Politique (90)

Dissection de la Charte des droits et libertés de la personne à la lumière de la crise actuelle (3)

Je poursuis ici l’analyse de la Charte des droits et libertés de la personne. En relisant le deuxième billet de cette série, publié hier, je viens de remarquer que j’ai passé du chapitre I, analysé dans le premier billet, au chapitre II, en oubliant d’analyser le chapitre I.1. Je veux remédier maintenant à cet oubli, mais sans analyser les articles un à un comme j’ai fait dans les billets précédents. Certains d’entre eux ne concernent pas directement la crise actuelle, alors que d’autres répètent ce qui a été dit dans d’autres articles, mais en faisant varier quelque peu le contexte d’application. Je rappelle encore une fois que, même si je m’intéresse ici aux droits et aux libertés qui nous sont reconnus dans la Charte, ce que j’écris dans ce billet ne constitue pas un avis juridique. Comme dans les autres billets de cette série, il s’agit de voir jusqu’à quel point nos autorités politiques et sanitaires respectent ou ne respectent pas nos droits et nos libertés sous prétexte d’urgence sanitaire, et dans quelle mesure la Charte protège véritablement nos droits et nos libertés. Le chapitre I.1 a pour titre « Droit à l’égalité dans la reconnaissance et l’exercice des droits et…

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Dissection de la Charte des droits et libertés de la personne à la lumière de la crise actuelle (2)

Je continue ici l’analyse de la Charte des droits et libertés de la personne, que j’ai commencée dans un billet publié il y a environ deux semaines. Je rappelle que je ne suis pas juriste et que mes analyses ne sauraient être considérées ou utilisées comme un avis juridique. La perspective que j’adopte n’est d’ailleurs pas celle du droit, mais celle de la philosophie politique. Il s’agit d’examiner la Charte pour déterminer dans quelle mesure notre gouvernement et ceux qui appliquent ses décisions briment nos droits et nos libertés. Cet examen est la condition d’existence de nos droits et de nos libertés, surtout quand les juristes et les politiciens, par adhésion à l’idéologie sanitaire, par amour du pouvoir ou par crainte des représailles, n’assument pas leurs responsabilités de gardiens du droit et de défenseurs des libertés des citoyens, sont devenus de vulgaires mercenaires, ou agissent comme s’ils étaient nos maîtres. Le préambule et le chapitre I (libertés et droits fondamentaux) de la Charte ayant fait l’objet de la première partie de cette analyse, passons au chapitre II (droits politiques) : « 21. Toute personne a droit d’adresser des pétitions à l’Assemblée nationale pour le redressement de griefs. 22. Toute personne légalement habilitée…

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Pour notre bien

C’est pour notre bien : qu’on nous traite tous, quels que soient notre âge et notre état de santé, comme des vieillards à l’article de la mort ; qu’on nous considère, par principe de précaution, malades quand nous n’avons pas de symptômes ; qu’on nous séquestre à domicile quand nous obtenons un résultat positif à la suite d’un test de dépistage, même quand nous n’avons pas le moindre symptôme ; qu’on en fait autant quand nous avons été en contact avec un cas confirmé, même quand le résultat du test de dépistage s’avère négatif ; qu’on a terrorisé le personnel soignant pendant la « première vague », lequel ne voulait parfois plus se rendre au travail pour soigner les résidents des CHSLD ; qu’on se propose de congédier des milliers de travailleurs de la santé non vaccinés à l’approche de l’hiver, précisément quand le réseau de la santé sera soumis à d’importantes pressions à cause des infections respiratoires virales saisonnières, comme à tous les ans ; qu’on nous a fait adopter un mode de vie qui incite à l’inactivité et qui contribue à l’apparition de conditions de santé rendant plus vulnérables au virus ; qu’on a créé, grâce au confinement, des conditions propices à la violence conjugale et parentale,…

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Déclarations nébuleuses, incohérentes et absurdes sur la fin de l’état d’urgence sanitaire (ou l’art de nous mener en bateau)

Nos autorités politiques et sanitaires nous ont encore annoncé qu’elles vont envisager de mettre fin de l’état d’urgence sanitaire, cette fois-ci au début de l’année 2022 (« Fin de l’état d’urgence sanitaire en 2022 : Legault entrevoit la fin de la majorité des mesures », La Presse, 20 octobre 2021). Rappelons que c’est ce qu’elles nous ont dit il y a déjà plusieurs mois, pour inciter les adultes et les adolescents à se faire vacciner. L’état d’urgence, nous disait-on, pourrait peut-être être levé à l’automne, quand la couverture vaccinale visée (70 % ou 75 %) serait atteinte. Pourtant cette cible a été atteinte depuis longtemps et nous voilà en novembre sans qu’aucune mesure concrète n’ait été prise pour mettre fin à l’état d’urgence sanitaire. C’est qu’on nous a annoncé la venue du méchant variant Delta, qui devait décimer les personnes non vaccinées, et peut-être même une partie des personnes vaccinées plus vulnérables, invariablement infectées à cause des personnes non vaccinées. Nous attendons encore. Cette « quatrième vague » a été encore moins dévastatrice que la « troisième vague », c’est-à-dire une petite vaguelette de rien du tout, si du moins on s’intéresse à ce qui importe vraiment, c’est-à-dire aux décès et aux hospitalisations, et pas aux cas d’infection. Si…

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Réplique à un autre sermon du Père Lagacé (ou sur le prétendu devoir de promotion vaccinale des syndicats)

Je veux ici répliquer à un autre sermon du Père Lagacé, fait dans une chronique publiée juste avant l’annonce du report de la suspension des travailleurs de la santé non vaccinés (« Les lavabos, la suite », La Presse, 13 octobre 2021). Cette chronique est la suite d’une chronique publiée en avril en 2020. Je ne reviens pas sur cette première chronique et je me contente de faire remarquer que, bien que je ne le suive pas sur toute la ligne (une représentante syndicale des employés de la SAQ me semble avoir raison de s’étonner de la décision de garder les succursales de la société d’État, alors que le gouvernement terrorise la population québécoise pour qu’elle reste chez elle pour ne pas attraper le virus et dit qu’il faut seulement garder ouverts les commerces essentiels, même si j’en conclurais pour ma part que cette décision montre que les mesures sanitaires sont arbitraires depuis le tout début, alors que pour sa part elle y voit quelque chose d’anxiogène pour les employés), Patrick Lagacé n’était pas encore devenu le Père Lagacé et n’avait pas encore sombré complètement dans le délire superstitieux. Il est à craindre que le vaccin lui ait depuis monté à la…

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La corruption des politiciens, des institutions publiques et de la politique par l’idéologie sanitaire

Ce billet s’inscrit dans ma tentative (commencée dans ce billet et ce billet) d’enrichir et de complexifier la conception commune de la corruption, dans laquelle on confond les moyens généralement utilisés, par exemple les pots-de-vin, avec les fins visées ou les résultats obtenus, à savoir le fait de détourner nos institutions et les personnes qui y occupent des fonctions de leurs fins et des rôles qu’elles sont censées y jouer, et même de transformer en mal et de manière durable ces institutions et ces personnes, quand le mal ne se trouve pas initialement en elles, en raison d’un défaut de conception des institutions et d’une inaptitude morale et intellectuelle des personnes à assumer les responsabilités qu’on leur confie. Cette perversion et cette dégradation, c’est précisément ça, la corruption. Ainsi les institutions et les personnes peuvent-elles être corrompues ou se corrompre même quand personne ne donne des pots-de-vin. Ainsi pouvons-nous constater que la corruption en politique existe sans avoir à prouver que tel ou tel gouvernement a été soudoyé pour servir les intérêts d’une puissance étrangère. La corruption du ministre et du ministère de la Santé et des Services sociaux Même si le personnage est fort antipathique à plusieurs d’entre nous,…

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Contre-offensive contre deux croisés

Depuis le temps que les journalistes de La Presse militent, tels des croisés, pour la conversion forcée ou l’expulsion des travailleurs de la santé non vaccinés et par conséquent infidèles, il fallait bien s’attendre à ce qu’ils répandent des torrents d’encre – à défaut de pouvoir répandre le sang, pour l’instant – à la suite du report de la date butoir pour se soumettre à l’impératif vaccinal. Jadis la philosophie était soumise à la théologie. D’autres ont plus tard voulu mettre la littérature au service de l’action politique conçue de la manière la plus bornée et la plus stupide qui soit. Enfin nous vivons à une époque où le journalisme (ou ce qu’il en reste) a l’obligation de s’engager dans la grande campagne de vaccination massive, à l’échelle nationale comme à l’échelle internationale. Au Québec, La Presse compte probablement (il faudrait faire une étude scientifique pour nous en assurer) parmi ses employés la plus grande concentration d’écrivaillons engagés (ou enragés) de toute la presse écrite. Comme ils sont légion, comme nous ne devons pas gaspiller nos forces en nous engageant dans autant de combats qu’il y a de spécimens de cette sale engeance, je m’en tiendrai ici à contre-attaquer deux…

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Dissection de la Charte des droits et libertés de la personne à la lumière de la crise actuelle (1)

Je ferai ici des remarques sur la manière dont les articles de la partie I de la Charte des droits et libertés de la personne sont respectés depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire et, par la force des choses, je tâcherai de les interpréter correctement, c’est-à-dire de manière cohérente, sans dénaturer le texte. N’étant pas juriste, je ne prétends pas formulé un avis juridique. Je propose seulement de faire ici une lecture attentive de la Charte pour déterminer dans quelle mesure nos droits et nos libertés sont brimés par notre gouvernement et ceux qui appliquent ses décrets. Sans un tel examen, les droits et libertés – dans le contexte de la crise actuelle et de manière générale – qui pourraient nous être reconnus par la Charte ne sauraient vraiment exister, puisque pour disposer de droits et de libertés au sens juridique du terme, il faut bien les comprendre et savoir quelles sont leurs limites. Nos droits et nos libertés ne sont donc pas l’affaire exclusive des spécialistes du droit, qui nous représentent devant les tribunaux, ou qui y représentent l’État. Commençons par le préambule duquel devrait découler les droits et les libertés que nous reconnaît la Charte : « CONSIDÉRANT que…

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Renversements sur les conceptions individualiste et collectiviste de la santé

Les partisans de la vaccination de bout en bout peignent les non-vaccinés comme de méchants individualistes qui tôt ou tard finiront par tomber malades, qui occuperont des lits dans les hôpitaux, qui seront soignés aux frais des contribuables, qui seront responsables de l’engorgement du système de santé, qui priveront de soins les personnes vaccinées mais plus vulnérables ou non vaccinées pour des raisons de santé qu’ils infecteront et rendront malades, sans parler de toutes les autres personnes vaccinées mais atteintes d’une autre maladie, lesquelles se verront privées de soins médicaux adéquats à cause du délestage qu’on sera obligé de faire dans les hôpitaux pour soigner les personnes malades de la COVID-19 à cause des méchants égoïstes de non-vaccinés. À cela ils opposent explicitement ou implicitement une conception de la santé collectiviste. Il faut se faire vacciner deux fois, trois fois, tous les ans ou tous les six mois ou plus souvent si c’est nécessaire. C’est ainsi qu’on cesserait d’être un danger pour ses concitoyens et un fardeau pour l’État, le système de santé et les contribuables en occupant des lits dans les hôpitaux alors que cela aurait pu être évité. Bref, l’idéal de la santé collectiviste, ce serait que les…

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Le passeport vaccinal à l’Assemblée nationale

La dernière trouvaille des agités du bocal qui nous gouvernent vient d’être adoptée : il faudra bientôt montrer un passeport vaccinal pour entrer à l’Assemblée nationale. Ce qui montre que, contrairement au proverbe, l’oisiveté n’est pas la mère de tous les vices. Si nos gouvernants, les bureaucrates et les « experts » savaient rester oisifs, nous ne croulerions pas sous les mesures sanitaires. Mais l’agitation est le fin mot de notre époque et de la crise actuelle. Et plus nos gouvernants s’agitent, plus ils incitent le patronat et le reste de la population à s’agiter aussi vainement. Car ce qu’il faut, c’est s’agiter, coûte que coûte. Qu’importe que ce soit inefficace, inutile, nuisible et absurde ! L’importance, c’est de faire quelque chose, et surtout de montrer que l’on fait quelque chose. Voyons ce que dit à ce sujet l’organe de presse semi-officiel de nos autorités politiques et sanitaires : « Le passeport vaccinal sera désormais exigé à l’Assemblée nationale. La décision a été prise jeudi par le Bureau de l’Assemblée nationale, le conseil d’administration du parlement sur lequel siègent des élus de tous les partis. Majoritaires, la Coalition avenir Québec et le Parti libéral ont appuyé la mesure, alors que le Parti…

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Renversements sur l’absolutisme

Faisons ici abstraction de tout ce qui pourrait être dit pour remettre en question l’idée selon laquelle les mesures sanitaires servent à protéger notre santé. Voyons ce que nous pouvons répondre à ceux qui, parce que nous défendons nos droits et nos libertés contre les nombreuses atteintes qu’on leur a faites depuis 18 mois et qu’on continue de leur faire, laissent entendre que nous ferions de la liberté une sorte d’absolu moral, pour nous répondre que la liberté n’est pas une valeur absolue, aussi bien moralement que politiquement et juridiquement, que celle-ci se voit imposer des limites, en temps normal et encore plus en temps de crise. Par exemple quand la santé et la sécurité de la population sont menacées, comme c’est le cas dans une pandémie. Qui a dit le contraire ? Qui a fait de la liberté un absolu parmi ceux qui s’opposent aux mesures sanitaires ? Personne, d’après ce que j’en sais, à part peut-être quelques toqués non représentatifs de la majorité des non-conformistes. Il est vrai que les entorses faites à nos libertés et à nos droits donnent parfois lieu à des réactions d’irritation, à des exagérations et même à des vociférations. Mais quand même, dire…

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Corruption de la politique : les partis politiques

Il ne s’agit pas, dans ce billet, de la corruption des politiciens, au sens où ceux-ci auraient été soudoyés ou achetés par des gouvernements étrangers, des organisations supra-nationales, des secteurs de l’industrie, de puissants multimilliardaires ou des organisations criminelles ou religieuses. Même si ce phénomène existe certainement, même s’il est vraisemblable qu’il joue un rôle considérable dans la crise actuelle et dans ce qui l’a préparée, il ne saurait expliquer à lui seul les événements que nous vivons ou subissons. On a certainement raison de dire que l’on n’a pas pu corrompre presque tous les présidents, les premiers ministres, les ministres et les députés, surtout sans que ça ne s’ébruite. Et il faut aussi expliquer le comportement de beaucoup de citoyens – en principe ils sont ou devraient être des acteurs politiques et ils n’ont certainement pas reçu des pots-de-vin – qui est lui aussi très nuisible en raison de la masse qu’ils constituent et qui entravent ou neutralisent les tentatives de résistance. On aurait toutefois tort de croire pour si peu qu’on a liquidé définitivement le problème de la corruption et qu’on peut simplement continuer à vaquer tranquillement à ses occupations pendant que les autorités politiques et sanitaires, soucieuses…

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La chasse aux sorcières

Il n’est pas exagéré de dire que nous semblons être au début d’un nouvel âge des ténèbres. Les sorcières d’antan, qu’on condamnait sans l’ombre d’une preuve sérieuse, sont en train d’être remplacées par les personnes non vaccinées. On ne dresse pas de bûchers, mais le tour d’esprit est le même, et on a recours à des moyens jugés plus civilisés pour obtenir la conversion ou la rétractation des non-conformistes. Il fallait s’y attendre avec la vaccination de la très grande majorité de la population et l’efficacité plus que douteuse des vaccins. L’enseignement « en présentiel » ayant recommencé depuis quelques semaines, les écoles sont sous haute surveillance et les élèves sont soumis à des tests rapides. La situation ressemble à celle de l’année dernière, à la différence près qu’on peut maintenant accuser les enseignants non vaccinés d’être à l’origine des éclosions, à plus forte raison si des témoignages d’enfants et de parents sont mis en circulation par les médias traditionnels et deviennent « viraux ». Le 22 septembre, les grands médias (TVA et La Presse, par exemple) – toujours friands de ce genre de nouvelles – annonçaient que la fermeture de l’école primaire Saint-Émile de Montréal a dû fermer ses portes en raison d’une éclosion.

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Corruption morale et intellectuelle des citoyens

Dans la langue courante, nous entendons la corruption d’une manière tellement réductrice qu’il y a une foule de choses que nous pouvons difficilement penser et même remarquer. La plupart du temps, quand nous parlons de corruption, nous voulons dire qu’une personne en soudoie une autre pour obtenir une faveur, un privilège, un contrat, un passe-droit, en échange d’une somme d’argent, d’un cadeau ou d’un service, par exemple. Ou encore nous voulons dire qu’il y a détournement de fonds. Ainsi celui qui est corrompu est presque toujours quelqu’un qui occupe une certaine position d’autorité, souvent une charge publique. Il y a des policiers corrompus auxquels on peut offrir des pots-de-vin pour qu’ils n’appliquent pas la loi. Il y a des politiciens qui obtiennent de l’aide financière ou d’une autre nature lors de leur campagne électorale, et qui restent redevables à leurs protecteurs après leur élection ; il y a des bureaucrates qui profitent de leur position pour s’enrichir à même les fonds publics, ou pour enrichir les membres de leurs familles et leurs amis. La corruption est donc, dans son sens le plus usuel, un trafic illégal d’argent, d’influence, de pouvoir et de faveurs. Et si la corruption comporte bien à nos…

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Drôle d’expression : « protéger la santé »

En raison de son associant avec une image simpliste mais très parlante, j’ai été frappé aujourd’hui par une expression très commune en raison d’une campagne de communication organisée par un regroupement de pharmaciens cherchant à faire mousser leur profession aux yeux de la population québécoise. Sous le slogan « pharmacien engagé à protéger votre santé », on peut voir le montage photographique d’un membre de la corporation pharmaceutique portant, moitié-moitié, un sarrau blanc et un costume de garde du corps, avec la pose d’usage (main sur un écouteur sur l’oreille droite, pour mieux entendre un informateur invisible l’avertir d’un danger imminent pour la santé de la population qui nécessitera son intervention salvatrice). Je laisse de côté la question de savoir si nos pharmaciens sont vraiment engagés à protéger notre santé, ou s’ils sont plutôt engagés à s’en mettre plein les poches, pour me demander si on pense et parle avec justesse quand on utilise cette expression. Certes, cette expression n’est pas nouvelle. Elle est dans l’air du temps depuis déjà quelques décennies. Si elle ne l’avait pas été, nous n’en serions pas où nous en sommes aujourd’hui. Il n’empêche que depuis l’infortunée arrivée du virus, elle occupe beaucoup plus de place dans…

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Précurseurs de l’anti-complotisme

Le maître à ses esclaves « N’allez pas vous imaginer que nous, les maîtres, vous faisons travailler dans les champs et dans les mines pour notre bon plaisir et pour nous enrichir à vos dépens. Nous vous donnerions la liberté si c’était possible. Mais ce ne l’est pas. Voudriez-vous labourer la terre et descendre dans les entrailles de la terre si nous, les maîtres, ne vous y forcions pas ? Et pourtant la Cité a besoin de blé et d’or. En acceptant d’être vos maîtres, ce qui nous demande un travail infini et pénible, nous servons la Cité, nous sommes ses esclaves, comme vous. Il faut être des esclaves incultes, qui n’entendent rien à la politique et à l’économie, pour s’imaginer qu’il y a un complot des maîtres pour vous exploiter. Ne voyez-vous pas que nous faisons tout pour rendre votre labeur le moins pénible possible ? Ne voyez-vous pas que nous vous nourrissons, vous vêtons et vous logeons ? » Les croisés aux Sarrasins « Quoi que vous puissiez en penser, nous ne sommes pas venus ici pour piller des villes, contrôler le commerce maritime avec Venise et fonder nos propres royaumes. Nous sommes venus ici seulement pour libérer la Terre…

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Réflexions sur la liberté, la santé et la sécurité

Ce texte est une tentative de surmonter les blocages moraux qui divisent en deux camps notre société depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire et qui rendent très difficile la discussion, à un tel point que c’est pratiquement l’impasse. Il s’adresse à la fois à ceux d’entre nous pour qui la santé et la sécurité sont la priorité, et à ceux d’entre nous qui valorisent davantage les libertés individuelles. Réflexions sur la liberté, la santé et la sécurité

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Inconstance du statut vaccinal et du champ d’application du passeport vaccinal

Je veux revenir ici sur certains des aspects de mon analyse du décret ordonnant l’implantation du passeport vaccinal afin de me concentrer sur eux et de les développer autrement, et aussi pour attirer l’attention sur des choses que je n’ai pas remarquées à la première lecture. Pour ce faire, je commencerai par le dernier alinéa, qui relativise tout ce qui est ordonné dans les alinéas précédents : « QUE le ministre de la Santé et des Services sociaux soit habilité à ordonner toute modification ou toute précision relative aux mesures prévues par le présent décret. » Ce qui revient à ordonner que le ministre a le droit d’ordonner, sans délai et sans formalité (voir le préambule du décret), la modification de tout ce qui a été ordonné dans les autres alinéas. Ce qui est tout sauf rassurant. Ce qui est une manière de faire savoir aux lecteurs du décret que non seulement on pourrait changer ce qu’on y ordonne, mais aussi que ça va probablement changer. À la lumière de cette drôle de clause par laquelle le ministre se donne à lui-même carte blanche, relisons le premier alinéa qui définit ce qu’on entend par adéquatement protégée : « QU’aux fins du présent décret, on considère…

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Omission importante dans le décret sur le passeport vaccinal

Je n’ai pas remarqué, à la première lecture du décret sur l’implantation du passeport vaccinal, qu’on y a fait une omission importante. Malgré les déclarations réitérées des autorités politiques et sanitaires à l’effet qu’on veille à la protection des renseignements personnels et qu’il n’y a pas de collecte de données au moment de la vérification des passeports vaccinaux par les commerçants et les organisateurs des activités, aucune disposition n’est prise à ce sujet dans le décret. Bien sûr, on dit ceci au dixième alinéa du décret : « QUE, sous réserve du huitième alinéa, il soit interdit à quiconque de conserver, en tout ou en partie, les renseignements obtenus pour les fins de toute vérification effectuée en vertu du présent décret. » Mais c’est trop peu et ça concerne surtout ou seulement, d’après le contexte du décret, les opérateurs des lieux et les organisateurs des activités qui vérifient les preuves de vaccination grâce à l’application gouvernementale, et pas le gouvernement ou une autre entité. Pourtant on se donne la peine de rassurer la population à ce sujet sur la page portant sur l’application VaxiCode du site du gouvernement consacré à la COVID-19. Voici ce qu’on déclare à propos de la protection des…

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Analyse du décret ordonnant l’implantation du passeport vaccinal

Tel qu’annoncé, je fais ici l’analyse du décret numéro 1173-2021 du 1er septembre que le gouvernement a bien daigné rendre public le jour même de l’entrée en vigueur du fameux passeport vaccinal, avec au moins quelques heures de retard, comme s’il ne pouvait pas le promulguer une semaine ou deux plus tôt, en précisément sa date d’entrée en vigueur. Ce qui montre le peu de cas que notre gouvernement fait de ses propres décrets, de même que les journalistes et la population québécoise, qui ne parlent presque jamais de ces décrets ou qui ignorent même leur existence, la seule parole de nos autorités devant avoir force de loi. Cependant ce n’est que parce que ces décrets existent que nous pouvons encore prétendre que nous ne vivons pas dans une dictature au sens strict du terme, c’est-à-dire dans une société où ce que dictent les autorités politiques et sanitaires, par exemple à l’occasion d’une conférence de presse ou sur un site internet, suffit pour entraîner des obligations et des interdictions pour les personnes gouvernées. Il n’est donc pas vain de continuer à accorder de l’importance à ces décrets, et de montrer que nous les lisons et les comprenons. Sinon notre gouvernement,…

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* Mise à jour * - Période dite d’adaptation au passeport vaccinal

Mise au point du 2 septembre 2021. Le gouvernement a finalement mis en ligne son décret sur le passeport vaccinal, avec au moins plusieurs heures de retard, voire peut-être une journée. Ce qui montre que c’est bien un décret pour la forme, sinon ce décret aurait été adopté et publié bien avant, d’autant plus que les grandes lignes en avaient déjà été précisées sur le site du gouvernement et que l’implantation du passeport vaccinal est planifiée de longue date. Aux yeux de nos autorités politiques et sanitaires, c’est leur parole qui fait loi et à laquelle on doit obéir, semble-t-il. Et il en est ainsi pour beaucoup de Québécois qui savent à peine ou pas du tout qu’il y a des décrets et des arrêtés, la seule parole des autorités politiques et sanitaires, amplifiée par les grands médias, étant suffisante pour obtenir leur adhésion et leur obéissance. Autrement le gouvernement aurait promulgué et publié le décret plus tôt et la population l’aurait réclamé. N’est-il pas absurde que nous n’ayons pas le temps de prendre connaissance du contenu d’un décret auquel nous sommes censés obéir ? On demandera peut-être ce que ça change si ce que disent les autorités politiques et…

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Sur les lieux et les activités pour lesquels le passeport vaccinal sera exigé

Comme annoncé, je fais quelques remarques sur la liste des lieux et des activités pour lesquels le gouvernement exigera l’utilisation du passeport vaccinal à compter du 1er septembre. La formulation de cette phrase est intéressante en ce qu’elle ne rend pas compte de la situation. Tout l’été les personnes non « adéquatement » vaccinées et les personnes « adéquatement » vaccinées ont eu accès aux lieux et ont pu faire les activités pour lesquels on commencera bientôt à exiger le passeport vaccinal. Il n’est donc pas tout à fait juste de dire que le passeport vaccinal permettra à ces dernières personnes seulement d’avoir accès à ces lieux et de participer à ces activités, comme si elles ne pouvaient pas déjà le faire avant l’implantation du passeport vaccinal, comme si nous sortions d’une période de confinement. En fait, ce que fait l’implantation du passeport vaccinal, c’est d’interdire aux personnes non « adéquatement » vaccinées d’avoir accès à des lieux auxquels elles avaient accès et de participer à des activités auxquelles elles avaient le droit de participer juste avant. Contrairement à ce que laisse entendre cette phrase, le passeport vaccinal ne procure pas une nouvelle liberté aux personnes « adéquatement » vaccinées, mais privent les personnes non « adéquatement » vaccinées d’une…

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Vaccination obligatoire dans certains milieux de travail et d’enseignement – perspective politique

« But in order to make the king more entirely master of his people, it was enacted, that he might hereafter, at his pleasure, change this act, or any provision in it. By this clause, both parties were retained in subjection: So far as regarded religion, the king was invested, in the fullest manner, with the sole legislative authority in his kingdom: And all his subjects were, under the severest penalties, expressly bound to receive implicitly, whatever doctrine he should please to recommend to them. » [...] « The oaths, which Henry imposed for the security of his ecclesiastical model, were not more reasonable than his other measures. All his subjects of any distinction had already been obliged to renounce the pope’s supremacy; but as the clauses to which they swore had not been deemed entirely satisfactory, another oath was imposed; and it was added, that all those who had taken the former oaths, should be understood to have taken the new one. A strange supposition! to represent men as bound by an oath, which they had never taken. » (David Hume, The History of England, volume III, XXXIII.) Dans un billet précédent, je me suis intéressé aux implications de la vaccination obligatoire dans…

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Remarques supplémentaires sur le passeport vaccinal

Le mois de septembre approche et avec lui l’implantation du passeport vaccinal au Québec. Ce qui m’intéresse dans ce billet, c’est la mise à jour de la page gouvernementale portant sur le passeport vaccinal qui a été faite aujourd’hui. L’application VaxiCode Contrairement à ce que laissait entendre cette page web avant cette mise à jour, une application sera utilisée par les personnes vaccinées pour télécharger leur code QR et le présenter pour avoir accès entrer dans les commerces visés et pour participer aux activités visées, et pas seulement un fichier PDF qu’on devrait présenter à l’écran ou imprimer (cela demeure toutefois possible). Ce qui montre que le site du gouvernement n’est pas une source d’information fiable, même quand il est question des outils qu’il fait lui-même développer. Si on avait certes pu entendre des allusions dans les médias à propos de cette application, ça aurait été la moindre des choses d’en parler sur le site du gouvernement. Je ne parle pas ici des problèmes qui concernent l’application VaxiCode Verif, qui est l’application qui, « destinée aux exploitants ou aux responsables, lira le code QR qui apparaît sur la preuve de vaccination, pour déterminer le statut de protection d’une personne contre la…

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Toujours la même question

Depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, les autorités politiques et sanitaires québécoises et canadiennes – comme celles de beaucoup d’autres pays – évitent de répondre à cette question : qu’est-ce qu’il faudrait pour qu’on considère qu’il n’y a plus d’urgence sanitaire et pour qu’on décide de mettre fin à cet état d’exception ? En fait, elles ne se posent même pas cette question et elles feignent de ne pas l’entendre ou elles trouvent des échappatoires quand nous la leur posons. Car ce n’est certainement dans leur intérêt d’y répondre, ne serait-ce que parce qu’elles perdraient les pouvoirs d’exception auxquels elles ont manifestement pris goût, et qu’elles auraient des comptes à nous rendre, enfin. Alors que l’état d’urgence sanitaire semble se pérenniser et que de nouvelles mesures sanitaires apparaissent – le passeport vaccinal et la vaccination obligatoire dans certains milieux de travail –, il serait temps que notre gouvernement daigne nous donner une réponse, même approximative. Il serait aussi grand temps que cette question soit discutée publiquement, car il ne s’agit pas avant tout d’un problème scientifique ou médical, mais d’un problème moral et politique qui nous concerne en tant qu’individus et citoyens. Nous ne saurions déléguer à la classe politique et…

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Obligation de porter un masque dans les classes des institutions d’enseignement supérieur

Quelques jours avant le début des cours dans les cégeps et moins de deux semaines avant le début des cours dans les universités, le gouvernement a modifié son plan de la rentrée, non pas pour assouplir les règles sanitaires, mais pour les resserrer. Je parle bien entendu de l’obligation de porter le masque même en classe, contrairement à ce qui a été annoncé plus tôt cet été. Pourtant nous sommes au mois d’août, les hospitalisations demeurent relativement stables et les décès attribués ou liés à la COVID-19 sont pour ainsi dire inexistants à l’échelle de la province. Cela en dit long sur ce qui attend les étudiants et les professeurs cet automne et peut-être aussi l’hiver prochain, si le gouvernement ne décide pas entre-temps de renvoyer presque tout le monde à la maison. Et on peut se douter que l’actuelle ministre de l’Enseignement supérieur, qui a été ministre de la Santé et des Services sociaux pendant les premiers mois de l’état d’urgence sanitaire – elle a exprimé publiquement sa déception de devoir abandonner la Santé pour l’Enseignement supérieur à l’occasion du remaniement ministériel de l’année dernière –, est disposée à accepter ou à approuver les directives de la Santé publique…

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Diktats sur le passeport vaccinal, décrets à venir et absence de loi

Ce que nous savons actuellement sur le passeport vaccinal se réduit à presque rien. Nous savons ce que nous en disent les autorités politiques et sanitaires dans leurs points de presse et sur le site gouvernemental consacré à la crise dite sanitaire. Autrement dit, nous savons seulement que le passeport vaccinal entrera en vigueur au début du mois de septembre et qu’il sera requis pour aller dans les bars, les restaurants et les gyms, et pour assister à des matchs sportifs et à des festivals, par exemple. Il est censé s’appliquer seulement, pour l’instant, à certains services non essentiels et exclure les commerces de détail. Mais cela pourrait changer l’automne et l’hiver prochains, en fonction du nombre de cas dépistés. Ce qu’on trouve sur le site du gouvernement ne nous dit presque rien de plus : « Passeport vaccinal Le passeport vaccinal COVID-19 sera un document officiel et gratuit attestant qu’une personne est bien protégée contre la COVID-19. Le passeport vaccinal pourrait notamment permettre de voyager à l’étranger et d’accéder à des activités non essentielles aux personnes adéquatement protégées en cas de recrudescence des cas. Les travaux se poursuivent, mais il est envisagé d’utiliser le passeport vaccinal pour les activités non essentielles…

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Appui de la population et absence de débat public sur l’implantation du passeport vaccinal

Nos autorités politiques et sanitaires et les journalistes affirment qu’une large majorité de la population appuie le passeport vaccinal. C’est même cette forte adhésion de la population québécoise qui justifierait l’absence de débat public à ce sujet, à l’Assemblée nationale ou dans l’ensemble de la société. Le gouvernement bénéficiant déjà de cet appui, il ne serait pas utile de discuter. Qui plus est, notre premier ministre a dit franchement qu’il faut éviter de tels débats puisque certaines personnes – très méchantes ou très stupides – pourraient tromper la population grâce à des arguments fallacieux. Autrement dit, la prétendue adhésion de la population québécoise au passeport vaccinal dépendrait en grande partie de l’absence d’opposition aux vérités qui appuieraient ce fameux passeport et dont on saurait avec certitude qu’elles sont vraies parce que les idées qu’on pourrait leur opposer seraient forcément fausses. Ce qui est du dogmatisme, en science, mais aussi en politique et en morale. Il n’y a pas si longtemps, le clergé catholique censurait et persécutait les penseurs dissidents, libres ou athées en raisonnant de cette drôle de manière : « Ce qui n’est pas conforme aux Saintes Écritures et aux dogmes de l’Église, qui sont la vérité et le bien, est…

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Pour un calcul raisonné des avantages et des inconvénients

Le passeport vaccinal est à nos portes. Nous ne savons pas encore quelle forme il prendra quand il entrera en vigueur, et encore moins quelles autres formes il pourrait prendre plus tard, à l’automne et à l’hiver. Mais nous devons quand même nous demander jusqu’où nous sommes prêts à aller pour ne pas nous faire vacciner et – c’est peut-être là le plus important – ne pas nous plier à l’utilisation du passeport vaccinal. Je dirais même qu’il faut nous poser ces questions d’autant plus que nous ne savons pas à quoi nous en tenir avec ce passeport vaccinal. J’adopterai un point de vue que je crois partager avec la plupart des lecteurs de ce blog. Si nous étions convaincus de l’efficacité et de l’innocuité des vaccins, si nous pensions gagner individuellement et collectivement quelque chose à nous faire vacciner, nous nous serions déjà précipités sur les doses de vaccin que notre gouvernement a généreusement mises à notre disposition. Or ce n’est pas le cas. La propagande gouvernementale et journalistique, bien qu’efficace pour beaucoup de nos concitoyens, nous inspire de la méfiance. Les médecins et les scientifiques qu’on appelle en renfort nous semblent être incompétents ou les laquais du gouvernement…

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Mécanique du foisonnement juridique et des difficultés d’application

1. Moyens et fins de la législation Ceux qui décident des règles selon lesquelles nous vivons se trompent lourdement s’ils ne font pas de l’applicabilité de ces règles un critère important devant les guider dans leur travail. Ou encore ils montrent par là qu’ils ne se soucient pas le moins du monde de l’application régulière et constante des lois, des règlements et des autres dispositions légales (décrets, arrêtés, etc.), ou s’efforcent même d’en tirer profit. En effet, on ne saurait légiférer en pensant de manière procédurale, c’est-à-dire en séparant les fins et des moyens, comme si on pouvait fixer les fins de la législation sans examiner d’abord les moyens de les atteindre, pour le faire seulement après. Comme si la raison d’être de la législation n’était pas l’atteinte de ces fins, et comme si cet objectif ne dépendait pas de ces moyens. Une fin sans moyens efficaces de l’atteindre n’existe que dans l’esprit de ceux qui légifèrent et qui surestiment leur pouvoir au point de croire que l’ordre de la nature, auquel appartient aussi le monde des hommes, se soumettra à leur volonté. Outre le fait que les moyens efficaces peuvent venir à manquer et que les lois (ou tout…

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Sortes d’empoisonneurs et d’hypocrites

Les contempteurs de la vie : « La vie est une vallée de larmes. Nous sommes en ce monde pour souffrir. Dieu a condamné l’homme à travailler à la sueur de son front et la femme à enfanter dans la douleur. Vous dites que la vie n’est pas que souffrance et qu’il existe aussi des plaisirs. Mais ce sont là des plaisirs de la chair, des plaisirs matérialistes et sensibles, des plaisirs vils et trompeurs, des plaisirs qui vous dégradent et qui vous avilissent, des plaisirs qui vous détournent du rachat du péché originel et qui sont de nouveaux péchés pour lesquels il vous faudra payer, des plaisirs qui sont des pièges et qui vous rendront indignes de la félicité éternelle. Il n’y a qu’un remède à tous ces maux, qu’une manière pour vous d’être sauvés : placer votre destin dans nos mains, nous les prêtres, et obéissez-nous au doigt et à l’œil. Ne vous contentez pas seulement de rendre vos actes conformes à notre volonté : rendez-y aussi conformes vos pensées et vos sentiments. Faites pénitence. Mortifiez votre chair, votre intelligence et votre orgueil. Portez le cilice. Flageolez-vous. Ne forniquez pas. N’ayez pas de pensées impures. Pratiquez le jeûne. Mangez tout juste ce…

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Réflexion éthique sur le passeport vaccinal ou simple vernissage moral ?

J’analyse ici un article de Jocelyn Maclure, professeur de philosophie à l’Université Laval, qu’on considère comme un spécialiste de l’éthique, de la philosophie politique et de la philosophie du droit. Il est actuellement président de la Commission de l’éthique en science et en technologie. Il a été l’un des rédacteurs de du rapport de la Commission Bouchard-Taylor sur la laïcité dite ouverte et les accommodements dits raisonnables. Il a obtenu à quelques reprises du financement de CRSH et FQRSC. La crème de la crème en matière éthique, pensera-t-on. On verra qu’il en est autrement. Ce billet n’a donc pas pour seul objectif de montrer que les raisons invoquées pour justifier l’utilisation de passeport vaccinal sont pour le moins dire superficielles et rudimentaires. Il s’agit aussi de mettre en évidence le piètre état de la pensée supposément rationnelle et éthique, lequel joue certainement un rôle important dans la crise actuelle. L’article en question (« Le passeport vaccinal est-il juste ? Oui selon cet éthicien… mais temporairement ») a d’abord été publié sur The Conversation le 17 mai 2021 et ensuite dans le Le Soleil le 24 mai 2021. Il a donc été écrit presque deux mois avant que le ministre de la Santé et des Services…

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Contre l’élimination du groupe témoin et pour la liberté vaccinale

L’objectif de vacciner, au Québec et dans de nombreux pays occidentaux, presque toute la population a pour effet d’éliminer tout groupe témoin digne de ce nom, sous prétexte d’urgence sanitaire. Pourtant les études post-commercialisation des vaccins se poursuivront ou devraient se poursuivre encore quelques années. Comment les scientifiques pourront-ils, sans l’existence d’un tel groupe, avoir une idée juste de l’efficacité et de la sécurité des vaccins à plus long terme et sur le terrain ? Car pour en juger, il faut un point de comparaison, c’est-à-dire un groupe de personnes non vaccinées. Certes il existera toujours un certain nombre de Québécois non vaccinés. Mais, après toutes les pressions qu’on exercera vraisemblablement sur eux l’automne et l’hiver prochains et qui reviennent à imposer indirectement la vaccination, combien en restera-t-il en mai 2022 ? Seront-ils assez nombreux pour qu’on puisse faire une comparaison rigoureuse entre le groupe des personnes vaccinées et le groupe des personnes non vaccinées ? Disposera-t-on d’assez de personnes dans ce deuxième groupe pour faire une comparaison entre des sous-groupes, en fonction de l’âge, du sexe, de l’état de santé et du revenu des personnes, par exemple ? Car il faudrait beaucoup de personnes dans chaque sous-groupe (mettons quelques…

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La convergence bionumérique

Je suis tombé la semaine dernière sur le site d’Horizons de politiques Canada, organisme qu’on décrit comme suit sur ce même site : « Horizons de politiques Canada, également connu sous le nom d’Horizons de politiques, est une organisation au sein de la fonction publique fédérale qui mène des activités de prospectives stratégiques sur des enjeux transectoriels qui informent les fonctionnaires sur les conséquences des politiques publiques possibles au cours des 10 à 15 prochaines années. » Sa directrice générale, Kristel Van der Elst, est pour le moins dire très bien réseautée : « Kristel Van der Elst is CEO of The Global Foresight Group, Director General at Policy Horizons Canada, Special Advisor to European Commission Vice-President Maroš Šefčovič, and a fellow at the Center for Strategic Foresight of the U.S. Government Accountability Office. She is a visiting professor at the College of Europe, and the former Head of Strategic Foresight at the World Economic Forum. Kristel has about 20 years of experience in forward-looking strategy and policy advisory roles. She works with senior executives and policy makers, providing the insights, resources and processes to help them turn long-term strategic thinking into actions and impacts. Kristel holds an MBA from the Yale School of Management,…

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Ne pas prendre notre liberté pour acquise

Nous n’avons jamais eu à lutter collectivement pour notre liberté. La plupart d’entre nous ne sont pas capables de concevoir que nous, Québécois, puissions avoir à le faire. Nous sommes libres, voilà tout, et ils ne voient pas pourquoi et comment cela changerait. Même les deux référendums sur l’indépendance du Québec n’ont pas été l’occasion d’une lutte pour accroître la liberté des individus, car il s’agissait essentiellement de rendre notre gouvernement indépendant ou plus indépendant du gouvernement fédéral, sans changer de manière significative notre mode de vie, notre organisation sociale et nos institutions politiques. Ce qui explique peut-être en partie l’échec du projet souverainiste et la perte d’intérêt dont il est l’objet depuis 25 ans. Beaucoup de Québécois, non sans bonnes raisons, se disent que le fait de nous séparer du Canada ne changerait presque rien à notre vie et préfèrent donc le statu quo. Quant à ceux qui disent encore s’intéresser au projet souverainiste, il est souvent pour eux une affaire d’identité (les Québécois sont un peuple distinct, donc il leur faut un État indépendant du reste du Canada). Et pour ceux d’entre eux qui voudraient par la même occasion apporter des changements sociaux et politiques, la défense et l’accroissement…

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Fierté nationale et souveraineté

C’est aujourd’hui la fête nationale du Québec. Raison pour laquelle notre premier ministre nous adresse ce message : « Cette année, on a encore une fête nationale un peu différente, la pandémie nous a enlevé des moments précieux, fêter le Québec avec notre famille, avec tous nos amis, mais en même temps, ça ne nous a pas enlevé nos raisons de célébrer avec fierté. Qu’est-ce qu’on fête dans le fond ? On fête notre nation, on fête un peuple fort, un peuple fier, un peuple qui a résisté à tellement d’épreuves depuis 400 ans, un peuple qui a été capable de rester tisser serrés, même dans les moments les plus difficiles. Avec la pandémie, le Québec a été confronté à une autre grande épreuve et on a réagi comme on sait le faire : on s’est serré les coudes, on s’est battus, on a pas perdu espoir. Cette année on ne pourra pas se rassembler par milliers, mais on va sentir que l’été s’en vient et que la liberté approche. « Cette année on va pouvoir célébrer notre liberté, nos retrouvailles, notre libération et on va avoir de quoi être fiers parce qu’on sait qu’on est capables, tous ensemble, de résister. On sait que le peuple…

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La liberté des autres comme condition de notre liberté

On dit souvent que notre liberté se termine où celle des autres commence. Selon cette maxime, la liberté de contraindre quelqu’un d’autre à faire quelque chose qu’il ne veut pas faire ne m’est pas reconnue, et vice versa. La vie en société consisterait donc à harmoniser les libertés de chacun, en lui accordant le plus de liberté possible sans empiéter sur la liberté des autres. Dans cette perspective, la principale chose qui menacerait la liberté des uns serait un excès de liberté dont se rendraient coupables autres. C’est pourquoi il faudrait imposer des limites aux libertés individuelles, qu’il s’agisse de celles des personnes égoïstes qui empiètent sur les libertés de leur entourage, ou de celles des propriétaires et des gestionnaires des grandes entreprises qui portent atteintes à la liberté de leurs employés par les conditions de travail qu’ils leur imposent, et à celle de leurs concurrents de taille plus modeste par les stratagèmes utilisés pour entraver leurs affaires. Même en précisant qu’il faut établir une hiérarchie des libertés pour que cette maxime fonctionne – car les travailleurs qui luttent pour obtenir de meilleures conditions de travail restreignent certainement la liberté de leurs riches patrons de s’enrichir grâce à leur travail,…

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Tendances expansionnistes des organismes bureaucratiques

Faisons comme si le ministère de la Santé et des Services sociaux et les autres organismes bureaucratiques qui sont impliquées dans la « gestion de la crise sanitaire » n’étaient pas corrompus par l’industrie pharmaceutique, et comme si ce qui s’y fait et ce qui s’y dit n’était pas déterminé par de cyniques calculs politiciens. Même dans ce cas, il y aurait tout lieu de craindre pour la suite de cette histoire, puisque ces organismes bureaucratiques, de par leur nature même, pourraient très bien ne pas vouloir nous lâcher. Voyons pourquoi il pourrait en être ainsi, et quelles pourraient en être les implications pour nous tous. Raisons des tendances expansionnistes bureaucratiques Il n’est pas nécessaire d’être un complotiste pour penser que les organismes bureaucratiques tendent naturellement à s’étendre et à accroître leur influence et leur puissance, aussi bien sur les personnes qui font partie d’eux que sur le reste de la société. Du moins en est-il ainsi si on ne fait rien pour entraver ou contrôler ces tendances expansionnistes. Et c’est encore pire si le pouvoir politique encourage ces tendances en cédant une partie de son pouvoir aux organismes bureaucratiques et en les finançant généreusement. Les chefs de service, les directeurs, les…

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Effets moraux de la campagne de vaccination massive – partie 2

Je continue ici la réflexion commencée dans un billet précédent à propos des effets moraux de la vaccination massive. Je rappelle qu’il s’agit d’analyser des effets moraux de la campagne de vaccination massive, qui sont favorisés par des sentiments déjà présents avant la « crise sanitaire » et cette campagne, qui renforcent ces sentiments ou qui se combinent avec eux. Et contrairement à ce que laissent entendre les discours moralisateurs grâce auxquels on fait la promotion de la vaccination de toute la population, les changements moraux que produit cette campagne ne sont pas bénéfiques pour les individus et pour la société Altruisme non réfléchi et culpabilisation de bas étage L’une des manières d’obtenir que les jeunes adultes et les adolescents consentent à être vaccinés consiste à faire la promotion de la vaccination dite altruiste. Il ne s’agit pas, pour toutes ces personnes, de se faire vacciner pour se protéger contre le virus. Ou du moins ce n’est pas la principale raison puisqu’elles sont peu à risque d’avoir des complications et de mourir en cas d’infection. Non, il s’agit de se faire vacciner pour protéger les personnes à risque, même si elles sont vaccinées dans une forte proportion et même si on dit…

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Sur l’usurpation

Sauf quand on parle d’usurpation d’identité, on n’aurait pas idée d’accuser quelqu’un chez nous – au Québec, au Canada ou en Occident – d’usurpation. Ce mot nous semble sortir tout droit du Moyen Âge. Un usurpateur, ce serait simplement quelqu’un qui s’approprie un titre – disons celui de roi – qui ne lui revient pas d’après les lois d’un pays, que ce soit par la force, par la ruse ou par la tromperie. Ce peut être le chef d’une puissante famille noble qui chasse du trône le roi légitime. Ce peut être un fils cadet ou un oncle qui prend la place du fils aîné, l’héritier légitime, à la mort du roi. Ce peut être un personnage important de la cour qui fait assassiner le roi. Ce peut être un imposteur qui se fait passer pour un prince présumé mort et qui a l’appui d’une puissance étrangère pour monter sur le trône. À la rigueur, nous pourrions considérer comme des usurpateurs ceux qui, à l’étranger, prennent le pouvoir grâce un coup d’État. Que ce coup d’État serve la politique étrangère occidentale ou non, cela n’a rien à voir. C’est une question de légitimité. S’il y a prise de pouvoir sans…

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Docilité et mépris de la loi comme effets de l’autoritarisme et de l’arbitraire

Il faudrait être aveugle pour ne pas avoir remarqué que les mesures autoritaires et arbitraires que nous impose notre gouvernement depuis quinze mois ont changé notre rapport à la loi, d’une manière ou d’une autre. Docilité Le changement le plus répandu et le plus visible, c’est une plus grande docilité. Bien sûr, plusieurs d’entre nous sont dociles de longue date. La docilité – qu’il nomme simplement obéissance – a toujours été pour eux une vertu, même s’ils ne pouvaient pas le dire trop ouvertement avant l’arrivée du virus, sauf quand ils étaient entre eux. Mais maintenant que le virus est ici et qu’il semble avoir décidé de rester, ils peuvent montrer au grand jour leur docilité et l’exiger de leurs concitoyens, qui viennent grandir leurs rangs. Ce glissement dans la docilité se fait assez naturellement compte tenu de l’omniprésence, de la mobilité et de l’incohérence de toutes les recommandations, obligations et interdictions que formule ou promulgue le gouvernement, et qui sont reprises par les médias et dans tous les lieux que nous fréquentons, ad nauseam. Puis il y a la manière dont on les décide et fait respecter, c’est-à-dire de manière autoritaire, arbitraire et même invasive et agressive. Du jour…

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Effets moraux de la campagne de vaccination massive – partie 1

On a certes raison de s’inquiéter des effets physiologiques indésirables de la campagne de vaccination massive, surtout pour les groupes d’âge qui ne sont pas à risque et qui n’ont aucun bénéfice à retirer de la vaccination. Cependant l’importance qu’on leur accorde a tendance à détourner l’attention des effets moraux de cette campagne. Et quand on s’intéresse à ces effets, souvent ce n’est pas en tant qu’effets en eux-mêmes nuisibles, mais en tant que moyens d’inciter la population à se faire vacciner. Il est important de se soucier de ces effets moraux pour trois raisons : Même s’il est vrai que la manipulation de l’opinion et des sentiments a certainement pour but d’obtenir la vaccination du plus grand nombre de personnes possible, les transformations sentimentales qu’on réalise ne disparaissent pas quand on se fait vacciner. Elles continuent d’exister, elles continuent de produire des effets et elles peuvent être canalisées, renforcées et transformées pour servir à d’autres fins. Les idées et les sentiments sur lesquels on agit pour produire ces transformations et atteindre ces objectifs existaient avant le début de la « crise sanitaire » et ont même leurs racines dans « l’ancienne normalité ». Autrement le passage d’une situation à l’autre n’aurait pu se faire…

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Pour l’indépendance des députés et l’autonomie de l’Assemblée nationale

L’état d’urgence sanitaire n’en finit plus d’être prolongé. Son renouvellement est devenu une simple formalité dans la nouvelle normalité qu’on nous a imposée grâce à lui. Depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, nous nous trouvons dans une situation absurde qui montre non seulement les failles qu’il y a dans la Loi sur la santé publique, mais aussi les défaillances de nos institutions politiques elles-mêmes. La situation se résume comme suit : le gouvernement a déclaré l’état d’urgence sanitaire pour s’accorder à lui-même des pouvoirs exceptionnels et il en reporte indéfiniment la fin pour ne pas avoir à se départir de ces pouvoirs ; la Loi sur la santé publique stipule que l’Assemblée nationale peut révoquer l’état d’urgence sanitaire afin d’éviter que le gouvernement ne l’instrumentalise, ce qui est une précaution illusoire quand le parti gouvernemental détient la majorité des sièges à l’Assemblée nationale, comme c’est actuellement le cas. Le gouvernement prétend qu’il examinera s’il est possible de mettre fin à l’état d’urgence sanitaire à la fin du mois d’août 2021, quand les deuxièmes doses de vaccin auront été administrées. Mais rien ne nous assure qu’à ce moment, il ne reportera pas la fin de l’état d’urgence sanitaire sous prétexte d’être prudent,…

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Contre l’arbitraire

Pour ne pas donner l’impression que j’érige un épouvantail pour ensuite lutter contre lui, il importe de montrer que l’arbitraire a bien des partisans, quoiqu’aucun d’entre eux ne se proclame défenseur de l’arbitraire. Puisque la plume aiguisée de Benjamin Constant s’est déjà intéressé à cette question, et que je ne saurais raisonnablement espérer faire mieux, je reprends le début de son essai sur l’arbitraire : « Avant de combattre les partisans de l’arbitraire, il faut que je prouve que l’arbitraire a des partisans : car telle est sa nature que ceux mêmes qu’il séduit par les facilités qu’il leur offre sont effrayés de son nom, lorsqu’il est prononcé ; et cette inconséquence est plus souvent un malentendu qu’un artifice. L’arbitraire, qui a des effets très positifs, est pourtant une chose négative : c’est l’absence des règles, des limites, des définitions, en un mot, l’absence de tout ce qui est précis. Or, comme les règles, les limites, les définitions sont des choses incommodes et fatigantes, on peut fort bien vouloir secouer le joug, et tomber ainsi dans l’arbitraire, sans s’en douter. Si je ne définissais donc pas l’arbitraire, je prouverais vainement qu’il a les effets les plus funestes. Tout le monde en conviendrait ; mais tout…

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Loi transitoire pour mettre fin à l’état d’urgence sanitaire

Bien que la question ait déjà fait l’objet de déclarations à l’Assemblée nationale, les partis d’opposition se sont mis à réclamer avec plus d’insistance la fin de l’état d’urgence sanitaire à la fin du mois de mai. Notre premier ministre dit devoir prolonger jusqu’à la fin du mois d’août pour permettre aux policiers d’empêcher les rassemblements illégaux et pour assurer la poursuite de la campagne de vaccination. Le Parti québécois réclame du gouvernement un plan de sortie de l’état d’urgence d’ici la fin de la session parlementaire, à la mi-juin. Son chef dit s’inquiéter de voir la province privée de « démocratie puis des contrepoids qui sont normaux dans une société démocratique », pour déclarer : « L'urgence sanitaire, c'est lorsqu’il y a une urgence, une situation qui est hors de contrôle, qui menace la sécurité des gens. Donc, on va tenter de s'entendre avec le gouvernement sur ces critères objectifs là cette semaine, parce que ce n'est pas à la discrétion du gouvernement [de la renouveler ou non]. » (« Lever l’urgence sanitaire est impossible avant la fin août, dit Legault », Journal de Québec, 25 mai) Et la cheffe du Parti libéral d’abonder dans le sens, en affirmant que le gouvernement n’a pas fait la démonstration…

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Autres raisons pour les personnes vaccinées d’être contre le passeport vaccinal

Alors qu’Israël a suspendu l’utilisation de « passeport vert » depuis le 1er juin et que l’idée d’un tel dispositif n’est pas bien accueillie dans certains États américains, il en va autrement en Europe, au Canada et au Québec, où on semble décidé à aller de l’avant, ou du moins des signes laissent présager que l’idée n’a pas été écartée et qu’elle pourrait bien refaire surface. Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec a dit cette semaine qu’on nous annoncera la semaine prochaine ce que l’on fera des codes QR que le gouvernement a envoyés aux personnes vaccinées, en guise de preuve numérique de vaccination. Notre gouvernement semble décidé à nous mettre devant le fait accompli. Car ce qu’on va nous annoncer la semaine prochaine pourrait nous être annoncé maintenant, et même aurait pu l’être il y a au moins quelques semaines ou quelques mois, même si la décision du gouvernement n’était pas encore arrêtée. La transparence, ce n’est pas annoncer aux citoyens une décision quand elle est prise afin qu’ils se conforment à elle. C’est plutôt les tenir au courant de ce qui est envisagé avec assez de précision et à temps pour qu’un débat public puisse…

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Lobbyisme des marchands de vaccins au Québec et au Canada

Ce n’est pas un secret que les activités de lobbyisme ont une influence considérable sur les politiques de nos gouvernements. Et le secteur de la santé ne fait pas exception. Où il y a beaucoup d’argent à faire, il y a forcément des lobbyistes. Pour plus de transparence, les lobbyistes doivent s’inscrire aux registres fédéral et provincial quand ils prennent l’initiative de communiquer avec des décideurs publics pour influencer, en autres, les orientations ou obtenir des contrats. Mais avec la restriction suivante, au Québec, sans doute renforcée à la suite de la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, qui excuse toutes sortes de pratiques qui seraient jugées illégales ou non conformes à l’éthique dans un autre contexte : « Précisons d’entrée de jeu que le fait, pour un représentant d’entreprise ou d’organisation, de répondre à la demande d’un décideur public (élu, fonctionnaire ou personne nommée à un organisme du gouvernement au sens de la Loi sur le vérificateur général) n’est pas une activité de lobbyisme au sens de la Loi. Bref, lorsqu’un décideur public initie la communication, il ne s’agit pas de lobbyisme. Par exemple, dans le but d’assurer les services essentiels, les ministères et organismes sollicitent quotidiennement des interlocuteurs des organismes à…

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Le scientisme, une menace pour la démocratie, la science et la médecine

Il ne s’agit pas de faire un procès à la science et aux scientifiques qui pratiquent leur discipline avec rigueur, prudence et probité, sans tomber dans le dogmatisme et sans avoir des visées expansionnistes. Ce dont il s’agit ici, c’est de faire la critique du scientisme, qui certes préexistait à la présente « crise sanitaire », mais qui a fait des pas de géant depuis son début. Beaucoup de ceux qui, avant, ne s’intéressaient pas le moins du monde à la science, ou qui étaient méfiants à son égard, ne jurent maintenant que par la science, ou plutôt par l’idée qu’ils s’en font, sans avoir fait d’études dans le domaine, sans avoir lu un seul article scientifique, sans avoir fait d’épistémologie, et sans même avoir une idée vague de ce que pourrait être une démarche scientifique rigoureuse. Ainsi suffit-il de leur dire que telle ou telle chose sur le virus, la « pandémie » ou les mesures a fait l’objet d’une étude et a été prouvée scientifiquement, et d’y joindre quelques données éloquentes et quelques graphiques hauts en couleur, pour qu’ils y voient une vérité indiscutable. Ce billet a pour objet les effets nuisibles du scientisme sur la démocratie et sur la pratique de…

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Remarques sur le plan de déconfinement du Québec - partie 2

Dans mon billet précédent sur le plan de déconfinement du Québec, j’ai fait une analyse détaillée des assouplissements que nous offre le gouvernement en échange de notre vaccination. En tant que tel, c’est déjà un drôle de marché. À ma connaissance, on n’a jamais vacciné massivement une population majoritairement saine et peu à risque de tomber gravement malade en lui promettant des bénéfices qui n’ont rien à voir avec sa santé. Je sais bien que c’est sous prétexte d’améliorer la situation épidémiologique qu’on vaccine la population : ce serait seulement après cette amélioration qu’il serait possible d’accorder des assouplissements. Seulement le discours et la pensée ont pris un raccourci : il s’agit de nous faire vacciner pour retrouver une part de notre « liberté » et de revenir à une sorte de « normalité », en passant par-dessus l’amélioration de la situation épidémiologique et la diminution des risques pour des personnes de toute façon majoritairement très peu à risque de tomber gravement malade. Cela fait donc à plusieurs d’entre nous l’effet d’une demande de rançon : « si vous ne vous faites pas vacciner en grand nombre, nous continuons à vous priver d’une grande partie de votre liberté et vous pouvez faire une croix sur un…

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Mise à jour de « Contre le passeport vaccinal » - ajout de la section 3

La section 3 a été ajoutée au texte intitulé « Contre le passeport vaccinal ». On y combat l’idée d’imposer ce dispositif pour empêcher les personnes non vaccinées de participer à des activités jugées à risque et d’accéder à des lieux jugés à risque, sous prétexte de protéger la santé des principaux intéressés et d’éviter un engorgement du système de santé préjudiciable à toute la collectivité, ainsi que des dépenses inutiles que les contribuables devraient assumer. Contre le passeport vaccinal

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Avant-goût de vaccination obligatoire

Comme vous le savez peut-être, le gouvernement du Québec a rendu obligatoire la vaccination contre la COVID-19 pour une grande partie du personnel des établissements de santé (arrêté numéro 2021-024, 9 avril 2021), sous prétexte de protéger la santé de la population et plus particulièrement celles des personnes plus vulnérables. Cette mesure exclut les personnes qui accomplissent des tâches administratives et s’applique aux milieux de travail suivants : les urgences, à l’exception des urgences psychiatriques ; les unités de soins intensifs, à l’exception des soins intensifs psychiatriques ; les cliniques dédiées à la COVID-19, dont celles de dépistage, d’évaluation et de vaccination ; les unités identifiées par un établissement afin d’y regrouper la clientèle présentant un diagnostic positif à la COVID-19 ; les centres d’hébergement et de soins de longue durée ; les autres unités d’hébergement ; les unités de pneumologie. Notons que le gouvernement a adopté cette mesure alors qu’il est toujours écrit sur la page gouvernementale d’information sur les vaccins ceci (en date du 1er mai 2021) : « Les études sont en cours pour savoir si les personnes vaccinées ne transmettent plus l’infection et si les mesures de protection habituelles (distanciation physique, port du masque et lavage des mains) peuvent être assouplies. » Et pourtant l’une des…

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Refus de la discussion et dogmatisme à propos du passeport vaccinal 

Le ministre de la Santé et des Services sociaux a déclaré récemment, dans une entrevue radiophonique (10:33), que le processus pour rendre disponible une preuve numérique de vaccination contre la COVID-19 devrait aboutir d’ici la fin du mois d’avril. Selon lui, il faudrait pouvoir disposer de cette preuve numérique avant d’entreprendre le débat éthique sur ce fameux passeport que d’autres pays ont déjà commencé à implanter. Et ce débat doit avoir lieu rapidement, toujours selon le ministre Dubé. En effet, il y a lieu de croire que ce débat ne durera pas longtemps (peut-être s’agira-t-il d’un débat d’experts entre des portes closes dont on nous annoncera les résultats sans nous avoir consulté), puisqu’on se sera déjà doté d’une partie des outils nécessaires à l’implantation de ce dispositif. C’est un peu comme si le gouvernement attendait la fin des travaux de la phase 1 d’un grand projet routier avant de discuter publiquement de sa pertinence. On se dirait alors que tout a déjà été décidé, et que ce débat n’a lieu que pour la forme ou que pour régler des points de détail. Les journalistes, eux, prennent néanmoins les devants, dont Patrick Lagacé qui a publié un article favorable au passeport…

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Jeunesse sacrifiée et vie d’une étudiante depuis 2020

Décidément la situation des jeunes ne s’améliore pas. C’est comme s’ils n’existaient pas aux yeux de nos autorités et de leurs concitoyens, sauf quand ces derniers ont besoin d’un bouc émissaire. Car c’est toujours la faute des jeunes. S’il y a une augmentation des cas de contamination, c’est qu’ils ne suivent pas les consignes sanitaires. Si les personnes âgées tombent malades, sont hospitalisées et décèdent, c’est qu’ils ne suivent pas les consignes sanitaires. S’il faut fermer les commerces non essentiels sous prétexte de garder la situation sous contrôle, c’est qu’ils ne suivent pas les consignes sanitaires. Pas étonnant qu’on se soucie assez peu de ce qu’ils vivent. Pas étonnant qu’on cherche même à les faire payer pour les péchés qu’ils auraient commis. Pas étonnant que certains de leurs aînés, à l’annonce d’une troisième vague qui ferait des ravages chez les jeunes (nous attendons toujours) aient éprouvé un plaisir pervers à l’idée que les jeunes allaient enfin payer le prix pour leur négligence, leur insouciance et leur manque de compassion. Assurément notre gouvernement n’a rien à faire des jeunes. Tout comme les journalistes, leurs parents, leurs grands-parents et le reste de leurs concitoyens plus âgés, à ce qu’il semble. Certes certains…

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Brouillard de l’après-vaccination

Notre gouvernement, les experts autorisés et les journalistes nous chantent en chœur le même refrain : « Allez vite vous faire vacciner pour qu’on en finisse avec cette pandémie et qu’un retour à la normale soit bientôt envisageable. » Mais jamais on nous dit, avec quelque précision, comment se fera et ce que sera ce fameux retour à la normale. Et presque personne ne s’embarrasse de poser des questions à notre gouvernement à ce sujet. Comme si la levée des mesures sanitaires allait se faire toute seule une fois que nous serons dans une forte proportion « vaccinés ». Comme si ce qui va se produire ensuite était une conséquence naturelle de la « vaccination » et était simplement un effet désirable des « vaccins ». À son habitude, notre gouvernement se montre par contre très précis quant à ses exigences « vaccinales » : il s’est fixé pour objectif la « vaccination » de 75 % des adultes de tous les groupes d’âge. (Source : site de notre gouvernement.) Tant que cet objectif n’aura pas été atteint, il se peut qu’il ne desserre pas l’étau de manière significative, qu’il exerce des pressions croissantes sur les groupes d’âge plus jeunes et moins enclins à se faire…

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Relation abusive

Je reprends presque textuellement le petit texte de Manon Joyal publié sur le blog de Jean-Dominique Michel, en changeant seulement quelques mots. « J’ai une question… Si mon « conjoint » m’empêche de sortir, s’il m’empêche de respirer ou de m’exprimer librement, s’il me menace si j’ose respirer ou m’exprimer, s’il vérifie mes déplacements et avec qui je discute et m’oblige à ne pas voir mes proches ami(e)s et ma famille, s’il m’impose une heure pour rentrer à la maison et s’il m’accuse en me disant que c’est à cause de mon comportement qu’il réagit ainsi… Suis-je dans une relation abusive ? Ai-je affaire à une personne narcissique ou toxique ? Est-ce qu’il y a une loi pour me protéger de lui ? Est-ce que des organismes existent pour me protéger ? C’est parce que je m’inquiète vraiment pour mes droits et ma liberté dans ma relation avec lui. Je suis confuse. Il n’arrête pas de me répéter que c’est pour mon bien qu’il fait ce qu’il fait. * Le mot « conjoint » est fictif. Remplacez-le par gouvernement. » Pourquoi ce qui est jugé à juste titre inadmissible quand il s’agit d’une femme serait-il acceptable et même louable quand…

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Analyse de l’avis sur les passeports immunitaires du Comité d’éthique de santé publique

« Those who would give up essential liberty, to purchase a little temporary safety, deserve neither liberty nor safety and will lose both. » Benjamin Franklin Le Comité d’éthique de santé publique (CESP) a publié un avis sur les passeports immunitaires (1er avril 2021). Puisqu’il relève de l’Institut national de santé publique, dont la mission est de soutenir le ministre de la Santé et des Services sociaux, cela suffit déjà pour douter de l’indépendance de ce comité et de la valeur de cet avis. Sans aller jusqu’à prétendre que les rédacteurs de cet avis sont dans l’obligation d’être en parfait accord avec le ministre Dubé, il serait certainement très mal vu de prendre ouvertement et radicalement position contre l’avis favorable aux passeports immunitaires que ledit ministre a exprimé publiquement à l’occasion d’un point de presse. Ce ne serait certainement pas là soutenir le ministre et encore moins lui fournir les justifications éthiques dont il pourrait avoir besoin. Il n’y a donc pas lieu de nous étonner que l’avis du CESP soit favorable à l’usage des passeports vaccinaux : « Le CESP estime que, dans la balance, les bénéfices escomptés en termes de bienfaisance, de liberté et de solidarité sont légèrement plus importants que les…

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Changement dans la manière d’imposer des mesures sanitaires

Je n’ai pas été étonné que le port du masque médical en continu (même quand on est assis bien sagement à son bureau, quand la distanciation sociale est respectée et quand il n’y a personne à dix ou vingt mètres à la ronde, en raison du télétravail qui est à prioriser) devienne obligatoire dans tous les milieux de travail après la recommandation faite par l’Institut national de santé publique (INSPQ) et relayée par les médias traditionnels en mars. Ce qui m’a au contraire surpris, c’est la manière dont cette nouvelle mesure sanitaire nous a été imposée. Je m’attendais à ce qu’un décret ou un arrêté soit promulgué, comme ça c’est produit pour la plupart des autres mesures sanitaires, notamment le port obligatoire du masque dans tous les lieux publics fermés, décrété en juillet 2020. Mais non : c’est la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) qui a décidé d’exiger le port du masque médical en continu dans tous les milieux de travail, en plus de la distanciation physique et de la présence de barrières physiques, supposément pour limiter la prolongation du virus et des affreux variants dans le contexte de la troisième…

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« Vaccination » et orchestration

Voilà, c’est à peu près décidé : nous en avons encore pour au moins deux mois avant d’avoir un peu de répit et un semblant de retour à la « normale ». Notre premier ministre – lui-même qui nous a proposé un pacte moral pour la période des Fêtes et qui l’a résilié juste après, lui-même qui nous a déconfiné pour nous reconfiner juste après – sait déjà comment évoluera la situation épidémiologique jusqu’à l’été. C’est que le Virus ou plutôt les variants lui ont soufflé à l’oreille ce qu’il en sera. Ou bien les experts qu’il consulte ont leurs entrées chez lui. Quoi qu’il en soit, ce qui se passera d’ici la fin du mois de juin m’a tout l’air d’être planifié ou orchestré, peut-être de longue date. Cela aura au moins la vertu de rendre la situation encore plus claire : les mesures sanitaires qu’on nous impose ne découlent pas de la situation épidémiologique. Celle-ci n’en est que le prétexte. Bien que j’ignore ce qui se passe dans les cercles du pouvoir, on peut difficilement voir une preuve de rigueur et de bienveillance à notre égard dans le fait de nous imposer des mesures qui anéantissent notre liberté en s’appuyant sur des…

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Dictionnaire des idées reçues sur la pandémie

Notre existence est tellement devenue glauque que nous sommes sur le point d’oublier comment rire, sauf quand nos amuseurs nous chatouillent. Voici un texte qui entend tirer profit de la vertu thérapeutique du rire pour l’esprit et pour le corps. J’espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire. Veuillez faire circuler ce texte. Dictionnaire des idées reçues sur la pandémie

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Des dangers d’une idéologie sanitaire 

Voici un article où Ariane Bilheran, docteur en psychopathologie, établit un rapprochement intéressant, mais surtout inquiétant, entre l’idéologie sanitaire actuelle et l’idéologie sanitaire nazie. En s’appuyant sur l’article de l’historien Johann Chapoutot, plusieurs points analogues à ce qui se passe actuellement sont abordés : l’utilisation d’une idéologie sanitaire à des fins politiques ; la médicalisation du discours politique, dans lequel l’aseptisation de la société est très importante ; la psychose de la contamination qui en résulte, alimentée par le fait que l’adversaire serait sournois et invisible ; les mesures sanitaires (couvre-feux, horaires de sortie, mises en quarantaines) applicables aux ghettos juifs, dont certaines provoquent ou aggravent les épidémies de typhus qu’il s’agirait de combattre ; la fusion du rôle du policier et du rôle du médecin, le policier ayant une mission sanitaire et le médecin ayant un tour d’esprit policier. Après la lecture de ces deux articles, on en vient presque à se demander si ce n’est pas les vecteurs de contamination que nous sommes tous qui sont – au lieu du Virus et des méchants variants – la cible des mesures sanitaires de notre gouvernement. À voir la manière dont il nous traite depuis un an, malgré les beaux discours qu’il nous tient, il…

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Une sortie de crise qui n’en est pas une

Dans son article « On s’en va dans le mur » (La Presse, 7 avril 2021), Isabelle Hachey fait un nouveau pas dans la promotion de la solution « vaccinale ». Je ne saurais dire si son article a été écrit de bonne foi, ou si elle suit simplement la ligne éditoriale de son employeur, résolument en faveur de la « vaccination » de toute la population, ou si elle suit la ligne éditoriale de son employeur en croyant de bonne foi servir la vérité et les intérêts de l’humanité. Mais je n’ai pas la prétention de sonder les cœurs. Je m’intéresserai seulement aux affirmations péremptoires faites ou rapportées par cette journaliste qui travaille depuis 23 ans à La Presse, et qui devrait bien connaître son métier. Après s’être un peu défoulée contre le propriétaire de gym qui serait responsable de 193 cas de COVID-19 qui devrait être l’objet de tout notre mépris et de toute notre exaspération (comme l’ont fait aussi plusieurs membres de la grande confrérie des journalistes), et s’être plainte du peu d’enthousiasme des Québécois à se faire « vacciner » pendant le congé de Pâques (assurément parce qu’ils étaient trop occupés à manger du jambon, selon elle),…

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Socle pour une alliance : ce que nous ne désirons pas comme société

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, nous sommes à un point tournant pour notre société et notre civilisation. L’invasion du Virus n’en est que le prétexte, n’en est que le moyen. Nos maîtres seraient bien fâchés de voir le Virus disparaître soudainement, comme des prêtres qu’on priverait du péché comme instrument de contrôle mental et moral. Il est impératif que nous décidions ce que nous désirons comme société, et encore plus ce que nous ne désirons pas. Ce n’est pas à notre premier ministre, à notre ministre de la Santé et des Services sociaux, à notre directeur national de la Santé publique et à la cellule de crise qui l’entoure, aux experts autorisés en santé publique, aux médecins intensivistes, aux sociétés pharmaceutiques et aux élites économiques internationales à qui profitent assurément la crise « sanitaire » et qui tirent peut-être les ficelles, de décider de notre avenir en tant qu’individus, en tant que société, en tant que civilisation. De telles prétentions – qu’on se donne de moins en moins la peine de cacher – sont incompatibles avec le principe de base de la démocratie, à savoir le droit des peuples à l’autodétermination. Ainsi c’est nous faire les défenseurs de la…

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Sanctions économiques « auto-imposées » et guerre humanitaire contre le Virus

C’est du jamais vu : voilà plus d’un an que les gouvernements de presque tous les pays occidentaux adoptent des mesures qui détruisent leur économie, qui appauvrissent la population et lui rendent la vie invivable, et qui ébranlent toutes ses institutions. Et nous voilà repartis, presque partout, non pas tant pour la troisième vague de la « pandémie », que pour le troisième accès d’automutilation collective de l’Occident unanimement piloté pour nos dirigeants. Et qui sait quand viendra la prochaine trêve, et combien de semaines ou de jours elle durera ? Et qui sait si la situation ne pourrait pas bientôt culminer par une sorte de suicide de l’Occident tel que nous le connaissons ? Et qui sait quelle vie il pourrait y avoir après cette mort ? Cependant je ne crois pas à la génération spontanée, pas même à celle des événements étonnants que nous sommes en train de vivre. Ne nous laissons pas paralyser par l’étonnement et efforçons-nous de comprendre la genèse de ces événements, ou du moins une partie de cette genèse. Car des événements d’une telle ampleur sont nécessairement multifactoriels. Les gouvernements occidentaux ont souvent recours, sous des prétextes faussement humanitaires ou démocratiques, à des sanctions économiques pour déstabiliser, affaiblir, mettre au…

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Malheur aux vaincus !

« Dans un état de choses également fâcheux pour les deux partis, il se fit d’abord quelques propositions d’accommodement, par le moyen des gardes avancées, qui conféraient ensemble. Ensuite, sur une décision des principaux citoyens, Sulpicius, l’un des tribuns militaires de Rome, alla parlementer avec Brennus. Il fut convenu que les Romains payeraient mille livres pesant d’or, et que les ennemis, dès qu’ils les auraient reçues, sortiraient de la ville et du territoire. Les conditions étaient acceptées de part et d’autre, les serments prononcés, l’or apporté ; mais les Celtes trompèrent à la pesée : d’abord secrètement, en se servant de faux poids ; ensuite ouvertement, en faisant pencher un des bassins de la balance. Les Romains ne purent alors retenir leur indignation. Mais Brennus, comme pour ajouter à cette infidélité l’insulte et la raillerie, détache son épée, et il la met par-dessus les poids avec le baudrier. « Que signifie cela ? demanda Sulpicius. — Eh ! répondit Brennus, quelle autre chose, sinon : Malheur aux vaincus ! » Ce mot a passé depuis en proverbe. » (Plutarque, Vies des hommes illustres, Camille.) La manière dont les autorités politiques et sanitaires et la population québécoise (et aussi canadiennes et…

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La santé mentale de nos autorités

C’est l’usage, depuis que l’état d’urgence sanitaire a été déclaré, de nous inquiéter de la santé mentale des enfants, des jeunes, des parents, des professionnels de la santé et des personnes qui habitent seules, qui éprouvent des difficultés économiques ou qui sont âgées ou vulnérables. Certains de nos concitoyens ou de nos proches, pour qui nous sommes des complotistes, se soucient aussi de notre santé mentale. Mais les grandes oubliées, dans toute cette histoire, ce sont nos autorités politiques et sanitaires. On en vient presque à oublier qu’elles aussi, elles sont des êtres humains. Puisqu’elles s’investissent entièrement dans la lutte contre le Virus et qu’elles donnent sans compter pour protéger la santé de toute la population, elles tendent à s’oublier. C’est donc notre devoir, en tant que citoyens, de faire preuve de la même bienveillance envers nos autorités. Ne soyons pas ingrats. Montrons-leur toute notre reconnaissance en nous souciant de leur bien-être mental. C’est d’ailleurs dans notre intérêt de le faire, tout comme c’est dans leur intérêt de se soucier de notre bien-être mental. Nous n’avons pas plus envie d’être gouvernés par des autorités qui souffrent de troubles psychologiques, qu’elles ont envie de gouverner une population qui est instable psychologiquement.

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Sélection sociale des individus les plus bornés et les plus dociles (ou la domestication)

En croyant s’inspirer de la théorie de l’évolution, une certaine idéologie sociale et économique prétend que ceux qui ont du succès sur le marché du travail ou qui réussissent à faire leur chemin dans notre société (pour beaucoup, c’est tout un) sont supérieurs à ceux qui stagnent ou qui échouent sur le marché du travail et qui restent toute leur vie au bas de l’échelle sociale. Pourtant personne ne penserait à dire, dans le contexte d’une dégradation importante d’un écosystème, que les vers de terre qui survivraient en se nourrissant des débris organiques seraient supérieurs aux animaux herbivores et carnivores qui périraient. Les lombrics sont seulement mieux adaptés à ce contexte en ce qu’il leur en faut moins pour survivre, par opposition aux animaux plus complexes, pour la survie desquels plus de conditions doivent être réunies. Personne n’aurait non plus l’idée de dire que les chiens de compagnie, domestiqués depuis des générations, sont supérieurs à leurs cousins les loups parce qu’ils réussissent à vivre en harmonie avec leurs maîtres les humains, en passant le plus clair de leur temps à l’intérieur des maisons et des appartements de ces derniers, alors que les loups sont voués à ne pas pouvoir exister…

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La prévention de la radicalisation

Après avoir lu un article de journal affirmant que le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) s’intéressait maintenant aux théories du complot liées au Virus pour prévenir la radicalisation des personnes qui adhèrent à ces théories, j’ai pu constater que cet organisme à but non lucratif, créé par la Ville de Montréal avec l’appui du gouvernement du Québec, offre des webinaires sur le sujet. Ce qui a pour effet d’assimiler les idées qui s’éloignent du narratif officiel sur la « pandémie », véhiculé ad nauseam par nos autorités politiques et sanitaires et les médias traditionnels depuis environ un an, à une forme de désinformation dangereuse pour le vivre-ensemble, et de les associer avec des discours haineux, racistes et xénophobes susceptibles de mener à des actes de violence. Bien que le CPRMV prétende refuser toute stigmatisation, le fait de se faire affubler du sobriquet de « complotistes » (on a eu la délicatesse de parler d'une « personne qui adhère aux théories du complot », mais ça revient au même puisque c’est précisément ce qu’on entend par « complotiste »), en tant que dissidents, constitue en quelque sorte une marque d’infamie, au même titre que des termes comme…

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Principes pour une rénovation de la santé publique – II. Décentralisation, diversité, expérimentation et faillibilité

(Table des matières) Faisons comme si la corruption des institutions de santé publique, à l’échelle régionale, provinciale, nationale et internationale, n’était pas une réalité. Les puissances politiques et économiques – qui certainement ne nous veulent pas toujours du bien – auraient été trop bêtes ou pas assez rapaces (pour l’instant) pour profiter de la situation et de la corruptibilité de ces institutions. S’il en était ainsi, nous pourrions nous demander à quoi il serait bon de décentraliser ces institutions. Ne serait-ce pas compliquer inutilement les choses, qui sont déjà assez compliquées sans de telles réformes ? Mais c’est là supposer que le seul mal qui menace les institutions de santé publique, c’est la corruption. Pourtant l’erreur, si elle est répétée avec entêtement ou même acharnement, sans jamais être reconnue pour ce qu’elle est, peut être aussi nuisible que la corruption. Dans le contexte de l’actuelle « pandémie », ses effets pourraient être dévastateurs. Les bureaucrates et les experts de la santé publique, qui gouvernent nos vies depuis bientôt un an, reconnaissent eux-mêmes qu’ils peuvent se tromper. Le Grand Pontife de la Santé publique du Québec a lui-même reconnu publiquement sa faillibilité, pour faire accepter à la population qu’il pouvait dire une chose un…

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Principes pour une rénovation de la santé publique - I. Décentralisation, indépendance et prévention de la corruption

(Table des matières) Prévenir vaut mieux que guérir, entend-on souvent dire. C’est pourquoi, dans le domaine de la santé publique, on s’efforce de lutter contre le tabagisme, l’alcoolisme, la mauvaise alimentation et la sédentarité, au lieu de se contenter de soigner les maladies que ces mauvaises habitudes vies entraînent. C’est aussi pourquoi, dans un tout autre domaine, on s’efforce de lutter contre la corruption grâce à des formations en éthique, qui doivent faire connaître les principes moraux qu’il faut avoir pour se protéger de la corruption, au lieu de se contenter d’attraper et de punir les personnes crapuleuses. Du moins est-ce ainsi à première vue. Car rien n’est moins certain que l’efficacité de ces formations en éthique sur les personnes crapuleuses, surtout si elles ont l’impression, à tort ou à raison, qu’elles peuvent s’en tirer en raison de leur position hiérarchique. J’en viens même à me demander si ces formations éthiques ne visent pas surtout les personnes qui occupent les paliers inférieurs de la hiérarchie, dont la corruption est moins susceptible d’avoir des effets nuisibles à grande échelle, qui ont le moins à gagner et le plus à perdre si elles sont corrompues, et qui ne peuvent pas raisonnablement espérer…

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Principes pour une rénovation de la santé publique - Introduction

(Table des matières) Il ne faut pas être grand clerc pour savoir que la santé publique se porte très mal. Il suffit de voir presque tous les chercheurs, tous les professeurs et tous les bureaucrates qui œuvrent dans le domaine nous chanter la même chanson pour nous dire qu’il y a quelque chose qui cloche. Et quelle chanson ! Il nous faut suivre sans brocher les consignes de la Santé publique – élaborées à partir de leurs recommandations et s’appuyant sur les études que les autorités leur commandent – pour ne pas chopper une maladie dont nous pourrions être atteints sans avoir de symptômes et ne pas succomber individuellement et collectivement à cet ennemi invisible, féroce et diabolique que serait le Virus. Voilà presque un an que la population québécoise vit selon les diktats des experts patentés en santé publique et nous pouvons nous demander comment nous pourrons sortir un jour de cette « crise sanitaire » qui est en train de devenir la nouvelle réalité, si ce n’est par notre effondrement économique et social. Même quand la situation s’améliore, il ne faut pas nous relâcher : il y a les variants et la menace d’une troisième vague qu’ils pourraient…

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Vecteurs de contagion

Une chose est devenue parfaitement évidente, onze mois après la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, et même bien avant : nous sommes avant tout considérés et traités comme des vecteurs de contagion. Nous nous considérons même mutuellement comme des vecteurs de contagion, comme le montrent très bien nos nouvelles mœurs et la disparition presque complète des rapports sociaux en chair et en os, sauf dans la famille et au travail, en prenant une foule de précautions dans le dernier cas. Certes nos autorités politiques et sanitaires, nos journalistes et nos concitoyens prétendent que c’est pour protéger les victimes potentielles du Virus que nous sommes tous qu’on nous considère et traite comme des vecteurs de contagion. De ce point de vue, les mesures sanitaires – qui impliquent que nous soyons considérés et traités avant tout comme des vecteurs de contagion – seraient seulement un moyen de nous protéger, en tant que victimes possibles du Virus. Cependant, compte tenu du zèle sanitaire qu’a autorisé l’objectif des mesures sanitaires, les moyens pris pour l’atteindre se sont rapidement substitués à cet objectif. L’objectif premier, depuis longtemps, c’est de ralentir la propagation et d’y mettre fin un jour, si possible. Si nos autorités, les journalistes et…

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Penser la dictature

On nous répète depuis que nous sommes tout petits que nous vivons dans une démocratie. Ça nous semble tellement naturel que nous pouvons difficilement concevoir que ça change et encore moins que nous allons vers la dictature, lentement ou rapidement, sur certains points seulement ou de manière générale. Beaucoup d’entre nous, habitués de dire aux autres et de se dire à eux-mêmes qu’ils vivent dans une démocratie, auraient de la peine à dire ce qu’ils entendent par là, tout comme ils auraient de la difficulté à dire ce qu’est une dictature. La démocratie, c’est nous, et la dictature, c’est les autres, voilà tout ! Même pour nous, qui sommes prêts à envisager cette possibilité, le problème n’est pas facile. Et la difficulté est peut-être plus morale qu’intellectuelle, tant il est déplaisant de nous demander si nous ne vivons pas dans une dictature ou, du moins, si les tendances dictatoriales ne gagnent pas du terrain tellement rapidement (ce qui est déjà un mal) que le passage à une dictature à proprement parler semble possible. Il faut néanmoins avoir le courage de nous poser ces questions. Mais il faut aussi savoir garder notre sang-froid et ne pas simplement crier à qui veut l’entendre…

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La Loi, c'est moi !

Voilà ce que doivent se dire intérieurement nos autorités politiques et sanitaires depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Et non sans raison. En effet, leur parole fait loi depuis dix mois. Je n’exagère pas. Ce que nous devons faire et ne pas faire est dicté par ce qu’ils disent dans les points de presse et ce qu’en rapportent et expliquent les journalistes. Vous me direz que ce sont les décrets et les arrêtés promulgués par le gouvernement qui donnent force de loi aux déclarations et aux décisions des autorités politiques et sanitaires. S’il n’y avait pas de tels décrets et arrêtés, les paroles de nos autorités demeureraient sans effets d’un point de vue juridique. Nous ne vivons quand même pas dans une dictature. Mettons. Mais nombreux sont ceux qui savent à peine ou qui ne savent pas que ces décrets et ces arrêtés existent. S’ils se conforment aux consignes de la Santé publique, c’est qu’ils ont entendu le premier ministre, le ministre de la Santé et des Services sociaux et le directeur national de la Santé publique dire qu’il faut le faire, c’est qu’ils ont lu ou entendu la même chose dans les journaux ou aux « nouvelles ». Donc, pour…

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Réclusion préventive généralisée

Quelle surprise ! Nous revoilà confinés presque totalement pour trois ou quatre semaines. Ce qui veut dire, dans le langage de nos autorités politiques et sanitaires, probablement pour trois ou quatre mois, et peut-être davantage. Et en plus nous avons droit, cette fois-ci, à un couvre-feu de 20 heures à 5 heures du matin. C’est que nous avons la chance de vivre dans un pays où nos chefs, d’une bienveillance sans limites, ont pour priorité absolue de protéger notre santé et de nous sauver du Virus – tout comme les citoyens français, anglais, allemands, belges, italiens, espagnols, suisses et australiens, qui ont eu aussi tous la chance d’être gouvernés par des politiciens qui ont pour seule préoccupation leur santé ! Et quand on est persuadé d’agir comme une maman ou un papa qui doit prendre soin de quelques millions de grands enfants qui ne sauraient pas ce qui est bon pour eux, et qui seraient trop souvent égoïstes, désobéissants, indisciplinés et même récalcitrants, il faut être prêt à prendre les moyens qui s’imposent, pense-t-on. Car maman ou papa sait ce qui est bon pour ses ados : ils doivent être rentrés à la maison avant 20 heures, sans quoi ils…

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La guerre contre l'Ennemi invisible

Avec l’accord de T. M., qui m’a fait parvenir les Discours parlementaires sur la grippe ovine en mai dernier, je reprends les idées qui sont développées sur le terrorisme et la grippe ovine afin de leur donner une certaine autonomie, pour les rendre accessibles au lecteur qui ne voudrait pas lire la totalité de ces textes. Je m’efforcerai de m’éloigner le moins possible de ces discours – quitte à les paraphraser et même à reproduire de longs passages presque intégralement – afin de ne pas leur enlever toute leur vivacité, même si le texte qui suit – qui tient de l’essai – reprend des mouvements de pensée faits dans des discours qui se répondent. J’espère ne pas les dénaturer en essayant de les adapter plus directement à la situation actuelle, et ne pas aplatir les différents points de vue en les insérant dans un fil de pensée continu. J’y ajouterai aussi quelques rares idées de mon cru, c’est-à-dire presque rien, tant ces discours me semblent toujours s’appliquer presque intégralement à notre situation. Je conseille néanmoins au lecteur dont la curiosité aura été piquée par cette pâle imitation, d’aller lire les discours originaux. Il y trouvera des idées que je n’ai…

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Politique et religion sanitaire

Ce que l’on appelle la Grande Noirceur est certainement l’une des périodes les plus sombres de l’histoire du Québec. Le gouvernement et le clergé entretenaient des rapports étroits et se soutenaient l’un l’autre. Le gouvernement, qui finançait les œuvres du clergé et maintenait sa prépondérance dans les domaines de la santé et de l’éducation, bénéficiait en retour d’un puissant réseau d’influence, que ce soit pendant les campagnes électorales, ou pour inculquer aux Canadiens-Français une docilité et un respect de l’autorité les rendant plus faciles à manier. Dans les écoles, on enseignait le catéchisme aux enfants. Une forte censure était exercée en matière de religion et de politique, ce qui se manifestait dans les journaux, mais aussi dans les collèges classiques administrés par le clergé – ce qui a sans doute entravé la formation de milieux culturels, artistiques et intellectuelles libres, tant l’atmosphère devait être suffocante pour qui n’entendaient pas se satisfaire des vérités et des valeurs enseignées par le clergé. Les curés exerçaient une influence considérable sur les mœurs, surtout dans les campagnes. Les filles-mères, comme on les appelait alors, étaient envoyées dans des couvents pour accoucher et y restaient parfois, et leurs enfants étaient élevés dans des orphelinats administrés…

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Pourquoi faire confiance à la classe politique ?

La confiance est quelque chose qui se mérite. Qui d’entre nous accepterait de prendre pour associé un fraudeur notoire, ou simplement quelqu’un qui se défile quand on lui demande des garanties ? Qui accepterait de s’assurer auprès d’un assureur réputé pour trouver des échappatoires quand on lui présente des réclamations, ou qui demande de se contenter d’une entente verbale ? Qui accepterait d’acheter une maison sans même l’avoir visitée, inspectée et s’assurer qu’elle existe vraiment et qu’elle n’est pas une pure invention de son vendeur ? Le naïf qui ne serait pas capable de faire preuve de la prudence la plus élémentaire, ne devrait pas espérer de nous la moindre pitié quand il se ferait arnaquer, mais devrait plutôt s’attendre à ce que nous disions de lui : « Quel imbécile ! Bien fait pour lui ! Il n’a eu que ce qu’il mérite ! » Quand on est bête à ce point, on ne devrait pas pouvoir disposer soi-même de ses biens. Et si on n’est pas sous la tutelle de quelqu’un d’autre, le problème tend à se régler par lui-même, puisqu’on finit par se faire plumer comme un canard. Pourquoi ne pas faire preuve de la même prudence…

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Pourquoi sommes-nous si obéissants? - partie 2 : la politique

L’obéissance aux autorités politiques n’est pas chose nouvelle. Nous avons beau dire que nous vivons dans une démocratie, nous n’avons un véritable pouvoir politique qu’à l’occasion des élections. Et quel pouvoir est-ce là ? Celui de choisir nos représentants parmi les candidats que les partis politiques ont choisi – sans nous consulter – comme chefs ou comme candidats pour les représenter dans nos circonscriptions. Celui de choisir parmi les programmes politiques des partis, conçus en vase clos principalement par leurs membres les plus influents. Après quoi, plus le moindre pouvoir politique digne de ce nom jusqu’aux prochaines élections. Ce qui veut dire que même si les autorités politiques obtiennent leur pouvoir grâce à nos votes, c’est nous qui leur sommes subordonnés, et non le contraire. Une fois élues, ces autorités exercent leur pouvoir de manière d’autant plus autoritaire – sans nous consulter ou même nous écouter – qu’elles disent justement le tenir de nous, et gouverner en notre nom. Tout d’abord, le chef du parti politique qui a obtenu le plus de sièges à l’Assemblée nationale est déclaré premier ministre. Que son parti détienne ou non la majorité parlementaire, c’est lui qui nomme tous les ministres, en les choisissant seulement parmi…

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Discours parlementaires sur la grippe ovine

Un lecteur m’a envoyé ces discours parlementaires qui, même s’ils ne concernent pas la crise sanitaire actuelle, abordent à partir de points de vue inhabituels les problèmes auxquels nous sommes confrontés. J’ai bien eu quelques doutes quant à l’authenticité desdits discours. Mais les références données par ce lecteur m’ont permis de faire mes propres recherches et de conclure que, de toute évidence, ces discours sont authentiques. Discours parlementaires sur la grippe ovine

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