etc. En plus d’initier les utilisateurs des systèmes informatiques aux bonnes pratiques de cybersécurité, le gouvernement, les institutions financières et les grandes corporations implantent des dispositifs d’authentification des utilisateurs plus sécuritaires pour protéger ces derniers et aussi les organismes gouvernementaux et les entreprises. Et on nous dit alors que, si nous continuons sur cette voie, nos données et nos renseignements personnels et confidentiels seront de plus en plus sécurisés et que, du même coup, notre vie privée sera respectée. En anglais, on dit que ces systèmes informatiques sont « private and secure ». La cybersécurité, le respect de la vie privée et la protection des renseignements personnels et confidentiels nous semblent tellement marcher main dans la main que nous avons de la peine à les considérer séparément. Si notre vie privée est respectée et si nos renseignements personnels et confidentiels sont…

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Enjeux de la dégradation de la fonction publique

Nous avons de nombreuses raisons de ne pas aimer les fonctionnaires et de ne pas croire leurs syndicats quand ils nous disent qu’ils défendent les services publics. Hormis la question des salaires, les difficultés de recrutement qui ont parfois pour effet une surcharge de travail et aussi l’obligation de travailler deux jours « en présentiel », les fonctionnaires provinciaux s’accommodent assez bien de ce qu’est la fonction publique et de ce qu’elle est en train de devenir. Mais comme je l’ai montré dans mon billet du 11 novembre 2023, nous devrions malgré tout soutenir les fonctionnaires (plus précisément les professionnels du gouvernement du Québec) dans leurs moyens de pression et peut-être dans leur grève, puisque cela crée des perturbations, ralentit l’avancement de projets politiques et bureaucratiques qui sont inutiles ou nuisibles pour nous, et affaiblit l’unité qui tend à régner au sein des structures gouvernementales et qu’utilise le gouvernement pour nous écraser, en temps normal et encore plus en temps de crise. S’il est vrai que nous ne devons pas être dupes et croire qu’il résultera des revendications et des moyens de pression des fonctionnaires une réforme de la fonction publique qui serait favorable à nos intérêts, il serait en retour tout…

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Raisons d’être pour la grève des fonctionnaires provinciaux

Nous avons de nombreuses raisons de ne pas aimer les fonctionnaires. De longue date, ils se soucient bien plus de l’avancement de leur carrière que des services publics. Leurs intérêts passent presque toujours avant ceux des citoyens. Les règlements, les procédures, les programmes, les formulaires et les systèmes informatiques qu’ils créent en grand nombre et modifient souvent nous font perdre beaucoup de temps et d’énergie et engendrent de grandes dépenses de fonds publics, mais ils leur procurent du travail. Ils profitent du foisonnement bureaucratique qui rend plus pénibles et plus fréquents nos rapports avec les organismes publics. Si les cadres et les autorités politiques leur demandent de faire quelque chose qui nuit aux citoyens, qui détériore les services publics ou qui les rend moins accessibles, ils le font presque toujours sans hésiter, soit qu’ils obéissent sans réfléchir, soit que la docilité leur semble plus avantageuse que l’indocilité. Enfin, eux et leurs syndicats supportent très bien l’existence des lois qui encadrent la fonction publique et qui leur interdisent de parler publiquement de ce qu’ils y observent sans y avoir été autorisés préalablement par leurs supérieurs ou les hautes autorités de l’organisme public pour lequel ils travaillent, même et surtout si c’est…

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Limites et inconvénients des interdictions (2)

Suite du billet du 26 octobre 2023 La surveillance de ce que nous faisons et disons qui résulte de la multiplication des interdictions n’a pas seulement pour effet la dépense inefficace de beaucoup d’énergie, de temps et d’argent. Elle a aussi de graves effets moraux sur ceux qui sont surveillés et sur ceux qui participent à la surveillance, qu’ils soient des surveillants attitrés ou non. Ceux qui subissent la surveillance directe des gardes de sécurité, des policiers et même des soldats présents dans les lieux publics se retrouvent à être, au mieux, traités comme de grands enfants, au pire comme des prisonniers ou du bétail. C’est encore pire quand on a recours à la vidéosurveillance, à des drones, à des hélicoptères, à des robots, à des intelligences artificielles et à d’autres dispositifs technologiques, et quand on met à contribution des organisations et des personnes dont la fonction première n’est pas de surveiller dans les lieux publics et dans les milieux de travail ou de vie, pour rendre omniprésente et ininterrompue la surveillance et l’appliquer à des actes, à des paroles et à des écrits qui pourraient difficilement faire l’objet d’une interdiction autrement. En plus des châtiments ou des punitions qui…

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Retour sur les raisons de l’acceptation des châtiments extrajudiciaires

Juste après avoir publié mon billet du 30 octobre 2023, je suis allé faire une promenade pour réfléchir à mes prochains billets. J’avais à peine marché une cinquantaine de mètres que je me suis retrouvé à avoir des doutes à propos du texte que je venais de mettre en ligne. Ma première impulsion fut de rebrousser chemin pour retirer ce billet et le récrire. Mais j’eus vite fait de changer d’idée, car un retour sur les réflexions faites dans ce billet serait sans doute plus intéressant qu’une simple correction ou refonte de ces réflexions Nous qui sommes des penseurs, nous avons tendance à transposer nos habitudes intellectuelles et nos valeurs chez les autres. Nous accordons plus d’importance que beaucoup de nos concitoyens aux raisons d’agir ou de ne pas agir d’une certaine manière, et l’examen critique que nous faisons de ces raisons détermine dans une certaine mesure notre manière d’agir, en plus du contexte dans lequel nous agissons et qui détermine en partie ce que nous sommes, c’est-à-dire nos aptitudes intellectuelles, notre tour d’esprit, nos idées, nos opinions, nos valeurs, nos sentiments, nos goûts et nos habitudes. À l’inverse, nos citoyens qui réfléchissent moins – y compris ceux qui sont…

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Les raisons de l’acceptation des châtiments extrajudiciaires

Les châtiments extrajudiciaires deviennent de plus en plus fréquents. Ils ont lieu de plus en plus ouvertement. Ils deviennent de plus en plus sévères. Beaucoup de nos concitoyens acceptent leur existence. Certains vont même jusqu’à les réclamer quand ils n’existent pas et jusqu’à se réjouir quand ils obtiennent gain de cause. Bien sûr, ils ne parlent pas de châtiments extrajudiciaires. C’est là un terme péjoratif qui n’est presque plus utilisé par les intellectuels et même les juristes, dont beaucoup s’efforcent de montrer la pertinence, les avantages, l’utilité, la nécessité et la légalité de tels châtiments, dans des cas particuliers ou de manière générale. Quant à ceux qui n’ont pas étudié le droit ou une certaine forme de pensée politique, ils n’ont souvent jamais entendu ce terme. C’est pourquoi on parle plutôt de mesures disciplinaires, de décisions administratives ou d’application d’un code d’éthique ou du respect des valeurs fondamentales quand certains de nos concitoyens sont suspendus sans solde par leurs employeurs, sont punis par un comité de discipline ou d’éthique ou se voient soudainement refuser des services financiers élémentaires par leurs banques, par exemple le fait de disposer d’un compte bancaire et de pouvoir recevoir des dépôts et de faire des…

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L’évolution des rapports de la famille avec le travail en Occident

1 Il y a une époque pas si lointaine, surtout au Québec, où les familles constituaient une unité économique de base de la société. Avant l’industrialisation et la généralisation du travail salarié, quand une grande partie de la population pratiquait l’agriculture, les fermes étaient surtout exploitées par des familles. Les machines agricoles n’existaient pas encore ou n’étaient pas assez efficaces ou répandues pour que seulement une petite partie de la population soit capable de produire la nourriture dont toute la société avait besoin. Les moyens de transport et de conservation de la nourriture ne permettaient pas encore d’importer en grandes quantités des denrées périssables de pays éloignés ou même de pays voisins. Beaucoup de familles vivaient donc sur des fermes dont elles tiraient leur subsistance et dont elles vendaient les surplus, quand il y en avait. Malgré l’utilisation d’animaux de trait et des premières machines agricoles, l’exploitation des fermes exigeait beaucoup de travail humain. C’est pourquoi les enfants commençaient à travailler très jeune et étaient retirés de l’école très tôt, quand ils y allaient, surtout quand un des parents mourait ou tombait malade. C’est eux qui nourrissaient les poules, qui surveillaient le bétail, qui trayaient les vaches, qui s’occupaient du…

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Limites et inconvénients des interdictions (1)

Quand nous considérons que quelque chose est mauvais, notre premier réflexe est de réclamer ou d’imposer son interdiction, même quand les effets nuisibles pour les autres sont douteux ou minimes et évitables ou acceptables pour eux, et même quand les effets nuisibles sont seulement ou surtout ressentis par les personnes qui font cette chose. Nous nous demandons beaucoup plus rarement quels sont les effets nuisibles de ces interdictions et des efforts faits pour les appliquer. C’est comme si nous nous disions que les interdictions sont forcément de bonnes choses quand ce sont de mauvaises choses qui sont interdites, et qu’alors elles ne peuvent jamais être de mauvaises choses. C’est comme si les effets nuisibles des interdictions ne pouvaient pas être plus grands que les effets nuisibles de ce qui est interdit. C’est comme si ces interdictions étaient toujours assez efficaces pour empêcher ces derniers effets nuisibles de se produire en totalité ou en partie. C’est comme si elles ne pouvaient jamais aggraver les maux qu’elles sont censées empêcher ou atténuer. C’est comme si les maux causés par ces interdictions ne pouvaient pas s’additionner aux maux causés par ce qui est interdit. Quant à ceux qui critiquent les interdictions, c’est souvent…

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Mises au point sur les experts (3)

Suite des billets du 17 septembre et du 10 octobre 2023 10 Ceux qui ne jurent que par ce que disent les experts autorisés à parler publiquement par l’establishment politique, bureaucratique, médiatique et académique, qui réclament qu’on fasse taire les opposants (experts ou non) et même qu’on les punisse, et qui désirent obliger leurs concitoyens à obéir aux décisions prises à partir des avis et des études de ces experts autorisés, font plus que de prendre en considération ces avis et ces études. Ils font comme si ces experts étaient infaillibles et incorruptibles et comme si la vérité nous était révélée, une fois pour toutes ou progressivement, grâce à ces études et à ces avis. Au même titre que les experts qui exigent qu’on les croie sur parole, ces fidèles devraient être tenus responsables des maux qui pourraient résulter des avis et des études de ces experts, lesquels débordent souvent hors du champ d’expertise de ces derniers ou du seul domaine de la connaissance et affectent notre existence individuelle et collective, dont nous sommes les plus aptes à juger et à propos de laquelle nous sommes les principaux intéressés. À l’inverse, on ne saurait raisonnablement faire taire ceux d’entre nous…

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Sortes de sous-traitance

Nos politiciens et nos bureaucrates considèrent depuis longtemps déjà l’État comme une sorte d’entreprise qui doit fournir des services publics aux contribuables en échange des taxes et des impôts qu’ils paient, et les organismes publics comme des entreprises qui doivent fournir des services ou du soutien à d’autres organismes publics. Et pour fournir ces services, le gouvernement et les organismes publics ont assez souvent recours aux services d’entreprises privées quand ils ne disposent pas de la main-d’œuvre, de l’expertise et des moyens techniques requis. Cette pratique est appelée sous-traitance quand ce sont des entreprises privées qui ont recours aux services d’autres entreprises pour fournir des services à leurs clients et respecter les engagements pris vis-à-vis eux. Je ne vois pas pourquoi il faudrait employer un autre nom quand c’est l’État, que ses représentants considèrent comme une entreprise, qui a recours aux services d’entreprises privées pour fournir à leurs clients (des contribuables ou d’autres organismes publics ou parties d’un organisme public) les services qu’ils demandent ou qu’on leur a promis. De la même manière que de grandes compagnies de téléphonie sous-traitent le service à la clientèle, que des entrepreneurs en construction sous-traitent le transport de gravier et que des laboratoires pharmaceutiques…

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Sortes de puissances étrangères

En raison des déclarations des gouvernements occidentaux et des médias de masse, nous avons pris l’habitude de considérer que seuls les États qui ne sont pas nos alliés sont des puissances étrangères. C’est pourquoi nous n’avons pas tendance à considérer comme une ingérence étrangère la présence de troupes et de bases militaires américaines sur le territoire des pays que nous habitons, la surveillance des populations de ces pays par les agences de renseignement américaines, l’organisation de campagnes médiatiques pour affecter les résultats des élections ou des référendums et le financement américain d’organismes non gouvernementaux pour influencer les politiques migratoires, sécuritaires, militaires, économiques et énergétiques, entre autres, et pour être en position de déstabiliser ou de faire tomber des gouvernements ou des dirigeants qui ne jouent pas assez le jeu ou qui ont rempli leur fonction. C’est sans parler des pressions qui sont vraisemblablement exercées directement par l’administration américaine sur les autres gouvernements occidentaux, derrière les portes closes. Non, les États-Unis seraient nos alliés, et pour cette raison ils ne sauraient être considérés comme une puissance étrangère. Bien au contraire, ce serait grâce à l’aide ou à l’intervention des États-Unis sur notre territoire que nous pourrions nous protéger contre l’ingérence de…

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Bébés et propagande de guerre

Même si on peut avoir de bonnes raisons de ne pas aimer le Hamas et ses méthodes et de le considérer comme une organisation terroriste qui ne défend pas vraiment les intérêts des Palestiniens, même si on peut avoir des doutes sur ses origines et ses sources de financement, ou justement pour ces raisons, il faut faire preuve de beaucoup de méfiance à propos des atrocités qu’on lui attribue, par exemple la quarantaine de bébés qui auraient été décapités lors de la récente offensive contre le territoire israélien. Ça ne serait pas la première fois que la propagande de guerre aurait recours au meurtre sanglant de bébés. Dans la grande campagne de propagande sur le viol de la Belgique par les barbares allemands, un stratagème assez semblable a été utilisé pour agir sur l’opinion de la population américaine, qui s’opposait à la participation des États-Unis à la Première Guerre mondiale. Plus récemment, en 1990, le faux témoignage de Nayirah, une prétendue infirmière volontaire (en fait la fille de l’ambassadeur du Koweit aux États-Unis), à propos du meurtre sauvage de bébés koweïtiens nés prématurément par des soldats irakiens qui les auraient sortis des couveuses a servi à justifier l’entrée en guerre…

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Mises au point sur les experts (2)

Suite du billet du 17 septembre 2023 5 Nous reconnaissons, de manière générale, que les experts ne sont pas infaillibles. Ils sont comme nous tous des êtres humains et pour cette raison ils sont sujets à l’erreur, de manière générale et plus particulièrement à propos de leur science. Cependant, nous n’en tirons presque jamais les conséquences dans les cas particuliers qui nous concernent directement, surtout quand tous les experts auxquels on donne la parole sont du même avis, à quelques nuances près. Ce qui revient, dans la pratique, à faire comme si les experts, en tant que groupe, étaient infaillibles pour tout ce qui a des enjeux concrets pour nous, individuellement et collectivement. Comme si plusieurs experts faillibles pouvaient, en tant que groupe, devenir infaillibles. Comme si la science des experts pouvait devenir infaillible alors que les experts eux-mêmes ne le sont pas. Comme si cette croyance en l’infaillibilité des experts en tant que groupe ou en l’infaillibilité de la science des experts ne pouvait pas aggraver la faillibilité des experts, en raison de la foi des profanes qui peut facilement leur monter à la tête et donner naissance chez eux à une foi en leur propre expertise et en…

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Faut-il participer à la comédie démocratique ?

Aux yeux de certains dissidents, nous sommes des naïfs ou des imbéciles parce que nous allons encore voter et continuons de défendre nos institutions démocratiques et d’adhérer aux idéaux démocratiques même s’il est manifeste que ceux que nous élisons ne servent généralement pas nos intérêts, et qu’en fait ils sont, à leur insu ou non, les représentants de ceux qui s’efforcent de devenir toujours nos maîtres et contrôler la société et notre existence. Dans le meilleur des cas, nous serions inconséquents et nous ne serions pas capables d’aller jusqu’au bout malgré toutes les critiques que nous adressons à nos gouvernants et à nos institutions démocratiques, par une sorte d’attachement sentimental qui nous empêcherait de nous libérer complètement de l’illusion démocratique, comme celui qui ne peut plus supporter son conjoint, mais qui refuse la séparation ou le divorce, tellement il lui est difficile d’imaginer sa vie sans le couple auquel il appartient. À l’inverse, les personnes lucides, auxquelles appartiendraient ces dissidents, seraient celles qui refusent intégralement le jeu politique, qui n’exercent pas leur droit de vote et qui pensent que ça revient toujours au même que tel ou tel parti politique soit au pouvoir et même que le gouvernement et les…

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La fonction idéologique des gauchistes

La charité a toujours fait bon ménage avec les inégalités économiques, à plus forte raison si elles sont prononcées et si elles sont héréditaires. L’Église catholique, détentrice de grandes richesses obtenues aux dépens des masses de fidèles asservis et grâce aux largesses de la noblesse et de la bourgeoisie, a bien pu organiser des œuvres charitables pour apporter des secours aux pauvres et a bien pu tenir pour un point de doctrine que Dieu préfère les humbles et les misérables et qu’il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d’une aiguille que pour un riche d’entrer au paradis, elle ne s’en est pas moins presque toujours opposée aux transformations sociales et politiques susceptibles d’avantager économiquement le peuple, surtout quand ces transformations auraient eu pour effet de mettre le peuple dans une situation où il aurait eu beaucoup moins souvent besoin de la charité chrétienne et de priver l’Église d’une partie importante des ressources qu’on lui donnait pour soulager les maux des pauvres et des misérables et qui servaient aussi à faire vivre le clergé et à financer le faste des autorités religieuses. Car cela serait revenu à priver l’Église d’une part importante de sa raison d’exister…

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Une conception impropre et malpropre du respect

Les Québécois sont décidément indécrottables. Ils n’ont, pour beaucoup, toujours rien compris à ce qui s’est passé depuis 2020. De la même manière qu’ils prennent des mesures malsaines et même nocives pour des mesures sanitaires, ils voient dans les pires formes de malpropreté morale et même les poisons moraux de la pureté morale. Si les Québécois ont adhéré encore plus que la plupart des autres peuples occidentaux aux mesures soi-disant sanitaires, s’ils peuvent adhérer à nouveau à ces mesures, c’est justement à cause de cette malpropreté morale qu’ils persistent à prendre pour son contraire et dont ils semblent irrémédiablement imprégnés. Pour eux, la petitesse et l’étroitesse, c’est de l’élévation et de la grandeur morales, car on ne saurait prétendre être plus élevés et plus grands moralement que ceux qui sont petits et étroits. Je raconte brièvement une scène qui s’est produite au travail cette semaine. Comme à tous les vendredis, on demande aux employés du service auquel j’appartiens de participer à une pause en ligne. La plupart font du télétravail et sont éparpillés dans toute la province. Ce qui veut dire que mes collègues et moi, qui faisons du travail de bureau toute la journée, ne pouvons pas disposer de…

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Sur un slogan de la gauche

« Taxons les ultrariches ! » C’est ce qu’on peut lire actuellement sur des affiches à propos de la crise du logement qui sévit au Québec. C’est ce qu’on peut aussi lire ou entendre quand il s’agit de lutter contre l’endettement et la pauvreté, de financer le système de santé ou d’éducation, de réduire ou d’abolir les droits de scolarité universitaires, de bonifier l’assurance-chômage et l’aide de dernier recours, de ne pas augmenter l’âge de la retraite, de protéger l’environnement, etc. Ce slogan circule sous une forme ou une autre depuis des décennies. Et pourtant rien ne s’améliore : les ultrariches ne se font pas davantage taxés ou trouvent le moyen de ne pas payer les taxes qu’ils devraient payer, les maisons, les condominiums et les appartements coûtent de plus en plus cher, nous sommes de plus en plus endettés et de plus en plus pauvres, les systèmes de santé et d’éducation se dégradent, les études supérieures sont de plus en plus dispendieuses et méritent de moins en moins leur nom, il est de plus en plus en difficile de subsister quand nous perdons notre emploi (sauf quand c’est à cause du méchant virus), on veut nous faire travailler jusqu’à…

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Combattre la dénonciation par la dénonciation

La dénonciation est de plus en plus à la mode. Des personnes peuvent en dénoncer d’autres anonymement ou non, avec des preuves ou de simples témoignages, pour quelque chose qu’elles ont fait ou pour régler des comptes, pour quelque chose qui serait effectivement un délit ou un crime ou pour quelque peccadille. Quand les dénonciateurs sont les victimes présumées des actes ou des propos dénoncés, on présume que les personnes dénoncées sont coupables, car ce serait offenser les victimes de ne pas croire sur parole ce qu’elles prétendent. La dernière chose dont aurait besoin une femme qui dit avoir été violée ou avoir été l’objet d’une méconduite sexuelle, récemment ou il y a des années ou des décennies, après l’épreuve à laquelle elle aurait survécu, c’est de ne pas être crue, c’est de se voir soumise à un interrogatoire minutieux, c’est de se faire demander pourquoi, après toutes ces années, elle a décidé de parler précisément à tel moment. Bref, en sa qualité de victime présumée, elle serait au-delà de tout soupçon. Même chose pour des propos ou des actes racistes, islamophobes et transphobes dont auraient été victimes un Noir, une femme musulmane voilée et une femme transgenre. Ce qui…

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Le désir de faire partie du peuple

Dans mon billet du 15 septembre 2023, j’ai montré de quelle manière ceux qui s’efforcent de devenir nos maîtres méprisent de plus en plus ouvertement le peuple ou les citoyens, et considèrent même qu’ils sont de la canaille ; et aussi de quelle manière plusieurs groupes de personnes – des bureaucrates, des universitaires, des médecins, des scientifiques, d’autres sortes d’experts, des journalistes et des « citoyens » obéissants – affectent de ne pas appartenir au peuple et désirent se distinguer de lui grâce à la position qu’ils occupent dans les administrations publiques, grâce à leur scolarité et à leurs diplômes, grâce à leurs connaissances et à leurs aptitudes intellectuelles supérieures ou particulières, grâce à leur expertise respective, grâce à leur capacité à informer le peuple ignare et grâce à leur orthodoxie ou docilité. Au lieu de s’irriter de la conception et des sentiments peu flatteurs des élites pour le peuple, ces groupes de personnes les partagent, quoique sous une forme généralement atténuée ou exprimée avec moins de morgue. Le plus comique, c’est qu’aux yeux de ces élites ils ne sont rien de plus que des serviteurs utiles qui, comme leurs concitoyens qu’ils regardent de haut, appartiennent à la populace. L’attitude de ces personnes…

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Une nouvelle manière de calculer l’efficacité vaccinale

Alors qu’on continue à observer une surmortalité toutes causes confondues dans les pays occidentaux les plus vaccinés, les autorités politiques et sanitaires préparent une nouvelle campagne de vaccination en prévision du retour de l’hiver et en raison de l’apparition du nouveau variant nommé Éris, en l’honneur de la déesse de la discorde, aussi fille de la nuit. Je ne peux qu’admirer leur persévérance. C’est la raison pour laquelle – en plus de ne pas aimer la discorde et le nuit – je veux ici les aider en leur proposant une nouvelle manière de calculer l’efficacité des nouveaux vaccins qu’on nous injecte depuis la fin de l’année 2020. Après tout, c’est dans l’ordre des choses : pour le nouveau coronavirus et les nouveaux variants, il a fallu et il continue de falloir de nouveaux vaccins ; et pour ces nouveaux vaccins, il faut une nouvelle manière de calculer l’efficacité vaccinale. Car la nouveauté engendre toujours la nouveauté. C’est là toute la beauté de la vie. La principale difficulté à laquelle sont confrontés ceux qui comme nous tiennent à tout prix à prouver l’efficacité des vaccins, c’est qu’il apparaît toujours des nouveaux variants, et que les producteurs de vaccins – les pauvres…

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Mises au point sur les experts (1)

Depuis trop longtemps déjà, on ne jure que par les experts. Il faut, nous dit-on, nous conformer à l’avis des experts, qu’il s’agisse de notre manière de nous alimenter, de perdre du poids, de nous remettre en forme, de rester en santé, de nous protéger contre les virus, de nous déplacer, de chauffer notre domicile, de lutter contre les changements climatiques, de gérer nos finances, de planifier notre carrière, de préparer notre retraite, de bien nous informer, de résister à la désinformation, de réduire les risques de cybersécurité, d’interagir avec nos concitoyens ou nos collègues, de protéger la démocratie contre les dangers qui la menaceraient, ou de lutter contre l’incivilité, le complotisme, l’extrémisme violent et la discrimination systémique. En fait, ce ne sont pas seulement les choix de vie personnels qui devraient être déterminés par l’avis des experts, mais aussi les grandes orientations de nos sociétés. Nous devrions donc vivre sous la tutelle des experts, chaque partie de notre existence et de notre société étant l’affaire d’une catégorie d’experts. Pourtant, il n’existe pas d’experts de la manière dont nous devrions vivre, individuellement et collectivement, puisque l’expertise de chacun d’entre eux se limite à une petite parcelle de notre existence et…

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Le désir de ne pas faire partie du peuple

Malgré la façade démocratique de nos sociétés, malgré les mesures prises contre les prétendus ennemis intérieurs et extérieurs de la démocratie, malgré la répugnance souvent provoquée par la prétention à une forme de supériorité naturelle ou acquise, le désir de ne pas faire partie du peuple, ou de croire qu’on n’en fait pas partie, se répand non seulement chez ceux qui occupent de positions élevées dans la hiérarchie, mais aussi chez ceux qui, par leur condition médiocre (au sens de moyenne) ou inférieure, font partie du peuple. Comme si la démocratie pouvait continuer à exister alors que beaucoup de ceux qui constituent le peuple cherchent des manières, souvent dérisoires, de s’élever au-dessus de l’idée qu’ils se font du peuple, c’est-à-dire des citoyens, sous prétexte que ce serait qu’il y a de plus bas ou de plus vil, puisque tous sont ou peuvent devenir des citoyens. Que les oligarques occidentaux qui possèdent et contrôlent la plupart des richesses, qui nous exploitent en nous faisant trimer dur et souvent inutilement, qui nous dépouillent en nous vendant à grands frais des marchandises et des services souvent passables, et pour lesquels l’État est une vache à lait que nous nourrissons en payant des taxes…

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Nulle part chez nous

En temps normal comme en temps de crise, et à plus forte raison dans cette nouvelle normalité où se combinent les crises réelles et les crises imaginaires, on cherche à nous faire sentir que nous ne sommes nulle part chez nous. Ce « on », ce sont les différents paliers de gouvernement, ce sont les grandes corporations, ce sont les commerces, ce sont nos employeurs, ce sont les administrations scolaires et sanitaires, ce sont les policiers et les agents de sécurité, ce sont nos voisins, nos collègues et notre entourage, etc. C’est pour ainsi dire presque tout le monde. Cette situation est de toute évidence rendue possible par le fait que nous, qui faisons partie du peuple, nous soucions assez peu de notre liberté et de la protection de notre vie privée, ne sommes pas dérangés par les intrusions constantes, abusives et gratuites des autres dans notre existence et par la prise de contrôle de tous les lieux publics et même des lieux privés, et nous plaisons souvent à intervenir dans la vie des autres et à voir les autorités, quelles qu’elles soient, y intervenir. Cette situation est particulièrement visible dans les villes, qui sont en train de devenir de plus en…

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Vers un dossier d’employé numérique centralisé

Dans les années 1980 et 1990, et parfois même au début des années 2000, les dossiers des employés contenaient seulement ou surtout des documents manuscrits, dactylographiés ou imprimés. Ces dossiers étaient rangés dans des classeurs et seul le personnel administratif y avait accès. Étant donné que cela prenait de l’espace, on s’efforçait souvent, sauf peut-être dans les bureaucraties publiques ou privées, de réduire autant que possible le nombre de documents qui étaient rangés dans ces dossiers et on épurait les dossiers des documents qui n’avaient plus de valeur. Quand les employés changeaient d’emploi, leurs anciens employeurs ne gardaient pas indéfiniment leurs dossiers. Après quelques années tout au plus, quand un litige avec l’employé ou le fisc n’était plus possible ou probable, ces dossiers pouvaient être élagués ou détruits, surtout quand il y avait beaucoup d’employés et quand le « roulement de personnel » était grand. Avec la transformation numérique qui a commencé au début des années 2000 et qui s’accélère, les dossiers des employés sont de plus en plus numériques. Les employeurs ont donc davantage tendance à ajouter dans ces dossiers plus de documents et d’informations et à les conserver plus longtemps. Les dossiers d’employés se trouvant sur des serveurs où le…

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La médecine de masse

Depuis plusieurs décennies, voire un siècle ou deux dans certains cas, nous assistons à une importante massification de ce qui constitue notre culture et nos sociétés. Non seulement nous avons des médias de masse et des divertissements de masse, mais nous avons aussi une alimentation de masse et une éducation de masse. Il n’y aurait pas de problème si cette tendance avait simplement pour effet ou pour but de rendre accessibles à un plus grand nombre de personnes des informations éprouvées et des analyses rigoureuses des actualités nationales et internationales, des œuvres littéraires, cinématographiques et musicales au sens fort du terme, des aliments sains et des créations gastronomiques et une éducation qui développe l’intelligence et l’autonomie. C’est évidemment autre chose qui se passe. Dans le cas des médias de masse, on fournit aux masses des informations simplistes qu’on peut présenter en quelques secondes ou quelques minutes, qui sont immédiatement accessibles à tous, qui s’appuient sur des sentiments rudimentaires et non réfléchis pour être crues, et qui renforcent ces sentiments. Les analyses, quand il y en a, sont généralement simplistes et s’enracinent dans ces informations et ces sentiments rudimentaires et servent seulement à en confirmer la justesse. Les médias de masse…

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Éléments d’une mentalité d’esclave (5)

Suite du billet du 6 septembre 2023 Aversion pour les pairs indociles ou révoltés et pour la liberté Un autre élément de la mentalité d’esclave qui se renforce dans nos sociétés, c’est l’aversion que beaucoup de nos concitoyens ont pour leurs pairs indociles ou révoltés. Autant ils peuvent se montrer complaisants envers nos maîtres, autant il leur arrive d’être intolérants envers leurs concitoyens qui n’obéissent pas docilement à nos maîtres, et même les vouer à tous les diables. C’est ce qui arrive quand des employés dociles se liguent entre eux et se rangent du côté des patrons pour empêcher les employés indociles de faire la grève ou de se révolter. C’est ce qui arrive quand des travailleurs soumis prennent parti pour le gouvernement et enragent contre les étudiants qui font la grève pour s’opposer à la hausse continue des droits de scolarité et à l’augmentation de l’endettement étudiant, alors que les étudiants sont pourtant de futurs travailleurs comme eux et travaillent souvent déjà. C’est ce qui arrive quand des travailleurs s’énervent et voudraient que des travailleurs considérés comme privilégiés (par exemple les fonctionnaires, les enseignants des écoles primaires et secondaires et les professeurs des cégeps et des universités) se contentent…

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Éléments d’une mentalité d’esclave (4)

Suite du billet du 5 septembre 2023 Complaisance envers les maîtres Bien avant l’arrivée du méchant virus en 2020, beaucoup d’entre nous faisaient déjà preuve de complaisance envers ceux qui se trouvaient en position d’autorité. Les milieux de travail et la politique sont les lieux où s’exprimaient de longue date et continue de s’exprimer cette complaisance envers nos maîtres. Au travail, ces personnes font preuve d’une grande indulgence envers leurs supérieurs immédiats et aussi les grands patrons. Cela arrive quand ils les exploitent en leur donnant en échange des broutilles, quand ils exigent d’eux qu’ils fassent des tâches pour lesquelles ils n’ont pas été embauchés, quand ils ne respectent pas leurs engagements et ne tiennent pas leurs promesses, quand ils essaient de leur faire assumer les conséquences de leurs erreurs, quand ils changent d’idée constamment, quand ils leur disent une chose et son contraire, quand ils leur mentent effrontément, quand ils surveillent tout ce qu’ils font, quand ils usent arbitrairement de leur pouvoir, etc. Ces larbins cherchent alors toutes sortes d’excuses pour expliquer et justifier le comportement de leurs supérieurs et de leurs patrons et pour ne pas avoir à s’opposer à eux ou à se révolter. C’est que ces…

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Éléments d’une mentalité d’esclave (3)

Suite du billet du 4 septembre 2023 Le désir de protection et de protecteurs On cultive de plus en plus chez nous le désir d’être protégés et d’avoir des protecteurs, même quand nous sommes des adultes et encore plus quand nous sommes des adultes. S’il est compréhensible que les enfants, en raison de la faiblesse de leur corps et de leur esprit et de leur manque d’expérience, désirent être protégés par leurs parents ou d’autres adultes, il l’est beaucoup moins que des adultes, manquant d’assurance ou même apeurés, désirent être protégés par d’autres adultes sauf s’ils sont en fait de grands enfants qui sont adultes seulement de corps. Car le développement de nos capacités physiques, intellectuelles et morales devraient avoir pour effet que nous ne nous sentons pas exposés à des dangers imaginaires et que, dans la majorité des cas, nous sommes capables de nous protéger des dangers réels, individuellement ou en nous associant à d’autres adultes. Pensons à la situation dans laquelle nous nous trouvions quand nous étions des enfants ou dans laquelle se trouvent les enfants que nous avons ou côtoyons, et ce, sans idéaliser l’enfance. L’enfance est caractérisée par un état marqué de dépendance. Non seulement les…

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Éléments d’une mentalité d’esclave (2)

Suite du billet du 28 août 2023 Il y a et il faut une procédure précise pour chaque chose Bien avant la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, beaucoup d’entre nous ont pris l’habitude de penser qu’il faut une procédure précise pour chaque chose et d’agir en conséquence. Quand cette procédure n’existe pas, ils réclament qu’on la leur fournisse ou bien ils essaient de l’élaborer eux-mêmes, pour ensuite la faire valider par des personnes qu’ils considèrent plus compétentes qu’eux et l’appliquer sans penser ou presque. Quand ils cuisinent, ils ont besoin d’une recette ou de consignes écrites et non écrites. Ils s’imaginent que si la quantité de chaque ingrédient n’est pas mesurée avec précision, que si les étapes de la préparation ne sont pas faites exactement dans le même ordre et de la même manière, et que si les aliments ne sont pas cuits à telle température pendant tant de temps, leurs efforts culinaires échoueront lamentablement ou, à tout le moins, que ça ne sera pas être très bon. À l’inverse, ils croient que s’ils suivent la recette scrupuleusement, ils obtiendront nécessairement de meilleurs résultats. Le refus d’user de leur jugement quand ils cuisinent les fait parfois suivre une recette passable…

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Vers un dossier scolaire numérique centralisé

Il y a quelques décennies, les dossiers scolaires des élèves de niveaux primaires et secondaires ou des étudiants collégiaux et universitaires restaient dans les classeurs des établissements d’enseignement. Leur contenu était seulement accessible au personnel administratif de ces établissements et il circulait donc très peu. Pour sauver de l’espace, il était important d’y ranger un nombre limité de documents et d’épurer ces dossiers après quelques années, pour n’y garder que l’essentiel. Quand des étudiants avaient complété leurs études, ces dossiers n’étaient presque plus utilisés. On les conservait seulement pour être en mesure de fournir aux diplômés des documents qu’ils auraient égarés, par exemple des relevés de notes et des diplômes. Dans des cas exceptionnels, il pouvait arriver qu’un autre établissement d’enseignement ou un employeur fasse une vérification, quand il soupçonnait une falsification. Mais tout ça est en train de changer à cause de la transformation numérique qui a pour objet tous les aspects de nos sociétés et de notre existence. Depuis que les dossiers scolaires sont devenus numériques, il devient de plus en plus facile d’avoir accès à leur contenu, au sein d’un même établissement d’enseignement, d’un même centre de services scolaire (le successeur de la commission scolaire au Québec),…

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Éléments d’une mentalité d’esclave (1)

L’autoritarisme des dernières années ainsi que la résignation et la collaboration de beaucoup de nos concitoyens nous ont permis de constater à quel point une certaine mentalité d’esclave est répandue. Nous savions qu’elle existait avant, mais nous avions souvent tendance à en sous-estimer l’ampleur. Même les plus lucides et les plus pessimistes d’entre nous, dont on pensait qu’ils exagéraient avant la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, ont souvent été surpris du degré élevé de servilité dont beaucoup ont fait preuve, et de la facilité avec laquelle ils ont accepté la prise en charge presque totale de leur existence par les autorités politiques et sanitaires et se sont résignés à la perte de leurs droits et de leurs libertés, sous prétexte de faire la guerre à un méchant virus. Alors qu’à d’autres époques les maîtres s’efforçaient de développer une mentalité d’esclave chez ceux qui étaient déjà réduits en esclavage, afin que leurs idées et leurs désirs correspondent à leur état d’esclaves, on dirait bien que les maîtres actuels cultivent et utilisent la mentalité d’esclave pour nous asservir davantage et obtenir pour nous un état de servitude conforme à cette mentalité. Voici quelques-uns des éléments constitutifs de cette mentalité d’esclave, dont nous…

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Asservissement et mentalité d’esclave

Les Noirs qui sont devenus des esclaves lors de leur déportation dans les colonies européennes, et qui n’appartenaient pas à des populations déjà réduites en esclavage par d’autres populations africaines avant le début de ce commerce, n’avaient certainement pas une mentalité d’esclave. Supposer l’existence naturelle d’une telle mentalité, cela reviendrait à leur attribuer une nature d’esclave, qui expliquerait pourquoi ils ont été réduits en esclavage et qui justifierait leur esclavage. Dans cette perspective raciste, il serait même possible de faire de leur esclavage une preuve de l’existence de cette nature d’esclave, un peu comme d’autres, assez absurdement, font des accusations contre une personne et de sa condamnation une preuve qu’elle aurait commis les actes dont on l’accuse et pour lesquelles on la condamne. Car si cette personne n’avait pas commis ces actes, se disent-ils, elle n’aurait pas été accusée et condamnée. Les précautions prises pour que les esclaves noirs ne s’enfuient pas et ne se révoltent pas, même après quelques générations d’esclavage, montrent bien que ces esclaves n’étaient pas nés pour être des esclaves. Il a fallu avoir recours aux chaînes et à la crainte du fouet, du bâton, des mutilations et de la mort, avec un succès limité, puisque…

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Formes et degrés de servitude

Nous avons tellement l’habitude d’entendre dire et de nous dire à nous-mêmes que nous vivons dans des sociétés démocratiques et que nous sommes libres, qu’il est inenvisageable, pour beaucoup d’entre nous, que nous soyons dans une certaine mesure des esclaves. Les esclaves, ce sont les Noirs qui ont été déportés en Amérique pour qu’eux-mêmes et leurs descendants deviennent la propriété des Blancs et travaillent dans les mines et les plantations de tabac, de coton et de cannes à sucre, en étant traités comme des bêtes de somme, en mourant parfois d’épuisement et de faim, en subissant de mauvais traitements et des châtiments corporels très brutaux, en étant parfois mutilés ou exécutés pour un oui ou pour un non, et en n’ayant pas le droit de posséder des armes et de s’entraîner au combat, afin qu’ils ne puissent pas et ne sachent pas se défendre. Ce serait donc minimiser l’esclavage des Noirs d’oser nous comparer aux esclaves noirs, surtout si nous sommes des Blancs. Il est vrai que nous n’avons pas été enlevés de notre pays pour servir des maîtres qui se trouvent à des milliers de kilomètres ; que nous et nos enfants ne sommes pas la propriété de nos employeurs,…

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Vers un dossier de locataire numérique centralisé

Je me souviens d’une époque, au milieu des années 1990, où il était tout simple de louer un appartement au Québec. Il suffisait de téléphoner et de prendre un rendez-vous avec le propriétaire du logement ou le concierge de l’immeuble pour visiter l’appartement à louer et pour signer le bail, le jour même de la visite ou le lendemain. On me demandait à peine une pièce d’identité pour confirmer que j’étais bien celui que je prétendais être. Vers la fin des années 1990 et le début des années 2000, on a commencé à me demander de donner comme références d’anciens propriétaires de logements que j’avais loués. Quelques années plus tard, on a commencé à exiger que je dise quel emploi j’occupais et quel était mon salaire annuel, en plus de me demander des références. Enfin, les enquêtes de crédit sont devenues la norme, pour les sociétés immobilières et parfois même pour les petits propriétaires. Si bien qu’il nous faut fournir toutes sortes d’informations aux propriétaires des logements que nous voulons louer, et consentir à ce qu’ils obtiennent des informations à notre sujet par l’intermédiaire de sociétés d’évaluation de notre cote de crédit, qui collectent sans notre consentement et de manière…

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L’opposition comme activité quotidienne

Même pour ceux d’entre nous qui ont résisté aux mesures soi-disant sanitaires que les autorités politiques et sanitaires nous ont imposées en collaboration avec les élites économiques ou à leur demande, l’opposition est souvent quelque chose d’exceptionnel. Il a fallu que nos gouvernements et ces élites se montrent très autoritaires et très méprisants pendant deux années pour qu’apparaisse une forme de résistance vigoureuse et suffisamment répandue au Canada. Et même après tout ce temps, beaucoup de Canadiens n’ont pas soutenu ce mouvement de résistance, mais ce sont au contraire ralliés à nos gouvernements. Plusieurs d’entre eux continuent encore aujourd’hui, en 2023, de se scandaliser à la moindre allusion au « Freedom Convoy ». Comment ces vulgaires camionneurs, ces récalcitrants, ces complotistes, ces antivax et ces extrémistes ont-ils osé défier les experts par la bouche desquels la vérité est révélée aux profanes que nous sommes, ainsi que nos gouvernements qui incarnent la volonté des citoyens, lesquels veulent tous notre bien, bien sûr ! Si nous en sommes arrivés là, et si nous pouvons en arriver là à nouveau, c’est qu’une forte culture de l’opposition n’existe pas, soit qu’elle a disparu, soit qu’elle n’a jamais eu l’occasion de se développer, comme au Québec. C’est plutôt…

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Mise à jour du dictionnaire des idées reçues sur les changements climatiques et la protection de l’environnement

Le dictionnaire des idées reçues sur les changements climatiques et la protection de l’environnement a été mis à jour. Et cette fois-ci, je n’ai pas oublié de signaler les 40 articles ajoutés ou modifiés depuis la première version du 8 juillet 2023. Dictionnaire des idées reçues sur les changements climatiques et la protection de l’environnement

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Les risques d’un dossier médical numérique centralisé

Les dissidents discutent souvent de la surveillance de masse et du contrôle de la population que rend possibles la numérisation de la médecine, notamment en qui concerne les dossiers médicaux et plus particulièrement le statut vaccinal. Malheureusement, beaucoup de nos concitoyens sont insensibles ou insensibilisés à nos craintes, soit qu’ils rejettent a priori la possibilité d’une telle surveillance et d’un tel contrôle dans les démocraties occidentales, soit qu’ils s’accommodent d’eux, qu’ils tendent à les sous-estimer et qu’ils pensent que les avantages pour leur santé et celle des autres les compensent amplement. Ce qui importe avant tout pour ces personnes, c’est leur santé. À moins d’un grand réveil dont nous pouvons nous demander s’il arrivera un jour, il est donc peu efficace d’essayer de faire voir à ces personnes les risques que posent les infrastructures de santé numérique sur ce point. Il serait plus efficace de leur montrer les risques qu’elles posent pour leur santé, en mettant entre parenthèses tout ce qui porte sur cette surveillance et ce contrôle. Ce billet ne s’adresse pas directement aux personnes dont je viens de parler, mais plutôt aux dissidents qui voudraient leur montrer les risques de la numérisation de la santé et obtenir d’elles…

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Comment rendre l’état d’urgence et les confinements désavantageux pour nos députés

Pendant l’état d’urgence sanitaire et les confinements des années 2020 à 2022, quand nos gouvernements nous ont privés de nos sources de revenus, quand ils ont daigné nous accorder une prestation d’urgence insuffisante pour plusieurs d’entre nous, quand nous avons dû nous endetter auprès des banques et des compagnies de cartes de crédit pour pouvoir payer nos comptes et subvenir à nos besoins, nos chers députés, eux, continuaient à jouir de leur salaire et de leurs privilèges, même quand le Parlement ne siégeait plus à cause de l’état d’urgence sanitaire, même quand la télé-parlementerie n’existait pas encore, même quand le conseil exécutif gouvernait par décrets et par arrêtés, sans consulter le Parlement et sans avoir besoin de faire adopter par elle les mesures soi-disant sanitaires. Voilà qui explique en partie pourquoi nos députés – censés nous représenter, mais en fait inféodés aux partis politiques régnants ou d’opposition – n’ont pas protesté lors de la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, ont approuvé les confinements et se sont ralliés au conseil exécutif et aux autorités sanitaires. Pourquoi se seraient-ils opposés, puisqu’ils continuaient d’être rémunérés pour leurs fonctions politiques sans avoir à les assumer du tout ou pleinement, et étaient donc payés pour…

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La tyrannie de l’identité totalisante

Le droit de ne pas se faire imposer par la société dans laquelle on vit une identité sexuelle en fonction de son corps est de plus en plus reconnu par les sociétés et les gouvernements occidentaux. Il est possible, pour les personnes qui ne s’identifient pas à leur sexe biologique, de changer de nom et de genre sur leurs papiers d’identité et d’obtenir de l’aide financière pour transformer leur corps et le rendre conforme en partie ou en totalité à l’identité sexuelle ou de genre de leur choix. Elles peuvent réclamer l’utilisation de pronoms qui correspondent au(x) genre(s) au(x)quel(s) elles s’identifient ou à leur absence de genre. Elles peuvent porter plainte en cas de non-respect de leur identité de genre, c’est-à-dire quand les autres s’acharnent à leur imposer une identité de genre qu’elles ne reconnaissent pas. Elles peuvent participer à des compétitions sportives destinées à des femmes biologiques, utiliser les toilettes publiques pour les femmes ou être admises dans des centres d’aide pour les femmes si elles s’identifient comme des femmes, et ce, même si elles sont nées avec tous les attributs biologiques masculins, même si elles continuent d’en avoir certains ou de les avoir tous, et même si les…

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Corruption individuelle et sociale par le télétravail

Depuis les confinements de 2020, le télétravail devient de plus en plus populaire. Ce qui était d’abord pénible pour les télétravailleurs est maintenant souvent réclamé par eux : ils voudraient faire seulement du télétravail, sauf dans les rares cas où il serait nécessaire de se rencontrer en personne au bureau. Il est vrai que les premiers mois de télétravail, imposés par les autorités sanitaires aux travailleurs pour lesquels c’était possible à cause du méchant virus, étaient pénibles. Les systèmes informatiques mis en place rapidement ne fonctionnaient pas toujours bien, on n’avait qu’une partie du matériel informatique nécessaire et pas de bureau à la maison, il fallait s’occuper des enfants parce que les écoles et les garderies étaient fermées. On était obligé de passer les soirées et les fins de semaine à la maison en plus des journées de travail, parce que tout était fermé, quand il n’était pas simplement interdit de sortir de chez soi et de rencontrer d’autres personnes que celles avec lesquelles on habitait. Maintenant, c’est une toute autre histoire. Les personnes qui font du télétravail utilisent des systèmes informatiques qui, sans être parfaits, ont été mis au point au cours des dernières années. Les employeurs leur fournissent une…

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Le commerce des indulgences climatiques

Au fur et à mesure qu’apparaissent et se multiplient les mesures d’austérité censées permettre de lutter contre les changements climatiques – réduire ses déplacements, diminuer sa consommation d’énergies fossiles, chauffer moins durant l’hiver et se passer de climatisation durant l’été, prendre sa douche avec de l’eau froide, laver moins souvent ses vêtements, manger beaucoup moins de viande ou la remplacer par de la viande produite en laboratoire, etc. –, les taxes et les programmes de compensation qui permettront de racheter en partie ou en totalité ses fautes continueront de se multiplier. Contrairement aux pauvres et à la classe moyenne qui est en train de disparaître, les riches et les grandes entreprises pourront bénéficier d’indulgences en payant les taxes sur le carbone et en finançant des programmes censés contribuer à la reforestation, à l’efficacité énergétique, à l’électrification des transports, au végétarisme ou au véganisme et à la modernisation de l’industrie agro-alimentaire. C’est ce qui arrive déjà quand les élites politiques et économiques occidentales se déplacent à des milliers de kilomètres dans des jets privés pour participer à des congrès sur la lutte contre les changements climatiques et sur la réduction des gaz à effet de serre, la participation à ces événements…

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Résistance et secret

Imaginons une situation où nous et nos contemporains devrions nous organiser et participer à une forme de résistance, un peu comme celle qui existait dans les pays européens occupés par l’armée allemande pendant la Deuxième Guerre mondiale, et aussi en Italie et en Allemagne. Un des principaux problèmes pour les résistants et leurs sympathisants, ce serait de garder secrets leurs propres actes de résistance et ceux des autres, qu’ils manquent de discrétion ou que le contexte actuel et à venir rende beaucoup plus difficile de garder ces actes secrets. En lisant les témoignages ou les récits des résistants, nous pouvons remarquer à quel point ils accordaient de l’importance au secret quant à leurs activités. C’est que le succès de leurs opérations en dépendaient. C’est qu’ils risquaient de tomber entre les mains de la Gestapo si leurs secrets étaient éventés, et alors d’être exécutés ou envoyés dans un camp de travail ou de concentration, souvent après avoir été interrogés et torturés pour qu’ils divulguent le nom de leurs complices et fournissent des informations sur les actes de résistance qui se préparaient. C’est pourquoi les organisations de la résistance se divisaient en groupes indépendants dont les membres connaissaient presque seulement les autres…

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Résistance contre un ennemi connu et contre un ennemi méconnu

Dans ce billet, je veux faire deux expériences de pensée, lesquelles – j’insiste – n’ont rien à voir avec la réalité. Il s’agit d’un pur jeu intellectuel ou imaginaire, qui n’a pas la prétention de s’appliquer à la situation actuelle ou à une situation à venir. Étant philosophe de formation, je reconnais franchement que je suis dans les nuées ou, comme on me le reproche familièrement, que je pellette des nuages. Tout au plus ce que je dirai pourra s’appliquer, dans une certaine mesure et par hasard, à l’Ukraine, à la Russie et à la Chine. Quiconque fera, malgré cet avertissement, une autre application des idées que je développerai dans ce billet devra se garder de me l’attribuer et devra en prendre lui-même la responsabilité. Imaginons une contrée lointaine qui est envahie par une armée étrangère. Même si le gouvernement et les élites économiques qui dirigeaient les affaires du pays avant l’invasion et qui détenaient la plupart des richesses se souciaient bien peu des intérêts et du bonheur du peuple, ils n’allaient pas jusqu’à l’opprimer par la force, le massacrer ou faire des arrestations arbitraires, et ils toléraient même qu’il bénéficie d’une certaine liberté et d’un certain confort, afin d’éviter…

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Identités sexuelles, liberté et égalité

Les rôles sexuels traditionnels et sclérosés, d’un côté, et la liberté et l’égalité, de l’autre, font mauvais ménage ; et pas seulement pour les femmes, mais aussi pour les hommes. À part pour ceux qui, parfois en réaction au « wokisme » ou au « transgenrisme », se mettent à regretter les rôles sexuels traditionnels et à les idéaliser, cela semble évident. Mais comme cela arrive assez souvent avec les évidences, ça semble tellement évident qu’on en vient à ne plus comprendre ou à mal comprendre les raisons pour lesquelles il en est ainsi, et qu’on tombe dans les mêmes erreurs ou les mêmes pièges dans des contextes semblables qui ne sont pas reconnus comme tels. C’est pourquoi je ne ferai pas ici des considérations générales ou des remarques abstraites sur les rôles sexuels, mais que je parlerai plutôt concrètement de ce que j’ai vu et vécu à cause d’eux, pendant mon enfance et mon adolescence, dans un petit village reculé de la Côte-Nord où les mœurs ont été longtemps très conservatrices et continuent encore de l’être aujourd’hui, du moins dans une certaine mesure. Car les transformations morales et sociales, bonnes ou mauvaises, qui se produisent dans nos sociétés se produisent généralement quelques décennies plus…

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Tenth Amendment Center – Nous n’arriverons pas à la liberté simplement grâce aux élections

Il y a quelques mois que je veux publier un court billet sur le une association américaine nommée Tenth Amendment Center (chaîne Rumble), qui fait partie du Tenther movement et qui défend une position politique selon laquelle les pouvoirs du gouvernement fédéral devraient être strictement limités à ceux qui sont explicitement énumérés dans la Constitution, en s’appuyant sur le dixième amendement : « The powers not delegated to the United States by the Constitution, nor prohibited by it to the States, are reserved to the States respectively, or to the people. » Cela peut s’appliquer, par exemple, à la surveillance de masse, à la réglementation de plus en plus contraignante sur les armes à feu, l’Affordable Care Act (l’Obamacare) et les mesures soi-disant sanitaires pour lutter contre le méchant virus. Malgré le mépris que beaucoup de Canadiens et surtout de Québécois ont pour les Américains, surtout ceux qui sont de tendance conservatrice ou libertarienne, on ne peut que louer le fait qu’ils prennent beaucoup plus au sérieux la Constitution américaine que nous prenons au sérieux les lois constitutionnelles canadiennes, et qu’ils résistent plus que nous aux lois et aux règlements fédéraux qui ne respectent pas la Constitution. Nos concitoyens, même quand ils sont…

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Le passage du témoin du prêtre au médecin

Nous pourrions croire qu’il y a une opposition marquée entre le prêtre et le médecin, bien que le premier prétende parfois être le médecin des âmes, ou justement pour cette raison. L’un ne s’occupe-t-il pas surtout de la vie après la mort et ne lui subordonne-t-il pas la vie terrestre ? Pour l’autre, c’est la vie terrestre qui importe avant tout, quand ce n’est pas la seule vie qui existe à ces yeux ; et si jamais il prend intérêt à une vie qui existerait après la mort, ce n’est généralement pas en tant que médecin. Ce n’est pas pour rien que les médecins des derniers siècles ont compté dans leurs rangs des athées ou des personnes soupçonnées d’athéisme. En soignant les corps, on apprend à bien connaître les effets de la santé, ou des maladies et des infirmités, sur ce qu’on appelle l’âme, de même que les effets que les sentiments, bons ou mauvais, ont parfois sur le corps, surtout quand ils sont intenses et continus. Il est alors douteux que l’âme puisse exister indépendamment du corps et de la réalité matérielle. Par la même occasion, c’est la possibilité d’une vie après la mort (au paradis, en enfer ou au purgatoire)…

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Dictionnaire des idées reçues sur les changements climatiques

La propagande morale et pseudoscientifique à laquelle on a recours pour nous faire croire aux changements climatiques et nous faire adhérer à la transition énergétique me semble tellement semblable à celle utilisée pour nous faire croire à la pandémie et nous confiner, que j’ai rédigé un autre dictionnaire des idées reçues sur cette monumentale arnaque, où plusieurs articles du Dictionnaire des idées reçues sur la pandémie (auquel j’ai fait, par la même occasion, quelques changements mineurs) ont pu être repris, avec ou sans modifications. Je mettrai régulièrement à jour ce nouveau dictionnaire afin d’y ajouter les bêtises et les absurdités anciennes ou nouvelles que je débusquerai. Dictionnaire des idées reçues sur les changements climatiques

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Obéissance et indifférence à la vérité

Nous nous trompons quand nous pensons que tous ceux de nos concitoyens qui consentent à ce qu’ordonnent nos gouvernements le font simplement parce qu’ils croient aveuglément ou dogmatiquement tout ce qu’on leur raconte. Il faut nous rendre à l’évidence : le fait de croire que quelque chose soit vrai ne joue pas le rôle principal pour beaucoup d’entre eux. Cette relative indifférence à la vérité n’a évidemment pas commencé avec la soi-disant pandémie, ni avec les changements climatiques, ni avec la guerre en Ukraine, ni même avec les armes de destruction massive en Irak ou les attentats de 11 septembre 2001. Elle existe de longue date puisqu’elle découle de la situation dans laquelle se trouvent souvent les travailleurs salariés et à laquelle l’éducation scolaire et familiale les a préparés, par des enseignements explicites et l’inculcation d’attitudes morales. Une des choses que beaucoup d’entre nous se retrouvent à apprendre quand, comme on dit, ils intègrent le marché du travail, c’est de ne pas examiner attentivement si ce que nous disent les patrons est vrai, non seulement pour nous faire travailler, mais aussi pour nous faire travailler d’une certaine manière, nous faire adhérer aux valeurs de l’entreprise, et nous faire adopter certains…

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Dangers de la robotisation des forces policières et des forces armées

Depuis quelques années, les médias de masse et de grandes corporations nous préparent à la robotisation progressive des forces policières et des forces armées. Certains annoncent même que les soldats pourraient être entièrement remplacés par des robots militarisés d’ici 2030, sans doute moins pour faire des prédictions justes que pour préparer l’opinion publique à accepter que les gouvernements suivent ces nouvelles tendances et signent des contrats très lucratifs pour les corporations de l’industrie militaire et technologique afin de moderniser leur armement et ne pas rester derrière les autres pays, surtout ceux qui appartiennent au bloc rival ou ennemi, comme la Russie et la Chine. Essayons d’abord de voir quels pourraient être les avantages de la robotisation des forces policières et des forces armées. Puisque les promoteurs de cette transformation restent, du moins dans les grands médias, assez vagues sur cette question, sauf quand ils laissent entendre que c’est la marche inéluctable du progrès et que c’est plus commode de toutes sortes de manières, nous ne pourrons pas reprendre ce qu’ils disent et nous devrons faire nous-mêmes preuve d’imagination, question de nous représenter ce que ces transformations pourraient impliquer concrètement. Il faut quelques années pour recruter (ou enrôler) et former des…

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Risques de la numérisation de la culture (5) – L’architecture, l’urbanisme et la réalité virtuelle

Suite des billets du 9 juin, du 14 juin, du 25 juin et du 27 juin 2023. Notre civilisation est en train de se décomposer. Nos dirigeants, au lieu d’essayer d’atténuer, de ralentir ou de remédier à cette décomposition, semblent bien décidés à nous faire accepter avec résignation ce processus (sans l’appeler par son nom, évidemment), présenté comme une transformation historique inéluctable, et même à travailler à son accélération, puisque ce qu’ils considèrent comme la forme ultime du réalisme et du progressisme, c’est de courir à l’avant des tendances du moment. Ça n’a évidemment pas commencé avec l’arrivée du méchant virus et le délire sanitaire dont il a été le prétexte, ni avec l’adhésion de plus en plus folle à la croisade contre les changements climatiques, ni avec le sacrifice de la prospérité des pays occidentaux et des conditions de vie de leurs populations sous prétexte de guerre contre La Russie et peut-être bientôt contre la Chine. Pour parler seulement de ce qui m’intéresse dans ce billet, les villes occidentales s’enlaidissent de longue date et il devient de plus en plus difficile d’y vivre. Même dans les villes où les déboires économiques des dernières décennies se sont moins fait sentir…

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Risques de la numérisation de la culture (4) – L’interprétation et la composition musicales et l’intelligence artificielle

Suite des billets du 9 juin, du 14 juin et du 25 juin 2023. Dans mon billet du 25 juin 2023, j’ai envisagé la possibilité que les enregistrements musicaux, qui sont de plus en plus en ligne, deviennent inaccessibles ou difficiles d’accès à cause d’un effondrement technologique, de pénuries énergétiques et de censure, dans un contexte de moralite aiguë ou de guerre froide. Dans ce billet, je veux plutôt examiner la manière dont nos rapports à la musique et la musique elle-même se transformeraient si, au cours des prochaines décennies, l’utilisation de l’intelligence artificielle se généralisait pour produire des interprétations et des compositions musicales. Il faut des années pour apprendre à jouer d’un instrument ou à chanter. Après quoi, il faut s’exercer tous les jours ou presque pour continuer à s’améliorer ou seulement pour ne pas perdre la main. Il faut que des milliers de personnes s’exercent pendant des années, sous le regard attentif d’un ou de plusieurs professeurs, pour obtenir au bout du compte un musicien professionnel, et des millions pour obtenir un seul virtuose. Et c’est encore plus difficile pour obtenir un grand compositeur. Nous pourrions donc nous dire que cela fait beaucoup de temps, d’énergie et d’argent…

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Risques de la numérisation de la culture (3) – La musique en ligne

Suite des billets du 9 juin et du 14 juin 2023. Je ne considère pas la diffusion de la musique sur internet comme une mauvaise chose en elle-même. Cela m’a permis d’entendre les interprétations de musiciens qui sont morts avant que je naisse ou quand j’étais enfant (Glenn Gould, Scott Ross, Vladimir Horowitz et Jascha Heifetz) ou qui n’ont jamais donné un concert au Québec auquel j’aurais pu assister (Mstislav Rostropovitch, Paul O’Dette, Hopkinson Smith et Rolf Lislevand). Et même si j’étais né 20 ou 30 ans plus tôt et même si j’avais habité dans une grande ville nord-américaine ou européenne où ces musiciens auraient donné des concerts, je n’aurais probablement pas eu assez d’argent pour aller à tous ceux qui auraient intéressé. Je me serais peut-être même ruiné en achetant des disques, si j’avais vécu à une époque où la musique en ligne n’existait pas encore et si je m’étais mis en tête d’acquérir une certaine culture musicale, en me procurant plusieurs interprétations des œuvres des compositeurs bien connus ou moins connus du XVIIᵉ au XXᵉ siècles. Et sans la musique en ligne, peut-être n’aurais-je jamais entendu du flamenco, de la ranchera, du fado, de la musique tzigane est-européenne, de…

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Intensification de la surveillance de masse pour mater l’opposition

Quand nous faisons la critique de la surveillance de masse et de l’automatisation de l’analyse des données collectées, ainsi que de la prolifération réglementaire qu’elles rendraient possibles, nous supposons souvent qu’on en profitera pour nous donner des amendes, nous faire des procès et nous condamner à des peines diverses sous toutes sortes de prétextes, le moindre de nos comportements étant alors surveillé et réglementé. Mais ce n’est là qu’une possibilité parmi d’autres, et peut-être pas la plus probable. En plus des possibilités dont je refuse de parler publiquement pour ne pas donner de mauvaises idées à nos maîtres et à leurs larbins, et pour ne pas contribuer ainsi à la réalisation de ce que je crains, il est aussi possible que les informations incriminantes collectées et colligées à propos de nous ne soient pas utilisées systématiquement contre nous parce qu’il ne serait pas possible de donner des amendes et de faire des procès à chaque personne qui enfreindrait une réglementation omniprésente. Cela demanderait des ressources administratives, juridiques et carcérales que nous n’avons pas. Si nos maîtres remédiaient à ce manque en s’en remettant de plus en plus à l’intelligence artificielle et aux robots pour l’application de la réglementation, pour la…

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Assimilation du chiffrement des communications à un comportement terroriste

Grâce à deux articles de La Quadrature du Net (Affaire du 8 décembre : le chiffrement des communications assimilé à un comportement terroriste et Tribune : « Attachés aux libertés fondamentales dans l’espace numérique, nous défendons le droit au chiffrement de nos communications »), j’ai pris connaissance des aberrations policières et juridiques qui ont résulté de ce qu’on appelle, en France, l’affaire du 8 décembre 2020, et dont nous avons très peu entendu parler ici, au Québec. Plusieurs Français sont allés, aux côtés de milices kurdes, combattre Daesch en Syrie il y a quelques années. Certains d’entre eux, qu’on qualifie d’ultra-gauche, ont attiré l’attention des agences de renseignement, qui se sont mises à les espionner, en prétextant que ces personnes, qui se sont portées volontaires et qui ont risqué leur vie pour combattre des terroristes, devaient simplement être des terroristes d’une autre tendance politique, qui ne représenteraient pas une moindre menace pour la République française que les militants de Daesch. Voilà qui montre bien que les autorités françaises ne désirent pas que les citoyens participent activement à la lutte contre les terroristes, et qu’elles exigent seulement d’eux qu’ils se soumettent docilement à des formes de surveillance toujours plus invasives, censées prévenir les attentats terroristes,…

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Version temporairement finale du dictionnaire des idées reçues sur la pandémie

À l'occasion de l’accalmie apparente actuelle sur le front pandémique, j’ai préparé une version temporairement finale du dictionnaire des idées reçues sur la pandémie, c’est-à-dire finale jusqu’à ce que commencent les futures pandémies que les prophètes de malheur nous annoncent depuis longtemps déjà, alors que l’actuelle pandémie ne serait pas encore finie, nous disent-ils. Peut-être ne perdons-nous rien pour attendre. Puisque je m’attends à ce qu’ils aient recours à des procédés semblables, peut-être en allant encore plus loin en usant de nouveaux moyens de surveillance et de contrôle, il est important de ne pas oublier et de ne pas pardonner, sous prétexte de charité chrétienne ou de gentillesse, ce qu’on nous a fait endurer pendant deux années. La lecture ou la relecture de ce dictionnaire me semble pouvoir contribuer à ce que nous ne nous ramollissions pas trop à cause des indulgences occasionnelles qu’on consent à nous accorder, pour l’instant. Dictionnaire des idées reçues sur la pandémie

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Risques de la numérisation de la culture (2) – La lecture et l’écriture d’œuvres et l’intelligence artificielle

Dans mon billet du 9 juin 2023, j’ai fait l’hypothèse que les œuvres écrites pourraient devenir difficiles d’accès en raison de l’élagage et de la destruction des exemplaires déjà imprimés, de la transition toujours plus marquée vers des livres électroniques, de la précarité des technologies nécessaires pour les lire, et de la censure et de la falsification dont ils pourraient être l’objet. Dans ce billet, je veux plutôt examiner de quelle manière le rapport aux œuvres pourrait changer si, demeurant facilement accessibles surtout en format numérique sans être censurées ou falsifiées, elles étaient de plus en plus lues, étudiées, enseignées et discutées en s’aidant de l’intelligence artificielle. Ceux d’entre nous qui ont passé au moins quelques années à étudier ou à enseigner dans les collèges et les universités savent que beaucoup d’étudiants considèrent que c’est une perte de temps de lire une œuvre et d’essayer de la comprendre. Ce n’est pas un phénomène nouveau. Quand j’ai fait mes études collégiales et universitaires dans les années 1990 et 2000, plusieurs étudiants disaient fièrement qu’ils ne lisaient pas les œuvres littéraires et philosophiques qui étaient à l’étude et se vantaient de réussir quand même leurs cours. C’était alors la seule chose qui…

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Politiques de contrôle de la population (1) – Les « élites » et la populace occidentales

Suite du billet du 3 juin 2023. Quoi que nous pensions de l’hypothèse selon laquelle la dépopulation serait l’un des objectifs de la vaccination massive qu’a permis de faire accepter cette histoire de COVID, ainsi que du déclin économique qu’on a provoqué ou plutôt accéléré grâce aux politiques de confinement, aux sanctions contre la Russie et à la grande transition énergétique sous prétexte de lutte contre les changements économiques, il est clair que les élites économiques occidentales ont, depuis leur formation, contrôlé de toutes sortes de manière la population (c’est-à-dire nous), en fonction de ce qu’étaient ou de ce qu’elles croyaient être leurs intérêts à tel ou tel moment. Elles ont contribué à la mise en place de politiques natalistes quand elles avaient besoin de soldats et de colons pour étendre leur empire et subjuguer d’autres populations, ou encore de travailleurs à exploiter et de consommateurs à arnaquer. Elles n’ont pas hésité à alimenter à de nombreuses reprises les tendances belliqueuses des chefs politiques et à envoyer à l’abattoir la population afin de s’enrichir en pratiquant le commerce très lucratif de l’armement, et par la même occasion à décimer et à enrôler la populace devenue trop nombreuse, trop turbulente et…

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Villes, domiciles et véhicules « intelligents » pour personnes en perte d’intelligence et d’autonomie

Nos milieux de vie et nos activités quotidiennes sont en train de se transformer rapidement. Il y a eu une époque, pas si lointaine, où nous pouvions et devions interagir directement avec notre environnement et penser à ce que nous faisions sans avoir recours à une certaine forme d’assistance technologique. Mais les choses sont en train de changer rapidement et radicalement. Jadis, quand nous prenions l’autobus, il nous fallait consulter des trajets imprimés, nous rendre à temps à l’arrêt en prévoyant le temps que ça prend et regarder à l’extérieur pour descendre au bon endroit. Maintenant, grâce à l’omniprésence des téléphones « intelligents », à des applications de transport en commun et à des autobus intégrés au réseau de transport « intelligent », nous pouvons savoir où est rendue l’autobus que nous voulons prendre, recevoir une notification quelques minutes avant son passage pour nous dire de nous rendre à l’arrêt, suivre nos déplacements sur notre téléphone ou sur des écrans situés dans l’autobus et savoir où descendre sans regarder à l’extérieur. Jadis, quand nous avions à nous déplacer, à pied ou en voiture, dans une ville mal connue ou dans un secteur mal connu de la ville où nous habitions, il nous fallait être…

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Risques de la numérisation de la culture (1) – Les livres électroniques

Si presque toute la culture est en ligne et est assistée par ordinateur, sa survie dépend de la pérennité de ces technologies et du bon vouloir des corporations, des institutions et des gouvernements qui contrôlent ces technologies et la culture ou qui légifèrent sur elles. Étant donné les transformations technologiques, culturelles, morales et politiques qui s’accélèrent et aux dérapages autoritaires et superstitieux dans lesquels nous sommes entraînés, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir de la culture en tant qu’entité vivante, et non comme une chose morte, mutilée, démembrée et enterrée. Et pourtant il arrive rarement qu’on s’inquiète. Nos concitoyens, qu’ils aient des prétentions à la culture ou non, nous ont montré qu’ils se préoccupent beaucoup plus du moindre petit microbe qui circulent, et nous font sentir qu’à côté des changements climatiques qui menaceraient l’humanité et la planète toute entière, la dégradation de la culture ne mérite pratiquement pas d’attention. Car à quoi bon préserver la culture si nous sommes submergés à cause de la fonte des glaces polaires, carbonisés par les rayons toujours plus ardents du soleil, affamés par les sécheresses, pulvérisés par les ouragans et les tornades, ensevelis par les tempêtes de neige, frigorifiés par le verglas…

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Le tabou du contrôle politique de la population humaine

S’il y a une chose qui fait grincer des dents et même qui scandalise les bien-pensants qui constituent l’essentiel de nos sociétés et aussi les dissidents, c’est l’idée d’un contrôle politique de la population humaine. Il suffit d’évoquer cette idée, sans même la défendre, seulement pour l’examiner ou la discuter, pour se faire soupçonner ou accuser d’avoir des idées totalitaires. Il y a des différences, il est vrai. Les plus conservateurs d’entre nous refusent le droit à l’avortement ou cherchent à le limiter – ce qui revient à imposer un devoir d’avoir des enfants qu’on ne veut pas – en se qualifiant eux-mêmes de « pro-vie » et en considérant souvent leurs adversaires comme des assassins ou des tueurs de fœtus, sauf peut-être quand il s’agit d’une femme ou d’une adolescente violée, à plus forte raison si c’est un cas d’inceste. S’ils sont prêts à reconnaître que la société ou l’État peut intervenir pour empêcher l’interruption d’une grossesse non désirée, et donc se mêler de la procréation ou de la reproduction au détriment de la liberté des femmes d’en décider autrement, ils refusent catégoriquement cette idée quand il s’agit plutôt de réguler la reproduction, dans le but de diminuer la population ou…

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Difficultés et risques liés à la constitution d’un réseau économique clandestin

Nos gouvernements continuent de travailler à la transformation numérique, même si les signes d’une crise économique importante deviennent de plus en plus évidents, ou justement pour cette raison. Juste depuis le début du mois de mai 2023, la Banque du Canada a lancé une consultation publique sur le dollar numérique, et USAID a organisé à Washington un événement pour souligner la réussite de la transformation numérique grâce à l’implantation de DIIA en Ukraine, qui servirait de modèle en la matière aux « autres démocraties ». La Banque du Canada voudrait faire croire aux Canadiens que rien n’a été décidé quant à la création d’une monnaie numérique de banque centrale, qu’elle ne remplacera pas les billets de banque, et qu’on les consulte simplement pour avoir leur avis sur la question, afin d’aider cette noble institution à offrir des services monétaires de qualité dans un monde en perpétuel changement et de se préparer adéquatement en prévision du jour où on pourrait décider de créer cette nouvelle forme de monnaie accessible à tous, par exemple parce que l’argent comptant ne serait plus accepté comme mode de paiement dans un nombre croissant de commerces. Comme si ce n’était pas la responsabilité de la Banque du Canada…

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Éléments d’une politique scientifique (1)

On nous demande souvent, de plus en plus directement et avec de plus en plus d’insistance, de « croire en la science ». C’est en cela que consiste l’essentiel du discours des autorités politiques et sanitaires et des médias de masse sur les virus, sur les « pandémies », sur les vaccins sûrs et efficaces et sur les changements climatiques dus aux émissions de gaz à effet de serre. Mais une telle consigne pose problème pour plusieurs raisons. La science étant censée être caractérisée par une démarche rationnelle et critique, il ne s’agit plus de science quand on demande aux non-scientifiques et même à des scientifiques de croire en ce qui passe pour être « la Science ». La science n’est pas un corpus de connaissances qui, bien qu’évoluant sans cesse, existerait indépendamment de cette démarche, qui ferait consensus parmi les scientifiques, et auquel les non-scientifiques devraient croire. Un consensus, c’est quand tout le monde est d’accord, par exemple quand on obtient l’unanimité lors d’un vote. Et encore là, le consensus porte seulement sur l’énoncé soumis au vote, les raisons de voter pour ou contre l’énoncé pouvant être différentes, de même que la compréhension de ce dernier, qui dépend en partie de ces raisons. Il est…

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La confusion des idées : confiance et foi

Environ une année après la levée de la majorité des mesures soi-disant sanitaires, les experts en santé publique québécois disent s’inquiéter de la perte de confiance dont ils feraient l’objet (Noovo Info, 16 mars 2023). Je suppose que c’est approximativement la même chose dans les autres provinces canadiennes et dans les autres pays occidentaux qui y sont allés à fond dans le délire covidique. Car qu’arriverait-il si un autre méchant virus ou un autre méchant variant apparaissait précisément quand nous n’avons plus entièrement confiance en la Santé publique et quand nous pourrions être disposés à ne pas respecter rigoureusement les consignes salvatrices qu’elle pourrait nous donner ? Cependant, les experts en santé publique et les bureaucrates de la Santé publique peuvent-ils raisonnablement s’attendre à autre chose après deux années de mesures contraignantes, invasives et arbitraires, qu’ils semblent avoir suspendues à regret, en nous rappelant perpétuellement que le virus est toujours avec nous, que certaines des mesures soi-disant sanitaires pourraient être réimposées, qu’il est toujours recommandé de porter un masque dans les lieux publics et de nous faire vacciner, qu’il est requis de porter un masque quand on a des symptômes d’un syndrome grippal, et qu’il faut nous préparer dès maintenant à…

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Renversement sur l’existence des changements climatiques

Par les temps qui courent, c’est pratiquement un crime de nier l’existence des changements climatiques. Ceux qui le font peuvent se compter chanceux s’ils se font seulement traiter de climato-sceptiques. Comme si c’était une insulte d’être un sceptique et un compliment d’être un croyant ! Généralement, on ne s’arrête pas là. Il y a plusieurs autres jolis sobriquets dont on peut nous affubler : trumpistes, complotistes, conspirationnistes, « anti-science », dangers pour l’humanité et la planète, larbins de l’industrie pétrolière, et j’en passe ! Mais je tiens à rassurer nos adversaires qui aiment nous tourner en dérision ou nous insulter à cause de notre prétendu manque de foi : nous ne nions aucunement l’existence des changements climatiques. Nous soutenons au contraire qu’il y en a toujours eu et qu’il y en aura aussi longtemps que la planète existera ; et qu’il s’en produit maintenant comme il s’en produira toujours et comme il s’en est toujours produit sur notre planète, bien avant la première révolution industrielle, l’utilisation des énergies fossiles et l’invention du moteur à essence ou à diesel, et même bien avant l’apparition de l’espèce humaine, il y a de cela des millions d’années. C’est pourquoi nous ne voyons pas…

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Sur une attitude morale liée au port du masque et à d’autres petits désagréments

Une année après la fin de l’obligation de porter un masque chirurgical ou un couvre-visage dans les lieux publics et dans les milieux de travail, le gouvernement québécois nous gratifie toujours d’affiches dans les transports en commun pour nous sensibiliser au port du masque dans les lieux publics, qui serait « notre filet de sécurité » collectif. Sauf erreur, dans certaines régions sociosanitaires du Québec, les professionnels de la santé et les usagers du réseau de santé (comme on les appelle dans nos bureaucraties) doivent toujours porter un masque quand ils travaillent ou quand ils ont une consultation médicale ou vont passer un examen médical. En plus, nous voyons de temps en temps des hypocondriaques (parfois très jeunes et vraisemblablement en bonne santé) ou des hypervertueux (souvent dotés d’une face de carême, à en juger d’après le peu que nous en voyons) continuer de porter un masque dans les commerces (en tant que clients ou en tant qu’employés, par exemple ceux qui travaillent dans des ongleries), dans les autobus et dans le métro, ou quand ils toussotent un petit peu. On peut se demander ce qu’il faut pour que les irréductibles du port du masque capitulent, et pour que ceux qui se…

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Transformation numérique et transformation politique (7)

Conclusion des billets du 26 avril, du 28 avril, du 2 mai, du 4 mai, du 7 mai et du 15 mai 2023. J’ignore dans quelle mesure les maux que j’ai décrits dans les billets de cette série se réaliseront. Les chefs politiques, les gestionnaires de la bureaucratie publique et le département des relations publiques des banques et des grandes corporations impliquées de près ou de loin dans la transformation numérique des États occidentaux ne sont pas très bavards à ce sujet, sauf quand il s’agit de faire des déclarations sur les utilisations les plus immédiates et les plus accessibles des nouveaux dispositifs technologiques, et sur l’importance d’être à la fine pointe du progrès technologique. Il n’est presque jamais question des autres manières dont ces dispositifs pourraient être utilisés, ensemble ou séparément, et dans quel projet politique l’entrée en fonction et le développement de ces dispositifs s’inscrivent, comme si le progrès technologique était une sorte d’automate qui pouvait se donner à lui-même ses propres fins et auquel nos États et nos sociétés devaient se fier pour guider leur évolution, qui serait inéluctable. Aussi bien nous fier à la Providence des chrétiens ou à l’Histoire des marxistes. Le fait que ces personnages,…

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Transformation numérique et transformation politique (6)

Suite des billets du 26 avril, du 28 avril, du 2 mai, du 4 mai et du 7 mai 2023. Les gouvernements occidentaux seraient en train de préparer l’adoption et l’imposition d’une monnaie numérique centralisée et programmable. C’est là une des choses les plus craintes par les opposants aux tendances autoritaires et totalitaires de nos gouvernements et de nos sociétés. Les cartes de débit et de crédit que nous utilisons pour faire des achats dans des commerces ou en ligne et, parfois, pour soutenir les activités de personnes et d’organisations qui critiquent et qui s’opposent à ces tendances, rendent assez faciles de tracer nos transactions financières et de nous punir si nous participons au financement d’un mouvement d’opposition que nos gouvernements et nos banques déclarent inapproprié, incompatible avec leur conception étriquée ou absurde des valeurs démocratiques, et même dangereux. Une monnaie numérique centralisée et programmable – qui nous serait imposée par nos gouvernements et nos institutions bancaires et qui deviendrait le seul moyen de paiement accepté ou légal – permettrait d’étendre et d’automatiser la surveillance et le contrôle de nos transactions financières et, directement ou indirectement, de surveiller et de contrôler la majorité des choses que nous faisons, qu’elles soient déclarées…

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Remarques sur les sociétés totalitaires

Totalitaire est l’un de ces mots qu’on utilise souvent sans préciser ce qu’on entend par là, si bien qu’on croit souvent qu’il est juste ou injuste de l’employer non pas d’après ce qu’on observe, mais d’après les sentiments qui dominent ou différentes orientations politiques, morales, religieuses ou idéologiques. C’est ce qui arrive depuis 2020. Les opposants aux politiques autoritaires et invasives des gouvernements occidentaux disent que nous sommes déjà dans le totalitarisme ou que les tendances totalitaires se renforcent. Ils veulent généralement dire par là que les États et les gouvernements occidentaux, que nous avons l’habitude de dire démocratiques, sont déjà totalitaires ou sont en train de le devenir. Même s’ils ne le disent pas directement, on dirait que, pour eux, ce sont seulement ou surtout les États et les gouvernements qui peuvent être totalitaires, en privant indûment les individus, les associations d’individus et les communautés d’une grande partie de leur liberté. C’est ce qui leur fait parfois dire, assez absurdement, que nous sommes en marche vers le communisme (pour plusieurs, totalitaire et communiste sont pratiquement des synonymes), alors que les grandes multinationales prospèrent et deviennent plus riches et plus puissantes que les États, les traitent comme des vaches à…

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Transformation numérique et transformation politique (5)

Suite des billets du 26 avril, du 28 avril, du 2 mai et du 4 mai 2023. Plus les organismes publics mettent en ligne les services qu’ils offrent et déploient les systèmes informatiques nécessaires pour ces activités et leur suivi, plus les occasions de vol de données personnelles ou confidentielles, de fraude et de tricherie deviennent nombreuses. Un pirate informatique habile pourrait avoir accès à des documents gouvernementaux qui ne doivent pas être divulgués à la population ou à des puissances étatiques étrangères, ou aux données fiscales des contribuables ou médicales des usagers du réseau de santé public. Un fraudeur peut obtenir une aide financière gouvernementale, une autorisation ou un permis en se faisant passer pour quelqu’un d’autre. Un tricheur peut demander à quelqu’un d’autre de faire à sa place un examen en ligne, ou consulter ChatGPT pendant qu’il fait cet examen, pour obtenir un diplôme, un brevet d’enseignement ou un poste dans la fonction publique. Au lieu de diminuer considérablement la quantité de données collectées, de décentraliser ces données et de réduire au minimum le nombre de personnes qui ont accès à ces données à distance et les données auxquelles chacune d’entre elles a accès, la tendance est à l’augmentation…

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Transformation numérique et transformation politique (4)

Suite des billets du 26 avril, du 28 avril et du 2 mai 2023. Quand, dans les années 1990, les ordinateurs ont commencé à être utilisés dans les milieux de travail, on nous a promis que ça nous simplifierait la vie. Certaines des tâches que nous avions à réaliser allaient être partiellement ou complètement abolies, ou transformées de manière à devenir plus courtes et moins complexes, nous disait-on. Trente ans après, nous attendons toujours que ça arrive. Dans le meilleur des cas, nous avons vu des tâches disparaître ou devenir plus simples, mais d’autres tâches plus nombreuses et parfois plus complexes sont apparues. Et pour réaliser ces tâches, on conçoit de nouveaux dispositifs technologiques qui pourraient avoir les mêmes effets. Nous aurait-on raconté des histoires ? N’était-ce pas simpliste de croire que ces technologies, sans faire partie d’un projet de simplification et de réduction du travail et de la bureaucratie, pouvaient vraiment produire les effets voulus ? N’est-il pas normal qu’aussi longtemps que nous sommes prisonniers d’une morale qui tend à faire du travail ou de la vaine agitation une fin en soi et qui condamne l’oisiveté (qui serait, selon le proverbe, la mère de tous les vices), le contraire arrive, c’est-à-dire que ces…

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Transformation numérique et transformation politique (3)

Suite des billets du 26 avril 2023 et du 28 avril 2023. Même quand il n’y a pas de méchant virus qui circule, c’est la tendance de rendre de plus en plus facile de voter à distance. Il y a d’abord le vote par correspondance, qui est de moins en moins réservé aux citoyens qui sont à l’étranger ou qui sont dans l’impossibilité d’aller au bureau de vote le jour des élections. Dans certains États américains, il existe même une pratique (le « ballot harvesting ») qui consiste à collecter les bulletins de vote des électeurs qui n’ont manifestement pas l’intention de voter, et de les déposer au bureau de scrutin ou d’autres lieux de collecte. Le vote à distance semble devenir de plus en plus répandu, et tout est en place pour qu’il s’inscrive dans la transformation numérique des institutions politiques et bureaucratiques. Il faut juste un peu de volonté politique et bureaucratique pour qu’on en vienne à voter numériquement, sans sortir de chez soi, en utilisant des plates-formes en ligne. Nos États dépendent souvent de corporations privées pour la conception, l’entretien et la mise à jour de leurs systèmes informatiques. Ça serait probablement aussi le cas pour des systèmes de…

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Destruction des conditions de l’exercice des droits politiques des citoyens

Il ne suffit pas que les citoyens aient des droits politiques. Il faut aussi qu’ils soient capables de les exercer. Sans leur exercice, ces droits politiques n’existent pas. Et sans ces droits politiques, la démocratie n’existe pas. Contrairement à ce qu’affirment péremptoirement les légions de bien-pensants, il ne suffit pas d’être une bonne personne, au sens où elles l’entendent, pour être capable d’exercer ses droits politiques intelligemment. En fait, c’est précisément le contraire qui arrive. Plus on exerce des pressions sur les individus pour qu’ils se conforment à ce qu’on décrète être le simple bon sens, les valeurs démocratiques ou le Bien, plus on les prive de l’autonomie morale qui fait partie des conditions de l’exercice des droits politiques, ou plus on les empêche de développer cette autonomie. Pour être capable d’exercer ses droits politiques, c’est-à-dire une partie du pouvoir politique, il faut disposer d’une importante autonomie morale. Cela ne vaut pas seulement pour les citoyens dans une démocratie, mais aussi pour un roi et pour des nobles dans une monarchie. Le roi, s’il est sous la tutelle morale du clergé, n’est rien de plus qu’un grand enfant incapable de décider des affaires politiques. Soumis à une morale superstitieuse qui…

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Transformation numérique et transformation politique (2)

Suite du billet du 26 avril 2023. Au cours des dernières années, nous avons vu les présidents, les ministres, les députés, les fonctionnaires et les gestionnaires de la bureaucratie publique continuer de s’occuper des affaires publiques à distance, grâce au télétravail et à la vidéoconférence. Au plus fort des confinements, les chefs d’État pouvaient s’entretenir avec leurs ministres sans sortir de chez eux, s’ils n’avaient pas envie de les rencontrer en cachette, ou s’ils avaient peur du virus ou de se faire prendre. Les parlements ont pu siéger même quand leurs salles demeuraient vides, les députés n’ayant plus besoin de braver le froid et le virus pour supposément représenter nos intérêts, mais pouvant dorénavant le faire dans le confort et dans la sécurité de leur foyer. Les gestionnaires de la fonction publique pouvaient, avec l’aide des bureaucrates qui leur sont subordonnés, continuer à inventer, à mettre à jour et à amender des directives et des procédures inefficaces, inutiles, absurdes et farfelues, et continuer à faire au moins aussi mal (de leur point de vue, au moins aussi bien) ce qu’ils faisaient avant. Maintenant que les chefs politiques qui nous traitent comme de vulgaires sujets ou comme de misérables serfs ont…

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Transformation numérique et transformation politique (1)

L’État qui réalise une transformation numérique réalise aussi une transformation politique. On se trompe donc, ou on nous trompe donc, quand on nous présente la transformation numérique de nos gouvernements et de nos institutions publiques comme une affaire essentiellement technologique, laquelle n’affecterait pas ou affecterait peu la nature et la constitution de ces gouvernements et de ces institutions, et dont devraient s’occuper seulement des experts de l’informatique qui auraient les compétences requises. Comme si le fait de dématérialiser et de délocaliser les services, les documents, les données, les employés de l’État, les citoyens et les dirigeants politiques et bureaucratiques pouvait ne pas changer ces gouvernements, ces institutions et l’État lui-même, qui sont tout ça ! Comme si la nature de ces transformations pouvait être déterminée par le seul progrès technologique, sans s’inscrire dans un projet politique donné ! Comme si ce progrès technologique pouvait se donner à lui-même sa propre orientation, et ne l’obtenait pas d’un projet politique donné ! Comme si c’était les experts en informatique qui décidaient de ce projet politique, et comme s’ils étaient plus aptes que nous à juger de ce projet ! Dans une série de courts billets, j’examinerai quelles peuvent être les changements politiques obtenus grâce à la…

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Impasse sur la participation et la non-participation à notre système politique pourri

Qu’il soit question de s’opposer aux mesures soi-disant sanitaires qui ne sont pas encore complètement disparues et qui pourraient revenir, aux soi-disant mesures écologiques pour lutter contre les changements climatiques, aux sanctions économiques contre la Russie et peut-être bientôt contre la Chine qui en fait détruisent l’économie des pays occidentaux et nous appauvrissent, à l’intervention militaire occidentale de plus en plus directe en Ukraine et peut-être bientôt aux alentours de Taïwan, à toutes les techniques de propagande et de censure pour mobiliser les populations occidentales, et à la grande vague autoritaire qui déferle en Occident, nous peinons à trouver des moyens de résistance efficaces. Ce que les uns décident de faire pour résister, les autres trouvent que c’est non seulement inefficace, mais même nuisible, naïf et absurde ; et vice versa. C’est par exemple le cas de la décision d’opter ou non pour des moyens d’action politiques, quelle qu’en soit la forme. Et nous pouvons comprendre pourquoi il en est ainsi, car les inconvénients d’essayer d’agir politiquement, ou de ne pas essayer, sont considérables, alors que les gains sont forts incertains et ne sont souvent que des broutilles, quand ils ne sont pas simplement illusoires. Bien naïfs sont ceux qui ne…

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Vers une réaction religieuse et des troubles sociaux et politiques

Depuis plusieurs années déjà, et encore plus depuis 2020, il y a de fortes tensions, aux États-Unis, au Canada et, je suppose, aussi dans certains pays européens, entre une certaine gauche qu’on appelle « woke » en Amérique du Nord et les personnes, surtout d’ascendance européenne, qui se considèrent ou qu’on considère comme conservateurs, en religion, en morale et en politique. Du coté des « wokes », ainsi que des gouvernements et des partis politiques qui se revendiquent de cette tendance morale et politique ou qui l’utilisent à des fins politiciennes, on lutte avec détermination et parfois même avec violence contre des formes de discrimination réelles ou supposées, comme le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le sexisme, la misogynie, l’homophobie et la transphobie ; on croit que les politiques de réduction ou de contrôle de l’immigration sont motivées par la xénophobie ou le racisme ; on milite pour la reconnaissance de nouvelles identités sexuelles et contre la domination des identités sexuelles traditionnelles ; on voit dans des gestes, des mots, des expressions, des intonations et des attitudes des personnes jugées privilégiées vis-à-vis des groupes victimisés des crimes qu’il faudrait châtier avec rigueur ; on se fait les défenseurs de toutes les victimes présumées et les pourfendeurs de leurs agresseurs présumés ;…

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Le suicide assisté pour contrecarrer l’imposition de mesures soi-disant sanitaires

Le suicide assisté est très impopulaire chez les opposants conservateurs et religieux aux mesures soi-disant sanitaires, qui tendent à sacraliser la vie humaine, indépendamment des conditions de vie concrètes. Même des opposants qui ne sont pas particulièrement conservateurs et qui ne sont pas croyants sont réticents à l’idée de légaliser le suicide assisté ou de le rendre plus accessible, aux personnes âgées en mauvaise santé et dépourvues d’autonomie, et aux personnes plus jeunes atteintes d’une maladie incurable qui les fait souffrir, qui limite considérablement leur liberté, qui les rend très dépendants des autres, et qui fait d’eux la chose du système hospitalier. Parfois convaincus, à tort ou à raison, qu’un grand projet de réduction de la population est en cours, et que les traitements sordides dont ont été l’objet les personnes âgées les plus vulnérables à partir de 2020 s’inscrivent dans ce projet, le suicide assisté, même volontaire, scandalise plusieurs d’entre eux. D’autres craignent que la bureaucratie hospitalière et les professionnels de la santé tuent des personnes vulnérables qui n’ont jamais donné leur consentement au suicide assisté, pour désengorger le système de santé en libérant des lits, et pour éliminer des dépenses inutiles ; et croient qu’il faudrait interdire ou…

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Bons sentiments et tendances totalitaires

Les bons sentiments et les tendances totalitaires sont, pour beaucoup d’entre nous, des choses incompatibles. Selon eux, les Allemands du Troisième Reich auraient adhéré au nazisme parce qu’ils n’avaient pas de bons sentiments et avaient plutôt de mauvais sentiments. C’est pourquoi ils s’imaginent, quand les gouvernements et les médias de masse occidentaux déclarent, à tort ou à raison, que des mouvements politiques ou des groupes d’opposants sont d’extrême-droite, qu’il faut combattre les mauvais sentiments que répandent ces méchantes personnes et les remplacer par de bons sentiments, c’est-à-dire leurs sentiments. Ils ne comprennent pas que les Allemands de l’époque évaluaient positivement les sentiments qu’ils avaient, par exemple à propos de la puissance de l’Allemagne, de l’unification et de la purification de la race allemande et de l’élimination des éléments indésirables, impurs, parasitiques, dégénérés ou traîtres, comme les Juifs, les Slaves, les Tziganes, les homosexuels, les communistes, les socialistes et les démocrates. Ils croient que, quand ils auront réussi à imposer de bons sentiments, c’est-à-dire leurs bons sentiments, à toutes les personnes soupçonnées ou accusées d’être d’extrême-droite ou d’être sceptiques quant à ces sentiments, on en aura enfin fini avec le suprémacisme blanc, le fascisme, le néo-nazisme et tout ce qui s’y…

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Pour la liberté bureaucratique

Pour que l’enseignement et la recherche universitaires soient utiles à la société, les professeurs et les chercheurs doivent bénéficier d’une grande liberté. Ils doivent pouvoir enseigner ce qui leur semble vrai et utile, et faire des recherches sur ce qui leur semble vrai et utile, sans s’inquiéter des désirs de l’administration universitaire, des corporations qui financent les universités ou qui ont des partenariats avec elles, et des gouvernements qui octroient des subventions de recherche, sauf quand ces organisations cherchent à promouvoir l’enseignement et la recherche libres de ce qui est vrai et utile. Malheureusement, les universités, les corporations privées et les gouvernements voient souvent les choses d’un autre œil. Les professeurs et les chercheurs universitaires qui ne jouent pas le jeu, c’est-à-dire qui n’enseignent pas ce qu’on voudrait et qui ne font pas des recherches sur ce qu’on voudrait, ou qui enseignent ce qu’on voudrait qu’ils n’enseignent pas et qui font des recherches sur ce qu’on voudrait taire ou passer sous silence, voient leur carrière académique compromise et risquent de perdre leurs subventions de recherche ou de ne jamais obtenir de subventions. Ils s’exposent même à des sanctions disciplinaires (suspension sans solde et congédiement) si leur enseignement et leurs recherches…

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La négativité et la violence de la communication positive et non violente

J’enrage encore à cause de la formation sur le service à la clientèle (billet du 30 mars 2023) qu’on m’a imposée au travail, alors que je ne suis pourtant jamais en contact avec les clients de l’entreprise pour laquelle je travaille. C’est qu’il suffirait de faire quelque chose pour quelqu’un, quel qu’il soit, pour faire du service à la clientèle. Le service à la clientèle deviendrait alors le paradigme universel dans lequel devraient s’inscrire toutes les relations humaines. Il aurait même des applications dans les familles, dans les couples et entre amis. Ce qui me dégoûte encore plus, c’est la grande entreprise de domestication des employés (billet du 4 avril 2023) dans laquelle cela s’inscrit. Et puisque nous sommes presque tous des employés, puisque les autres conditions professionnelles sont de plus en plus assimilées à la condition d’employés, c’est presque tout le monde qu’on domestique. Étant donné la place importante que le travail occupe dans nos vies, ce sont les individus tout entiers qu’on transforme en chats ou en chiens d’appartement, qui donnent gentiment la patte à leurs maîtres (les employeurs, les dirigeants politiques et bureaucratiques, les médecins, les experts, etc.) qui contrôlent de plus en plus tout ce qu’ils…

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Transposition des techniques de manipulation sanitaires dans le domaine de la sécurité

Pour les gouvernements occidentaux, tous les prétextes sont bons pour accroître la surveillance et le contrôle des citoyens. Nous l’avons bien vu avec les mesures soi-disant sanitaires mises en place au printemps 2020, auxquelles on a en grande partie mis fin deux ans plus tard, mais qu’on pourrait réactiver sous une forme plus ou moins abusive, puisque les organisations de santé publique internationales et nationales n’ont toujours pas déclaré la fin de la fameuse pandémie et ne daignent pas nous dire ce qu’il faudrait pour qu’on puisse enfin considérer qu’elle est terminée, puisqu’elles peuvent annoncer l’apparition d’un nouveau variant préoccupant pour essayer de nous reconfiner, de nous obliger à nouveau à porter un masque dans les lieux publics et de réimposer l’usage du passeport vaccinal. Ces mesures soi-disant sanitaires sont un prolongement des mesures sécuritaires imposées à la suite des attentats du World Trade Center en 2001, lesquelles ont depuis proliféré, chaque attentat ou chaque massacre qu’on n’a pas réussi à empêcher grâce aux dispositifs sécuritaires déjà en place étant une opportunité pour imposer plus de dispositifs de la même espèce. Dans le cas des mesures soi-disant sanitaires, chaque nouvelle « vague » et même la crainte d’une nouvelle « vague » ont servi…

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Les soi-disant bonnes causes en tant que danger pour nos droits et nos libertés

Nous pourrions croire que les bonnes causes, simplement parce qu’elles sont de bonnes causes, ne risquent pas d’empiéter sur nos droits et sur nos libertés, sans quoi elles ne seraient pas de bonnes causes. Mais pour autant qu’on y pense un peu, on a tôt fait d’observer un glissement : les limites imposées à nos droits et à nos libertés à cause de ces bonnes causes devraient, nous dit-on, être considérées comme légitimes et même comme insignifiantes en raison des biens que ces bonnes causes devraient nous permettre d’obtenir ou des maux qu’elles devraient nous permettre d’éviter. Si bien que nos droits et nos libertés devraient, en certaines circonstances, être même suspendus ou abolis au nom de ces bonnes causes. Ce n’est pas exagéré de dire que, pour les défenseurs sincères ou hypocrites des bonnes causes, une cause est bonne à proportion de l’étendue et de la radicalité des limites imposée à nos droits et à nos libertés ou de l’étendue et de la radicalité de leur suspension. La différence entre ces défenseurs sincères et hypocrites, c’est que, pour les premiers, c’est parce qu’une cause serait plus ou moins bonne qu’il faudrait consentir à un sacrifice plus ou moins grand…

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La domestication « nouveau genre » des employés

Le monde du travail est entré dans une nouvelle ère. L’époque à laquelle il suffisait de nous rendre au travail pour exécuter les tâches attendues de nous est révolue. Dans de nombreux milieux de travail, dans le secteur privé comme dans le secteur public, pour des emplois qualifiés comme pour des emplois non qualifiés, nous ne sommes plus seulement traités froidement comme les rouages d’une machine complexe, ou comme des animaux bien dressés dont on utilise la force de travail physique ou intellectuelle. Dorénavant, être un travailleur salarié, ce n’est plus simplement être exploité par son employeur, c’est faire partie d’une communauté ou d’une grande famille, c’est adhérer aux valeurs de l’entreprise ou de l’organisation, c’est avoir de bons sentiments pour ses collègues et ses supérieurs, c’est participer à des rites collectifs pour renforcer les liens entre les employés et entre les employés et la direction, c’est l’obligation de s’aimer les uns et les autres et d’être polis jusqu’au fond du cœur, c’est être fier d’appartenir à telle entreprise ou à telle organisation, c’est être présent sur les médias sociaux de cette entreprise ou de cette organisation, c’est adopter les saines habitudes de vie promues par l’employeur, c’est veiller à…

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Les causes non technologiques des fraudes et de l’usurpation d’identité (suite)

Dans mon billet du 1er avril 2023, j’ai montré que les fraudes et l’usurpation d’identité dont on prétend nous protéger grâce à une amélioration de la cybersécurité sont en réalité causées par le fait que nous nous appauvrissons de plus en plus, et que nous avons recours au crédit pour subvenir à nos besoins élémentaires, pour essayer de faire notre chemin sur le marché du travail ou en tant que petit entrepreneur, pour acheter ce qu’on nous vend grâce à la publicité et pour avoir le même train de vie que les personnes qui appartiennent à la même classe socio-économique que nous. Si nous n’avions pas à avoir une ou plusieurs cartes de crédit et à contracter des prêts pour toutes sortes de raisons, si les institutions financières n’en profitaient pas pour nous saigner pendant des années, des décennies ou toute notre vie, si l’économie occidentale ne dépendait grandement du recours massif au crédit, les demandes de crédit seraient moins fréquentes, le crédit serait moins accessible et les fraudes et l’usurpation d’identité seraient plus rares. Une autre cause non technologique des fraudes et de l’usurpation d’identité, c’est la transformation de la manière dont les services financiers sont offerts depuis les…

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Les causes non technologiques des fraudes et de l’usurpation d’identité

L’augmentation de la fréquence des fraudes et de l’usurpation d’identité est généralement considérée comme un problème de sécurité des technologies utilisées et des moyens d’authentification des personnes, ainsi que des bonnes pratiques de cybersécurité chez les employés et les clients des institutions financières. Si les chances que nous soyons victimes d’un « cybercrime » augmentent, c’est qu’il y aurait des failles de sécurité récurrentes dans les systèmes informatiques utilisés par les institutions financières et dans les systèmes d’exploitation et les logiciels installés sur les ordinateurs et les téléphones mobiles de leurs clients ; c’est que les identifiants, les mots de passe et l’authentification à double facteur ne seraient pas suffisantes pour identifier les personnes ; c’est que les employés et les clients des institutions financières ignoreraient les règles de cybersécurité les plus élémentaires. Ce qui revient à nous dire que si les failles de sécurité devenaient moins fréquentes et étaient repérées et corrigées plus rapidement, que si les moyens d’identification et de surveillance des activités anormales étaient améliorés, que si les institutions financières imposaient à leurs clients et à leurs employés l’utilisation d’une identité numérique avec authentification biométrique pour accéder aux services financiers en ligne ou à leurs systèmes informatiques, et que si ces…

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La vanité des humbles

Je sais depuis longtemps que je vis dans une société composée principalement de vers de terre. Malgré des années de cohabitation forcée, je n’arrive pas à m’habituer à l’existence de ces invertébrés, qui provoquent chez moi une répugnance viscérale. J’ai beau me dire qu’ils ne méritent pas que je me fâche contre eux et qu’il vaut mieux que je rie simplement d’eux, cela finit tôt ou tard par se produire. Mon employeur m’a infligé dernièrement, en compagnie de mes collègues, une longue formation sur le service à la clientèle. Pourtant, nous n’entrons jamais en contact avec les clients de l’entreprise pour laquelle nous travaillons. Nous faisons plutôt du soutien informatique de base pour d’autres employés de la même entreprise, et certains de mes collègues développent ou modifient des logiciels à la demande d’autres employés ou en collaboration avec eux. Nous n’avons donc pas une clientèle à servir. Nous soutenons tout au plus les utilisateurs des logiciels qui sont sous notre responsabilité, et nous travaillons en collaboration avec eux pour les configurer correctement, et parfois pour les améliorer ou faire une mise à niveau. Toutefois, les administrateurs se sont mis dans la tête que le seul fait de faire quelque chose…

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La culpabilité de la nature, des méchants et de l’humanité quant aux macroagressions

Il arrive assez souvent, quand nous essayons d’expliquer les causes d’un phénomène social ou moral, que nous nous imaginions pouvoir faire le tour du problème grâce à une seule piste d’analyse. Même quand nous ne prétendons pas avoir tout dit ce qui pourrait être dit sur cette question, nous voulons parfois dire par là que nous ne sommes pas allés jusqu’au bout de cette piste. Il arrive plus rarement que nous reconnaissions qu’il y a d’autres pistes d’analyses et que les causes d’un phénomène social ou moral sont multiples et complexes, et encore plus rarement que les mêmes personnes explorent elles-mêmes ces autres pistes d’analyse et ne se contentent pas de reconnaître leur existence. C’est pour explorer une autre piste de réflexion, parmi d’autres possibles, que je reviens rapidement sur le billet que j’ai écrit hier. L’hypersensibilité aux microagressions, que j’ai analysée dans mon billet du 25 mars 2023, ne suffit pas à expliquer l’insensibilité de beaucoup de nos concitoyens aux macroagressions commises par les gouvernements, les organisations supranationales, les institutions financières et les grandes corporations. Une autre cause de cette insensibilité, c’est la croyance en la culpabilité de la nature, des méchants et de l’humanité quant à ces macroagressions,…

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Hypersensibilité aux microagressions et insensibilité aux macroagressions

C’est dorénavant la mode, surtout quand on appartient à un groupe victimisé, de se plaindre de microagressions ; et quand on n’appartient pas à un groupe victimisé, de se faire le défenseur des victimes de microagressions. Les clichés, les expressions jugées dénigrantes et les comportements perçues comme irrespectueux, quand ils concernent les Noirs, les Autochtones, les Asiatiques, les Latinos, les Arabes, les Juifs, les femmes, les homosexuels, les lesbiennes, les bisexuels et les transsexuels, par exemple, sont souvent considérés comme des microagressions. Celui qui ose employer le terme « nègre », ou qui emploie des expressions comme « travailler comme un nègre » ou « parler le petit nègre », ou qui plaisante un Noir sur la taille présumée de son membre viril, est par conséquent un microagresseur. Même chose pour quelqu’un qui se déguiserait en Amérindien pour l’Halloween, avec des mocassins, des plumes, un arc et un carquois. Même chose pour celui qui aurait l’idée d’ouvrir ou de tenir une porte à une féministe d’une certaine espèce, qui en conclurait qu’on pense qu’elle n’est pas capable d’ouvrir la porte elle-même. Même chose pour un homme qui se montrerait trop insistant dans la cour qu’il lui ferait, qui oserait la toucher du bout des doigts ou, encore…

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Des révélations sur la Chine qui tombent à point

Vraiment, les révélations sur les ingérences présumées de la Chine dans les élections fédérales canadiennes de 2021 tombent à point. Juste au moment où l’administration américaine et la plupart des gouvernements occidentaux se scandalisaient du rapprochement de la Chine et de la Russie, juste au moment où des ballons d’espionnage chinois et d’autres objets volants non identifiés auraient survolé le territoire américain et canadien et auraient été abattus par l’aviation américaine, juste au moment où on s’apprêtait à menacer la Chine si elle osait fournir des armes à la Russie, voilà qu’un rapport secret du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS) fait surface dans les médias, qui décrirait de quelle manière le gouvernement chinois serait intervenu pour faire élire des députés libéraux, au détriment de députés conservateurs, les seconds défendant généralement une ligne plus dure vis-à-vis de la Chine. Comme c’est commode ! Ce n’est pas nouveau : de semblables allégations – vraies ou fausses, fondées ou non – circulent depuis quelques années à propos des élections fédérales canadiennes de 2019 et de 2022. Ce qui est nouveau, par contre, c’est l’importance plus grande que les médias de masse canadiens et étrangers accordent à cette histoire, dans un contexte…

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Guerre de l’information et guerre morale

Les journalistes, les scientifiques et les intellectuels dissidents déclarent souvent qu’ils luttent contre la désinformation et qu’ils participent à une grande opération de réinformation, dans le cadre d’une guerre de l’information, qu’il soit question de la pandémie, de la guerre, des changements climatiques, de la surveillance de masse et du contrôle social. Si beaucoup de nos concitoyens acceptent de se faire confiner, museler, injecter des substances dangereuses, appauvrir, entraîner dans une guerre mondiale, sermonner à propos de leur consommation d’essence, de gaz naturel, d’électricité et de viande, et de se soumettre à une discipline hospitalière et carcérale, c’est que la propagande gouvernementale et médiatique les exposent à des informations fausses et trompeuses. Si ces personnes étaient au contraire bien informées, si elles ne prenaient pas des mensonges pour la vérité, beaucoup d’entre elles n’obéiraient plus à ceux qui sont en train de les assujettir progressivement, ne collaboraient plus avec eux, et parfois même leur résisteraient. Dans cette perspective, l’accès à une information équilibrée et raisonnée et la connaissance des faits ou de la vérité devraient ouvrir les yeux des personnes mal informées, trompées ou endoctrinées, et contribuer à les faire agir de manière plus raisonnable et plus autonome. Et quand…

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Les risques de la centralisation de l’identité numérique et des services publics et privés

Je ne veux pas revenir ici sur l’idée qu’il serait possible, pour le gouvernement fédéral canadien ou le gouvernement provincial québécois, d’utiliser l’identité numérique et tous les services publics et privés qui y seraient liés pour l’écraser un mouvement d’opposition citoyenne ou de cibler individuellement des opposants politiques jugés trop populaires. Nous avons vu ce dont est capable le gouvernement fédéral quand il a bloqué les comptes bancaires et les cartes de crédit des personnes qui ont participé ou qui ont soutenu financièrement le « Freedom Convoy » au début de l’année 2022 et les conclusions de la commission chargée de déterminer si le recours à la Loi sur les mesures d’urgence était légitime ou non. Il est à craindre que le gouvernement provincial, s’il était dans la même situation, en ferait autant, ou demanderait au gouvernement fédéral d’en faire autant. Mais avec l’identité numérique, ce serait encore plus facile : on pourrait identifier facilement les personnes qui participent ou qui soutiennent les manifestations ou les mouvements d’occupation, et on pourrait tout bloquer en quelques clics, au lieu d’avoir à demander aux institutions financières, puisqu’en bloquant l’identité numérique de ces personnes, plus moyens de faire des transactions financières, et aussi bien d’autres choses,…

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La ségrégation des personnes vulnérables : une mesure inefficace, nuisible et aberrante

Ce n’est pas une découverte que la ségrégation des personnes considérées plus vulnérables, quand il y a une épidémie, est une mesure inefficace et même nuisible. C’est pourquoi de telles mesures, qui visent à la fois ces personnes et aussi celles qui sont bien portantes, ne faisaient pas partie des plans à mettre en application en cas d’épidémie avant l’arrivée du méchant virus en 2020. Ceux qui connaissent ces plans et qui entendent quelque chose à l’épidémiologie le disent depuis trois ans. Les autres, comme moi, qui ont refusé d’arrêter d’utiliser leur esprit critique ont depuis aussi longtemps ou presque l’impression que ça ne va pas du tout, et la mortalité excédentaire qui a suivi l’annonce du premier confinement et l’application de mesures soi-disant sanitaires dans les centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) et dans les résidences privées de personnes âgées semble leur donner raison, bien que les autorités politiques et sanitaires s’efforcent de justifier le confinement et les autres mesures grâce à ces décès qui les justifieraient et qui seraient en grande partie causées par ce confinement et ces mesures. L’article de Joseph Hickey et de Denis Rancourt (« Predictions from standard epidemiological models of consequences of…

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Vers une fête nationale de la COVID

Le 11 mars (date de déclaration de la pandémie par l’Organisation mondiale de la Santé), nous avons eu droit, au Canada et au Québec, à une journée de commémoration des victimes présumées de la COVID, afin de ne jamais les oublier. Comme en 2021 et en 2022. Nous pouvons nous demander si cette commémoration aura aussi lieu en 2024 et en 2025, pour enfin devenir une sorte de fête des morts présumés de la COVID. En 2021, nous avons eu droit à une proclamation de la Reine : « Attendu que le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la Santé a qualifié de pandémie mondiale l’épidémie de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19); Attendu que tous les Canadiens ont uni leurs efforts et ont fait preuve de courage pour prendre des mesures communes et lutter contre cette pandémie; Attendu que les Canadiens reconnaissent et apprécient profondément la force et le dévouement dont font preuve les travailleurs de la santé et les travailleurs essentiels qui œuvrent sans relâche en première ligne; Attendu que, dans l’espoir de garder leur famille, leurs amis et leurs voisins en santé, les Canadiens ont dû faire des sacrifices incommensurables dans leur façon de vivre et de…

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Opération Warp Speed pour la formation des professionnels de la santé en Ontario

Le gouvernement ontarien a annoncé dernièrement son intention d’accélérer la formation des professionnels de la santé dans l’espoir de remédier à la pénurie de personnel dans le réseau public de santé et au surmenage qui y sévit. Alors que le problème existe en Ontario depuis des années ou même des décennies (comme au Québec et probablement dans d’autres provinces canadiennes) et que le gouvernement n’a pris aucune mesure sérieuse pour remédier à la situation, et a vraisemblablement adopté des politiques de santé qui ont aggravé la situation, voilà que les politiciens et les bureaucrates se décident, mais en faisant une autre proposition qui, vraisemblablement, continuera de détruire le réseau public de santé, car on ne peut pas accélérer la formation des professionnels de la santé comme on accélère la production de boîtes de conserve, en accélérant la chaîne de production. Ou, si cela s’avérait possible, cela aurait de graves conséquences sur la compétence et les connaissances des nouveaux professionnels de la santé. C’est pourquoi le Dr Byram Bridle, qui a réagi rapidement à cette annonce dans un article intitulé « Warp Speed Training of Medical Professionals », a décidé de comparer cette politique éducative accélérée au programme Warp Speed du…

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Incompatibilité radicale de la confiance et de la protection des données et de l’identité

L’important vol de données personnelles et confidentielles qui a eu lieu au siège social des Caisses populaires Desjardins en 2019 devrait nous avoir appris que la confiance fait mauvais ménage avec la protection de nos données. Les données des clients de Desjardins n’étaient pas en sécurité parce qu’ils ont fait confiance à Desjardins pour collecter et pour protéger toutes sortes de données servant à les identifier et à documenter leurs habitudes financières. Elles étaient encore moins en sécurité parce que Desjardins, qui faisait confiance aux employés qui avaient accès à cette base de données, n’a pas pris les précautions nécessaires pour repérer rapidement ceux d’entre eux qui essaieraient de voler ces données et de les revendre sur le marché noir. C’est à cause de ce manque méfiance que les données de millions de clients de Desjardins ont été volées, circulent depuis sur le Dark Web et sont utilisées pour usurper leur identité, notamment afin de contracter des prêts et faire des achats en se faisant passer pour eux. Une des premières choses que Desjardins a fait pour rassurer ses clients, c’est de les inviter à s’inscrire chez Equifax, une société d’évaluation de la cote de crédit, pour recevoir des notifications…

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Perspective des prêtres et des magiciens sur les maladies et les phénomènes météorologiques

Depuis les temps les plus reculés, le pouvoir et la position sociale des prêtres et des magiciens dépend considérablement de leur capacité présumée à connaître les causes des maux et des calamités qui s’abattent sur les hommes ou qui les menacent et à agir sur ces causes. Si les maladies, les épidémies, les tempêtes, les déluges, les sécheresses et les famines n’existaient pas, s’ils ne faisaient pas souffrir et mourir les hommes et s’ils ne provoquaient pas un fort sentiment d’insécurité, ces personnes n’auraient pas pu acquérir autant de pouvoir et d’influence sur les autres hommes, et n’auraient pas pu constituer des organisations qui gardent jalousement leurs secrets et qui s’entourent de mystère. Car les prêtres et les autres personnages du même acabit profitent la peur et de l’ignorance des hommes, et ils ont intérêt à leur cacher les trucs du métier. En effet, si les hommes connaissaient les causes naturelles de la sécheresse qui détruit leurs récoltes et qui les affame, si les prêtres ne leur faisaient pas croire que c’est là l’action ou l’absence d’action d’une divinité qu’il faut apaiser ou se concilier par des cérémonies, des processions, des sacrifices, des privations et des mortifications, si les magiciens…

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Perspective profane sur les gaz à effet de serre et les changements climatiques

Je veux faire ici le même exercice que j’ai fait dans mon billet du 3 décembre 2022, mais cette fois-ci sur les gaz à effet de serre et les changements climatiques, au lieu des virus. Depuis plusieurs années, les experts des changements climatiques, les militants écologistes, les médias de masse, les politiciens et certaines organisations supranationales en ont tellement fait qu’il est bien connu, pour nous qui nous opposons aux tendances autoritaires et totalitaires qui se renforcent actuellement, que plusieurs scientifiques remettent en doute la réalité du réchauffement climatique et affirment que les changements climatiques sont cycliques, qu’on exagère l’importance des changements qui seraient en train de se produire, et qu’on surestime le rôle que joueraient les actions humaines dans ces changements, principalement à cause des émissions de gaz à effet de serre, entre autres liées à l’utilisation des énergies fossiles et à la production et à la consommation de viande. Je suis content que ces scientifiques se fassent entendre par la publication d’articles scientifiques et de rapports de recherche, et qu’ils essaient aussi de vulgariser la démarche utilisée et les résultats obtenus pour nous faire comprendre, à nous qui ne sommes pas des scientifiques, à quel point ce que…

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L’emprise des religions sur les écoles

De la même manière que les religions traditionnelles et dogmatiques imposent à leurs fidèles des règlements alimentaires plus ou moins pointilleux et contraignants (voir le billet de 26 février 2023), afin d’exercer un contrôle sur eux dans leurs activités quotidiennes et dans leurs besoins essentiels, elles exercent souvent une forte influence sur la manière d’enseigner et la matière enseignée partout où elles sont encore vigoureuses et ne sont pas en train d’agoniser ou d’être délogées par des religions concurrentes, anciennes ou nouvelles. Quand les autorités religieuses sont au sommet de leur puissance et quand elles sont associées aux autorités politiques ou détiennent elles-mêmes le pouvoir politique, presque tous les aspects de la vie dans les institutions éducatives sont prises en charge par elles. Dans les écoles où sont éduqués les enfants et les adolescents, les autorités religieuses leur inculquent les dogmes et les attitudes morales et intellectuelles attendues des bons croyants, par exemple la passivité, l’humilité, l’obéissance, la docilité, le respect des autorités, la foi, la peur de Dieu ou du Diable, la résignation et l’admiration des grands mystères incompréhensibles. Dans les écoles où ce sont les jeunes adultes qui sont éduqués, ces autorités consolident leur emprise sur les jeunes…

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Réglementation alimentaire, religions et contrôle social

Les religions traditionnelles comportent souvent des obligations et des interdictions alimentaires, même si elles peuvent changer d’une religion à l’autre. Les bons catholiques devaient, dans le passé, manger maigre le vendredi et ne pas manger de viande pendant le Carême. Pendant le Ramadan, les bons musulmans devraient s’abstenir de manger de la nourriture, voire de boire de l’eau, du lever du soleil jusqu’au coucher du soleil. Les bons juifs devraient seulement manger des aliments cacher et les bons musulmans devraient seulement manger des aliments halal, ce qui implique des restrictions portant sur les aliments eux-mêmes, sur la manière de les produire et de les préparer et parfois même sur les personnes qui les produisent et les préparent, ce qui implique la mise en place d’un système de certification et l’existence de commerces d’alimentation spécialisés, par exemple des supermarchés cacher ou des boucheries halal. Les bons hindous ne devraient pas manger de viande de bœuf, et devraient manger le moins de viande possible ou même pratiquer le végétarisme. Les bons musulmans ne devraient pas boire d’alcool. Les bons mormons ne devraient pas boire d’alcool, de thé et de café. Je pourrais continuer encore longtemps à énumérer les interdictions et les obligations…

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Deux conceptions de la trahison et de la politique

La manière dont on conçoit la trahison est grandement déterminée par le contexte dans lequel on se trouve. Dans un contexte où les intérêts ou les désirs d’une personne ou d’un groupe de personnes ne sont pas reconnus par une convention explicite ou implicite, on ne saurait raisonnablement accuser quelqu’un de trahison parce qu’il ne tient pas compte de ces intérêts ou de ces désirs. Il serait aberrant d’accuser de trahison un roi, surtout quand on croit qu’il tient son pouvoir de Dieu, parce qu’il ne tient pas compte des intérêts ou des désirs de ses sujets, ou qu’il les foule aux pieds. On peut certes dire qu’un tel roi est un mauvais roi, et aussi qu’il méconnaît son intérêt, puisqu’il tire en partie son prestige, sa puissance et sa richesse de ses sujets. En les écrasant et en les traitant comme des choses dont il pourrait librement disposer, il les prive des moyens de contribuer à son prestige, à sa puissance et à sa richesse, et les incite à lui manquer de loyauté et, tôt ou tard, à se révolter. Mais on ne saurait pas alors parler d’une trahison du roi à l’égard de ses sujets. En fait, la…

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Pro-canadien et non pro-russe

Par les temps qui courent, il en faut bien peu pour se faire accuser d’être pro-russe par les dirigeants politiques, par les journalistes et par les experts généreusement financés pour lutter contre la mésinformation et la désinformation, c’est-à-dire contre tout ce qui n’est pas conforme à ce qu’on veut faire passer, à tel moment, pour la vérité. Même si je comprends les raisons qui ont poussé l’armée russe à intervenir en Russie ; même si je considère que les gouvernements ukrainiens, américains et occidentaux ont saboté les négociations avec la Russie et les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk et sont donc en grande partie responsables de la guerre en Ukraine ; même si je suis content que l’armée russe élimine les combattants néo-nazis qui, depuis 2014, bombardent les civils russophones de l’Est de l’Ukraine, terrorisent la population des territoires qu’ils contrôlent et torturent leurs prisonniers ; même si je pense que les gouvernements occidentaux ne devraient pas financer, armer et entraîner l’armée ukrainienne, et envoyer ouvertement ou subrepticement des militaires en Ukraine ; même si je me dis que c’est tant mieux si les pays occidentaux ne peuvent pas rivaliser avec la Russie quant à la production d’armement,…

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Manque d’imagination chez les gens normaux, les résistants et les oligarques

Les gens normaux – les « normies », comme on dit en anglais » – souffrent d’un grave manque d’imagination. Non seulement ils ont de la difficulté à concevoir concrètement que le monde dans lequel nous vivons connaît des transformations dramatiques, mais ils ont aussi beaucoup de difficulté à les reconnaître pour ce qu’elles sont même quand elles se produisent ou après qu’elles se sont produites. Ils ne voient pas et ne veulent pas voir plus loin que le bout de leur nez, et ils ne perçoivent du monde que ce que les autorités, les experts reconnus et les journalistes à l’emploi des grands médias leur décrivent comme étant la réalité. S’il est vrai qu’ils manquent de réalisme, ce n’est pas par excès ou dérèglement de l’imagination, mais en raison d’une importante carence en imagination. Ce ne sont pas eux qui s’imaginent des choses, ce sont leurs maîtres à penser qui imaginent des choses pour eux. Leur esprit est tellement passif que, quand la « réalité » imposée dogmatiquement par ces maîtres est remise en question par quelques rayons de lumière qui finissent par s’infiltrer, ils ne voient rien d’autre que ce qui se présente immédiatement à eux, sont incapables de faire des liens, n’envisagent…

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Doutes sur les communautés comme structures de résistance

À cause des mesures soi-disant sanitaires qui pourraient de nouveau s’abattre sur nous, de l’inflation qui pourrait s’aggraver, des politiques écologiques autoritaires et souvent incompatibles avec notre bien-être et notre liberté et de l’intolérance des entreprises et des institutions gouvernementales, supranationales et financières à l’opposition en actes et en paroles, les appels à s’organiser sont de plus en plus fréquents et pressants au sein de la résistance, afin de ne pas être privés de nos moyens de subsistance et de ne pas être obligés d’accepter la servitude qu’on nous impose peu à peu. Plusieurs insistent sur l’importance de constituer des communautés et de ne pas rester isolés. C’est par exemple le cas de James Corbett qui, dans une vidéo « Building Community » de la série « Solutions Watch », cherche à nous faire comprendre que les meilleures idées – par exemple un système économique parallèle très ingénieux – ne servent à rien quand elles ne s’appuient pas sur une communauté décidée à les mettre en pratique. J’apprécie l’honnêteté et le réalisme de James Corbett, qui ne cache pas à ses auditeurs qu’il est très difficile de constituer des communautés de résistants et que ces tentatives échouent très souvent, soit que…

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Lutte interminable contre les changements climatiques et une pléthore d’autres maux

Ce qui me frappe quand j’écoute les politiciens, les militants écologistes, les journalistes et les oligarques qui s’investissent ou qui investissent dans la lutte contre les changements climatiques, c’est que les objectifs de cette lutte ne sont pas précisément ou même approximativement définis. Le climat a toujours changé, même avant l’apparition de l’espèce humaine ; et il continuera toujours de changer, même après la disparition de l’espèce humaine. Si on ne nous dit pas avec une certaine précision quel est le point de référence à partir duquel les changements climatiques sont évalués, quelles sont les raisons de choisir ce point de référence et pas un autre, et en quoi consisterait une période de relative stabilité climatique qui ferait que la situation pourrait être considérée de nouveau sous contrôle, alors tout peut être considéré comme des changements climatiques contre lesquels il nous faudrait absolument lutter, que ces changements se produisent ou semblent se produire maintenant, ou qu’on les annonce dans un futur rapproché ou lointain. Malgré les modélisations mathématiques sur lesquelles ils prétendent s’appuyer, ce sont des précisions et des raisons que les pourfendeurs des changements climatiques refusent généralement de nous donner. Dans leur perspective, les changements climatiques étant omniprésents et…

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Diverses formes de contre-propagande (1)

La propagande à laquelle nous avons été exposés depuis notre enfance s’étant dangereusement intensifiée depuis trois ans et ne semblant pas devoir s’arrêter de sitôt, nous sommes beaucoup à faire régulièrement de la contre-propagande, en nous adressant à un public assez étendu ou seulement à notre entourage. Mais il arrive assez rarement que nous discutions de ce que nous faisons en nous opposant à la propagande. La contre-propagande peut prendre différentes formes, lesquelles ont leurs avantages et leurs inconvénients, s’adressent à un public différent, et peuvent être utilisées plus efficacement dans certains contextes que d’autres. J’entends par là le fait d’exposer aux personnes endoctrinées des informations et des arguments incompatibles avec la propagande dominante. Il s’agit d’essayer de leur montrer qu’on peut voir les choses autrement, que ce qu’on présente comme des vérités établies est à tout le moins discutable, que souvent elles ne résistent pas à un examen critique, que d’autres positions sont plus vraisemblables, et que cette propagande a de nombreux effets nuisibles. Cette propagande peut avoir une certaine efficacité avec des personnes réfléchies qui, même si elles ne sont pas en rupture avec la propagande, sont prêtes à examiner la situation de manière réfléchie. On l’aura deviné,…

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Les structures parallèles comme moyens de résistance

Nous entendons parfois parler, dans la dissidence, de l’importance de créer des structures parallèles afin de dépendre le moins possible des gouvernements occidentaux et des grandes corporations auxquels ils sont alliés, de réduire les conséquences des mesures qu’ils pourraient prendre contre la population en général et plus particulièrement contre les résistants, et de se donner les moyens de persister dans la résistance. Nous avons vu, au cours des dernières années, jusqu’où sont prêtes à aller les autorités politiques et bureaucratiques occidentales : confinement de toute la population ou seulement des récalcitrants, subordination de la science, de la médecine et de la presse à ces autorités, suspension ou congédiement des professionnels de la santé et des fonctionnaires non vaccinés ou protestataires, refus de certaines interventions médicales pour les malades non vaccinés, destruction de l’économie et du niveau de vie sous prétexte de lutte contre le méchant virus, les méchants russes ou les méchants changements climatiques, transformation des écoles en camps d’endoctrinement et de dressage, gel des comptes bancaires et des cartes de crédit des opposants, etc. Si nous ne nous prenons pas en mains rapidement, les gouvernements occidentaux et les élites économiques nationales et supranationales nous tiendront à la gorge. Il…

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Le rôle des écoles dans la résistance à l’autoritarisme gouvernemental et aux tendances totalitaires

Étant donné le dressage sanitaire des enfants, des adolescents et du personnel enseignant et non enseignant qui a eu lieu dans les écoles en 2020, en 2021 et en 2022, il peut sembler irréaliste et même absurde d’essayer de faire des écoles des lieux où on résisterait à l’autoritarisme et aux tendances totalitaires du gouvernement, et où on cultiverait les capacités de résistance des enfants et des adolescents. En effet, il y a peu d’endroits où la discipline sanitaire – la désinfection compulsive des mains, le dépistage et l’isolement préventif, la distanciation sociale, le port du masque, les « bulles-classes » et la promotion des fameux vaccins – a été appliquée avec autant de rigueur que dans les écoles. Cela s’explique par le fait que, comme les hôpitaux, ces établissements sont directement sous l’autorité du gouvernement, et que les administrateurs scolaires et les enseignants sont dans l’obligation d’appliquer ces règles, sous peine d’être sanctionnées par le gouvernement. Beaucoup ne se font d’ailleurs par priés et sont des collaborateurs zélés. Et cela ne s’applique pas seulement à l’idéologie sanitaire, mais aussi à l’idéologie climatique et à l’idéologie « woke » qui ont été intégrées, sous une forme plus ou moins dogmatique, aux programmes éducatifs en…

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Les limites du rôle de la famille dans la résistance à l’autoritarisme gouvernemental et aux tendances totalitaires

Pour beaucoup d’opposants à l’idéologie sanitaire qui s’est manifestée ouvertement à partir de 2020, la famille est une valeur importante. Elle serait même une force de résistance contre l’ingérence et les abus de pouvoir des autorités politiques et sanitaires. Car une des choses qui scandalisent le plus ces opposants, c’est que ces autorités prétendent mieux savoir que les parents ce qui est bon pour leurs enfants. Et ce qu’ils craignent le plus, c’est que ces autorités profitent des opportunités que procure l’éducation publique pour administrer à ces derniers des injections expérimentales. Certains sont même allés jusqu’à retirer leurs enfants des écoles et à les éduquer eux-mêmes à la maison pour les protéger du dressage sanitaire, grâce à la désinfection compulsive des mains, le dépistage préventif, la distanciation sociale, le port du masque et les « bulles-classes ». C’est effectivement ce que pouvaient faire de mieux ces parents dans ce contexte. Je les en félicite. Cependant, nous aurions tort de croire que les familles sont en elles-mêmes des structures de résistance contre l’autoritarisme gouvernemental, surtout quand il a des tendances totalitaires. C’est un lieu commun de la critique du totalitarisme de reprocher à ce dernier de retirer les enfants à leurs…

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Deux attitudes observées chez les immigrants

Je travaille principalement avec des immigrants nouvellement arrivés au Québec, ou établis ici depuis tout au plus cinq ans : surtout des Colombiens, des Salvadoriens, des Tunisiens, des Algériens, des Marocains, des Camerounais, des Sénégalais, des Rwandais, des Congolais, des Russes et des Bulgares. En plus de l’indifférence ou de l’ignorance de plusieurs à propos des transformations politiques, sociales et économiques qui se produisent au Canada et au Québec depuis quelques décennies – ce qui est déjà un problème –, j’ai remarqué deux attitudes très différentes. La première consiste à penser qu’il est normal qu’il y ait une minorité de la population qui s’enrichit en exploitant le reste de la population qui s’appauvrit, et aussi que le gouvernement serve les intérêts de cette minorité et utilise les forces policières pour contrôler le reste de la population. Une Colombienne établie au Québec depuis environ deux ans m’a dit qu’elle trouve ça normal et qu’elle ne voit pas ce qui m’indigne dans la situation au Canada ou au Québec. Certes, les inégalités sociales et économiques sont moins grandes ici qu’en Colombie, et le gouvernement est moins ouvertement violent envers le peuple ou les opposants, mais ce n’est pas une raison pour laisser…

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La conception de la démocratie des dirigeants occidentaux

Quand il s’agit de lutter contre des opposants intérieurs ou étrangers, nos dirigeants s’empressent de dire qu’ils défendent la démocratie contre cette opposition, ce qui ferait de leurs adversaires un danger pour la démocratie. Ils espèrent ainsi rallier une partie importante des populations occidentales contre leurs concitoyens, contre des concurrents politiques, ou contre les dirigeants d’autres pays avec lesquels ils ont des rapports conflictuels. Il existe certainement des ennemis de la démocratie, à l’intérieur des pays occidentaux et aussi à l’extérieur. Le problème, c’est que nos dirigeants se contentent de prétendre que ce sont eux les défenseurs de la démocratie, sans se donner la peine de définir une conception rigoureuse de la démocratie, de la soumettre à la discussion et de nous montrer que les institutions politiques dans lesquelles ils évoluent, ainsi que leur manière de gouverner, incarnent cette conception de la démocratie ; et sans nous montrer que leurs opposants ne respectent pas cette conception de la démocratie, ou du moins la respectent moins qu’eux. Ils se font simplement accusateurs, et leurs accusations trouveraient en elles-mêmes leur propre justification ou la trouveraient dans leurs prétentions à être des défenseurs de la démocratie, lesquelles seraient confirmées à leur tour par…

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Le profond sommeil des Canadiens sur la possibilité d’une guerre mondiale

Nous, les Canadiens, n’avons pas connu la guerre sur notre territoire depuis belle lurette. Nous-mêmes, nos parents, nos grands-parents, nos arrière-grands-parents, nos arrière-arrière-grands-parents, et ainsi de suite, ne savons pas ce que c’est que d’avoir la guerre chez nous, d’avoir nos villes assiégées, bombardées, prises et occupées par une armée étrangère. Nous ne savons pas ce que c’est que d’être enrôlés de gré ou de force pour protéger nos demeures, nos proches, nos concitoyens et notre pays d’une invasion. Nous ne savons ce que c’est que d’être capturés, blessés, mutilés et tués au combat. Nous ne savons pas ce que c’est que d’être contraints de travailler pour l’envahisseur ou de lui servir de chair à canon contre nos concitoyens ou contre les autres peuples qu’il envahit. Nous ne savons pas ce que c’est que d’être quotidiennement intimidés par les occupants, et parfois même battus, emprisonnés, torturés, jugés sommairement et exécutés. Nous ne savons pas ce que c’est, après la défaite de notre armée, de rejoindre la résistance, de participer à des actes de sabotage, d’organiser des attaques contre l’armée d’occupation, de procurer secrètement des renseignements aux armées alliées et de lutter clandestinement contre la propagande de l’occupant. Tout au plus…

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Faisons attention à ce que nous réclamons

Nous voyons régulièrement sur internet des vidéos où des citoyens canadiens en colère attendent Justin Trudeau à des événements publics ou non publics pour réclamer sa démission. Car aux yeux d’une partie importante des Canadiens, il se comporte comme un tyran qui ne supporte d’être critiqué ou contredit, qui n’hésite pas à réprimer les mouvements d’opposition, qui détruit la prospérité économique du Canada et le Canada lui-même, et qui est en train de nous entraîner dans un affrontement de plus en plus direct avec la Russie, en collaboration avec les chefs politiques occidentaux. Même si je suis d’accord avec ceux de mes concitoyens qui trouvent que cet histrion décervelé est indigne d’être premier ministre, je ne crois pas qu’en obtenant sa démission, nous serions au bout de nos soucis. Malgré le fait qu’il est incontestablement d’une incompétence crasse et d’une mauvaise foi peu commune, nous pourrions nous retrouver avec pire que lui, si Trudeau, qui en aurait assez d’être harcelé et qui serait privé du soutien de ses maîtres qui trouveraient qu’il n’est plus en position de leur servir de valet, décidait de se retirer de la politique, ou y était forcé, non sans trouver une porte de sortie pour…

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Pouvoir arbitraire, imprévisibilité et choix de vie

Une des conditions importantes de la liberté, c’est la capacité de faire des choix en connaissance de cause. Autrement dit, pour être libres, nous devons être capables d’évaluer la réalisabilité, les avantages et les inconvénients des choix possibles, ainsi que l’efficacité des différents moyens qui s’offrent à nous. Cela exige une certaine régularité des événements qui se produisent dans le monde où nous vivons. Sans cette régularité, il ne nous serait même pas possible de faire nos choix en fonction des événements imprévisibles qui pourraient se produire. Nous ne savons pas si l’hiver à venir ou déjà en cours sera clément ou rigoureux, si les tempêtes de neige seront fréquentes ou rares, et si le printemps arrivera rapidement ou se fera attendre ; mais nous savons que les saisons se succèdent toujours dans le même ordre, et que l’hiver ne commence pas au mois de juillet dans l’hémisphère nord. Ainsi, nous pouvons décider de faire, à l’occasion des vacances estivales, un voyage en Angleterre, en France, en Espagne, en Italie ou en Grèce, sans qu’elles ne soient gâchées par une vague de froid imprévue et même des tempêtes de neige, mais en pensant déjà à ce que nous voulons faire…

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Modèle d’affaires de l’industrie de la maladie

Même si la santé est officiellement le but visé par les médecins et par l’industrie pharmaceutique, il va de soi qu’elle est beaucoup moins rentable que la maladie. Ah ! que les sociétés pharmaceutiques et les pharmaciens seraient ennuyés si, du jour au lendemain, on trouvait une manière de prévenir ou de guérir les petites ou les grandes maladies que nous avons, non pas en nous gardant sous médication pour le reste de notre vie, mais en rendant superflue la consommation de médicaments. Nous pouvons en dire autant des hôpitaux, de leurs administrateurs et des médecins, qui n’auraient plus l’occasion de s’enrichir en facturant des consultations médicales et des actes médicaux, qui perdraient beaucoup de leur prestige, et qui verraient les gens se libérer de leur emprise. C’est que tout ce beau monde a intérêt à ce que nous continuions d’être malades et de croire que nous sommes malades et que nous pourrions tomber malades ; et à ce que nous soyons mal soignés et même rendus malades par les traitements médicamenteux qu’on nous prescrit pour soigner des maladies réelles ou imaginaires. Il est notoire que l’industrie de la construction fait beaucoup d’argent en construisant, en réparant et reconstruisant constamment…

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La colonisation des peuples occidentaux

Il est convenu de penser et de dire que ce sont les pays occidentaux, depuis environ 500 ans, qui colonisent les autres pays. Presque personne, du moins dans la bonne société, n’envisage sérieusement l’idée que les pays occidentaux pourraient un jour être colonisés, seraient en train de l’être, ou le seraient déjà. Et ceux qui le font ouvertement sont généralement rappelés à l’ordre, au nom de la « rectitude politique ». Malgré tout ce qui va mal dans les pays d’Amérique du Nord et d’Europe, malgré l’appauvrissement et la dégradation des conditions de vie des populations occidentales, malgré l’autoritarisme de plus en plus affiché des gouvernements et des grandes corporations dont les dirigeants qui frayent ensemble, on ne saurait raisonnablement comparer, dit-on, ce qui se passe actuellement avec les effets du colonialisme occidental des derniers siècles et du néo-colonialisme qui lui a succédé. Comment osons-nous, nous qui appartenons aux peuples colonisateurs et privilégiés qui continuent à profiter de la misère et de la servitude des peuples colonisés, nous comparer à ces peuples colonisés ! C’est tout à fait scandaleux ! Surtout quand nous laisserions entendre que ce sont les peuples colonisés qui sont en train de nous coloniser ! Essayons…

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L’OTAN et la Russie de facto en guerre ?

Sauf pour ceux qui n’entendent rien à rien, c’est un secret de Polichinelle que la guerre qui a lieu en Ukraine n’est pas une guerre entre l’Ukraine et la Russie, mais plutôt une guerre entre l’OTAN et la Russie. C’est ce que les Russes disent de plus en plus directement et avec de plus en plus d’insistance, au fur et à mesure que les pays de l’OTAN essaient de détruire l’économie russe grâce à des sanctions, fournissent de l’armement plus sophistiqué à l’armée ukrainienne, et s’impliquent de plus en plus directement et ouvertement dans cette guerre. Par exemple, Sergei Lavrov a dernièrement déclaré à l’agence de presse TASS ceci : « The West has insisted on staying above the fray while saying that there should be no direct conflict between NATO and Russia. This is pure hypocrisy. Member states of the alliance have de facto become a party to the conflict already, with Western private military companies and military instructors fighting alongside the Ukrainians. [...] The Americans have been transferring satellite and other intelligence data to Ukrainian commanders practically in real time while playing a role in planning and conducting military operations. » (« US eyes getting Ukraine into NATO…

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Les grandes corporations comme puissances étrangères

Les gouvernements occidentaux et les médias de masse insistent beaucoup sur l’ingérence des puissances étrangères dans les affaires internes de nos prétendues démocraties, et sur les agents secrets qu’ils enverraient chez nous, que ce soit pour affecter le résultat des élections, pour provoquer des mouvements de protestations, pour fomenter des insurrections ou des coups d’État, ou pour faire de la désinformation, de la propagande, du sabotage, de l’espionnage ou des cyberattaques. Les puissances dont il est alors question sont essentiellement les rivaux, les adversaires ou les ennemis des États-Unis et de leurs vassaux, par exemple la Russie et la Chine. Je ne veux pas parler ici du fait que ces accusations d’ingérence étrangère ou d’espionnage ressemblent souvent à un mauvais numéro de cirque, par exemple les accusations d’ingérence russe dans les élections présidentielles américaines de 2016 et les accusations d’empoisonnement au « Novitchok » d’un ancien espion russe établi en Angleterre (Sergei Skripal) et de sa fille. Je ne veux pas non plus parler du fait que les États-Unis et ses vassaux s’ingèrent dans la politique russe en soutenant des opposants (Alexei Navalny), dans la politique chinoise en appuyant les désirs d’indépendance d’une partie de la classe politique taïwanaise, et dans la…

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On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs

Ce qu’il y a de bien avec les œufs, c’est qu’ils nous procurent des protéines à un coût beaucoup plus abordable que la viande. Quand je terminais mes études il y a une quinzaine d’années et que j’étais fauché au point de devoir faire très attention à l’argent que je dépensais pour me nourrir, je mangeais régulièrement des œufs. Il est vrai que les œufs à la poêle et les œufs à la coque ne sont pas de la grande cuisine, et qu’on finit par en avoir assez. Mais il y a toutes sortes de façons de cuisiner avec des œufs, par exemple en faisant des omelettes aux fines herbes, des crêpes, des œufs farcis et de la frittata. Malheureusement, les choses sont en train de changer. Outre la hausse généralisée du prix de la nourriture principalement due à la hausse du prix de l’énergie en général et de l’électricité en particulier, il y a des pénuries d’œufs dans certains pays occidentaux, par exemple au Royaume-Uni. Les médias attribuent ces pénuries à la grippe aviaire, qui tuerait beaucoup de poules pondeuses ou qui obligerait à tuer des millions de poules infectées ou susceptibles de l’être afin d’empêcher la propagation du…

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L’inaptitude, l’insouciance et l’irresponsabilité de nos gouvernements

Nous recommander encore une fois de porter un masque dans les lieux publics et de ne pas organiser de grands rassemblements pendant la période des fêtes, dans l’espoir d’éviter d’encombrer encore plus les urgences qui débordent déjà, comme cela arrive tous les hivers, étant donné l’état lamentable du système de santé public, la désertion des travailleurs de la santé malmenés et parfois même exploités et l’excroissance bureaucratique qui détourne l’argent, le temps et l’énergie des soins médicaux : c’est comme nous demander d’utiliser le moins possible (surtout avec des véhicules lourds) des routes et des ponts délabrés, ainsi que nous obliger à faire des détours, pour ne pas aggraver la situation et ne pas avoir à réparer ces infrastructures routières publiques ; c’est comme nous demander de travailler encore quelques années avant de prendre notre retraite parce qu’il manquerait de personnel dans certains secteurs importants, et que l’argent pourrait venir à manquer dans les fonds de pension ; c’est comme nous demander de nous rationner afin de ne pas aggraver les problèmes d’approvisionnement et de ne pas provoquer des pénuries alimentaires ; c’est comme nous exhorter à faire moins souvent la lessive, à plutôt aérer nos vêtements à l’extérieur, à arrêter de…

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Le monde à l’envers quant aux données biométriques

Il n’y a pas si longtemps, la collecte des données biométriques était essentiellement l’affaire de la police et des prisons, et concernait presque seulement les criminels, ou encore les accusés et les suspects d’actes criminels. Il s’agissait d’amasser des données sur eux, afin de les identifier plus facilement et de protéger les autres personnes contre les crimes qu’ils pourraient commettre, par exemple des vols, des agressions à main armée, des meurtres ou des attentats terroristes. Les empreintes digitales n’étaient généralement prises qu’après une arrestation ou une condamnation à une peine d’emprisonnement. Personne ou presque n’aurait eu idée de demander ou de donner ses empreintes digitales dans un contexte extra-judiciaire. Et même quand on a commencé, dans les années 2000, à utiliser des clés USB chiffrées dans un contexte professionnel, les employeurs demandaient de manière très formelle aux utilisateurs de consentir à leur fournir leurs empreintes digitales, en s’engageant pour leur part à ne pas utiliser ces données biométriques à d’autres fins, et à ne pas les transmettre à un tiers parti. Même la prise de photographies – qui sont des données biométriques rudimentaires – n’étaient généralement pas prises à l’insu des personnes concernées ou en l’absence de leur consentement. Les…

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La servitude et les peines du travail salarié comme porte d’entrée pour la servitude sanitaire

Je continue ici ma réflexion sur les relations entre le travail salarié et ce que les autorités politiques et sanitaires nous ont fait endurer, avec le consentement d’une partie importante de nos concitoyens, sous prétexte d’urgence sanitaire. Même si nous nous gardons bien de le dire à nos employeurs et parfois aussi à nos collègues, souvent nous n’aimons pas le travail salarié auquel nous devons généralement consacrer cinq jours par semaine, pendant presque toute l’année, pour trente ou quarante ans, jusqu’à ce que nous soyons en mesure de prendre notre retraite, ou jusqu’à ce que nous soyons trop en mauvaise santé pour continuer à travailler. Et même quand nous avons la chance de ne pas détester ce travail, il arrive presque toujours que nous préférerions faire plusieurs autres choses (lire, apprendre une langue, voyager, jardiner, discuter avec des amis dans un café, organiser des festins, suivre des cours de programmation, faire des promenades, etc.) au lieu de travailler, ou à tout le moins que nous aimerions travailler moins pour pouvoir faire ces choses plus souvent. Car c’est toute notre vie qui nous devons organiser pour répondre aux exigences de nos employeurs, afin de réaliser des tâches qui sont souvent en…

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Contrôle des individus grâce à la discipline scolaire, sanitaire et laborieuse

Au nom de la charité chrétienne, l’Église catholique a joué pendant des siècles un rôle important dans la santé et l’éducation. Même quand les hôpitaux et les écoles n’étaient pas directement sous la direction des congrégations religieuses, une partie importante du personnel enseignant et même de l’administration appartenait au clergé. Au Québec, la laïcisation et l’étatisation des hôpitaux et des écoles a commencé très tard, il y a une cinquantaine d’années, et n’a jamais été complétée dans le domaine de l’éducation, puisque des écoles privées liées à une confession religieuse continuent d’exister. Même dans les écoles publiques, des religieux ont continué à assumer des fonctions d’enseignement et d’administration quelques décennies après le début de la Révolution tranquille, surtout dans les petites villes et les petits villages éloignés des centres urbains. Dans le petit village de la Côte-Nord où j’ai passé mon enfance, l’école primaire publique à laquelle je suis allé a eu pour directrice une sœur jusqu’au début des années 1990. En guise de cours de musique, on nous y faisait chanter des cantiques religieux sous la direction musicale de la bonne sœur Gabrielle. En plus des cours d’enseignement religieux pratiquement obligatoires (il n’y avait pas de cours de « morale »…

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Autres pistes de réflexion sur les causes de la pénurie de main-d’œuvre

Je veux ici continuer la réflexion commencée dans mon billet du 3 janvier 2023, en abordant les causes de la pénurie de main-d’œuvre à partir d’un autre point de vue. À mon avis, nous aurions tort d’essayer d’expliquer cette pénurie en nous intéressant seulement à ce qui se passe dans les milieux du travail ou ce qu’on appelle le « marché du travail ». En effet, l’éducation qui est dispensée dans les écoles primaires et secondaires, et aussi dans les collèges et les universités, joue un rôle déterminant dans la formation des comportements et des aptitudes des travailleurs, et ce, qu’elle concerne ou non directement l’acquisition de comportements ou de compétences exigés ou désirés par les employeurs. Commençons par le début, c’est-à-dire avec les écoles primaires et secondaires. À partir des années 1990, les spécialistes de la pédagogie ont peu à peu réussi à s’imposer pour la formation des enseignants et aussi comme enseignants. Au Québec, il est devenu très difficile, voire impossible, de faire carrière dans l’enseignement primaire ou secondaire sans avoir fait un baccalauréat en enseignement ou, de manière exceptionnelle, sans avoir fait une formation complémentaire en pédagogie et obtenue une sorte d’équivalence. Il en résulte que les enseignants ont…

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Sur les bons et les mauvais usages de la thérapie génique

Certaines franges conservatrices des opposants aux mesures soi-disant sanitaires et aux prétendus vaccins considèrent que l’ingénierie génétique qui a permis de produire les fameux vaccins est sacrilège. Pour eux, le fait de modifier le fonctionnement de nos cellules revient à profaner la nature et le corps humain, qui seraient la création de Dieu, ou qui seraient sacrés en eux-mêmes. Une telle attitude peut être qualifiée d’anti-scientifique, ou du moins opposée à l’innovation scientifique, médicale et technologique. Certains de ces opposants sont ouvertement superstitieux, voyant dans ces produits pharmaceutiques une sorte d’invention du diable devant provoquer une véritable hécatombe. Ceux qui nous manipulent et nous gouvernent ouvertement ou en restant dans l’ombre ont tout intérêt à présenter l’attitude de ces personnes comme caractéristique des opposants, et même à les inciter à délirer encore plus, pour discréditer dans leur ensemble les mouvements de résistance. Il se peut même que certains soient en réalité des propagandistes qui nous jouent la comédie et qui cherchent à discréditer ces mouvements de l’intérieur, en jouant le rôle d’un opposant. D’autres, qui sont plus modérés ou sensés, ne vont certainement pas aussi loin. Toutefois, il est rare qu’ils expriment une position ouvertement favorable à certains usages déjà…

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Pistes de réflexion sur les causes de la pénurie de main-d’œuvre

Dès la fin du premier confinement à l’été 2020, notre gouvernement, les médias et les employeurs se sont mis à se plaindre de la pénurie de main-d’œuvre qui sévirait au Québec, de manière générale, et encore plus dans certains secteurs économiques, par exemple la restauration. Si je me souviens bien, ils le faisaient quelques années avant, mais ça s’est aggravé après la « première vague » de COVID-19. À supposer que ce manque de travail soit grave à ce point, et qu’il ne s’agisse pas de propagande pour nous donner l’impression que l’activité économique reprend en force, les raisons souvent données pour expliquer ce phénomène me paraissent insuffisantes : la désertion des secteurs de la restauration, de l’hôtellerie et du tourisme, provoquée par le manque de stabilité causé par les confinements successifs ; le vieillissement de la population et la prise anticipée des retraites à cause de la dégradation des conditions de travail résultant des mesures soi-disant sanitaires imposées par le gouvernement ; la diminution du nombre d’immigrants et de travailleurs saisonniers causée par les procédures tatillonnes d’entrée au Canada, sous prétexte de ne pas y importer en même temps le méchant virus ou quelque nouveau variant ; l’augmentation du nombre d’emplois mal payés et desquels…

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Techniques pour nous faire accepter l’identité numérique

Nos gouvernements et les grands médias ont fait des pieds et des mains pour nous faire consentir à l’administration des injections expérimentales. Tous les moyens étaient bons, que ce soient les mensonges, la coercition, la peur, les menaces, l’appel au sentiment de troupeau, le chantage émotionnel ou la haine de la foule pour ce qui ne fait pas partie d’elle. Ce qu’ils ont déjà fait pour ces injections expérimentales, ils pourraient le refaire pour autre chose, par exemple l’identité numérique. Dans ce cas, pourquoi réinventeraient-ils le fil à couper le beurre ? Pourquoi ne réutiliseraient-ils pas les techniques qu’ils ont déjà utilisées et qui se sont montrées efficaces, en les adaptant au cas de l’identité numérique ? Nous avons donc tout intérêt à nous mettre dans la peau de ceux qui cherchent à nous manipuler, pour essayer de voir quelle forme pourraient prendre ces techniques. Avant d’aller plus loin, je me demande si c’est une bonne idée de publier sur internet mes réflexions à ce sujet. Il est possible que ce billet ne soit pas seulement lu par des opposants, mais qu’il soit aussi lu par nos adversaires, qui font une veille de ce qui se dit sur internet à propos des…

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Considérations stratégiques pour la défense de la liberté d’opinion et de discussion (2)

Je continue ici la réflexion commencée dans mon billet du 28 décembre 2022, où j’ai essayé de montrer qu’il est maladroit et inefficace de parler de censure ou même de limites imposées à la liberté d’opinion et de discussion quand nous essayons de défendre cette liberté en discutant avec des interlocuteurs qui sont convaincus qu’on ne saurait pratiquer la censure et limiter cette liberté dans les démocraties occidentales. Une telle affirmation, gratuite et même scandaleuse pour eux, a généralement pour effet qu’ils se cabrent avant même que nous commencions à argumenter. C’est pourquoi j’ai proposé de parler simplement de limites imposées à l’expression et la discussion de certaines opinions, en nous abstenant même de parler de censure et d’atteintes à la liberté d’expression et de discussion. Il s’agit alors d’ouvrir la discussion en leur faisant admettre qu’ils sont pour qu’on restreigne l’expression et la discussion de certaines opinions jugées fausses, nuisibles, immorales et même dangereuses, et ce, dans l’intérêt public. À partir de ce point, il est possible, avec certaines de ces personnes, d’examiner les effets des limites imposées à l’expression et la discussion de ces mauvaises opinions. Nous pourrions commencer cette deuxième phase de la discussion en essayant de…

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Considérations stratégiques pour la défense de la liberté d’opinion et de discussion (1)

Jamais je n’aurais cru, il y a quinze ou vingt ans, que je me retrouverais à devoir défendre la liberté d’opinion et de discussion au Canada, pas seulement contre des bien-pensants dépourvus de pouvoir, mais aussi contre nos gouvernements qui renforcent ce moralisme et qui s’appuient sur lui pour censurer les opinions divergentes, pour dénigrer publiquement et avec le concours des grands médias ceux qui les défendent, et pour les exposer à des sanctions disciplinaires et économiques plus ou moins graves imposées par leur ordre professionnel ou par leur employeur, et parfois même à des poursuites en justice sous prétexte de discours haineux. Comme il faut bien s’y attendre, les personnes qui soutiennent ces tendances et ces politiques ne disent pas et, souvent, ne pensent pas être en faveur de la censure. C’est d’autre chose qu’il s’agirait selon eux, car ce ne sont presque jamais ceux qui pratiquent ou qui soutiennent la censure qui parlent de censure, mais plutôt ceux qui sont censurés ou qui observent cette censure de loin, sans être concernés par elle, parce qu’ils vivent dans un autre pays ou à une autre époque. C’est que, pour ces personnes qui pratiquent ou qui soutiennent la censure, il…

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Possibilités d’utilisation du travail des machines

Depuis la révolution industrielle du XIXe siècle, des opinions s’affrontent sur les avantages et les inconvénients du travail des machines. S’il est vrai que nul ne doute des importants bénéfices qu’il en découle pour les industriels et les financiers, lesquels s’en mettent alors plein les poches en raison de la diminution des coûts de production et d’une dépendance réduite à l’égard de la main-d’œuvre humaine, la question est beaucoup moins claire pour les masses laborieuses. Des artisans du début du XIXe siècle, sous la menace de se retrouver sans travail à cause des machines plus productives qu’eux, se sont d’abord révoltés et ont détruit ou saboté lesdites machines. Par la suite, les ouvriers, dont des enfants, qui les ont ensuite peu à peu remplacés se sont retrouvés à travailler dans des conditions inhumaines et à être réduits à la servitude, par exemple en travaillant quinze ou seize heures par jour, six jours par semaine, le tout pour un salaire de misère, qui ne leur permettait pas de manger à leur faim, de vivre dans des logements assez grands et salubres et de se vêtir convenablement ou assez chaudement. La situation s’est ensuite graduellement améliorée pour diverses raisons (les luttes ouvrières,…

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Les identités maladives

Il y a de cela environ trente ans, on se contentait de diagnostiquer les enfants d’hyperactivité. Les psychologues qui travaillaient dans les écoles primaires et secondaires s’empressaient d’expliquer les difficultés d’apprentissage et les troubles comportementaux par de l’hyperactivité. Rarement ils se demandaient si la nullité des enseignants et des programmes éducatifs pouvaient y être pour quelque chose, et si l’éducation sédentaire et l’idéal de l’enfant sage comme une image pouvaient ne pas convenir aux enfants pleins de vitalité, par opposition aux petits-vieux à corps d’enfant produits souvent par l’éducation scolaire et familiale. C’est que les enseignants ainsi que les parents voulaient généralement que les enfants soient de petits animaux de compagnie bien dociles et faciles à dresser. Cela leur rendait la vie beaucoup plus facile au travail et à la maison. Pour les enseignants qui étaient chargés de déverser leur misérable lot de connaissances dans les jeunes cervelles, et qui ne pouvaient plus et ne voulaient plus, contrairement à leurs prédécesseurs, faire régner la discipline à coups de baguette de bois sur la paume des mains ou de ceinture sur les fesses, les diagnostics d’hyperactivité et les traitements médicamenteux étaient un secours bienvenu. Même chose pour les parents, qui revenaient…

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Sur une prétendue corrélation entre l’hésitation vaccinale et les accidents de la route

Les scientifiques ont décidément beaucoup d’imagination et de temps à perdre. En effet, une équipe de chercheurs a publié dans The American Journal of Medecine un article où on tente de montrer qu’il y a une corrélation entre ce qu’on appelle « l’hésitation vaccinale » et des risques accrus d’accident de la route (« COVID Vaccine Hesitancy and Risk of a Traffic Crash », 2 décembre 2022). Voici les résultats de cette « étude clinique » menée sur une partie de la population ontarienne de plus de 18 ans en 2021, tels qu’on les présente dans l’abstract de l’article : « A total of 11,270,763 individuals were included, of whom 16% had not received a COVID vaccine and 84% had received a COVID vaccine. The cohort accounted for 6682 traffic crashes during follow-up. Unvaccinated individuals accounted for 1682 traffic crashes (25%), equal to a 72% increased relative risk compared with those vaccinated (95% confidence interval, 63-82; P < 0.001). The increased traffic risks among unvaccinated individuals extended to diverse subgroups, was similar to the relative risk associated with sleep apnea, and was equal to a 48% increase after adjustment for age, sex, home location, socioeconomic status, and medical diagnoses (95% confidence interval, 40-57;…

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Conséquences possibles des politiques d’immigration occidentales

Malgré la crise économique qui découle des politiques sanitaires, économiques et énergétiques des gouvernements occidentaux et des sanctions occidentales peu judicieuses contre la Russie, plusieurs de ces gouvernements n’entendent pas diminuer l’immigration. Au nom de la lutte contre la pénurie de main-d’œuvre (dont nous ignorons les causes et l’ampleur exactes et qui ne saurait durer à cause de la crise économique) et de l’opinion morale selon laquelle ce serait faire preuve d’ouverture et de bonté d’accueillir des immigrants dans nos pays prospères et démocratiques, où tous les habitants de la Terre aimeraient vivre (nous plaisons-nous souvent à croire), ces gouvernements maintiennent les contingents annuels d’immigrants ou les augmentent même. Malgré les bons sentiments qu’on affecte d’avoir, il est loin d’être certains que cela soit avantageux pour nous, qui vivons déjà dans les pays occidentaux, ou pour les nouveaux arrivants qui pourraient s’y établir au cours des prochaines années. Essayons de nous mettre dans la peau des immigrants. Beaucoup viennent ici parce qu’ils n’arrivent pas à vivre convenablement dans leur pays d’origine, souvent à cause de politiques occidentales qui empêchent la population de ces pays de devenir prospère, à cause de guerres provoquées ou alimentées par nos gouvernements, à cause des…

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Fin prochaine des mesures sanitaires prolongées grâce à la Loi visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire

La Loi visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire a eu pour principal effet de prolonger des mesures adoptées par le gouvernement du Québec sous prétexte d’état d’urgence sanitaire. Autrement dit, cette loi a eu pour effet de prolonger une partie de ce qui découle l’état d’urgence sanitaire après que le gouvernement a mis fin à l’état d’urgence sanitaire par cette même loi. Ainsi cette loi aurait aussi bien pu s’appeler la Loi visant à prolonger certaines mesures d’urgence après la fin de l’urgence sanitaire. Cette loi, adoptée le 1er juin 2022, stipule que les mesures prévues dans quatre décrets sont toujours en vigueur : « 2. Les mesures prévues par l’arrêté du ministre de la Santé et des Services sociaux no 2022-031 du 11 mai 2022 concernant les mesures en éducation demeurent en vigueur jusqu’au 30 juin 2022. Les mesures prévues par les arrêtés suivants du ministre demeurent en vigueur jusqu’au 31 décembre 2022 : 1° l’arrêté no 2022-028 (2022, G.O. 2, 1587A) concernant les mesures opérationnelles ; 2° l’arrêté no 2022-029 (2022, G.O. 2, 1588A) concernant les mesures touchant la vaccination et le dépistage ; 3° l’arrêté no 2022-032 du 11 mai 2022 concernant les mesures sanitaires ; 4° l’arrêté no 2022-033 du…

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Gentillesse, orthodoxie morale et corruption généralisée

On s’imagine à tort que la corruption existe simplement parce qu’il y a des personnes méchantes ou immorales. Jamais on aurait idée de voir dans la gentillesse et certaines formes de moral un ferment de corruption. Et pourtant, ce sont elles qui sont responsables d’une grande partie de la corruption que nous connaissons actuellement. Ainsi, pour lutter contre la corruption, il ne s’agit pas de rendre les gens encore plus gentils et encore plus moralisateurs. Regardons la manière dont on sélectionne les personnes au moment de combler des postes vacants dans les entreprises privées, dans l’administration publique, dans les écoles, dans les universités ou dans le réseau de la santé. Les compétences des personnes passées en entrevue et leur rigueur professionnel importent de moins en moins. Pourvu que les personnes choisies soient justes assez compétentes pour appliquer machinalement les protocoles et les procédures en place, et donner l’impression que les choses ne vont pas si mal, du moins quand on les regarde de loin, ou aussi longtemps qu’on ne regarde pas ce qui se passe attentivement. Ce qui importe de plus en plus, quand on fait passer des entrevues, c’est de voir si les candidats sont gentils. Ce qu’on veut…

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Sur la facture symbolique des frais de santé

Christian Dubé, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, est avant tout un comptable. Cela se voit clairement dans sa proposition de remettre aux contribuables québécois une facture symbolique (qu’il ne faut pas payer) pour les frais de santé reçus. Ce serait l’un des gains importants de l’implantation d’un nouveau système de financement des hôpitaux selon leurs activités, un peu comme on finance actuellement les médecins en fonction des actes médicaux accomplis : « Quels ne seraient pas le plaisir et le bonheur d’un citoyen de dire : je viens de recevoir un beau cadeau de 18 000 piastres parce que j’ai fait changer mes deux hanches et ça ne m’a rien coûté. C’est ça notre principe d’universalité. » (« Vers une facture symbolique des frais de santé », La Presse, 7 décembre 2022.) Ne nions pas que les Québécois, ramollis par des décennies de propagande pseudo-sanitaires, consultent sans se soucier des coûts pour de petits malaises qui passent d’eux-mêmes, qui sont facilement supportables, que nos professionnels de la santé ne réussissent pas à soigner, et qu’ils aggravent parfois par les traitements qu’ils prescrivent. Toute l’agitation à laquelle nous avons assisté à cause du méchant virus…

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Petite fiction sur une grande tempête de verglas

Imaginons qu’après le virage vert qui obsèdent nos gouvernements, qu’une nouvelle « crise du verglas » se produise, comme celle qu’a connu le Québec en janvier 1998, malgré l’amélioration du réseau électrique au cours de décennies qui se sont écoulées depuis. Au plus fort de l’hiver, quelques millions de foyers québécois sont privés d’électricité. Le chauffage au mazout et au gaz naturel n’existe plus, de même que le chauffage au bois. Tous les véhicules sont désormais électriques, aussi bien les voitures et les transports en commun, que les camions et la machinerie lourde. Même les véhicules utilisés par les secours et les militaires envoyés sur place pour réparer les lignes électriques et les pylônes, et pour aider la population, fonctionnent à l’électricité. Comment ces véhicules peuvent-ils recharger leurs piles s’ils doivent être utilisés pendant au moins une douzaine d’heures par jour, pendant des semaines, dans des zones où il n’y a plus d’électricité, ou où l’approvisionnement électrique est instable ou insuffisant. Il n’est plus possible de faire le plein d’essence, dans un centre d’approvisionnement ou une station de service muni d’une génératrice, ou à l’aide de camions-citernes. Étant donné la situation, il est impossible ou du moins problématique de connecter…

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Réduction dramatique de la biodiversité humaine en Occident

Nous sommes à un moment de notre histoire où nos gouvernements, après avoir adopté des politiques économiques destructrices de la biodiversité à l’échelle de la planète et avoir toléré ou autorisé la destruction de nombreux écosystèmes par les grandes entreprises privées nationales ou internationales, organisent maintenant à grands frais des congrès internationaux pour convenir des grandes orientations internationales à prendre en matière d’environnement, qu’il s’agisse de la lutte contre les changements climatiques ou de la protection de la biodiversité. Ce revirement est au moins aussi suspect que celui auquel nous avons assisté en 2020, à propos de la protection de notre santé. Car ce sont les mêmes gouvernements qui, après avoir dégradé notre système de santé et nos conditions de vie, ont prétendu faire de notre santé la priorité absolue quand le méchant virus est arrivé chez nous. Voilà qui devrait nous faire réfléchir. Qu’on me comprenne bien : j’aime la nature. Comme beaucoup d’autres personnes, je ne veux pas vivre sur une planète où les forêts ont été rasées par l’industrie forestière ou par l’industrie agro-alimentaire, par exemple pour produire intensivement de l’huile de palme. Je comprends aussi que des espèces que nous ne remarquons pas, ou que nous n’aimons…

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L’appel à la sobriété énergétique du ministre Fitzgibbon

Le ministre de l’Énergie du Québec, Pierre Fitzgibbon, suit les grandes tendances occidentales en nous parlant de sobriété énergétique, ce qui m’a tout l’air d’être un néologisme pour ne pas parler d’austérité énergétique. Car c’est ce dont il s’agit. Pour « décarboner » le Québec d’ici 2050, il faudrait augmenter la production d’électricité de 100 TWh, à savoir la moitié de la production actuelle. Tout serait sur la table, de la construction de parcs d’éoliennes ou de nouveaux barrages hydroélectriques, à la sobriété énergétique des particuliers et des entreprises : « On a [l’équivalent de la production d’électricité d’un] barrage en sobriété, on a un ou deux barrages dans l’éolien, et on a un barrage avec [l’installation] de nouvelles turbines [dans les anciennes centrales]. » (« Préparez-vous à baisser le chauffage », La Presse, 2 décembre 2022) Bref, notre gouvernement considère la sobriété comme une source d’énergie à exploiter afin d’obtenir l’énergie manquante pour son projet de « décarbonation » du Québec, au même titre que l’énergie éolienne et l’énergie hydroélectrique. Ainsi, on envisage d’inclure la « tarification dynamique » dans un nouveau projet de loi, pour qu’Hydro-Québec vende l’électricité plus cher pendant les périodes de pointe, où la demande dépasse la production. On envisage même de ne pas…

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Perspective profane sur les virus

Depuis 2020, les autorités sanitaires nationales et internationales ont tellement exagéré quant aux maux attribués au méchant virus, que plusieurs scientifiques et médecins se questionnent de plus en plus sur le rôle véritable joué par les virus dans les maladies qu’on dit infectieuses. Même si ces recherches sont certainement intéressantes, même si quelques-uns de ces chercheurs essaient de nous rendre accessibles leurs travaux en faisant de la vulgarisation scientifique, nous n’en demeurons pas moins des profanes inaptes à distinguer la vérité et l’erreur dans un domaine de recherche à ce point spécialisé. Nous pouvons tout au plus juger que tels chercheurs nous semblent avoir raison ou se tromper à cause de leur réputation scientifique, de la cohérence de leurs propos, de leur capacité à répondre aux objections et à tenir compte des critiques, du grand nombre d’observations faites sur des malades et sur des personnes saines, de leur indépendance à l’égard de l’industrie pharmaceutique, ou à cause de l’absence de ces choses. Toutefois, ce qui s’est passé depuis 2020 nous a montré que les implications pratiques de l’hypothèse virale en médecine sont tellement grandes que nous ne pouvons pas nous en remettre à des experts pour réfléchir à ces implications…

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La vaccination de masse contre la malnutrition

Vraiment, les médecins et les scientifiques se surpassent depuis 2020 par leurs inventions absurdes et aberrantes. Certains d’entre eux, comme Peter J. Hotez, en sont rendus à proposer la vaccination de masse comme solution à la crise alimentaire mondiale qui nous menace. Que cela s’explique par le fanatisme vaccinal ou l’attitude parasitique de l’industrie pharmaceutique, cette crise est vue comme une raison de pratiquer la vaccination de masse, encore une fois pour sauver des vies. Nous connaissons la chanson. Dans son article publié dans Trends in Pharmalogical Sciences en septembre 2022 (Malnutrition vaccines for an imminent global food catastrophe), le Dr. Hotez propose une solution pharmaceutique à une crise alimentaire qui, selon lui, a des causes qui dépassent largement le champ d’application habituel de la médecine et de la pharmacologie : « Together with climate change, both the geopolitical events in Ukraine and social disruptions in supply chains from the COVID-19 pandemic could produce global food shortages or even mass starvation events. Promising new interventions include vaccines to prevent infectious causes of malnutrition or infections disproportionately causing death among the malnourished. » Je laisse de côté ici la question de la réalité des changements climatiques et de leurs causes prétendument humaines, pour mettre…

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Limites du point de vue des professionnels de la santé

Le gouvernement et les journalistes, pour nous imposer ce qu’ils disent comme une vérité indiscutable, ont recours aux témoignages des professionnels de la santé, notamment pour nous déclarer que les hôpitaux débordent, que les médecins et les infirmières sont tous au bord de l’épuisement, que les gens meurent dans d’atroces souffrances à cause du virus, que les jeunes en bonne santé ne sont pas épargnés et tombent gravement malades, que les non-vaccinés regrettent amèrement d’avoir refusé les vaccins salvateurs qu’on leur a pourtant offerts gratuitement, et maintenant qu’on n’a jamais vu autant d’enfants malades à cause des virus respiratoires qui circulent. Mais tout point de vue, même celui des professionnels de la santé, même celui des médecins, a ses limites, tout particulièrement quand on s’imagine qu’il constitue le seul point de vue valable, sur une question particulière ou de manière plus générale. Je ne veux pas parler ici des professionnels de la santé qui acceptent de devenir les instruments de la campagne de relations publiques de nos gouvernements, alors qu’ils savent très bien que la situation n’est pas et n’a jamais été si dramatique qu’on le dit dans les hôpitaux ; pas plus que des professionnels de la santé qui, par…

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Les persécuteurs et leurs complices qui s’ignorent

Tout ce qui est arrivé depuis le printemps 2020 devrait nous avoir appris que la persécution n’est pas quelque chose qui existe seulement ailleurs ou à d’autres époques, et que les persécuteurs et leurs complices sont souvent persuadés d’être dans leur bon droit et de défendre les intérêts de l’humanité ou de la société. En fait, beaucoup de leurs contemporains, loin de les considérer comme des méchants, les considèrent comme de bonnes personnes ou, à tout le moins, comme des personnes normales et saines d’esprit, quoiqu’un peu brutales. Avec le recul, nous condamnons les actes de persécution, nous les qualifions d’horreurs et d’atrocités, et nous nous imaginons que si nous et nos concitoyens avions vécu dans les pays et aux époques où il y a eu des persécutions, nous n’y aurions pas participé, nous n’aurions pas été complices, et nous nous y serions même opposés, car nous sommes de bonnes personnes, bien sûr. Et c’est justement à cause de cette conviction qu’il risque de nous arriver d’être des persécuteurs ou de leur servir de complices. Eh quoi ! les Romains croyaient-ils être des persécuteurs quand ils infligeaient des supplices aux premiers chrétiens ? Ne pensaient-ils pas plutôt protéger l’Empire romain déjà décadent…

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Mobilisation générale et incohérences apparentes

Depuis le printemps 2020, c’est la mobilisation générale. Je veux par là que, bien qu’on nous donne parfois des congés plus ou moins longs pour nous laisser respirer un peu, ce que nous faisons, pensons et sentons est pris en charge par nos gouvernements, par des experts, par diverses administrations publiques ou privées, par des journalistes et par nos concitoyens zélés, et ce, jusque dans les moindres détails. Cette mobilisation, en plus de porter sur l’ensemble de notre existence individuelle et de la vie en société, comportent plusieurs aspects, dont les principaux sont la lutte contre la COVID-19 et les autres maladies infectieuses, la lutte contre le racisme systémique, l’homophobie et la transphobie, la défense du régime ukrainien et la guerre contre l’impérialisme russe, et la lutte contre les changements climatiques et la protection de l’environnement : Voici les consignes ou les mesures encore en vigueur ou qui pourraient le redevenir, ou qui pourraient nous être imposées pour nous garder mobilisés contre ces différents fléaux. Lutte contre la COVID-19 et les autres maladies infectieuses : Confinement à domicile Fermeture de secteurs entiers de l’économie Télétravail obligatoire ou recommandé quand c’est possible Interdiction ou réglementation des rassemblements Obligation de porter un masque…

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Récente mise à jour du passeport vaccinal

Les autorités politiques et sanitaires québécoises nous recommandent depuis hier de porter un masque dans les lieux publics, pas seulement à cause de la COVID-19, mais aussi à cause d’autres virus respiratoires très dangereux qui circuleraient, par exemple celui de la grippe saisonnière. Alors qu’on n'a pas cessé de nous répéter depuis 2020 que la COVID-19 ne saurait être comparée avec la grippe saisonnière, maintenant on veut assimiler la grippe à la COVID-19 pour nous faire porter un masque, conformément à la nouvelle approche syndromique de notre cher gouvernement. C’est que quand on est le docteur Boileau ou le ministre Dubé, il n’est pas nécessaire d’être cohérent. Notre premier ministre, lui, nous dit que le retour de l’obligation de porter un masque n’est pas prévue pour l’instant, à moins qu’un nouveau variant plus contagieux et plus dangereux n’apparaisse. C’est comme si on avait oublié que la loi ayant mis fin à l’état d’urgence sanitaire, en juin 2022, ne permet pas au gouvernement de remettre en vigueur des mesures soi-disant sanitaires qui ont été abolies ou suspendues, tant que cette loi sera en vigueur, c’est-à-dire jusqu’à la fin de l’année 2022. Que faut-il en comprendre ? Nous dit-on cela pour nous…

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Conjectures sur les nouvelles conditions de vie hivernales

Il est raisonnable de nous attendre au pire pour les Européens. Essayons de concevoir comment les choses pourraient tourner, l’hiver prochain ou plus tard. Et même si nous croyons être dans une meilleure position au Canada et au Québec, cet exercice peut être utile pour nous, qui aurons peut-être à subir sous une forme atténuée, ou avec un certain retard, ce qu’auront vraisemblablement à endurer bientôt les Européens. En raison de l’inflation, particulièrement en ce qui concerne les secteurs de l’énergie et de l’alimentation, de nombreux Européens n’auront peut-être pas assez d’argent pour chauffer leurs domiciles et pour se nourrir. Ils devront alors choisir entre le chauffage et la nourriture. Ou, pire encore, ils devront se passer de chauffage et ne pourront pas manger tous les jours à leur faim. La crise énergétique qui menace l’Europe ne se réduit pas à un problème d’augmentation rapide du coût de l’électricité et du chauffage. Ce qui est à la cause du problème, c’est qu’en raison des sanctions prises contre la Russie et du sabotage contre deux des principaux gazoducs en Europe, il risque fortement de manquer de gaz naturel en Europe cet hiver. Même si les gouvernements étaient en mesure de soutenir…

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Armes à feu, argent comptant et criminalité

Les gouvernements occidentaux, qui prétendent lutter contre la criminalité violente et non violente, semblent bien décidés à rendre de plus en plus difficile d’avoir en notre possession des armes à feu. Pour l’instant, il est relativement facile, après avoir montré patte blanche à l’État, d’acquérir des armes de chasse. C’est déjà beaucoup plus difficile pour les armes de poing. Pour les armes d’assaut, cela est souvent interdit et, dans les juridictions où leur possession est toujours permise (par exemple dans certains États américains), ce droit fait l’objet d’attaques concertées de la part des grands médias, des bureaucraties policières et d’une partie assez importante de la classe politique. Je ne veux pas entrer ici dans le détail des lois sur les armes à feu selon les différentes juridictions. Il suffit ici de remarquer une tendance générale à interdire, à réglementer, à contrôler et à restreindre la possession d’armes à feu dans les pays occidentaux. Nos gouvernements et nos grands médias prétendent justifier cette tendance par l’augmentation du nombre de meurtres commis avec une arme à feu, et par la fréquence croissante des fusillades (dans des écoles, dans des bars, dans des aéroports) et des règlements de comptes ou affrontements entre bandes…

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L’avenir des professions médicales et paramédicales

Pour la plupart, nous n’avons pas eu la malchance, ou plutôt la chance, d’avoir affaire, avant 2020, à des médecins et à d’autres soignants à ce point ramollis, incompétents, bornés et même dangereux, que nous en sommes venus à douter de l’efficacité de la médecine et des finalités véritables du système hospitalier, qui vit plus grâce à nous, et que nous vivons grâce à lui. Mais peut-être étions-nous simplement aveugles et très naïfs… Quoi qu’il en soit, nous avons ouvert les yeux seulement quand ceux que nous concevions comme la fine fleur de l’intelligence, de la rigueur et de l’intégrité en sont venus à faire de la propagande sanitaire, à participer activement au régime de biosécurité et à appuyer de l’autorité que leur confère leur profession les mesures soi-disant sanitaires. Le réveil a certainement été difficile. Eh quoi ! ceux que nous consultons depuis des décennies, auxquels nous confions la santé de nos enfants, et qui sont censées nous prescrire des traitements, nous donner des soins et effectuer sur nous des interventions chirurgicales, sont assez bêtes, conformistes et rampants pour jouer leur rôle dans cette histoire de « pandémie », pour collaborer avec les autorités politiques et sanitaires, et pour s’imaginer ou faire…

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Ce dont il faut nous souvenir à l’occasion du jour du Souvenir

À l’occasion du jour du Souvenir qui aura lieu dans quelques jours, nous pouvons nous attendre à des commémorations plus ou moins hypocrites ou déconnectées de la réalité de la guerre, et à des déclarations du gouvernement fédéral canadien à propos des sacrifices faits par nos soldats en temps de guerre, pour défendre la liberté, la paix et la démocratie, nous dit-on. Étant donné que nous, Canadiens, n’avons jamais connu la guerre sur notre territoire et son occupation par des armées étrangères, nous avons une idée assez confuse de ce qu’est la guerre, et nous nous imaginons que c’est quelque chose qui se passe dans des pays lointains, où nous envoyons des soldats, de l’équipement militaire et de l’aide humanitaire. Nous pouvons dire à peu près la même chose de beaucoup d’Américains, et aussi de beaucoup d’Européens, même s’ils habitent dans des pays qui ont été dévastés pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces derniers, souvent trop jeunes pour avoir connu des personnes qui savent ce que c’est que de vivre dans une ville bombardée ou occupée, d’être soumis à des mesures de guerre, et d’être privé de choses qu’on considère comme acquises (nourriture, eau, électricité, chauffage, etc.), et habitués à…

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La nouvelle approche « syndromique » de la Santé publique du Québec

La semaine dernière, le Dr Luc Boileau, qui a remplacé le Dr Horatio Arruda en tant que chef de la Santé publique au Québec, nous a présenté sa nouvelle approche « syndromique », en compagnie du Dr Jean Longtin, un médecin microbiologiste qui vient du même tonneau que lui. Les grands médias québécois, dont le manque d’intégrité n’est plus à prouver, insistent sur le fait que la Santé publique laisse tomber l’obligation de s’isoler quand on est atteint de la COVID-19 (entendre par là le fait d’obtenir un résultat positif après avoir fait un test de dépistage), même quand on n’a pas de symptômes. Mais quand on lit les articles au complet et quand on a la patience de regarder les vidéos des points de presse (TVA), on a l’impression que, s’il y a un certain assouplissement en ce qui concerne la COVID-19, on continue de recommander l’isolement quand le télétravail est possible, et on étend les mesures dites sanitaires à d’autres maladies respiratoires, pour lesquelles on demande maintenant de prendre toutes sortes de précautions, parce qu’il y aurait d’autres virus et des bactéries qui circuleraient et qui pourraient rendre les gens malades, surtout les plus vulnérables, et aggraver la pression qui serait…

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Le prix de la charité

À l’approche du temps des Fêtes, les campagnes de charité s’intensifient. On essaie de nous soutirer de l’argent quand nous allons au supermarché pour nourrir les enfants pauvres et soutenir les familles défavorisées. Certains organismes caritatifs, par exemple Centraide, s’immiscent dans des milieux de travail (la plupart du temps assez bourgeois, comme la fonction publique québécoise) pour y organiser une levée de fonds en faveur des personnes pauvres, exclues et vulnérables. Même les institutions financières participent aux campagnes de charité et font des dons. Au Québec, cette vague automnale de bons sentiments culmine par la collecte de rue des bénévoles de la guignolée des médias, durant laquelle de bonnes âmes, sous la protection des magnats des médias, mendient pour les pauvres en nous interceptant à tous les coins de rue du centre-ville et en nous pressant de faire une bonne action et d’avoir bon cœur. Disons franchement ce qu’il en est : tout cela est indécent. Indécent que les grandes chaînes d’alimentation qui contrôlent le marché de l’alimentation depuis des décennies, et qui ont enrichi démesurément leurs actionnaires, nous demandent de leur acheter des produits alimentaires qui seront donnés aux pauvres, ou nous demandent de faire des dons en argent qui…

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Idées de sabotage intérieur

Après avoir proposé quelques idées de sabotage extérieur dans mon billet du 29 octobre 2022, je fais maintenant quelques propositions de sabotage intérieur. J’entends par là des actes malicieux ou espiègles ayant pour but d’atténuer ou de neutraliser la capacité à nuire des organisations auxquelles appartiennent ceux qui les commettent. Comme je l’ai dit dans le billet précédent, il ne s’agit pas de scier les câbles des ascenseurs d’un édifice administratif, de trafiquer les freins de la voiture d’un grand et puissant personnage ou d’incendier les locaux où se trouvent les serveurs informatiques d’un organisme public qui prépare l’identité numérique, des institutions financières qui collaborent avec le gouvernement pour l’implantation d’une monnaie numérique de banque centrale ou d’un grand fournisseur de téléphonie mobile qui collecte toutes sortes de données sur nous et les revend au gouvernement ou à d’autres entités qu’elle refuse d’identifier. Outre le fait que ceux qui commettraient ces actes inacceptables et inadmissibles seraient probablement arrêtés et légitimement condamnés à de graves peines d’emprisonnement, conformément à nos lois, des innocents pourraient aussi être grièvement blessés ou tués, et le gouvernement pourrait censurer et persécuter encore plus les dissidents et les résistants, même quand ils n’auraient rien à voir…

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Idées de sabotage extérieur

L’émission de James Corbett sur le sabotage m’a donné envie de chercher des actes de sabotage que nous pourrions accomplir. À ceux de mes lecteurs que ce seul mot ferait sursauter et qui ne seraient pas chauds à l’idée de faire dérailler des trains, de faire exploser des ponts et de provoquer des pannes d’électricité, je dis que ce n’est évidemment pas ce que j’ai en tête. Ces actes de destruction, que nous sommes habitués de voir dans les films américains à grand budget, ne sont pas tout ce à quoi nous pouvons donner le nom de sabotage. Il existe d’autres formes de sabotage qui, bien que moins spectaculaires, peuvent être très efficaces quand elles sont réalisées sur assez longtemps et par un assez grand nombre de personnes, dans le cadre d’un projet concerté. Le cas de Kendall Chamberlain est intéressant. Ce superintendant de l’eau potable et des eaux usées de Richmond au Vermont a réduit de manière significative le taux de fluorure dans l’eau distribuée par l’aqueduc municipal parce que, selon lui, il était trop élevé, les sources d’approvisionnement n’étaient pas fiables, et il représentait un risque pour la santé. Si un individu peut à lui seul entraver l’application…

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Le sentiment partagé de vulnérabilité comme fondement de la communauté

Dès l’arrivée du virus, on a fait appel à notre sens de la communauté : nous étions tous dans le même bateau, nous disait-on, et il fallait par conséquent nous serrer les coudes, nous protéger les uns les autres, et surtout protéger les plus vulnérables. Nos autorités politiques et sanitaires et les journalistes ont tellement insisté sur ce dernier point que se soucier de la collectivité, cela voulait essentiellement dire se soucier des plus vulnérables, ou de ceux qui passaient pour tels. Ceux qui remettaient en question la pertinence et l’efficacité des mesures sanitaires et qui ne se conformaient pas à elles étaient accusés d’être des égoïstes qui faisaient passer leurs petits plaisirs et leurs caprices avant le bien de la collectivité. Par exemple, les jeunes qui, à l’occasion du premier déconfinement de l’été 2020, ne respectaient pas la distanciation sociale et ne portaient pas les masques qu’alors on leur recommandait seulement « très-très-fortement » de porter, étaient selon les gouvernements et les journalistes de méchants individualistes qui ne pensaient qu’à leurs petites personnes et qui étaient dangereux pour les plus vulnérables et pour la société. Car garder constamment en tête la vulnérabilité des personnes vulnérables et en tenir dans…

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Le mythe de la science pure

Nous savons que les découvertes de la science moderne ne sont pas des révélations qui nous viennent du Ciel. Elles sont le résultat d’une démarche rationnelle qui se dégage des opinions communes et de l’illusion du savoir immédiat. Malgré tout, nous nous demandons rarement si les conditions nécessaires pour que la rupture scientifique ne soit pas un vain mot sont réalisées. Nous présumons alors que ce que nous appelons « science » est, du seul fait qu’on lui appose cette étiquette, répond aux exigences de la science et est vraiment ce qu’on croit qu’elle est. Puisqu’il en serait ainsi, nous supposons que les conditions nécessaires à une pratique rigoureuse de la science existent, car autrement il n’y aurait pas de science. Ce préjugé, qui nous fait penser à rebours, nous dispense donc de vérifier si ces conditions existent et aussi de les définir. Malgré la formation très spécialisée qu’ils ont reçue, les scientifiques sont des êtres humains comme nous. Ce ne sont pas des esprits purs, désintéressés et désincarnés. Ils ont de l’attrait pour le confort et pour une certaine sécurité économique. Ils ont des dettes à rembourser à la fin de leurs études. Ils doivent payer l’hypothèque de leur…

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Pour empêcher les fraudes électorales et redonner confiance en nos institutions démocratiques

Peu de temps après les élections qui ont eu lieu au Québec le 3 octobre 2022, des citoyens ont commencé à signaler plusieurs bizarreries qui pourraient être des indices d’une fraude électorale (Le Tribunal de l’infaux) : électeurs retirés par erreur de la liste électorale en raison d’un « bug informatique », électeurs auxquels on dit qu’ils auraient déjà voté par anticipation quand ils se présentent au bureau de vote le jour des élections, cartes d’électeur envoyées à des adresses qui n’existent pas (grâce à l’ajout d’appartements fictifs dans des immeubles à logement ou dans des maisons, par exemple) ou dans des résidences de personnes âgées en perte d’autonomie et inaptes à voter, taux de vote par anticipation très élevé précisément dans des circonscriptions électorales où le Parti conservateur du Québec avait des chances de faire élire des députés, etc. Le tout dans un contexte où la loi électorale a été modifiée pour faciliter les votes à distance, sous prétexte de COVID-19, ce qui a aussi pour effet de faciliter les fraudes électorales. Je ne veux pas évaluer ici le bien-fondé de ces soupçons et les effets que cela aurait eu sur les résultats des récentes élections. Je pense seulement qu’il…

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La confusion des rôles (4) – Les crieurs publics

Dans nos sociétés prétendument démocratiques, le rôle des journalistes devrait être d’offrir aux citoyens des informations de manière rigoureuse, de présenter des points de vue divergents et d’alimenter le débat public. Mais c’est rêver de croire qu’ils peuvent jouer correctement leur rôle et qu’ils essaient même de le faire alors que les scientifiques se mettent à prophétiser toutes sortes de calamités sous prétexte d’urgence sanitaire ou climatique et à agir comme des devins, alors que les médecins nous sermonnent de plus en plus, nous soignent de moins et se comportent donc comme des curés, alors que les chefs politiques, tels de grands seigneurs, s’accordent à eux-mêmes de nouveaux pouvoirs grâce à une idéologie sanitaire et une idéologie climatique qui transcenderaient la politique tout en étant instrumentalisées par elle. En fait, il n’est pas nouveau que les journalistes, au lieu de nous informer correctement et de contribuer intelligemment au débat public, s’efforcent de détourner notre attention de ce qui doit nous rester inconnu, de nous induire en erreur et de nous faire consentir aux sales coups que nous font nos gouvernements et les oligarques dont ils servent souvent les intérêts. Mais depuis l’arrivée du virus en 2020, ils sont devenus de…

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La confusion des rôles (3) – Les grands seigneurs

Les devins qui réussissent à passer pour des scientifiques, ainsi que les curés qui réussissent à passer pour des médecins, interviennent de plus en plus dans la politique. Cela a forcément des effets sur le rôle que peuvent ou doivent jouer ceux que nous avons élus pour nous gouverner. Les prophéties apocalyptiques et les sermons moralisateurs et superstitieux auxquels nous avons droit quotidiennement procurent aux décrets de nos chefs politiques une légitimité qui les dispensent de se justifier à nos yeux et de nous rendre des comptes. Au lieu de se considérer comme élus par nous, ils en viennent de plus en plus à se considérer comme élus tout court, c’est-à-dire pour gouverner la populace ignare, indisciplinée et dangereuse à laquelle nous appartiendrions tous, le tout conformément aux prédictions des devins et aux sermons des curés, lesquels acquièrent une valeur absolue, et qu’il n’est pas permis de critiquer sauf sur les points de détails ou pour exiger encore plus de zèle sanitaire ou climatique. Voilà que le débat public, pourtant nécessaire à la démocratie, qui vient d’être jeté par-dessus bord ! Voilà que nos dirigeants politiques peuvent nous gouverner comme des rois de droit divin ! Voilà qu’ils peuvent se croire ou…

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Réflexions pour une réforme du mode de scrutin et des institutions démocratiques (2) – Circonscriptions électorales

Je continue maintenant les réflexions à propos de la réforme du mode de scrutin et des institutions démocratiques que j’ai commencées dans mon billet du 9 octobre 2022, en proposant l’abolition des partis politiques, au lieu d’une composante proportionnelle, qui serait certainement mieux que le mode de scrutin que nous avons actuellement au Québec et au Canada, mais qui serait tout au plus un moindre mal, car aussi longtemps que les partis politiques existeront, nous serons toujours représentés par des personnes qui ont été choisies par les partis politiques, qui dépendent d’eux pour réussir leur carrière politique, et qui se retrouvent en fait à agir comme des représentants de ces partis. Ici, je fais un pas en arrière, comme si je n’avais pas proposé l’abolition des partis politiques, pour montrer que le fait de pouvoir choisir parmi les candidats choisis par les partis politiques est considérablement limité par l’existence des circonscriptions électorales. Nous disposerions déjà d’un plus grand choix s’il nous était possible de choisir parmi tous les candidats présentés par les partis politiques. Bien que tous représentent en fait les partis politiques qui les ont choisis et qu’ils ont à suivre la ligne de parti ou à se conformer…

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Privatisation du réseau public de santé et des autres services publics * modifié *

Lors de la publication de ce billet (plus tôt aujourd’hui sous un autre titre), j’ai oublié de tenir compte du fait que la privatisation du réseau de la santé aurait vraisemblablement pour effet un rôle plus important des assurances privées, individuelles ou collectives, dans le nouveau système de santé privé. J’ai donc ajouté un court développement à ce sujet à la fin de ce billet. Ayant fait, dans les billets du 30 septembre et du 2 octobre 2022, plusieurs critiques de la manière dont les taxes et impôts que nous payons ne sont pas utilisés pour servir nos intérêts et servent à exercer sur nous une certaine forme de contrôle, aussi bien quand nous les payons et que quand nous utilisons les services publics mis à notre disposition grâce à cet argent, certains pourraient se dire qu’il faut que l’État cesse d’intervenir dans plusieurs domaines et qu’il se mêle de ses affaires, et qu’il faut privatiser plusieurs services publics. Du même coup, nous aurions à payer beaucoup moins de taxes et d’impôts, et la libre concurrence nous permettrait de choisir de meilleurs services à moindre prix. Les choses ne sont probablement pas aussi simples. En effet, il est fort douteux…

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Crimes de guerre, actes de terrorisme et armes de destruction massive

Il y a quelques années, j’ai rencontré un vétéran canadien qui a combattu lors de la première guerre du golfe. Parmi les choses qu’il racontait presque toujours quand il parlait de sa carrière militaire, c’est que le navire de ravitaillement sur lequel il était soldat a été plusieurs fois attaqué par l’armée irakienne. À ma grande surprise, il en était indigné. Selon lui, son navire de ravitaillement n’aurait pas dû être pris pour cible. Pourtant, il s’agissait bien d’un navire militaire, son équipage était aussi militaire, et il servait à ravitailler les troupes occidentales déployées dans la région du golfe Persique. Étant donné que le ravitaillement est vital pour n’importe quelle armée, il ne faut pas se scandaliser des attaques contre les unités militaires responsables du ravitaillement, mais plutôt s’y préparer correctement, accepter les risques du métier de soldat, ou encore abandonner la carrière militaire, car il faut savoir ce qu’on veut. S’il faut absolument blâmer quelqu’un pour ces attaques, ce ne sont pas les militaires irakiens, mais c’est plutôt le commandement militaire canadien qui n’aurait pas suffisamment protégé ses navires de ravitaillement, qui aurait exposé inutilement leurs équipages aux attaques qui sont pourtant communes lors d’une guerre et que…

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Réflexions pour une réforme du mode de scrutin et des institutions démocratiques (1) – Stabilité et instabilité des gouvernements

Il est intéressant de voir plusieurs journalistes québécois s’agiter pour contenir l’insatisfaction d’une partie importante des électeurs, dont je fais partie (voir mon billet du 4 octobre 2022), à la suite des élections provinciales du 3 octobre 2022. S’il est juste de dire – comme le font ces journalistes – qu’on ne peut pas transposer simplement la répartition des votes exprimés avec le mode de scrutin actuel pour estimer les nombres de sièges obtenus avec un mode de scrutin comportant une composante proportionnelle puisqu’un changement de mode de scrutin aurait forcément un effet sur la manière de voter des électeurs, c’est aller trop loin – comme le font aussi ces journalistes – de dire qu’il n’existe pas de mode de scrutin parfait et que chacun a ses inconvénients, afin de noyer le poisson et de nous inciter à nous satisfaire du mode de scrutin actuel. Certains, comme Patrick Lagacé (Bémol sur la proportionnelle, La Presse, 6 octobre 2022), vont même jusqu’à faire de ce que nous considérons comme un défaut du mode de scrutin actuellement en vigueur au Québec et ailleurs au Canada, un avantage de ce mode de scrutin. En effet, la stabilité que procuraient la majorité parlementaire relativement facile…

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Négation du principe démocratique « une personne, une voix »

Une analyse rapide des résultats préliminaires des élections provinciales québécoises du 3 octobre 2022 suffit à montrer que le mode de scrutin en vigueur ne respecte pas le principe « une personne, une voix », pourtant indispensable selon la conception de la démocratie largement partagée en Occident. Source : Élections Québec Nous savons tous à quel point il est facile pour le parti politique porté au pouvoir d’obtenir la majorité parlementaire, étant donné qu’il n’y a pas de composante proportionnelle dans le mode de scrutin en vigueur au Québec et, de manière plus générale, au Canada. Selon la répartition des voix dans les différentes circonscriptions, il est possible d’obtenir la majorité des sièges avec un peu plus de 30 % des votes. Dans le cas qui nous intéresse maintenant, une minorité d’environ 41 % des électeurs ayant voté pour le parti sortant, la Coalition Avenir Québec (CAQ), a procuré 72 % des sièges au Parlement (90/125) à ce parti, qui contrôle donc complètement le Parlement. En raison de cette forte majorité parlementaire, il est hors de question, pour les autres partis politiques, d’essayer de lui faire perdre cette majorité en obtenant que quelques députés quittent le parti ou grâce à des élections partielles qu’ils pourraient…

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Usage des taxes et des impôts dans les régimes minimalement ou faussement démocratiques (2)

Dans mon billet du 30 septembre 2022, j’ai montré que, dans nos sociétés qui deviennent de moins en moins démocratiques, et qui sont dirigées par des gouvernements de plus en plus autoritaires et qui échappent à toute forme de contrôle digne de ce nom par les citoyens, que les taxes, les impôts et les autres contributions que nous payons à nos gouvernements sont souvent utilisés pour servir les intérêts d’autres personnes que nous, ou même de manières qui vont à l’encontre de nos intérêts, y compris quand nous en bénéficions ou semblons en bénéficier d’une certaine manière. C’est le cas de la prestation d’urgence canadienne, qui nous a rendu supportables les politiques de confinement des gouvernements provinciaux qui ont affaibli notre économie, qui ont mis dans une situation précaire de nombreuses petites et moyennes entreprises, qui ont contribué à l’augmentation accélérée de la dette publique et à la crise inflationniste que nous connaissons actuellement, et qui nous rendent encore plus dépendant de l’aide gouvernementale (pour laquelle on nous demande de payer plus), par exemple si la situation économique continue de se dégrader, étant donné la forte inflation qui fait que plusieurs d’entre nous ont déjà de la difficulté à payer…

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Une stratégie rudimentaire et récurrente

Tout ce qui s’est passé depuis l’arrivée du méchant virus en 2020 devraient nous avoir appris, à nous qui sommes des Occidentaux, que nous sommes particulièrement bêtes, même si nous nous croyons très intelligents et souvent supérieurs aux autres habitants de la planète, que nous regardons de haut et dont nous méprisons les intérêts et les souffrances, tout en nous targuant de ne pas être racistes. Le problème, c’est que les symptômes de la bêtise tendent à ne pas être remarqués par les principaux concernés, surtout quand ils sont nombreux, puisque pensant et faisant la même chose que les autres imbéciles qui les entourent, ils se croient d’autant plus intelligents qu’ils s’imitent les uns les autres. Un bel exemple de cette bêtise généralisée, c’est le fait qu’on a recours à répétition à une stratégie rudimentaire pour nous faire accepter et même réclamer des politiques et des mesures diamétralement opposées à nos intérêts. Beaucoup de nos concitoyens – qui ne sont pas plus bêtes que la moyenne et qui sont des imbéciles fonctionnels qui réussissent à vaquer à leurs occupations étant donné les exigences intellectuelles assez faibles en vigueur dans nos sociétés en pleine décadence – tombent dans le panneau à…

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Usage des taxes et des impôts dans les régimes minimalement ou faussement démocratiques (1)

Nos gouvernements, sous prétexte de refaire leurs finances mises à mal à cause des mesures soi-disant sanitaires qu’ils nous ont imposées, de venir en aide aux plus vulnérables et de lutter contre les changements climatiques, augmentent les sommes d’argent que nous devons leur abandonner à chaque paie, à chaque déclaration de revenus ou à chaque achat de combustibles fossiles, qu’il s’agisse d’essence pour la voiture ou de gaz naturel pour la maison. Selon les endroits, cela peut prendre la forme d’une augmentation du taux d’imposition des salaires, des contributions au régime d’assurance-emploi, d’une taxe sur le carbone ou d’une taxe générale sur la consommation. Je n’ai jamais fait le calcul, étant donné que c’est variable selon le revenu des personnes ou des foyers, et selon les marchandises et les services taxés ouvertement ou subrepticement (soit les taxes sont ajoutées au prix des marchandises, soit elles sont comprises dans le prix affiché des marchandises, n’apparaissent pas sur les factures ou les coupons de caisse et peuvent alors être considérées comme des produits taxables, comme dans le cas du tabac, de l’alcool et de l’essence), mais il se pourrait bien que plusieurs d’entre nous se retrouvent à céder petit à petit à…

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L’ère de la buanderie « intelligente »

Il y a quelques semaines, la compagnie qui administre les machines qui se trouvent dans la buanderie de l’immeuble où j’habite a décidé de moderniser ces appareils. En fait, les machines à laver et à sécher sont à peu près identiques et semblent aussi peu durables que les précédentes : l’une d’entre elles a déjà commencé à faire un vacarme d’enfer et d’ici quelques semaines elle sera vraisemblablement brisée, comme cela s’est produit à quelques reprises au cours de la dernière année. Donc, rien de nouveau sous le soleil, à part de nouvelles possibilités de paiement. En lisant les affiches que le propriétaire de l’immeuble avait posées un peu plus tôt, je m’attendais à ce qu’il s’agisse de cartes magnétiques sur lesquelles on peut mettre de l’argent, en utilisant des pièces de monnaie ou une carte de débit ou de crédit. Mais il s’agit en fait d’autre chose, que nous aurions trouvé ridicule et inutile il y a dix ou quinze ans. Même s’il demeure possible de faire notre lessive avec des pièces de monnaie, il est aussi possible de télécharger une application sur notre téléphone « intelligent », de créer un compte chez la compagnie en question, d’y mettre des fonds et…

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La confusion des rôles (2) – Les curés

La médecine actuelle étant censée être fondée sur la science, ceux qui la pratiquent peuvent difficilement ignorer les prédictions faites par les devins qui parviennent à passer pour des scientifiques (billet du 19 septembre 2022 sur les devins) et à imposer leurs prédictions à la communauté dite scientifique, surtout quand celles-ci sont reprises par les autorités politiques et les journalistes. Les médecins doivent donc se conformer à l’orthodoxie imposée par les devins, sinon gare à eux ! C’est ainsi qu’ils doivent relayer les prédictions des devins, prêcher pour obtenir la foi et l’obéissance de la population, et appliquer les protocoles sanitaires et médicaux s’appuyant sur les prophéties des devins et devant donner l’impression aux profanes qu’elles se réalisent. En d’autres termes, les médecins deviennent des curés qui s’occupent du salut des corps et qui sermonnent la population au lieu de la soigner, laquelle ne s’aperçoit pas qu’ils ne font plus de la médecine, tant est grand le prestige des soi-disant médecins et des soi-disant scientifiques dont les découvertes guideraient la pratique de la médecine. En ce sens, les experts en santé publique, dont on persiste à dire qu’ils sont des médecins même s’ils ne soignent pas les malades, sont l’archétype de…

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Nouvelle gauche, changements climatiques et austérité

Il n’y a pas si longtemps, la gauche se prononçait systématiquement contre les politiques d’austérité. Dans les pays où elle avait une base électorale solide et de nombreux militants, des mouvements d’opposition et même de résistance ont pu prendre forme. Quels que soient les résultats obtenus, cela était fâcheux pour nos dirigeants politiques et les élites économiques dont ils servaient les intérêts. Puis la protection de l’environnement et surtout la lutte contre les changements climatiques sont devenues une des priorités des partis politiques et des militants de gauche. Dans leur forme embryonnaire, cette priorité comportait déjà une forte composante morale qui exigeait des individus qu’ils consomment moins, qu’ils utilisent les transports en commun au lieu de leur voiture, qu’ils recyclent, qu’ils mettent leurs achats dans des sacs réutilisables, etc. Certains mouvements plus politisés exigeaient la prise de mesures contre les entreprises polluantes. Mais à force d’insister sur les catastrophes qui devraient résulter des émissions de gaz à effet de serre et des changements climatiques, on dirait que les militants et les politiciens de gauche et de centre-gauche se sont passés le mot pour attaquer presque toutes les sources d’énergie, pour désindustrialiser les pays occidentaux et, du même coup, pour appauvrir…

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Des enfants gâtés

L’entêtement avec lequel nos dirigeants politiques exigent que nos actions, nos paroles, nos idées et nos sentiments soient conformes à leurs désirs montrent bien que nous n’avons pas affaire à des adultes dotés d’une certaine maturité. Le monde devrait graviter autour de leur petit nombril, si bien que la moindre réticence à faire ce qu’ils nous demandent et le fait d’être d’un autre avis qu’eux constituent un affront impardonnable à leurs yeux et les indignent profondément, ce qui nous vaut d’être considérés comme des méchants, et d’être affublés de toutes sortes de noms, comme ceux que nous échangions dans la cour d’école, quand nous étions de petits morveux. Qui donc ose les contrarier ! Même la réalité, quand elle ne se conforme pas à leurs désirs, ne réussit pas à se faire entendre de ces adultes attardés et sous-développés. Il suffit de voir à quel point ils refusent de reconnaître qu’ils n’arriveront pas à détruire l’économie russe avec leurs sanctions économiques ; à vaincre l’armée russe et les milices des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk en fournissant à l’armée ukrainienne de l’argent, du matériel militaire, des mercenaires et de l’entraînement ; à renverser le gouvernement russe actuel et surtout Vladimir Poutine ;…

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La loi du silence

La censure de ceux qui ne pensent pas comme les autorités – politiques, bureaucratiques, sanitaires ou académiques – est devenue de plus en plus fréquente au cours des dernières décennies. La situation s’est particulièrement aggravée depuis la venue du virus et l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe. Il n’est pas exagéré de parler de persécution, des médecins et des professeurs-chercheurs ayant fait l’objet de campagne de dénigrement dans les médias de masse et sur les réseaux sociaux et ayant comparu devant des comités de discipline qui leur ont infligé des sanctions (interdiction d’exercer leur profession et suspension sans solde). Des journalistes et des analystes indépendants, en plus d’avoir été bannis des réseaux sociaux et des principales plateformes de diffusion, ont été exclus des plateformes de sociofinancement, ont vu leurs comptes bancaires gelés et font parfois même l’objet de poursuites devant les tribunaux pour avoir fait une couverture de la guerre en Ukraine qui n’était pas compatible avec l’hystérie russophobe et les visées expansionnistes de l’OTAN, ce qui les a forcés à s’exiler. Même si nous sommes censés être protégés contre ces formes de censure et de persécution par les constitutions de nos pays prétendument démocratiques ou par les chartes ou…

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La confusion des rôles (1) – Les devins

De plus en plus souvent, les scientifiques dont nous entendons parler ou qui bénéficient d’une tribune pour s’exprimer sont ceux qui font des prédictions. Toutes les prédictions que les scientifiques ont faites depuis l’arrivée du virus le montrent bien. Un nouveau virus serait apparu, exceptionnellement contagieux et capable de provoquer une véritable hécatombe. Les traitements habituels contre les maladies respiratoires d’origine infectieuse étant déclarés a priori inefficaces, seuls de nouveaux vaccins qu’il faudrait injecter à toute la population seraient capables de mettre fin à la pandémie, en protégeant contre l’infection et les complications, en empêchant la transmission et en permettant d’atteindre l’immunité collective. Une deuxième vague devrait se produire en juillet, en août, en septembre, en octobre et finalement en novembre. À la différence des personnes adéquatement vaccinées, les personnes non vaccinées seraient inévitablement condamnées à attraper la COVID et à tomber parfois gravement malades, et risqueraient de provoquer l’effondrement du système hospitalier, qui subirait déjà de fortes pressions. Tel nouveau variant constituerait une menace pour la santé de toute la population, les enfants, les adolescents, les jeunes adultes et les personnes d’âge moyen étant tous vulnérables. En plus de l’urgence sanitaire, il y a l’urgence climatique. Les émissions de…

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Promesse électorale de Québec solidaire : investissements pour des soins en santé mentale

Québec solidaire vient d’annoncer que, si jamais il remportait les élections du 3 octobre 2022 et constituait le prochain gouvernement du Québec, il investirait d’importantes sommes d’argent pour rendre les soins en santé mentale accessibles : « Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, accompagné de la candidate solidaire dans Saint-François, la docteure Mélissa Généreux, a annoncé que son parti investira 280 millions de dollars pour que les soins en santé mentale ne soient plus un luxe. Faits saillants - Majoration des salaires des psychologues du secteur public - Embauche de 900 nouveaux psychologues - Embauche de 1000 professionnels pouvant fournir des services de psychothérapie (travailleurs sociaux, psychoéducatrices, sexologues, etc.) - Coût de la mesure : 280 M$ « La santé mentale, c’est une urgence nationale. Aujourd’hui, je vous présente notre plan pour y répondre : Québec solidaire va investir 280 millions de dollars par année pour que la santé mentale ne soit plus un luxe. On va s’assurer que tout le monde puisse avoir accès à des soins de santé mentale publics et gratuits, dans un délai raisonnable. On va non seulement contribuer à régler la crise en santé mentale, mais on va aussi contribuer à désengorger le système de santé. En…

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Le parti de l’urgence climatique

En allant faire mes courses, j’ai rencontré une sorte d’illuminé du climat qui voulait obtenir ma signature (la dernière qu’il lui fallait, disait-il) pour se présenter tardivement comme candidat d’un petit parti qui se nomme Climat Québec et qui trouve qu’on ne parle pas suffisamment du « climat » dans la campagne électorale qui se déroule présentement au Québec. On dirait que les partis politiques du Québec pratiquent maintenant la surenchère climatique, comme ils ont pratiqué la surenchère sanitaire au cours des dernières années. « Ça prendra seulement quelques secondes. Il me faut votre signature. » Et moi de lui répondre : « Je ne suis pas pressé. J’ai même tout mon temps, ce qui tombe bien puisque j’ai pour principe de ne rien signer sans savoir exactement de quoi il s’agit. » Avant même que je commence à lui poser des questions sur son parti politique, il déclare qu’il a seulement besoin de ma signature, que cela ne m’engage à rien et que je suis libre de voter pour qui je veux après. Je lui fais remarquer qu’à ce compte, il nous faudrait donner notre signature au candidat d’un autre parti politique qui nierait l’existence des changements climatiques et tout lien de causalité avec les émissions…

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Deux formes de survivalisme

Dans ce billet, je propose une définition minimale du survivalisme, en sachant très bien qu’elle ne rend pas compte de certains des aspects importants de ce qu’on entend généralement par là. En fait, j’ai besoin de cette définition minimale du survivalisme pour observer des comportements et même un mode de vie qui sont apparus ou qui se sont renforcés depuis l’arrivée du virus et depuis qu’on nous casse encore plus les oreilles avec les fameux changements climatiques. Ainsi, j’entends par survivalisme le fait d’adopter des comportements pour se préparer à survivre dans un monde qui semble devenir de plus en plus hostile, ce qui peut engendrer des transformations du mode de vie des groupes de personnes concernés, parfois petits, parfois grands. C’est normalement ce dont il s’agit quand on parle de survivalisme. Peu importe si les survivalistes se situent à droite ou à gauche, leurs comportements sont caractérisés par un désir marqué d’autonomie ou même d’autarcie, même s’ils prennent des formes en partie différentes selon les tendances politiques. Pour être en mesure de survivre à la suite d’une catastrophe naturelle, d’une panne généralisée du réseau électrique, d’un effondrement du système économique et du gouvernement, de graves troubles sociaux, d’une aggravation…

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L’hydroélectricité bientôt sur le gril ?

Nous sommes habitués d’entendre dire – par les scientifiques, par les militants écologistes, par les politiciens et par les journalistes – que les gaz à effet de serre émis en raison de notre consommation d’hydrocarbures vont provoquer un grave réchauffement climatique, ou encore des changements climatiques ; et que, si nous ne faisons rien pour réduire cette consommation, nous sommes condamnés à crever à petit feu et à détruire la planète. Depuis que des sanctions économiques visant les exportations russes de gaz naturel et de pétrole ont été imposées par beaucoup de pays occidentaux, et que le secteur énergétique russe se détourne de plus en plus de l’Occident pour se réorienter vers l’Orient (c’est de bonne guerre), la propagande environnementaliste s’est intensifiée. Nous en venons à nous demander si cette propagande sert à faire passer les pénuries d’hydrocarbures qui en résultent pour un bien ou du moins mal nécessaire, ou si ces sanctions et leurs conséquences énergétiques sont instrumentalisés pour imposer aux pays occidentaux un virage énergétique « vert » et ainsi sauver la planète et l’humanité. Quoi qu’il en soit, nous qui sommes Québécois nous sentons moins concernés que Européens, puisque notre alimentation en électricité ne dépend pas d’un approvisionnement régulier en…

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Les imbéciles fonctionnels

Il n’est pas nouveau que les autorités sanitaires s’ingèrent dans notre vie pour nous dire ce que nous devrions faire ou ne pas faire. Cela a commencé bien avant l’arrivée du virus. Les moyens pris pour lutter contre le tabagisme en témoignent. Depuis une quinzaine d’années, les fumeurs ne peuvent plus fumer dans les restaurants et les bars au Québec, et il leur faut rester à neuf mètres des entrées des lieux publics quand ils sortent fumer à l’extérieur, sous peine d’amende. Il existe même des campus sans fumée, ce qui comprend tous les lieux extérieurs. Et même quand les fumeurs se conforment à ces restrictions et ne dérangent personne, ils font l’objet de campagnes de sensibilisation, car le tabagisme aurait pour effet des risques accrus de développer de graves maladies et de représenter un poids supplémentaire pour le réseau public de santé. Si bien qu’on en vient à se dire qu’il s’agit d’une sorte du puritanisme sanitaire. La consommation régulière d’alcool, même quand elle est modérée et ne dérange personne, est aussi dans le collimateur de ces puritains. Il ne s’agit pas seulement de lutter contre les formes les plus graves d’alcoolisme, par exemple quand ils ont pour effet…

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Pourquoi la classe politique voudrait-elle notre bien ?

Voici la question que je pose à ceux qui se demandent ou qui nous demandent pourquoi les politiciens nous voudraient du mal quand nous insistons sur tout le mal qu’ils nous ont fait, surtout depuis 2020. Car pourquoi supposer qu’il est tout naturel qu’ils nous veuillent du bien ? Si, en essayant de répondre à cette question, nous trouvions que les membres de la classe politique n’ont pas de raisons de vouloir notre bien, ou qu’ils ont de puissantes raisons de ne pas vouloir notre bien, lesquelles éclipseraient les quelques raisons qu’ils pourraient avoir de vouloir notre bien, nous trouverions du même coup des raisons pour lesquelles ils pourraient nous vouloir du mal, ou à tout le moins ne pas se soucier du tort qu’ils nous font. Les politiciens auraient des raisons de chercher notre bien s’ils avaient des comptes à nous rendre. Ou du moins ils auraient alors de bonnes raisons de ne pas nous nuire, car nous serions en position de leur rendre le mal pour le mal ou d’exiger d’eux qu’ils cessent sur-le-champ et qu’ils nous procurent une réparation pour les torts faits. Mais notre système politique est ainsi fait qu’une fois qu’ils ont été élus, les politiciens…

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Masquée et toute seule

Étant donné qu’il est difficile d’avoir des débats sur les mesures soi-disant sanitaires, surtout dans les milieux de travail fortement hiérarchisés et très bourgeois, il est important d’évaluer le sentiment des personnes qui nous entourent quant à un éventuel retour de certaines de ces mesures, qu’elles soient imposées par le nouveau gouvernement qui régnera sur le Québec après les élections du 3 octobre 2022, ou qu’elles soient imposées par les employeurs qui, on le sait bien, ont pour priorité absolue le bien-être de leurs employés. La petite scène que je vais vous raconter m’a permis de constater que beaucoup ont repris l’habitude de respirer librement et, malgré les recommandations de prudence de la Santé publique, n’entendent pas continuer à respecter la distanciation sociale dans des situations qu’on s’efforce de nous peindre comme dangereuses. Tout a commencé par un exercice d’évacuation de l’édifice où je travaille. Après avoir descendu les escaliers, quelques centaines de personnes se sont agglutinées sur les trottoirs. Il n’y a eu personne d’assez fou pour mettre un masque à l’extérieur sous prétexte qu’il était entouré d’autres personnes. Mais ce qui m’a heureusement surpris, considérant que mes collègues sont pour la plupart très couards et très dociles, c’est…

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Les responsabilités du gouvernement et des citoyens

Justin Trudeau, notre premier ministre, vient de nous parler de LA responsabilité du gouvernement. Selon lui, il s’agirait d’empêcher la saturation du système de santé et de protéger la population, en administrant des doses de « vaccin », en « incitant » les Canadiens à se les faire administrer et en imposant des restrictions durant l’hiver, surtout si les Canadiens ne suivent pas les conseils judicieux de leur premier ministre, et refusent de recevoir en assez grand nombre une quatrième dose du nouveau « vaccin » spécialement conçu pour Omicron. Faut-il en comprendre que, selon Trudeau et ses acolytes, c’est là tout ce que devrait faire notre gouvernement, ou du moins que tout ce dont il pourrait s’occuper devrait être sacrifié ou subordonné à LA responsabilité du gouvernement ? Il semblerait bien que ce soit le cas, si nous en jugeons d’après la manière dont nous avons été gouvernés depuis la première manifestation du virus au Canada, et même depuis un peu plus longtemps. LA responsabilité du gouvernement lui est assurément très commode : elle le dispense de prendre ses autres responsabilités, qui sont alors éclipsées et qui peuvent être ignorées en grande partie, ou prises en compte seulement pour la forme. D’autant plus que LA…

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Promesse électorale de la Coalition Avenir Québec : plus d’autonomie pour les professionnels de la santé

La campagne électorale provinciale ayant débuté il y a une semaine au Québec, le parti politique sortant, la Coalition Avenir Québec (CAQ), nous raconte de belles histoires, ce qui est à l’image de sa « gestion de la pandémie » et de son règne sur la population québécoise depuis 2018. L’une de ses promesses est ainsi formulée : « Plus de médecins, plus de professionnels de la santé, avec plus d’autonomie, pour de meilleurs soins aux Québécois. » (Source : Site électoral de la CAQ) En lisant le court développement qui suit, nous constatons qu’il ne s’agit plus d’accorder plus d’autonomie aux professionnels de la santé pour qu’ils puissent prodiguer de meilleurs soins, mais pour qu’ils puissent prodiguer plus de soins : « Le prochain gouvernement de la CAQ investira 400 millions de dollars supplémentaires pour concrétiser plusieurs pistes de solutions identifiées dans le Plan santé. Ces investissements serviront à former et recruter 660 médecins et 5 000 professionnels de la santé de plus. Ils permettront aussi de leur accorder plus d’autonomie et de pouvoirs pour qu’ils puissent prodiguer plus de soins. Ces mesures permettront enfin d’attirer et de retenir les employés en améliorant l’organisation du travail, pour faire du réseau public un employeur de choix. » (C’est moi qui souligne.) Une…

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Les critères minimaux de la pratique scientifique

Les autorités politiques et sanitaires nous ont répété et continuent de nous répéter qu’il nous faut « croire en la science » et faire « ce que la science dit », et ce, même en l’absence de véritables débats scientifiques sur la « gestion la pandémie » actuelle et des « pandémies » à venir, ou justement pour empêcher que de tels débats aient lieu. Mais ce qu’ils appellent « la science » a-t-il vraiment quelque chose à voir avec la science ? Ce n’est pas là une question à laquelle peut répondre « la science ». Et nous ne pouvons pas davantage nous fier aux experts autorisés pour répondre à cette question, puisqu’ils ont intérêt à répondre positivement, indépendamment de la vérité. N’étant pour la plupart pas des scientifiques, nous ne pouvons pas déterminer si la « gestion de la pandémie » est scientifique ou non à partir de vérités scientifiques que nous prendrions comme critères d’évaluation et dont nous ne pourrions pas juger en connaissance de cause. D’ailleurs, les scientifiques, spécialisés ou non dans un champ de recherche pertinent (immunologie, microbiologie, épidémiologie, etc.) ne pourraient pas eux non plus procéder de cette manière, car la science est sujette à d’incessantes corrections, ce qui ne se produit pas par magie, et ce qui implique…

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Procédés de science-fiction (2) : le cas de la santé publique

Dans mon billet du 22 août 2022, j’ai analysé des procédés de science-fiction appliqués à la « gestion de la pandémie ». J’entends par là la forte tendance des autorités politiques et sanitaires à élaborer des fictions auxquelles devraient se conformer la réalité, et la tendance à trafiquer les observations pour obtenir cette conformité. Car il ne s’agit pas d’adapter leurs fictions à la réalité, mais d’adapter la réalité à leurs fictions, en l’intégrant à elles. De manière semblable aux romanciers ou aux scénaristes de science-fiction, ils imaginent un monde fictif plus ou moins vraisemblable ou plus ou moins fantastique, et c’est à travers les principes qui régiraient ce monde qu’ils voient et comprennent la réalité. Non seulement ces inventeurs demeurent prisonniers de leurs propres inventions, mais ils font aussi des pieds et des mains pour nous y enfermer, en ignorant les effets nuisibles réels de ce confinement intellectuel et moral, en s’accommodant d’eux, ou en les intégrant même au monde fictif dont il s’agit en leur donnant des causes imaginaires exigeant des remèdes inefficaces ou néfastes, afin de consolider l’emprise qu’a sur nous cet univers imaginaire. Dans le présent billet, je veux montrer que la pratique de la science-fiction dans la…

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Ce que l’avenir pourrait réserver aux plus jeunes

Faisons l’hypothèse suivante : les autorités politiques, bureaucratiques et sanitaires – qui ont de toute évidence perdu la tête ou (et) qui nous veulent du mal – continueront d’agir envers nous comme ils l’ont fait depuis quelques années ou quelques décennies ; et le peuple, endoctriné et loin de résister, se rangera majoritairement derrière ces autorités. Si les choses se passent ainsi, qu’en résultera-t-il pour les jeunes adultes, les adolescents, les enfants et les personnes qui pourraient naître au cours des prochaines années ou décennies ? Même s’il ne faut pas embellir la vie que nous, qui sommes plus âgés, avons eu jusqu’à maintenant, il me semble que nous pouvons dire que ce qui attend les plus jeunes et les générations encore à venir, c’est une dégradation généralisée de la situation politique, économique, morale et culturelle, et donc un appauvrissement de leur existence, comparativement à la nôtre. Ne nous leurrons pas : malgré l’élection des membres de l’assemblée législative et du gouvernement, nos droits politiques ont toujours été très limités. Outre le fait que, faute d’avoir l’argent et les relations nécessaires, il a toujours été inenvisageable pour beaucoup d’entre nous d’occuper des fonctions politiques importantes, les parlementaires censés nous représenter sont soumis à la…

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Tests de dépistage rapides et rapport personnel avec le Virus

Même si les tests de dépistage rapides sont utilisés depuis déjà longtemps (début de l’année 2022 au Québec), je veux ici faire quelques observations à leur sujet, lesquelles me semblent toujours pertinentes malgré le relâchement estival des mesures soi-disant sanitaires, d’autant plus que l’automne et l’hiver arrivent à grands pas. Car beaucoup de nos concitoyens, dont plusieurs ne portent plus de masques nulle part depuis quelques mois, continuent d’avoir recours à ces tests quand ils ont un peu de toux et de fièvre, ou quand ils ont été en contact avec quelqu’un qui a des symptômes ou qui a obtenu un résultat positif. Dès l’annonce de l’achat et de la distribution de ces tests par les autorités politiques et sanitaires canadiennes et québécoises, je me suis demandé où celles-ci voulaient en venir. Bien sûr, les centres de dépistage n’étaient plus capables de répondre à la demande en décembre 2021, et nos dirigeants ne pouvaient quand même pas perdre une si belle occasion d’isoler préventivement quelques millions de Canadiens et de Québécois pendant l’hiver, et devaient réagir aux demandes pressantes des journalistes zélés et des hypocondriaques qui, affolés par le variant Omicron, ont pris l’habitude de passer un, deux, trois ou…

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Une forte majorité de Québécois « non adéquatement vaccinés »

C’est maintenant officiel : les personnes « adéquatement vaccinées » ne représentent plus qu’une petite proportion de la population québécoise. Seulement 23,5 % ! Car du point de vue de la Santé publique, cela revient au même de ne pas avoir été vacciné du tout, et de ne pas s’être fait administré une dose depuis cinq mois même si on s’en est fait déjà administrer trois ou quatre. Le taux de « vaccination » étant un indicateur d’adhésion important à l’idéologie sanitaire, les autorités politiques et sanitaires devront bien comprendre que l’enthousiasme des Québécois pour les « merveilleux sérums » a passé, et que leur obéissance aux consignes du gouvernement s’effrite, s’ils persistent dans leur refus de se faire injecter encore une autre dose de « vaccin ». Il serait alors plus difficile, après les élections provinciales qui auront lieu au début du mois d’octobre 2022, de réimposer des mesures soi-disant sanitaires, et plus particulièrement l’odieux passeport vaccinal, alors que beaucoup de personnes, surtout dans la population active, seraient exclues de la société et pourraient protester, contrairement à ce qui est arrivé l’année dernière. Car une partie importante des doublement ou triplement vaccinés se retrouverait de fait du même côté…

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Procédés de science-fiction (1) : le cas de la COVID-19

Entrée en matière Il existe plusieurs formes de cette littérature que nous appelons science-fiction, dont certaines ont des prétentions au réalisme, alors que d’autres se projettent résolument dans l’imaginaire, en allant jusqu’à imaginer des êtres vivants, des technologies, des mondes et des lois naturelles très différents que ceux que nous connaissons ou croyons connaître grâce à la science. Certains créateurs vont même jusqu’à mêler des éléments fantastiques à leurs œuvres, par exemple des formes de magie (qui se combinent ou rivalisent avec la science et la technologie) ou de nouvelles capacités humaines (télépathie, télékinésie et perceptions extrasensorielles). Même dans la science-fiction plus réaliste, il y a transformation de ce que sont les êtres humains, de l’environnement dans lequel ils vivent, des machines et des technologies qu’ils utilisent, et des lois naturelles découvertes grâce à la science ; mais les auteurs s’efforcent alors de ne pas trop s’éloigner des prolongements que nous sommes capables d’envisager, et se soucient de la cohérence des mondes qu’ils inventent et des récits qu’ils racontent, afin de produire un effet de vraisemblance. Ce recours à l’invention imaginaire dans la science-fiction n’est pas problématique et nuisible aussi longtemps que les auteurs reconnaissent ouvertement qu’ils font de la fiction…

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Retournement d’une inversion accusatoire

Nos adversaires ne se regardent jamais dans le miroir. C’est pourquoi ce dont ils nous accusent s’applique souvent plus à eux qu’à nous. Loin de nous en indigner, il nous faut en rire et utiliser ce travers systématiquement contre eux. Il y a quelques jours, une de mes bourgeoises de collègues – un chien savant avec une moue de poisson, un ventre d’orang-outang en captivité et de petites pattes atrophiées de teckel boiteux –, en parlant des « complotistes québécois dont Alexis Cossette-Trudel serait le chef », a déclaré que la croyance selon laquelle le virus aurait été fabriqué dans le laboratoire de Wuhan, et qu’il en serait sorti par accident ou qu’il aurait été relâché volontairement, s’expliquerait par l’incapacité de ces derniers à accepter que la nature peut nous jouer de sales tours, et le désir de trouver des coupables pour les méfaits d’un virus qui est le résultat d’une évolution naturelle. Puisque je sais que cette dévote a une capacité d’invention presque nulle et qu’elle régurgite seulement ce qu’elle entend, c’est donc une idée que les propagandistes font circuler pour discréditer la remise en question de la fable bien connue du pangolin et de la chauve-souris au marché…

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Maintien des patrouilles par hélicoptère après la fin de l’état d’urgence sanitaire

Une année s’est écoulée depuis mon dernier séjour à Québec. L’été dernier, quand j’ai quitté, après des mois de réclusion, la petite ville du Bas-Saint-Laurent où j’habite pour passer deux semaines à Québec, j’ai été frappé par la fréquence à laquelle les hélicoptères faisaient des patrouilles, pour repérer, j’imagine, les rassemblements illégaux où les règles sanitaires n’étaient pas respectées. Ou, pour nous qui ne sommes pas des naïfs, pour faire sentir à la population l’état d’urgence sanitaire. Si jamais les résidents de Québec en venaient à oublier l’existence de la « pandémie » à cause du beau temps et des vacances, les hélicoptères survolaient régulièrement la ville pour leur rappeler régulièrement la gravité de la crise sanitaire que nous étions supposément en train de traverser, et l’importance d’aller recevoir leur première ou leur deuxième dose de vaccin, si ce n’était pas encore fait. Le bruit bien caractéristique et énervant des pales des hélices pénétrait dans le cerveau des citadins, qu’ils soient à l’extérieur ou même à l’intérieur. Malgré les prétextes sanitaires invoqués, ces patrouilles aériennes constituaient des mesures sécuritaires. En rien le fait de survoler la ville en hélicoptère ne permettait de ralentir la propagation du virus, de protéger les…

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Principes élémentaires de sécurité numérique et de surveillance de masse

Mise en contexte Depuis que l’utilisation des cartes de débit et de crédit, des ordinateurs, d’internet et des téléphones dits intelligents est devenue chose courante, dans notre vie privée et au travail, ainsi que dans nos interactions avec les entreprises privées et les administrations publiques, la fréquence et l’étendue de la collecte de données augmentent. Il peut s’agir de données sur nous, sur les entreprises ou organisations pour lesquelles nous travaillons, ou sur les employés, clients ou usagers de ces entreprises ou organisations. S’il est indéniable qu’il est plus commode et rapide, pour communiquer ou consulter d’importantes masses d’informations, d’avoir recours aux nouvelles technologies de l’information que d’envoyer des lettres ou des documents par la poste, ou que de faire de longues recherches dans des classeurs de documents se trouvant parfois dans des bureaux situés sur tout le territoire d’un pays, l’étendue et la fréquence des vols de données deviennent du même coup plus fréquents. Les données accumulées dans nos boîtes de messagerie électronique personnelles ou professionnelles, ainsi que sur les serveurs et dans les systèmes informatiques des entreprises privées, des institutions financières et des organismes publics, dépassent largement en volume les informations qu’il aurait été possible de collecter et…

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La démolition du système de santé comme effet de la montée en puissance de la santé publique

Les experts en santé publique présentent souvent la discipline sanitaire qu’ils pratiquent et nous imposent comme ce qui empêcherait le système de santé de s’effondrer. À les en croire, sans les mesures soi-disant sanitaires appliquées à toute la population, les hôpitaux auraient manqué de lits depuis longtemps, alors que les travailleurs de la santé seraient morts d’épuisement. C’est à se demander comment le système de santé a pu tenir le coup aussi longtemps et a pu passer à travers de nombreuses épidémies de grippe saisonnière. Mais on dira que ça n’a rien à voir : le virus, ce n’est tout même pas un simple grippe, même quand on a été « vacciné » deux, trois, quatre ou même cinq fois. À quoi je réponds que des spécialistes de la santé publique ont fait circuler l’idée d’imposer le port du masque durant tous les hivers pour réduire la pression exercée sur les hôpitaux par la grippe saisonnière et de demander aux personnes qui ont des symptômes de s’isoler préventivement à la maison, et qu’ils semblent disposés à avoir recours à de telles mesures dès qu’un nouveau virus ou un nouveau variant ferait son apparition, comme si de nouveaux virus et de nouveaux variants n’avaient…

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Déclaration de la variole du singe comme urgence de santé publique de portée internationale (2)

Dans mon billet du 24 juillet 2022, j’ai analysé la déclaration du directeur-général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), notamment pour montrer à quel point sont faibles les raisons invoquées pour déclarer que la variole du singe est une urgence de santé publique de portée internationale (public health emergency of international concern ou PHEIC en anglais). Même le Comité d’urgence de l’OMS, dans le rapport qu’il a remis au directeur-général, n’a pas réussi à obtenir un consensus à propos de cette déclaration. En l’absence d’un tel consensus, le directeur-général a usé de son autorité pour déclarer que la variole du singe est un PHEIC. Depuis 2020, on ne cesse de nous rebattre les oreilles avec de soi-disant consensus scientifiques ou médicaux pour justifier de toutes de mesures farfelues qu’on dit sanitaires, mais qui sont en fait des mesures de guerre. Maintenant, en 2022, quand un consensus n’est pas atteint par le Comité d’urgence sur le fait de savoir si la variole du singe est un PHEIC ou non, le directeur-général tranche la question de manière autoritaire et montre qu’il peut très bien se passer d’un consensus scientifique ou médical. Et il a le culot de prétendre qu’il a pris…

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Faut-il nous moquer de nos concitoyens qui ont le cerveau lessivé ? (Réponse à James Corbett)

J’estime beaucoup James Corbett (chaîne Odysee) pour les vidéos qu’il fait depuis environ 15 ans, si je ne me trompe pas. Cela fait seulement deux ans que je le connais, mais je loue son approche non partisane et aussi la place accordée au doute dans sa démarche, en se gardant de faire de déclarations dogmatiques qui, si elles ne se réalisent pas, le discréditeraient aux yeux de plusieurs, comme cela est d’ailleurs arrivé à plusieurs dissidents. L’éventail des sujets qu’il a couverts depuis la fin des années 2000 est impressionnant : les fausses « pandémies » de 2009 et de 2020, la montée de la biosécurité, la propagande portant sur les changements climatiques et les politiques énergétiques, la démolition contrôlée de l’économie, les événements du 11 septembre 2001, les relations entre les États-Unis et la Chine, l’influence de l’industrie pharmaceutique, les relations publiques, l’évolution des médias, le transhumanisme, la guerre civile en Syrie, l’utilisation des organisations terroristes par le gouvernement américain, etc. Mais je ne suis pas toujours d’accord avec lui et j’espère que, vous aussi, vous n’êtes pas toujours d’accord avec lui ou avec moi. Le contraire ne serait pas sain, et je pense que James Corbett serait d’accord. Autrement, nous ne nous…

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Une mésaventure chez l’optométriste

Il m’est arrivé au cours des derniers mois une mésaventure à mon avis symptomatique du mauvais état de notre système de santé et de l’incompétence des nombreuses personnes qui y travaillent. Depuis déjà quelques décennies, j’évite autant que possible d’avoir affaire aux médecins, quelle que soit leur spécialité. Je n’arrive pas à compter toutes les fois, quand j’étais enfant ou adolescent, où ils ont fait des erreurs de diagnostic, où ils m’ont référé à des spécialistes pour vérifier si je n’avais pas tel syndrome et où ils m’ont prescrit des traitements médicamenteux superflus, inefficaces et dont les effets secondaires étaient pires que les maux qu’ils étaient censés atténuer ou soigner, par exemple un produit décongestionnant qui me faisait faire de l’insomnie, qui me mettait dans un tel état d’excitabilité qu’il m’était impossible de rester en place, et qui me rendait tellement irritable que j’en venais à chercher noise aux personnes que je fréquentais pour des peccadilles. À ce compte, vraiment, je préfère supporter mes allergies au pollen et à la poussière. L’hiver dernier, j’ai dû mettre de côté mes principes et consulter une optométriste parce que je me suis retrouvé, du jour au lendemain, à avoir très mal de l’œil…

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Consentement à la surveillance de masse

La facilité avec laquelle beaucoup de nos concitoyens ont accepté la surveillance que nos gouvernements nous ont imposée depuis mars 2020, à laquelle ces derniers n’ont pas mis complètement fin cet été malgré un certain relâchement, et qu’ils pourraient reprendre, étendre et intensifier dès l’automne ou l’hiver prochain, montre que le terreau fertile qu’elle a trouvé en eux a été cultivé de longue date. Même nous, qui résistons, ne sommes pas à l’abri de l’accoutumance à la surveillance, puisque notre seuil de tolérance peut s’élever à notre insu, malgré une irritation certaine ou une certaine irritation provoquée par cette surveillance. Pour expliquer ce phénomène, nous pourrions simplement dresser une liste de toutes les nouvelles formes de surveillance qui sont apparues au cours des dernières années ou décennies et auxquelles, bon gré, mal gré, nous nous sommes habitués. Mais nous n’aurions alors seulement une série d’impressions dispersées, sans fil entre elles. C’est pourquoi il me semble utile d’insister d’abord sur un aspect de notre éducation qui, par ses retombées à l’âge adulte, a rendu possible cette acceptation progressive de la surveillance de masse et la renonciation à la liberté qu’elle implique. Quand nous étions tout petits, notre maman et notre papa,…

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Limites intellectuelles et morales de nos concitoyens toujours masqués

« Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois tu seras victorieux. Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales. Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites. » Il est utile de savoir ce qui se passe dans la tête de nos concitoyens qui persistent de porter un masque dans les transports en commun, dans les commerces, aussitôt qu’il quitte leur espace de travail et même dans la rue, alors que ce n’est plus obligatoire depuis plusieurs semaines. Cela nous permettra de voir ce que nous pouvons raisonnablement attendre d’eux, ou d’évaluer à quel point ils sont irrécupérables. Nous nous efforcerons ainsi de ne pas être aussi limitées intellectuellement et moralement que ces personnes, qui sont incapables de comprendre ce que nous pensons et faisons autrement qu’à partir du point de vue et des sentiments dont elles prisonnières. Pour cela il faut les écouter, même si elles n’en font certainement pas autant pour nous, car le portrait que les journalistes font de nous leur suffit et leur convient même. Tant pis pour elles,…

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Déclaration de la variole du singe comme urgence de santé publique de portée internationale (1)

« Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. » Il fallait bien que cela finisse par arriver : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que la variole du singe est une urgence de santé publique de portée internationale (public health emergency of international concern ou PHEIC, que les bureaucrates de l’OMS prononcent « fake »), alors que la fin de la « pandémie » de COVID-19 n’a pas encore été déclarée, et qu’on ne sait pas ce qu’il faudrait pour qu’elle se termine, à part peut-être la « vaccination récurrente » de la totalité de la population mondiale. Il y a de quoi s’inquiéter, non pas à cause de la variole du singe elle-même, mais à cause de ce que l’OMS pourrait recommander aux États membres, et à cause des mesures soi-disant sanitaires que les États membres pourraient décider d’imposer à leurs populations, par zèle sanitaire ou pour servir des fins politiques. Comme pour la COVID-19, ces restrictions peuvent très bien ne pas avoir pour cible la variole du singe, mais les primates susceptibles d’être infectés. Prenons d’abord connaissance de la déclaration faite par Tedros Adhanom Ghebreyus, directeur-général de l’OMS, à l’occasion de la conférence de presse du 23 juillet 2022. Cela pressait tellement que…

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Portrait des décès et des hospitalisations dans les unités de soins intensifs en juillet 2022

J’ai fait remarquer, à la fin de mon billet du 21 juillet 2022, qu’il est bizarre que les journalistes et les experts consultés, avec le manque de suite dans les idées qu’on leur connaît, déclarent qu’en raison d’un nouveau variant ou sous-variant de la souche Omicron qui déjouerait « l’immunité vaccinale », les décès attribués à la COVID-19 seraient plus élevés cet été que pendant les étés 2020 et 2021, et qu’en raison de la protection que procureraient les « vaccins », il y aurait relativement peu d’hospitalisations pour ou avec la COVID-19 dans les unités de soins intensifs, malgré le nombre anormalement élevé d’hospitalisations hors soins intensifs. Si les « vaccins » protègent contre les complications graves qui résultent en des hospitalisations dans les unités de soins intensifs, ne devraient-ils pas aussi protéger dans des proportions semblables contre les complications graves qui provoquent des décès ? À l’inverse, si le variant ou sous-variant du moment déjoue « l’immunité vaccinale » et est à l’origine d’un nombre anormalement élevé de décès pendant l’été, ne devrait-il pas aussi être à l’origine d’un nombre proportionnellement plus élevé de complications graves qui conduisent les personnes infectées aux soins intensifs et parfois à la mort ? À partir des données disponibles sur le site…

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Arrêt de la mise à jour du jeu de données sur les nouveaux cas et les nouvelles hospitalisations en fonction du statut vaccinal

Le seul jeu de données que le gouvernement du Québec qui pouvait, dans une certaine mesure, permettre aux chercheurs indépendants et à la population de se faire une idée de l’efficacité réelle des « vaccins » contre la COVID-19 n’est plus mis à jour : « Note importante - Arrêt de la mise à jour. À partir du 6 juillet 2022, le présent jeu de données ne sera plus mis à jour puisque les statuts vaccinaux présentés ne sont plus représentatifs selon les derniers avis du Comité d’immunisation du Québec sur la vaccination contre la COVID-19. Les fichiers de la dernière mise à jour restent disponibles pour le moment. Ce jeu présentait le portrait quotidien du statut vaccinal des nouveaux cas et nouvelles hospitalisations de Covid-19 au Québec. La donnée présentée la plus à jour est celle de l’avant-veille. » (COVID-19 - Portrait quotidien du statut vaccinal des nouveaux cas et des nouvelles hospitalisations. C’est moi qui souligne.) Ce n’était déjà pas la grande affaire, puisque le nombre de nouveaux décès en fonction du « statut vaccinal » n’a jamais été disponible dans ce jeu de données. Puis il aurait été plus utile d’avoir des données sur les hospitalisations en cours en fonction du statut vaccinal, et…

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Explications à la carte : efficacité du « vaccin » et dangerosité des nouveaux variants

Depuis le printemps 2020, les autorités politiques et sanitaires, les soi-disant experts et les journalistes choisissent les causes qui leur conviennent pour expliquer après coup les variations du nombre de « cas », du nombre d’hospitalisations et du nombre de décès. Quand le nombre de décès attribués à la COVID a augmenté après le confinement du printemps 2020, c’est que nous aurions eu affaire à un virus très meurtrier. Rien à voir avec le confinement et la panique qui en a résulté dans les milieux de soins et dans la population et au refus de traiter les personnes atteintes d’une infection respiratoire (toujours la COVID, contre laquelle il n’y aurait pas eu de traitement) ! Quand le nombre de décès attribués à la COVID a diminué rapidement à partir du mois de mai 2020, c’est que le confinement se serait montré efficace pour mettre fin à la première vague. Rien à voir avec le fait que la COVID est une infection respiratoire saisonnière qui recule avec l’arrivée de la saison chaude ! Quand le nombre de « cas », d’hospitalisations et de décès attribués à la COVID a recommencé à augmenter à l’automne 2020, c’est que les mesures sanitaires auraient été relâchées pendant l’été, c’est qu’il…

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Formes concurrentes de prévention (2)

Dans mon billet du 3 juillet 2022, j’ai présenté des formes de prévention dont l’objet est la santé et la sécurité, mais qui sont compatibles avec la liberté et les droits des individus, et grâce auxquelles on ne dresse pas ces derniers, de manière calculée ou sans s’en apercevoir. Dans ce billet, le dressage est plutôt ce qu’il s’agit de prévenir. On verra que les formes de prévention visant à empêcher le dressage entrent souvent en conflit avec les formes de prévention qui ont pour but, nous dit-on, de protéger les enfants et les adultes contre le virus, puisqu’elles peuvent avoir des effets moraux, sociaux et politiques désastreux, surtout dans des sociétés qui sont ou qui se prétendent démocratiques. Toutefois, on aurait tort de croire que ce conflit a commencé avec l’arrivée du virus. Si les mesures préventives contre le virus ont pu s’imposer si facilement malgré le fait qu’elles nous dressent, c’est que d’autres formes de dressage existaient déjà dans ces milieux sociaux, par exemple les écoles, où l’on serait pourtant censé éduquer les enfants, les adolescents et les adultes, et non les dresser. Les écoles primaires et secondaires n’ont pas seulement pour fonction d’instruire les enfants et les…

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Questions sur l’électrification des transports

Depuis plusieurs années, l’électrification des transports est un enjeu important pour nos gouvernements. Ils voudraient à terme que tous les véhicules, ou presque tous les véhicules, ne fonctionnent plus à l’essence, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre les changements climatiques, parmi lesquels on compte tous les phénomènes météorologiques, naturels et climatiques jugés anormaux (vague de froid, vague de chaleur, tempêtes de neige, tornades, ouragans, sécheresses, inondations, glissements de terrain, érosion des côtes, fonte des glaciers, etc.), en fonction d’une sorte de normalité météorologique et climatique dont on peut se demander si elle a déjà existé, surtout quand on considère les grands changements climatiques qu’a connu notre planète depuis, disons, un million d’années. À cela s’ajoute le désir de réduire radicalement la consommation d’énergies fossiles, qui ne sont pas renouvelables, qui seraient sur le point de s’épuiser, et dont il peut y avoir des pénuries en temps de guerre ou si des sanctions économiques ciblent les principaux pays producteurs, comme c’est actuellement le cas avec la Russie. Ainsi il s’agirait, grâce à l’électrification des transports, de nous procurer une certaine sécurité énergétique, de ne plus être dépendants énergétiquement d’États dits voyous et de…

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La logique du chaudron à la sauce ukrainienne

Le Congrès des Ukrainiens-Canadiens (CUC) crie au génocide depuis le début de l’invasion de l’armée russe. À entendre parler ses représentants, on pourrait croire que c’est pratiquement la première fois que les habitants d’un pays envahi par l’armée d’un autre pays meurent à cause de la guerre. À ce compte, toutes ou presque toutes les guerres seraient des génocides, y compris celles menées par les pays de l’OTAN, et à plus forte raison celles menées par les organisations militaires ukrainiennes pendant la guerre civile russe (l’armée nationaliste de Symon Petlioura) et la deuxième guerre mondiale (l’organisation des nationalistes ukrainiens et l’armée de libération ukrainienne). À moins qu’il n’existe une sorte d’exceptionnalisme ukrainien : toute personne qui tue un Ukrainien serait génocidaire. Quoi qu’il en soit, à force de crier à tort ou à travers au génocide, ce mot finit pas se vider de son sens, même dans les cas où il pourrait être approprié de l’utiliser. Mais je ne veux pas m’attarder à ces accusations qui, somme toute, n’en valent pas la peine. Ce qui m’intéresse dans ce billet, ce sont les déclarations du CUC sur la turbine dont le gouvernement canadien a décidé de réparer, à la demande du gouvernement…

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Causes et effets imaginaires en temps de crise

Comme d’autres dissidents, j’ai essayé à plusieurs reprises de montrer les relations entre les politiques de confinement et les sanctions économiques prises contre la Russie, qui sont en fait des sanctions contre nous, étant donné la fermeture forcée de plusieurs secteurs de l’économie, la fermeture ou les difficultés économiques de nombreuses petites et moyennes entreprises, l’inflation, les difficultés d’approvisionnement en nourriture, en engrais et en énergie, ainsi que les pénuries et l’effondrement économique qui en résultent déjà ou qui pourraient bientôt en résulter. Nos gouvernements ne semblent pas se soucier des effets dévastateurs des politiques de confinement ou s’en accommoder assez bien, à un tel point qu’on en vient à se dire qu’ils les désirent, car c’est surtout nous qui en faisons et continuerons d’en faire les frais, et pas nos dirigeants. La même chose peut être dite des sanctions économiques contre la Russie, qui réduisent et continueront de réduire notre niveau de vie, et qui nous entraînent dans une grave crise économique qui nous affectera beaucoup plus que nos dirigeants politiques, qui ont généralement beaucoup plus d’argent que nous, qui pourront utiliser ou détourner les fonds publics pour maintenir leur train de vie, ou qui pourront vivre au crochet…

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La « vaccination » comme indicateur de crédulité et de docilité

La chose de la Santé publique : voilà ce que nous sommes. Les récentes déclarations du ministre Dubé et du Dr Boileau ont pour fonction de nous le rappeler, même si c’est l’été et même si on nous laisse respirer plus librement depuis quelques semaines. C’est que le virus, lui, ne prendrait pas de vacances. Ou, pour parler plus justement, c’est la Santé publique qui n’en prend pas. De toute évidence, elle ne nous lâchera pas. Et pourquoi le ferait-elle, puisque c’est là sa raison d’exister ? Nous ne perdons rien pour attendre ! Ces deux messieurs nous ont annoncé la semaine dernière qu’une septième vague serait commencée au Québec. Les voilà qui recommencent à nous recommander de porter un masque dans les endroits clos et même à l’extérieur, quand il y a beaucoup de personnes entassées les unes sur les autres. Et ils en profitent pour nous recommander d’aller nous faire injecter des doses de rappel, car le virus continuerait de circuler et d’être dangereux, car la pandémie ne serait pas terminée. Voici les nouvelles indications en matière de « vaccination ». Pourtant, il semblerait que plus on « vaccine » les Québécois, plus les vagues se succèdent rapidement…

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Sur la création d’un Conseil des universitaires indépendants proposée par Patrick Provost

Dans ce billet, je veux discuter la création d’un Conseil des universitaires indépendants (CUI) proposée par Patrick Provost, ce professeur de l’Université Laval dont j’ai parlé dans mon billet du 4 juillet 2022. Ce qui motive principalement cette décision, c’est un désir de contrecarrer l’influence des groupes d’intérêt privés sur la prise de décision de nos gouvernements. La crise que nous connaissons depuis deux ans, et qui n’est pas encore finie, nous a permis de constater à quel point le lobby pharmaceutique est puissant dans les pays occidentaux, pour discréditer les traitements très abordables, imposer l’utilisation massive de nouveaux produits pharmaceutiques coûteux et sous brevet, et nous faire croire qu’ils sont efficaces et sécuritaires. Et ce n’est vraisemblablement que la pointe de l’iceberg, puisque les lobbyistes sont toujours à l’œuvre quand il y a de l’argent à faire. Voyons en quoi pourrait consister le Conseil des universitaires indépendants, pour faire connaître l’idée, pour évaluer quels sont ses avantages, pour préciser la forme que le Conseil pourrait prendre et pour poser des problèmes qu’il faudrait résoudre, en prenant pour point de départ la lettre ouverte de Patrick Provost publiée sur le site de Libre Média le 11 juin 2022. « Il serait…

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Formes concurrentes de prévention (1)

Introduction Depuis deux années, nous entendons parler constamment de prévention. La prévention est ce qui détermine ou semble déterminer les décisions de nos gouvernements et, ce faisant, les règles que nous devons suivre quotidiennement, dans les lieux publics, au travail ou même à la maison, à l’intérieur comme à l’extérieur. Même en cette période d’assouplissement des règles, le spectre de la prévention continue de nous hanter. Les autorités politiques et sanitaires insistent pour que la population aille se faire administrer une troisième ou une quatrième dose de « vaccin » et envisagent de réinstaurer des mesures soi-disant sanitaires à l’automne, afin de prévenir la COVID-19, soit en visant indistinctement toute la population, soit en ciblant tout particulièrement les personnes dont la « vaccination ne serait pas à jour », c’est-à-dire qui auraient reçu seulement deux doses ou moins. Cette obsession de la prévention, même si elle prend une forme plus radicale depuis l’arrivée du virus, n’est pas une chose nouvelle. Depuis quelques décennies, on cherche à prévenir toutes sortes de maladies, d’accidents, d’incidents ou de heurts sociaux qui, avant, faisaient simplement partie de la vie ou attiraient à peine notre attention. C’est pourquoi des lois et des mesures de sensibilisation se répandent pour lutter…

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La pandémie sans fin

Ne nous illusionnons pas : le gouvernement fédéral canadien et le gouvernement provincial du Québec n’ont pas l’intention d’en finir de sitôt avec cette histoire de pandémie. Au minimum, ils se gardent la possibilité de nous submerger d’une autre « vague » de mesures soi-disant sanitaires dès l’automne ou l’hiver prochain, dont certains sont toujours en vigueur, alors que d’autres sont simplement suspendues. Voilà qui augure mal. Et nous entendons sensiblement le même son de cloche de l’Organisation mondiale de la santé, qui est en train de fourbir ses armes en préparation un « traité pandémie », en révisant le Règlement sanitaire mondial et en créant une commission permanente de surveillance des événements susceptibles de constituer des menaces pour la santé publique planétaire. Et Emmanuel Macron parle de l’importance de vacciner tout ce qui peut être vacciné. Si on nous laisse respirer cet été, c’est vraisemblablement le calme avant la tempête, surtout au Québec, où des élections auront lieu à l’automne, après lesquels notre premier ministre et ses acolytes, s’ils sont réélus et surtout si leur parti politique dispose de la majorité parlementaire, pourront dire que les Québécois approuvent leur manière autoritaire de gouverner. Voici une liste non exhaustive des facteurs qui appuient ce scénario…

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Ampleur de notre dépendance (2)

Étant donné toutes les formes de dépendance (voir le billet précédent) qu’on nous impose et auxquelles nous consentons en temps normal et en temps de crise (réelle ou orchestrée), je ne vois pas pourquoi les choses s’amélioreraient quand la crise économique, alimentaire et énergétique dont nous commençons à sentir les effets s’aggravera, au point que la situation pourrait devenir intenable pour plusieurs d’entre nous. D’un côté, les autorités dont nous dépendons pourraient profiter de l’occasion pour nous rendre encore plus dépendants d’elles et d’autres organisations dont nous sommes aussi dépendants ou pourrions devenir dépendants, sous prétexte de nous venir en aide et de maintenir d’ordre. De l’autre, nous sommes habitués de vivre dans la dépendance et, en temps de crise, nous attendons notre salut d’une forme ou d’une autre de dépendance. Faisons l’hypothèse, dans ce billet, que nous serons bientôt durement touchés par la crise économique, et que même ceux qui sont à l’aise et qui se croient à l’abri auront de la difficulté à payer leurs comptes ou se retrouveront parfois sans emploi et sans revenus réguliers. Seule une petite minorité très riche ne serait pas affectée par la grave dégradation de la situation économique et pourrait peut-être même…

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Ampleur de notre dépendance (1)

Nous sommes tellement dépendants, individuellement et collectivement, qu’on dirait que nos sociétés soi-disant démocratiques se sont développées sous le signe de la dépendance. En tant que travailleurs, nous sommes dans la dépendance des employeurs qui nous donnent un salaire en échange de notre travail, sans lequel nous ne pourrions pas « gagner notre vie », et qui en profitent pour exiger de nous toutes sortes d’attitudes et de comportements qui n’ont rien à voir avec ce que nous avons à faire et qui, assez souvent, nuisent à ce que nous avons à faire. En tant que clients, nous sommes dans la dépendance des grandes entreprises qui réussissent à écarter leurs concurrents et à imposer leurs produits et leurs services grâce au lobbyisme, à la soi-disant propriété intellectuelle, aux accords de soi-disant libre-échange, aux campagnes de publicité, à la réduction de leurs coûts par la relocalisation de leurs usines et de leurs services dans des pays où les salaires sont plus bas qu’ici et où les conditions de travail sont plus mauvaises qu’ici. En tant que citoyens ou plutôt électeurs, nous ne disposons d’aucun pouvoir politique direct, et nous dépendons de députés qui eux-mêmes sont dans la dépendance des partis politiques…

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Essai sur la zombification morale, sociale et politique

Pour montrer le niveau de réflexion du Center for Disease Control (CDC) – qui est pourtant une référence internationale en matière de santé publique – et la petite propagande à laquelle il s’adonne sous prétexte de sensibiliser la population américaine à se préparer aux pandémies et aux autres catastrophes à venir, j’attire votre attention sur une courte bande dessinée publiée sur son site en 2011, laquelle a pour titre Preparedness 101 : Zombie Pandemic. En voici la page couverture : De la même manière que dans les films américains et les jeux vidéos des deux ou trois dernières décennies, on tâche de donner dans cette fiction une explication doté d’une allure scientifique à l’existence des zombis en inventant un virus très contagieux, alors qu’avant c’était principalement l’œuvre de nécromanciens capables d’animer et de contrôler les morts, ou le résultat d’une simple malédiction, ou (pour ceux qui s’intéressent aux les légendes haïtiennes) l’affaire de sorciers qui, grâce à de puissantes drogues dont ils auraient le secret et à des mises en scène qui frappent l’imagination, seraient capables de simuler la mort de leurs victimes, de leur faire croire qu’ils sont des morts-vivants quand ils reprennent connaissance, et de faire d’eux des esclaves auxquels…

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Problèmes de surpopulation et de dépopulation

« Les villes continues. 3. Chaque année, dans mes voyages, je fais une halte à Procope et je prends logement dans la même chambre de la même auberge. Depuis la première fois, je m’arrête pour contempler le paysage qu’on voit en écartant les rideaux de la fenêtre : un fossé, un pont, un petit mur, un sorbier, un champ de maïs, un buisson avec des mûres, un poulailler, le dos d’une colline jaune, un nuage blanc, un morceau de ciel bleu, en forme de trapèze. Je suis certain que la première fois, on ne voyait personne ; ce n’est que l’année suivante qu’à un mouvement entre les feuilles, j’ai pu distinguer une face ronde et plate qui grignotait un épi de maïs. Un an après, ils étaient trois sur le petit mur, et à mon retour, j’en vis six, assis en file, les mains sur les genoux, avec quelques sorbes dans une assiette. Chaque année, à peine entré dans la chambre, je relevais le rideau et comptais quelques faces de plus : seize, y compris ceux qui se trouvaient au fond du fossé ; vingt-neuf, dont huit perchés dans le sorbier ; quarante-sept, sans compter ceux du poulailler. Ils se ressemblent, ils ont l’air gentil, ils…

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Marche vers le totalitarisme intégral ou vers l’effondrement généralisé ?

Convergence des tendances totalitaires Après que l’OMS a déclaré l’état de « pandémie » au début de l’année 2020, et que nos gouvernements ont emboîté le pas en déclarant l’état d’urgence sanitaire, des tendances totalitaires se sont manifestées au grand jour. Malgré la pause que nous connaissons présentement dans tous les pays occidentaux, nous craignons que ces tendances s’amplifient et se généralisent. Nous ne faisons plus confiance aux autorités politiques et sanitaires qui, grâce à l’imposition de mesures soi-disant sanitaires, à l’implantation de dispositifs de surveillance et de contrôle social et à une vaste campagne de relations publiques, ont réglementé à outrance l’économie et la vie en société, se sont ingérées dans notre vie privée et ont essayé (parfois avec succès) de nous contraindre à recevoir des injections expérimentales dont nous n’avons manifestement pas besoin et dont nous ne voulons pas. Dans le cadre de la mobilisation générale pour faire la guerre au virus, on nous a retiré le droit de disposer librement de nous-mêmes, sous prétexte de protéger la sécurité de la collectivité et celle des autres, et aussi pour notre propre bien, nous a-t-on dit. On a décrété quels secteurs de l’économie devaient rester ouverts ou être fermés. On a…

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Sur un algorithme du Règlement sanitaire international de l’OMS (2)

Dans mon billet du 10 juin 2022, j’ai analysé l’algorithme ci-dessous, utilisé par les États membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour évaluer les événements qui pourraient constituer des urgences de santé publique de portée nationale, et par le directeur général de l’OMS pour déterminer si les événements notifiés sont de telles urgences, le tout conformément à la troisième édition du Règlement sanitaire international en vigueur depuis 2005, et auquel l’OMS cherche à donner des dents grâce au « traité pandémie », sous prétexte d’améliorer la surveillance et la notification de ces événements et de contraindre les États membres à se conformer aux recommandations et aux obligations dictées par l’OMS. Je pense avoir montré, par l’analyse des différentes combinaisons de réponses aux questions, que cet algorithme a été conçu pour générer artificiellement des urgences de santé publique de portée nationale, et qu’il ne s’agit pas d’un instrument de décision scientifique, mais d’un dispositif bureaucratique servant à justifier l’expansion de l’influence, du pouvoir et du financement des organisations bureaucratiques et des bureaucrates spécialisés en santé publique, à l’échelle nationale et à l’échelle internationale. Le « traité pandémie » en cours de préparation est justement une manifestation de cet expansionnisme bureaucratique, qui…

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Sur un algorithme du Règlement sanitaire international de l’OMS (1)

L’Organisation mondiale de la santé voulant faire adopter aux États membres une sorte de « traité pandémie » qui doit lui permettre de renforcer la surveillance des événements pouvant mener à de futures « pandémies », de préparer et de coordonner les réponses à ces menaces sanitaires à l’échelle internationale, de soutenir les États vigilants et respectueux des normes sanitaires internationales, et d’exercer des pressions et peut-être de punir les États membres récalcitrants ou voyous, il importe de prendre connaissance du contenu de la troisième édition du Règlement sanitaire international (RSI) déjà en vigueur et qu’on mettra vraisemblablement en marge de l’adoption du traité. Cela nous permettra de prendre connaissance de la procédure grâce à laquelle l’OMS détermine si une « urgence de santé publique de portée internationale » a lieu, puisque c’est de ça que tout le reste découle. Avant d’entrer vraiment dans cette question particulière, voyons quel est l’objet du Règlement sanitaire international : « L’objet et la portée du RSI (2005) consistent à prévenir la propagation internationale des maladies, à s’en protéger, à la maîtriser et à y réagir par une action de santé publique proportionnée et limitée aux risques qu’elle présente pour la santé publique, en évitant de créer des entraves inutiles…

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Un conseil amical de la part d’une recruteuse des ressources humaines

J’ai rarement vu des propos aussi haineux de la part d’une concitoyenne. C’est tellement outré qu’on en vient presque à se demander si c’est un faux, si c’est de la satire. Voici une transcription à peu près complète pour la postérité, car cette vidéo pourrait ne plus être accessible dans quelques années : « [...] And you’re all loud and proud with your big thoughts and big ideas. Whatever. (Inaudible) … in Ottawa. I’m a recruiter. It’s a small, small industry. It’s smaller than you think. (Inaudible.) If you’re looking for a job or if you’re trying to keep a job, maybe, just maybe, think what you’re putting on social media. Again, freedom fighters, I know you’re not really big with stats and facts aren’t your thing. You know ? But what I can tell you, what is a fact is that recruiters talk. And recruiters, like the majority of Canada, don’t agree with you. Do you know what that means ? Do you have any guesses, any guesses ? What that means is that if you need a job, you might not get one. If you want to keep a job, you might not get to do that. (Inaudible.) Documentation ! You know what…

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Risque de riposte russe contre les pays occidentaux

Les États-Unis ont finalement décidé de fournir des lanceurs de missiles à longue portée à l’Ukraine, et quelques pays européens ont décidé d’en faire autant. La réponse des autorités russes ne s’est pas fait attendre. En effet, voici ce qu’a déclaré Dmitri Medvedev, président de la Fédération de Russie de 2008 à 2012 et vice-président du Conseil de sécurité de Russie depuis 2020 : « Dans le cas où des types d’armes seraient utilisées contre le territoire russe, les forces armées de notre pays n’auront d’autre choix que d’agir pour détruire les centres de décision. Tout le monde comprend de quel type de centres il s’agit – le ministère de la Défense, l’état-major général et tout le reste. Mais vous devez comprendre que les centres de décision finale dans ce cas, malheureusement, ne sont même pas situés sur le territoire contrôlé par Kiev. Il s’agit donc certainement d’une menace dont il faudra tenir compte. » Peu après, Vladimir Poutine a repris l’essentiel de la déclaration de Medvedev, quoique de manière plus modérée. Parlons franchement. La Russie, en cas d’attaque contre son territoire à l’aide d’équipement militaire fourni par les pays de l’OTAN, pourrait répliquer en attaquant les endroits où se prennent les décisions…

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La pacification à l’ukrainienne

Voilà quelques mois que je veux parler du site du Centre Mirotvorets (ou Myrotvorets, ce qui signifie pacificateur). Étant donné qu’une journaliste canadienne a été fichée sur ce site et a réagi ouvertement à ce procédé, ça me paraît une bonne occasion de le faire. Cette organisation se définit elle-même comme un centre de recherche sur les « signes » de crimes contre la sécurité nationale de l’Ukraine, la paix, l’humanité et la loi internationale, dont le but est de fournir des informations aux forces de la loi et aux services spéciaux sur les terroristes pro-russes, les séparatistes, les mercenaires, les criminels de guerre et les meurtriers. Étant donné la mauvaise réputation des forces de l’ordre ukrainiennes et des bataillons de répression qui pourraient décider de « rendre justice » en arrêtant ou exécutant sans autre forme de procès les personnes qui ont été identifiées comme des ennemis de l’Ukraine, voilà qui n’a rien de rassurant. Ce site a été créé en 2014, dans le contexte de la guerre civile ukrainienne qui a suivi le coup d’État du Maïdan. Deux des créateurs du site sont Anton Gerachenko (plus tard député à la Rada et ministre délégué de l’Intérieur) et George Tuka (plus tard gouverneur…

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Création de la Commission permanente de prévention, de préparation et de riposte en cas d’urgence sanitaire

Comme plusieurs observateurs l’ont déjà remarqué, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), quand il s’agit de discuter les modifications à apporter au Règlement sanitaire international (RSI) pour prévenir les « pandémies » et se préparer à ces « pandémies » (ce qu’on appelle le « traité pandémie »), ne demande pas aux États membres de déterminer si de telles modifications sont nécessaires, utiles et pertinentes. Il est déjà décidé qu’il faut mieux se préparer aux prochaines « pandémies » qui ne manqueront pas de se produire et même de se multiplier, et qu’il faut par conséquent se donner les moyens d’avoir une réponse concertée rapide et efficace à l’échelle internationale. Puisqu’on fera preuve d’une plus grande vigilance qu’avant quant aux urgences sanitaires, et que de nombreux « experts » seront entretenus aux frais des États membres pour détecter des éclosions susceptibles de dégénérer en « pandémie » et qui ne voudront pas donner l’impression qu’on les paie à ne rien faire, ce ne sera pas ce traité qui aura été adopté à cause de ces urgences à venir, mais ce seront plutôt ces urgences sanitaires à venir qui se seront déclarées à cause de l’adoption de ce traité. Tout marche tellement à l’envers à l’OMS que le Conseil exécutif, lors de sa…

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Incohérences des gouvernements occidentaux sur la possession des armes à feu

Les mêmes gouvernements qui nous ont imposé des confinements et des mesures sanitaires, et qui veulent que nous nous fassions injecter des « vaccins » expérimentaux, sous prétexte de nous protéger du virus, cherchent à réglementer toujours plus le commerce et la possession des armes à feu. Des événements comme le massacre qui a eu lieu dans une école au Texas il y a quelques jours, ou comme les fusillades qui se produisent à Montréal depuis le début de l’année 2022, sont autant d’occasions pour ces politiciens et les journalistes de se scandaliser et de travailler au désarmement progressif de la population, les seules personnes devant, à terme, avoir le droit porter des armes étant les policiers et les soldats, à part peut-être pour les fusils de chasse qu’il faut enregistrer. Cependant ces politiciens et ces journalistes adoptent une toute autre attitude à l’égard des armes de guerre, légères ou lourdes, qu’il faut envoyer en Ukraine en si grandes quantités que les pays occidentaux sont en train de vider leurs arsenaux et doivent passer de nouvelles commandes aux fabriquant d’armes pour se réapprovisionner ou pour tenir leurs promesses de fourniture d’armes à l’Ukraine. N’a-t-il pas lieu de craindre que toutes ces armes…

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Reddition de comptes à propos de l’aide offerte à l’Ukraine

Depuis le début de l’intervention militaire russe en Ukraine, et aussi avant, les gouvernements occidentaux ont dépensé d’importantes sommes d’argent pour soutenir l’Ukraine, principalement pour entraîner ses soldats, pour lui fournir de l’équipement militaire et de l’aide humanitaire, et pour l’aider à reconstruire. Mais savons-nous vraiment quels sont ces soldats qu’on entraîne, et s’ils contribuent vraiment à défendre le peuple ukrainien ? Et comment nous assurer qu’une partie de cet équipement militaire ne se retrouve tout simplement pas sur le marché noir, pour aboutir entre les mains d’organisations criminelles, extrémistes ou terroristes susceptibles de s’en prendre aux civils en Ukraine, dans d’autres pays européens et même dans des pays non européens ? Comment vérifier que l’aide humanitaire est bien toute distribuée à la population ukrainienne, qu’elle n’est pas revendue chèrement par des truands prêts à s’enrichir par tous les moyens, et qu’elle n’est pas utilisée pour nourrir les bataillons néo-nazis qui commettent des exactions contre les civils ukrainiens, qui les utilisent comme boucliers humains et qui pillent les localités qu’ils occupent ? Comment savoir si l’argent qu’on dit vouloir donner pour reconstruire l’Ukraine n’aboutira pas dans les poches des membres déjà bien pansus du gouvernement et des oligarques ukrainiens, alors que les politiciens…

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Monopole gouvernemental de la destruction économique

Pendant deux années, le gouvernement fédéral canadien, les gouvernements provinciaux et aussi les autres gouvernements occidentaux ont imposé toutes sortes de mesures soi-disant sanitaires qui ont eu des effets désastreux sur l’économie. Le secteur de la restauration a été particulièrement touché. Les restaurateurs ont vu leurs profits diminuer considérablement, ont dû contracter des dettes et ont parfois fermé leurs portes, puisque leurs clients étaient confinés ou découragés de se rendre dans les restaurants les discours alarmistes du gouvernement et des médias, puisque les salles à manger ont été fermées ou n’ont pu rester ouvertes qu’à capacité réduite, puisque les employés ont décidé de quitter des emplois ne pouvant leur procurer une certaine sécurité économique, puisque des pertes importantes en denrées ont été provoquées par les confinements. Et c’est sans parler des passeports vaccinaux, qui ont empêché les personnes non vaccinées de manger au restaurant et qui ont dissuadé plusieurs personnes vaccinées de le faire, trouvant excessif et absurde d’avoir à confirmer leur statut vaccinal et à s’identifier. Pour les petits commerces non essentiels ne pratiquant pas le commerce en ligne ou ne pouvant pas faire concurrence aux grandes plate-formes de commerce en ligne, les deux dernières années ont été difficiles.

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Conjectures sur la variole du singe

Nous avons l’impression de voir se répéter ce qui s’est produit à la toute fin de l’année 2019 et au début de l’année 2020, en remplaçant seulement le rhume de la chauve-souris et du pangolin par la variole du singe. Mais ça semble aller plus vite, étant donné qu’on applique la même recette et qu’on met à profit ce qui a été mis en place depuis deux ans. L’Organisation mondiale de la santé a déjà convoqué une réunion d’urgence et la Santé publique du Canada envisagerait déjà de vacciner la population du Québec, où quelques cas auraient été confirmés et où d’autres cas suspects seraient sous investigation. Pour l’instant, nous ne savons pas exactement à quoi nous en tenir. On nous tient ce même discours : la variole du singe se transmettrait seulement ou surtout aux personnes qui ont des contacts étroits avec des animaux ou des personnes infectés, mais on nous dit aussi qu’il est très inquiétant que des cas apparaissent en même temps dans des pays où la maladie n’est pourtant pas endémique (en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande), certains « experts » et certains journalistes s’aventurant à parler d’une possible mutation du virus à l’origine…

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Impressions après une semaine sans masque

Voici une semaine que nous n’avons plus à porter un masque dans les lieux publics et au travail. Je suis content de constater que, dès les premières journées, au moins 85 % des personnes ont cessé de porter un masque et ne semblent pas éprouver la moindre peur d’être infectées et de tomber gravement malades. Même dans les circonstances où la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail recommande de porter un masque, ces personnes ne le font pas. Quant à ceux qui continuent d’en porter un, certains d’entre eux commencent à imiter les autres et à porter un masque de moins en moins souvent. Les autres se contentent de porter un masque, sans réclamer des autres qu’ils en fassent autant. Même si beaucoup se disent contents de ne plus avoir à porter un masque et ne réagissent pas comme des enfants à qui on essaie d’enlever leur doudou, nous pouvons douter qu’ils résisteront si le gouvernement essaie de leur imposer à nouveau le port du masque dans les lieux publics et au travail, à l’occasion de la prochaine « vague » ou de la prochaine « pandémie ». C’est que l’abolition de cette obligation n’est pas ou…

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Une pétition contre un professeur d’histoire accusé de faire de la propagande pro-russe

Je ne lis pas souvent les médias de masse qui corrompent nos cerveaux. Je le fais juste assez pour avoir une idée de ce qui se passe dans la tête de beaucoup de mes concitoyens. C’est pourquoi il m’arrive de temps en temps de passer à côté de quelque chose d’intéressant, non pas au sens où les journalistes en auraient fait quelque chose d’intéressant, mais au sens où il est intéressant de savoir quel degré de bêtise et d’intolérance (les deux vont souvent de pair) a été atteint. Depuis déjà quelques années, la liberté universitaire est régulièrement exposée à des attaques, au Canada et au Québec. Il y a des mots qu’on ne peut pas dire, même quand c’est pour analyser un texte où ils sont employés, sans s’exposer aux plaintes de certains étudiants moralisateurs. Selon qui sont les administrateurs des départements, des facultés et des universités, et quel est le rapport qu’elles ont avec les professeurs visés par ces plaintes, il y aura ou non des sanctions disciplinaires. L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe ayant suscité l’indignation outrée et presque unanime des gouvernements occidentaux et des journalistes à la solde des médias de masse – lesquels adoptent une toute…

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Adoption du principe du projet de loi n° 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire au Québec

Le gouvernement du Québec a enfin mis fin à l’obligation de porter un masque dans les lieux publics et dans les milieux de travail. Mais ce n’est pas fini. Nous n’en sommes pas encore à un retour à la normalité d’avant la « pandémie ». Il faut encore porter un masque dans les transports en commun et les milieux de soins. Et c’est sans parler de l’obligation d’en porter un au travail durant cinq jours, après s’être isolé aussi durant cinq jours à la suite d’un test de dépistage positif. Puis il y a l’interdiction, pour les non-vaccinés, de voyager par avion et par train imposée par le gouvernement fédéral, et la désinfection compulsive des mains qui continue d’être en vigueur partout, sous prétexte qu’il s’agirait d’une mesure d’hygiène de base, au grand plaisir des fabricants et des vendeurs de gel hydralcoolique et autres produits désinfectants. Enfin la fin de l’état d’urgence sanitaire n’a pas encore été déclarée au Québec, et le projet de loi n° 28 grâce auquel le gouvernement essaie de conserver certains pouvoirs d’exception est encore débattu à l’Assemblée nationale. Même si les journalistes ont parlé abondamment de ce projet de loi et de la résistance des partis d’opposition,…

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Ce que la « pandémie » de COVID-19 a d’exceptionnel

La « pandémie » de COVID-19 est exceptionnellement grave – n’a-t-on cessé de nous répéter pendant deux ans –, même pour une « pandémie », étant donné que le virus serait exceptionnellement contagieux et mortel. C’est pourquoi il a fallu prendre, qu’il faut continuer de prendre et qu’il faut, au besoin, se préparer à prendre à nouveau des mesures exceptionnelles pour lutter contre un ennemi exceptionnel, dans une situation tout à fait exceptionnelle. Ce serait du jamais vu depuis au moins la grippe espagnole, et peut-être même depuis les épidémies de choléra et de peste des siècles précédents. Mais n’allons surtout pas nous croire tirés d’affaire, en nous disant qu’un événement semblable ne devrait pas se produire avant au moins un siècle. « Oh que non ! », nous disent les « experts », les sociétés pharmaceutiques, les journalistes, les politiciens et les bonzes de l’Organisation mondiale de la santé. Bien au contraire, nous ne perdrions rien pour attendre. En raison des changements climatiques, des espèces animales vivant séparément depuis des millions d’années pourraient se rencontrer et des virus dont elles sont porteuses pourraient passer d’une espèce à l’autre, muter pour s’adapter à ces nouveaux organismes, jusqu’à ce qu’ils fassent le grand saut et passent à l’espèce humaine. Voilà…

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Instrumentalisation, expansion et intensification de la santé et de la sécurité au travail

Il y a une époque, pas si lointaine, où les employeurs ne se souciaient aucunement de la santé et de la sécurité de leurs employés. Qu’avaient à faire les entreprises minières des mineurs qu’elles exploitaient ! Ces travailleurs pouvaient être blessés, devenir invalides ou mourir à la suite de l’effondrement d’une galerie sans que la haute direction ne s’en formalise et ne prenne des mesures pour éviter que ça ne se reproduise. Même chose pour les coups de grisou et le poumon noir du mineur. Même chose pour l’usure prématurée du corps. La main-d’œuvre était bon marché et facile à remplacer. Et on peut en dire autant des ouvriers qui se blessaient parfois grièvement à cause de machines dangereuses, et qui étaient pratiquement devenus des vieillards à 40 ans, voire avant, parce qu’ils avaient commencé à travailler à 8 ou à 10 ans, 16 heures par jour et 6 jours par semaine. Et c’est sans parler des incendies, des explosions et de l’effondrement des bâtiments où les ouvriers travaillaient. Tout ça pour un salaire de misère, aussi bien pour les mineurs que pour les ouvriers. À peine de quoi louer un petit logement mal chauffé et insalubre et nourrir la famille nombreuse avec laquelle ils…

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Sur l’assistance mutuelle des pays membres de l’OTAN en cas d’attaque armée

Étant donné que la Pologne, avec le soutien des États-Unis, envisage peut-être d’intervenir militairement dans l’ouest de l’Ukraine, et que les Russes ont menacé d’anéantir les troupes étrangères qui pourraient pénétrer sur le territoire ukrainien, la guerre en Ukraine pourrait connaître une escalade. D’autres pays occidentaux, dont le Canada, pourraient se retrouver entraînés dans cette guerre où nous n’avons rien à gagner et tout à perdre, et dont l’intensification et la prolongation seraient très néfastes pour le peuple ukrainien. Puisque la Pologne est un pays de l’OTAN, nous devons nous demander si l’attaque de l’armée russe contre l’armée polonaise, une fois qu’elle serait en Ukraine, pourrait être considérée comme une attaque armée au sens du traité de l’Atlantique nord, au nom de laquelle la Pologne pourrait réclamer l’assistance militaire des autres pays membres de l’OTAN contre la Russie. C’est pour cette raison qu’il nous faut lire les articles de ce traité qui portent sur ce point, pour que nos gouvernements, emportés par la fureur guerrière et comptant sur notre ignorance de ce traité, ne nous trompent pas pour intervenir dans cette guerre, en présentant cette intervention comme une obligation en vertu de ce traité. Quand on parle de l’assistance mutuelle…

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L’analyse des eaux usées comme raccourci sanitaire et moyen de contrôle social

L’article de Sidney Fizzard sur le rôle de plus en plus important de l’analyse des eaux usées dans le système de surveillance de la « pandémie », au Canada et aussi dans d’autres pays, m’a fait comprendre qu’il est important de nous attarder à cette nouvelle pratique sanitaire. Je ne reprends pas ici les informations qu’il a trouvées sur l’implantation de l’analyse de nos excréments et l’usage précis qu’en font ou tentent d’en faire les « experts », les médias de masse et les autorités politiques et sanitaires dans d’autres provinces canadiennes. Ce que je veux faire dans ce billet, c’est de montrer que le recours à ces analyses étend et radicalise une certaine conception de la médecine, ainsi que le contrôle social qu’elle rend possible. Pour ce faire, je me référerai à un article publié il y a presque un an sur le blogue du gouvernement fédéral du Canada, en plus des changements de politiques de dépistage que nous avons pu observer directement depuis le début de l’année 2022, et des politiques dites sanitaires dont nous sommes l’objet depuis mars 2020. Commençons par quelques remarques d’ordre général sur la manière dont nous avons été et continuons d’être traités par les autorités politiques et…

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Schéma des modalités de l’isolement préventif en milieu bureaucratique ou « On continue de se protéger! »

Après presque deux années de télétravail, mes collègues ont recommencé à travailler « en présentiel » quelques jours par semaine. Beaucoup auraient préféré continuer de travailler à la maison, soit qu’ils continuent d’avoir peur du virus, soit qu’ils ne voient pas pourquoi ils devraient se rendre au bureau pour faire un travail qu’ils peuvent faire aussi bien ou mieux à la maison, soit qu’ils disent ne pas voir pourquoi ils devraient se rendre au bureau pour faire un travail qu’ils peuvent faire à la maison pour cacher le fait qu’ils ont peur du virus. Quoi qu’il en soit des raisons véritables de chacun d’entre eux, ils me paraissent tout à fait contents d’être dispensés d’aller au bureau pour faire du télétravail dès le moindre toussotement, et de faire durer cette période d’isolement aussi longtemps que possible. Et notre employeur, qui clame que la santé et la sécurité des employés sont la priorité absolue, les y encourage. « Better safe than sorry. » Si bien que mes collègues se retrouvent à en faire beaucoup plus que ce qui est exigé par la Santé publique, en raison de règles écrites et non écrites et d’initiatives personnelles. En fait, c’est environ 50 %…

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Sur une étude qui montrerait que les vaccinés sont mis à risque par les non-vaccinés

Sauf erreur, l’usage du passeport vaccinal a été suspendu dans toutes ou presque toutes les provinces canadiennes, et ne serait plus exigé que pour les déplacements en avion, en train ou en bateau, qui sont sous la juridiction du gouvernement fédéral. Pourtant les journalistes et les scientifiques persistent dans leurs efforts pour montrer que les non-vaccinés représentent un danger pour les vaccinés, et ainsi essayé de justifier le recours au passeport vaccinal. C’est ce que tente de faire Morgan Lowrie, de la Presse Canadienne, dans son article « Les vaccinés mis à risque par les non-vaccinés » (La Presse, 25 avril 2022). Le corps du texte est précédé d’un court résumé, en grands caractères : « Une étude publiée lundi conclut que les personnes vaccinées qui se mêlent à celles qui ne le sont pas ont un risque significativement plus élevé d’être infectées que celles qui côtoient des personnes qui ont reçu le vaccin. » (C’est moi qui souligne.) Les termes choisis sont très révélateurs : cet article dégage, dès ses premières lignes, une effluve ségrégationniste. Il aurait été si facile d’écrire plutôt : « Une étude publiée lundi conclut que les personnes vaccinées qui côtoient celles qui ne le sont pas ont un risque significativement plus élevé…

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Causes et conséquences morales du maintien du port obligatoire du masque

C’est une farce. Tous les quinze jours, le directeur national de la santé publique nous annonce qu’il a recommandé au gouvernement québécois de prolonger l’obligation de porter un masque dans les lieux publics. Nous en avons au moins jusqu’à la mi-mai. Mais le Dr Boileau veut se montrer encourageant : le Québec ayant maintenu cette obligation contrairement à la plupart des autres provinces canadiennes, nous aurions de l’avance sur elles quant à la sixième « vague ». Ce qui voudrait dire que nous devrions en finir avec cette sixième « vague » (qui a commencé avant qu’on annonce la fin de la cinquième « vague ») avant les autres provinces, et peut-être entrer dans la septième « vague » (qui pourrait commencer avant qu’on annonce la fin de la sixième « vague ») avant les autres provinces. Et cette nouvelle vague pourrait servir de prétexte pour retarder encore une fois la fin de l’obligation de porter un masque, ou pour remettre en vigueur cette obligation si elle est suspendue d’ici-là. Il importe donc de nous demander quelles sont les causes et les conséquences morales du maintien de cette obligation qui pourrait devenir permanente ou saisonnière, à la fois pour les personnes qui croient que cette pratique est utile et pour celles…

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Le point sur les merveilleux sérums

Environ seize mois après le début de la campagne de vaccination massive de la population québécoise, voyons ce qu’il en est de l’efficacité des merveilleux sérums, pour reprendre l’expression utilisée par les journalistes au début de cette campagne. Les merveilleux sérums devaient permettre d’empêcher ou de réduire considérablement les risques d’infection et de propagation du virus. Pourtant, selon les statistiques officielles, le nombre de cas « explose » depuis décembre 2021, c’est-à-dire depuis que les adultes, les adolescents et même les enfants ont été inoculés. Et l’accès aux tests PCR étant limité, et les résultats des tests rapides n’étant pas pris en compte dans ces statistiques, on nous rappelle que le nombre de cas d’infection est largement sous-estimé. Toujours selon les statistiques officielles, la population québécoise est parmi les plus vaccinées du monde. Les merveilleux sérums devaient protéger les personnes plus âgées, qui sont plus susceptibles d’avoir des complications et de mourir. Pourtant ce sont principalement elles qui, présentement, sont admises dans les hôpitaux avec le virus ou à cause de lui, et qui meurent de la COVID ou avec la COVID, alors qu’elles sont presque toutes triplement ou quadruplement vaccinées, d’après les statistiques officielles. Les merveilleux sérums devaient empêcher…

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Couverture partiale et hypocrite des journalistes sur la délation et les atteintes à la liberté d’opinion

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, les journalistes occidentaux condamnent la répression par le Kremlin des citoyens russes qui s’opposent. Des milliers de manifestants anti-guerre auraient été arrêtés. Ce qu’il est permis de dire dans la presse à propos de l’opération militaire russe en Ukraine serait contrôlé par le gouvernement. Et plus récemment, le gouvernement russe inciterait à la dénonciation des opposants. Je ne sais pas ce qu’il se passe vraiment en Russie. Je ne sais pas si le gouvernement russe va aussi loin que le disent nos médias pour imposer sa propagande à la population russe. Je ne sais pas si c’est plutôt nos médias qui exagèrent dans leur description de la situation de la Russie pour nous imposer la propagande occidentale et atlantiste. En temps de guerre, il faut nous méfier de tout ce qu’on nous dit, que cela vienne des gouvernements et des médias étrangers (ukrainiens aussi bien que russes, dans le cas qui nous intéresse), ou encore de nos gouvernements et de nos médias. Quoi qu’il en soit, l’incitation à la délation par le gouvernement et la dénonciation des opposants par leurs concitoyens sont des pratiques qui, en plus d’être moralement dégoûtantes,…

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Audition de Me Martine Valois, professeure de droit, sur le projet de loi n° 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire

Alors que le projet de loi n° 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire au Québec est débattue à l’Assemblée nationale et que des experts sont consultés par une commission parlementaire, les médias nous informent assez peu et assez mal sur ces débats et sur ces consultations. C’est que les journalistes sont trop occupés à condamner les innombrables et innommables atrocités qu’auraient commises et que continueraient de commettre la horde sanguinaire de soldats russes en Ukraine ; à nous dire tous les jours combien il y a de nouveaux « cas » de COVID, de nouvelles hospitalisations et de nouveaux décès ; à relayer les nouvelles directives de la Santé publique demandant maintenant de la population québécoise de se passer l’écouvillon dans la bouche et dans le nez quand ils utilisent des tests rapides afin d’augmenter les chances d’obtenir un résultat positif et d’éviter les « faux négatifs ». Il est vrai que cela leur est très facile. Pas besoin de faire leurs propres recherches et de réfléchir. Il leur suffit de régurgiter ce que déclarent les autorités politiques et sanitaires et leurs collègues journalistes. C’est pourquoi il vaut mieux faire nos recherches nous-mêmes, au lieu de nous fier aux journalistes pour nous rapporter…

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La COVID pour les poulets

Depuis plusieurs jours, nous entendons parler de plus en plus souvent de la grippe aviaire. Au Canada, on a annoncé cette semaine que quelques bernaches – on leur fait passer des tests de dépistage – seraient atteintes de ce nouveau fléau. Et maintenant on nous dit qu’au Canada, qu’aux États-Unis, qu’en Amérique du Sud, qu’en Europe et qu’en Asie, on tue préventivement des poulets par millions pour protéger les poulets de la grippe aviaire. Partout dans le monde, les administrations gouvernementales disent surveiller attentivement la situation, ce qui rappelle la manière dont on a commencé, en décembre 2019 et en janvier 2020, à préparer le terrain pour l’arrivée du virus et le grand confinement printanier. Se pourrait-il qu’on soit en train d’orchestrer une nouvelle « pandémie », laquelle viserait cette fois-ci les poulets, même s’il ne faut pas exclure un saut inter-espèce vers l’être humain ? On dira que c’est tirer par les cheveux et que c’est même du délire. Mais avant d’écarter cette idée en se frappant le front de l’index, considérons les choses suivantes. Selon le OffGuardian, on utiliserait des tests PCR pour détecter le virus de la grippe aviaire chez la volaille. Se pourrait-il qu’on produise artificiellement une « pandémie » de…

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Traitements dégradants et droits et libertés des citoyens

Traitements dégradants Les gouvernements occidentaux méprisent depuis longtemps les citoyens. Selon eux, les citoyens sont tout juste bon à les élire et à leur donner une certaine légitimité. Une fois que les citoyens ont élu ceux qui les gouverneront pour quelques années, leur devoir serait de consentir et d’obéir à ce que décideront ces gouvernements, même s’il est manifeste qu’ils ne défendent pas leurs intérêts. Dans cette perspective, en votant ils accepteraient de confier les pleins pouvoirs aux élus. La politique serait donc l’affaire du gouvernement et, dans une moindre mesure, des parlementaires. Les citoyens, eux, ne devraient pas s’occuper sérieusement de politique, car en votant il confierait justement à d’autres les affaires politiques. Les citoyens sont donc des citoyens seulement pendant la campagne électorale et quand ils déposent leurs bulletins de votes dans les urnes. Dans l’intervalle, ils sont des sujets et les gouvernements les traitent en conséquence. Dans cette conception minimaliste de la démocratie, les citoyens peuvent être traités n’importe comment sans que ça n’affecte la bonne marche des affaires politiques. Les gouvernements ne se gênent donc pas pour les traiter comme des enfants ou comme des animaux. En fait, il est plus facile pour les gouvernants de…

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Observations sur le massacre de Boutcha

Le gouvernement ukrainien, les gouvernements occidentaux et les médias de masse condamnent unanimement le massacre de civils dont se seraient rendus coupables les soldats russes pendant l’occupation de la petite ville de Boutcha, située à environ 25 km de Kiev. Le gouvernement russe, pour sa part, dément ces accusations. Nous n’avons pas à le croire sur parole. Pas plus que nous n’avons à croire sur parole ses accusateurs. Même et surtout si nos gouvernements se sont rangés du côté du gouvernement de l’Ukraine et se sont engagés dans une guerre économique contre la Russie, il nous faut garder la tête froide et examiner sans parti pris ce qu’on nous dit de ce massacre et ce qu’on nous en montre, et ne pas soutenir ou réclamer de nouvelles sanctions contre la Russie en l’absence d’une enquête indépendante sérieuse. Ces nouvelles sanctions, si elles étaient imposées sans autre forme de procès à la Russie par nos gouvernements, pourraient avoir de graves conséquences pour les populations occidentales et pour la population ukrainienne. Les relations économiques entre l’Occident et la Russie pourraient devenir encore plus difficiles, et la Russie pourrait répliquer par des contre-sanctions, ce qui pourrait aggraver les difficultés d’approvisionnement, provoquer des pénuries (notamment…

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Méditations sur le totalitarisme

Voici la première partie des Méditations sur le totalitarisme, que je mettrai régulièrement à jour. J’espère pouvoir y montrer que ce que nous vivons depuis deux ans est bien une dérive totalitaire. Pour l’instant, je m’en tiens à des réflexions sur les caractéristiques du totalitarisme et sur ce qui fait obstacle à la lucidité de ceux qui vivent sous un régime totalitaire. Méditations sur le totalitarisme

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La Russie est-elle la véritable cible des sanctions économiques occidentales ?

Depuis l’arrivée du virus, notre cher gouvernement québécois a pris toutes sortes de mesures dites sanitaires dont on nous a dit et continue de nous dire qu’elles sont très efficaces : distanciation sociale, fermeture de plusieurs secteurs de l’économie, port obligatoire du masque, couvre-feu, injections expérimentales, passeport vaccinal, amendes, surveillance par hélicoptère et par drone, etc. Plus de deux ans après l’imposition continue ou saisonnière de ces mesures, les mêmes autorités politiques, experts politiques et journalistes nous annoncent que la sixième vague commence, que le nombre de personnes infectées augmente dangereusement, que les hôpitaux continuent de se remplir (sans avoir eu le temps de se vider après la cinquième vague), et que beaucoup de professionnels de la santé sont en isolement forcé après avoir contracté le virus, et ce, sans même douter de l’efficacité des fameuses mesures. Il est donc justifié de nous poser des questions. Tout ce beau monde est-il assez bête pour avoir recours à répétition aux mêmes moyens pour sortir ou contrôler la « pandémie », alors qu’il prétend lui-même qu’elle se poursuit pour continuer à avoir recours à ces moyens ? Ou bien s’entête-t-il dans la même direction tout simplement pour ne avoir à reconnaître qu’il…

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Jeter de l’huile sur le feu (suite, parties 1 et 2) - modifié

29 mars 2022 Comme annoncé dans mon billet du 28 mars 2022, j’essaie d’évaluer l’efficacité de la troisième dose des « vaccins » sur une période plus longue que ce qui a été fait par Réinfo Covid Québec. Étant donné que le gouvernement du Québec ne rend pas public ses données sur les décès selon le statut vaccinal, je pourrai seulement faire cet exercice pour les « cas » confirmés en laboratoire et pour les hospitalisations. Pour ce faire, je travaillerai à partir des jeux de données du gouvernement, qui sont les données les plus brutes auxquelles nous avons accès. Dans les deux cas, la période de référence sera du 1er au 27 mars 2022. En date du 29 mars 2022, ce sont les données les plus récentes qui sont publiées. Alors que le gouvernement, les « experts » et les journalistes nous annoncent à l’unisson une « sixième vague », et insistent sur l’importance de poursuivre l’injection de la troisième dose et de commencer l’injection de la quatrième dose, il importe de nous demander si c’est bien là une manière efficace d’affronter la hausse des « cas » et des hospitalisations qui a été observée dernièrement. Pour simplifier le calcul, le pourcentage approximatif de la population représenté par chaque…

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Jeter de l’huile sur le feu

Alors que nos regards sont dirigés vers ce qui se passe en Ukraine, notre cher gouvernement québécois nous annonce une sixième « vague ». Du même coup, il reporte la levée de certaines mesures dites sanitaires, comme le port obligatoire du masque et la distanciation sociale. Et peut-être nous réimposera-t-il bientôt des mesures sanitaires qu’il a suspendues en février et en mars. Des politiciens s’isolent parce qu’ils auraient été infectés, et des experts réclament l’injection de la troisième dose à une plus grande partie de la population, et le début de l’injection de la quatrième dose aux personnes âgées et vulnérables. Bref, nous avons l’impression de revivre la même chose qu’au printemps 2021, quand on nous a reconfiné et quand on a maintenu certaines des mesures sanitaires imposées à cause des nouveaux variants jusqu’à la fin du mois de juin. Si les données gouvernementales ne sont pas trafiquées et si les fameux « vaccins » étaient aussi efficaces qu’on nous l’a dit, pourquoi y aurait-il beaucoup plus de personnes actuellement à l’hôpital à cause de la COVID ou avec la COVID cette année (1115 hospitalisations en cours le 27 mars 2022 contre 480 hospitalisations en cours le 27 mars 2021)…

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Passeport moral et mort du débat public et de la démocratie

Le passeport qu’on a exigé à toutes sortes d’endroits des populations occidentales n’est pas simplement vaccinal. Il est avant tout moral. Certes, c’était le statut vaccinal des personnes qui, tel un « merveilleux sésame » (pour reprendre l’expression journalistique), donnait à beaucoup d’entre nous le droit d’aller au restaurant ou au café, d’entrer dans un bar, d’assister à un concert ou à une pièce de théâtre, d’aller voir une exposition au musée, d’aller au gym et de pratiquer un sport d’équipe. Dans certains pays, c’était aussi le fait d’être vacciné qui autorisait à entrer dans les commerces non essentiels, à acheter des produits qui ne sont pas rigoureusement indispensables dans les supermarchés, et à se promener dans les rues. Mais ce dont les forces de l’ordre et les agents irréguliers de la Santé publique devaient s’assurer, ce n’est pas tant le fait que les personnes étaient complètement ou « adéquatement » vaccinées, que le fait qu’elles avaient fait ce qu’on considérait être leur part pour diminuer la propagation du virus, pour se protéger, pour protéger les autres et pour empêcher l’effondrement du système hospitalier. En fait, on se soucie bien peu que ces objectifs aient pu ou non être atteints grâce au passeport. Pas…

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Sur le projet de loi n° 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire au Québec - modifié

Initialement publié le 19 mars 2022. Les modifications faites le 25 mars 2022 sont en rouge foncé et portent sur l’article 5 du projet de loi. Même si le gouvernement américain s’est engagé à fournir des armes pour permettre au gouvernement ukrainien d’établir une zone d’exclusion aérienne (no-fly zone en anglais), même si cette promesse peut entraîner les États-Unis et leurs vassaux dans une guerre dévastatrice contre la Russie, il nous faut rester attentifs à ce qui se passe dans notre cour, nos gouvernements étant tout à fait capables de profiter de ce qui se passe en Ukraine pour nous faire de sales coups. Après nous avoir laissé entendre que l’état d’urgence allait pouvoir être levé à l’automne 2021, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec a enfin présenté à l’Assemblée nationale le projet de loi n°28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire. Le gouvernement québécois, comme tant d’autres en Occident, apprécie la commodité des pouvoirs exceptionnels qui lui sont conférés en vertu de l’état d’urgence sanitaire. Ce qui explique pourquoi il a tant tardé avant d’envisager la possibilité de se départir d’eux. Même le calme plat, au milieu de l’été, ne lui a…

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Automatisation du passeport vaccinal et carcéralisation de la société

L’un des facteurs qui a probablement entravé l’implantation du passeport vaccinale dans les commerces et les lieux publics, c’est le fait que des employés doivent surveiller les entrées et vérifier le statut vaccinal et l’identité des personnes. Non seulement ça entraîne parfois des files d’attente, mais il faut payer des employés pour exécuter cette tâche supplémentaire qui n’est pas rentable pour les propriétaires des commerces et les administrateurs des autres lieux publics. Puis ces employés doivent « gérer » les mécontents qui en ont assez d’attendre à l’extérieur ou qui ne sont pas vaccinés. Si bien que le gouvernement du Québec, après avoir décrété l’utilisation du passeport vaccinal dans tous les lieux de réjouissance, de divertissement et de culture dès septembre 2021, l’a seulement étendue à la Société des alcools du Québec et à la Société québécoise du cannabis, et ensuite aux commerces à grande surface en janvier 2022, ce qui a donné lieu à des protestations de la part de ces commerçants, lesquels ont malgré tout généralement suivi les ordres qui leur ont été donnés par le gouvernement. Enfin le gouvernement a annoncé en février la suspension du passeport vaccinal à la mi-mars, probablement pour éviter que ne prennent de l’ampleur…

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La classe politique canadienne comme fossoyeuse de la démocratie

Voici un court montage où on peut voir nos élus fédéraux, y compris notre premier ministre, réclamer qu’on interdise la désinformation et la propagande sur l’intervention militaire de la Russie en Ukraine. Des membres du Parti libéral, du Parti conservateur, du Nouveau Parti démocratique et du Parti vert déclament en faveur du contrôle de ce qu’il devrait être permis de dire sur les ondes canadiennes et sur internet. (Le Bloc québécois est probablement absent parce que ses membres s’expriment en français et que la vidéo est destinée à des anglophones.) Ils prétendent ainsi lutter contre l’autoritarisme de la Russie et d’autres pays et protéger notre démocratie. C’est du grand délire ! En fait, ces membres de la classe politique canadienne plaident en faveur de l’autoritarisme du gouvernement canadien, pour lequel l’intervention militaire de la Russie en Ukraine est une occasion en or pour faire adopter des motions et des projets de loi devant restreindre l’accès des citoyens canadiens à des sources d’informations diversifiées et à des points de vue divergents, notamment quant aux relations de notre gouvernement avec la Russie et l’Ukraine. C’est une manière de nous empêcher de juger en connaissance de cause de ce que fait notre gouvernement…

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Considérations sur la manière de sortir de l’urgence sanitaire

Même si nos gouvernements nous disent qu’il est temps de laisser dernière nous cette pandémie et de retourner à une certaine normalité, il serait naïf de les croire et de leur faire confiance. Ils nous ont tellement menti, surtout au cours des deux dernières années, que je ne vois pas pourquoi ils nous diraient la vérité cette fois-ci. C’est d’autant plus suspect que certains extrémistes de l’idéologie sanitaire – ceux-mêmes qui nous ont imposé toutes ces mesures dites sanitaires, qui ont bousillé notre économie et nos relations sociales, qui nous ont divisé pour nous gouverner plus facilement, et qui ont traité les non-vaccinés comme des citoyens de seconde classe – feignent maintenant de déplorer les dégâts que ces mesures ont infligés à notre société et aux individus, et nous disent que le temps est venu de nous réconcilier et de reconstruire notre société. Pendant ce temps, l’Organisation mondiale de la santé prépare un traité qui, en cas de nouvelle pandémie, lui donne plus de pouvoir sur la politique sanitaire des États membres, et nos gouvernements travaillent à l’implantation de l’identité numérique grâce à laquelle on pourra plus facilement surveiller et contrôler ce que nous faisons, et par conséquent nous imposer…

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Une hausse des maladies cardiaques qui n’aurait rien à voir avec les injections expérimentales

Ça commence à sentir le roussi pour les autorités sanitaires et les sociétés pharmaceutiques, notamment à cause d’une hausse significative des maladies cardiaques chez des personnes jusque-là en bonne santé. Et avec l’injection des doses de rappel à une partie importante de la population cet hiver, l’année 2022 ne s’annonce guère mieux. Mais ne sous-estimons pas ces bienfaiteurs de l’humanité : ils ne sont certainement pas à bout d’artifices pour ne pas avoir à assumer les conséquences de leurs actes. C’est pourquoi nous voyons se multiplier les efforts pour attribuer cette hausse à toutes sortes de causes. Un article du OffGuardian, Another predicted spike in heart attacks (but it’s still nothing to do with the vaccines), rapporte les causes évoquées pour expliquer cette hausse attendue des maladies cardiaques : le trouble de stress post-pandémique (un proche cousin ou une sous-catégorie du trouble de stress post-traumatique) ; le sous-diagnostic de la sténose aortique (rétrécissement de la valve aortique) ; le froid et le stress auxquels nous serions exposés en raison de la hausse des coûts énergétiques ; les cas légers de COVID qui augmenteraient les risques d’infarctus du myocarde ; le fait d’avoir raté des consultations et des examens en cardiologie qui…

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Risque d’opération sous fausse bannière en Ukraine

Après que le gouvernement russe a annoncé la présence en Ukraine de laboratoires financés par les États-Unis où l’on fabriquerait des armes biologiques, la sous-secrétaire d’État pour les Affaires politiques, Victoria Nuland, a reconnu l’existence de plusieurs « centres de recherche biologique » en Ukraine, et a prétendu craindre que les résultats de ces recherches ne tombent entre les mains des Russes. Si des armes biologiques étaient bientôt utilisées en Ukraine, ce serait donc nécessairement les Russes qui devraient être tenus responsables, tout simplement parce que les Russes seraient des méchants, alors que les Américains et leurs alliés seraient les vertueux défenseurs du Bien. En fait, ce que Nuland dit des Russes peut certainement s’appliquer aux Américains, à leurs alliés occidentaux et aux pays ou organisations qu’ils utilisent pour mener des guerres par procuration, par exemple en finançant des groupes terroristes au Moyen-Orient. La lutte se déroule toujours entre les différents gouvernements occidentaux, et aussi à l’intérieur de ces gouvernements, pour savoir si on essaiera ou non d’imposer une zone d’exclusion aérienne (no-fly zone en anglais), en prenant les moyens militaires que cela exige, c’est-à-dire déployer des avions et des systèmes anti-aériens pour abattre les avions russes qui volent à…

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Renversements sur l’ingérence étrangère (2)

Suite du billet du 2 mars 2022 Nos gouvernements ont pris l’habitude, surtout depuis l’arrivée du virus et la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, de considérer que la prise des décisions politiques est leur affaire. C’est à eux – qu’ils soient des ministres élus ou des bureaucrates non élus – de décider quels secteurs de l’économie doivent fermer leurs portes, dans quelles circonstances nous devons porter un masque, combien de personnes nous pouvons rencontrer, à quelle heure nous devons être rentrés à la maison et combien de doses de vaccin il nous faut pour avoir accès à tel lieu public ou participer à telle activité sociale ou sportive. Dans la perspective de nos gouvernements, notre santé est une priorité absolue. Elle est la valeur suprême qui doit guider et justifier l’exercice du pouvoir politique et bureaucratique. La santé étant devenue une affaire publique, l’extension du pouvoir politique devient illimitée et l’autorité des gouvernements ne connaît plus de bornes. Tout ce que font les citoyens relève donc du pouvoir des gouvernements. Même ce que les citoyens ont le droit de faire à tel moment peut être interdit du jour au lendemain par les gouvernements, et est seulement permis parce que les…

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Nouvelles attaques contre nos libertés, les démocraties occidentales et notre économie

Mise en contexte De la même manière qu’ils ont fait de la surenchère quant aux restrictions imposées aux populations occidentales sous prétexte de guerre contre le virus, les gouvernements occidentaux prennent toutes sortes de mesures contre la Russie. Dans les deux cas, les mesures prises ont et continueront d’avoir de graves conséquences sur nos libertés, sur notre démocratie et sur notre économie. Comme avec l’urgence sanitaire, on nous dit que ce sont des maux que nous devons supporter avec patience et même enthousiasme, en exprimant notre solidarité pour les Ukrainiens et notre indignation pour les atrocités que commettrait l’envahisseur russe. C’est que les maux qui résulteraient de la prise de contrôle de l’Ukraine par les méchants russes seraient tellement catastrophiques – comme ceux qui auraient inévitablement résulté de la propagation du virus diabolique si on ne nous avait pas enfermés à domicile à répétition, si on n’avait pas mis l’économie sur pause à quelques reprises et si on ne nous avait pas presque tous inoculés deux ou trois fois –, que les maux qu’on nous demande de supporter devraient être nécessairement considérés comme insignifiants en comparaison. Les résultats qu’on cherche à obtenir grâce à toutes ces sanctions et à tous…

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Renversements sur l’ingérence étrangère (1)

Le cas du Freedom Convoy Peu de temps après la formation du mouvement d’opposition des camionneurs canadiens, on a essayé d’expliquer son existence par de l’ingérence étrangère. Comme si la gestion de la crise dite sanitaire de nos gouvernements étaient à ce point cohérente, raisonnable, efficace et bénéfique pour les Canadiens, qu’il était impossible qu’ils en viennent à protester vivement et à refuser d’obéir au gouvernement sans une intervention extérieure ! Une journaliste de la CBC a d’abord essayé de dire que c’était peut-être la faute de la Russie, qui fomentait des troubles pour déstabiliser le Canada et se venger de son soutien à l’Ukraine. Mais cela n’a pas pris, donc il a plutôt fallu dire que ce sont des organisations et des individus américains d’extrême-droite qui ont financé le Freedom Convoy, lesquels auraient essayé de déstabiliser le gouvernement canadien, comme ils auraient essayé d’empêcher l’investiture du président Biden en organisant l’« insurrection » du 6 janvier 2021. Même si on parle dans les deux cas d’ingérence étrangère, il s’agit de choses assez différentes. Dans le cas de la Russie, il s’agit de l’ingérence d’une agence gouvernementale d’un autre pays, ce qui correspond à ce que nous entendons normalement par ce terme. Mais…

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Appel à la réconciliation, propagande de guerre, diversion et répression

Depuis deux semaines, nous en avons vu de toutes les couleurs. Non seulement le gouvernement fédéral a invoqué la Loi sur les mesures d’urgence, a insisté pour faire approuver ces mesures par la Chambre des communes, et les a annulées deux jours plus tard, mais des gouvernements provinciaux et des journalistes se sont aussi opposés à ces mesures et ont adressé un appel à la réconciliation de la population canadienne qui n’aurait jamais été aussi divisée, alors que ce sont précisément eux qui ont travaillé à nous diviser en bons citoyens et en récalcitrants, et en vaccinés et en non vaccinés ou antivax depuis deux ans. Et voilà maintenant que tout bascule : les journalistes et le gouvernement parlent surtout de l’intervention militaire russe en Ukraine, la COVID étant reléguée au deuxième plan. Et quand on en parle, c’est pour dire qu’on assouplit peu à peu les mesures, et pour préparer la fin de l’état de l’urgence sanitaire prévue pour bientôt, même si le gouvernement du Québec entend se garder la possibilité d’avoir recours à des mesures d’exception sans avoir à déclarer à nouveau l’état d’urgence sanitaire. Tout a changé tellement rapidement que nous devrions nous méfier. J’ai pour ma part…

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Usage interne de la politique étrangère canadienne vis-à-vis de la Russie

Pour bien comprendre les raisons qui motivent les actions militaires de la Russie contre l’Ukraine, il faudrait au moins remonter jusqu’en 2013, pour suivre les étapes de la révolution ukrainienne et de la guerre civile qu’elle a provoquée, c’est-à-dire : quand les manifestations ont commencé à Kiev à la suite du refus du président Ianoukovytch de signer un accord d’échange économique désavantageux avec l’Union européenne (auquel il a préféré un accord avec la Russie) avec l’occupation de la place Maïdan par des émeutiers où étaient fortement représentés des groupes ultranationalistes ou néo-nazis (rien à voir avec nos gentils camionneurs canadiens, dont on aimerait nous faire croire qu’ils sont des extrémistes) et qui ont été impliqués dans de violents affrontements avec les berkouts, ce qui n’a pas empêché les pays occidentaux (dont le Canada) d’exprimer leur soutien aux émeutiers et de condamner la violence des autorités ukrainienne de l’époque ; quand le président Ianoukovytch a été destitué et a fui en Russie et quand un gouvernement par intérim plus favorable aux intérêts des pays occidentaux et de l’OTAN a été mis en place (février 2014) ; quand la Rada (le parlement ukrainien) a décidé de retirer au russe son statut de langue officielle,…

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À quoi joue le gouvernement fédéral canadien ?

Je ne suis probablement pas le seul à être surpris de la révocation des mesures d’urgence qui ont été ratifiées par la Chambre des communes le 21 février 2022, c’est-à-dire il y a moins de deux jours. Je m’attendais à ce qu’on nous fasse le même coup qu’avec l’état d’urgence sanitaire, qui devait durer le temps d’aplatir la courbe, et qui au Québec est prolongé tous les dix jours depuis presque deux ans. Je suis bien entendu content de cette annonce. Ce qui ne veut pas dire que je ne m’interroge pas sur les motivations de cette volte-face. Car si le premier ministre nous a dit qu’il mettrait fin aux mesures d’urgence dès que ce serait possible, le parti gouvernemental, lors des débats sur leur ratification, répétait à l’unisson que ces mesures continuaient d’être nécessaires même si les barrages avaient été démantelés et même si le centre-ville d’Ottawa avait été « libéré », afin d’éviter que les manifestants érigent de nouveaux barrages et « assiègent » à nouveau la capitale canadienne. Pourtant la situation a peu changé depuis deux jours. On me permettra donc de douter des paroles de Justin Trudeau et de faire des conjectures sur les raisons de…

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Projet de loi modifiant la manière de renouveler l’état d’urgence sanitaire

Même si nous avons raison de surveiller de près le gouvernement fédéral et les mesures d’urgence auxquelles il a recours pour écraser le Freedom Convoy et punir les organisateurs et les participants, il est important de continuer à suivre ce qui se passe à l’Assemblée nationale du Québec. En effet, beaucoup des restrictions qu’on nous a imposées et qu’on pourrait nous imposer dépendent du gouvernement provincial. C’est pourquoi il faut aussi continuer à lutter contre l’autoritarisme de ce gouvernement. Claire Samson, députée conservatrice de la circonscription d’Iberville, a déposé en octobre 2021 un projet de loi visant à empêcher le gouvernement de renouveler à volonté l’état d’urgence sanitaire, sauf si l’Assemblée nationale décide d’y mettre fin, ce qui s’avère à peu près impossible quand le parti gouvernemental détient la majorité des sièges, comme c’est actuellement le cas. Le débat sur le projet de loi n° 898 a commencé le 9 février 2022, puis a été ajourné. Puisque ce projet de loi est assez court et propose d’apporter seulement quelques changements à la Loi sur la santé publique, examinons-les pour voir dans quelle mesure ils pourraient empêcher le gouvernement provincial de s’attribuer à lui-même des pouvoirs extraordinaires de manière durable. Article 119…

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Les martyrs du journalisme

Pauvres journalistes ! À ce qu’il semble, l’hostilité de la population envers eux est en hausse. Et vous comprendrez qu’ils n’aiment pas ça, que ça les dérange profondément, et que ça leur fait même peur. C’est ce qu’on constate dans l’article de Suzanne Colpron (La Presse, 20 février 2022), qui commence ainsi : « L’effritement de la confiance du public envers les médias, l’influence des courants pro-Trump de ce côté-ci de la frontière, l’envenimement des médias sociaux et les tensions provoquées par la pandémie ont fait leur œuvre. Les médias et les journalistes sont de plus en plus critiqués et parfois même menacés de mort. » De toute évidence, la journaliste ne comprend pas que la confiance du public n’est pas quelque chose qui est due aux journalistes, mais qu’au contraire elle doit se mériter. Ainsi l’effritement de cette confiance est seulement une mauvaise chose quand les journalistes méritent cette confiance sans pouvoir l’obtenir, et s’avère une bonne chose quand ils ne méritent pas. Nous pouvons supposer que quiconque réclame la confiance comme quelque chose qui lui serait simplement dû est en fait peu digne de confiance, car il ne ferait alors rien pour la mériter. Et s’il ne l’obtient pas ou la perd,…

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Lettre ouverte aux membres de la Chambre des communes sur les mesures d’urgence

Aux lecteurs de ce blog, je demande d’envoyer cette lettre ouverte au député fédéral de votre circonscription, en vue du vote qui aura bientôt lieu à la Chambre des communes pour ratifier ou rejeter le recours à la Loi sur les mesures d’urgence. Sentez-vous libres de reprendre les idées qui y sont développées et de les modifier selon ce qui vous semblera opportun. Mais, de grâce ! faites vite, car le vote fatidique devrait, à moins d’un changement, avoir lieu le 21 février en soirée. Les membres de la Chambre des communes auront bientôt à faire un vote important, en décidant de ratifier ou de rejeter le recours à la Loi sur les mesures d’urgence par le gouvernement fédéral pour mettre fin aux manifestations du Convoi de la liberté à Ottawa et au blocage du transport des marchandises entre le Canada et les États-Unis. Compte tenu que la Loi sur les mesures d’urgence n’a jamais été invoquée depuis son adoption il y a une trentaine d’années, compte tenu qu’elle confère des pouvoirs extraordinaires au gouvernement fédéral, compte tenu que ce dernier a déjà commencé à imposer, sans procédure judiciaire, de graves sanctions économiques aux personnes qui participent ou qui sont…

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Analyse de l’allocution de la vice-première ministre et ministre des Finances du Canada sur les nouvelles mesures d’urgence

Après que Justin Trudeau a invoqué la Loi sur les mesures d’urgences, Chrystia Freeland, la vice-première ministre et ministre des Finances, nous a expliqué sur le champ ce que le gouvernement entend faire de ces mesures, du moins pour l’instant. On aurait pu s’attendre à ce que ce soit le ministre de la Sécurité publique ou de la Justice qui prenne la parole. Mais puisqu’il s’agit d’attaquer financièrement, sans autre forme de procès, les camionneurs qui font partie du Freedom Convoy, les manifestants et peut-être même ceux qui les soutiennent financièrement, il est approprié que ce soit la ministre des Finances qui intervienne. Car ce dont il s’agit, c’est d’infliger des sanctions économiques à des citoyens canadiens. La politique étrangère de Chrystia Freeland, qui visait par exemple des oligarques russes, a été transplantée dans le domaine de la politique intérieure. Je commente dans le détail l’allocution de Freeland, dont l’attitude politique n’est malheureusement pas compatible avec son nom. « À travers le monde, les démocraties libérales sont confrontées à des menaces sérieuses et répétées. Nous avons peut-être pensé – et peut-être même espéré – que le Canada serait épargné. Depuis deux semaines et demi, nous avons réalisé que ce n’est pas…

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Sur le recours à la Loi sur les mesures d’urgence (ou les super-pouvoirs du gouvernement extraordinaire)

Le 14 février 2022, le premier ministre du Canada nous a annoncé le recours à la Loi sur les mesures d’urgence afin de venir à bout du mouvement d’opposition aux mesures sanitaires des camionneurs et des citoyens canadiens. Je ne veux pas ici m’intéresser à ce que le gouvernement décidera fera de cette loi. Pour l’instant, disons seulement que cette loi permet au gouvernement d’interdire des rassemblements et l’accès à certains lieux, qu’elle permet d’imposer plus facilement des peines aux personnes qui ne respecteraient pas les mesures prises (grâce à une procédure sommaire qui n’implique pas une comparution devant les tribunaux) et qu’on l’utilisera pour attaquer financièrement les organisateurs, les manifestants et peut-être même les sympathisants. Ce que je veux mettre en évidence ici, c’est que les conditions dans lesquelles il pourrait être légitime d’avoir recours à ces mesures d’urgence ne sont pas réunies. Demandons-nous si ce mouvement de protestation constitue une menace extraordinaire pour les citoyens, le gouvernement et le pays ; et si cette situation exige le recours à des moyens extraordinaires. C’est fort douteux. Même si les manifestations peuvent entraîner des perturbations qui troublent la quiétude des habitants d’Ottawa, même si le gouvernement peut être déstabilisé par l’opposition…

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Le pire des deux mondes

L’état de nature Imaginons une situation dans laquelle l’ordre social et politique tel que nous le connaissons n’existe pas. Il n’y a pas de gouvernement. Il n’y a pas de lois. Et par conséquent il n’y a pas de policiers ni de tribunaux pour les appliquer. Chacun d’entre nous dispose alors de la plus entière liberté, au sens où il peut faire tout ce qu’il désire. Il peut s’approprier n’importe quel champ et commencer à le cultiver. Il peut s’approprier n’importe quelle forêt et commencer à en abattre les arbres. Il peut construire sa maison à n’importe quel endroit. Il peut aussi prendre par la force ou la ruse les fruits et les légumes que les autres ont cultivés, le bois qu’ils ont coupé et même les chasser de la maison qu’ils ont construite, en les tuant si c’est nécessaire. Et tous les autres peuvent en faire autant. Puisqu’il n’y a pas de lois, il n’y a pas de propriété, de vols et de crimes. Ce qui veut dire que ce que chacun peut faire est, de fait, limité seulement par ce que les autres peuvent aussi faire. Nous pourrions donc dire que la liberté des uns s’arrêtent où celles…

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Comment utiliser la COVID contre nos gouvernements

Le ton du gouvernement canadien et du gouvernement ontarien se durcit à l’égard des camionneurs qui manifestent à Ottawa et bloquent les postes et les ponts frontaliers. Bien qu’il dise que nous n’en sommes pas là, bien que l’armée ait dit qu’elle ne veut pas faire le sale travail du gouvernement, Justin Trudeau fait planer sur les manifestants la possibilité d’une intervention policière, voire militaire, qui pourrait avoir de graves conséquences pour les manifestants. Quant à Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, il a déclaré l’état d’urgence à la grandeur de la province, et il menace les manifestants d’amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 $, et de peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 1 an s’ils n’obtempèrent pas. Cependant, aucun décret ne semble avoir été promulgué pour l’instant si on en croit le site du gouvernement ontarien (1, 2). Donc, à moins que la seule parole du premier ministre ontarien ait force de loi, et que ses conférences de presse se substituent aux textes de loi, ce ne sont pour l’instant que des mots. Mais je peux me tromper, n’ayant pas l’habitude de consulter les sites gouvernementaux ontariens. Et il se peut aussi qu’il y ait un délai quant à la promulgation du décret…

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Questions adressées aux hésitants

En raison de la campagne gouvernementale et médiatique dont sont la cible les convois pour la liberté, les camionneurs et tous les Canadiens et les Québécois qui les soutiennent, il se peut que certains de nos concitoyens, qui ont au minimum des réserves quant à la manière autoritaire dont les gouvernements provinciaux et fédéral exercent le pouvoir et aux restrictions qu’ils nous imposent depuis presque deux ans sous prétexte de nous protéger, hésitent à soutenir ce mouvement. Ils n’aimeraient pas à s’associer à des personnes dont on dit qu’elles seraient des extrémistes racistes, misogynes, homophobes et transphobes, et qu’elles seraient dangereuses pour les résidents d’Ottawa. Je réponds à ceux de mes concitoyens qui préfèrent garder leurs distances à l’égard des convois pour la liberté qu’ils ont raison de ne pas vouloir se rallier inconsidérément à ce mouvement. Ce n’est d’ailleurs pas ce que j’attends d’eux. Et je suppose que ce n’est pas ce qu’attendent d’eux les organisateurs de ce mouvement. Effectivement, si on vous demandait de vous joindre sans réflexion à ce mouvement, tout simplement parce qu’il le faudrait, vous auriez raison de vous méfier de ce mouvement, qui serait assurément dogmatique. En fait, c’est plutôt nos gouvernements qui exigent…

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Symptômes de la dissolution de notre démocratie

L’état d’urgence sanitaire dure depuis presque deux ans. Et nous pouvons difficilement nier que la démocratie canadienne (comme les autres démocraties occidentales) est en train de se dissoudre et d’être remplacée par un régime très autoritaire. Notre société et nos institutions sont malades. La phase terminale n’est peut-être pas loin. Voici une vingtaine de graves symptômes de cette maladie très dangereuse, qui montrent bien que nous en sommes à un stade avancé. Sous prétexte d’urgence sanitaire, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux s’accordent à eux-mêmes des pouvoirs exceptionnels pour une période indéfinie, en changeant les objectifs à atteindre et sans définir précisément quelles conditions devraient être réunies pour que l’urgence sanitaire prenne fin. Et quand ils se proposent de mettre fin à l’état d’urgence sanitaire, c’est pour ne pas passer à l’acte, ou en cherchant à rendre permanents certains de ces pouvoirs exceptionnels, pour pouvoir les utiliser sans avoir à déclarer à nouveau l’état d’urgence sanitaire, ce qu’il pourrait faire à volonté, d’autant plus qu’il y a un précédent. Le gouvernement organise nos vies grâce à des décrets et, de plus en plus, grâce à des conférences de presse. Les décrets existent pour la forme. La communication se substitue…

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Levée de « l’essentiel » des mesures sanitaires d’ici la mi-mars et retour à la « vie normale »

Le premier ministre du Québec a fait cette annonce aujourd’hui : « Le 14 mars, l’essentiel des mesures sera levé », s’est réjoui M. Legault alors que les Québécois pourront se rapprocher de la « vie normale ». » (La Presse, 8 février 2022) Ce qui veut dire : qu’il n’y aura plus d’interdiction quant à la limite d’invités qu’on peut recevoir chez soi, même si la Santé publique recommande de s’en tenir à dix personnes ou aux résidents de trois foyers ; qu’il sera permis dans les restaurants d’être dix personnes ou trois foyers assis à une même table ; que la limite de spectateurs pour des événements qui se déroulent à l’extérieur sera portée à 5000 ; que les commerces pourront rouvrir à 100 %; que la capacité des salles de spectacles et des lieux de culte sera augmentée à 50 %, puis à 100 %; que les activités sportives reprendront progressivement ; que le télétravail cessera d’être obligatoire et sera seulement recommandé ; que les bars pourront rouvrir leurs portes, et que la danse et le karaoké seront autorisés un peu plus tard ; et que les restaurants pourront rouvrir complètement leur salle à manger. Dans ce plan de déconfinement, il n’y a pourtant rien qui concerne le port obligatoire du masque dans…

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Mieux vaut tard que jamais

Après avoir condamné comme il se doit les groupes extrémistes et avoir demandé aux manifestants installés au centre-ville d’Ottawa de se relocaliser, tout en leur reconnaissant le droit de manifester, Joël Lightbound, député libéral de la circonscription de Louis-Hébert (située à Québec) à la Chambre des communes, m’a surpris en prenant publiquement ses distances vis-à-vis de la « gestion de la crise sanitaire » du gouvernement fédéral et du gouvernement provincial, et en formulant même des critiques sur les politiques de confinement, l’obligation vaccinale, le passeport vaccinal, la pérennisation des mesures sanitaires, la conception bornée de la santé au nom de laquelle on nous impose toutes ces mesures, le manque de transparence des autorités politiques et sanitaires, la discrimination à l’égard des non-vaccinés et les propos haineux et absurdes dont ont été gratuitement la cible les participants au Convoi de la liberté. Version intégrale : https://youtu.be/5rDKBhw6ZRo Je vous suggère d’écrire à M. Lightbound (Joel.Lightbound@parl.gc.ca) pour lui signifier votre soutien, l’inciter à faire des interventions allant dans le même sens à la Chambre des communes (si ce n’est pas déjà fait) et à exhorter à en faire autant les autres députés libéraux qui, d’après ce qu’il dit, ont des opinions semblables…

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Considérations stratégiques sur le mouvement d’opposition des camionneurs et des citoyens aux mesures soi-disant sanitaires (2)

Je continue les considérations stratégiques faites dans un autre billet, à propos du mouvement d’opposition des camionneurs, qui en fait n’est pas seulement un mouvement de camionneurs, mais un mouvement de citoyens. Je précise qu’en faisant ces considérations, je ne suppose pas que ces citoyens n’y ont jamais réfléchi. En fait, la conférence de presse à laquelle a participé Benjamin Dichter montre plutôt le contraire. Toutefois, je crois qu’il est utile de développer et d’étayer davantage ces idées, et de proposer aussi des pistes de solutions. Je suis d’accord avec les manifestants qui veulent obtenir le départ de Trudeau, de Legault et de tous les autres qui nous privent de nos droits et de nos libertés depuis presque deux ans. Après tous les mensonges et tous les abus d’autorité dont ils se sont rendus coupables, nous ne pouvons absolument pas leur faire confiance. Même si Legault a abandonné, avant même de le présenter à l’Assemblée nationale, son projet de loi sur une « contribution santé » supplémentaire exigée des personnes non vaccinées, en disant qu’il ne veut pas diviser encore plus la société québécoise et provoquer des débats houleux, nous ne devons pas supposer qu’il a abandonné cette idée, ou du moins…

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Conditions du droit de manifester

Nos gouvernements et la grande majorité de la classe politique disent reconnaître le droit de manifester. Mais ils imposent à ce droit tellement de limites, juridiques et morales, que nous pouvons nous demander si nous nous y conformions, nous aurions alors encore le droit de manifester au sens fort du terme. Nos politiciens, s’ils ne contestent pas le droit de manifester, prétendent souvent qu’il y a, d’un côté, de bonnes raisons de manifester et, de l’autre, qu’il y a de mauvaises raisons de manifester. Si nous avons de bonnes raisons, nous pouvons manifester sans être inquiétés, obtenir le soutien de certains politiciens ou même du gouvernement, et êtres excusés s’il y a des bris et des altercations avec la police, des contre-manifestants ou des badauds. Si par contre nous avons de mauvaises raisons, nous devrions nous abstenir de manifester ou le faire très discrètement, sans troubler la « paix publique ». Dans le meilleur des cas, on nous tolère, même si tous les politiciens se dissocient de nous et nous dénoncent même. Dans le pire des cas, quelques vitrines cassées et poubelles incendiées suffisent pour que les policiers déclarent la manifestation illégale et ordonnent aux manifestants de se disperser, remettent des constats…

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De quoi a l’air une véritable manifestation d’extrême-droite ?

D'après ce que raconte la majorité de la classe politique et des journalistes, le mouvement d'opposition aux mesures soi-disant sanitaires serait une espèce de rassemblement d’extrême-droite, où on retrouverait des racistes, des misogynes, des antisémites, des islamophobes, des homophobes et des transphobes, et où des croix gammées et d’autres symboles haineux seraient monnaie courante. Pourtant rien de tout cela dans de nombreuses vidéos qui circulent sur internet depuis la semaine dernière. À moins bien sûr qu’on en vienne à considérer les drapeaux canadien et québécois comme de tels symboles, ce qui n’est pas à exclure, un jour, si nos gouvernements persistent dans leur autoritarisme et dans les mesures oppressives qu’ils imposent à la population. Qui sait ? il se pourrait qu’un jour on en vienne à considérer nos drapeaux comme des symboles nauséabonds. Mais nous n’en sommes pas encore là. S’il est vrai que des images ou des vidéos circulent dans les médias et sur internet où on voit un drapeau nazi et un drapeau confédéré, c’est une infime minorité des manifestants, s’il ne s’agit pas d’agents provocateurs qui cherchent à discréditer ce mouvement. Ce ne serait pas la première fois que ça arrive. Qui a déjà participé à des…

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Considérations stratégiques sur le mouvement d’opposition des camionneurs et des citoyens aux mesures soi-disant sanitaires (1)

Que le mouvement d’opposition des camionneurs canadiens contre le gouvernement fédéral dépasse l’obligation vaccinale s’appliquant à eux quand ils traversent la frontière américano-canadienne, pour porter aussi sur toutes les mesures dites sanitaires et les politiques de confinement qui détruisent notre société et notre pays, voilà qui est très bien. Le fort soutien populaire dont bénéficient les camionneurs est certainement en grande partie dû au fait qu’ils se sont pas contentés de s’opposer à ce qui les concerne plus spécialement. C’est ainsi qu’ils peuvent viser une certaine union des citoyens canadiens contre l’autoritarisme du gouvernement fédéral, et franchir le fossé que le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux voudraient creuser entre les personnes vaccinées et les personnes non vaccinées. Ceci dit, je me permets de faire quelques remarques sur ce mouvement d’opposition, non pas parce que je suppose que les camionneurs (avec lesquels je ne suis pas directement en contact) ne se sont jamais dit ce que je m’apprête à écrire, mais parce que je crois qu’il est utile d’exposer de manière systématique et de faire circuler plusieurs idées qu’il est important de garder en tête, aussi bien pour les camionneurs eux-mêmes, que pour ceux qui se sont joints au convoi…

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Ripostes 2

1 C. : « Il n’est pas question de refuser des soins aux non-vaccinés s’ils tombent malades. Nous ne sommes pas un pays comme ça. » R. : « Effectivement. Nous sommes plutôt un pays où on cherche à forcer les non-vaccinés à recevoir un vaccin dont ils ne veulent pas, et où on veut les punir, s’ils persistent à désobéir, en les excluant des lieux publics et des activités sociales, en leur interdisant de voyager en train et en avion, en les suspendant sans solde et en les congédiant, en les privant d’assurance-emploi et en leur imposant une amende déguisée en contribution santé. » C. : « Ce sont les non-vaccinés qui encombrent les unités de soins intensifs ! Mais allez-vous vous faire vacciner à la fin ? » R. : « Les non-vaccinés qui encombrent les unités de soins intensifs sont, pour beaucoup, des personnes âgées en très mauvaise santé auxquels les médecins ont décidé de ne pas administrer le vaccin parce qu’il les aurait achevés. Je ne vois pas comment le fait de me faire vacciner pourrait les empêcher d’occuper des lits dans les unités de soins intensifs. » C. : « Pour obtenir une couverture vaccinale maximale, il faut serrer la vis aux non-vaccinés en leur imposant des mesures de plus en…

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L’indigence intellectuelle de la Mère Hachey et de la Dre Généreux

Nous la savons depuis longtemps : la Mère Hachey n’est pas une lumière. C’est vraisemblablement dans l’espoir de remédier à ses déficiences – dont elle doit, au fond d’elle-même, s’apercevoir confusément – qu’elle s’est cette fois-ci adjointe la Dre Généreux, qui a mené une étude qui permettrait de mieux savoir, entre autres, qui sont les non-vaccinés. Le titre seul de l’article, « Portrait-robot du non-vacciné », nous montre déjà que ce n’est pas de la pensée de haut vol. La chose est encore aggravée par le fait qu’on essaie, dans cet article, de montrer que tous les non-vaccinés ne sont pas des complotistes, et qu’il ne faut pas accuser les non-vaccinés d’être tous des complotistes et d’être responsables de tous les maux imaginables, en les mettant tous dans le même panier. Que laisse-t-on entendre, en parlant de portrait-robot, sinon que les non-vaccinés sont des criminels qu’il faut être en mesure d’identifier ? Dans cette perspective, les non-vaccinés non complotistes sont des criminels réformables, alors que les non-vaccinés complotistes sont des criminels non réformables. Il ne faut donc pas prendre au sérieux la bienveillance et l’ouverture dont la Mère Hachey et la Dre Généreux veulent faire montre, de manière très maladroite. D’après ce titre tapageur,…

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Les gouvernements et les journalistes comme agents de radicalisation

Nos gouvernements et les journalistes qui les servent voient dans les « antivax », comme ils les appellent, de dangereux agents de radicalisation, tout simplement parce que les « antivax » sont radicalement opposés aux mesures dites sanitaires grâce auxquelles on nous prive de nos droits et de nos libertés, à l’administration récurrente d’injections expérimentales à toute la population et à l’autoritarisme gouvernemental qui suspend le fonctionnement normal de nos institutions démocratiques. J’aimerais leur retourner la politesse et examiner si, en fait, ce ne serait pas nos gouvernements et les journalistes qui sont des agents de radicalisation. Mais je n’entends pas faire comme eux, et me contenter de quelques accusations sommaires et de quelques faits divers pour explorer cette possibilité. C’est pourquoi je m’appuierai sur le rapport intitulé Qu’est-ce qu’un agent de radicalisation ?, publié par le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) dont j’ai d’ailleurs déjà parlé dans mon billet du 8 mars 2021, pour examiner les pratiques des gouvernements et des journalistes. Puisqu’il s’agit d’un organisme créé par la Ville de Montréal avec l’appui du gouvernement du Québec, et qui fait autorité au Québec en matière de radicalisation, j’espère ainsi éviter qu’on rejette d’entrée de jeu la définition…

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Analyse des données sur les décès liés à la COVID-19 en fonction des conditions médicales préexistantes

Nigel Farage, qui a joué un rôle très important dans la réalisation du Brexit avant de se retirer de la politique, a fait une demande d’accès à l’information à l’Office national des statistiques qui lui a permis d’apprendre que, sur les quelque 155 000 décès attribués à la COVID-19 depuis le printemps 2020, seulement 17 371 décès ont été attribués à la COVID-19 sans conditions médicales préexistantes sur une période d’environ 23 mois. Si l’on peut comprendre, comme Farage le fait remarquer, que chacun de ces décès a pu être très difficile pour les proches des personnes concernées, il faut remettre les choses en perspective. Environ 700 000 personnes décèdent chaque année au Royaume-Uni. C’est pour lutter contre une maladie qui aurait causé en presque deux ans seulement 2,5 % des décès annuels que le gouvernement anglais a dépensé 400 milliards de livres, a ordonné des confinements intermittents, a fermé les écoles et a privé les citoyens anglais de plusieurs de leurs droits et de leurs libertés. Farage a donc de bonnes raisons de demander qu’un débat public digne de ce nom ait lieu sur la « gestion de la crise sanitaire ». Compte tenu de sa popularité et de son influence en Angleterre, il est possible que…

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Considérations stratégiques sur la vaccination obligatoire des camionneurs en provenance des États-Unis

Depuis quelques jours, les camionneurs en provenance des États-Unis doivent être « doublement vaccinés » pour éviter d’avoir à passer un test de dépistage et de se soumettre à une période d’isolement préventif quand ils sont Canadiens (ce qui, de fait, les empêche de faire leur travail), ou pour éviter d’être refoulés à la frontière quand ils sont Américains (voir le communiqué de presse de l’Agence de santé publique du Canada). Jusqu’à maintenant, les camionneurs bénéficiaient d’exemptions pour ne pas affecter l’approvisionnement en marchandises américaines, notamment en denrées alimentaires. On peut se demander quelle mouche a piqué le gouvernement canadien, alors que nous sommes au milieu de l’hiver et dépendons encore plus des importations américaines pour nous nourrir, alors que les camionneurs, par la nature même de leur travail, entrent en contact avec très peu de personnes. Certes, le gouvernement fédéral dit vouloir protéger la santé de la population canadienne en empêchant les camionneurs non vaccinés de traverser librement la frontière au Canada. Mais cela suppose une conception très étriquée de la santé, laquelle ne se réduit certainement pas à empêcher la propagation du virus. C’est une évidence : une bonne alimentation à des coûts abordables est un des facteurs importants de la…

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Rôle du directeur national de la santé publique et conditions de la pratique scientifique

Je ne suis pas fâché que le clown que nous avions comme directeur national de la santé publique ait donné sa démission la semaine, peut-être à la demande de Legault et de Dubé, car une démission fait toujours moins parler qu’une destitution. Cependant, je ne suis pas certain que nous gagnions vraiment au change. Malgré les différences de style entre Arruda et Boileau, le problème ne se réduit probablement pas aux qualités de la personne qui occupe ce poste, mais au rôle qu’on lui fait jouer, d’autant plus qu’on choisit vraisemblablement cette personne en fonction de ses dispositions à jouer ce rôle comme on veut qu’on le joue. Que nous importe le curriculum vitae du Dr Boileau. Le seul fait qu’il est aussi étroitement lié au pouvoir politique qui l’a nominé à ce poste, et qu’il apparaît comme son prédécesseur aux côtés du premier ministre et du ministre de la Santé et des Services sociaux lors des points de presse, nous montre qu’il se prête volontiers au jeu qu’on veut lui faire jouer. Il est justement là pour fournir à la population québécoise une apparence de justification médicale et scientifique aux politiques « sanitaires » passées et à venir. Pas convaincu ? Considérez…

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À mes concitoyens vaccinés

Je suis impressionné à quel point beaucoup de personnes vaccinées – pas toutes, heureusement – ne se sentent pas concernées par les restrictions que le gouvernement a déjà imposées, va imposer ou menace d’imposer aux personnes non vaccinées. C’est comme si les personnes non vaccinées – sauf quand il s’agit de la crainte d’être infecté ou de ne pas pouvoir être admis à l’hôpital – vivaient dans un autre pays ou même sur autre planète. C’est comme si elles constituaient une micro-société distincte de la société prise dans son ensemble. C’est comme si les personnes vaccinées et non vaccinées appartenaient déjà à des espèces différentes, entre lesquelles les rapports seraient déjà rares et qu’il faudrait pourtant rendre encore plus rares, afin que les purs ne soient pas infectés par les impurs. Voilà ce qui tend à se produire quand on met à ce point l’accent sur une caractéristique très secondaire, en l’occurrence le fait d’être vacciné ou non, que celle-ci permettrait de classer les personnes en deux catégories bien distinctes, dont l’une constituerait le bon côté et l’autre, le mauvais. Vous qui êtes vaccinés, sans doute sentez-vous que vous n’êtes pas seulement vaccinés. Vous êtes tant d’autres choses en plus…

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Protection de la santé et du système de santé, incitatifs à la vaccination ou punitions ?

Voici un chef à l’allure entrepreneurialequi fait plus de mal que de bien.Le bien qu’il fait, il le fait mal.Le mal qu’il fait, il le fait bien. Le gouvernement annonce toutes sortes de mesures visant spécialement les non-vaccinés. À l’interdiction d’entrer dans toutes sortes de lieux publics et de participer à toutes sortes d’activités, ainsi que de voyager en train et en avion, les non-vaccinés devront vraisemblablement payer une « contribution santé » qu’on dit considérable, et se verront bientôt interdits l’entrée dans tous les commerces non essentiels de 1 500 m² et plus, ce qui pourrait à terme s’étendre à tous les commerces non essentiels et même aux commerces essentiels qui livrent à domicile, sans parler d’un couvre-feu qui pourrait s’appliquer seulement à eux, et du possible retrait du droit à l’assurance-emploi, pour éventuellement en arriver à la vaccination obligatoire de toute la population que des membres du gouvernement disent être le seul moyen d’en finir avec cette horrible pandémie. Nos gouvernements cumulent donc toutes sortes de mesures contre les non-vaccinés. Mais ce qui se cumule aussi, ce sont les raisons qu’il donne pour justifier ces mesures. Il s’agirait de protéger la santé des non-vaccinés et le système de santé ; d’inciter les non-vaccinés…

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Mauvaise catégorisation du statut vaccinal dans les données anglaises sur la mortalité et sur l’efficacité de la vaccination

Une équipe de chercheurs anglais vient de publier un article scientifique qui met à mal les données anglaises sur la mortalité en fonction du statut vaccinal qui attesteraient l’efficacité des vaccins. Contrairement à ce que nous sommes habitués de voir au Québec, cette analyse statistique ne porte pas sur les cas de contamination et sur les hospitalisations en fonction du statut vaccinal. Elle ne porte pas non plus seulement sur les décès liés à la COVID-19 en fonction de ce statut, mais essentiellement sur les décès toutes causes confondues et sur les décès non liés à la COVID-19 en fonction de ce statut. Voilà non seulement qui permet d’éviter les problèmes d’attribution de la cause de la mort à la COVID-19 (qui existent aussi quant aux hospitalisations), mais qui permet aussi d’évaluer globalement les bénéfices et les risques des vaccins, car on peut mourir d’autre chose que de la COVID-19. Voici l’abstract de cet article : « The risk/benefit of Covid vaccines is arguably most accurately measured by comparing the all-cause mortality rate of vaccinated against unvaccinated, since it not only avoids most confounders relating to case definition but also fulfils the WHO/CDC definition of “vaccine effectiveness” for mortality. We examine two…

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La faute des non-vaccinés

Si on met bout à bout tout ce que le gouvernement, beaucoup de journalistes et bon nombre de nos concitoyens vaccinés reprochent aux non-vaccinés, voici ce qu’on obtient, en exagérant à peine. Comme on verra, c’est de la pensée de haut niveau, dont il faudrait conclure que tous les maux qui existent en ce bas monde ont pour origine les non-vaccinés. La solution serait donc simple : assimiler les non-vaccinés en les contraignant à accepter le baptême vaccinal. Point de salut sans les vaccins ! C’est la faute des non-vaccinés si le virus se propage. C’est la faute des non-vaccinés s’il y a explosion de cas de contamination. C’est la faute des non-vaccinés si de nouveaux variants apparaissent et rendent les vaccins moins efficaces. C’est la faute des non-vaccinés si les vaccinés attrapent le virus. C’est la faute des non-vaccinés si les vaccinés tombent malades. C’est la faute des non-vaccinés s’il y a des hospitalisations. C’est la faute des non-vaccinés si les professionnels de la santé sont infectés et forcés de s’isoler préventivement. C’est la faute des non-vaccinés si les hôpitaux sont engorgés. C’est la faute des non-vaccinés si les examens médicaux et les chirurgies sont reportés. C’est la faute…

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Une amende déguisée contre les non-vaccinés (avec quelques ajouts)

Voici quelques remarques écrites à chaud sur la nouvelle « contribution santé » que notre gouvernement veut imposer aux non-vaccinés. (J’ai fait quelques ajouts en bleu. 2022-01-12.) Appelons les choses par leur nom : cette contribution est en fait une amende déguisée. Notre premier ministre dit que tous les adultes non vaccinés devront payer cette contribution en raison du fardeau qu’ils représenteraient pour notre système de santé. Pourtant seulement une faible partie de ces personnes non vaccinés est hospitalisée. En date du 9 janvier 2022, seulement 2578 personnes non vaccinées de 20 ans et plus ont été testées positives à leur admission à l’hôpital ou durant leur séjour depuis le 1er septembre 2021, alors qu’il y a quelques centaines de milliers de non-vaccinés au Québec. À cela il faut ajouter que beaucoup de non-vaccinés ont été hospitalisés avec la COVID et non pour la COVID, mais notre gouvernement n’a pas de données précises à ce sujet, car dans les statistiques qu’il publie, ce serait la même chose. De toute façon, c’est une infime partie des non-vaccinés qui est hospitalisée, surtout chez les moins de 60 ans. Comment toutes ces personnes qui n’ont pas été hospitalisées avec ou pour la COVID, et qui ne le seront pas…

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Qui sont les preneurs d’otages ?

Nous entendons parfois dire, dans les journaux, à la télévision et dans notre entourage, que la minorité non vaccinée prendrait en otage la majorité vaccinée. Ne serait-ce pas à cause de ces égoïstes et de ces imbéciles de non-vaccinés que les personnes vaccinées, qui ont fait ce qu’il fallait faire, voient reporter leurs examens médicaux, leurs traitements et leurs interventions chirurgicales ? Ne serait-ce pas aussi à cause d’eux que les personnes vaccinées ne peuvent pas recommencer à vivre normalement, c’est-à-dire pouvoir librement travailler, aller au restaurant, sortir boire un verre avec des amis, recevoir de la famille ou des amis à la maison et voyager à l’étranger, par exemple ? N’est-ce pas aussi à cause de ces maudits non vaccinés que l’éducation et les relations sociales des enfants et des adolescents sont sacrifiées ? Etc. Ah ! qu’il ferait bon vivre si les non-vaccinés se faisaient vacciner ou n’existaient Il n’est pas ici question de nier que les personnes vaccinées, qui ont fait tout ce que le gouvernement leur a demandé, ont raison d’être irritées que le retour à la normale annoncé ne se soit pas produit, ni de nier qu’elles sont des otages. Toutefois cette irritation ne dispense…

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Réticence des commerces non essentiels à l’extension du passeport vaccinal

Par les temps qui courent, il faut attirer l’attention sur les bonnes nouvelles, quand il y en a. Dans un article de La Presse (Les commerçants nagent dans le brouillard, 6 janvier 2022) , nous pouvons constater que les associations canadienne et québécoises qui représentent les commerces de détail sont loin d’être enthousiasmées par l’idée d’étendre le passeport vaccinal aux commerces non essentiels. « Ce n’est jamais complètement clair, ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas, souligne M. Rochette (le président du Conseil canadien du commerce de détail). Évidemment, le ministre lui-même l’a mentionné, les épiceries et les pharmacies [sont des commerces essentiels], mais c’est toujours délicat quand on rentre dans cet univers. Il y a des commerces qui vendent à la fois de l’essentiel et ce qu’on appelle du non-essentiel – où tracer la ligne ? On ne parle pas de fermeture, on parle de la gestion d’un passeport pour certains produits et non pour d’autres. » « Si l’objectif, c’est de serrer la vis aux non-vaccinés, il y a peut-être d’autres scénarios que de demander à des employés dans les commerces de gérer les cas problématiques, ajoute-t-il. On souhaite que le gouvernement envisage d’autres façons…

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Conjectures sur la stratégie du gouvernement et du patronat

Ce n’est un secret pour personne que le gouvernement du Québec est prêt à avoir recours à toutes sortes de moyens pour contraindre les non-vaccinés à « remonter leur manche ». Il n’exclut pas la possibilité d’avoir recours à une forme directe ou indirecte d’obligation vaccinale, que ce soit pour toute la population ou certains groupes d’âge, ou encore pour les travailleurs de certains secteurs économiques ou de certaines entreprises, si l’évolution de la situation l’exige. Seulement c’est lui qui est juge de cette situation, c’est lui qui établit les critères à partir de laquelle on doit évaluer cette situation, c’est lui qui détient les données à son sujet, et c’est lui qui affecte en bien ou en mal l’évolution de la situation selon les décisions, bonnes ou mauvaises, efficaces ou inefficaces, qu’il prend et impose à la population du Québec. À cela il faut ajouter qu’il a des alliés puissants qui l’aident à préparer l’opinion publique à de telles dispositions, comme les journalistes, et à justifier et à implanter ces dispositions, comme certains médecins et experts et le patronat. La stratégie du gouvernement et de ses alliés compte plusieurs facettes qui se déploient sur des terrains différents. La plus…

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Estimation de la proportion des lits COVID-19 occupés par des personnes hospitalisées pour une autre raison

L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) nous fournit une estimation de la proportion de personnes qui occupent des lits hospitaliers pour les malades COVID-19, mais qui en fait ont été hospitalisés parce qu’ils étaient malades d’autre chose. Dans un communiqué de presse du 6 janvier 2022, on signale ceci : « Rappelons que plusieurs personnes sont hospitalisées pour une raison autre que la COVID mais sont ensuite déclarées positives (diagnostic secondaire) lors de leur admission ou durant leur séjour. Cette proportion pourrait représenter près de 50 % des lits réguliers et plus de 15 % des lits aux soins intensifs. » Plusieurs personnes, c’est un bien faible mot pour environ la moitié des personnes. L’estimation est un peu plus basse dans les projections sur les besoins hospitaliers publiées le 5 janvier 2022, mais elle demeure tout de même élevée : « Rappelons que plusieurs personnes sont hospitalisées pour une raison autre que la COVID mais sont ensuite déclarées positives (diagnostic secondaire) lors de leur admission ou durant leur séjour. Cette proportion pourrait représenter près de 40 % des lits réguliers et plus de 15 % des lits aux soins intensifs. » On ne saurait certainement pas considérer comme une preuve d’excellence des travaux de l’Institut le…

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Questions pour le ministre de la Santé et des Services sociaux

Notre ministre de la Santé et des Services sociaux se montre toujours très affirmatif quand il s’adresse aux médias et à la population. Il devrait néanmoins prendre un peu de temps pour donner une réponse satisfaisante aux questions suivantes, si du moins il en est capable, surtout depuis qu’il s’est mis dans la tête de « resserrer la vis aux non-vaccinés » et d’élargir l’utilisation du passeport vaccinal, sous prétexte de protéger le système de santé des non-vaccinés et de protéger les non-vaccinés d’eux-mêmes. Comment le ministre explique-t-il qu’aucun jeu de données n’est disponible sur l’historique des hospitalisations en cours (et non des nouvelles hospitalisations) selon le statut vaccinal et le groupe d’âge, alors qu’il pourrait appuyer ses affirmations selon lesquelles la minorité non vaccinée représenterait à elle seule 50 % des personnes hospitalisées en lien avec la COVID-19 ? Pourquoi le ministère de la Santé et des Services sociaux n’a-t-il pas mis en place, presque deux ans après l’arrivée du virus, un dispositif permettant de comptabiliser séparément les personnes hospitalisées avec la COVID-19 et les personnes hospitalisées pour la COVID-19 ? Le ministre peut-il prendre des mesures pour rendre publiques des données comparatives sur les hospitalisations toutes causes confondues depuis…

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Lettre ouverte d’un radiologue

L’intervention de Grégoire Bernèche, publiée dans la section Opinions de La Presse, est intéressante en ce qu’elle montre une certaine ouverture, dans les grands médias, aux idées incompatibles avec la « gestion de la crise sanitaire » par le gouvernement. Il me semble avoir remarqué la même amélioration en France dernièrement. Je ne sais pas si nous pouvons considérer que c’est un signe que le vent commence peut-être à tourner. Chose certaine, c’est au moins une bonne chose que les personnes qui s’informent seulement dans les grands médias entendent des idées différentes et parfois même des critiques. Précisons que ce radiologue n’est pas en rupture complète avec les décisions prises par le gouvernement. Il semble croire à l’efficacité des confinements et de la vaccination massive de la population, à moins qu’il ait jugé préférable de ne pas dire ce qu’il en pense vraiment pour avoir plus de chances d’être publié. De toute façon, ce n’est pas vraiment pas sur l’efficacité de ces mesures que porte son intervention. Il s’étonne d’abord que le gouvernement québécois n’ait pas fait des constats pour lui évidents : « Parmi ces constats, il y a celui que la COVID-19 est une maladie permanente – extrêmement contagieuse et…

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Assumer les conséquences de nos décisions (2)

Le gouvernement, les experts et les journalistes exigent des personnes non vaccinées qu’elles assument les conséquences de leur décision de ne pas être vaccinées. J’ai montré, dans le billet précédent, qu’il ne s’agit évidemment pas, pour ces personnes, d’accepter d’être privées de la protection que les vaccins procureraient contre le virus. Les conséquences qu’on leur demande d’accepter, ce sont les restrictions que le gouvernement leur impose et pourrait plus tard leur imposer, jusqu’à ce qu’il finisse par obtenir leur obéissance, à force de vexations. Ce qui n’a rien à voir avec le comportement responsable attendu de personnes libres et, à plus forte raison, de citoyens. Cela relève plutôt du traitement que peuvent imposer les gardiens d’un camp de détention aux prisonniers en raison du pouvoir arbitraire dont ils disposent. Ceci dit, nous pouvons nous poser une autre question : le gouvernement assumera-t-il un jour les conséquences des décisions qu’il a prises depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, en mars 2020 ? Les mesures qu’il nous a imposées et qu’il continue de nous imposer seront-elles enfin examinées en fonction de leur efficacité, de leur proportionnalité et de l’existence d’autres solutions possibles ? Finira-t-il par faire preuve de plus transparence quant à ce qui…

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Assumer les conséquences de nos décisions (1)

En tant que non-vaccinés, on nous dit constamment que nous devons assumer les conséquences de nos actions, ce qui revient à présumer que nous refusons de le faire. En ce qui me concerne, je voudrais justement qu’on cesse de m’importuner pour que je me fasse vacciner et qu’on me laisse agir comme l’adulte responsable que je suis. Je suppose que les autres non-vaccinés voient souvent les choses de la même manière. Car dans l’hypothèse où les vaccins pourraient nous procurer un bénéfice significatif compte tenu de notre âge et de notre état de santé, nous sommes prêts à nous passer de cet avantage possible pour ne pas nous exposer aux risques d’effets secondaires qui commencent à nous être connus à court et à moyen terme, et qui nous sont inconnus à long terme. Mais voilà : cette réponse ne suffit pas à notre gouvernement, aux experts, aux médecins, aux journalistes et à beaucoup de vaccinés. Elle leur déplaît même. De toute évidence, ce n’est pas ce qu’ils entendent par conséquences. Ils reviennent donc à la charge et leur ton menaçant devient plus perceptible. Si nous persistons dans notre refus de nous faire vacciner, nous devrions accepter de nous voir interdits l’accès…

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Ne pas succomber à la peur

Je reproduis ici le texte d’un ami qui, bien que vacciné et très critique vis-à-vis d’une certaine catégorie d’opposants aux mesures sanitaires, n’entend pas céder à la peur et offrir à notre gouvernement le luxe de coupables désignés, ce qui lui permettrait de détourner l’attention de l’inefficacité de sa « gestion de la pandémie » et le dispenserait de prendre enfin ses responsabilités. Voici le message qu’il adresse à tous les Québécois vaccinés. La peur a ceci de particulier que ses effets néfastes nous sont évidents quand nous n’avons pas peur et quand ce sont les autres qui ont peur. Nous nous étonnons alors de voir la peur les réduire aux sentiments les plus rudimentaires et les rendre incapables de penser et d’agir correctement. Pleins de jactance quand les choses vont bien, nous nous targuons de faire preuve de plus d’intelligence et de fermeté dans l’adversité. Mais quand c’est nous qui sommes sous l’emprise de la peur, souvent nous ne valons guère mieux que ceux dont nous nous moquions précédemment. Nous rions de ceux qui croient que le virus est une arme biologique fabriquée par le gouvernement chinois et qui considèrent leurs concitoyens d’ascendance asiatique comme des ennemis publics ; de ceux qui…

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Bilan sanitaire, moral et politique de l’année 2021 (2)

« Et si nous profitions de cette éclipse, de cet équivalent global des jours vides de l’année, pour réfléchir sur notre société qui se révèle malade de son système de santé ? Histoire d’avoir un plan lorsqu’inévitablement, le monde s’éclairera de nouveau… Je ne parle même pas ici de réclamer une commission d’enquête sur la gestion calamiteuse de la pandémie dans plusieurs CHSLD au printemps 2020, qui pourtant le mériterait. Ça va bien au-delà. C’est à une réflexion globale sur la manière dont le système de santé GÈRE LE QUÉBEC que j’en appelle. Car notre État est géré comme un hôpital. C’est le nombre de lits disponibles qui dicte ultimement le nombre de personnes qui peuvent se réunir autour d’une dinde, ce que nous ferons, s’il y aura couvre-feu, quelle entreprise devra fermer. Le gouvernement gère l’ensemble de la vie de la population en fonction du nombre de lits disponibles dans les hôpitaux, sans avoir fait quoi que ce soit pour augmenter la capacité du système de santé. Pas la capacité des soignants à prodiguer des soins à des humains : le nombre de lits ! C’est au-delà de l’idéologie. C’est de la comptabilité érigée au fil des gouvernements successifs en système. Certes, à…

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Bilan sanitaire, moral et politique de l’année 2021 (1)

Promesses non tenues et retour à la case départ Après nous avoir reconfinés à la fin de l’année 2020, notre gouvernement nous a fait de bien belles promesses si nous acceptions de nous faire vacciner et si les cibles vaccinales étaient atteintes. Nous allions pouvoir enlever nos masques, ne plus avoir à respecter la distanciation sociale, reprendre nos activités, ne plus être exposés à un couvre-feu, à un confinement et à un débordement des capacités hospitalières, et enfin mettre fin à l’état d’urgence sanitaire, nous disait-on. Car les vaccins étaient censés protéger contre les infections, les complications et les décès. Bref, notre gouvernement nous disait que si et seulement si nous acceptions de nous faire vacciner, nous pourrions recommencer à vivre normalement. Les vaccins – ces merveilleux sérums, comme les appelaient certains journalistes – sont la voie de la rédemption, la seule, nous disait-on et continue-t-on de nous dire. Point de salut sans les vaccins ! Notre gouvernement a donc organisé en grande pompe une campagne de vaccination et de marketing pour s’assurer que la population retrousse sa manche. Les objectifs initiaux de vaccination – relevés plusieurs fois au cours de l’année – ont été largement atteints à l’automne pour la…

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Tentative de portrait de la situation épidémique au Québec (3) – hospitalisations et statut vaccinal

Contrairement à ce qu’on fait souvent quand il s’agit des hospitalisations en fonction du statut vaccinal, j’organiserai les données possibles par groupe d’âge, au lieu de les prendre dans leur ensemble. Car ça ne veut certainement pas dire la même chose d’avoir une proportion considérablement plus faible de personnes vaccinées à l’hôpital pour les 20-29 ans et pour les 80-89 ans, les premiers étant beaucoup moins sujets que les derniers à avoir des complications à cause du virus. En outre, ma comparaison ne portera pas simplement sur les groupes vacciné, partiellement vacciné et non vacciné au même moment, mais aussi sur l’ensemble de la population non vaccinée au même moment l’année dernière. Les périodes comparées seront novembre 2020 et novembre 2021, puisque la campagne de vaccination a commencé en décembre 2020 au Québec. À partir des données sur les hospitalisations par groupe d’âge disponibles sur le site de l’INSPQ (tableau 3.1a) et de ce jeu de données sur les hospitalisations en fonction du statut vaccinal, j’ai regroupé dans le tableau 1 le nombre brut de nouvelles hospitalisations par groupe d’âge pour les mois de novembre 2020 et de novembre 2021, en séparant les groupes non vacciné, vacciné avec 1 dose et vacciné…

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La nouvelle religion sanitaire et sécuritaire

Voilà bientôt deux ans que nous sommes exposés à un prêche incessant. Il nous faut rester à la maison et réduire nos contacts. Il nous faut pratiquer la distanciation sociale et l’étiquette respiratoire. Il nous faut nous désinfecter les mains et porter un masque. Il faut nous faire dépister et nous isoler préventivement. Il faut nous faire vacciner une fois, deux fois, trois fois… Il nous faut consentir à la destruction de notre économie et à la dilapidation des fonds publics comme à des sacrifices indispensables. Il nous faut nous résigner à l’appauvrissement, à la raréfaction et à la réglementation des relations sociales, qui sont d’autres sacrifices nécessaires. Il nous faut croire que les bénéfices de ces sacrifices sont ou seront à la hauteur des pertes subies. Il ne nous faut pas douter que c’est pour notre bien qu’on nous séquestre et qu’on limite de plus en plus nos droits et nos libertés. Et il nous faut être convaincus que nous serons immanquablement punis, individuellement et collectivement, si nous ne respectons pas assidûment les nombreuses consignes sanitaires. Enfin il nous faut nous informer seulement aux sources autorisées qui sont détentrices de la vérité, et éviter les sources non orthodoxes ou…

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Remarques sur la mortalité au Québec en 2020

L’Institut de la statistique du Québec a publié au début du mois de décembre l’édition 2021 de son bilan démographique du Québec, lequel porte essentiellement sur l’année 2020. C’est une publication que j’attendais avec impatience, me disant qu’on pourrait certainement y trouver des informations intéressantes sur les causes de la mortalité. Mais qu’on ne se fasse pas d’illusions : l’Institut étant un organisme public, on ne peut pas raisonnablement s’attendre à ce que les analyses faites dans ce bilan s’éloignent de ce que le gouvernement dit à ce sujet. Si des fonctionnaires statisticiens ou démographes peuvent certainement avoir des idées divergentes, ils ont tout intérêt à ne pas essayer de les développer dans une publication officielle du gouvernement. Outre le fait que les hautes autorités exigeraient probablement le retrait de telles analyses, les dissidents s’exposeraient à des blâmes ou à des sanctions disciplinaires. Et s’ils osaient s’exprimer publiquement pour dénoncer la censure dont ils seraient l’objet, c’est leur carrière qui serait en péril. C’est donc sur les données que porteront mes analyses. D’ailleurs les analyses faites dans ce bilan sont brèves et rudimentaires comparativement à la masse de données qu’on y fournit. Dans le chapitre 3 sur les décès et la…

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Tentative de portrait de la situation épidémique au Québec (2)

Avant de me lancer dans des manières plus complexes d’organiser et d’analyser les données, je crois utile de faire une comparaison de la situation épidémique depuis le début du mois de décembre 2021 avec celle du mois de décembre 2020. Ce n’est pas en comparant la situation actuelle avec la semaine précédente, ou en nous fiant aux projections alarmistes du gouvernement et des experts, que nous pourrons remettre les choses en perspective. Et nous n’y parviendrons pas davantage en comparant un seul paramètre, c’est-à-dire les nouveaux cas par jour (même sans symptômes ou avec des symptômes légers), avec les épisodes épidémiques antérieurs. De tous les paramètres, c’est assurément lui le moins pertinent et le moins important pour évaluer la situation et juger de sa gravité. Les médecins et les experts auxquels les journalistes donnent la parole le reconnaissent eux-mêmes : si l’augmentation rapide des cas confirmés est inquiétante, ce serait qu’elle pourrait provoquer une hausse marquée des hospitalisations, le débordement des capacités hospitalières et de nombreux décès. C’est donc surtout les hospitalisations en cours et les nouveaux décès qui méritent notre attention. Toutefois je n’exclurai pas les nouveaux cas, afin de ne pas écarter simplement un paramètre que nous avons pris…

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Propositions pour remédier à la fermeture des lits hospitaliers et à la pénurie de personnel

Alors qu’on parle de « l’explosion des cas » et de la « propagation fulgurante du virus », nous devons être reconnaissants envers les journalistes, notamment ceux de La Presse, qui ont leurs contacts au sein du ministère de la Santé et des Services sociaux et qui nous informent de ce que nous ne pourrions pas savoir autrement. Que ferions-nous s’ils n’étaient pas là ? Ariane Lacourisière, dans son article « Nombre record de nouveaux cas – Plus de patients, moins de lits » (La Presse, 18 décembre 2021), nous informe de la situation dans le réseau de santé : « Près de 2000 lits d’hospitalisation et de soins intensifs sont fermés, par manque de personnel. Et 345 autres le seront pendant les Fêtes. Tout cela au moment où la hausse fulgurante des cas de COVID-19 menace d’envoyer de nombreux Québécois à l’hôpital, dont des employés de la santé contaminés au travail ou dans la communauté. » Je ne sais pas dans quelle mesure nous pouvons nous fier aux projections du gouvernement et des experts quant à l’augmentation prochaine des hospitalisations et l’effondrement du système de santé : « Présidente de l’Association des médecins d’urgences du Québec, la Dre Judy Morris indiquait jeudi que, plus que tout, c’est l’impact du variant…

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Tentative de portrait de la situation épidémique au Québec (1)

Les autorités politiques, les experts et les journalistes nous balancent des « chiffres » à la tête depuis bientôt deux ans, souvent sans en faire l’analyse et nous montrer comment les données ont été collectées et comment les calculs ont été faits. On nous demande de nous fier à ce qui serait scientifique et rationnel. Pourtant, même si ces « chiffres » étaient l’aboutissement d’une démarche rigoureuse, nous n’en savons rien et on ne nous donne pas les moyens d’en juger. On nous décourage même de le faire : nous ne sommes pas des experts et il faut laisser les experts faire leur travail. Ce qui revient à dire qu’au lieu de décider rationnellement si nous devons ou non faire confiance aux experts et aux autorités qui disent prendre leurs décisions en s’appuyant sur leurs avis, il nous faut croire à ce qu’ils disent. Compte tenu des pouvoirs exceptionnels dont nos gouvernements disposent actuellement et dont ils ne semblent pas vouloir se départir, voilà qui revient à accepter qu’ils soient nos maîtres. C’est pourquoi je ne prétends pas ici à une expertise dans une science quelconque. Pas plus que je n’attends de mes lecteurs à ce qu’ils me considèrent comme une autorité et à ce…

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Le passeport vaccinal peut faire son entrée dans les supermarchés au Nouveau-Brunswick

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick a donné, au début du mois de décembre, la possibilité à tous les commerces de demander à leurs clients de présenter leur passeport vaccinal au lieu de faire appliquer la distanciation physique entre les clients. Voilà la distinction entre les services essentiels et les autres services qui vient d’être abolie. Pourtant c’est grâce à la promesse du maintien de cette distinction qu’au printemps et à l’été (on peut supposer que les choses se sont passées à peu près de la même manière au Nouveau-Brunswick qu’au Québec) on a réussi à rendre acceptable à l’opinion publique l’idée d’un passeport vaccinal. Il devait seulement s’appliquer, nous a-t-on dit, aux grands rassemblements, aux restaurants, aux cafés, aux bars, aux gyms, etc. Jamais on aurait l’idée de l’appliquer aux supermarchés ou même à l’ensemble des commerces de détail. Quelle idée ! Et voilà que le gouvernement du Nouveau-Brunswick vient de faire le premier pas dans cette direction. Il est vrai que la ministre de la Santé n’oblige pas les commerces en général, et les épiceries en particulier, à exiger que leurs clients présentent un passeport vaccinal. Elle laisse plutôt le choix à chaque commerce de faire respecter la…

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Une honte et un danger pour notre démocratie

C’est avec un mélange de moquerie et d’irritation que j’ai lu ce matin cette déclaration commune de la directrice générale du Musée canadien pour les droits de la personne et de la présidente de la Commission canadienne des droits de la personne en faveur des mesures sanitaires et de la vaccination, obligatoire s’il le faut. « Les droits individuels sont assortis d’une responsabilité collective », La Presse, 10 décembre 2021. Comme si nous qui contestons les mesures sanitaires ne savions que nous avons aussi des responsabilités à prendre. Et justement, nous voulons pouvoir prendre nos responsabilités en décidant, individuellement et collectivement, ce que nous devons faire en raison de l’arrivée du fameux virus et des variants qui continuent de se succéder les uns aux autres. Mais le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial profitent de l’urgence sanitaire pour nous priver de certains de nos droits individuels, pour imposer des conditions à l’exercice des autres, et pour exiger de nous une série d’actes d’obéissance, qui n’ont rien à voir avec la prise de responsabilités. Les gouvernements décident ce qui est bon pour nous et nous devons faire ce qu’il nous demande. De ça, les défenseurs et les critiques des mesures sanitaires ne débattent…

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Réplique à la prise de position de plusieurs universitaires belges en faveur de l’obligation vaccinale

Plusieurs universitaires belges ont pris publiquement position en faveur de l’obligation vaccinale dans une sorte d’article intitulé « Opter pour l’obligation vaccinale est un choix de société » par ses auteurs, mais rebaptisé par la rédaction du journal où elle a été publiée, qui associe dans un gros titre tapageur égoïsme et effondrement de la société. Mais laissons là la rédaction de ce journal, et contentons-nous de répondre à ces universitaires. D’abord un mot de remerciement à ces universitaires – principalement spécialisés en médecine et en science – pour avoir admis que l’obligation vaccinale est un choix de société, et d’avoir donc accepté d’entrée de jeu que ce n’est pas là une simple question de médecine ou de science, mais bien une question de politique et de morale, entre autres. Du même coup il leur faut bien reconnaître qu’ils ne détiennent pas d’expertise particulière sur cette question, ou du moins pas sur son aspect moral, social et politique. Je ne veux pas dire par là qu’ils devraient simplement se taire, mais seulement qu’ils ne doivent pas s’attendre à ce que nous les croyions sur la parole, comme ça arrive malheureusement trop souvent aux médecins et scientifiques qui, habitués d’avoir avec eux…

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Questions pour les militants de gauche

Pourquoi consentez-vous, par votre silence et votre inaction, au prolongement de l’état d’urgence sanitaire ? Vous savez que le bien des personnes qui constituent le peuple n’est généralement pas ce qui motive les décisions de nos dirigeants politiques. Les politiciens qui parviennent à se hisser au pouvoir provenant presque toujours de milieux cossus, quand ils ne sont pas simplement riches, n’arrivent pas à se représenter la vie que la plupart d’entre nous doivent vivre ou ne s’en préoccupent pas le moins du monde, même s’il leur arrive de prétendre le contraire, pour obtenir des votes et conserver une certaine popularité. Puis ils entretiennent des rapports plus aux moins étroits avec les élites économiques, dont ils défendent les intérêts de manière générale ou de manière plus ciblée, comme de nombreux scandales de corruption devraient nous l’avoir appris. Sous leur gouverne, ne nous retrouvons-nous pas, depuis des décennies, à payer plus d’impôts sur le revenu et de taxes sur la consommation, alors que les grandes entreprises assument de moins en moins leur part du fardeau fiscal et s’enrichissent démesurément grâce à l’exploitation des ressources naturelles et humaines que le gouvernement met à leur disposition ? N’avons-nous pas vu l’éducation supérieure devenir de plus en…

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Mise à jour de la constitution pour un État sanitocratique

« Tout confort se paie. La condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie. » (Ernst Jünger, Traité du rebelle ou Le recours aux forêts.) En plus d’avoir ajouté quelques articles dans les sections déjà existantes de la constitution pour un État sanitocratique, j’ai ajouté trois sections sur les élections et sur la composition du Gouvernement et du Conseil d’urgence sanitaire. Comme on verra, j’ai pu reprendre plusieurs principes politiques en vigueur bien avant l’arrivée du virus et la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, en me contentant de les rendre plus explicites. Ce qui veut dire que, sur certains points, la situation actuelle n’est pas en rupture avec la réalité d’avant, mais en est plutôt la continuité et la radicalisation. Si bien qu’un simple retour en arrière – si une telle chose était possible – aurait vite fait de nous entraîner dans une autre crise politique et sociale, car c’est la fondation même de l’édifice qui est mauvaise. Constitution pour un État sanitocratique

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Constitution pour un État sanitocratique

« Mais personne ne prévoyait ces conséquences au temps où la bourgeoisie de Thalburg votait à une écrasante majorité pour l’avènement de Troisième Reich. Et c’est peut-être la leçon la plus significative que l’on doit tirer de l’expérience de cette petite ville allemande pendant et juste avant la prise de pouvoir par les nazis. Sur place, presque personne ne réalisait ce qui se passait. On ne se rendait pas compte de ce que Thalburg allait connaître si Hitler venait au pouvoir ; on n’avait pas vraiment compris ce qu’était le nazisme. Les sociaux-démocrates se révélèrent incapables d’entendre tout ce que comportait le concept de nazi. Les juifs et les luthériens, qui devaient, les uns et les autres, souffrir si cruellement sous le fouet nazi, ne le comprenaient pas non plus ; et pas davantage certains dirigeants du NSDAP lui-même, tel Walther Timmerlah. Chaque groupe discernait bien tel ou tel aspect du nazisme, mais aucun ne le saisissait dans toute son ampleur et dans toute son horreur. Cela n’apparut que plus tard ; et même là cela ne fut pas sensible à tout le monde. Le problème du nazisme fut essentiellement un problème de perception. À cet égard, on peut se demander si l’histoire de…

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Une preuve de vaccination pour louer un logement

Depuis que la campagne de vaccination massive a commencé, je me suis dit qu’une mesure prétendument sanitaire aussi sordide allait finir par voir le jour. Seulement, je me suis abstenu d’en parler, pour ne pas donner de mauvaises idées aux compagnies de gestion immobilière qui pourraient vouloir faire du zèle sanitaire. Mais voilà, c’est finalement arrivé : une compagnie albertaine se propose maintenant d’exiger une preuve de vaccination de ses nouveaux locataires. Alors aussi bien en parler, d’autant plus qu’on cherche à établir un précédent et que la nouvelle circule déjà dans les médias anglophones : « An Alberta-based rental housing provider says it hopes to set a precedent with its decision to require proof of COVID-19 vaccination from new tenants. Strategic Group -- which owns more than 1,500 one and two-bedroom suites in rental apartment buildings in Edmonton and Calgary -- says it believes it is the first major landlord in Canada to implement a vaccine requirement for new tenants. "We're proud of it. Very proud of it. And we'd like to see other landlords implement the same policy," said chief operating officer Tracey Steman. "It will help to end this pandemic." » (« Apartment building owner hopes to set precedent with…

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Existe-t-il une corrélation entre la couverture vaccinale et le taux de cas actifs ?

Les autorités politiques et sanitaires québécoises disent, malgré la couverture vaccinale élevée, s’inquiéter d’une cinquième « vague » en raison de l’existence de régions ou de villes où la population est moins vaccinée qu’ailleurs. Ces craintes s’appuieraient sur ce qui serait observé en Europe, où les régions qui seraient les plus durement touchées seraient celles où la couverture vaccinale serait plus faible. Mais parle-t-on des décès, des hospitalisations ou des simples cas de contamination, souvent sans symptômes, ou du moins sans symptômes graves ? D’après les déclarations du ministre de la Santé et des Services sociaux rapportées dans un article de La Presse (« Cinquième vague en Europe – Le ministre Dubé inquiet des régions moins vaccinées », 17 novembre 2021), l’indicateur principal serait la fréquence des nouveaux cas de COVID-19, même s’il est sous-entendu, dans cette perspective, que plus il y a de cas, plus il y a d’hospitalisations et de décès. Même s’il est certainement pertinent de le faire, je ne veux pas remettre ici en question le choix de ce critère pour évaluer la gravité de la crise sanitaire et essayer d’établir une corrélation entre la couverture vaccinale et l’évolution de la situation sanitaire. Acceptons de jouer le jeu pour voir si…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (7)

Je ne ferai pas ici l’analyse des autres changements de valeur annoncés par les rédacteurs du rapport L’avenir de la valeur publié par le think tank fédéral Horizons de politiques Canada. Il resterait encore sept activités à analyser et j’en aurais encore pour deux ou trois semaines à écrire à ce sujet. Il me semble que nous pouvons déjà avoir une idée assez précise de ce qui nous attend si les changements prédits quant aux activités déjà analysées venaient à se produire. J’ai d’ailleurs choisi les activités qui nous concernent plus spécifiquement, en tant qu’êtres humains et citoyens, et aussi en tant qu’intellectuels ou artistes. Voici les grandes lignes de ce qui apparaît à l’horizon, avec quelques contre-propositions. Appauvrissement généralisé Compte tenu du développement de la robotique et de l’intelligence artificielle, les robots et l’intelligence artificielle pourraient accomplir beaucoup de tâches physiques ou intellectuelles pour lesquelles nous sommes rémunérés. Et quand le travail humain serait encore requis, il nécessiterait moins d’expertise, celle-ci pouvant – selon les auteurs du rapport – être possédée par l’intelligence artificielle et être mise en ligne grâce à des cours sur demande ou à des enregistrements. Il en résulterait que le travail humain perdrait généralement en…

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Enjeux stratégiques de la fin de l’obligation de tenir un registre de la clientèle dans les restaurants et les bars et de faire du télétravail

Le gouvernement a consenti dernièrement à accorder quelques assouplissements sanitaires aux personnes « adéquatement » vaccinées et au secteur de la restauration. Parmi ceux-ci, il y a la fin de l’obligation de tenir un registre de la clientèle. Rappelons que ce registre devait servir à faire le traçage des contacts, dans un contexte où le gouvernement s’acharnait sur les restaurants et plus particulièrement sur les bars, dans son austérité sanitaire. Il y a lieu de nous demander quels sont les enjeux de cet assouplissement. Nous savons depuis le début de l’état d’urgence sanitaire que notre gouvernement n’a pas l’habitude de nous accorder gratuitement des faveurs, surtout quand il s’agit de savoir qui est allé où et qui a fait quoi, surtout quand il s’agit de nous faire passer des tests de dépistage et de nous isoler à la maison de manière préventive. Ceux qui croient à l’efficacité du vaccin pour diminuer de manière considérable la propagation du virus diront que c’est du « gros bon sens ». Maintenant que seules les personnes vaccinées peuvent entrer dans ces établissements, il serait inutile de garder ces registres pour faire le traçage des contacts, puisque le risque d’éclosions serait minimal, puisque celles-ci se produiraient surtout…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (6)

J’analyse ici les modifications que pourraient entraîner les nouvelles technologies quant à la septième activité humaine de base (expériences qui modifient notre état émotionnel) selon le rapport L’avenir de la valeur, publié par Horizons de politiques Canada, un think tank financé avec les fonds publics, c’est-à-dire avec les taxes et les impôts que nous payons au gouvernement fédéral. Nous pourrions penser qu’enfin les rédacteurs du rapport daigneront nous traiter comme des êtres dotés de sensibilité, et pas seulement comme des producteurs et des consommateurs de marchandises, ou même comme des marchandises. Mais le seul fait de regrouper dans une catégorie distincte les activités qui modifient notre état émotionnel montre qu’on se préoccupe assez peu de la manière dont les autres catégories d’activités et leur transformation affectent notre état émotionnel. Car toutes les activités affectent nos sentiments, même si ce n’est pas leur fonction première. Le fait, pour un étudiant, de devoir rester seul des journées entières dans son petit appartement pour suivre des cours en ligne – parce qu’on s’imagine pouvoir ralentir la propagation du virus ainsi, parce qu’on trouve que c’est plus économique et écologique –, au lieu d’y assister en personne sur le campus universitaire, sans masque et…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (5)

Je continue mon analyse du rapport L’avenir de la valeur du think tank fédéral Horizons de politiques Canada en passant à la sixième activité humaine de base, c’est-à-dire le transfert de connaissances, afin de voir de quelle manière les nouvelles technologies pourraient affecter la rareté et provoquer des changements de valeur dans ce domaine selon les rédacteurs du rapport, et pour essayer d’en dégager les implications politiques sous-jacentes. Je présume que cette activité, comme la « production » de connaissances, concerne tout particulièrement plusieurs de mes lecteurs, qui enseignent, qui ont enseigné ou qui aimeraient enseigner. Puis, en tant que citoyens, les manières dont on pourrait transformer le transfert de connaissances nous concernent tous, car elles peuvent s’inscrire dans un projet politique susceptible d’avoir des effets considérables. Ceux qui influencent ou contrôlent la transmission de ce qui passe, à tort ou à raison, pour des connaissances sont assurément très puissants. C’est pourquoi le savoir autorisé et diffusé a toujours été l’enjeu de luttes ouvertes ou cachées entre des groupes d’intérêts concurrents, ou entre les gouvernants et les gouvernés. La définition de cette activité est simpliste. Sa formulation laisse entendre que la savoir est quelque chose de donné, de connu comme…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (4)

Je continue l’analyse du rapport publié par le think tank fédéral Horizons de politiques Canada que j’ai commencée dans les billets du 29 octobre, du 1er novembre et du 6 novembre 2021. Nous nous intéresserons maintenant à la cinquième activité humaine de base, question de voir comment, selon les auteurs du rapport, les nouvelles activités pourraient affecter la rareté quant à la production de connaissances, et provoquer des changements de valeur, comprise au sens économique. Ce qu’on dit ici est très important pour nous, car je suppose que plusieurs de mes lecteurs entrent dans la grande catégorie des « producteurs » et des « consommateurs » de connaissances. Il n’est déjà pas sans danger qu’on considère nos activités intellectuelles et artistiques d’un point de vue économique assez borné. Gardons donc l’œil ouvert et voyons à quelles transformations on voudrait soumettre ce que nous faisons, sous prétexte de progrès technologique. La définition est très vague et en même temps elle est restrictive et même simplificatrice. Comme je l’ai déjà dit dans mon analyse de l’activité 4, le fait de séparer en deux activités distinctes l’acquisition d’informations et la production de connaissances pose problème, surtout si les informations sont acquises par des personnes autres que celles…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (3)

Je poursuis l’analyse du rapport L’avenir de la valeur du think tank Horizons de politiques Canada, lequel est financé par le gouvernement fédéral. Dans le billet du 29 octobre 2021 je me suis intéressé au cadre de pensée de cet organisme, et dans le billet du 1er novembre 2021 je me suis intéressé au concept de rareté tel que compris par cet organisme et aux changements de valeur que produiraient les nouvelles technologies, en ce qui concerne les « services physiques aux êtres vivants » (activité 1), mais qui en fait semblent s’expliquer par un désir maladif de contrôler et de réduire les contacts et les déplacements. Ici j’analyserai les changements de valeurs qui concernent l’activité 4, c’est-à-dire l’acquisition d’informations. S’il est certainement possible de collecter des informations sans les analyser, s’il est vrai qu’il est parfois préférable d’attendre que les données aient été collectées avant de les analyser afin de ne pas orienter cette collecte en fonction de présupposés (par exemple en pharmacovigilance, qui exige que la collecte des données sur tous les événements indésirables suivant l’injection des vaccins, sans analyse visant à établir s’ils sont causés par les vaccins ou non, cette analyse devant être faite globalement, en comparant le…

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Historiette sur un avenir possible

Certains de mes lecteurs croient peut-être que je délire quand je soupçonne Horizons de Politiques Canada, ce think tank financé par le gouvernement fédéral, de faire la promotion d’un projet social et politique sous couvert d’adaptation économique aux changements produits par les nouvelles technologies. Mais les technologies n’existent pas par elles-mêmes et ne font que servir les fins que les personnes qui les conçoivent et les utilisent leur donnent. Même une intelligence artificielle qui, par ses capacités de calculs de nombreux paramètres et « d’apprentissage », surpasse l’intelligence humaine doit être programmée par des êtres humains. Si ce projet social et politique se manifeste implicitement dans le rapport que j’ai commencé à analyser dans les billets du 29 octobre 2021 et du 1er novembre 2021, il apparaît plus clairement dans le rapport « Explorer la convergence bionumérique », publié le 11 février 2020, c’est-à-dire quelques semaines avant que les décisions autoritaires de nos gouvernements ne bouleversent notre manière de vivre. Puisque je ne veux pas me lancer dans l’analyse d’un autre document d’une soixantaine de pages, je renvoie seulement mes lecteurs au billet du 17 juillet 2021, où je fais quelques brèves remarques sur l’avant-propos et où je me questionne sur les implications de…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (2)

Je continue ici l’analyse débutée dans le billet du 29 octobre 2021 sur le rapport intitulé L’avenir de la valeur de l’organisme fédéral Horizons de politiques Canada, lequel on peut qualifier de think tank. Après avoir défini de ce qu’ils entendent par valeur (le montant d’argent reçu pour la vente d’un bien ou d’un service dans une économie de marché) et insisté sur le rythme de ces changements de valeur, les auteurs du rapport énumèrent les dix technologies qui selon eux sont à l’origine de ces profonds changements (p. 13) : l’internet des objets ; l’intelligence artificielle et les logiciels d’automatisation ; la robotique ; la téléprésence ; la réalité virtuelle et augmentée ; les technologies de production décentralisée (l’impression 3D par exemple) ; les technologies bionumériques ; les matériaux avancés ; les chaînes de blocs ; la connectivité à haut débit. Sans nier l’importance des changements économiques que pourraient rendre possibles ces technologies, je rappelle qu’elles peuvent être utilisées de différentes manières pour atteindre des objectifs différents et parfois même radicalement opposés. Dans le même esprit, le fait d’accorder de l’importance à ces technologies et de financer des recherches qui portent sur elles peut s’expliquer par des projets économiques, sociaux et politiques de plus ou moins grande envergure,…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (1)

J’analyserai ici un document publié par Horizons de Politiques Canada, ce drôle d’organisme de prospective (de futurologie, si on préfère) financé par le gouvernement du Canada, dont j’ai déjà parlé dans un billet publié il y a quelques mois, et qui est particulièrement actif depuis l’arrivée du virus. On a même l’impression que les « experts » en prospective (fait-il plus sens de parler d’une expertise en prospective que d’une expertise en rétrospective ?) profitent de la crise actuelle pour faire faire du chemin à certaines de leurs idées sur l’avenir de notre société. Il est vrai que ce rapport, intitulé L’avenir de la valeur et publié en août 2021, n’exprime pas une position officielle du gouvernement fédéral, comme le dit l’avertissement qui se trouve au tout début : « Horizons de politiques Canada (Horizons de politiques) est une organisation de prospective stratégique au sein du gouvernement du Canada, dont le mandat est d’aider le gouvernement à développer des politiques et des programmes fiables et résilients face aux changements envisageables à l’avenir. Le contenu de ce document ne représente pas nécessairement les idées du gouvernement du Canada ni des ministères ou des organismes participants. » Mais il est raisonnable de penser que les rapports publiés par…

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Dissection de la Charte des droits et libertés de la personne à la lumière de la crise actuelle (3)

Je poursuis ici l’analyse de la Charte des droits et libertés de la personne. En relisant le deuxième billet de cette série, publié hier, je viens de remarquer que j’ai passé du chapitre I, analysé dans le premier billet, au chapitre II, en oubliant d’analyser le chapitre I.1. Je veux remédier maintenant à cet oubli, mais sans analyser les articles un à un comme j’ai fait dans les billets précédents. Certains d’entre eux ne concernent pas directement la crise actuelle, alors que d’autres répètent ce qui a été dit dans d’autres articles, mais en faisant varier quelque peu le contexte d’application. Je rappelle encore une fois que, même si je m’intéresse ici aux droits et aux libertés qui nous sont reconnus dans la Charte, ce que j’écris dans ce billet ne constitue pas un avis juridique. Comme dans les autres billets de cette série, il s’agit de voir jusqu’à quel point nos autorités politiques et sanitaires respectent ou ne respectent pas nos droits et nos libertés sous prétexte d’urgence sanitaire, et dans quelle mesure la Charte protège véritablement nos droits et nos libertés. Le chapitre I.1 a pour titre « Droit à l’égalité dans la reconnaissance et l’exercice des droits…

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Dissection de la Charte des droits et libertés de la personne à la lumière de la crise actuelle (2)

Je continue ici l’analyse de la Charte des droits et libertés de la personne, que j’ai commencée dans un billet publié il y a environ deux semaines. Je rappelle que je ne suis pas juriste et que mes analyses ne sauraient être considérées ou utilisées comme un avis juridique. La perspective que j’adopte n’est d’ailleurs pas celle du droit, mais celle de la philosophie politique. Il s’agit d’examiner la Charte pour déterminer dans quelle mesure notre gouvernement et ceux qui appliquent ses décisions briment nos droits et nos libertés. Cet examen est la condition d’existence de nos droits et de nos libertés, surtout quand les juristes et les politiciens, par adhésion à l’idéologie sanitaire, par amour du pouvoir ou par crainte des représailles, n’assument pas leurs responsabilités de gardiens du droit et de défenseurs des libertés des citoyens, sont devenus de vulgaires mercenaires, ou agissent comme s’ils étaient nos maîtres. Le préambule et le chapitre I (libertés et droits fondamentaux) de la Charte ayant fait l’objet de la première partie de cette analyse, passons au chapitre II (droits politiques). « 21. Toute personne a droit d’adresser des pétitions à l’Assemblée nationale pour le redressement de griefs. 22. Toute personne légalement habilitée…

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Pour notre bien

C’est pour notre bien : qu’on nous traite tous, quels que soient notre âge et notre état de santé, comme des vieillards à l’article de la mort ; qu’on nous considère, par principe de précaution, malades quand nous n’avons pas de symptômes ; qu’on nous séquestre à domicile quand nous obtenons un résultat positif à la suite d’un test de dépistage, même quand nous n’avons pas le moindre symptôme ; qu’on en fait autant quand nous avons été en contact avec un cas confirmé, même quand le résultat du test de dépistage s’avère négatif ; qu’on a terrorisé le personnel soignant pendant la « première vague », lequel ne voulait parfois plus se rendre au travail pour soigner les résidents des CHSLD ; qu’on se propose de congédier des milliers de travailleurs de la santé non vaccinés à l’approche de l’hiver, précisément quand le réseau de la santé sera soumis à d’importantes pressions à cause des infections respiratoires virales saisonnières, comme à tous les ans ; qu’on nous a fait adopter un mode de vie qui incite à l’inactivité et qui contribue à l’apparition de conditions de santé rendant plus vulnérables au virus ; qu’on a créé, grâce au confinement, des conditions propices à la violence conjugale et parentale,…

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Déclarations nébuleuses, incohérentes et absurdes sur la fin de l’état d’urgence sanitaire (ou l’art de nous mener en bateau)

Nos autorités politiques et sanitaires nous ont encore annoncé qu’elles vont envisager de mettre fin de l’état d’urgence sanitaire, cette fois-ci au début de l’année 2022 (« Fin de l’état d’urgence sanitaire en 2022 : Legault entrevoit la fin de la majorité des mesures », La Presse, 20 octobre 2021). Rappelons que c’est ce qu’elles nous ont dit il y a déjà plusieurs mois, pour inciter les adultes et les adolescents à se faire vacciner. L’état d’urgence, nous disait-on, pourrait peut-être être levé à l’automne, quand la couverture vaccinale visée (70 % ou 75 %) serait atteinte. Pourtant cette cible a été atteinte depuis longtemps et nous voilà en novembre sans qu’aucune mesure concrète n’ait été prise pour mettre fin à l’état d’urgence sanitaire. C’est qu’on nous a annoncé la venue du méchant variant Delta, qui devait décimer les personnes non vaccinées, et peut-être même une partie des personnes vaccinées plus vulnérables, invariablement infectées à cause des personnes non vaccinées. Nous attendons encore. Cette « quatrième vague » a été encore moins dévastatrice que la « troisième vague », c’est-à-dire une petite vaguelette de rien du tout, si du moins on s’intéresse à ce qui importe vraiment, c’est-à-dire aux décès et aux hospitalisations, et pas aux cas d’infection. Si…

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Réplique à un autre sermon du Père Lagacé (ou sur le prétendu devoir de promotion vaccinale des syndicats)

Je veux ici répliquer à un autre sermon du Père Lagacé, fait dans une chronique publiée juste avant l’annonce du report de la suspension des travailleurs de la santé non vaccinés (« Les lavabos, la suite », La Presse, 13 octobre 2021). Cette chronique est la suite d’une chronique publiée en avril en 2020. Je ne reviens pas sur cette première chronique et je me contente de faire remarquer que, bien que je ne le suive pas sur toute la ligne (une représentante syndicale des employés de la SAQ me semble avoir raison de s’étonner de la décision de garder les succursales de la société d’État, alors que le gouvernement terrorise la population québécoise pour qu’elle reste chez elle pour ne pas attraper le virus et dit qu’il faut seulement garder ouverts les commerces essentiels, même si j’en conclurais pour ma part que cette décision montre que les mesures sanitaires sont arbitraires depuis le tout début, alors que pour sa part elle y voit quelque chose d’anxiogène pour les employés), Patrick Lagacé n’était pas encore devenu le Père Lagacé et n’avait pas encore sombré complètement dans le délire superstitieux. Il est à craindre que le vaccin lui ait depuis monté à la…

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La corruption des politiciens, des institutions publiques et de la politique par l’idéologie sanitaire

Ce billet s’inscrit dans ma tentative (commencée dans ce billet et ce billet) d’enrichir et de complexifier la conception commune de la corruption, dans laquelle on confond les moyens généralement utilisés, par exemple les pots-de-vin, avec les fins visées ou les résultats obtenus, à savoir le fait de détourner nos institutions et les personnes qui y occupent des fonctions de leurs fins et des rôles qu’elles sont censées y jouer, et même de transformer en mal et de manière durable ces institutions et ces personnes, quand le mal ne se trouve pas initialement en elles, en raison d’un défaut de conception des institutions et d’une inaptitude morale et intellectuelle des personnes à assumer les responsabilités qu’on leur confie. Cette perversion et cette dégradation, c’est précisément ça, la corruption. Ainsi les institutions et les personnes peuvent-elles être corrompues ou se corrompre même quand personne ne donne des pots-de-vin. Ainsi pouvons-nous constater que la corruption en politique existe sans avoir à prouver que tel ou tel gouvernement a été soudoyé pour servir les intérêts d’une puissance étrangère. La corruption du ministre et du ministère de la Santé et des Services sociaux Même si le personnage est fort antipathique à plusieurs d’entre nous,…

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Contre-offensive contre deux croisés

Depuis le temps que les journalistes de La Presse militent, tels des croisés, pour la conversion forcée ou l’expulsion des travailleurs de la santé non vaccinés et par conséquent infidèles, il fallait bien s’attendre à ce qu’ils répandent des torrents d’encre – à défaut de pouvoir répandre le sang, pour l’instant – à la suite du report de la date butoir pour se soumettre à l’impératif vaccinal. Jadis la philosophie était soumise à la théologie. D’autres ont plus tard voulu mettre la littérature au service de l’action politique conçue de la manière la plus bornée et la plus stupide qui soit. Enfin, nous vivons à une époque où le journalisme (ou ce qu’il en reste) a l’obligation de s’engager dans la grande campagne de vaccination massive, à l’échelle nationale comme à l’échelle internationale. Au Québec, La Presse compte probablement (il faudrait faire une étude scientifique pour nous en assurer) parmi ses employés la plus grande concentration d’écrivaillons engagés (ou enragés) de toute la presse écrite. Comme ils sont légion, comme nous ne devons pas gaspiller nos forces en nous engageant dans autant de combats qu’il y a de spécimens de cette sale engeance, je m’en tiendrai ici à contre-attaquer deux…

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Dissection de la Charte des droits et libertés de la personne à la lumière de la crise actuelle (1)

Je ferai ici des remarques sur la manière dont les articles de la partie I de la Charte des droits et libertés de la personne sont respectés depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire et, par la force des choses, je tâcherai de les interpréter correctement, c’est-à-dire de manière cohérente, sans dénaturer le texte. N’étant pas juriste, je ne prétends pas formulé un avis juridique. Je propose seulement de faire ici une lecture attentive de la Charte pour déterminer dans quelle mesure nos droits et nos libertés sont brimés par notre gouvernement et ceux qui appliquent ses décrets. Sans un tel examen, les droits et libertés – dans le contexte de la crise actuelle et de manière générale – qui pourraient nous être reconnus par la Charte ne sauraient vraiment exister, puisque pour disposer de droits et de libertés au sens juridique du terme, il faut bien les comprendre et savoir quelles sont leurs limites. Nos droits et nos libertés ne sont donc pas l’affaire exclusive des spécialistes du droit, qui nous représentent devant les tribunaux, ou qui y représentent l’État. Commençons par le préambule duquel devrait découler les droits et les libertés que nous reconnaît la Charte : « CONSIDÉRANT que…

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Renversements sur les conceptions individualiste et collectiviste de la santé

Les partisans de la vaccination de bout en bout peignent les non-vaccinés comme de méchants individualistes qui tôt ou tard finiront par tomber malades, qui occuperont des lits dans les hôpitaux, qui seront soignés aux frais des contribuables, qui seront responsables de l’engorgement du système de santé, qui priveront de soins les personnes vaccinées mais plus vulnérables ou non vaccinées pour des raisons de santé qu’ils infecteront et rendront malades, sans parler de toutes les autres personnes vaccinées mais atteintes d’une autre maladie, lesquelles se verront privées de soins médicaux adéquats à cause du délestage qu’on sera obligé de faire dans les hôpitaux pour soigner les personnes malades de la COVID-19 à cause des méchants égoïstes de non-vaccinés. À cela ils opposent explicitement ou implicitement une conception de la santé collectiviste. Il faut se faire vacciner deux fois, trois fois, tous les ans ou tous les six mois ou plus souvent si c’est nécessaire. C’est ainsi qu’on cesserait d’être un danger pour ses concitoyens et un fardeau pour l’État, le système de santé et les contribuables en occupant des lits dans les hôpitaux alors que cela aurait pu être évité. Bref, l’idéal de la santé collectiviste, ce serait que les…

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À la guerre comme à la guerre !

Notre ministre de la Santé et des Services sociaux fait tellement des plans foireux dernièrement, que même certains partis d’opposition et certains journalistes s’en aperçoivent. Ce n’est pas peu dire. Il est vrai qu’adopter un décret qui aura pour effet de suspendre plus de 20 000 travailleurs de la santé du réseau public au mois d’octobre, sans parler de ceux du secteur privé (par exemple des employés des agences de placement), c’est vraiment génial. Alors que notre système de santé est facilement saturé l’hiver en raison de la grippe saisonnière, alors qu’on nous dit que les nouveaux variants ont une certaine résistance aux vaccins (ce qui est une manière détournée de dire que les vaccins ne sont pas vraiment efficaces), alors qu’on serait en pénurie de main-d’œuvre, alors que le personnel soignant serait surmené et migrerait vers le secteur privé, ce crétin de première classe impose la vaccination obligatoire et, ce faisant, détériore encore plus l’état de notre système de santé. Et maintenant il va nous pondre d’ici la semaine prochaine un « plan de contingence », comme si la pénurie de personnel soignant qu’il va lui-même provoquer lui tombait du ciel. Puis il a le culot de renchérir en…

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Propagation de l’influence tentaculaire de l’industrie pharmaceutique dans les milieux de recherche

Fidèles à leur habitude, les journalistes de La Presse se font la courroie de transmission de l’expertise autorisée qui appuie la politique vaccinale de nos autorités politiques et sanitaires. Encore une fois on nous dit, dans un article publié le 30 septembre, que l’efficacité des vaccins contre les décès et les hospitalisations serait excellente. Même si ce que je me propose de faire dans ce billet n’est pas de démonter cette étude, je me permets quelques remarques générales sur les résultats présentés dans cet article et sur l’étude de l’INSPQ : Comme toujours, la journaliste ne daigne pour faire un renvoi à l’étude en question, ce qui revient à substituer son article à cette étude, du point de vue de tous ses lecteurs qui ne prendront pas la peine de faire la recherche. L’étude en question (Efficacité de deux doses de vaccin contre la COVID-19 chez les adultes québécois vivant dans la communauté) est tellement brève et rudimentaire que l’article de journal est plus long et contient des affirmations qui n’y sont pas faites, par exemple Alain Lamarre, professeur-chercheur en immunologie et virologie à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), vante la décision du gouvernement de reporter l’injection de la…

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Le passeport vaccinal à l’Assemblée nationale

La dernière trouvaille des agités du bocal qui nous gouvernent vient d’être adoptée : il faudra bientôt montrer un passeport vaccinal pour entrer à l’Assemblée nationale. Ce qui montre que, contrairement au proverbe, l’oisiveté n’est pas la mère de tous les vices. Si nos gouvernants, les bureaucrates et les « experts » savaient rester oisifs, nous ne croulerions pas sous les mesures sanitaires. Mais l’agitation est le fin mot de notre époque et de la crise actuelle. Et plus nos gouvernants s’agitent, plus ils incitent le patronat et le reste de la population à s’agiter aussi vainement. Car ce qu’il faut, c’est s’agiter, coûte que coûte. Qu’importe que ce soit inefficace, inutile, nuisible et absurde ! L’importance, c’est de faire quelque chose, et surtout de montrer que l’on fait quelque chose. Voyons ce que dit à ce sujet l’organe de presse semi-officiel de nos autorités politiques et sanitaires : « Le passeport vaccinal sera désormais exigé à l’Assemblée nationale. La décision a été prise jeudi par le Bureau de l’Assemblée nationale, le conseil d’administration du parlement sur lequel siègent des élus de tous les partis. Majoritaires, la Coalition avenir Québec et le Parti libéral ont appuyé la mesure, alors que le Parti…

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Renversements sur l’absolutisme

Faisons ici abstraction de tout ce qui pourrait être dit pour remettre en question l’idée selon laquelle les mesures sanitaires servent à protéger notre santé. Voyons ce que nous pouvons répondre à ceux qui, parce que nous défendons nos droits et nos libertés contre les nombreuses atteintes qu’on leur a faites depuis 18 mois et qu’on continue de leur faire, laissent entendre que nous ferions de la liberté une sorte d’absolu moral, pour nous répondre que la liberté n’est pas une valeur absolue, aussi bien moralement que politiquement et juridiquement, que celle-ci se voit imposer des limites, en temps normal et encore plus en temps de crise. Par exemple quand la santé et la sécurité de la population sont menacées, comme c’est le cas dans une pandémie. Qui a dit le contraire ? Qui a fait de la liberté un absolu parmi ceux qui s’opposent aux mesures sanitaires ? Personne, d’après ce que j’en sais, à part peut-être quelques toqués non représentatifs de la majorité des non-conformistes. Il est vrai que les entorses faites à nos libertés et à nos droits donnent parfois lieu à des réactions d’irritation, à des exagérations et même à des vociférations. Mais quand même, dire…

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Corruption de la politique : les partis politiques

Il ne s’agit pas, dans ce billet, de la corruption des politiciens, au sens où ceux-ci auraient été soudoyés ou achetés par des gouvernements étrangers, des organisations supra-nationales, des secteurs de l’industrie, de puissants multimilliardaires ou des organisations criminelles ou religieuses. Même si ce phénomène existe certainement, même s’il est vraisemblable qu’il joue un rôle considérable dans la crise actuelle et dans ce qui l’a préparée, il ne saurait expliquer à lui seul les événements que nous vivons ou subissons. On a certainement raison de dire que l’on n’a pas pu corrompre presque tous les présidents, les premiers ministres, les ministres et les députés, surtout sans que ça ne s’ébruite. Et il faut aussi expliquer le comportement de beaucoup de citoyens – en principe ils sont ou devraient être des acteurs politiques et ils n’ont certainement pas reçu des pots-de-vin – qui est lui aussi très nuisible en raison de la masse qu’ils constituent et qui entravent ou neutralisent les tentatives de résistance. On aurait toutefois tort de croire pour si peu qu’on a liquidé définitivement le problème de la corruption et qu’on peut simplement continuer à vaquer tranquillement à ses occupations pendant que les autorités politiques et sanitaires, soucieuses…

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La chasse aux sorcières

Il n’est pas exagéré de dire que nous semblons être au début d’un nouvel âge des ténèbres. Les sorcières d’antan, qu’on condamnait sans l’ombre d’une preuve sérieuse, sont en train d’être remplacées par les personnes non vaccinées. On ne dresse pas de bûchers, mais le tour d’esprit est le même, et on a recours à des moyens jugés plus civilisés pour obtenir la conversion ou la rétractation des non-conformistes. Il fallait s’y attendre avec la vaccination de la très grande majorité de la population et l’efficacité plus que douteuse des vaccins. L’enseignement « en présentiel » ayant recommencé depuis quelques semaines, les écoles sont sous haute surveillance et les élèves sont soumis à des tests rapides. La situation ressemble à celle de l’année dernière, à la différence près qu’on peut maintenant accuser les enseignants non vaccinés d’être à l’origine des éclosions, à plus forte raison si des témoignages d’enfants et de parents sont mis en circulation par les médias traditionnels et deviennent « viraux ». Le 22 septembre, les grands médias (TVA et La Presse, par exemple) – toujours friands de ce genre de nouvelles – annonçaient que la fermeture de l’école primaire Saint-Émile de Montréal a dû fermer ses portes en raison d’une éclosion.

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Corruption morale et intellectuelle des citoyens

Dans la langue courante, nous entendons la corruption d’une manière tellement réductrice qu’il y a une foule de choses que nous pouvons difficilement penser et même remarquer. La plupart du temps, quand nous parlons de corruption, nous voulons dire qu’une personne en soudoie une autre pour obtenir une faveur, un privilège, un contrat, un passe-droit, en échange d’une somme d’argent, d’un cadeau ou d’un service, par exemple. Ou encore nous voulons dire qu’il y a détournement de fonds. Ainsi celui qui est corrompu est presque toujours quelqu’un qui occupe une certaine position d’autorité, souvent une charge publique. Il y a des policiers corrompus auxquels on peut offrir des pots-de-vin pour qu’ils n’appliquent pas la loi. Il y a des politiciens corrompus qui obtiennent de l’aide financière ou d’une autre nature lors de leur campagne électorale, et qui restent redevables à leurs protecteurs après leur élection. Il y a des bureaucrates corrompus qui profitent de leur position pour s’enrichir à même les fonds publics, ou pour enrichir les membres de leurs familles et leurs amis. La corruption est donc, dans son sens le plus usuel, un trafic illégal d’argent, d’influence, de pouvoir et de faveurs. Et si la corruption comporte bien…

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Remettre les pendules à l’heure

Nous sommes habitués : les journalistes, notamment ceux de La Presse, nous annoncent que nous allons tomber gravement malades et peut-être mourir si nous ne respectons pas certaines conditions qui changent au fil du temps : respecter la distanciation sociale, se désinfecter les mains, rester autant que possible à la maison, éviter de participer à des rassemblements, porter un masque ou se faire vacciner. Dans un article au titre criailleur (« Un trentenaire non vacciné succombe à la COVID-19 aux urgences de Laval », La Presse, 16 septembre 2021), Ariane Krol et Pierre-André Normandin s’adonnent au même petit jeu sordide que leurs collègues. On croirait presque entendre la même chose que ce qui a été dit à l’occasion de la « troisième vague », qui aurait dû décimer les jeunes. Nous attendons encore. Seulement cette fois-ci on a remplacé le tristement célèbre Dr François Marquis (voir le billet « La vulnérabilité et la faute des jeunes », 7 avril 2021) par un autre expert, le Dr Haeck, microbiologiste-infectiologue. Voyons ce que ce beau monde a à dire ou plutôt à radoter, en essayant de ne pas radoter nous aussi. Car le risque de radoter existe bien quand on répond à des radoteurs. On commence par nous…

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Drôle d’expression : « protéger la santé »

En raison de son association avec une image simpliste mais très parlante, j’ai été frappé aujourd’hui par une expression très commune utilisée à l’occasion d’une campagne de communication organisée par un regroupement de pharmaciens cherchant à faire mousser leur profession aux yeux de la population québécoise. Sous le slogan « pharmacien engagé à protéger votre santé », on peut voir le montage photographique d’un membre de la corporation pharmaceutique portant, moitié-moitié, un sarrau blanc et un costume de garde du corps, avec la pose d’usage (main sur un écouteur sur l’oreille droite, pour mieux entendre un informateur invisible l’avertir d’un danger imminent pour la santé de la population qui nécessitera son intervention salvatrice). Je laisse de côté la question de savoir si nos pharmaciens sont vraiment engagés à protéger notre santé, ou s’ils sont plutôt engagés à s’en mettre plein les poches, pour me demander si on pense et parle avec justesse quand on utilise cette expression. Certes, cette expression n’est pas nouvelle. Elle est dans l’air du temps depuis déjà quelques décennies. Si elle ne l’avait pas été, nous n’en serions pas où nous en sommes aujourd’hui. Il n’empêche que depuis l’infortunée arrivée du virus, elle occupe beaucoup plus de…

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Précurseurs de l’anti-complotisme

Le maître à ses esclaves « N’allez pas vous imaginer que nous, les maîtres, vous faisons travailler dans les champs et dans les mines pour notre bon plaisir et pour nous enrichir à vos dépens. Nous vous donnerions la liberté si c’était possible. Mais ce ne l’est pas. Voudriez-vous labourer la terre et descendre dans les entrailles de la terre si nous, les maîtres, ne vous y forcions pas ? Et pourtant la Cité a besoin de blé et d’or. En acceptant d’être vos maîtres, ce qui nous demande un travail infini et pénible, nous servons la Cité, nous sommes ses esclaves, comme vous. Il faut être des esclaves incultes, qui n’entendent rien à la politique et à l’économie, pour s’imaginer qu’il y a un complot des maîtres pour vous exploiter. Ne voyez-vous pas que nous faisons tout pour rendre votre labeur le moins pénible possible ? Ne voyez-vous pas que nous vous nourrissons, vous vêtons et vous logeons ? » Les croisés aux Sarrasins « Quoi que vous puissiez en penser, nous ne sommes pas venus ici pour piller des villes, contrôler le commerce maritime avec Venise et fonder nos propres royaumes. Nous sommes venus ici seulement pour libérer la Terre…

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Réflexions sur la liberté, la santé et la sécurité

Ce texte est une tentative de surmonter les blocages moraux qui divisent en deux camps notre société depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire et qui rendent très difficile la discussion, à un tel point que c’est pratiquement l’impasse. Il s’adresse à la fois à ceux d’entre nous pour qui la santé et la sécurité sont la priorité, et à ceux d’entre nous qui valorisent davantage les libertés individuelles. Réflexions sur la liberté, la santé et la sécurité

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Inconstance du statut vaccinal et du champ d’application du passeport vaccinal

Je veux revenir ici sur certains des aspects de mon analyse du décret ordonnant l’implantation du passeport vaccinal afin de me concentrer sur eux et de les développer autrement, et aussi pour attirer l’attention sur des choses que je n’ai pas remarquées à la première lecture. Pour ce faire, je commencerai par le dernier alinéa, qui relativise tout ce qui est ordonné dans les alinéas précédents : « QUE le ministre de la Santé et des Services sociaux soit habilité à ordonner toute modification ou toute précision relative aux mesures prévues par le présent décret. » Ce qui revient à ordonner que le ministre a le droit d’ordonner, sans délai et sans formalité (voir le préambule du décret), la modification de tout ce qui a été ordonné dans les autres alinéas. Ce qui est tout sauf rassurant. Ce qui est une manière de faire savoir aux lecteurs du décret que non seulement on pourrait changer ce qu’on y ordonne, mais aussi que ça va probablement changer. À la lumière de cette drôle de clause par laquelle le ministre se donne à lui-même carte blanche, relisons le premier alinéa qui définit ce qu’on entend par adéquatement protégée : « QU’aux fins du présent décret, on considère…

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Omission importante dans le décret sur le passeport vaccinal

Je n’ai pas remarqué, à la première lecture du décret sur l’implantation du passeport vaccinal, qu’on y a fait une omission importante. Malgré les déclarations réitérées des autorités politiques et sanitaires à l’effet qu’on veille à la protection des renseignements personnels et qu’il n’y a pas de collecte de données au moment de la vérification des passeports vaccinaux par les commerçants et les organisateurs des activités, aucune disposition n’est prise à ce sujet dans le décret. Bien sûr, on dit ceci au dixième alinéa du décret : « QUE, sous réserve du huitième alinéa, il soit interdit à quiconque de conserver, en tout ou en partie, les renseignements obtenus pour les fins de toute vérification effectuée en vertu du présent décret. » Mais c’est trop peu et ça concerne surtout ou seulement, d’après le contexte du décret, les opérateurs des lieux et les organisateurs des activités qui vérifient les preuves de vaccination grâce à l’application gouvernementale, et pas le gouvernement ou une autre entité. Pourtant on se donne la peine de rassurer la population à ce sujet sur la page portant sur l’application VaxiCode du site du gouvernement consacré à la COVID-19. Voici ce qu’on déclare à propos de la protection des…

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Vaines subtilités

L’Evesque de Beauvais, se trouvant avec Philippe Auguste en la bataille de Bouvines, participoit bien fort courageusement à l’effect, mais il luy sembloit ne devoir toucher au fruit et gloire de cet exercice, sanglant et violent. Il mena, de sa main, plusieurs des ennemis à raison ce jour-là ; et les donnoit au premier gentilhomme qu’il trouvoit, à esgosiller ou prendre prisonniers : luy en resignant toute l’execution ; et le fict ainsin de Guillaume Comte de Salsberi à messire Jean de Nesle ; d’une pareille subtilité de conscience à cett’ autre : il vouloit bien assommer, mais non pas blesser, et pourtant ne combattoit que de masse. Quelcun, en mes jours, estant reproché par le Roy d’avoir mis les mains sur un prestre le nioit fort et ferme : c’estoit qu’il l’avoit battu et foulé aux pieds. (Montaigne, Essais, livre I, chapitre 41, « De ne communiquer sa gloire. ») Judith Lachapelle, journaliste pour La Presse, s’est donné pour mission de trouver coûte que coûte des réponses aux questions des Québécois sur le passeport vaccinal, en faisant au besoin appel au profond savoir de nos fonctionnaires. On verra qu’avec la réponse qu’a obtenue cette lectrice, c'est véritablement de la…

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Analyse du décret ordonnant l’implantation du passeport vaccinal

Tel qu’annoncé, je fais ici l’analyse du décret numéro 1173-2021 du 1er septembre que le gouvernement a bien daigné rendre public le jour même de l’entrée en vigueur du fameux passeport vaccinal, avec au moins quelques heures de retard, comme s’il ne pouvait pas le promulguer une semaine ou deux plus tôt, en précisément sa date d’entrée en vigueur. Ce qui montre le peu de cas que notre gouvernement fait de ses propres décrets, de même que les journalistes et la population québécoise, qui ne parlent presque jamais de ces décrets ou qui ignorent même leur existence, la seule parole de nos autorités devant avoir force de loi. Cependant ce n’est que parce que ces décrets existent que nous pouvons encore prétendre que nous ne vivons pas dans une dictature au sens strict du terme, c’est-à-dire dans une société où ce que dictent les autorités politiques et sanitaires, par exemple à l’occasion d’une conférence de presse ou sur un site internet, suffit pour entraîner des obligations et des interdictions pour les personnes gouvernées. Il n’est donc pas vain de continuer à accorder de l’importance à ces décrets, et de montrer que nous les lisons et les comprenons. Sinon notre gouvernement,…

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* Mise à jour * - Période dite d’adaptation au passeport vaccinal

Mise au point du 2 septembre 2021. Le gouvernement a finalement mis en ligne son décret sur le passeport vaccinal, avec au moins plusieurs heures de retard, voire peut-être une journée. Ce qui montre que c’est bien un décret pour la forme, sinon ce décret aurait été adopté et publié bien avant, d’autant plus que les grandes lignes en avaient déjà été précisées sur le site du gouvernement et que l’implantation du passeport vaccinal est planifiée de longue date. Aux yeux de nos autorités politiques et sanitaires, c’est leur parole qui fait loi et à laquelle on doit obéir, semble-t-il. Et il en est ainsi pour beaucoup de Québécois qui savent à peine ou pas du tout qu’il y a des décrets et des arrêtés, la seule parole des autorités politiques et sanitaires, amplifiée par les grands médias, étant suffisante pour obtenir leur adhésion et leur obéissance. Autrement le gouvernement aurait promulgué et publié le décret plus tôt et la population l’aurait réclamé. N’est-il pas absurde que nous n’ayons pas le temps de prendre connaissance du contenu d’un décret auquel nous sommes censés obéir ? On demandera peut-être ce que ça change si ce que disent les autorités politiques et…

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Sur les lieux et les activités pour lesquels le passeport vaccinal sera exigé

Comme annoncé, je fais quelques remarques sur la liste des lieux et des activités pour lesquels le gouvernement exigera l’utilisation du passeport vaccinal à compter du 1er septembre. La formulation de cette phrase est intéressante en ce qu’elle ne rend pas compte de la situation. Tout l’été les personnes non « adéquatement » vaccinées et les personnes « adéquatement » vaccinées ont eu accès aux lieux et ont pu faire les activités pour lesquels on commencera bientôt à exiger le passeport vaccinal. Il n’est donc pas tout à fait juste de dire que le passeport vaccinal permettra à ces dernières personnes seulement d’avoir accès à ces lieux et de participer à ces activités, comme si elles ne pouvaient pas déjà le faire avant l’implantation du passeport vaccinal, comme si nous sortions d’une période de confinement. En fait, ce que fait l’implantation du passeport vaccinal, c’est d’interdire aux personnes non « adéquatement » vaccinées d’avoir accès à des lieux auxquels elles avaient accès et de participer à des activités auxquelles elles avaient le droit de participer juste avant. Contrairement à ce que laisse entendre cette phrase, le passeport vaccinal ne procure pas une nouvelle liberté aux personnes « adéquatement » vaccinées, mais privent les personnes non « adéquatement » vaccinées d’une…

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Vaccination obligatoire dans certains milieux de travail et d’enseignement – perspective politique

« But in order to make the king more entirely master of his people, it was enacted, that he might hereafter, at his pleasure, change this act, or any provision in it. By this clause, both parties were retained in subjection: So far as regarded religion, the king was invested, in the fullest manner, with the sole legislative authority in his kingdom: And all his subjects were, under the severest penalties, expressly bound to receive implicitly, whatever doctrine he should please to recommend to them. » [...] « The oaths, which Henry imposed for the security of his ecclesiastical model, were not more reasonable than his other measures. All his subjects of any distinction had already been obliged to renounce the pope’s supremacy; but as the clauses to which they swore had not been deemed entirely satisfactory, another oath was imposed; and it was added, that all those who had taken the former oaths, should be understood to have taken the new one. A strange supposition! to represent men as bound by an oath, which they had never taken. » (David Hume, The History of England, volume III, XXXIII.) Dans un billet précédent, je me suis intéressé aux implications de la vaccination obligatoire dans…

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Petite réplique à deux petits journalistes

On dirait que les journalistes de La Presse rivalisent de mauvaise foi ou s’affairent pour montrer qu’ils sont capables de raisonner le plus mal que leurs confrères, quand raisonnement il y a. Parfois ils s’adjoignent un collègue pour mettre toutes les chances de leur côté, car deux têtes valent mieux qu’une, comme on dit. Cette fois-ci c’est au tour de Florence Morin-Martel et de Pierre André Normandin (dont il a déjà été question dans un billet précédent), dans un article intitulé « Bilan estival – C’est exactement ce qu’on attendait de la vaccination » (La Presse, 27 août 2021). L’article commence par une déclaration choc mise bien évidence : « Six fois moins de décès et deux fois moins d’hospitalisations, malgré une hausse des cas… La COVID-19 s’est nettement moins fait sentir ces deux derniers mois que l’été dernier, une illustration de l’impact de la vaccination, selon les experts. » Puis on daigne nous présenter quelques données plus précises, provenant de l’Institut national de santé public du Québec, auquel on joint deux graphiques que je reproduirai pas ici et qui comparent l’été 2021 à l’été 2020 : « Signe que la pandémie se fait moins sentir cet été, le Québec n’a enregistré aucun décès attribué au…

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Remarques supplémentaires sur le passeport vaccinal

Le mois de septembre approche et avec lui l’implantation du passeport vaccinal au Québec. Ce qui m’intéresse dans ce billet, c’est la mise à jour de la page gouvernementale portant sur le passeport vaccinal qui a été faite aujourd’hui. L’application VaxiCode Contrairement à ce que laissait entendre cette page web avant cette mise à jour, une application sera utilisée par les personnes vaccinées pour télécharger leur code QR et le présenter pour avoir accès entrer dans les commerces visés et pour participer aux activités visées, et pas seulement un fichier PDF qu’on devrait présenter à l’écran ou imprimer (cela demeure toutefois possible). Ce qui montre que le site du gouvernement n’est pas une source d’information fiable, même quand il est question des outils qu’il fait lui-même développer. Si on avait certes pu entendre des allusions dans les médias à propos de cette application, ça aurait été la moindre des choses d’en parler sur le site du gouvernement. Je ne parle pas ici des problèmes qui concernent l’application VaxiCode Verif, qui est l’application qui, « destinée aux exploitants ou aux responsables, lira le code QR qui apparaît sur la preuve de vaccination, pour déterminer le statut de protection d’une personne contre la…

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Pour le libre accès aux données

Quand les politiciens et les journalistes se mêlent de science, ça ne peut assurément pas être bon pour elle. Il est rare qu’ils aient une solide formation en science ou en épistémologie. Le premier ministre actuel du Québec a fait des études en administration des affaires et en comptabilité. L’actuel ministre de la Santé et des services sociaux a une formation semblable. Quant aux journalistes québécois, ils ont souvent fait des études en communications, parfois en science politique, en sciences sociales ou en droit, par exemple. Il est rare qu’un physicien, un chimiste, un biologiste, un mathématicien ou un épistémologue fasse une carrière politique ou médiatique. La pratique de la science exige des compétences très différentes de celles qu’exigent la politique et le journalisme, surtout tels qu’on les pratique actuellement, la rigueur intellectuelle et l’intégrité n’étant assurément pas chose courante chez les politiciens et les journalistes, généralement moins soucieux de la vérité et de l’exactitude que d’être populaires auprès de leur électorat ou de leur audience, ou de légitimer les politiques et les idéologies qu’ils s’efforcent d’imposer. Pour eux, la science n’est, quand ils s’y intéressent, qu’un moyen de donner de la crédibilité à leurs politiques ou aux opinions qu’ils…

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Vaccination obligatoire dans certains milieux de travail et d’enseignement – perspective individuelle

« LE CRIEUR. Vous voyez, hommes d’Uri, vous voyez ce chapeau ; on va le placer au haut d’un mât, au milieu d’Altdorf, sur le point le plus élevé. L’intention et la volonté du gouverneur est que ce chapeau soit honoré comme lui-même ; on doit, quand on passera devant ce chapeau, fléchir le genou et se découvrir la tête. Le roi reconnaîtra par là ceux qui lui sont soumis. Quiconque méprisera cet ordre sera puni dans sa personne, et ses biens seront confisqués. » (Friedrich Schiller, Guillaume Tell, acte I, scène III.) Je fais ici abstraction des implications politiques du fait que nos gouvernements ont imposé, disent vouloir imposer, recommandent, suggèrent ou tolèrent la vaccination obligatoire pour avoir accès à certains milieux de travail ou d’enseignement. Je m’intéresserai à ces implications dans un autre billet. Ici il s’agira seulement des implications pour les individus de cette tendance sanitaire, en ce qu’elle nous affecte individuellement. Si nous travaillons dans le secteur de la santé, de l’enseignement, de l’administration publique, des banques, des transports ou des services, il est fort probable ou du moins possible qu’on nous demande bientôt d’enregistrer notre statut vaccinal auprès de notre employeur, ou que le passeport vaccinal…

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Toujours la même question

Depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, les autorités politiques et sanitaires québécoises et canadiennes – comme celles de beaucoup d’autres pays – évitent de répondre à cette question : qu’est-ce qu’il faudrait pour qu’on considère qu’il n’y a plus d’urgence sanitaire et pour qu’on décide de mettre fin à cet état d’exception ? En fait, elles ne se posent même pas cette question et elles feignent de ne pas l’entendre ou elles trouvent des échappatoires quand nous la leur posons. Car ce n’est certainement pas dans leur intérêt d’y répondre, ne serait-ce que parce qu’elles perdraient les pouvoirs d’exception auxquels elles ont manifestement pris goût, et qu’elles auraient peut-être des comptes à nous rendre, enfin. Alors que l’état d’urgence sanitaire semble se pérenniser et que de nouvelles mesures sanitaires apparaissent – le passeport vaccinal et la vaccination obligatoire dans certains milieux de travail –, il serait temps que notre gouvernement daigne nous donner une réponse, même approximative. Il serait aussi grand temps que cette question soit discutée publiquement, car il ne s’agit pas avant tout d’un problème scientifique ou médical, mais d’un problème moral et politique qui nous concerne en tant qu’individus et citoyens. Nous ne saurions déléguer à…

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Obligation de porter un masque dans les classes des institutions d’enseignement supérieur

Quelques jours avant le début des cours dans les cégeps et moins de deux semaines avant le début des cours dans les universités, le gouvernement a modifié son plan de la rentrée, non pas pour assouplir les règles sanitaires, mais pour les resserrer. Je parle bien entendu de l’obligation de porter le masque même en classe, contrairement à ce qui a été annoncé plus tôt cet été. Pourtant nous sommes au mois d’août, les hospitalisations demeurent relativement stables et les décès attribués ou liés à la COVID-19, même par notre gouvernement, sont pour ainsi dire inexistants à l’échelle de la province. Cela en dit long sur ce qui attend les étudiants et les professeurs cet automne et peut-être aussi l’hiver prochain dans les écoles, à supposer que le gouvernement ne décide pas entre-temps de renvoyer presque tout le monde à la maison. Et on peut se douter que l’actuelle ministre de l’Enseignement supérieur, qui a été ministre de la Santé et des Services sociaux pendant les premiers mois de l’état d’urgence sanitaire – elle a exprimé publiquement sa déception de devoir abandonner la Santé pour l’Enseignement supérieur à l’occasion du remaniement ministériel de l’année dernière –, est disposée à accepter…

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Pour la transparence technologique

À environ deux semaines de l’entrée en vigueur du passeport vaccinal au Québec, notre gouvernement se montre avare d’informations sur les technologies qui seront utilisées. Nous savons que les codes QR qui servent de preuve de vaccination numérique seront lus à l’aide d’une application mobile. Pour ce faire, une clé de chiffrement, vraisemblablement intégrée à l’application mobile, sera utilisée. Il me semble avoir lu quelque part que l’application mobile devrait à ce moment entrer en communication avec une base de données du gouvernement pour vérifier l’information contenue dans les codes QR, mais je n’ai pas réussi à retrouver l’article de journal en question. Quant au site du gouvernement, il dit ceci sur les technologies utilisées pour l’implantation du passeport vaccinal : « Différence entre la preuve de vaccination et le passeport vaccinal La preuve de vaccination électronique est un document en format PDF qui se télécharge à partir de votre ordinateur ou de votre appareil mobile. Elle contient vos informations personnelles, le vaccin que vous avez reçu et un code QR qui contient ces informations. Pour en savoir plus, consultez la page Preuve de vaccination contre la COVID-19. Le passeport vaccinal est un outil qui interprétera l’information contenue dans votre preuve de…

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Diktats sur le passeport vaccinal, décrets à venir et absence de loi

Ce que nous savons actuellement sur le passeport vaccinal se réduit à presque rien. Nous savons ce que nous en disent les autorités politiques et sanitaires dans leurs points de presse et sur le site gouvernemental consacré à la crise dite sanitaire. Autrement dit, nous savons seulement que le passeport vaccinal entrera en vigueur au début du mois de septembre et qu’il sera requis pour aller dans les bars, les restaurants et les gyms, et pour assister à des matchs sportifs et à des festivals, par exemple. Il est censé s’appliquer seulement, pour l’instant, à certains services non essentiels et exclure les commerces de détail. Mais cela pourrait changer l’automne et l’hiver prochains, en fonction du nombre de « cas » dépistés. Ce qu’on trouve sur le site du gouvernement ne nous dit presque rien de plus : « Passeport vaccinal Le passeport vaccinal COVID-19 sera un document officiel et gratuit attestant qu’une personne est bien protégée contre la COVID-19. Le passeport vaccinal pourrait notamment permettre de voyager à l’étranger et d’accéder à des activités non essentielles aux personnes adéquatement protégées en cas de recrudescence des cas. Les travaux se poursuivent, mais il est envisagé d’utiliser le passeport vaccinal pour les activités non essentielles…

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Assimilation des personnes vaccinées aux partisans du passeport vaccinal

Notre gouvernement et les journalistes supposent souvent que les personnes vaccinées, adéquatement ou sur le point de l’être, appuient ou réclament même l’implantation du passeport vaccinal. Et il n’y aurait que les antivax égoïstes et débiles qui s’opposeraient à ce passeport. Voilà une manière de penser qui, bien que simpliste et même rudimentaire, n’en est pas moins très commode pour nos autorités politiques et sanitaires. Si l’on suppose que le taux de vaccination sera bientôt de 80 % dans tous les groupes d’âge éligibles pour se faire administrer le « précieux sérum », cela ferait au moins 80 % de la population qui approuverait le passeport vaccinal, en ajoutant les personnes qui, en raison de problèmes de santé, ne peuvent pas être vaccinées, qui voudraient bien l’être et qui profiteront vraisemblablement d’une dispense pour bénéficier des mêmes « privilèges » que les vaccinés, car c’est l’intention qui compte. Il suffit de considérer les choses attentivement pour voir que la situation est certainement plus complexe. Je ne nie pas qu’il y a sans doute beaucoup plus de personnes favorables à ce dispositif parmi les vaccinés que parmi les non-vaccinés. Il est raisonnable de croire que la proportion de personnes défavorables au…

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Appui de la population et absence de débat public sur l’implantation du passeport vaccinal

Nos autorités politiques et sanitaires et les journalistes affirment qu’une large majorité de la population appuie le passeport vaccinal. C’est même cette forte adhésion de la population québécoise qui justifierait l’absence de débat public à ce sujet, à l’Assemblée nationale ou dans l’ensemble de la société. Le gouvernement bénéficiant déjà de cet appui, il ne serait pas utile de discuter. Qui plus est, notre premier ministre a dit franchement qu’il faut éviter de tels débats puisque certaines personnes – très méchantes ou très stupides – pourraient tromper la population grâce à des arguments fallacieux. Autrement dit, la prétendue adhésion de la population québécoise au passeport vaccinal dépendrait en grande partie de l’absence d’opposition aux vérités qui appuieraient ce fameux passeport et dont on saurait avec certitude qu’elles sont vraies parce que les idées qu’on pourrait leur opposer seraient forcément fausses. Ce qui est du dogmatisme, en science, mais aussi en politique et en morale. Il n’y a pas si longtemps, le clergé catholique censurait et persécutait les penseurs dissidents, libres ou athées en raisonnant de cette drôle de manière : « Ce qui n’est pas conforme aux Saintes Écritures et aux dogmes de l’Église, qui sont la vérité et le bien, est…

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Pour un calcul raisonné des avantages et des inconvénients

Le passeport vaccinal est à nos portes. Nous ne savons pas encore quelle forme il prendra quand il entrera en vigueur, et encore moins quelles autres formes il pourrait prendre plus tard, à l’automne et à l’hiver. Mais nous devons quand même nous demander jusqu’où nous sommes prêts à aller pour ne pas nous faire vacciner et – c’est peut-être là le plus important – ne pas nous plier à l’utilisation du passeport vaccinal. Je dirais même qu’il faut nous poser ces questions d’autant plus que nous ne savons pas à quoi nous en tenir avec ce passeport vaccinal. J’adopterai un point de vue que je crois partager avec la plupart des lecteurs de ce blog. Si nous étions convaincus de l’efficacité et de l’innocuité des vaccins, si nous pensions gagner individuellement et collectivement quelque chose à nous faire vacciner, nous nous serions déjà précipités sur les doses de vaccin que notre gouvernement a généreusement mises à notre disposition. Or ce n’est pas le cas. La propagande gouvernementale et journalistique, bien qu’efficace pour beaucoup de nos concitoyens, nous inspire de la méfiance. Les médecins et les scientifiques qu’on appelle en renfort nous semblent être incompétents ou les laquais du gouvernement…

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Mécanique du foisonnement juridique et des difficultés d’application

1. Moyens et fins de la législation Ceux qui décident des règles selon lesquelles nous vivons se trompent lourdement s’ils ne font pas de l’applicabilité de ces règles un critère important devant les guider dans leur travail. Ou encore ils montrent par là qu’ils ne se soucient pas le moins du monde de l’application régulière et constante des lois, des règlements et des autres dispositions légales (décrets, arrêtés, etc.), ou qu’ils s’efforcent même d’en tirer profit. En effet, on ne saurait légiférer en pensant de manière procédurale, c’est-à-dire en séparant les fins et des moyens, comme si on pouvait fixer les fins de la législation sans examiner d’abord les moyens de les atteindre, pour le faire seulement après. Comme si la raison d’être de la législation n’était pas l’atteinte de ces fins, et comme si cet objectif ne dépendait pas de ces moyens. Une fin sans moyens efficaces de l’atteindre n’existe que dans l’esprit de ceux qui légifèrent et qui surestiment leur pouvoir au point de croire que l’ordre de la nature, auquel appartient aussi le monde des hommes, se soumettra à leur volonté. Outre le fait que les moyens efficaces peuvent venir à manquer et que les lois (ou…

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Ripostes 1

1 C. : « Que vaut votre liberté si vous infectez votre père, votre mère, votre grand-père et votre grand-mère, qui demeurent vulnérables même s’ils sont vaccinés ? » R. : « Que valent vos vaccins s’ils ne rendent pas beaucoup moins vulnérables votre père, votre mère, votre grand-père et votre grand-mère, qui doivent continuer à craindre d’être infectés ? » C. : « Une liberté est excessive quand elle fait du tort à autrui. C’est évidemment le cas quand on met en danger la santé et la sécurité des autres. Ceux qui pensent le contraire sont des égoïstes très nuisibles pour la société. » R. : « N’est-ce pas faire un tort considérable à autrui que de le priver de sa liberté ? N’est-ce pas une liberté excessive que d’imposer aux autres son obsession pour sa santé et sa sécurité ? Et ceux qui agissent ainsi ne sont-ils pas des égoïstes très nuisibles pour la société ? » C. : « Les vaccins empêchent souvent les personnes vaccinées de développer des formes graves de la COVID-19 et même d’avoir des symptômes si elles sont infectées. C’est ce qui les rend beaucoup moins contagieuses que les personnes non vaccinées. » R. : « Alors qu’est-ce qui distingue les personnes asymptomatiques vaccinées des personnes asymptomatiques…

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Sortes d’empoisonneurs et d’hypocrites

Les contempteurs de la vie : « La vie est une vallée de larmes. Nous sommes en ce monde pour souffrir. Dieu a condamné l’homme à travailler à la sueur de son front et la femme à enfanter dans la douleur. Vous dites que la vie n’est pas que souffrance et qu’il existe aussi des plaisirs. Mais ce sont là des plaisirs de la chair, des plaisirs matérialistes et sensibles, des plaisirs vils et trompeurs, des plaisirs qui vous dégradent et qui vous avilissent, des plaisirs qui vous détournent du rachat du péché originel et qui sont de nouveaux péchés pour lesquels il vous faudra payer, des plaisirs qui sont des pièges et qui vous rendront indignes de la félicité éternelle. Il n’y a qu’un remède à tous ces maux, qu’une manière pour vous d’être sauvés : placer votre destin dans nos mains, nous les prêtres, et obéissez-nous au doigt et à l’œil. Ne vous contentez pas seulement de rendre vos actes conformes à notre volonté : rendez-y aussi conformes vos pensées et vos sentiments. Faites pénitence. Mortifiez votre chair, votre esprit et votre orgueil. Portez le cilice. Flageolez-vous. Ne forniquez pas. N’ayez pas de pensées impures. Pratiquez le jeûne. Mangez…

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Réflexion éthique sur le passeport vaccinal ou simple vernissage moral ?

J’analyse ici un article de Jocelyn Maclure, professeur de philosophie à l’Université Laval, qu’on considère comme un spécialiste de l’éthique, de la philosophie politique et de la philosophie du droit. Il est actuellement président de la Commission de l’éthique en science et en technologie. Il a été l’un des rédacteurs de du rapport de la Commission Bouchard-Taylor sur la laïcité dite ouverte et les accommodements dits raisonnables. Il a obtenu à quelques reprises du financement de CRSH et FQRSC. La crème de la crème en matière éthique, pensera-t-on. On verra qu’il en est autrement. Ce billet n’a donc pas pour seul objectif de montrer que les raisons invoquées pour justifier l’utilisation de passeport vaccinal sont pour le moins dire superficielles et rudimentaires. Il s’agit aussi de mettre en évidence le piètre état de la pensée supposément rationnelle et éthique, lequel joue certainement un rôle important dans la crise actuelle. L’article en question (« Le passeport vaccinal est-il juste ? Oui selon cet éthicien… mais temporairement ») a d’abord été publié sur The Conversation le 17 mai 2021 et ensuite dans le Le Soleil le 24 mai 2021. Il a donc été écrit presque deux mois avant que le ministre de la Santé et des Services…

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Contre l’élimination du groupe témoin et pour la liberté vaccinale

L’objectif de vacciner, au Québec et dans de nombreux pays occidentaux, presque toute la population a pour effet d’éliminer tout groupe témoin digne de ce nom, sous prétexte d’urgence sanitaire. Pourtant les études post-commercialisation des vaccins se poursuivront ou devraient se poursuivre encore quelques années. Comment les scientifiques pourront-ils, sans l’existence d’un tel groupe, avoir une idée juste de l’efficacité et de la sécurité des vaccins à plus long terme et sur le terrain ? Car pour en juger, il faut un point de comparaison, c’est-à-dire un groupe de personnes non vaccinées. Certes, il existera toujours un certain nombre de Québécois non vaccinés. Mais, après toutes les pressions qu’on exercera vraisemblablement sur eux l’automne et l’hiver prochains et qui reviennent à imposer indirectement la vaccination, combien en restera-t-il en mai 2022 ? Seront-ils assez nombreux pour qu’on puisse faire une comparaison rigoureuse entre le groupe des personnes vaccinées et le groupe des personnes non vaccinées ? Disposera-t-on d’assez de personnes dans ce deuxième groupe pour faire une comparaison entre des sous-groupes, en fonction de l’âge, du sexe, de l’état de santé et du revenu des personnes, par exemple ? Car il faudrait beaucoup de personnes dans chaque sous-groupe (mettons quelques…

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La convergence bionumérique

Je suis tombé la semaine dernière sur le site d’Horizons de politiques Canada, organisme qu’on décrit comme suit sur ce même site : « Horizons de politiques Canada, également connu sous le nom d’Horizons de politiques, est une organisation au sein de la fonction publique fédérale qui mène des activités de prospectives stratégiques sur des enjeux transectoriels qui informent les fonctionnaires sur les conséquences des politiques publiques possibles au cours des 10 à 15 prochaines années. » Sa directrice générale, Kristel Van der Elst, est pour le moins dire très bien réseautée : « Kristel Van der Elst is CEO of The Global Foresight Group, Director General at Policy Horizons Canada, Special Advisor to European Commission Vice-President Maroš Šefčovič, and a fellow at the Center for Strategic Foresight of the U.S. Government Accountability Office. She is a visiting professor at the College of Europe, and the former Head of Strategic Foresight at the World Economic Forum. Kristel has about 20 years of experience in forward-looking strategy and policy advisory roles. She works with senior executives and policy makers, providing the insights, resources and processes to help them turn long-term strategic thinking into actions and impacts. Kristel holds an MBA from the Yale School of Management,…

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Pensées pour les récalcitrants

Il n’est pas honteux d’être récalcitrant. Cessons de refuser ce terme par lequel on nous désigne. Redonnons ses lettres de noblesse à la récalcitrance. Et peignons le consentement sous ses véritables couleurs. Seulement pour les récalcitrants. Pensées pour les récalcitrants

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La responsabilité des personnes vaccinées, des journalistes, des experts autorisés et des autorités politiques et sanitaires

On dirait que les journalistes de La Presse rivalisent de zèle sanitaire pour savoir qui en dira et en fera plus pour obtenir la vaccination des « récalcitrants ». Francis Vailles – en s’appuyant sur les statistiques d’hospitalisations publiées dans un « tweet » du ministre de la Santé et des Services sociaux, qui portent seulement sur la dernière semaine et dont j’ai parlé dans un précédent billet, comme s’il s’agissait d’une analyse statistique rigoureuse – fait un pas de plus en envisageant l’idée de faire payer les frais d’hospitalisation à ceux qui s’entêteraient à ne pas obtempérer et qui pourraient tomber gravement malades à cause du virus. Car pour lui ce n’est pas une mesure coercitive de reconfiner les personnes non vaccinées et de les priver de services non essentiels. Il faut penser à en faire plus : « Le ministre évite toute mesure coercitive, par exemple l’obligation d’être pleinement vacciné pour obtenir des services essentiels (alimentation, santé, etc.). Ou encore la facturation des frais d’hospitalisation aux patients atteints de COVID-19 qui auraient refusé de se faire vacciner pour des raisons autres que médicales. Une telle facture d’hospitalisation est fort salée. En moyenne, un patient hospitalisé pour la COVID-19 coûte 15 000 $, facture qui grimpe à…

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Sur le prétendu consensus scientifique et médical

À moins d’avoir une conception dogmatique de la science – comme celles que cultivent dans la population québécoise notre gouvernement, les journalistes et les experts et les médecins interviewés à répétition dans les médias –, nous savons que les consensus en science sont rares, qu’ils sont souvent partiels et que leur existence est souvent précaire, des nouvelles recherches pouvant les ébranler. La situation la plus courante, en science, ce sont des théories divergentes qui s’affrontent, qui se transforment par cet affrontement, ou qui donnent naissance à de nouvelles théories, qui comme les précédentes doivent être mises à l’épreuve et évaluées en fonction de leur puissance explicative et de leur capacité à dégager des régularités dans l’ordre de la nature, à prévoir les événements et à exercer une certaine maîtrise sur eux grâce à la connaissance de ces régularités. Par conséquent, un consensus scientifique qui serait absolu, indiscutable et inébranlable doit nous apparaître comme suspect : soit une petite clique de scientifiques, par le contrôle des positions de pouvoir et d’influence dans les institutions scientifiques, a réussi à imposer ses dogmes ; soit des puissances étrangères, politiques ou économiques, par le contrôle des mêmes institutions et des pressions exercées de l’extérieur, par exemple…

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Conjectures sur le passeport vaccinal

Le ministre de la Santé et des Services sociaux nous a annoncé qu’à compter du 1er septembre, en cas d’une hausse des cas d’infection et des éclosions, une preuve de vaccination pourrait être exigée pour avoir accès à des services jugés non essentiels, comme les restaurants, les cafés, les bars, les salles de spectacles, etc., afin d’éviter un autre confinement et de permettre aux personnes adéquatement vaccinées d’avoir une vie plus normale, et de protéger malgré elles les personnes non vaccinées adéquatement, de les empêcher d’être infectées, de propager le virus et d’engorger les hôpitaux, et de les inciter à se faire enfin vacciner adéquatement. L’accès aux supermarchés, aux soins de santé et à l’éducation ne seraient pas visé par ces mesures, même si des journalistes et des personnes adéquatement vaccinés appellent à faire payer aux personnes non vaccinées adéquatement les soins hospitaliers dont ils pourraient avoir besoin s’ils attrapent le virus, et à les priver de cours « en présentiel ». Je regroupe dans ce billet plusieurs remarques pour la plupart déjà faites dans des billets précédents. J’insiste sur le fait qu’il s’agit de conjectures. Mais comme elles ont un fort degré de vraisemblance, il importe de les discuter et même…

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Déclarations douteuses du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec

Dans un « tweet » rapporté et traité par La Presse (95 % ayant contracté le virus n’étaient pas pleinement vaccinés, 7 juillet 2021) comme une étude scientifique d’une grande rigueur, le ministre de la Santé et des Services sociaux prépare le terrain pour sa grande annonce d’aujourd’hui sur l’usage qu’on fera ou qu’on pourrait faire des preuves vaccinales numériques que les personnes vaccinées peuvent télécharger sous la forme d’un code QR. On sait déjà qu’on envisage d’interdire certains services essentiels aux personnes non adéquatement vaccinées si (ou quand) les cas positifs recommenceront à augmenter l’automne ou l’hiver prochain, sous prétexte de protéger les personnes non vaccinées malgré elles, ainsi que les personnes vaccinées plus vulnérables qui pourraient quand même être malades et mourir si le virus circulait, sous prétexte de ménager notre système de santé et d’éviter un reconfinement généralisé, et peut-être aussi pour inciter très fortement ces réticents et ces récalcitrants à se faire vacciner, ou pour les punir s’ils persistent dans leur refus d’obtempérer. Voilà donc le fameux « tweet ». De la grande science, vous dis-je ! Je n’insiste pas ici sur le fait que ces hospitalisations pourraient en fait être causées pour des blessures ou d’autres maladies, pour des personnes…

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Ne pas prendre notre liberté pour acquise

Nous n’avons jamais eu à lutter collectivement pour notre liberté. La plupart d’entre nous ne sont pas capables de concevoir que nous, Québécois, puissions avoir à le faire. Nous sommes libres, voilà tout, et ils ne voient pas pourquoi et comment cela changerait. Même les deux référendums sur l’indépendance du Québec n’ont pas été l’occasion d’une lutte pour accroître la liberté des individus, car il s’agissait essentiellement de rendre notre gouvernement indépendant ou plus indépendant du gouvernement fédéral, sans changer de manière significative notre mode de vie, notre organisation sociale et nos institutions politiques. Ce qui explique peut-être en partie l’échec du projet souverainiste et la perte d’intérêt dont il est l’objet depuis 25 ans. Beaucoup de Québécois, non sans bonnes raisons, se disent que le fait de nous séparer du Canada ne changerait presque rien à notre vie et préfèrent donc le statu quo. Quant à ceux qui disent encore s’intéresser au projet souverainiste, il est souvent pour eux une affaire d’identité (les Québécois sont un peuple distinct, donc il leur faut un État indépendant du reste du Canada). Et pour ceux d’entre eux qui voudraient par la même occasion apporter des changements sociaux et politiques, la défense et l’accroissement…

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Fierté nationale et souveraineté

C’est aujourd’hui la fête nationale du Québec. Raison pour laquelle notre premier ministre nous adresse ce message : « Cette année, on a encore une fête nationale un peu différente, la pandémie nous a enlevé des moments précieux, fêter le Québec avec notre famille, avec tous nos amis, mais en même temps, ça ne nous a pas enlevé nos raisons de célébrer avec fierté. Qu’est-ce qu’on fête dans le fond ? On fête notre nation, on fête un peuple fort, un peuple fier, un peuple qui a résisté à tellement d’épreuves depuis 400 ans, un peuple qui a été capable de rester tissés serrés, même dans les moments les plus difficiles. Avec la pandémie, le Québec a été confronté à une autre grande épreuve et on a réagi comme on sait le faire : on s’est serré les coudes, on s’est battus, on a pas perdu espoir. Cette année on ne pourra pas se rassembler par milliers, mais on va sentir que l’été s’en vient et que la liberté approche. « Cette année on va pouvoir célébrer notre liberté, nos retrouvailles, notre libération et on va avoir de quoi être fiers parce qu’on sait qu’on est capables, tous ensemble, de résister. On sait que le…

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La liberté des autres comme condition de notre liberté

On dit souvent que notre liberté se termine où celle des autres commence. Selon cette maxime, la liberté de contraindre quelqu’un d’autre à faire quelque chose qu’il ne veut pas faire ne m’est pas reconnue, et vice versa. La vie en société consisterait donc à harmoniser les libertés de chacun, en lui accordant le plus de liberté possible sans empiéter sur la liberté des autres. Dans cette perspective, la principale chose qui menacerait la liberté des uns serait un excès de liberté dont se rendraient coupables les autres. C’est pourquoi il faudrait imposer des limites aux libertés individuelles, qu’il s’agisse de celles des personnes égoïstes qui empiètent sur les libertés de leur entourage, ou de celles des propriétaires et des gestionnaires des grandes entreprises qui portent atteintes à la liberté de leurs employés par les conditions de travail qu’ils leur imposent, et à celle de leurs concurrents de taille plus modeste par les stratagèmes utilisés pour entraver leurs affaires. Même en précisant qu’il faut établir une hiérarchie des libertés pour que cette maxime fonctionne – car les travailleurs qui luttent pour obtenir de meilleures conditions de travail restreignent certainement la liberté de leurs riches patrons de s’enrichir grâce à leur…

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Tendances expansionnistes des organismes bureaucratiques

Faisons comme si le ministère de la Santé et des Services sociaux et les autres organismes bureaucratiques qui sont impliquées dans la « gestion de la crise sanitaire » n’étaient pas corrompus par l’industrie pharmaceutique, et comme si ce qui s’y fait et ce qui s’y dit n’était pas déterminé par de cyniques calculs politiciens. Même dans ce cas, il y aurait tout lieu de craindre pour la suite de cette histoire, puisque ces organismes bureaucratiques, de par leur nature même, pourraient très bien ne pas vouloir nous lâcher. Voyons pourquoi il pourrait en être ainsi, et quelles pourraient en être les implications pour nous tous. Raisons des tendances expansionnistes bureaucratiques Il n’est pas nécessaire d’être un complotiste pour penser que les organismes bureaucratiques tendent naturellement à s’étendre et à accroître leur influence et leur puissance, aussi bien sur les personnes qui font partie d’eux que sur le reste de la société. Du moins en est-il ainsi si on ne fait rien pour entraver ou contrôler ces tendances expansionnistes. Et c’est encore pire si le pouvoir politique encourage ces tendances en cédant une partie de son pouvoir aux organismes bureaucratiques et en les finançant généreusement. Les chefs de service, les directeurs, les…

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Effets moraux de la campagne de vaccination massive – partie 2

Je continue ici la réflexion commencée dans un billet précédent à propos des effets moraux de la vaccination massive. Je rappelle qu’il s’agit d’analyser des effets moraux de la campagne de vaccination massive, qui sont favorisés par des sentiments déjà présents avant la « crise sanitaire » et cette campagne, qui renforcent ces sentiments ou qui se combinent avec eux. Et contrairement à ce que laissent entendre les discours moralisateurs grâce auxquels on fait la promotion de la vaccination de toute la population, les changements moraux que produit cette campagne ne sont pas bénéfiques pour les individus et pour la société Altruisme non réfléchi et culpabilisation de bas étage L’une des manières d’obtenir que les jeunes adultes et les adolescents consentent à être vaccinés consiste à faire la promotion de la vaccination dite altruiste. Il ne s’agit pas, pour toutes ces personnes, de se faire vacciner pour se protéger contre le virus. Ou du moins ce n’est pas la principale raison puisqu’elles sont peu à risque d’avoir des complications et de mourir en cas d’infection. Non, il s’agit de se faire vacciner pour protéger les personnes à risque, même si elles sont vaccinées dans une forte proportion et même si on dit…

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Sur l’usurpation

Sauf quand on parle d’usurpation d’identité, on n’aurait pas idée d’accuser quelqu’un chez nous – au Québec, au Canada ou en Occident – d’usurpation. Ce mot nous semble sortir tout droit du Moyen Âge. Un usurpateur, ce serait simplement quelqu’un qui s’approprie un titre – disons celui de roi – qui ne lui revient pas d’après les lois d’un pays, que ce soit par la force, par la ruse ou par la tromperie. Ce peut être le chef d’une puissante famille noble qui chasse du trône le roi légitime. Ce peut être un fils cadet ou un oncle qui prend la place du fils aîné, l’héritier légitime, à la mort du roi. Ce peut être un personnage important de la cour qui fait assassiner le roi pour le remplacer. Ce peut être un imposteur qui se fait passer pour un prince présumé mort et qui a l’appui d’une puissance étrangère pour monter sur le trône. À la rigueur, nous pourrions considérer comme des usurpateurs ceux qui, à l’étranger, prennent le pouvoir grâce à un coup d’État. Que ce coup d’État serve la politique étrangère occidentale ou non, cela n’a rien à voir. C’est une question de légitimité. S’il y a…

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Docilité et mépris de la loi comme effets de l’autoritarisme et de l’arbitraire

Il faudrait être aveugle pour ne pas avoir remarqué que les mesures autoritaires et arbitraires que nous impose notre gouvernement depuis quinze mois ont changé notre rapport à la loi, d’une manière ou d’une autre. Docilité Le changement le plus répandu et le plus visible, c’est une plus grande docilité. Bien sûr, plusieurs d’entre nous sont dociles de longue date. La docilité – qu’il nomme simplement obéissance – a toujours été pour eux une vertu, même s’ils ne pouvaient pas le dire trop ouvertement avant l’arrivée du virus, sauf quand ils étaient entre eux. Mais maintenant que le virus est ici et qu’il semble avoir décidé de rester, ils peuvent montrer au grand jour leur docilité et l’exiger de leurs concitoyens, qui viennent grandir leurs rangs. Ce glissement dans la docilité se fait assez naturellement compte tenu de l’omniprésence, de la mobilité et de l’incohérence de toutes les recommandations, obligations et interdictions que formule ou promulgue le gouvernement, et qui sont reprises par les médias et dans tous les lieux que nous fréquentons, ad nauseam. Puis il y a la manière dont on les décide et fait respecter, c’est-à-dire de manière autoritaire, arbitraire et même invasive et agressive. Du jour…

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Effets moraux de la campagne de vaccination massive – partie 1

On a certes raison de s’inquiéter des effets physiologiques indésirables de la campagne de vaccination massive, surtout pour les groupes d’âge qui ne sont pas à risque et qui n’ont aucun bénéfice à retirer de la vaccination. Cependant, l’importance qu’on leur accorde a tendance à détourner l’attention des effets moraux de cette campagne. Et quand on s’intéresse à ces effets, souvent ce n’est pas en tant qu’effets en eux-mêmes nuisibles, mais en tant que moyens d’inciter la population à se faire vacciner. Il est important de se soucier de ces effets moraux pour trois raisons : Même s’il est vrai que la manipulation de l’opinion et des sentiments a certainement pour but d’obtenir la vaccination du plus grand nombre de personnes possible, les transformations sentimentales qu’on réalise ne disparaissent pas quand on se fait vacciner. Elles continuent d’exister, elles continuent de produire des effets et elles peuvent être canalisées, renforcées et transformées pour servir à d’autres fins. Les idées et les sentiments sur lesquels on agit pour produire ces transformations et atteindre ces objectifs existaient avant le début de la « crise sanitaire » et ont même leurs racines dans « l’ancienne normalité ». Autrement, le passage d’une situation à l’autre…

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Science ou marketing ?

La corruption dont est responsable l’industrie pharmaceutique serait tellement grande que des acteurs du secteur de la santé, comme Peter Gøtzsche (médecin danois auteur de Remèdes mortels et crime organisé), disent que la recherche faite dans les centres de recherche universitaires n’est plus de la science mais du marketing. Une telle affirmation peut paraître exagérée et même provocatrice, mais en lisant le livre de Gøtzsche, on a de bonnes chances de changer d’idée. Pour savoir si l’on peut y trouver des traces des pratiques de corruption décrites par Gøtzsche, j’ai consulté les communiqués de presse publiés sur le site de Pfizer Canada dans l’espoir d’y trouver des indices. Le 4 décembre 2020 (c’est-à-dire 5 jours avant l’obtention de l’autorisation d’utilisation d’urgence du vaccin contre la COVID-19), Pfizer annonce un don de 600 000 $ à l’Initiative interdisciplinaire en infection et en immunité de McGill (MI4) par l’entremise de l’Université McGill et de la Fondation du Centre Universitaire de Santé McGill (CUSM). Ce don a pour but de créer des bourses : « Ces bourses permettront à des chercheurs et chercheuses en début de carrière de la communauté de l’Université McGill et du CUSM d’entreprendre des recherches à fort impact pour contrer la menace des maladies…

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Pour l’indépendance des députés et l’autonomie de l’Assemblée nationale

L’état d’urgence sanitaire n’en finit plus d’être prolongé. Son renouvellement est devenu une simple formalité dans la nouvelle normalité qu’on nous a imposée grâce à lui. Depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, nous nous trouvons dans une situation absurde qui montre non seulement les failles qu’il y a dans la Loi sur la santé publique, mais aussi les défaillances de nos institutions politiques elles-mêmes. La situation se résume comme suit : le gouvernement a déclaré l’état d’urgence sanitaire pour s’accorder à lui-même des pouvoirs exceptionnels et il en reporte indéfiniment la fin pour ne pas avoir à se départir de ces pouvoirs ; la Loi sur la santé publique stipule que l’Assemblée nationale peut révoquer l’état d’urgence sanitaire afin d’éviter que le gouvernement ne l’instrumentalise, ce qui est une précaution illusoire quand le parti gouvernemental détient la majorité des sièges à l’Assemblée nationale, comme c’est actuellement le cas. Le gouvernement prétend qu’il examinera s’il est possible de mettre fin à l’état d’urgence sanitaire à la fin du mois d’août 2021, quand les deuxièmes doses de vaccin auront été administrées. Mais rien ne nous assure qu’à ce moment, il ne reportera pas la fin de l’état d’urgence sanitaire sous prétexte d’être prudent,…

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Contre l’arbitraire

Pour ne pas donner l’impression que j’érige un épouvantail pour ensuite lutter contre lui, il importe de montrer que l’arbitraire a bien des partisans, quoiqu’aucun d’entre eux ne se proclame défenseur de l’arbitraire. Puisque la plume aiguisée de Benjamin Constant s’est déjà intéressée à cette question, et que je ne saurais raisonnablement espérer faire mieux, je reprends le début de son essai sur l’arbitraire : « Avant de combattre les partisans de l’arbitraire, il faut que je prouve que l’arbitraire a des partisans : car telle est sa nature que ceux mêmes qu’il séduit par les facilités qu’il leur offre sont effrayés de son nom, lorsqu’il est prononcé ; et cette inconséquence est plus souvent un malentendu qu’un artifice. L’arbitraire, qui a des effets très positifs, est pourtant une chose négative : c’est l’absence des règles, des limites, des définitions, en un mot, l’absence de tout ce qui est précis. Or, comme les règles, les limites, les définitions sont des choses incommodes et fatigantes, on peut fort bien vouloir secouer le joug, et tomber ainsi dans l’arbitraire, sans s’en douter. Si je ne définissais donc pas l’arbitraire, je prouverais vainement qu’il a les effets les plus funestes. Tout le monde en conviendrait ; mais tout…

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Manifestations cliniques inhabituelles des vaccins au Québec

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publie des données sur la vaccination contre la COVID-19. Ces données portent à la fois sur l’avancement de la campagne de vaccination et sur le suivi des manifestations cliniques inhabituelles, c’est-à-dire des effets secondaires possibles des vaccins. Ce sont ces dernières données qui m’intéressent. Malheureusement les données sur la campagne de vaccination sont beaucoup plus détaillées que celles sur les manifestations cliniques inhabituelles : ce sont d’elles dont sont friands les autorités politiques et sanitaires et les médias. Car la question des effets secondaires des vaccins serait réglée depuis longtemps : il aurait été prouvé scientifiquement – à partir des résultats obtenus par les sociétés pharmaceutiques et qui proviennent des premières phases des essais cliniques aussi réalisés par les sociétés cliniques dans le but d’obtenir les autorisations d’utilisation d’urgence qui leur permettent d’empocher des milliards de dollars – que les vaccins sont « sécuritaires ». Sinon on ne les aurait jamais approuvés, voilà. Mais il faut quand même assurer une veille des manifestations inhabituelles, par mesure de précaution et pour garder la confiance du public, dont a l’impression que c’est une simple formalité. Si bien qu’en plus des quatre tableaux consacrés au nombre de doses de…

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Loi transitoire pour mettre fin à l’état d’urgence sanitaire

Bien que la question ait déjà fait l’objet de déclarations à l’Assemblée nationale, les partis d’opposition se sont mis à réclamer avec plus d’insistance la fin de l’état d’urgence sanitaire à la fin du mois de mai. Notre premier ministre dit devoir prolonger jusqu’à la fin du mois d’août pour permettre aux policiers d’empêcher les rassemblements illégaux et pour assurer la poursuite de la campagne de vaccination. Le Parti québécois réclame du gouvernement un plan de sortie de l’état d’urgence d’ici la fin de la session parlementaire, à la mi-juin. Son chef dit s’inquiéter de voir la province privée de « démocratie puis des contrepoids qui sont normaux dans une société démocratique », pour déclarer : « L'urgence sanitaire, c'est lorsqu’il y a une urgence, une situation qui est hors de contrôle, qui menace la sécurité des gens. Donc, on va tenter de s'entendre avec le gouvernement sur ces critères objectifs là cette semaine, parce que ce n'est pas à la discrétion du gouvernement [de la renouveler ou non]. » (« Lever l’urgence sanitaire est impossible avant la fin août, dit Legault », Journal de Québec, 25 mai) Et la cheffe du Parti libéral d’abonder dans le sens, en affirmant que le gouvernement n’a pas fait la démonstration…

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Autres raisons pour les personnes vaccinées d’être contre le passeport vaccinal

Alors qu’Israël a suspendu l’utilisation de « passeport vert » depuis le 1er juin et que l’idée d’un tel dispositif n’est pas bien accueillie dans certains États américains, il en va autrement en Europe, au Canada et au Québec, où on semble décidé à aller de l’avant, ou du moins des signes laissent présager que l’idée n’a pas été écartée et qu’elle pourrait bien refaire surface. Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec a dit cette semaine qu’on nous annoncera la semaine prochaine ce que l’on fera des codes QR que le gouvernement a envoyés aux personnes vaccinées, en guise de preuve numérique de vaccination. Notre gouvernement semble décidé à nous mettre devant le fait accompli. Car ce qu’on va nous annoncer la semaine prochaine pourrait nous être annoncé maintenant, et même aurait pu l’être il y a au moins quelques semaines ou quelques mois, même si la décision du gouvernement n’était pas encore arrêtée. La transparence, ce n’est pas annoncer aux citoyens une décision quand elle est prise afin qu’ils se conforment à elle. C’est plutôt les tenir au courant de ce qui est envisagé avec assez de précision et à temps pour qu’un débat public puisse…

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Lobbyisme des marchands de vaccins au Québec et au Canada

Ce n’est pas un secret que les activités de lobbyisme ont une influence considérable sur les politiques de nos gouvernements. Et le secteur de la santé ne fait pas exception. Où il y a beaucoup d’argent à faire, il y a forcément des lobbyistes. Pour plus de transparence, les lobbyistes doivent s’inscrire aux registres fédéral et provincial quand ils prennent l’initiative de communiquer avec des décideurs publics pour influencer, en autres, les orientations ou obtenir des contrats. Mais avec la restriction suivante, au Québec, sans doute renforcée à la suite de la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, qui excuse toutes sortes de pratiques qui seraient jugées illégales ou non conformes à l’éthique dans un autre contexte : « Précisons d’entrée de jeu que le fait, pour un représentant d’entreprise ou d’organisation, de répondre à la demande d’un décideur public (élu, fonctionnaire ou personne nommée à un organisme du gouvernement au sens de la Loi sur le vérificateur général) n’est pas une activité de lobbyisme au sens de la Loi. Bref, lorsqu’un décideur public initie la communication, il ne s’agit pas de lobbyisme. Par exemple, dans le but d’assurer les services essentiels, les ministères et organismes sollicitent quotidiennement des interlocuteurs des organismes à…

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Opération de reconnaissance d’un centre de vaccination

J’ai finalement réussi à vaincre ma répugnance et à aller voir à quoi ressemblent ces fameux centres de vaccination, qui ont profité de la fermeture ou de l’ouverture partielle de beaucoup de lieux publics pour y pousser comme des champignons. J’ai même réussi à en faire une sorte de jeu. C’est qu’il y a des choses plus utiles, plus intéressantes et surtout plus amusantes à faire, à proximité d’un centre de vaccination, que d’aller se faire vacciner, notamment aller voir comment l’idéologie sanitaire s’approprie des lieux sociaux qui lui préexistaient, les détourne de leur fonction originale et se matérialise en organisant l’espace à son image. Car les centres de vaccination sont des lieux forts de cette idéologie, un peu comme les églises pour le christianisme. Ce qui m’a finalement décidé à faire cette petite opération d’infiltration, dont j’avais l’idée depuis deux ou trois mois, c’est que nous ne courrons pas encore le risque d’être vaccinés à notre corps défendant en mettant les pieds dans un centre de vaccination. Mais il me fallait trouver un lieu de vaccination où l’on peut entrer et circuler assez librement. Autrement je risquais de me faire intercepter par des agents de sécurité, qui m’auraient empêché…

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Raisons pour les personnes vaccinées d’être contre le passeport vaccinal

Depuis que notre directeur national de la Santé publique a déclaré publiquement, il y a un mois, que les avantages du passeport vaccinal sont généralement surestimés et qu’il y a des risques éthiques, et que ce n’est pas la priorité du ministère de la Santé et des Services sociaux pour l’instant, les journalistes et la population parlent rarement de ce dispositif et presque seulement de la poursuite de la vaccination massive et de l’assouplissement des mesures sanitaires que l’atteinte des objectifs vaccinaux permettrait au gouvernement d’accorder à la population. Mais comme je l’ai déjà dit dans un billet, on ne doit surtout pas en conclure que cela ne changera pas dans quelques mois, par exemple à l’automne. Des experts pourraient entre-temps publier des études dans lesquelles ils concluraient que, finalement, les avantages du passeport vaccinal (ou de manière plus large, du passeport sanitaire, qui donnerait la possibilité de présenter un résultat négatif à un test de dépistage ou une preuve de rétablissement) sont plus grands que les inconvénients. Et il serait plus facile pour notre gouvernement d’implanter ce dispositif quand une forte proportion de la population active aura reçu ses deux doses de vaccin, puisque ce serait seulement la minorité…

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Vaccination des adolescents et consentement éclairé

Les jeunes de 12 à 17 ans peuvent maintenant être vaccinés contre la COVID-19 C’est le vaccin à ARN messager de Pfizer qui sera utilisé pour ce groupe d’âge, conformément à l’autorisation accordée par Santé Canada. La première en dose sera administrée de deux manières : en milieu scolaire durant les semaines du 7 au 14 juin, c’est-à-dire dans une clinique mobile à l’école ou dans un centre de vaccination, avec transport scolaire fourni dans le dernier cas ; avec prise de rendez-vous dans une clinique de vaccination, jusqu’au 23 juin environ. La deuxième dose sera administrée au retour en classe à l’automne 2021 ou avant. Le gouvernement précisera les modalités cet été. Pour les personnes de 12 et 13 ans, le consentement parental est requis. Les adolescents âgés de 14 ans et plus peuvent donner eux-mêmes leur consentement. On transmettra par l’intermédiaire de l’école un feuillet d’information à tous les élèves, soit pour aider les parents et les élèves à prendre une décision éclairée. Il serait intéressant pour tous les citoyens de prendre connaissance du contenu de ce feuillet d’information. Les informations que le gouvernement transmet aux jeunes par l’intermédiaire des écoles publiques et privées concernent tous les citoyens, et pas seulement les jeunes et leurs…

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Le scientisme, une menace pour la démocratie, la science et la médecine

Il ne s’agit pas de faire un procès à la science et aux scientifiques qui pratiquent leur discipline avec rigueur, prudence et probité, sans tomber dans le dogmatisme et sans avoir des visées expansionnistes. Ce dont il s’agit ici, c’est de faire la critique du scientisme, qui certes préexistait à la présente « crise sanitaire », mais qui a fait des pas de géant depuis son début. Beaucoup de ceux qui, avant, ne s’intéressaient pas le moins du monde à la science, ou qui étaient méfiants à son égard, ne jurent maintenant que par la science, ou plutôt par l’idée qu’ils s’en font, sans avoir fait d’études dans le domaine, sans avoir lu un seul article scientifique, sans avoir fait d’épistémologie, et sans même avoir une idée vague de ce que pourrait être une démarche scientifique rigoureuse. Ainsi suffit-il de leur dire que telle ou telle chose sur le virus, la « pandémie » ou les mesures a fait l’objet d’une étude et a été prouvée scientifiquement, et d’y joindre quelques données éloquentes et quelques graphiques hauts en couleur, pour qu’ils y voient une vérité indiscutable. Ce billet a pour objet les effets nuisibles du scientisme sur la démocratie et sur la pratique de…

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Remarques sur le plan de déconfinement du Québec - partie 2

Dans mon billet précédent sur le plan de déconfinement du Québec, j’ai fait une analyse détaillée des assouplissements que nous offre le gouvernement en échange de notre vaccination. En tant que tel, c’est déjà un drôle de marché. À ma connaissance, on n’a jamais vacciné massivement une population majoritairement saine et peu à risque de tomber gravement malade en lui promettant des bénéfices qui n’ont rien à voir avec sa santé. Je sais bien que c’est sous prétexte d’améliorer la situation épidémiologique qu’on vaccine la population : ce serait seulement après cette amélioration qu’il serait possible d’accorder des assouplissements. Seulement le discours et la pensée ont pris un raccourci : il s’agit de nous faire vacciner pour retrouver une part de notre « liberté » et de revenir à une sorte de « normalité », en passant par-dessus l’amélioration de la situation épidémiologique et la diminution des risques pour des personnes de toute façon majoritairement très peu à risque de tomber gravement malade. Cela fait donc à plusieurs d’entre nous l’effet d’une demande de rançon : « si vous ne vous faites pas vacciner en grand nombre, nous continuons à vous priver d’une grande partie de votre liberté et vous pouvez faire une croix sur un…

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Remarques sur le plan de déconfinement du Québec - partie 1

Le 18 mai, notre gouvernement a présenté en grande pompe son plan de déconfinement pour l’été 2021. On peut remarquer un changement notable dans l’humeur de nos concitoyens, qui y voient une bonne nouvelle comme on en aurait eu très peu depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire en mars 2020. Les jeunes adultes se ruent dans les centres de vaccination dans l’espoir de retrouver leur « liberté » et de revenir à la « normalité ». Mais il serait de voir de quelle « liberté » et de quelle « normalité » il s’agit, et quelles sont les conditions fixées par le gouvernement, avant de nous réjouir. En plus de la page internet qui résume les grandes lignes de son plan de déconfinement, le gouvernement a publié deux documents intitulés « Assouplissements prévus pour tous les paliers » et « Assouplissements à venir par paliers ». Dans ces deux documents, on constate que le système de paliers couleurs sera maintenu au moins jusqu’à la fin du mois d’août, après quoi il sera peut-être aboli si la situation épidémiologique le permet et si la couverture vaccinale de 75 % des personnes de 12 ans et plus est atteinte. Il en résulte que les assouplissements aux mesures…

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Mise à jour de « Contre le passeport vaccinal » - ajout de la sous-section 4c

La sous-section 4c a été ajoutée au texte intitulé « Contre le passeport vaccinal ». On y raisonne à partir des réserves et des doutes les plus communs sur l’efficacité des vaccins pour montrer qu’il en résulte des problèmes qui devraient nous détourner de l’utilisation du passeport vaccinal, sans quoi nous risquons d’entrer dans un cycle saisonnier de vaccination pour conserver notre immunité et les droits qu’elle nous confère. Bien loin d’être une manière de mettre fin à la « crise sanitaire », l’implantation de ce dispositif serait une manière de faire d’elle une partie intégrante de la nouvelle normalité. Contre le passeport vaccinal

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À la croisée des chemins

Maintenant que la vaccination est ouverte à tous les groupes d’âge, beaucoup d’entre nous sont à la croisée des chemins. Notre tour est venu : nous ferons-nous vacciner comme on nous le recommande très-très-très fortement ou résisterons-nous aux pressions qui sont exercées sur nous par les autorités politiques et sanitaires, par les médias, par nos employeurs, par nos collègues et par nos proches ? Ne faisant pas partie pour la plupart des personnes à risque de tomber gravement malades et de mourir si nous sommes infectés – plusieurs d’entre nous l’ont été en ayant seulement des symptômes bénins, ou sans avoir de symptômes, ou sans même s’en apercevoir –, il ne s’agit pas avant tout de nous faire vacciner pour nous protéger du virus. Non, il s’agit surtout d’obtenir des assouplissements des mesures sanitaires par l’atteinte des objectifs vaccinaux pour tous les groupes d’âge. Beaucoup d’entre nous décideront de se faire vacciner (si ce n’est pas déjà fait) pour qu’une sorte de « retour à la normale » soit possible et pour pouvoir être libres à nouveau. Il importe assez peu de savoir exactement en quoi consisteront ces assouplissements et ce gain de liberté : ils souhaitent une amélioration quelconque, s’en remettant au bon…

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Plan de réouverture de la Saskatchewan

Notre premier ministre a déclaré qu’il veut s’inspirer du plan de déconfinement de la Saskatchewan pour présenter aux Québécois un plan semblable d’ici quelques semaines, afin de nous donner des points de repère et de nous rendre prévisible ce que les prochains mois nous réservent. Voici des intentions très louables. Mais il nous a déjà fait de semblables promesses l’automne dernier : il en est sorti le système d’alertes de couleur qu’on a appliqué de manière régulière, dont on a changé les mesures sanitaires propres à chaque palier, et auquel on a ajouté une nouvelle mesure d’importance, le couvre-feu, et un nouveau palier, le rouge foncé. Espérons qu’il en sortira autre chose que ce fatras de règles qui, au lieu d’encadrer les décisions du gouvernement, lui permet de n’en faire qu’à sa tête, selon la lubie du moment. Espérons qu’on ne nous présentera pas un plan de déconfinement qui est le reflet renversé du plan de reconfinement qu’on nous a présenté en septembre 2020. Voyons ce que dit le fameux plan de déconfinement saskatchewanais, sans présumer que le gouvernement québécois nous présentera nécessairement un plan semblable, malgré l’habitude bien documentée des différents gouvernements de s’imiter les uns les autres depuis le…

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Mise à jour de « Contre le passeport vaccinal » - ajout de la sous-section 4b

La sous-section 4b a été ajoutée au texte intitulé « Contre le passeport vaccinal ». On y fait des remarques et on y pose des questions sur une étude publiée il y a quelques jours dans The Lancet et censée prouver que le vaccin de Pfizer a une efficacité d’environ 95 %. L’imposition du passeport vaccinal dépendant grandement de l’efficacité du vaccin, il importe de ne pas croire sur parole ce que disent les médias et les autorités, et de nous rapporter directement aux études, dans la mesure où cela est possible pour des profanes comme nous. Contre le passeport vaccinal

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Mise à jour de « Contre le passeport vaccinal » - ajout de l’introduction de la section 4 et de la sous-section 4a

La section 4 et la sous-section 4a ont été ajoutées au texte intitulé « Contre le passeport vaccinal ». On y aborde principalement les problèmes soulevés par la preuve de l'efficacité des vaccins qu’auraient permis d’établir les données et les documents rendus disponibles par les sociétés pharmaceutiques, en vue d’obtenir une autorisation d’utilisation d’urgence. Pour ce faire, j’utilise comme point de départs des articles de Peter Doshi, rédacteur en chef adjoint du British Medical Journal, professeur à l'Université du Maryland et spécialiste de l’évaluation de la sécurité et de l’efficacité des médicaments. Il va de soi qu’on ne saurait raisonnablement nous imposer l’utilisation du passeport vaccinal pour participer à toutes sortes d'activités et avoir accès à toutes sortes de lieux si l’efficacité des fameux vaccins s’avérait douteuse. Et encore faut-il savoir de quelle efficacité on parle exactement. S'agit-il de la réduction des formes graves de COVID-19 et des décès ? S’agit-il de la réduction de la contagion ? Ou s’agit-il plutôt de la réduction des formes légères de COVID-19 et des cas de contamination ? Cette sous-section sera bientôt suivie d’autres sous-sections sur la démonstration de l’efficacité des vaccins depuis le début de la campagne de vaccination planétaire, et aussi…

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Mise à jour de « Contre le passeport vaccinal » - ajout de la section 3

La section 3 a été ajoutée au texte intitulé « Contre le passeport vaccinal ». On y combat l’idée d’imposer ce dispositif pour empêcher les personnes non vaccinées de participer à des activités jugées à risque et d’accéder à des lieux jugés à risque, sous prétexte de protéger la santé des principaux intéressés et d’éviter un engorgement du système de santé préjudiciable à toute la collectivité, ainsi que des dépenses inutiles que les contribuables devraient assumer. Contre le passeport vaccinal

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Mise à jour de « Contre le passeport vaccinal » - ajout de la section 2

Puisque ce texte prend plus d’ampleur que prévu et que je le mettrai régulièrement à jour, j’ai décidé de le publier sous la forme d’un fichier PDF, et d’annoncer l’ajout des nouvelles versions dans des billets. En temps normal, j’aurais attendu qu’il soit complété avant de le publier. Mais le temps presse ! Il faut commencer aussi rapidement que possible à discuter publiquement ce qui m’a tout l’air d’un dispositif de contrôle et de surveillance de la population, sous prétexte de protéger sa santé. Contre le passeport vaccinal

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Avant-goût de vaccination obligatoire

Comme vous le savez peut-être, le gouvernement du Québec a rendu obligatoire la vaccination contre la COVID-19 pour une grande partie du personnel des établissements de santé (arrêté numéro 2021-024, 9 avril 2021), sous prétexte de protéger la santé de la population et plus particulièrement celles des personnes plus vulnérables. Cette mesure exclut les personnes qui accomplissent des tâches administratives et s’applique aux milieux de travail suivants : les urgences, à l’exception des urgences psychiatriques ; les unités de soins intensifs, à l’exception des soins intensifs psychiatriques ; les cliniques dédiées à la COVID-19, dont celles de dépistage, d’évaluation et de vaccination ; les unités identifiées par un établissement afin d’y regrouper la clientèle présentant un diagnostic positif à la COVID-19 ; les centres d’hébergement et de soins de longue durée ; les autres unités d’hébergement ; les unités de pneumologie. Notons que le gouvernement a adopté cette mesure alors qu’il est toujours écrit sur la page gouvernementale d’information sur les vaccins ceci (en date du 1er mai 2021) : « Les études sont en cours pour savoir si les personnes vaccinées ne transmettent plus l’infection et si les mesures de protection habituelles (distanciation physique, port du masque et lavage des mains) peuvent être assouplies. » Et pourtant l’une des…

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Ne baissons surtout pas la garde

Tel que rapporté dans La Presse (28 avril 2021), le Dr Arruda a émis des réserves quant à l’utilisation du passeport vaccinal au Québec. S’il admet la nécessité de fournir une preuve de vaccination pour voyager à l’étranger quand cela est requis, une utilisation plus large, sur le territoire Québec, n’est pas la priorité du ministère de la Santé et des Services sociaux pour l’instant, nous dit-il. L’important, c’est d’élargir la couverture vaccinale dans tous les groupes d’âge. Il dit même qu’on surestime généralement les avantages de ce dispositif (il y aurait des incertitudes à leur sujet) et qu’on sous-estime ses inconvénients, car il y a des enjeux éthiques importants et le passeport vaccinal pourrait être utilisé à mauvais escient. Ce n’est pas dans cette direction que veut aller le gouvernement pour l’instant, selon le directeur national de la Santé publique. Si bien qu’on ferait une utilisation assez marginale du passeport vaccinal, d’après les orientations actuelles des équipes du bon Dr Arruda. Nous pourrions donc nous réjouir en nous disant que nos autorités politiques et sanitaires font, pour une fois, preuve de plus de bon sens que leurs homologues des autres pays, et qu’elles ne se contentent pas de les…

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Contre le passeport vaccinal - section 1

Dans ce texte, j’essaierai de mettre en évidence les supposés – qui sont souvent mêlés les uns aux autres de manière confuse – sans lesquels le passeport vaccinal est un dispositif inutile et arbitraire, et de montrer pourquoi ils sont douteux. Il est vrai que je ne suis pas microbiologiste, virologue, épidémiologiste ou médecin infectiologue. C’est pourquoi je n’entends pas décréter ce qui doit être considéré comme vrai ou comme faux. Je montrerai plutôt qu’il existe des avis divergents plausibles, qu’on tend à ignorer et qui sont incompatibles avec les soi-disant vérités établies scientifiquement et par conséquent indiscutables. Puis j’essaierai de bien raisonner – je veux dire par là tirer des conséquences de manière cohérente – à partir des positions divergentes, mais aussi à partir des positions dominantes, du moins au gouvernement et parmi les journalistes et les experts autorisés, qui eux aussi doivent bien raisonner à partir de ce qui passe, à tort ou raison, pour vrai. Il n’y a donc pas lieu de s’indigner que j’en fasse autant, d’autant plus que – pour ma part – je reconnais ouvertement que c’est ce que je fais : je ne cherche pas à faire croire que mes raisonnements sont des vérités…

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Refus de la discussion et dogmatisme à propos du passeport vaccinal 

Le ministre de la Santé et des Services sociaux a déclaré récemment, dans une entrevue radiophonique (10:33), que le processus pour rendre disponible une preuve numérique de vaccination contre la COVID-19 devrait aboutir d’ici la fin du mois d’avril. Selon lui, il faudrait pouvoir disposer de cette preuve numérique avant d’entreprendre le débat éthique sur ce fameux passeport que d’autres pays ont déjà commencé à implanter. Et ce débat doit avoir lieu rapidement, toujours selon le ministre Dubé. En effet, il y a lieu de croire que ce débat ne durera pas longtemps (peut-être s’agira-t-il d’un débat d’experts entre des portes closes dont on nous annoncera les résultats sans nous avoir consulté), puisqu’on se sera déjà doté d’une partie des outils nécessaires à l’implantation de ce dispositif. C’est un peu comme si le gouvernement attendait la fin des travaux de la phase 1 d’un grand projet routier avant de discuter publiquement de sa pertinence. On se dirait alors que tout a déjà été décidé, et que ce débat n’a lieu que pour la forme ou que pour régler des points de détail. Les journalistes, eux, prennent néanmoins les devants, dont Patrick Lagacé qui a publié un article favorable au passeport…

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Levée des restrictions et prédictions

C’est maintenant au tour de l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) de nous annoncer que nous aurons peut-être droit à un retour à la normale cette été. C’est du moins ce que nous rapporte un article de journal publié dans La Presse (23 avril 2021) : « (Ottawa) La Santé publique évoque un retour à la normale « mi-juillet, août » – dès lors que 75 % des Canadiens auront reçu une première dose d’un vaccin, et que 20 % auront reçu deux injections. Pendant ce temps, le Canada met toutes les chances de son côté pour les années à venir en achetant des dizaines de millions de doses de rappel du vaccin Pfizer-BioNTech. » Comme pour la Santé publique du Québec, le retour à la normale dépend de la « vaccination » et non pas de l’évolution de la situation épidémiologique. Le message est donc le même qu’au Québec : faites-vous « vacciner » en grand nombre, sinon il n’y aura pas de retour à la normale. Ce qui devrait permettre de « déterminer s’il sera sécuritaire de lever les mesures restrictives de santé publique cet été ». Bref, si nous n’atteignons pas les cibles de « vaccination », il ne faut probablement même pas y penser, quelle que soit la situation épidémiologique, puisqu’on…

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Brouillard de l’après-vaccination

Notre gouvernement, les experts autorisés et les journalistes nous chantent en chœur le même refrain : « Allez vite vous faire vacciner pour qu’on en finisse avec cette pandémie et qu’un retour à la normale soit bientôt envisageable ! » Mais jamais on nous dit, avec quelque précision, comment se fera et ce que sera ce fameux « retour à la normale ». Et presque personne ne s’embarrasse de poser des questions à notre gouvernement à ce sujet. Comme si la levée des mesures sanitaires allait se faire toute seule une fois que nous serons dans une forte proportion « vaccinés ». Comme si ce qui va se produire ensuite était une conséquence naturelle de la « vaccination » et était simplement un effet désirable des « vaccins ». Notre gouvernement se montre par contre très précis quant à ses exigences « vaccinales » : il s’est fixé pour objectif la « vaccination » de 75 % (pour l’instant) des adultes de tous les groupes d’âge. (Source : site de notre gouvernement.) Tant que cet objectif n’aura pas été atteint, il se peut qu’il ne desserre pas l’étau de manière significative, qu’il exerce des pressions croissantes sur les groupes d’âge plus jeunes…

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Relation abusive

Je reprends presque textuellement le petit texte de Manon Joyal publié sur le blog de Jean-Dominique Michel, en changeant seulement quelques mots. « J’ai une question… Si mon « conjoint » m’empêche de sortir, s’il m’empêche de respirer ou de m’exprimer librement, s’il me menace si j’ose respirer ou m’exprimer, s’il vérifie mes déplacements et avec qui je discute et m’oblige à ne pas voir mes proches ami(e)s et ma famille, s’il m’impose une heure pour rentrer à la maison et s’il m’accuse en me disant que c’est à cause de mon comportement qu’il réagit ainsi… Suis-je dans une relation abusive ? Ai-je affaire à une personne narcissique ou toxique ? Est-ce qu’il y a une loi pour me protéger de lui ? Est-ce que des organismes existent pour me protéger ? C’est parce que je m’inquiète vraiment pour mes droits et ma liberté dans ma relation avec lui. Je suis confuse. Il n’arrête pas de me répéter que c’est pour mon bien qu’il fait ce qu’il fait. * Le mot « conjoint » est fictif. Remplacez-le par gouvernement. » Pourquoi ce qui est jugé à juste titre inadmissible quand il s’agit d’une femme serait-il acceptable et même louable quand…

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Analyse de l’avis sur les passeports immunitaires du Comité d’éthique de santé publique

« Those who would give up essential liberty, to purchase a little temporary safety, deserve neither liberty nor safety and will lose both. » Benjamin Franklin Le Comité d’éthique de santé publique (CESP) a publié un avis sur les passeports immunitaires (1er avril 2021). Puisqu’il relève de l’Institut national de santé publique, dont la mission est de soutenir le ministre de la Santé et des Services sociaux, cela suffit déjà pour douter de l’indépendance de ce comité et de la valeur de cet avis. Sans aller jusqu’à prétendre que les rédacteurs de cet avis sont dans l’obligation d’être en parfait accord avec le ministre Dubé, il serait certainement très mal vu de prendre ouvertement et radicalement position contre l’avis favorable aux passeports immunitaires que ledit ministre a exprimé publiquement à l’occasion d’un point de presse. Ce ne serait certainement pas là soutenir le ministre et encore moins lui fournir les justifications éthiques dont il pourrait avoir besoin. Il n’y a donc pas lieu de nous étonner que l’avis du CESP soit favorable à l’usage des passeports vaccinaux : « Le CESP estime que, dans la balance, les bénéfices escomptés en termes de bienfaisance, de liberté et de solidarité sont légèrement plus importants que les…

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Changement dans la manière d’imposer des mesures sanitaires

Je n’ai pas été étonné que le port du masque médical en continu (même quand on est assis bien sagement à son bureau, quand la distanciation sociale est respectée et quand il n’y a personne à dix ou vingt mètres à la ronde, en raison du télétravail qui est à prioriser) devienne obligatoire dans tous les milieux de travail après la recommandation faite par l’Institut national de santé publique (INSPQ) et relayée par les médias traditionnels en mars. Ce qui m’a au contraire surpris, c’est la manière dont cette nouvelle mesure sanitaire nous a été imposée. Je m’attendais à ce qu’un décret ou un arrêté soit promulgué, comme ça c’est produit pour la plupart des autres mesures sanitaires, notamment le port obligatoire du masque dans tous les lieux publics fermés, décrété en juillet 2020. Mais non : c’est la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) qui a décidé d’exiger le port du masque médical en continu dans tous les milieux de travail, en plus de la distanciation physique et de la présence de barrières physiques, supposément pour limiter la prolongation du virus et des affreux variants dans le contexte de la troisième…

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« Vaccination » et orchestration

Voilà, c’est à peu près décidé : nous en avons encore pour au moins deux mois avant d’avoir un peu de répit et un semblant de retour à la « normale ». Notre premier ministre – lui-même qui nous a proposé un pacte moral pour la période des Fêtes et qui l’a résilié juste après, lui-même qui nous a déconfiné pour nous reconfiner juste après – sait déjà comment évoluera la situation épidémiologique jusqu’à l’été. C’est que le Virus ou plutôt les variants lui ont soufflé à l’oreille ce qu’il en sera. Ou bien les experts qu’il consulte ont leurs entrées chez lui. Quoi qu’il en soit, ce qui se passera d’ici la fin du mois de juin m’a tout l’air d’être planifié ou orchestré, peut-être de longue date. Cela aura au moins la vertu de rendre la situation encore plus claire : les mesures sanitaires qu’on nous impose ne découlent pas de la situation épidémiologique. Celle-ci n’en est que le prétexte. Bien que j’ignore ce qui se passe dans les cercles du pouvoir, on peut difficilement voir une preuve de rigueur et de bienveillance à notre égard dans le fait de nous imposer des mesures qui anéantissent notre liberté en s’appuyant sur…

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Dictionnaire des idées reçues sur la pandémie

Notre existence est tellement devenue glauque que nous sommes sur le point d’oublier comment rire, sauf quand nos amuseurs nous chatouillent. Voici un texte qui entend tirer profit de la vertu thérapeutique du rire pour l’esprit et pour le corps. J’espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire. Veuillez faire circuler ce texte. Dictionnaire des idées reçues sur la pandémie

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Une sortie de crise qui n’en est pas une

Dans son article « On s’en va dans le mur » (La Presse, 7 avril 2021), Isabelle Hachey fait un nouveau pas dans la promotion de la solution « vaccinale ». Je ne saurais dire si son article a été écrit de bonne foi, ou si elle suit simplement la ligne éditoriale de son employeur, résolument en faveur de la « vaccination » de toute la population, ou si elle suit la ligne éditoriale de son employeur en croyant de bonne foi servir la vérité et les intérêts de l’humanité. Mais je n’ai pas la prétention de sonder les cœurs. Je m’intéresserai seulement aux affirmations péremptoires faites ou rapportées par cette journaliste qui travaille depuis 23 ans à La Presse, et qui devrait bien connaître son métier. Après s’être un peu défoulée contre le propriétaire de gym qui serait responsable de 193 cas de COVID-19 qui devrait être l’objet de tout notre mépris et de toute notre exaspération (comme l’ont fait aussi plusieurs membres de la grande confrérie des journalistes), et s’être plainte du peu d’enthousiasme des Québécois à se faire « vacciner » pendant le congé de Pâques (assurément parce qu’ils étaient trop occupés à manger du jambon, selon elle),…

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Socle pour une alliance : ce que nous ne désirons pas comme société

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, nous sommes à un point tournant pour notre société et notre civilisation. L’invasion du Virus n’en est que le prétexte, n’en est que le moyen. Nos maîtres seraient bien fâchés de voir le Virus disparaître soudainement, comme des prêtres qu’on priverait du péché comme instrument de contrôle mental et moral. Il est impératif que nous décidions ce que nous désirons comme société, et encore plus ce que nous ne désirons pas. Ce n’est pas à notre premier ministre, à notre ministre de la Santé et des Services sociaux, à notre directeur national de la Santé publique et à la cellule de crise qui l’entoure, aux experts autorisés en santé publique, aux médecins intensivistes, aux sociétés pharmaceutiques et aux élites économiques internationales à qui profitent assurément la crise « sanitaire » et qui tirent peut-être les ficelles, de décider de notre avenir en tant qu’individus, en tant que société, en tant que civilisation. De telles prétentions – qu’on se donne de moins en moins la peine de cacher – sont incompatibles avec le principe de base de la démocratie, à savoir le droit des peuples à l’autodétermination. Ainsi c’est nous faire les défenseurs de la…

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Sabotage de notre santé

On nous annonce que la troisième « vague » frappera de plein fouet les « jeunes », à savoir ceux qui sont plus jeunes que les vieux. Notons que les médias anglophones parlent souvent de « middle-aged adults », c’est-à-dire de personnes qui ont environ entre 40 et 60 ans. On gagnerait certainement à faire preuve de plus de précision ou, si cela s’avère impossible pour l’instant, de faire preuve de plus de prudence quand on fait de déclarations publiques et quand on prétend « informer » la population. Mais qu’il s’agisse de jeunes adultes et de personnes d’âge moyen, ces personnes ont été épargnées par le Virus jusqu’à maintenant, et ce serait une nouveauté que les méchants variants concentrent maintenant leurs efforts sur les personnes plus jeunes, lesquelles ne perdraient rien pour attendre si on en croit les autorités politiques et sanitaires, les experts autorisés, les médecins et les journalistes. Je ne reviens pas ici sur la manière dont on fait ses affirmations, ayant déjà consacré à cette question un billet. Je fais comme si ces affirmations étaient fondées, c’est-à-dire comme si les personnes qui auront de graves complications ou qui mourront à cause du Virus seront significativement plus jeunes que pendant les deux « vagues » précédentes. Ce qui…

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Sanctions économiques « auto-imposées » et guerre humanitaire contre le Virus

C’est du jamais vu : voilà plus d’un an que les gouvernements de presque tous les pays occidentaux adoptent des mesures qui détruisent leur économie, qui appauvrissent la population et lui rendent la vie invivable, et qui ébranlent toutes ses institutions. Et nous voilà repartis, presque partout, non pas tant pour la troisième vague de la « pandémie », que pour le troisième accès d’automutilation collective de l’Occident unanimement piloté pour nos dirigeants. Et qui sait quand viendra la prochaine trêve, et combien de semaines ou de jours elle durera ? Et qui sait si la situation ne pourrait pas bientôt culminer par une sorte de suicide de l’Occident tel que nous le connaissons ? Et qui sait quelle vie il pourrait y avoir après cette mort ? Cependant je ne crois pas à la génération spontanée, pas même à celle des événements étonnants que nous sommes en train de vivre. Ne nous laissons pas paralyser par l’étonnement et efforçons-nous de comprendre la genèse de ces événements, ou du moins une partie de cette genèse. Car des événements d’une telle ampleur sont nécessairement multifactoriels. Les gouvernements occidentaux ont souvent recours, sous des prétextes faussement humanitaires ou démocratiques, à des sanctions économiques pour déstabiliser, affaiblir, mettre au…

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Manège concurrentiel

Depuis le début des études cliniques jusqu’à son utilisation dans les campagnes de « vaccination » massive des différents États, l’efficacité et l’innocuité du vaccin à vecteur viral d’AstraZeneca (ce n’est pas un produit de thérapie génique, à l’inverse des « vaccins » de Moderna et de Pfizer) sont régulièrement remises en question par les autorités sanitaires et les médias traditionnels, qui tiennent d’ailleurs un double discours à son sujet. D’abord les autorités sanitaires de certains pays n’autorisent pas ou ne recommandent pas son utilisation pour les personnes de plus de 65 ans, faute de données prouvant son efficacité pour les personnes jugées les plus à risque ; et après avoir changé d’idée elles suspendent son utilisation pour les personnes de moins de 55 ans, par mesure de précaution, en raison de cas de thrombose qui ne seraient probablement pas, disent-elles, attribuables au vaccin. Quant aux médias, ils vantent les mérites du vaccin, tout en faisant faire les manchettes à toutes les difficultés qu’ils rencontrent. On ne s’étonnera pas qu’une frange non négligeable de la population occidentale hésite à recevoir ce vaccin et que des membres du personnel médical ont annulé leurs rendez-vous de vaccination, comme en Allemagne. L’attitude incohérente des autorités sanitaires et des…

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La vulnérabilité et la faute des jeunes

Les jeunes, « nouveaux vulnérables » Ils sont les « nouveaux vulnérables ». Si le Québec connaît le même scénario que l’Europe, les jeunes seront les plus durement touchés par la troisième vague de la COVID-19. Une catastrophe annoncée pour le système de santé, mettent en garde des experts. (La Presse, 27 mars 2021) Les marchands de « vaccins » doivent se frotter les mains de contentement ! Mais, en fait, cela ne leur apprend rien, ils étaient depuis longtemps au courant, puisque certains d’entre eux prennent de l’avance et en sont même à mettre au point son vaccin pour les enfants et les adolescents (les « vaccins » actuellement autorisés pouvant seulement être utilisés pour des personnes de 16 ans ou plus). Le Virus leur a sans doute soufflé à l’oreille qu’il ne ménagera pas les enfants et les adolescents à l’occasion de la quatrième ou de la cinquième « vague ». Ainsi leur tour viendra bien assez vite ! Mais n’anticipons pas. Nous voilà donc partis pour une troisième « vague », si on en croit cette journaliste et les experts qu’elle a consultés. Cette fois-ci les jeunes ne seront pas épargnés, nous dit-on. Comme cette nouvelle tombe à point alors qu’on devrait justement commencer, d’ici quelques semaines, la « vaccination » des groupes d’âge…

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Prise d’otages

L’an dernier, nos autorités nous disaient que le confinement, la distanciation sociale, la fermeture des commerces et des entreprises non essentiels, l’enseignement à distance et le télétravail sont des moyens de réduire la propagation du Virus, d’aplatir la courbe, de réduire le nombre d’hospitalisations et de décès, et d’empêcher le système de santé d’être débordé et de ne plus être capable de soigner tous les malades, le tout en attendant qu’on découvre un remède ou un « vaccin » efficace contre le Virus. Certains experts et certains journalistes ont quant à eux affirmé que la prise de mesures musclées, comme la fermeture des commerces et des entreprises non essentiels, étaient favorables à une reprise économique forte après la « pandémie », comme on avait pu l’observer il y a 100 ans, après la pandémie de grippe espagnole. Maintenant que de tels « vaccins » ont été autorisés par nos autorités et que la campagne de « vaccination » de toute la population se poursuit, toutes ces mesures sanitaires – qui durent depuis un an, malgré des assouplissements – nous apparaissent moins comme des moyens de limiter les dégâts humains causés par le Virus, que comme des raisons de nous faire « vacciner ». Nous en…

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Les bénéfices et les risques de la « vaccination » de toute la population

Les autorités politiques et sanitaires, les experts, les journalistes et les représentants des pharmaceutiques nous disent à l’unisson que les bénéfices des « vaccins » surpassent les risques et que tous devraient se faire « vacciner ». Pourtant le Virus, selon les statistiques officielles du gouvernement, est très peu dangereux pour la très grande majorité de la population qui a moins de 70 ans. Quels bénéfices y aurait-il à se faire « vacciner » pour les enfants, les adolescents, les jeunes adultes et les personnes d’âge moyen ? En l’absence de bénéfices significatifs, le fait d’utiliser des « vaccins » expérimentaux faisant l’objet d’une autorisation d’urgence – dont nous ignorons les effets secondaires à moyen ou à long terme, et dont les effets à court terme déjà connus ne sont pas négligeables (ne plus être capables de vaquer à ses occupations quotidiennes pendant un ou deux jours pour une « petite minorité » des personnes vaccinées) – comportent nécessairement plus de risques que de bénéfices pour toutes ces personnes qui constituent la majorité de la population. Puisque les personnes âgées à risques seraient immunisées à 80 %, à 90 % ou à 95 % contre les complications graves dues au Virus selon les études, puisque les « vaccins » n’empêcheraient pas d’être infecté et d’être contagieux, on…

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Malheur aux vaincus !

« Dans un état de choses également fâcheux pour les deux partis, il se fit d’abord quelques propositions d’accommodement, par le moyen des gardes avancées, qui conféraient ensemble. Ensuite, sur une décision des principaux citoyens, Sulpicius, l’un des tribuns militaires de Rome, alla parlementer avec Brennus. Il fut convenu que les Romains payeraient mille livres pesant d’or, et que les ennemis, dès qu’ils les auraient reçues, sortiraient de la ville et du territoire. Les conditions étaient acceptées de part et d’autre, les serments prononcés, l’or apporté ; mais les Celtes trompèrent à la pesée : d’abord secrètement, en se servant de faux poids ; ensuite ouvertement, en faisant pencher un des bassins de la balance. Les Romains ne purent alors retenir leur indignation. Mais Brennus, comme pour ajouter à cette infidélité l’insulte et la raillerie, détache son épée, et il la met par-dessus les poids avec le baudrier. « Que signifie cela ? demanda Sulpicius. — Eh ! répondit Brennus, quelle autre chose, sinon : Malheur aux vaincus ! » Ce mot a passé depuis en proverbe. » (Plutarque, Vies des hommes illustres, Camille.) La manière dont les autorités politiques et sanitaires et la population québécoise (et aussi canadiennes et…

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La santé mentale de nos autorités

C’est l’usage, depuis que l’état d’urgence sanitaire a été déclaré, de nous inquiéter de la santé mentale des enfants, des jeunes, des parents, des professionnels de la santé et des personnes qui habitent seules, qui éprouvent des difficultés économiques ou qui sont âgées ou vulnérables. Certains de nos concitoyens ou de nos proches, pour qui nous sommes des complotistes, se soucient aussi de notre santé mentale. Mais les grandes oubliées, dans toute cette histoire, ce sont nos autorités politiques et sanitaires. On en vient presque à oublier qu’elles aussi, elles sont des êtres humains. Puisqu’elles s’investissent entièrement dans la lutte contre le Virus et qu’elles donnent sans compter pour protéger la santé de toute la population, elles tendent à s’oublier. C’est donc notre devoir, en tant que citoyens, de faire preuve de la même bienveillance envers nos autorités. Ne soyons pas ingrats. Montrons-leur toute notre reconnaissance en nous souciant de leur bien-être mental. C’est d’ailleurs dans notre intérêt de le faire, tout comme c’est dans leur intérêt de se soucier de notre bien-être mental. Nous n’avons pas plus envie d’être gouvernés par des autorités qui souffrent de troubles psychologiques, qu’elles ont envie de gouverner une population qui est instable psychologiquement.

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Sélection sociale des individus les plus bornés et les plus dociles (ou la domestication)

En croyant s’inspirer de la théorie de l’évolution, une certaine idéologie sociale et économique prétend que ceux qui ont du succès sur le marché du travail ou qui réussissent à faire leur chemin dans notre société (pour beaucoup, c’est tout un) sont supérieurs à ceux qui stagnent ou qui échouent sur le marché du travail et qui restent toute leur vie au bas de l’échelle sociale. Pourtant personne ne penserait à dire, dans le contexte d’une dégradation importante d’un écosystème, que les vers de terre qui survivraient en se nourrissant des débris organiques seraient supérieurs aux animaux herbivores et carnivores qui périraient. Les lombrics sont seulement mieux adaptés à ce contexte en ce qu’il leur en faut moins pour survivre, par opposition aux animaux plus complexes, pour la survie desquels plus de conditions doivent être réunies. Personne n’aurait non plus l’idée de dire que les chiens de compagnie, domestiqués depuis des générations, sont supérieurs à leurs cousins les loups parce qu’ils réussissent à vivre en harmonie avec leurs maîtres les humains, en passant le plus clair de leur temps à l’intérieur des maisons et des appartements de ces derniers, alors que les loups sont voués à ne pas pouvoir exister…

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Réflexions à l’occasion du premier anniversaire de l’état d’urgence sanitaire - partie 3

De la même manière que dans les deux billets précédents, j’essaie ici d’anticiper ce qui pourrait se produire au cours des prochains mois. Puisque nos autorités délibèrent dans l’ombre (si elles délibèrent), puisqu’elles ne nous disent certainement pas toutes les raisons qui motivent leurs décisions (les protestations de transparence n’y changent rien, bien au contraire), puisque les raisons qu’elles nous donnent peuvent différer sensiblement de ces raisons (c’est une affaire de relations publiques, c’est-à-dire l’art de manipuler l’opinion et d’obtenir le consentement), ce qui suit est hypothétique. Je n’appartiens pas aux cercles du pouvoir et je n’y ai aucun contact, pas même indirectement. Le lecteur est donc prié de juger lui-même de la vraisemblance de ses conjectures, à partir des renseignements dont nous disposons et des stratagèmes que l’on a déjà utilisés contre nous, ou qu’on pourrait utiliser. Retour partiel dans les bureaux et « modernisation des espaces de travail » Les employés de bureau, qu’ils travaillent dans des entreprises privées ou dans des organismes publics, ont surtout fait du télétravail depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. À l’exception de travailleurs jugés essentiels, plusieurs n’ont pas passé une seule journée de travail à leur bureau depuis un an, alors…

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Réflexions à l’occasion du premier anniversaire de l’état d’urgence sanitaire - partie 2

Comme dans le billet précédent, il s’agit ici d’essayer de prévoir ce qui pourrait arriver à moyen terme ou à long terme. Car l’état d’urgence aura peut-être un deuxième, un troisième ou un quatrième anniversaire. Et même la fin de l’état d’urgence sanitaire ne signifierait probablement pas simplement un retour à la normalité d’avant le Virus. C’est pourquoi il importe de réfléchir à ce qui nous attend, afin de pouvoir agir en connaissance de cause. Il ne sortira rien de bon pour nous de toute cette histoire si nous continuons à obéir docilement à nos autorités. Je rappelle qu’il s’agit de conjectures. Pour cette raison, des possibilités incompatibles entre elles seront abordées. Il ne faudra pas y voir une incohérence, mais une tentative d’envisager différentes possibilités entre lesquelles il n’est pas possible de trancher, compte tenu que nos autorités nous gardent dans l’obscurité, soit qu’elles nous cachent ce qui a déjà été décidé, soit qu’elles ne savent pas elles-mêmes où nous allons. Puis il arrive à nos autorités de faire volte-face : des possibilités incompatibles pourraient donc se produire à des moments différents. Normalisation de certains éléments de l’état d’urgence sanitaire J’ai déjà signalé que nos autorités ne nous ont jamais…

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Réflexions à l’occasion du premier anniversaire de l’état d’urgence sanitaire - partie 1

Voilà déjà une année que nous vivons comme des assiégés. Le territoire québécois et l’esprit de ses habitants sont littéralement sous l’Occupation virale ! Et il y a tout lieu de croire que nous en avons encore pour longtemps. Malgré l’arrivée en grande pompe des « vaccins », le Virus n’est pas près de partir, nous dit-on. Et plusieurs des mesures sanitaires que nous connaissons sont là pour rester « un bout de temps ». Ce qui peut vouloir dire longtemps, si on en juge d’après les déclarations antérieures de nos autorités. Alors nous ne sommes probablement pas sortis du bois. Profitons donc de ce lugubre anniversaire, non pas pour commémorer les victimes véritables et présumées du Virus et nous plaindre de ce que les autorités politiques et sanitaires nous ont fait endurer depuis un an (dans les deux cas, ça ne servirait à rien), mais pour nous préparer à ce qui se pointe à l’horizon. Avant d’aller plus loin, j’insiste sur le fait qu’il s’agit de conjectures, et que je n’ai pas la prétention de lire dans l’avenir, contrairement à certains « experts » en santé publique, à certaines figures politiques et à certains journalistes. Puisqu’il est notoire que nos autorités manquent de transparence,…

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La prévention de la radicalisation

Après avoir lu un article de journal affirmant que le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) s’intéressait maintenant aux théories du complot liées au Virus pour prévenir la radicalisation des personnes qui adhèrent à ces théories, j’ai pu constater que cet organisme à but non lucratif, créé par la Ville de Montréal avec l’appui du gouvernement du Québec, offre des webinaires sur le sujet. Ce qui a pour effet d’assimiler les idées qui s’éloignent du narratif officiel sur la « pandémie », véhiculé ad nauseam par nos autorités politiques et sanitaires et les médias traditionnels depuis environ un an, à une forme de désinformation dangereuse pour le vivre-ensemble, et de les associer avec des discours haineux, racistes et xénophobes susceptibles de mener à des actes de violence. Bien que le CPRMV prétende refuser toute stigmatisation, le fait de se faire affubler du sobriquet de « complotistes » (on a eu la délicatesse de parler d'une « personne qui adhère aux théories du complot », mais ça revient au même puisque c’est précisément ce qu’on entend par « complotiste »), en tant que dissidents, constitue en quelque sorte une marque d’infamie, au même titre que des termes comme…

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Surveillance des effets secondaires des « vaccins »

Les autorités et les médias, depuis déjà plusieurs mois, disent s’inquiéter de la méfiance d’une partie non négligeable de la population québécoise envers les nouveaux « vaccins ». Selon les experts et les journalistes, ce groupe de personnes se diviserait en deux sous-groupes : les personnes qui auraient une vision complotiste du monde, et les personnes qui ont simplement des doutes quant à l’innocuité des fameux « vaccins ». Pour que l’immunité collective – tant décriée quand il s’agissait de l’atteindre naturellement – puisse être atteinte, il importerait de montrer aux hésitants, preuve à l’appui, que les effets secondaires qu’ils craignent sont très rares, ou même presque inexistants. On espère aussi que ces « faits » puissent contribuer à convertir les complotistes à la « vaccination », même si on se dit que ces « radicaux » ne se laisseront pas convaincre aussi facilement et qu’il faudra les libérer de l’influence malsaine des leaders complotistes et de la vision du monde délirante qu’ils partageraient, notamment à cause de leur manque d’éducation et de leur incapacité à s’informer auprès des bonnes sources, à savoir les autorités politiques et sanitaires et les médias traditionnels. Certains journalistes (et peut-être aussi des personnes qui…

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Principes pour une rénovation de la santé publique – II. Décentralisation, diversité, expérimentation et faillibilité

(Table des matières) Faisons comme si la corruption des institutions de santé publique, à l’échelle régionale, provinciale, nationale et internationale, n’était pas une réalité. Les puissances politiques et économiques – qui certainement ne nous veulent pas toujours du bien – auraient été trop bêtes ou pas assez rapaces (pour l’instant) pour profiter de la situation et de la corruptibilité de ces institutions. S’il en était ainsi, nous pourrions nous demander à quoi il serait bon de décentraliser ces institutions. Ne serait-ce pas compliquer inutilement les choses, qui sont déjà assez compliquées sans de telles réformes ? Mais c’est là supposer que le seul mal qui menace les institutions de santé publique, c’est la corruption. Pourtant l’erreur, si elle est répétée avec entêtement ou même acharnement, sans jamais être reconnue pour ce qu’elle est, peut être aussi nuisible que la corruption. Dans le contexte de l’actuelle « pandémie », ses effets pourraient être dévastateurs. Les bureaucrates et les experts de la santé publique, qui gouvernent nos vies depuis bientôt un an, reconnaissent eux-mêmes qu’ils peuvent se tromper. Le Grand Pontife de la Santé publique du Québec a lui-même reconnu publiquement sa faillibilité, pour faire accepter à la population qu’il pouvait dire une chose un…

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La Galère et le Vent - chapitre V

CONTE FOLKLORIQUE OCCIDENTAL (Table des matières) Après leur rembarquement, les galériens constatèrent qu’à la demande du docteur Quack, plusieurs nouvelles précautions pour contrer la propagation des miasmes avaient été prises. La case de chaque galérien avait été scellée hermétiquement avec du mastic. Toutes les surfaces de la galère étaient maintenant astiquées avec du vinaigre deux fois par jour, le matin et le soir, car des études réalisées pendant l’accalmie estivale avaient montré que les miasmes imbibaient le bois, les cordages et les voiles et pouvaient y demeurer pendant quatorze jours. Des couvercles en fonte avaient été ajoutés à tous les pots de chambre pour les rendre étanches. Des ateliers de fabrication de scaphandres et de cloches de verre, ainsi que des chenils où l’on croisait des dobermans et des pitbulls aux spécimens les plus parfaits de chiens dépisteurs de nouvelle génération, avaient été aménagés dans la cale. Les galériens, quand ils se trouvaient dans les lieux ouverts – où le Vent miasmatique soufflait – et dans les lieux fermés – où les miasmes scorbutiques secondaires saturaient l’air –, devaient asperger l’intérieur des casques de scaphandre, des cloches de verre et des fioles rectales qu’ils portaient avec de l’essence de clou…

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Principes pour une rénovation de la santé publique - I. Décentralisation, indépendance et prévention de la corruption

(Table des matières) Prévenir vaut mieux que guérir, entend-on souvent dire. C’est pourquoi, dans le domaine de la santé publique, on s’efforce de lutter contre le tabagisme, l’alcoolisme, la mauvaise alimentation et la sédentarité, au lieu de se contenter de soigner les maladies que ces mauvaises habitudes vies entraînent. C’est aussi pourquoi, dans un tout autre domaine, on s’efforce de lutter contre la corruption grâce à des formations en éthique, qui doivent faire connaître les principes moraux qu’il faut avoir pour se protéger de la corruption, au lieu de se contenter d’attraper et de punir les personnes crapuleuses. Du moins est-ce ainsi à première vue. Car rien n’est moins certain que l’efficacité de ces formations en éthique sur les personnes crapuleuses, surtout si elles ont l’impression, à tort ou à raison, qu’elles peuvent s’en tirer en raison de leur position hiérarchique. J’en viens même à me demander si ces formations éthiques ne visent pas surtout les personnes qui occupent les paliers inférieurs de la hiérarchie, dont la corruption est moins susceptible d’avoir des effets nuisibles à grande échelle, qui ont le moins à gagner et le plus à perdre si elles sont corrompues, et qui ne peuvent pas raisonnablement espérer…

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Principes pour une rénovation de la santé publique - Introduction

(Table des matières) Il ne faut pas être grand clerc pour savoir que la santé publique se porte très mal. Il suffit de voir presque tous les chercheurs, tous les professeurs et tous les bureaucrates qui œuvrent dans le domaine nous chanter la même chanson pour nous dire qu’il y a quelque chose qui cloche. Et quelle chanson ! Il nous faut suivre sans brocher les consignes de la Santé publique – élaborées à partir de leurs recommandations et s’appuyant sur les études que les autorités leur commandent – pour ne pas chopper une maladie dont nous pourrions être atteints sans avoir de symptômes et ne pas succomber individuellement et collectivement à cet ennemi invisible, féroce et diabolique que serait le Virus. Voilà presque un an que la population québécoise vit selon les diktats des experts patentés en santé publique et nous pouvons nous demander comment nous pourrons sortir un jour de cette « crise sanitaire » qui est en train de devenir la nouvelle réalité, si ce n’est par notre effondrement économique et social. Même quand la situation s’améliore, il ne faut pas nous relâcher : il y a les variants et la menace d’une troisième vague qu’ils pourraient…

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Purge du superflu et réduction à l’essentiel

Les mesures de guerre décrétées pour lutter contre le Virus consiste en une purge du superflu ou, si l’on préfère, à une réduction à l’essentiel. Nous avons remarqué, immédiatement après la déclaration de l’état d’urgence sanitaire qui se pérennise, que l’économie, la société et notre vie sont, aux yeux de nos autorités, composées de choses essentielles et de choses inessentielles. Les supermarchés, les pharmacies, les quincailleries, la Société des alcools du Québec et Société québécoise du cannabis sont des commerces essentiels. Les librairies et les bars n’en sont pas. L’éducation en présentiel ou à distance est essentielle. Les voyages et le tourisme ne le sont pas. Les sorties en famille sont essentielles. Les rassemblements entre amis ne le sont pas. C’est là le plus visible. Mais il y a aussi une purge du superflu et une réduction à l’essentiel dans ce qu’on conserve de ce qui est essentiel ou inessentiel. Il est vrai que les supermarchés et les pharmacies continuent d’exister à peu près sous la même forme. J’en conclus qu’ils avaient déjà été réduits à quelques fonctions essentielles : vendre de la nourriture ou des médicaments, en plus de produits de santé, d’hygiène et de commodité. Ce qui est déjà…

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La Galère et le Vent - chapitre IV

CONTE FOLKLORIQUE OCCIDENTAL (Table des matières) La galère entra dans un port où se trouvaient déjà soixante-cinq galères en aussi mauvais état qu’elle. Comme les premières étaient arrivées il y a deux semaines, leur équipage pouvait enfin mettre pied à terre après avoir respecté la période de quatorzaine. Les galériens de La Malsaine durent se conformer à cette importante formalité. Quand le grand jour fut enfin arrivé, cent maîtres-chiens de la garde-côte, tous vêtus d’un scaphandre, montèrent à bord avec sept cent douze chiens dépisteurs. Ceux-ci reniflèrent soigneusement les galériens et n’aboyèrent que devant un seul d’entre eux. Alors que les maîtres-chiens s’apprêtaient à ordonner une nouvelle quatorzaine pour tous les galériens, le scorbutique présumé sortit de la poche de sa veste un saucisson qui fit saliver et aboyer à l’unisson les sept cent douze chiens. Le galérien, pour ne pas être dévoré vivant, dut le leur abandonner. Une fois les chiens rassasiés et calmés, on lui fit passer le test canin une autre fois avec cinq chiens : aucun d’entre eux n’aboya. On déclara que le premier test était un faux positif. Le maître-chien en chef s’excusa pour cet incident : la meute de chiens dépisteurs était tellement nombreuse qu’il était…

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La Galère et le Vent - chapitre III

CONTE FOLKLORIQUE OCCIDENTAL (Table des matières) Le soleil printanier avait commencé à briller dans le ciel et les derniers tonneaux de harengs et de biscuits étaient entamés. Malheureusement la situation ne semblait toujours pas vouloir s’améliorer : le scorbut de type Q se répandait comme une traînée de poudre. Les galériens, qu’ils aient ou non des symptômes, devaient attendre parfois sept jours avant d’être dépistés par l’un des deux chiens, et réclamaient avec insistance l’achat d’une centaine de chiens dépisteurs et de provisions de bouche. Le capitaine, constant que les galériens désignés pour faire la manœuvre étaient trop affaiblis et ne suffisaient plus à la tâche, demanda au docteur Quack l’autorisation de doubler le nombre de galériens autorisés à monter sur le pont, à prendre place sur les bancs des rameurs et à actionner les pompes. Si on ne faisait rien, la galère allait sombrer d’ici quelques jours. Le docteur Quack affirma que, compte tenu de l’inquiétante situation épidémiologique, il ne fallait surtout pas prendre de décision irréfléchie et prématurée et mettre inconsidérément en danger la vie des galériens. Il fallait agir avec la plus extrême prudence. Selon les nuages qui se trouvaient à l’ouest, on pouvait prévoir que le…

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Vecteurs de contagion

Une chose est devenue parfaitement évidente, onze mois après la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, et même bien avant : nous sommes avant tout considérés et traités comme des vecteurs de contagion. Nous nous considérons même mutuellement comme des vecteurs de contagion, comme le montrent très bien nos nouvelles mœurs et la disparition presque complète des rapports sociaux en chair et en os, sauf dans la famille et au travail, en prenant une foule de précautions dans le dernier cas et parfois aussi dans le premier. Certes, nos autorités politiques et sanitaires, nos journalistes et nos concitoyens prétendent que c’est pour protéger les victimes potentielles du Virus que nous sommes tous qu’on nous considère et traite comme des vecteurs de contagion. De ce point de vue, les mesures sanitaires – qui impliquent que nous soyons considérés et traités avant tout comme des vecteurs de contagion – seraient seulement un moyen de nous protéger, en tant que victimes possibles du Virus. Cependant, compte tenu du zèle sanitaire qu’a autorisé l’objectif supposé des mesures sanitaires, les moyens pris pour l’atteindre se sont rapidement substitués à cet objectif. L’objectif premier supposé, c’est de ralentir la propagation et d’y mettre fin un jour, si possible.

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Deux conceptions de la vie et de la mort (morts-vivants et vivants-morts)

La vie et la mort biologiques D’après cette conception, la vie dure aussi longtemps que notre cœur bat et que nos poumons respirent. Quant à la mort, elle arrive seulement quand notre cœur cesse de battre et quand nous ne respirons plus. Autrement dit, la mort est le terme de la vie biologique. Par définition, on ne saurait être vivant et mort en même temps : ces deux états s’excluent l’un l’autre. Nous pourrions en conclure que nous n’avons pas de raisons de craindre la mort biologique : quand nous serons morts, nous ne serons plus vivants. Comment craindre un état qu’il nous est impossible de connaître et de vivre ? Mais ce raisonnement imparable ne suffit pas à nous rassurer et nous continuons de craindre la mort. Deux choses font que nous craignons la mort : nous craignons la douleur qui précèdent parfois la mort et le passage de la vie à la mort ; et la fin de la vie constitue notre propre anéantissement et la disparition définitive de notre personne. Il en résulte que nous sommes prêts à supporter beaucoup de choses pour rester biologiquement en vie, quitte à sacrifier plusieurs des plaisirs que rend possibles l’existence biologique,…

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De l’inconvénient d’être jeune

Avant l’arrivée du Virus On pense généralement que c’est un grand avantage d’être jeune. Les jeunes ont alors toute la vie devant eux. Tout est encore possible pour ceux qui ont seulement dix-huit ou vingt ans. Ils n’ont pas encore intégré pleinement le marché du travail et ils n’ont pas encore des obligations familiales. Ils sont donc libres de faire une foule de choses qui sont plus difficiles pour leurs aînés. Enfin ils ont la santé, ce qui est la chose la plus importante, surtout depuis la venue du Virus. Leurs chances d’avoir des complications et d’en mourir sont à peu près nulles. Ceux qui se représentent ainsi la jeunesse ont été, de toute évidence, jeunes il y a bien longtemps. Ou du moins ils ont idéalisé leur jeunesse : leurs souvenirs ne correspondent pas à leur jeunesse, ou ils en omettent systématiquement les côtés les plus pénibles. Je me souviens qu’il y a une vingtaine d’années, il était déjà passablement pénible d’être jeune. Au cégep, j’avais parfois plus de 30 heures de cours par session. Avec les exercices à faire, les travaux à remettre et les examens à préparer, je devais étudier au minimum 50 heures par semaine. Et j’apprenais…

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Peur, superstition et saturation

La peur Il est certainement commode, pour ceux qui nous gouvernent, que nous soyons presque tous plus ou moins couards. Cela n’a rien d’étonnant. L’éducation qu’ont reçue les plus jeunes d’entre nous n’est certainement pas propice au courage et à la vitalité. Ils ont été tellement couvés et surprotégés par leurs parents qu’on peut se demander s’ils ont une colonne vertébrale. Certes, ils se permettent certains écarts, en rencontrant leurs amis et leur famille malgré les prescriptions des autorités politiques et sanitaires. Mais ils évitent les réclamations et l’opposition organisée. Tout au plus les coalitions étudiantes, qui n’ont plus le moindre mordant, pleurnichent-elles de temps à autre pour demander gentiment qu’on prenne en compte la souffrance psychologique de leurs membres. Comme si ce n’était pas de leur jeunesse, d’une éducation supérieure digne de ce nom et de leur avenir qu’on les prive ! Les autorités peuvent donc se permettre d’ignorer cette jeunesse ramollie et timorée. Quant à nous, qui sommes plus vieux et qui avons reçu une éducation nous disposant un peu moins à être dociles, craintifs et lâches, nous nous sommes affreusement embourgeoisés depuis que nous nous sommes rangés, avec une carrière et une famille. Nous avons perdu le peu…

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Infantilisation généralisée

Nos autorités politiques et sanitaires nous traitent comme des enfants. Depuis presque un an, elles décident à notre place ce qui est bon pour nous, individuellement et collectivement. Elles nous disent ce qu’il faut faire, ce qu’il faut penser et ce qu’il faut sentir. Nous serions trop bêtes, trop attardés pour en juger nous-mêmes. Elles nous donnent des consignes sur tous les aspects de notre vie et sur les moindres de nos actions, en allant souvent dans le menu détail. Pour ajouter l’insulte à l’injure, le ton sur lequel elles nous parlent n’est pas un ton qu’on emploie avec des égaux ou entre adultes. Je parle de ce ton de grande personne qui essaie d’expliquer à des enfants des choses qu’elle croit trop complexes pour leur compréhension, mais qui cherche surtout à les convaincre d’être gentils et de faire ce qu’elle leur demande. Je pense aussi à ce ton de maman ou de papa sur le point de se mettre en colère quand lesdits enfants ne sont pas sages et dociles. Et si ces enfants sont alors récalcitrants, papa ou maman annule telle activité qu’ils aiment, il les empêche de voir leurs amis, il les envoie en punition dans leur…

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La « vaccination » soi-disant massive, notre seul espoir ?

Laissons de côté la question de savoir si les fameux « vaccins » qu’on a commencés à injecter à la population québécoise en décembre sont efficaces et parfaitement sécuritaires, comme le prétendent les sociétés pharmaceutiques, les experts gouvernementaux, les chefs politiques et les journalistes. Laissons aussi de côté la question de savoir si les campagnes de marketing des sociétés pharmaceutiques, les résultats rendus publics et les articles scientifiques sont convaincants. Faisons comme si tout ce qu’on nous dit à ce sujet était la « vérité vraie », conformément à ce qu’on attend ou exige même de nous. Supposons que la « vaccination » massive de la population québécoise est ce sur quoi il faut parier pour sortir de cette « pandémie ». Il y aurait donc une lueur d’espoir… Mais en y regardant de plus près, peut-être pas. 239 023 personnes ont été vaccinées en date du 1er février. Ce qui revient au même nombre de doses, puisque nos autorités ont décidé de reporter l’injection de la deuxième dose. Ce qui veut dire que 2,8 % de la population a été « vaccinée » au sens où elle a reçu une première dose de vaccin, contrairement à ce que recommandent les sociétés pharmaceutiques pour que l’immunité soit plus grande et plus durable,…

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La Galère et le Vent - chapitre II

CONTE FOLKLORIQUE OCCIDENTAL (Table des matières) Le treizième jour du mois de mars, un vent d’ouest fit frémir la surface de la mer, qui se couvrit d’une mince couche d’écume. Toujours à l’ouest, quatre éclairs sillonnèrent le ciel. Le tonnerre gronda. Les nuages déversèrent des torrents de pluie. Une violente bourrasque faillit renverser la galère. Le capitaine et le docteur Quack, portant leurs scaphandres, surgirent de leurs cabines pour assurer la bonne marche des opérations. Comme seulement une infime partie des galériens avait été désignée pour faire la manœuvre, ils eurent toute la peine du monde à carguer les voiles et à faire tourner la galère à coups de rames pour qu’elle affrontât les énormes vagues de face. Le docteur Quack, voyant que les galériens soufflaient comme des baleines et se mettaient à plusieurs pour tirer les cordages et soulever les rames, leur ordonna de ne pas respirer de la sorte et de rester à six pieds les uns des autres. Voulaient-ils donc que les miasmes du scorbut de type Q entrent par leurs narines dilatées et leurs gueules béantes ? Voulaient-ils contaminer leurs compagnons ou être contaminés par eux ? Les galériens s’efforcèrent donc de garder leurs distances et…

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Sur l’efficacité présumée du couvre-feu

Voilà que nos autorités, à l’unisson avec nos journalistes, proclament l’efficacité du couvre-feu. Les cas de contamination par le Virus diminueraient, de même que les hospitalisations qui lui seraient dues. Donc le couvre-feu serait une mesure efficace contre la propagation du Virus. En fait, il n’y a rien de moins certain. On ne cesse de parler de vagues depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire pour représenter la manière dont le Virus se propage ou provoque des complications et des décès dans le temps. Rappelons à nos autorités, à nos journalistes et aux plus naïfs de nos concitoyens à quoi ressemble une vague. Par définition, une vague finit par passer. On ne saurait se maintenir indéfiniment sur la crête d’une vague, pas plus qu’on ne saurait continuer à monter indéfiniment, sans jamais atteindre la crête de la vague. Dans le premier cas, on aurait affaire à un plateau ; dans le deuxième cas, à une pente ascendante qui ne finirait jamais de monter. Quand on a affaire à une vague, on monte pour s’approcher de la crête, où l’on se maintient ensuite un certain temps, pour enfin redescendre de l’autre côté. L’utilisation de l’image ou du schéma de la vague, en…

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Hibernation collective (ou la stratégie de la marmotte)

Voilà, c’est à peu près certain : nous allons passer tout l’hiver en hibernation. Et il se pourrait bien que le printemps arrive tard cette année. Il est fort probable que la marmotte en chef nous annonce, la semaine prochaine, que ce long hiver – sans doute le plus long de tous – durera encore au moins six semaines, ou quelque chose comme ça. Jusque-là, il nous faudra continuer à sommeiller sagement dans nos terriers respectifs. Les puristes diront que j’exagère : nous ne sommes pas dans un état léthargique, et nous mettons parfois le nez dehors, principalement pour aller acheter de quoi manger et pour nous dégourdir un peu, et aussi pour aller travailler, pour certains d’entre nous. Et nous pouvons faire une foule de choses à l’intérieur, si nous faisons preuve d’imagination. Nous pouvons faire du télétravail, nous pouvons faire des achats en ligne, nous pouvons regarder des films et des séries et nous pouvons avoir des rencontres virtuelles avec nos proches. C’est déjà quelque chose, non ? Tout au plus nous hivernons. Ce que nous faisions d’ailleurs jusqu’à un certain point tous les hivers, et même l’automne et le printemps, compte tenu de la rigueur du climat…

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La Galère et le Vent - chapitre I

CONTE FOLKLORIQUE OCCIDENTAL (Table des matières) Au mois de mars de l’an de grâce 1720, La Malsaine, une galère de quarante-quatre mats et de quatre mille quatre cent quatre rames, voguait dans l’Atlantique-Nord. Bien que sa majesté passée fût encore perceptible pour l’observateur avisé, elle faisait bien piètre figure. Sa coque était vermoulue, ses voiles étaient déchirées, ses rames étaient pourries, ses rameurs étaient vieillissants et même éclopés. Le capitaine, par avarice, avait refusé de faire calfater son navire avant de lever l’ancre. Six cent soixante-treize marins devaient actionner les pompes jour et nuit pour le garder à flot. Près des côtes de l’Islande, la galère avait essuyé les attaques acharnées d’une flottille de corsaires d’Alger. Non loin du Groenland, elle avait failli être coulée par un submersible moscovite. Elle portait encore les traces de ces rudes combats : son château arrière avait été incendié, ses cordages avaient été sectionnés, son gouvernail avait été fracturé et sa boussole avait été fracassée. Si bien que le pilote naviguait à vue, et que le capitaine lui-même avait perdu le nord. Un beau soir, peu après le coucher du soleil, des feux de Saint-Elme apparurent au bout des quarante-quatre mats. C’était incontestablement un mauvais…

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Penser la dictature

On nous répète depuis que nous sommes tout petits que nous vivons dans une démocratie. Ça nous semble tellement naturel que nous pouvons difficilement concevoir que ça change et encore moins que nous allons vers la dictature, lentement ou rapidement, sur certains points seulement ou de manière générale. Beaucoup d’entre nous, habitués à dire aux autres et à se dire à eux-mêmes qu’ils vivent dans une démocratie, auraient de la peine à dire ce qu’ils entendent par là, tout comme ils auraient de la difficulté à dire ce qu’est une dictature. La démocratie, c’est nous, et la dictature, c’est les autres, voilà tout ! Même pour nous, qui sommes prêts à envisager cette possibilité, le problème n’est pas facile. Et la difficulté est peut-être plus morale qu’intellectuelle, tant il est déplaisant de nous demander si nous ne vivons pas dans une dictature ou, du moins, si les tendances dictatoriales ne gagnent pas du terrain tellement rapidement (ce qui est déjà un mal) que le passage à une dictature à proprement parler semble possible. Il faut néanmoins avoir le courage de nous poser ces questions. Mais il faut aussi savoir garder notre sang-froid et ne pas simplement crier à qui veut…

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La Loi, c'est moi !

Voilà ce que doivent se dire intérieurement nos autorités politiques et sanitaires depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Et non sans raison. En effet, leur parole fait loi depuis dix mois. Je n’exagère pas. Ce que nous devons faire et ne pas faire est dicté par ce qu’elles disent dans les points de presse et ce qu’en rapportent et expliquent les journalistes. Vous me direz que ce sont les décrets et les arrêtés promulgués par le gouvernement qui donnent force de loi aux déclarations et aux décisions des autorités politiques et sanitaires. S’il n’y avait pas de tels décrets et arrêtés, les paroles de nos autorités demeureraient sans effets d’un point de vue juridique. Nous ne vivons quand même pas dans une dictature. Mettons. Mais nombreux sont ceux qui savent à peine ou qui ne savent pas que ces décrets et ces arrêtés existent. S’ils se conforment aux consignes de la Santé publique, c’est qu’ils ont entendu le premier ministre, le ministre de la Santé et des Services sociaux et le directeur national de la Santé publique dire qu’il faut le faire, c’est qu’ils ont lu ou entendu la même chose dans les journaux ou aux « nouvelles ». Donc, pour…

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La folie uniforme

C’est bien connu : généralement les fous ne savent pas qu’ils sont fous. S’ils savaient qu’ils sont fous, ils seraient déjà un peu moins fous. Néanmoins il arrive qu’un fou, quand sa folie le distingue de son entourage, sente qu’il n’est pas tout à fait normal, et même pas tout à fait sain d’esprit. Il paraît qu’à force de traitements et de thérapies, on peut même obtenir de lui, dans des épisodes de lucidité, qu’il reconnaisse être atteint d’un ou de plusieurs dérangements mentaux. Cela ne l’empêche pas d’avoir des épisodes de folie. Cela ne suffit pas non plus à le rendre sain d’esprit. Mais c’est un premier pas. Et sa folie, reconnue pour ce qu’elle est dans ces épisodes de lucidité, est déjà un peu moins nuisible pour lui et pour son entourage. Hélas ! on ne peut pas en dire autant de la folie uniforme, c’est-à-dire commune à un grand nombre de personnes. Les personnes atteintes de cette folie étant comme les autres (elles aussi folles) et donc « normales », leur folie est perçue comme le simple bon sens, par elles-mêmes et par la majorité des autres personnes qui constituent leur entourage et qui font partie de…

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Incitation au suicide

Ceux de mes lecteurs qui seraient en mal de raisons de vitupérer contre le mouvement anti-cache-binette (je me qualifierais plutôt de sceptique anti-état d’urgence et anti-moraline), qui seraient tombés par hasard sur cette page, ou auxquels une de leurs connaissances auraient eu l’amabilité de leur en transmettre le lien, pousseront un soupir de déception. Non, je n’entends pas ici inciter mes concitoyens au suicide. Voilà ces lecteurs privés du plaisir d’amalgamer le mouvement anti-cache-binette à un quelconque mouvement pro-corde-au-cou, et de s’indigner en conséquence. Mais il n’y a rien de tel : j’aime la vie, et probablement plus que tous ceux qui acceptent presque sans broncher le sacrifice de presque tout ce qui rend la vie digne d’être vécue sur l’autel de la Santé publique. Mais puisque ces lecteurs ont bien voulu me faire l’honneur d’une visite, je me montrerai bon hôte. Je leur servirai un plat qui convient à leur goût, car il y a bel et bien incitation au suicide. Seulement ,ce n’est pas moi le coupable : ce sont plutôt nos autorités politiques et sanitaires qui sont coupables. Si ces lecteurs sont des connaisseurs, le fumet de ce mets exquis chatouille leurs narines et leur met l’eau à…

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Mesures sanitaires et dressage - partie 5 : implications du couvre-feu

À mon sens, le couvre-feu constitue une nouvelle étape dans le processus de dressage de la population québécoise. (Pour les étrangers qui me liraient, je vous signale que nous n’avons jamais eu de confinement intégral ici, que nous n’avons jamais eu à nous justifier avant pour quitter notre domicile, et que nous n’avons jamais été obligés de porter un cache-binette dans la rue. Mais nos autorités travaillent d’arrache-pied pour remédier à la situation. Nous ne perdons rien pour attendre.) Je ne veux pas seulement dire que nos autorités vont plus loin en cumulant ou en radicalisant des mesures sanitaires d’une même nature. Je considère que ce couvre-feu, malgré des ressemblances avec les mesures sanitaires adoptées précédemment, est d’une autre nature. Il nous dresse d’une autre manière, d’une manière plus profonde et plus insidieuse, si je puis dire. Et que nous importe que nos autorités prétendent seulement vouloir protéger notre santé, ou nous imposer une discipline de fer pour protéger notre santé, ou nous dresser pour mieux nous assujettir ! Dans tous les cas, le couvre-feu nous dresse. C’est le principal, car il faut juger à partir des effets des décisions de nos autorités, et non à partir de leurs paroles.

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Comparaison de deux cas de confinement

Imaginons deux cas de confinement pour comparer les obligations et les privations qui sont alors exigées des personnes. D’un côté, un célibataire sans enfants et en bonne santé qui habite seul. De l’autre, une personne considérée comme à risque qui vit avec son conjoint et ses enfants d’âge scolaire. Le célibataire sans enfants et en santé Bien sûr, le célibataire n’a pas à s’occuper d’enfants qu’il n’a pas alors que les possibilités d’activités sont limitées et qu’il faut passer beaucoup de temps enfermés à l’intérieur, sous prétexte de limiter les contacts et d’arrêter la propagation du Virus, avec les résultats que l’on connaît, selon les statistiques officielles du gouvernement. Puis il peut se considérer chanceux d’être encore jeune et en bonne santé. Mais sa vie n’est pas non plus une partie de plaisir. Malgré le confinement, il travaille huit heures par jour dans une tour à bureaux déserte où il fait du soutien informatique. Il est considéré comme un service essentiel, car sans lui ses collègues ne pourraient pas travailler en cas de problème avec les ordinateurs auxquels ils se connectent à distance. Avant l’entrée en vigueur du couvre-feu, il faisait souvent des promenades avec un ami en soirée. Mais…

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Réclusion préventive généralisée

Quelle surprise ! Nous revoilà confinés presque totalement pour trois ou quatre semaines. Ce qui veut dire, dans le langage de nos autorités politiques et sanitaires, probablement pour trois ou quatre mois, et peut-être davantage. Et en plus nous avons droit, cette fois-ci, à un couvre-feu de 20 heures à 5 heures du matin. C’est que nous avons la chance de vivre dans un pays où nos chefs, d’une bienveillance sans limites, ont pour priorité absolue de protéger notre santé et de nous sauver du Virus – tout comme les citoyens français, anglais, allemands, belges, italiens, espagnols, suisses et australiens, qui ont eux aussi tous la chance d’être gouvernés par des politiciens qui ont pour seule préoccupation leur santé ! Et quand on est persuadé d’agir comme une maman ou un papa qui doit prendre soin de quelques millions de grands enfants qui ne sauraient pas ce qui est bon pour eux, et qui seraient trop souvent égoïstes, désobéissants, indisciplinés et même récalcitrants, il faut être prêt à prendre les moyens qui s’imposent, pense-t-on. Car maman ou papa sait ce qui est bon pour ses ados : ils doivent être rentrés à la maison avant 20 heures, sans quoi ils…

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La guerre contre l'Ennemi invisible

Avec l’accord de T. M., qui m’a fait parvenir les Discours parlementaires sur la grippe ovine en mai dernier, je reprends les idées qui sont développées sur le terrorisme et la grippe ovine afin de leur donner une certaine autonomie, pour les rendre accessibles au lecteur qui ne voudrait pas lire la totalité de ces textes. Je m’efforcerai de m’éloigner le moins possible de ces discours – quitte à les paraphraser et même à reproduire de longs passages presque intégralement – afin de ne pas leur enlever toute leur vivacité, même si le texte qui suit – qui tient de l’essai – reprend des mouvements de pensée faits dans des discours qui se répondent. J’espère ne pas les dénaturer en essayant de les adapter plus directement à la situation actuelle, et ne pas aplatir les différents points de vue en les insérant dans un fil de pensée continu. J’y ajouterai aussi quelques rares idées de mon cru, c’est-à-dire presque rien, tant ces discours me semblent toujours s’appliquer presque intégralement à notre situation. Je conseille néanmoins au lecteur dont la curiosité aura été piquée par cette pâle imitation, d’aller lire les discours originaux. Il y trouvera des idées que je n’ai…

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Renversements moraux de la religion sanitaire

Depuis le début de l’occupation virale, la morale a été mise cul par-dessus tête par la nouvelle religion sanitaire. Ou plutôt : cette religion a si bien su tirer profit de tout ce qui marchait déjà à l’envers dans les morales préexistantes – la morale chrétienne et la morale du travail, par exemple – que nous avons atteint un degré d’absurdité et de bassesse morales peu commun. Toutefois il n’est pas question de dire que cela est sans précédent : de telles situations se sont déjà produites dans l’histoire de l’humanité, principalement lors des périodes de déclin ou de dissolution des civilisations. On compte souvent, parmi les causes de la décadence de la Rome antique, le renversement des valeurs dont la montée du christianisme est responsable. C’est ce qui a fait écrire à un historien : « Comme le principal objet de la religion est le bonheur d’une vie future, on peut remarquer sans surprise et sans scandale que l’introduction, ou au moins l’abus du christianisme, eut quelque influence sur le déclin et sur la chute de l’empire des Romains. Le clergé prêchait avec succès la doctrine de la patience et de la pusillanimité. Les vertus actives qui soutiennent la société étaient découragées, et…

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Recrudescence de la morale chrétienne : le sacrifice

Nous n’avons pas réussi à nous défaire de la superstition simplement parce que l’Église catholique a cessé, au Québec, de se mêler ouvertement de politique il y a quelques décennies. Il y a tout lieu de croire que nous ne nous sommes pas davantage libérés de la morale chrétienne. Sa persistance est telle que, même dans les pays occidentaux où l’influence de l’Église a commencé à décroître bien avant, sa morale reste graver dans les cœurs. Beaucoup de ceux qui se disent athées ou agnostiques adhèrent à certains aspects de cette morale. Certains vont même jusqu’à le reconnaître ouvertement : la morale chrétienne est porteuse de belles valeurs même s’ils n’ont pas la foi et s’ils se montrent critiques à l’égard de l’Église. Il est donc raisonnable de penser que la morale chrétienne joue un rôle considérable dans notre manière de réagir depuis l’arrivée du Virus, et que nos autorités politiques et sanitaires sont porteurs de cette morale ou l’utilisent pour nous influencer et même nous gouverner. Nous pouvons même faire l’hypothèse qu’en cette période de surenchère morale, elle reprend du poil de la bête. Toutefois il serait simpliste de croire qu’elle se manifeste sous une forme pure et sans mélange.

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Politique et religion sanitaire

Ce que l’on appelle la Grande Noirceur est certainement l’une des périodes les plus sombres de l’histoire du Québec. Le gouvernement et le clergé entretenaient des rapports étroits et se soutenaient l’un l’autre. Le gouvernement, qui finançait les œuvres du clergé et maintenait sa prépondérance dans les domaines de la santé et de l’éducation, bénéficiait en retour d’un puissant réseau d’influence, que ce soit pendant les campagnes électorales, ou pour inculquer aux Canadiens-Français une docilité et un respect de l’autorité les rendant plus faciles à manier. Dans les écoles, on enseignait le catéchisme aux enfants. Une forte censure était exercée en matière de religion et de politique, ce qui se manifestait dans les journaux, mais aussi dans les collèges classiques administrés par le clergé – ce qui a sans doute entravé la formation de milieux culturels, artistiques et intellectuelles libres, tant l’atmosphère devait être suffocante pour qui n’entendaient pas se satisfaire des vérités et des valeurs enseignées par le clergé. Les curés exerçaient une influence considérable sur les mœurs, surtout dans les campagnes. Les filles-mères, comme on les appelait alors, étaient envoyées dans des couvents pour accoucher et y restaient parfois, et leurs enfants étaient élevés dans des orphelinats administrés…

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Pourquoi faire confiance aux sociétés pharmaceutiques ?

Il serait impossible d’évaluer dans quelle mesure nous pouvons faire confiance aux sociétés pharmaceutiques si ce jugement dépendait seulement ou surtout de notre capacité à comprendre très bien les technologies qu’elles utilisent dans la fabrication des fameux « vaccins » tant attendus, et à examiner avec rigueur les résultats des études cliniques devant établir qu’ils sont efficaces et sûrs. Presque personne, à part quelques experts, ne serait en mesure de dire, en connaissance de cause, si nous devons faire confiance à ces grandes sociétés et à leurs produits. Est-ce à dire que nous devons nous fier à elles parce que, sur ce point, nous ne pouvons pas connaître de raisons de nous méfier d’elles ? Ou serait-ce l’inverse : devons-nous méfier d’elles parce que, sur ce point, nous ne pouvons pas connaître de raisons de nous fier à elles ? Les deux attitudes peuvent se défendre, et il n’est pas possible de les départager par leurs conséquences. Le fait de leur faire confiance, alors qu’en réalité nous devrions nous méfier d’elles, peut avoir de graves effets sur notre santé. Inversement, le fait de nous méfier d’elles, alors qu’en fait nous devrions nous fier à elles, pourrait nous priver d’un moyen efficace de sauver des vies…

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Pistes de réflexion et idées de résolutions pour le Nouvel An

C’est la coutume, pendant la période des Fêtes, de présenter des vœux. Mais aujourd’hui plus que jamais, je ne crois pas aux bienfaits de la pensée magique. Quel sens cela a-t-il de vous souhaiter de joyeuses Fêtes si vous êtes, à peu de choses près, séquestrés à domicile ? Quel sens cela a-t-il de souhaiter un joyeux Nouvel An si celui-ci s’annonce au moins aussi pénible que 2020, en raison des efforts soutenus de notre gouvernement pour veiller à la santé et au bien-être de tous ? Nos vœux changeront-ils quelque chose à la situation actuelle ? Le gouvernement cessera-t-il de nous rendre la vie pénible, voire invivable, seulement à cause des bons vœux que nous nous adressons les uns aux autres ? Alors foin de tous les vœux ! Heureusement, il existe une coutume beaucoup plus raisonnable et beaucoup plus utile : celle de faire le point sur l’année qui se termine et de prendre des résolutions pour l’année qui commence. Mais comme l’année 2020 a été pour le moins dire inhabituelle, il ne s’agit pas de s’engager, cette fois-ci, à arrêter de fumer, à consommer moins d’alcool, à manger mieux, ou à faire plus d’activité physique, par exemple.

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Pourquoi sommes-nous si obéissants? - partie 3 : l’éducation

J’ai observé que ceux qui critiquent ouvertement – à visage découvert – les mesures sanitaires décrétées par nos autorités, ne sont généralement pas les personnes les plus scolarisées de notre société. On peut le remarquer à leur manière de s’exprimer, par exemple. Quant à celles qui sont allées à l’université, assez souvent on voit qu’elles ne sont certainement pas des fils et des filles de bonne famille, et qu’elles viennent plutôt d’un milieu populaire (je dis cela sans mépris, puisque je ne peux certainement pas dire que j’ai grandi dans un milieu favorisé et que j’ai des parents cultivés). Ce qui leur vaut d’être ridiculisées et méprisées par tous ceux qui peuvent brandir fièrement leurs diplômes, qui manient le discours mieux qu’eux, ou qui savent exprimer correctement les signes apparents d’une intelligence supérieure. Sans doute les causes de cette tendance sont-elles multiples. Les personnes moins scolarisées et ayant souvent moins d’argent : sont davantage menacées par la crise économique dont les effets se font déjà sentir et nous frapperons bientôt presque tous de plein fouet ; sont confinés dans des logements généralement plus petits, qui rendent le confinement plus difficile à supporter ; n’ont pas un chalet où aller passer les fins de…

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Pourquoi faire confiance aux organismes gouvernementaux ?

Nous aurions tort de sous-estimer le rôle important que jouent les organismes gouvernementaux dans l’administration des affaires publiques, de manière générale, et plus particulièrement pendant la crise actuelle. Ces institutions, ainsi que les employés de l’État qui y travaillent (fonctionnaires et cadres), survivent aux législatures et aux gouvernements qui se succèdent. Autrement dit, ils assurent une sorte de permanence dans les affaires publiques, alors que les ministres, eux, vont et viennent au gré des élections et des remaniements ministériels. Les règles et les normes en vigueur dans ces institutions déterminent donc grandement ce qui est réalisé dans de nombreux domaines (l’éducation, la recherche, la santé, la culture, les télécommunications, la sécurité publique, les transports, les finances, l’économie, l’innovation technologique, l’agriculture, l’alimentation, la gestion des ressources forestières et minières, la famille, la retraite, etc.), de même que ce qui peut être dit ou non au grand public à propos des raisons qui motivent les décisions prises et de leurs impacts sur nos vies. Nous pourrions nous demander si ces décisions servent l’intérêt public (celui de la société et celui des individus, qui ne sont pas des choses distinctes), afin d’évaluer la confiance que nous pouvons raisonnablement avoir en ces institutions. Pour…

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Pourquoi faire confiance à la classe politique ?

La confiance est quelque chose qui se mérite. Qui d’entre nous accepterait de prendre pour associé un fraudeur notoire, ou simplement quelqu’un qui se défile quand on lui demande des garanties ? Qui accepterait de s’assurer auprès d’un assureur réputé pour trouver des échappatoires quand on lui présente des réclamations, ou qui demande de se contenter d’une entente verbale ? Qui accepterait d’acheter une maison sans même l’avoir visitée, inspectée et s’assurer qu’elle existe vraiment et qu’elle n’est pas une pure invention de son vendeur ? Le naïf qui ne serait pas capable de faire preuve de la prudence la plus élémentaire, ne devrait pas espérer de nous la moindre pitié quand il se ferait arnaquer, mais devrait plutôt s’attendre à ce que nous disions de lui : « Quel imbécile ! Bien fait pour lui ! Il n’a eu que ce qu’il mérite ! » Quand on est bête à ce point, on ne devrait pas pouvoir disposer soi-même de ses biens. Et si on n’est pas sous la tutelle de quelqu’un d’autre, le problème tend à se régler par lui-même, puisqu’on finit par se faire plumer comme un canard. Pourquoi ne pas faire preuve de la même prudence…

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Vaccins ou produits de thérapie génique ?

De quoi je me mêle ? Voilà la question que je me pose en me préparant à écrire ce billet, et que plusieurs de mes lecteurs se posent peut-être aussi. Je ne suis pas microbiologiste, je ne suis pas virologue, je ne suis pas épidémiologiste, je ne suis pas généticien, et je ne suis pas même médecin. Comment serais-je compétent dans des disciplines scientifiques que je n’ai jamais étudiées ? En quoi mon avis sur ces questions est-il important ? Ne serait-il pas même dangereux de l’exprimer, puisque je pourrais induire en erreur mes concitoyens, et diminuer leur confiance en ces vaccins dont nous attendons notre salut ? Bref, ne devrais-je pas me taire, et même essayer d’anéantir ces doutes en moi-même ? D’abord, ce n’est pas comme s’il s’agissait d’une question de science simplement théorique, ou dont les applications ne me concerneraient pas directement. C’est moi que l’on vaccinera. Et c’est aussi vous que l’on vaccinera. Quoi d’étonnant à ce que nous nous questionnons sur les effets de ces nouveaux vaccins sur notre santé, alors que l’on martèle, depuis mars, que notre santé doit être la priorité, et de veiller à protéger notre santé et celle de nos concitoyens ? Faudrait-il que nous nous souciions…

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Pourquoi sommes-nous si obéissants? - partie 2 : la politique

L’obéissance aux autorités politiques n’est pas chose nouvelle. Nous avons beau dire que nous vivons dans une démocratie, nous n’avons un véritable pouvoir politique qu’à l’occasion des élections. Et quel pouvoir est-ce là ? Celui de choisir nos représentants parmi les candidats que les partis politiques ont choisi – sans nous consulter – comme chefs ou comme candidats pour les représenter dans nos circonscriptions. Celui de choisir parmi les programmes politiques des partis, conçus en vase clos principalement par leurs membres les plus influents. Après quoi, plus le moindre pouvoir politique digne de ce nom jusqu’aux prochaines élections. Ce qui veut dire que même si les autorités politiques obtiennent leur pouvoir grâce à nos votes, c’est nous qui leur sommes subordonnés, et non le contraire. Une fois élues, ces autorités exercent leur pouvoir de manière d’autant plus autoritaire – sans nous consulter ou même nous écouter – qu’elles disent justement le tenir de nous, et gouverner en notre nom. Tout d’abord, le chef du parti politique qui a obtenu le plus de sièges à l’Assemblée nationale est déclaré premier ministre. Que son parti détienne ou non la majorité parlementaire, c’est lui qui nomme tous les ministres, en les choisissant seulement parmi…

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Pourquoi sommes-nous si obéissants? - partie 1 : le travail

Nous nous sommes déjà demandé pourquoi nous acceptons d’être confinés. Mais l’explication que nous avons donnée ne saurait suffire. Elle tente d’expliquer pourquoi nous nous montrons si obéissants, quand il s’agit de notre confinement à domicile, comme si ce comportement docile pouvait être isolé d’autres comportements dociles et des circonstances qui favorisent leur développement. Pourtant rien n’est moins sûr. D’une part, nous ne sommes pas seulement obéissants quand nous sommes confinés à domicile. Nous le sommes aussi quand nous utilisons les transports en commun, quand nous travaillons – pour ceux qui ne sont pas aussi confinés à la maison quand ils travaillent – et quand nous faisons nos courses, en raison de toutes les consignes sanitaires qu’on nous impose, que nous suivons, que nous ne contestons pas, et que nous ne discutons que rarement, quand nous n’allons pas jusqu’à en réclamer d’autres, comme si nous ne nous trouvions pas encore assez obéissants. D’autre part, nous n’avons pas commencé à être obéissants avec la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Nous l’étions bien avant. Si nous n’avions pas déjà été habitués à obéir, si l’obéissance n’était pas déjà une valeur importante pour nous, les choses se seraient passées autrement en mars et…

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Apprendre à vivre avec le Virus ou arrêter de vivre à cause de lui

Vivre avec le Virus Depuis que l’état d’urgence sanitaire a été déclaré, on nous répète qu’il faut apprendre à vivre avec le Virus. Et pourtant, c’est tout le contraire qu’on nous demande de faire en réalité : il nous faut arrêter de vivre à cause du Virus, et toute proposition de commencer enfin à vivre avec lui semble irréaliste, immorale, scandaleuse et folle. Remémorons-nous tout ce que nous pouvions faire librement avant la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, et qui faisait partie de notre vie quotidienne. Considérons maintenant tout ce qu’il nous est interdit de faire, tout ce qu’il ne nous est pas recommandé de faire, et tout ce que nous pouvons faire seulement à condition de nous plier à une nouvelle réglementation omniprésente, tatillonne et susceptible de changer au gré des vents. Et ça serait ça, vivre avec le Virus ? On se moque certainement de nous ! C’est là travestir le sens des mots. C’est leur faire dire le contraire de ce qu’ils signifient. Qu’est-ce que cela veut normalement dire, apprendre à vivre avec quelque chose ? Tout le contraire de ce que l’on prétend pour le Virus ! Qu’on me permette quelques comparaisons martiales, puisque nos autorités et nos journalistes ont déjà…

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Questions à propos de la vaccination massive

1. Nos gouvernements rendront-ils la vaccination obligatoire ? Depuis le temps que nos autorités nous parlent de la venue d’un vaccin efficace capable de mettre fin à la crise sanitaire actuelle, elles doivent bien savoir si elles rendront la vaccination obligatoire. La Loi sur la santé publique du Québec (chapitre XI, section III, art. 123), quand l’état d’urgence sanitaire est déclaré, autorise les autorités sanitaires à rendre la vaccination obligatoire. La Santé publique québécoise a consulté, il y a quelques mois, les psychologues pour savoir s’ils étaient disposés à participer à la campagne de vaccination massive de la population, le personnel de la santé ne pouvant visiblement pas suffire dans les scénarios envisagés. Quant au gouvernement fédéral, suite à l’annonce qu’une demande d’autorisation serait bientôt faite pour deux vaccins, il parle de commencer à vacciner la population canadienne au début de l’année 2021, avec pour objectif de vacciner tous les Canadiens avant la fin de l’année, sans préciser ce que cela implique, et comment il entend s’assurer que tous les Canadiens seront vaccinés. Alors voilà les questions auxquelles nos gouvernements devraient répondre aussi rapidement que possible pour ne pas garder la population plus longtemps dans l’obscurité. A-t-on déjà décidé de rendre…

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Modestes propositions pour plus de transparence

Ne nous faisons pas d’illusions : le Gouvernement, si jamais il prenait connaissance de ces propositions, n’y donnerait pas suite. Il n’en fait qu’à sa tête, depuis le début, et continuera à le faire. Un Gouvernement qui demande à l’opposition de se taire et de se rallier simplement à lui pour faire la guerre au Virus, n’a certainement pas d’oreille pour de simples citoyens comme nous, qui n’ont à ses yeux le droit d’intervenir dans la politique que pour le porter au pouvoir, et qui doivent ensuite se taire et obtempérer, aussi longtemps que durera son règne. Alors pourquoi formuler ces propositions ? Pour que nous puissions avoir une idée de toutes les informations qu’il nous manque pour avoir l’heure juste à propos de ce qu’il se passe depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire et de ce qui s’en vient, et que le Gouvernement aurait pu et pourrait facilement nous fournir. 1. Compte des personnes infectées qui n’ont pas de symptômes, ou qui ont seulement de faibles symptômes, et qui ne sont pas hospitalisées Il n’y a pas de raison, dans les bilans quotidiens et les bilans cumulatifs, de ne pas faire le compte des personnes infectées qui n’ont pas de…

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Pourquoi acceptons-nous d’être confinés ?

Il ne s’agit pas de nous demander quelles raisons on nous donne pour justifier notre confinement. Ce serait une question stupide, dont nous savons tous la réponse. Il ne s’agit pas davantage de savoir si ces raisons sont bonnes, c’est-à-dire si la dangerosité du Virus justifie notre confinement, et si le confinement est un moyen efficace de lutter contre sa propagation et donc contre les hospitalisations et les décès dont il serait la cause. Il suffit de savoir que beaucoup d’entre nous le croient. Et pourtant nous croyons beaucoup de choses, notamment à propos de ce qui est nuisible ou bon pour notre santé, sans que nous ne changions tous nos habitudes pour autant. Par exemple, nous savons que notre mode de vie sédentaire est mauvais pour notre santé, qu’il est l’une des causes des maladies cardiovasculaires, et qu’il est donc responsable d’une diminution de notre espérance de vie. Mais beaucoup d’entre nous passent leurs soirées ou leurs fins de semaine devant un écran d’ordinateur (en plus du temps passé au travail) ou de télévision, au lieu de faire du sport ou de l’activité physique. Et nous ne nous attendons pas à ce que la Santé publique ordonne, grâce à…

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Appel aux aînés

Je m’adresse plus particulièrement à vous tous qui êtes nos aînés. Je ne sais pas exactement à partir de quel âge vous pouvez vous sentir concernés par ce que j’ai à dire. C’est assurément le cas si vous avez plus de 70 ans, comme les autorités politiques et sanitaires, les journalistes, votre entourage et vos concitoyens vous comptent parmi les personnes vulnérables dont il s’agit de protéger la santé en adoptant et en appliquant toutes ses mesures sanitaires et en prolongeant indéfiniment l’état d’urgence sanitaire. C’est assurément aussi le cas si vous êtes âgés de plus de 60 ans et si votre médecin vous compte parmi les personnes vulnérables en raison de votre état de santé et vous demande de prendre des précautions supplémentaires. C’est assurément aussi le cas si, âgés de plus de 60 ans ou même un peu plus jeunes, vous vous croyez en danger de maladie ou de mort si les consignes de la Santé publique ne sont pas rigoureusement suivies par toute la population, bien que votre état de santé ne fasse pas de vous une personne vulnérable. Les autorités politiques et sanitaires et les journalistes, qui se sont proclamés vos porte-parole, réclament en votre nom…

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Mesures sanitaires et dressage - partie 4 : volte-face et cache-binette

Poursuivons la réflexion commencée dans le billet précédent à propos des irrégularités et des incohérences réelles ou apparentes des mesures sanitaires, et de la manière dont elles transforment notre rapport à elles et nous dressent. Pour ce faire, nous nous intéresserons à un point tournant dans les mesures adoptées par les autorités politiques et sanitaires : l’obligation, sur tout le territoire du Québec, de porter un masque ou un cache-binette dans les lieux publics fermés, malgré les déclarations faites quelques mois plus tôt par le grand chef de la Santé publique, selon lequel cette mesure était non seulement inutile pour la population en général, mais pouvait aussi entraîner des cas de contamination. Ce cas diffère de ceux que nous avons analysés jusqu’à maintenant en ce que l’incohérence est manifeste, et que presque tous l’ont perçue comme telle, qu’ils soient pour ou contre cette mesure sanitaire. Nul besoin ici de comparer les mesures sanitaires entre elles et d’analyser les différents contextes dans lesquels elles s’appliquent pour remarquer cette incohérence. Le virage à 180 degrés saute aux yeux, et il a suscité des réactions et même des protestations très vives chez une partie d’entre nous. Mais on ne nous en a pas…

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Mesures sanitaires et dressage - partie 3 : irrégularités et incohérences

Dans la première partie et la deuxième partie de notre réflexion, nous n’avons pas suffisamment tenu compte du fait que les mesures sanitaires varient considérablement avec le temps, et aussi en fonction des personnes, des circonstances, des endroits et des régions socio-sanitaires du Québec. Il en résulte des irrégularités et des incohérences qui changent nos rapports avec les mesures sanitaires. On pourrait croire que ces inconstances et ces inconsistances affaiblissent simplement l’emprise des mesures sanitaires sur nous, puisqu’elles occasionnent des interrogations, et provoquent des critiques et même de vives protestations chez certains d’entre nous. Mais elles peuvent aussi bien produire l’effet contraire, quand nous nous adaptons et nous conformons aux consignes même si nous ne comprenons pas les raisons qui pourraient expliquer toutes leurs nuances et leurs variantes, et que nous les trouvons parfois même incohérentes et arbitraires. Et si nous en venons à la conclusion qu’il vaut mieux obéir tout simplement et ne pas trop nous poser de questions à ce sujet, c’en est fait de notre autonomie intellectuelle. Car c’est alors une capitulation inconditionnelle de l’esprit critique, qui n’en demeure pas moins ce qu’elle est même si nos autorités politiques et sanitaires cherchent véritablement à protéger la santé…

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Mesures sanitaires et dressage - partie 2 : idée fixe et pensée unique

Nous n’avons certainement pas fait le tour de la question que nous nous sommes posée dans la première partie de notre réflexion sur le dressage, à savoir de quelles manières les mesures sanitaires adoptées pour combattre la propagation du Virus peuvent contribuer à nous dresser, indépendamment des intentions et des objectifs véritables ou prétendus de nos autorités politiques et sanitaires. Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas suffisamment tenu compte du fait que nous, en tant qu’êtres humains, sommes capables d’une pensée plus complexe que celles des animaux, et du rôle important que jouent les opinions et les idées dans notre existence individuelle et collective. D’un côté, le fait d’être capables, par la réflexion, de comprendre dans une certaine mesure ce qui nous arrive, peut nous rendre moins vulnérables que les autres animaux aux effets des actions qu’on nous impose constamment et à répétition. D’un autre côté, cette plus grande complexité de nos sentiments, de nos idées et de notre langage nous rend vulnérables aux pratiques – volontaires ou involontaires, réfléchies ou spontanées – des autorités et des puissances qui manient justement les sentiments, les idées et le langage. Peu importe qu’elles aient des objectifs louables ou blâmables, car les effets nuisibles…

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Mesures sanitaires et dressage - partie 1 : omniprésence des mesures et répétition

Mettons entre parenthèses la question de savoir si nos autorités politiques et sanitaires, par les mesures qu’elles décrètent pour ralentir la propagation du Virus, s’efforcent simplement et sincèrement de sauver des vies et de protéger la santé de la population, ou si elles profitent de l’occasion pour nous rendre encore plus dociles que nous ne l’étions déjà ; de savoir si ces autorités défendent ou croient défendre vraiment nos intérêts, ou si elles servent en fait leurs propres intérêts ou ceux d’autres organisations ou groupes de personnes ; de savoir si le Virus est aussi dangereux, contagieux et difficile à vaincre qu’on le dit, ou s’il est comparable à une forte grippe saisonnière ; de savoir si le port du masque de procédure ou du cache-binette est efficace et inoffensif pour la santé, ou s’il est au contraire inefficace et même nuisible pour la santé ; de savoir si la distanciation sociale, le lavage répété des mains, le télétravail, l’enseignement par vidéoconférence, la fermeture des restaurants, des bars, des bibliothèques, des salles de spectacle et des complexes sportifs contribuent ou non à ralentir la propagation du Virus ; et enfin si cette deuxième vague est bien réelle, ou si elle…

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Nous sommes tous vulnérables

Les autorités politiques et sanitaires, et aussi les médias, nous répètent ad nauseam que nous, qui sommes bien portants, jeunes ou un peu moins jeunes, devons penser à nos aînés ainsi qu’aux autres personnes vulnérables, et appliquer rigoureusement les mesures en vigueur pour ralentir la propagation du Virus et protéger la santé des plus vulnérables. Et les mêmes autorités enchaînent, après une courte pause : « Mais même si vous êtes jeunes et en santé, vous êtes vous aussi vulnérables. Vous pouvez attraper le Virus, avoir des symptômes, être malades, vous retrouver à l’hôpital, peut-être aux soins intensifs, et même mourir. Vous avez tort de vous penser invulnérables, de vous croire invincibles. Vous êtes tous et nous sommes tous vulnérables. » Sans doute a-t-on raison de ne pas vouloir insister seulement sur la vulnérabilité des personnes âgées. Sans doute a-t-on raison de dire que nous sommes tous vulnérables, même les plus jeunes et les plus en santé d’entre nous. Mais sans doute a-t-on tort de parler surtout de la vulnérabilité au Virus, alors qu’il y a tant d’autres maladies qui non seulement continuent à faire des ravages depuis l’apparition du Virus, mais qui en font de plus bel parce que nos forces sont…

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La priorité : sauver des vies (suite)

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis mes premières analyses (24 mars 2020) de la grande entreprise de sauvetage à laquelle nous assistons et participons, bon gré mal gré. Et pourtant notre principal objectif, en tant que société, demeure le même : sauver des vies. Ce qui ne veut pas dire, bien entendu, qu’il n’est pas possible de poursuivre ces analyses, puisqu’une situation, du seul fait qu’elle dure, n’est plus tout à fait la même, et peut avoir d’autres effets. Il est vrai que le confinement a pris fin depuis quelques mois déjà. Mais l’état d’urgence sanitaire continue d’être prolongé tous les quatorze jours, sans qu’on envisage d’y mettre fin. Le Virus continue de circuler, nous dit-on. Qu’importe qu’il n’y ait presque plus de décès. L’augmentation des cas de contamination montreraient qu’il continue d’agir dans l’ombre, sournoisement, insidieusement, et qu’il attendrait que nous baissions notre garde pour nous planter un couteau dans le dos, pour dire les choses à la manière de notre directeur national de la Santé publique. Ainsi les consignes émises par la Santé publique (le lavage fréquent des mains, le fameux deux mètres de distance entre personnes qui n’habitent pas à la même adresse et le port…

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La ceinture et les bretelles

Depuis le début de la crise sanitaire, on nous dit que le fait de se laver régulièrement les mains ne dispense pas de garder ses distances sociales, et que le fait de garder ses distances sociales ne dispense pas de se laver régulièrement les mains. Ce sont des mesures qui, bien qu’elles réduisent le risque de transmission du Virus, ne sauraient suffire à elles seules. Elles sont cumulatives. Depuis qu’on nous oblige à porter le cache-binette dans les lieux publics fermés, on nous dit que le fait de se conformer à cette obligation ne dispense pas de se laver régulièrement les mains et, autant que possible, de garder ses distances sociales. Inversement, le fait de se laver régulièrement les mains et de garder ses distances sociales ne dispense de porter le cache-binette dans les lieux publics fermés. Encore une fois, ce sont des mesures qui, bien qu’elles réduisent le risque de transmission de virus, ne sauraient suffire à elles seules. Elles sont cumulatives. Maintenant que le Gouvernement canadien signe des accords avec l’industrie pharmaceutique pour acquérir des dizaines de millions de doses de vaccin, on nous dit que ça ne sera peut-être pas le remède miraculeux qui mettra fin à…

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Discours parlementaires sur la grippe ovine

Un lecteur m’a envoyé ces discours parlementaires qui, même s’ils ne concernent pas la crise sanitaire actuelle, abordent à partir de points de vue inhabituels les problèmes auxquels nous sommes confrontés. J’ai bien eu quelques doutes quant à l’authenticité desdits discours. Mais les références données par ce lecteur m’ont permis de faire mes propres recherches et de conclure que, de toute évidence, ces discours sont authentiques. Discours parlementaires sur la grippe ovine

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La priorité : sauver des vies

Les mesures prises par le Gouvernement du Québec, depuis le dépistage des premiers cas d’infection, ont pour objectif de sauver des vies, nous dit-on. Si on ordonne la fermeture des garderies, des écoles primaires et secondaires, des cégeps et des universités, et peu à peu d’une foule d’entreprises, si on interdit les visites dans les résidences de personnes âgées et les rassemblements intérieurs et extérieurs, c’est pour ralentir la propagation du Virus et préparer le système de santé à accueillir ceux qui auront besoin d’être hospitalisés et éviter qu’il ne soit littéralement débordé ; bref, c’est pour réduire le nombre de décès. C’est la priorité du Gouvernement dans la crise actuelle. Et c’est pour cette raison que c’est le directeur national de la Santé publique qui a décidé des mesures déjà prises ou qui les a recommandées à la ministre de la Santé ou au premier ministre. C’est aussi pourquoi les ministres des Finances et de l’Économie, pour ne nommer qu’eux, se retrouvent de fait subordonnés au directeur national de la Santé publique et à la ministre de la Santé, la pandémie étant avant tout considérée comme une affaire de santé. Le rôle de ces autres ministres est alors de fournir…

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