La folie uniforme

C’est bien connu : généralement les fous ne savent pas qu’ils sont fous. S’ils savaient qu’ils sont fous, ils seraient déjà un peu moins fous. Néanmoins il arrive qu’un fou, quand sa folie le distingue de son entourage, sente qu’il n’est pas tout à fait normal, et même pas tout à fait sain d’esprit. Il paraît qu’à force de traitements et de thérapies, on peut même obtenir de lui, dans des épisodes de lucidité, qu’il reconnaisse être atteint d’un ou de plusieurs dérangements mentaux. Cela ne l’empêche pas d’avoir des épisodes de folie. Cela ne suffit pas non plus à le rendre sain d’esprit. Mais c’est un premier pas. Et sa folie, reconnue pour ce qu’elle est dans ces épisodes de lucidité, est déjà un peu moins nuisible pour lui et pour son entourage.

Hélas ! on ne peut pas en dire autant de la folie uniforme, c’est-à-dire commune à un grand nombre de personnes. Les personnes atteintes de cette folie étant comme les autres (elles aussi folles) et donc « normales », leur folie est perçue comme le simple bon sens, par elles-mêmes et par la majorité des autres personnes qui constituent leur entourage et qui font partie de la même la société qu’elles. C’est ainsi qu’elles se confortent les unes les autres dans leur folie, et que ceux qui réussissent tant bien que mal à garder toute leur tête malgré le délire collectif sont considérés comme des demeurés, des abrutis ou même de dangereux malades mentaux. Parfois on les enferme dans des instituts psychiatriques pour les soigner et protéger la société (je n’exagère pas), alors que les véritables fous, simplement parce qu’ils sont d’accord entre eux, peuvent circuler relativement librement parmi nous ; ou plutôt c’est nous qui pouvons circuler parmi eux, compte tenu de leur supériorité numérique. Ce sont aussi ces fous qui sont ministres, députés et gestionnaires dans des organismes publics, des écoles, des hôpitaux et des entreprises privées. Ce sont aussi à eux, quand ils sont enseignants, médecins et infirmières, que nous devons confier l’éducation de nos enfants et notre santé. Bref, ils sont partout et ce sont presque toujours eux qui sont en position d’autorité. Forts de leur consensus, il n’y a pas moyen de leur faire entendre raison, et souvent ils ne tolèrent pas la discussion.

Si jamais la résistance acharnée de la réalité au narratif officiel de cette « pandémie » en venait, avant qu’il ne soit trop tard, à faire retrouver la raison à une partie suffisamment grande des fous que par malheur nous avons pour concitoyens, il faudra bien que ceux qui ont provoqué et entretenu ce délire collectif nous rendent des comptes et même qu’ils fassent l’objet de poursuites criminelles. La responsabilité des autorités politiques et sanitaires, des médias, des sociétés pharmaceutiques et des experts patentés est accablante. Leur ignorance, leur bêtise et leur participation au grand délire collectif et même planétaire – si jamais ils osent les invoquer comme excuses – ne devront sous aucun prétexte être prises en considération. Quand on occupe de telles positions d’autorité, quand on exerce de grands pouvoirs, quand on décrète l’état d’urgence sanitaire pour se procurer des pouvoirs encore plus grands et pour brimer les droits et libertés de ceux qu’on gouverne, ou quand on est en position d’influencer l’opinion des masses et les politiques nationales et internationales, on a non seulement la responsabilité mais aussi le devoir de savoir ce que l’on fait, d’avoir un cerveau en état de marche et de ne pas perdre la tête à cause du premier virus venu. Justement pour cette raison, il faut nous attendre à ce que les responsables fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour entretenir le délire collectif et le faire durer aussi longtemps que possible. Surtout qu’ils en profitent tous, d’une manière ou d’une autre. Nous ne sommes pas sortis du bois, ou plutôt de l’asile d’aliénés.