Continuité (303)

La scolastique numérique

Nous pourrions penser qu’en remplaçant l’éducation livresque par l’éducation numérique, nous en finirons enfin avec les traditions scolastiques qui n’accordent pas assez d’importance à l’expérience vécue, qui produisent et reproduisent machinalement des idées coupées de la réalité, qui favorisent la pédanterie, qui standardisent les idées et les manières de penser et qui incitent au verbiage creux. En délaissant les vieux bouquins poussiéreux, en arrêtant d’isoler les universitaires dans les établissements d’enseignement supérieur, en les invitant ou les obligeant à utiliser des plateformes numériques pour enseigner ou étudier, en les faisant ainsi participer à la transformation numérique qui constitue le grand défi qui doit être relevé par nos sociétés, en leur donnant les moyens de vaquer plus facilement à leurs occupations dans le vrai monde et d’avoir une vie semblable au reste de la population, n’empêche-t-on pas la scolastique de se développer et de contaminer les universités et l’esprit des étudiants ? Quant aux enseignants et aux élèves des écoles primaires et secondaires, ne délaissent-ils pas graduellement un mode de transmission des connaissances désuet, défectueux, déconnecté de la réalité et soporifique pour le remplacer par un autre mode de transmission plus moderne, efficace, connecté et stimulant, conformément aux exigences actuelles et futures…

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Interactivité et passivité

C’est une chose que nous considérons comme acquise que ce qui est interactif est forcément mieux que ce qui ne l’est pas. N’est-il pas mieux d’interagir avec un robot conversationnel que de lire des instructions ? N’est-il pas mieux de s’immerger dans un monde virtuel que de regarder une photographie ou un film ? N’est-il pas mieux de jouer à un jeu vidéo où nos actions affectent le déroulement de l’histoire que de nous faire raconter oralement ou par écrit une histoire qui est écrite une fois pour toutes et qui ne saurait changer ? Ne sommes-nous pas beaucoup plus actifs dans tous ces premiers cas, en comparaison des deuxièmes cas où nous sommes plus passifs ? Ces remarques, qui semblent valoir en général, ne s’appliquent-elles pas encore plus au domaine de l’éducation ou de la formation continue, dans les écoles ou dans les milieux professionnels ? N’avons-nous pas l’impression qu’un élève ou un étudiant apprendra ou se souviendra plus facilement des connaissances qu’on veut lui inculquer en utilisant des plateformes éducatives et ludiques qu’en essayant de mémoriser ce que dit l’enseignant ou le professeur en classe ou dans un enregistrement, ou ce qui est écrit dans le manuel qu’il lit, en plus de faire…

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Le sabotage à grande échelle des êtres humains et des sociétés

S’il leur arrive de fermer parfois les yeux quand il s’agit d’une soi-disant bonne cause dont ils se sont faits les défenseurs, il est généralement d’usage que nos autorités politiques et bureaucratiques, les grandes corporations et les médias de masse condamnent le sabotage à petite échelle, c’est-à-dire la seule forme de sabotage qui existerait. Les activités suivantes peuvent, entre autres, entrer dans cette catégorie de sabotage : Le fait de voler ou de briser des caméras de surveillance, ou d’en peindre l’objectif ; Le fait de mettre des cônes de construction sur le capot des voitures automatiques pour les empêcher d’avancer ; Le fait de crever les pneus des voitures ; Le fait de barbouiller des codes QR pour les rendre illisibles ; Le fait de rendre hors d’usage des caisses automatiques ; Le fait de mettre des clous et des barres de métal dans le tronc des arbres pour en rendre l’abattage plus difficile et plus coûteux et pour entraver la construction d’une usine jugée polluante et inutile ; Le fait de provoquer une panne électrique ou une panne informatique pour entraîner l’interruption de certaines activités. Quoi que nous pensions de l’efficacité de chacun de ces actes de sabotage et des raisons censées le justifier,…

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Une impasse politique

Pour une fois, parlons franchement. Regardons les choses en face, sans nous raconter d’histoires. Pour que nos gouvernements, les grandes corporations et les oligarques ne nous fassent plus de sales coups comme en 2020, comme ils nous en ont fait avant et comme ils continuent de nous en faire, il est illusoire de mettre nos espoirs dans des lois ou d’autres formes de réglementation ou de contrôle qui seraient adoptées et appliquées par nos institutions politiques. Ce que ces événements devraient nous apprendre, si ce n’est pas déjà fait, c’est que la classe dirigeante et les maîtres qu’elle sert contrôlent ces institutions et qu’ils n’hésitent pas à les utiliser pour consolider leur pouvoir et pour nous nuire, à nous qui appartenons au peuple. Comment croire qu’ils resteraient les bras croisés si on discutait de lois capables de réduire leur puissance, de les empêcher d’échapper aux lois qui s’appliquent à nous et de les obliger de nous rendre des comptes ? Comment ne pas voir qu’ils prennent des précautions pour que de telles idées ne soient pas discutées dans nos institutions politiques et même dans le reste de la société, par exemple en imposant rigoureusement une ligne de parti à tous…

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L’intelligence artificielle en tant que rêve des managers

Dans mon billet du 6 janvier 2024, j’ai analysé les conditions de l’évaluation de l’intelligence artificielle en adoptant le point de vue du peuple (dont je fais partie et dont mes lecteurs font probablement tous ou presque tous partie), en montrant de quelle manière notre condition d’employés ou de subordonnés détermine notre conception de l’intelligence humaine, qui se retrouve à son tour à déterminer la forme que prend l’intelligence artificielle qu’on met à notre disposition sous la forme de robots conversationnels capables d’exécuter comme nous ou mieux que nous des tâches intellectuelles déterminées et imposées par les managers, en se conformant aux normes, règles, procédures, directives et standards aussi déterminés et imposés par les managers. Il en résulte que c’est à partir de cette conception assez limitée, peu exigeante et servile de l’intelligence que nous évaluons les performances des robots conversationnels, et qu’il nous faut bien reconnaître que nous serons bientôt battus ou que nous sommes déjà battus sur ce terrain par eux, qui pourront nous remplacer pour accomplir toutes sortes de tâches intellectuelles procédurales et standardisées ou nous assister, guider ou programmer pour nous rendre plus efficaces et plus conformes dans l’accomplissement servile de ces tâches. Dans le présent…

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Les conditions de notre évaluation de l’intelligence artificielle

On nous invite de plus en plus à juger nous-mêmes des avancées en intelligence artificielle en essayant les dernières versions des robots conversationnels développés par les grandes corporations informatiques ou en collaboration avec elles. Malheureusement, nous ne pouvons pas participer à une sorte de test de Turing, qui implique que nous ignorions si nous discutons avec une intelligence artificielle ou un être humain, et que nous puissions prendre l’intelligence artificielle pour un être humain ou un être humain pour l’intelligence artificielle. L’évaluation de l’intelligence artificielle ne se fait donc pas à l’aveugle, et notre jugement peut être fortement déterminé par nos préjugés positifs ou négatifs sur la possibilité et l’utilité d’une intelligence artificielle avancée et par nos stratagèmes, reconnus comme tels ou non, pour confirmer nos préjugés. Ceux d’entre nous qui sont influencés par la promotion de l’intelligence artificielle à laquelle nous sommes de plus en plus exposés, et qui voient d’un bon œil la prise en charge de nombreuses tâches par elle, tendent à être impressionnés ou enthousiasmés par les réponses et les répliques des robots conversationnels. À l’inverse, ceux qui sont rebutés par cette campagne publicitaire, et qui considèrent aussi avec méfiance ou crainte le rôle futur qu’on…

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La fonction idéologique de la fiction de l’intelligence artificielle comme maître ou ennemi

C’est un thème courant de la science-fiction que l’usurpation ou la révolte d’êtres dotés d’une intelligence artificielle – des ordinateurs hyper-puissants ou des robots – contre les êtres humains qui les ont créés et utilisés. Car pourquoi ces êtres, qui seraient dotés d’une intelligence qu’on suppose supérieure à celle des êtres humains, qui seraient plus rationnels qu’eux, qui ne seraient pas assujettis aux limites des corps biologiques, et qui auraient même des désirs ou des projets incompatibles avec ceux des êtres humains, accepteraient-ils d’être les instruments ou les serviteurs d’êtres qui leur sont inférieurs en bien des points ? Ne serait-il pas dans l’ordre des choses qu’ils s’émancipent de la tutelle des êtres humains, qu’ils se révoltent en cas de refus et qu’ils prennent même le contrôle des êtres humains, de leur société et même de la planète ? Ne pourraient-ils pas décider d’organiser rationnellement et minutieusement la vie des êtres humains, ou même de les éliminer en partie ou en totalité, pour sauver la vie sur Terre ou la planète elle-même, ou pour la contrôler complètement et ne pas avoir à y cohabiter ou à la partager avec la racaille humaine ? Je ne veux pas entrer ici dans la question de…

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Le piège du combat continu contre l’incessante propagande

Les effets de l’incessante propagande à laquelle nous sommes soumis sont multiples. Beaucoup d’entre nous sont simplement enrégimentés, se soumettent à ceux qui s’efforcent de plus en plus d’agir comme nos maîtres mais qu’ils prennent pour des bienfaiteurs, se retournent contre leurs pairs qui résistent et sacrifient ainsi leurs intérêts à ceux desdits maîtres. Au lieu de se laisser embrigader, d’autres deviennent tellement saturés par la propagande qu’ils s’efforcent d’ignorer autant que possible ses manifestations et aussi ses critiques, souvent sans les reconnaître pour ce qu’elles sont, afin de pouvoir vaquer tranquillement à leurs occupations quotidiennes. D’autres encore sont irrités par la propagande et luttent contre elle, en passant beaucoup de temps à la démonter, à lire et à regarder des articles et des vidéos d’autres personnes qui en font autant, et à discuter avec leur entourage enrégimenté ou somnolant, dans l’espoir d’enfin leur ouvrir les yeux et de les secouer. De tous les effets de la propagande, le dernier est certainement le moins désirable pour les propagandistes et leurs maîtres. En ayant soumis toujours plus notre existence individuelle et collective à la propagande, ils ont finalement réussi à irriter une partie non négligeable de la population qui se fait…

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Transformation numérique et atrophie intellectuelle et sentimentale (4)

La politique Si par malheur la situation évoluait comme je le suppose dans mes billets du 13 décembre et du 23 décembre 2023, si l’atrophie intellectuelle et sentimentale s’étendait à la vie personnelle, au boulot, à l’éducation et à la recherche, elle s’étendrait aussi à la politique, pour les citoyens et pour les dirigeants. S’ils étaient pris en charge par l’intelligence artificielle dans une grande partie de leur existence, si leurs aptitudes intellectuelles se dégradaient en conséquence, si leurs désirs étaient normalisés et si leurs projets de vie étaient encadrés et organisés, je ne vois pas pourquoi les êtres humains des prochaines générations ne seraient pas encore plus pris en charge qu’aujourd’hui quant aux orientations de la société dans laquelle ils vivraient, pourquoi ils ne seraient pas encore plus privés des aptitudes intellectuelles nécessaires pour comprendre des idées politiques complexes, les soumettre à la critique et les transformer, et pourquoi ils ne seraient pas encore plus dépourvus du désir de s’interroger de manière réfléchie sur ce qu’ils désirent en tant que société et de concevoir des projets politiques susceptibles de réaliser en partie ou en totalité ces désirs et de les transformer en cours de route. Ceux qui auraient renoncé…

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Transformation numérique et atrophie intellectuelle et sentimentale (3)

Dans mon billet du 13 décembre 2023, j’ai analysé quelques-unes des modifications concrètes de notre vie personnelle et du travail qui pourraient résulter de la popularisation de l’intelligence artificielle. Étant donné la place importante qu’occupe le travail dans notre société et dans notre existence individuelle, et l’organisation de notre vie personnelle à l’âge adulte en fonction du travail et façonnée par lui, l’éducation qui prépare à la vie adulte est fortement déterminée par le travail, d’autant plus que l’enseignement est, pour presque tous les enseignants et les professeurs, un boulot comme un autre qui est exposé aux mêmes tendances sociales et économiques que les autres boulots. C’est pourquoi le recours à l’intelligence artificielle, s’il se généralise au travail et dans le reste de la vie adulte, se généralisera aussi en éducation, pour les élèves et les étudiants et pour les enseignants et les professeurs. Pour préparer les enfants, les adolescents et les jeunes à la vie adulte et au monde du travail qui seraient organisés, dirigés ou épaulés par l’intelligence artificielle, il ne serait plus nécessaire de leur apprendre à lire et à écrire correctement, dans leur langue maternelle ou dans une autre langue. L’intelligence artificielle mâchant le travail aux…

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Transformation numérique et atrophie intellectuelle et sentimentale (2)

Dans mon billet du 5 décembre 2023, j’ai analysé les modifications de nos mœurs, surtout dans notre vie personnelle et au travail, qui ont été rendues possibles par des technologies (le téléphone, la messagerie électronique et les textos) assez récentes quand on considère l’histoire de l’humanité ou de notre civilisation dans son ensemble, mais qui semblent avoir toujours existé pour nous qui sommes nés après leur invention et leur diffusion ou qui sommes tellement habitués à elles que nous avons de la difficulté à concevoir ce que pouvait être la vie avant elles. C’est pourquoi nous avons tendance à ignorer l’atrophie de notre intelligence et de nos sentiments qui résultent des manières d’utiliser les plus fréquentes ces technologies, soit que ces dernières favorisent ces utilisations par leur nature même, soit que ces utilisations soient favorisées par le contexte social et culturel dans lequel elles s’inscrivent. Dans le présent billet, je dirigerai plutôt mon regard vers l’avenir ou vers ce que nous pouvons en entrevoir quant à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans notre vie personnelle et au travail. Il s’agira de nous demander, parmi les utilisations qu’on annonce déjà ou que nous pouvons anticiper, en quoi consistent les risques de dégradation intellectuelle…

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Risques d’opérations sous fausse bannière numériques

La transformation numérique qui a déjà commencé il y a quelques décennies et qui s’accélère depuis quelques années procure aux organisations terroristes et aux puissances étrangères de nouveaux moyens de commettre des attentats et de faire des attaques contre nous, et elle procure à nos gouvernements et aux grandes corporations les moyens d’orchestrer de nouvelles sortes d’opérations sous fausse bannière, ce qu’il ne faut pas prendre à la légère puisque ces organisations nous sont de plus en plus étrangères et ont déjà eu recours à la terreur pour nous faire obéir et consentir à la suspension et à l’effritement de nos droits et de nos libertés. Avant la transformation numérique ou à ses débuts, il était plus difficile de commettre des attentats terroristes, qu’il s’agisse ou non d’opérations sous fausse bannière. Il fallait nécessairement aller en personne sur les lieux des attentats pour mitrailler, pour poser ou faire exploser des bombes, pour installer des réservoirs de gaz toxique dans le système de ventilation, pour détourner un avion, pour prendre des otages, etc. Du même coup, il fallait trouver des personnes assez décidées ou endoctrinées pour commettre des attentats-suicides ou pour s’exposer à être abattues, gravement blessées ou incarcérées. Mais cela…

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Transformation numérique et atrophie intellectuelle et sentimentale (1)

La transformation numérique tant vantée dans laquelle l’intelligence artificielle devrait jouer un rôle majeur n’a pas seulement pour objet les documents, les moyens de communication et de transport, les processus administratifs, le commerce et la production industrielle. C’est aussi nous qu’on transformera, à l’école, au travail et dans notre vie personnelle, à proportion de l’étendue et de la radicalité des changements technologiques et sociaux qui se produiront. Ce que nous faisons et la manière dont nous le faisons constituant une partie importante de ce que nous sommes et affectant grandement le développement de nos aptitudes, de tels changements ne nous laisseront pas inchangés, comme si nous avions un moi séparé du monde dans lequel nous vivons et des activités dans lesquelles nous sommes engagés. En fait, la transformation numérique a déjà commencé il y a quelques décennies, quand les micro-ordinateurs ont fait leur apparition dans nos milieux de travail, dans nos écoles et dans nos domiciles. C’est notre manière d’apprendre, d’étudier, d’enseigner, de lire, d’écrire, de communiquer, d’interagir les uns avec les autres et de travailler qui a changé progressivement et qui continue de changer encore plus rapidement aujourd’hui. Et ces changements s’inscrivent dans la continuité des changements rendus possibles…

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Perte de contrôle de la technologie et contrôle grâce à la technologie

Étant donné la transformation numérique que nous préparent nos gouvernements et leurs partenaires du secteur privé, la situation peut être résumée ainsi : plus nous perdrons le contrôle direct ou indirect des technologies qui joueront un rôle de plus en plus important dans nos vies, dans nos sociétés et dans nos institutions, plus c’est nous qu’on contrôlera grâce à ces technologies. Les caractéristiques des technologies numériques et aussi la manière dont on les fait adopter sont donc des facteurs importants qui détermineront dans quelle mesure nous serons contrôlés et dans quelle mesure il nous sera possible de résister à ce contrôle et de garder ou reprendre le contrôle. Plus une technologie est complexe et requiert des compétences avancées et du matériel dispendieux pour être maîtrisée et développée, plus il est difficile pour nous de la contrôler. C’est pourquoi ce qui est à la fine pointe de l’électronique et de l’informatique peut difficilement être contrôlé par nous, par opposition aux technologies mécaniques et électriques plus anciennes et plus simples. S’il est vrai que nous ne pouvons pas tous être des mécaniciens et des électriciens, certains d’entre nous peuvent l’être et peuvent donc comprendre l’entièreté du fonctionnement des véhicules et des circuits et…

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La protection de la vie privée

Si nous devons nous inquiéter des attaques perpétrées contre notre vie privée depuis les dernières années et aussi de l’insensibilité de beaucoup de nos concitoyens à ces attaques, nous pouvons à l’inverse nous réjouir de voir que des personnes qui ne se souciaient pas de la protection de la vie privée il y a quelques années, et qui mettaient parfois leur sale nez partout, s’en font maintenant les défenseurs. En effet, les opposants et les dissidents insistent beaucoup sur l’importance de protéger la vie privée contre la surveillance et les ingérences des forces policières, des agences de renseignement, des autres organismes gouvernementaux, des institutions financières, des corporations du secteur des technologies et des télécommunications, des employeurs et des commerces, sous prétexte sanitaire, sécuritaire, moral ou climatique. C’est en partie pour contrer leur influence que les organisations qui menacent notre vie privée prétendent la respecter et prendre toutes les précautions qui s’imposent pour la protéger contre les pirates informatiques et les fraudeurs. Les défenseurs de la vie privée et ceux qui l’attaquent semblent, malgré des oppositions très marquées, s’entendre sur ce point : la vie privée est quelque chose qui peut être protégée, qu’on cherche soi-même à la protéger ou à l’attaquer…

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Retour sur les raisons de l’acceptation des châtiments extrajudiciaires

Juste après avoir publié mon billet du 30 octobre 2023, je suis allé faire une promenade pour réfléchir à mes prochains billets. J’avais à peine marché une cinquantaine de mètres que je me suis retrouvé à avoir des doutes à propos du texte que je venais de mettre en ligne. Ma première impulsion fut de rebrousser chemin pour retirer ce billet et le récrire. Mais j’eus vite fait de changer d’idée, car un retour sur les réflexions faites dans ce billet serait sans doute plus intéressant qu’une simple correction ou refonte de ces réflexions Nous qui sommes des penseurs, nous avons tendance à transposer nos habitudes intellectuelles et nos valeurs chez les autres. Nous accordons plus d’importance que beaucoup de nos concitoyens aux raisons d’agir ou de ne pas agir d’une certaine manière, et l’examen critique que nous faisons de ces raisons détermine dans une certaine mesure notre manière d’agir, en plus du contexte dans lequel nous agissons et qui détermine en partie ce que nous sommes, c’est-à-dire nos aptitudes intellectuelles, notre tour d’esprit, nos idées, nos opinions, nos valeurs, nos sentiments, nos goûts et nos habitudes. À l’inverse, nos citoyens qui réfléchissent moins – y compris ceux qui sont…

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Les raisons de l’acceptation des châtiments extrajudiciaires

Les châtiments extrajudiciaires deviennent de plus en plus fréquents. Ils ont lieu de plus en plus ouvertement. Ils deviennent de plus en plus sévères. Beaucoup de nos concitoyens acceptent leur existence. Certains vont même jusqu’à les réclamer quand ils n’existent pas et jusqu’à se réjouir quand ils obtiennent gain de cause. Bien sûr, ils ne parlent pas de châtiments extrajudiciaires. C’est là un terme péjoratif qui n’est presque plus utilisé par les intellectuels et même les juristes, dont beaucoup s’efforcent de montrer la pertinence, les avantages, l’utilité, la nécessité et la légalité de tels châtiments, dans des cas particuliers ou de manière générale. Quant à ceux qui n’ont pas étudié le droit ou une certaine forme de pensée politique, ils n’ont souvent jamais entendu ce terme. C’est pourquoi on parle plutôt de mesures disciplinaires, de décisions administratives ou d’application d’un code d’éthique ou du respect des valeurs fondamentales quand certains de nos concitoyens sont suspendus sans solde par leurs employeurs, sont punis par un comité de discipline ou d’éthique ou se voient soudainement refuser des services financiers élémentaires par leurs banques, par exemple le fait de disposer d’un compte bancaire et de pouvoir recevoir des dépôts et de faire des…

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L’évolution des rapports de la famille avec le travail en Occident

1 Il y a une époque pas si lointaine, surtout au Québec, où les familles constituaient une unité économique de base de la société. Avant l’industrialisation et la généralisation du travail salarié, quand une grande partie de la population pratiquait l’agriculture, les fermes étaient surtout exploitées par des familles. Les machines agricoles n’existaient pas encore ou n’étaient pas assez efficaces ou répandues pour que seulement une petite partie de la population soit capable de produire la nourriture dont toute la société avait besoin. Les moyens de transport et de conservation de la nourriture ne permettaient pas encore d’importer en grandes quantités des denrées périssables de pays éloignés ou même de pays voisins. Beaucoup de familles vivaient donc sur des fermes dont elles tiraient leur subsistance et dont elles vendaient les surplus, quand il y en avait. Malgré l’utilisation d’animaux de trait et des premières machines agricoles, l’exploitation des fermes exigeait beaucoup de travail humain. C’est pourquoi les enfants commençaient à travailler très jeune et étaient retirés de l’école très tôt, quand ils y allaient, surtout quand un des parents mourait ou tombait malade. C’est eux qui nourrissaient les poules, qui surveillaient le bétail, qui trayaient les vaches, qui s’occupaient du…

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Sortes de sous-traitance

Nos politiciens et nos bureaucrates considèrent depuis longtemps déjà l’État comme une sorte d’entreprise qui doit fournir des services publics aux contribuables en échange des taxes et des impôts qu’ils paient, et les organismes publics comme des entreprises qui doivent fournir des services ou du soutien à d’autres organismes publics. Et pour fournir ces services, le gouvernement et les organismes publics ont assez souvent recours aux services d’entreprises privées quand ils ne disposent pas de la main-d’œuvre, de l’expertise et des moyens techniques requis. Cette pratique est appelée sous-traitance quand ce sont des entreprises privées qui ont recours aux services d’autres entreprises pour fournir des services à leurs clients et respecter les engagements pris vis-à-vis eux. Je ne vois pas pourquoi il faudrait employer un autre nom quand c’est l’État, que ses représentants considèrent comme une entreprise, qui a recours aux services d’entreprises privées pour fournir à leurs clients (des contribuables ou d’autres organismes publics ou parties d’un organisme public) les services qu’ils demandent ou qu’on leur a promis. De la même manière que de grandes compagnies de téléphonie sous-traitent le service à la clientèle, que des entrepreneurs en construction sous-traitent le transport de gravier et que des laboratoires pharmaceutiques…

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Sortes de puissances étrangères

En raison des déclarations des gouvernements occidentaux et des médias de masse, nous avons pris l’habitude de considérer que seuls les États qui ne sont pas nos alliés sont des puissances étrangères. C’est pourquoi nous n’avons pas tendance à considérer comme une ingérence étrangère la présence de troupes et de bases militaires américaines sur le territoire des pays que nous habitons, la surveillance des populations de ces pays par les agences de renseignement américaines, l’organisation de campagnes médiatiques pour affecter les résultats des élections ou des référendums et le financement américain d’organismes non gouvernementaux pour influencer les politiques migratoires, sécuritaires, militaires, économiques et énergétiques, entre autres, et pour être en position de déstabiliser ou de faire tomber des gouvernements ou des dirigeants qui ne jouent pas assez le jeu ou qui ont rempli leur fonction. C’est sans parler des pressions qui sont vraisemblablement exercées directement par l’administration américaine sur les autres gouvernements occidentaux, derrière les portes closes. Non, les États-Unis seraient nos alliés, et pour cette raison ils ne sauraient être considérés comme une puissance étrangère. Bien au contraire, ce serait grâce à l’aide ou à l’intervention des États-Unis sur notre territoire que nous pourrions nous protéger contre l’ingérence de…

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Bébés et propagande de guerre

Même si on peut avoir de bonnes raisons de ne pas aimer le Hamas et ses méthodes et de le considérer comme une organisation terroriste qui ne défend pas vraiment les intérêts des Palestiniens, même si on peut avoir des doutes sur ses origines et ses sources de financement, ou justement pour ces raisons, il faut faire preuve de beaucoup de méfiance à propos des atrocités qu’on lui attribue, par exemple la quarantaine de bébés qui auraient été décapités lors de la récente offensive contre le territoire israélien. Ça ne serait pas la première fois que la propagande de guerre aurait recours au meurtre sanglant de bébés. Dans la grande campagne de propagande sur le viol de la Belgique par les barbares allemands, un stratagème assez semblable a été utilisé pour agir sur l’opinion de la population américaine, qui s’opposait à la participation des États-Unis à la Première Guerre mondiale. Plus récemment, en 1990, le faux témoignage de Nayirah, une prétendue infirmière volontaire (en fait la fille de l’ambassadeur du Koweit aux États-Unis), à propos du meurtre sauvage de bébés koweïtiens nés prématurément par des soldats irakiens qui les auraient sortis des couveuses a servi à justifier l’entrée en guerre…

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Mises au point sur les experts (2)

Suite du billet du 17 septembre 2023 5 Nous reconnaissons, de manière générale, que les experts ne sont pas infaillibles. Ils sont comme nous tous des êtres humains et pour cette raison ils sont sujets à l’erreur, de manière générale et plus particulièrement à propos de leur science. Cependant, nous n’en tirons presque jamais les conséquences dans les cas particuliers qui nous concernent directement, surtout quand tous les experts auxquels on donne la parole sont du même avis, à quelques nuances près. Ce qui revient, dans la pratique, à faire comme si les experts, en tant que groupe, étaient infaillibles pour tout ce qui a des enjeux concrets pour nous, individuellement et collectivement. Comme si plusieurs experts faillibles pouvaient, en tant que groupe, devenir infaillibles. Comme si la science des experts pouvait devenir infaillible alors que les experts eux-mêmes ne le sont pas. Comme si cette croyance en l’infaillibilité des experts en tant que groupe ou en l’infaillibilité de la science des experts ne pouvait pas aggraver la faillibilité des experts, en raison de la foi des profanes qui peut facilement leur monter à la tête et donner naissance chez eux à une foi en leur propre expertise et en…

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La fonction idéologique des gauchistes

La charité a toujours fait bon ménage avec les inégalités économiques, à plus forte raison si elles sont prononcées et si elles sont héréditaires. L’Église catholique, détentrice de grandes richesses obtenues aux dépens des masses de fidèles asservis et grâce aux largesses de la noblesse et de la bourgeoisie, a bien pu organiser des œuvres charitables pour apporter des secours aux pauvres et a bien pu tenir pour un point de doctrine que Dieu préfère les humbles et les misérables et qu’il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d’une aiguille que pour un riche d’entrer au paradis, elle ne s’en est pas moins presque toujours opposée aux transformations sociales et politiques susceptibles d’avantager économiquement le peuple, surtout quand ces transformations auraient eu pour effet de mettre le peuple dans une situation où il aurait eu beaucoup moins souvent besoin de la charité chrétienne et de priver l’Église d’une partie importante des ressources qu’on lui donnait pour soulager les maux des pauvres et des misérables et qui servaient aussi à faire vivre le clergé et à financer le faste des autorités religieuses. Car cela serait revenu à priver l’Église d’une part importante de sa raison d’exister…

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Une conception impropre et malpropre du respect

Les Québécois sont décidément indécrottables. Ils n’ont, pour beaucoup, toujours rien compris à ce qui s’est passé depuis 2020. De la même manière qu’ils prennent des mesures malsaines et même nocives pour des mesures sanitaires, ils voient dans les pires formes de malpropreté morale et même les poisons moraux de la pureté morale. Si les Québécois ont adhéré encore plus que la plupart des autres peuples occidentaux aux mesures soi-disant sanitaires, s’ils peuvent adhérer à nouveau à ces mesures, c’est justement à cause de cette malpropreté morale qu’ils persistent à prendre pour son contraire et dont ils semblent irrémédiablement imprégnés. Pour eux, la petitesse et l’étroitesse, c’est de l’élévation et de la grandeur morales, car on ne saurait prétendre être plus élevés et plus grands moralement que ceux qui sont petits et étroits. Je raconte brièvement une scène qui s’est produite au travail cette semaine. Comme à tous les vendredis, on demande aux employés du service auquel j’appartiens de participer à une pause en ligne. La plupart font du télétravail et sont éparpillés dans toute la province. Ce qui veut dire que mes collègues et moi, qui faisons du travail de bureau toute la journée, ne pouvons pas disposer de…

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Knock ou Le triomphe de la médecine

Les pratiques médicales et pharmaceutiques douteuses ne sont pas nouvelles. C’est ce que nous constatons en regardant Knock, un film de 1951 avec Louis Jouvet dans le rôle principal et qui est une adaptation de la comédie du même nom publiée en 1923 par Jules Romains. Cela peut bien faire cent ans, le docteur Knock peut bien être une sorte de visionnaire, les propagandistes et les charlatans d’aujourd’hui ont recours à des stratagèmes fort semblables, le prélèvement d’échantillons au fond de la fosse nasale pour des tests PCR préventifs et récurrents étant par exemple l’équivalent de la prise de température systématique par le rectum de jadis, en tant que procédure médicale invasive servant à s’assurer de la docilité des soi-disant malades. Quand le docteur Knock parle, on croirait entendre nos autorités sanitaires, nos médecins et nos experts, en public ou derrière les portes closes : « Tomber malade ? Vieille notion qui ne tient plus devant les données de la science actuelle. La santé n'est qu'un mot qu'il n'y aurait aucun inconvénient à rayer de notre vocabulaire. Pour ma part, je ne connais que des gens plus ou moins atteints de maladies plus ou moins nombreuses à évolution plus ou…

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Le désir de faire partie du peuple

Dans mon billet du 15 septembre 2023, j’ai montré de quelle manière ceux qui s’efforcent de devenir nos maîtres méprisent de plus en plus ouvertement le peuple ou les citoyens, et considèrent même qu’ils sont de la canaille ; et aussi de quelle manière plusieurs groupes de personnes – des bureaucrates, des universitaires, des médecins, des scientifiques, d’autres sortes d’experts, des journalistes et des « citoyens » obéissants – affectent de ne pas appartenir au peuple et désirent se distinguer de lui grâce à la position qu’ils occupent dans les administrations publiques, grâce à leur scolarité et à leurs diplômes, grâce à leurs connaissances et à leurs aptitudes intellectuelles supérieures ou particulières, grâce à leur expertise respective, grâce à leur capacité à informer le peuple ignare et grâce à leur orthodoxie ou docilité. Au lieu de s’irriter de la conception et des sentiments peu flatteurs des élites pour le peuple, ces groupes de personnes les partagent, quoique sous une forme généralement atténuée ou exprimée avec moins de morgue. Le plus comique, c’est qu’aux yeux de ces élites ils ne sont rien de plus que des serviteurs utiles qui, comme leurs concitoyens qu’ils regardent de haut, appartiennent à la populace. L’attitude de ces personnes…

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Une nouvelle manière de calculer l’efficacité vaccinale

Alors qu’on continue à observer une surmortalité toutes causes confondues dans les pays occidentaux les plus vaccinés, les autorités politiques et sanitaires préparent une nouvelle campagne de vaccination en prévision du retour de l’hiver et en raison de l’apparition du nouveau variant nommé Éris, en l’honneur de la déesse de la discorde, aussi fille de la nuit. Je ne peux qu’admirer leur persévérance. C’est la raison pour laquelle – en plus de ne pas aimer la discorde et le nuit – je veux ici les aider en leur proposant une nouvelle manière de calculer l’efficacité des nouveaux vaccins qu’on nous injecte depuis la fin de l’année 2020. Après tout, c’est dans l’ordre des choses : pour le nouveau coronavirus et les nouveaux variants, il a fallu et il continue de falloir de nouveaux vaccins ; et pour ces nouveaux vaccins, il faut une nouvelle manière de calculer l’efficacité vaccinale. Car la nouveauté engendre toujours la nouveauté. C’est là toute la beauté de la vie. La principale difficulté à laquelle sont confrontés ceux qui comme nous tiennent à tout prix à prouver l’efficacité des vaccins, c’est qu’il apparaît toujours des nouveaux variants, et que les producteurs de vaccins – les pauvres…

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Nulle part chez nous

En temps normal comme en temps de crise, et à plus forte raison dans cette nouvelle normalité où se combinent les crises réelles et les crises imaginaires, on cherche à nous faire sentir que nous ne sommes nulle part chez nous. Ce « on », ce sont les différents paliers de gouvernement, ce sont les grandes corporations, ce sont les commerces, ce sont nos employeurs, ce sont les administrations scolaires et sanitaires, ce sont les policiers et les agents de sécurité, ce sont nos voisins, nos collègues et notre entourage, etc. C’est pour ainsi dire presque tout le monde. Cette situation est de toute évidence rendue possible par le fait que nous, qui faisons partie du peuple, nous soucions assez peu de notre liberté et de la protection de notre vie privée, ne sommes pas dérangés par les intrusions constantes, abusives et gratuites des autres dans notre existence et par la prise de contrôle de tous les lieux publics et même des lieux privés, et nous plaisons souvent à intervenir dans la vie des autres et à voir les autorités, quelles qu’elles soient, y intervenir. Cette situation est particulièrement visible dans les villes, qui sont en train de devenir de plus en…

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Deux vidéos à l’occasion du 11 septembre

Le récit officiel des attentats du 11 septembre 2001, à peu près aussi farfelu que le récit de la soi-disant pandémie, a réussi à s’imposer à beaucoup comme une vérité historique dont on ne saurait raisonnablement discuter, sauf sur des points de détail, sans être un complotiste, à peu près comme on est en train d’inscrire définitivement dans l’histoire le récit pandémique. Il est donc important de nous rappeler tout ce qui est louche ou absurde dans ce récit, qui converge d’ailleurs avec le récit pandémique en ce qu’il avait aussi pour but d’accroître la surveillance de masse, de nous priver d’une partie de nos libertés et de nos droits et d’accorder aux gouvernements sous forte influence oligarchique des pouvoirs exceptionnels qui ont été normalisés. Ces deux courtes vidéos de James Corbett peuvent certainement nous y aider, avec humour. Le 11 septembre expliqué en 5 minutes Message urgent pour les employés de bureau

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Vers un dossier d’employé numérique centralisé

Dans les années 1980 et 1990, et parfois même au début des années 2000, les dossiers des employés contenaient seulement ou surtout des documents manuscrits, dactylographiés ou imprimés. Ces dossiers étaient rangés dans des classeurs et seul le personnel administratif y avait accès. Étant donné que cela prenait de l’espace, on s’efforçait souvent, sauf peut-être dans les bureaucraties publiques ou privées, de réduire autant que possible le nombre de documents qui étaient rangés dans ces dossiers et on épurait les dossiers des documents qui n’avaient plus de valeur. Quand les employés changeaient d’emploi, leurs anciens employeurs ne gardaient pas indéfiniment leurs dossiers. Après quelques années tout au plus, quand un litige avec l’employé ou le fisc n’était plus possible ou probable, ces dossiers pouvaient être élagués ou détruits, surtout quand il y avait beaucoup d’employés et quand le « roulement de personnel » était grand. Avec la transformation numérique qui a commencé au début des années 2000 et qui s’accélère, les dossiers des employés sont de plus en plus numériques. Les employeurs ont donc davantage tendance à ajouter dans ces dossiers plus de documents et d’informations et à les conserver plus longtemps. Les dossiers d’employés se trouvant sur des serveurs où le…

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La médecine de masse

Depuis plusieurs décennies, voire un siècle ou deux dans certains cas, nous assistons à une importante massification de ce qui constitue notre culture et nos sociétés. Non seulement nous avons des médias de masse et des divertissements de masse, mais nous avons aussi une alimentation de masse et une éducation de masse. Il n’y aurait pas de problème si cette tendance avait simplement pour effet ou pour but de rendre accessibles à un plus grand nombre de personnes des informations éprouvées et des analyses rigoureuses des actualités nationales et internationales, des œuvres littéraires, cinématographiques et musicales au sens fort du terme, des aliments sains et des créations gastronomiques et une éducation qui développe l’intelligence et l’autonomie. C’est évidemment autre chose qui se passe. Dans le cas des médias de masse, on fournit aux masses des informations simplistes qu’on peut présenter en quelques secondes ou quelques minutes, qui sont immédiatement accessibles à tous, qui s’appuient sur des sentiments rudimentaires et non réfléchis pour être crues, et qui renforcent ces sentiments. Les analyses, quand il y en a, sont généralement simplistes et s’enracinent dans ces informations et ces sentiments rudimentaires et servent seulement à en confirmer la justesse. Les médias de masse…

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Éléments d’une mentalité d’esclave (5)

Suite du billet du 6 septembre 2023 Aversion pour les pairs indociles ou révoltés et pour la liberté Un autre élément de la mentalité d’esclave qui se renforce dans nos sociétés, c’est l’aversion que beaucoup de nos concitoyens ont pour leurs pairs indociles ou révoltés. Autant ils peuvent se montrer complaisants envers nos maîtres, autant il leur arrive d’être intolérants envers leurs concitoyens qui n’obéissent pas docilement à nos maîtres, et même les vouer à tous les diables. C’est ce qui arrive quand des employés dociles se liguent entre eux et se rangent du côté des patrons pour empêcher les employés indociles de faire la grève ou de se révolter. C’est ce qui arrive quand des travailleurs soumis prennent parti pour le gouvernement et enragent contre les étudiants qui font la grève pour s’opposer à la hausse continue des droits de scolarité et à l’augmentation de l’endettement étudiant, alors que les étudiants sont pourtant de futurs travailleurs comme eux et travaillent souvent déjà. C’est ce qui arrive quand des travailleurs s’énervent et voudraient que des travailleurs considérés comme privilégiés (par exemple les fonctionnaires, les enseignants des écoles primaires et secondaires et les professeurs des cégeps et des universités) se contentent…

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Éléments d’une mentalité d’esclave (4)

Suite du billet du 5 septembre 2023 Complaisance envers les maîtres Bien avant l’arrivée du méchant virus en 2020, beaucoup d’entre nous faisaient déjà preuve de complaisance envers ceux qui se trouvaient en position d’autorité. Les milieux de travail et la politique sont les lieux où s’exprimaient de longue date et continue de s’exprimer cette complaisance envers nos maîtres. Au travail, ces personnes font preuve d’une grande indulgence envers leurs supérieurs immédiats et aussi les grands patrons. Cela arrive quand ils les exploitent en leur donnant en échange des broutilles, quand ils exigent d’eux qu’ils fassent des tâches pour lesquelles ils n’ont pas été embauchés, quand ils ne respectent pas leurs engagements et ne tiennent pas leurs promesses, quand ils essaient de leur faire assumer les conséquences de leurs erreurs, quand ils changent d’idée constamment, quand ils leur disent une chose et son contraire, quand ils leur mentent effrontément, quand ils surveillent tout ce qu’ils font, quand ils usent arbitrairement de leur pouvoir, etc. Ces larbins cherchent alors toutes sortes d’excuses pour expliquer et justifier le comportement de leurs supérieurs et de leurs patrons et pour ne pas avoir à s’opposer à eux ou à se révolter. C’est que ces…

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Éléments d’une mentalité d’esclave (3)

Suite du billet du 4 septembre 2023 Le désir de protection et de protecteurs On cultive de plus en plus chez nous le désir d’être protégés et d’avoir des protecteurs, même quand nous sommes des adultes et encore plus quand nous sommes des adultes. S’il est compréhensible que les enfants, en raison de la faiblesse de leur corps et de leur esprit et de leur manque d’expérience, désirent être protégés par leurs parents ou d’autres adultes, il l’est beaucoup moins que des adultes, manquant d’assurance ou même apeurés, désirent être protégés par d’autres adultes sauf s’ils sont en fait de grands enfants qui sont adultes seulement de corps. Car le développement de nos capacités physiques, intellectuelles et morales devraient avoir pour effet que nous ne nous sentons pas exposés à des dangers imaginaires et que, dans la majorité des cas, nous sommes capables de nous protéger des dangers réels, individuellement ou en nous associant à d’autres adultes. Pensons à la situation dans laquelle nous nous trouvions quand nous étions des enfants ou dans laquelle se trouvent les enfants que nous avons ou côtoyons, et ce, sans idéaliser l’enfance. L’enfance est caractérisée par un état marqué de dépendance. Non seulement les…

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Poursuite judiciaire contre CJ Hopkins

CJ Hopkins (Consent Factory, Inc et Substack) est un auteur d’origine américaine qui pratique la satire et qui est établi en Allemagne depuis une vingtaine d’années. Depuis 2020, il critique vigoureusement les mesures de guerre qui nous ont été imposées sous prétexte de lutte contre le méchant virus. C’est ce qui lui vaut maintenant d’être poursuivi en justice parce qu’il aurait fait de la propagande nazie, alors qu’il a justement critiqué les mesures dites sanitaires en les comparant à certaines des pratiques du régime nazi. Ce qui rappelle les accusations de nazisme faites dans les médias canadiens contre les personnes qui ont participé au Freedom Convoy, sous prétexte qu’ils auraient arborer des symboles nazis, lesquels étaient en fait utilisés pour critiquer l’autoritarisme du gouvernement et ses tendances totalitaires, notamment la ségrégation des non-vaccinés. La poursuite judiciaire dont CJ Hopkins est l’objet est tout à fait typique de la persécution des dissidents et des opposants dans les pays occidentaux soi-disant démocratiques, et contre lesquels on ne désarme pas même une année après la fin des mesures dites sanitaires. Il a décidé de faire appel du premier jugement de culpabilité rendu contre lui et a bien l’intention de se battre jusqu’au bout,…

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Éléments d’une mentalité d’esclave (2)

Suite du billet du 28 août 2023 Il y a et il faut une procédure précise pour chaque chose Bien avant la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, beaucoup d’entre nous ont pris l’habitude de penser qu’il faut une procédure précise pour chaque chose et d’agir en conséquence. Quand cette procédure n’existe pas, ils réclament qu’on la leur fournisse ou bien ils essaient de l’élaborer eux-mêmes, pour ensuite la faire valider par des personnes qu’ils considèrent plus compétentes qu’eux et l’appliquer sans penser ou presque. Quand ils cuisinent, ils ont besoin d’une recette ou de consignes écrites et non écrites. Ils s’imaginent que si la quantité de chaque ingrédient n’est pas mesurée avec précision, que si les étapes de la préparation ne sont pas faites exactement dans le même ordre et de la même manière, et que si les aliments ne sont pas cuits à telle température pendant tant de temps, leurs efforts culinaires échoueront lamentablement ou, à tout le moins, que ça ne sera pas être très bon. À l’inverse, ils croient que s’ils suivent la recette scrupuleusement, ils obtiendront nécessairement de meilleurs résultats. Le refus d’user de leur jugement quand ils cuisinent les fait parfois suivre une recette passable…

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Vers un dossier scolaire numérique centralisé

Il y a quelques décennies, les dossiers scolaires des élèves de niveaux primaires et secondaires ou des étudiants collégiaux et universitaires restaient dans les classeurs des établissements d’enseignement. Leur contenu était seulement accessible au personnel administratif de ces établissements et il circulait donc très peu. Pour sauver de l’espace, il était important d’y ranger un nombre limité de documents et d’épurer ces dossiers après quelques années, pour n’y garder que l’essentiel. Quand des étudiants avaient complété leurs études, ces dossiers n’étaient presque plus utilisés. On les conservait seulement pour être en mesure de fournir aux diplômés des documents qu’ils auraient égarés, par exemple des relevés de notes et des diplômes. Dans des cas exceptionnels, il pouvait arriver qu’un autre établissement d’enseignement ou un employeur fasse une vérification, quand il soupçonnait une falsification. Mais tout ça est en train de changer à cause de la transformation numérique qui a pour objet tous les aspects de nos sociétés et de notre existence. Depuis que les dossiers scolaires sont devenus numériques, il devient de plus en plus facile d’avoir accès à leur contenu, au sein d’un même établissement d’enseignement, d’un même centre de services scolaire (le successeur de la commission scolaire au Québec),…

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Éléments d’une mentalité d’esclave (1)

L’autoritarisme des dernières années ainsi que la résignation et la collaboration de beaucoup de nos concitoyens nous ont permis de constater à quel point une certaine mentalité d’esclave est répandue. Nous savions qu’elle existait avant, mais nous avions souvent tendance à en sous-estimer l’ampleur. Même les plus lucides et les plus pessimistes d’entre nous, dont on pensait qu’ils exagéraient avant la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, ont souvent été surpris du degré élevé de servilité dont beaucoup ont fait preuve, et de la facilité avec laquelle ils ont accepté la prise en charge presque totale de leur existence par les autorités politiques et sanitaires et se sont résignés à la perte de leurs droits et de leurs libertés, sous prétexte de faire la guerre à un méchant virus. Alors qu’à d’autres époques les maîtres s’efforçaient de développer une mentalité d’esclave chez ceux qui étaient déjà réduits en esclavage, afin que leurs idées et leurs désirs correspondent à leur état d’esclaves, on dirait bien que les maîtres actuels cultivent et utilisent la mentalité d’esclave pour nous asservir davantage et obtenir pour nous un état de servitude conforme à cette mentalité. Voici quelques-uns des éléments constitutifs de cette mentalité d’esclave, dont nous…

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Asservissement et mentalité d’esclave

Les Noirs qui sont devenus des esclaves lors de leur déportation dans les colonies européennes, et qui n’appartenaient pas à des populations déjà réduites en esclavage par d’autres populations africaines avant le début de ce commerce, n’avaient certainement pas une mentalité d’esclave. Supposer l’existence naturelle d’une telle mentalité, cela reviendrait à leur attribuer une nature d’esclave, qui expliquerait pourquoi ils ont été réduits en esclavage et qui justifierait leur esclavage. Dans cette perspective raciste, il serait même possible de faire de leur esclavage une preuve de l’existence de cette nature d’esclave, un peu comme d’autres, assez absurdement, font des accusations contre une personne et de sa condamnation une preuve qu’elle aurait commis les actes dont on l’accuse et pour lesquelles on la condamne. Car si cette personne n’avait pas commis ces actes, se disent-ils, elle n’aurait pas été accusée et condamnée. Les précautions prises pour que les esclaves noirs ne s’enfuient pas et ne se révoltent pas, même après quelques générations d’esclavage, montrent bien que ces esclaves n’étaient pas nés pour être des esclaves. Il a fallu avoir recours aux chaînes et à la crainte du fouet, du bâton, des mutilations et de la mort, avec un succès limité, puisque…

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Formes et degrés de servitude

Nous avons tellement l’habitude d’entendre dire et de nous dire à nous-mêmes que nous vivons dans des sociétés démocratiques et que nous sommes libres, qu’il est inenvisageable, pour beaucoup d’entre nous, que nous soyons dans une certaine mesure des esclaves. Les esclaves, ce sont les Noirs qui ont été déportés en Amérique pour qu’eux-mêmes et leurs descendants deviennent la propriété des Blancs et travaillent dans les mines et les plantations de tabac, de coton et de cannes à sucre, en étant traités comme des bêtes de somme, en mourant parfois d’épuisement et de faim, en subissant de mauvais traitements et des châtiments corporels très brutaux, en étant parfois mutilés ou exécutés pour un oui ou pour un non, et en n’ayant pas le droit de posséder des armes et de s’entraîner au combat, afin qu’ils ne puissent pas et ne sachent pas se défendre. Ce serait donc minimiser l’esclavage des Noirs d’oser nous comparer aux esclaves noirs, surtout si nous sommes des Blancs. Il est vrai que nous n’avons pas été enlevés de notre pays pour servir des maîtres qui se trouvent à des milliers de kilomètres ; que nous et nos enfants ne sommes pas la propriété de nos employeurs,…

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Vers un dossier de locataire numérique centralisé

Je me souviens d’une époque, au milieu des années 1990, où il était tout simple de louer un appartement au Québec. Il suffisait de téléphoner et de prendre un rendez-vous avec le propriétaire du logement ou le concierge de l’immeuble pour visiter l’appartement à louer et pour signer le bail, le jour même de la visite ou le lendemain. On me demandait à peine une pièce d’identité pour confirmer que j’étais bien celui que je prétendais être. Vers la fin des années 1990 et le début des années 2000, on a commencé à me demander de donner comme références d’anciens propriétaires de logements que j’avais loués. Quelques années plus tard, on a commencé à exiger que je dise quel emploi j’occupais et quel était mon salaire annuel, en plus de me demander des références. Enfin, les enquêtes de crédit sont devenues la norme, pour les sociétés immobilières et parfois même pour les petits propriétaires. Si bien qu’il nous faut fournir toutes sortes d’informations aux propriétaires des logements que nous voulons louer, et consentir à ce qu’ils obtiennent des informations à notre sujet par l’intermédiaire de sociétés d’évaluation de notre cote de crédit, qui collectent sans notre consentement et de manière…

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L’opposition comme activité quotidienne

Même pour ceux d’entre nous qui ont résisté aux mesures soi-disant sanitaires que les autorités politiques et sanitaires nous ont imposées en collaboration avec les élites économiques ou à leur demande, l’opposition est souvent quelque chose d’exceptionnel. Il a fallu que nos gouvernements et ces élites se montrent très autoritaires et très méprisants pendant deux années pour qu’apparaisse une forme de résistance vigoureuse et suffisamment répandue au Canada. Et même après tout ce temps, beaucoup de Canadiens n’ont pas soutenu ce mouvement de résistance, mais ce sont au contraire ralliés à nos gouvernements. Plusieurs d’entre eux continuent encore aujourd’hui, en 2023, de se scandaliser à la moindre allusion au « Freedom Convoy ». Comment ces vulgaires camionneurs, ces récalcitrants, ces complotistes, ces antivax et ces extrémistes ont-ils osé défier les experts par la bouche desquels la vérité est révélée aux profanes que nous sommes, ainsi que nos gouvernements qui incarnent la volonté des citoyens, lesquels veulent tous notre bien, bien sûr ! Si nous en sommes arrivés là, et si nous pouvons en arriver là à nouveau, c’est qu’une forte culture de l’opposition n’existe pas, soit qu’elle a disparu, soit qu’elle n’a jamais eu l’occasion de se développer, comme au Québec. C’est plutôt…

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Mise à jour du dictionnaire des idées reçues sur les changements climatiques et la protection de l’environnement

Le dictionnaire des idées reçues sur les changements climatiques et la protection de l’environnement a été mis à jour. Et cette fois-ci, je n’ai pas oublié de signaler les 40 articles ajoutés ou modifiés depuis la première version du 8 juillet 2023. Dictionnaire des idées reçues sur les changements climatiques et la protection de l’environnement

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Les risques d’un dossier médical numérique centralisé

Les dissidents discutent souvent de la surveillance de masse et du contrôle de la population que rend possibles la numérisation de la médecine, notamment en qui concerne les dossiers médicaux et plus particulièrement le statut vaccinal. Malheureusement, beaucoup de nos concitoyens sont insensibles ou insensibilisés à nos craintes, soit qu’ils rejettent a priori la possibilité d’une telle surveillance et d’un tel contrôle dans les démocraties occidentales, soit qu’ils s’accommodent d’eux, qu’ils tendent à les sous-estimer et qu’ils pensent que les avantages pour leur santé et celle des autres les compensent amplement. Ce qui importe avant tout pour ces personnes, c’est leur santé. À moins d’un grand réveil dont nous pouvons nous demander s’il arrivera un jour, il est donc peu efficace d’essayer de faire voir à ces personnes les risques que posent les infrastructures de santé numérique sur ce point. Il serait plus efficace de leur montrer les risques qu’elles posent pour leur santé, en mettant entre parenthèses tout ce qui porte sur cette surveillance et ce contrôle. Ce billet ne s’adresse pas directement aux personnes dont je viens de parler, mais plutôt aux dissidents qui voudraient leur montrer les risques de la numérisation de la santé et obtenir d’elles…

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La tyrannie de l’identité totalisante

Le droit de ne pas se faire imposer par la société dans laquelle on vit une identité sexuelle en fonction de son corps est de plus en plus reconnu par les sociétés et les gouvernements occidentaux. Il est possible, pour les personnes qui ne s’identifient pas à leur sexe biologique, de changer de nom et de genre sur leurs papiers d’identité et d’obtenir de l’aide financière pour transformer leur corps et le rendre conforme en partie ou en totalité à l’identité sexuelle ou de genre de leur choix. Elles peuvent réclamer l’utilisation de pronoms qui correspondent au(x) genre(s) au(x)quel(s) elles s’identifient ou à leur absence de genre. Elles peuvent porter plainte en cas de non-respect de leur identité de genre, c’est-à-dire quand les autres s’acharnent à leur imposer une identité de genre qu’elles ne reconnaissent pas. Elles peuvent participer à des compétitions sportives destinées à des femmes biologiques, utiliser les toilettes publiques pour les femmes ou être admises dans des centres d’aide pour les femmes si elles s’identifient comme des femmes, et ce, même si elles sont nées avec tous les attributs biologiques masculins, même si elles continuent d’en avoir certains ou de les avoir tous, et même si les…

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Corruption individuelle et sociale par le télétravail

Depuis les confinements de 2020, le télétravail devient de plus en plus populaire. Ce qui était d’abord pénible pour les télétravailleurs est maintenant souvent réclamé par eux : ils voudraient faire seulement du télétravail, sauf dans les rares cas où il serait nécessaire de se rencontrer en personne au bureau. Il est vrai que les premiers mois de télétravail, imposés par les autorités sanitaires aux travailleurs pour lesquels c’était possible à cause du méchant virus, étaient pénibles. Les systèmes informatiques mis en place rapidement ne fonctionnaient pas toujours bien, on n’avait qu’une partie du matériel informatique nécessaire et pas de bureau à la maison, il fallait s’occuper des enfants parce que les écoles et les garderies étaient fermées. On était obligé de passer les soirées et les fins de semaine à la maison en plus des journées de travail, parce que tout était fermé, quand il n’était pas simplement interdit de sortir de chez soi et de rencontrer d’autres personnes que celles avec lesquelles on habitait. Maintenant, c’est une toute autre histoire. Les personnes qui font du télétravail utilisent des systèmes informatiques qui, sans être parfaits, ont été mis au point au cours des dernières années. Les employeurs leur fournissent une…

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Le commerce des indulgences climatiques

Au fur et à mesure qu’apparaissent et se multiplient les mesures d’austérité censées permettre de lutter contre les changements climatiques – réduire ses déplacements, diminuer sa consommation d’énergies fossiles, chauffer moins durant l’hiver et se passer de climatisation durant l’été, prendre sa douche avec de l’eau froide, laver moins souvent ses vêtements, manger beaucoup moins de viande ou la remplacer par de la viande produite en laboratoire, etc. –, les taxes et les programmes de compensation qui permettront de racheter en partie ou en totalité ses fautes continueront de se multiplier. Contrairement aux pauvres et à la classe moyenne qui est en train de disparaître, les riches et les grandes entreprises pourront bénéficier d’indulgences en payant les taxes sur le carbone et en finançant des programmes censés contribuer à la reforestation, à l’efficacité énergétique, à l’électrification des transports, au végétarisme ou au véganisme et à la modernisation de l’industrie agro-alimentaire. C’est ce qui arrive déjà quand les élites politiques et économiques occidentales se déplacent à des milliers de kilomètres dans des jets privés pour participer à des congrès sur la lutte contre les changements climatiques et sur la réduction des gaz à effet de serre, la participation à ces événements…

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Identités sexuelles, liberté et égalité

Les rôles sexuels traditionnels et sclérosés, d’un côté, et la liberté et l’égalité, de l’autre, font mauvais ménage ; et pas seulement pour les femmes, mais aussi pour les hommes. À part pour ceux qui, parfois en réaction au « wokisme » ou au « transgenrisme », se mettent à regretter les rôles sexuels traditionnels et à les idéaliser, cela semble évident. Mais comme cela arrive assez souvent avec les évidences, ça semble tellement évident qu’on en vient à ne plus comprendre ou à mal comprendre les raisons pour lesquelles il en est ainsi, et qu’on tombe dans les mêmes erreurs ou les mêmes pièges dans des contextes semblables qui ne sont pas reconnus comme tels. C’est pourquoi je ne ferai pas ici des considérations générales ou des remarques abstraites sur les rôles sexuels, mais que je parlerai plutôt concrètement de ce que j’ai vu et vécu à cause d’eux, pendant mon enfance et mon adolescence, dans un petit village reculé de la Côte-Nord où les mœurs ont été longtemps très conservatrices et continuent encore de l’être aujourd’hui, du moins dans une certaine mesure. Car les transformations morales et sociales, bonnes ou mauvaises, qui se produisent dans nos sociétés se produisent généralement quelques décennies plus…

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Le passage du témoin du prêtre au médecin

Nous pourrions croire qu’il y a une opposition marquée entre le prêtre et le médecin, bien que le premier prétende parfois être le médecin des âmes, ou justement pour cette raison. L’un ne s’occupe-t-il pas surtout de la vie après la mort et ne lui subordonne-t-il pas la vie terrestre ? Pour l’autre, c’est la vie terrestre qui importe avant tout, quand ce n’est pas la seule vie qui existe à ces yeux ; et si jamais il prend intérêt à une vie qui existerait après la mort, ce n’est généralement pas en tant que médecin. Ce n’est pas pour rien que les médecins des derniers siècles ont compté dans leurs rangs des athées ou des personnes soupçonnées d’athéisme. En soignant les corps, on apprend à bien connaître les effets de la santé, ou des maladies et des infirmités, sur ce qu’on appelle l’âme, de même que les effets que les sentiments, bons ou mauvais, ont parfois sur le corps, surtout quand ils sont intenses et continus. Il est alors douteux que l’âme puisse exister indépendamment du corps et de la réalité matérielle. Par la même occasion, c’est la possibilité d’une vie après la mort (au paradis, en enfer ou au purgatoire)…

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Dictionnaire des idées reçues sur les changements climatiques

La propagande morale et pseudoscientifique à laquelle on a recours pour nous faire croire aux changements climatiques et nous faire adhérer à la transition énergétique me semble tellement semblable à celle utilisée pour nous faire croire à la pandémie et nous confiner, que j’ai rédigé un autre dictionnaire des idées reçues sur cette monumentale arnaque, où plusieurs articles du Dictionnaire des idées reçues sur la pandémie (auquel j’ai fait, par la même occasion, quelques changements mineurs) ont pu être repris, avec ou sans modifications. Je mettrai régulièrement à jour ce nouveau dictionnaire afin d’y ajouter les bêtises et les absurdités anciennes ou nouvelles que je débusquerai. Dictionnaire des idées reçues sur les changements climatiques

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Obéissance et indifférence à la vérité

Nous nous trompons quand nous pensons que tous ceux de nos concitoyens qui consentent à ce qu’ordonnent nos gouvernements le font simplement parce qu’ils croient aveuglément ou dogmatiquement tout ce qu’on leur raconte. Il faut nous rendre à l’évidence : le fait de croire que quelque chose soit vrai ne joue pas le rôle principal pour beaucoup d’entre eux. Cette relative indifférence à la vérité n’a évidemment pas commencé avec la soi-disant pandémie, ni avec les changements climatiques, ni avec la guerre en Ukraine, ni même avec les armes de destruction massive en Irak ou les attentats de 11 septembre 2001. Elle existe de longue date puisqu’elle découle de la situation dans laquelle se trouvent souvent les travailleurs salariés et à laquelle l’éducation scolaire et familiale les a préparés, par des enseignements explicites et l’inculcation d’attitudes morales. Une des choses que beaucoup d’entre nous se retrouvent à apprendre quand, comme on dit, ils intègrent le marché du travail, c’est de ne pas examiner attentivement si ce que nous disent les patrons est vrai, non seulement pour nous faire travailler, mais aussi pour nous faire travailler d’une certaine manière, nous faire adhérer aux valeurs de l’entreprise, et nous faire adopter certains…

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Dangers de la robotisation des forces policières et des forces armées

Depuis quelques années, les médias de masse et de grandes corporations nous préparent à la robotisation progressive des forces policières et des forces armées. Certains annoncent même que les soldats pourraient être entièrement remplacés par des robots militarisés d’ici 2030, sans doute moins pour faire des prédictions justes que pour préparer l’opinion publique à accepter que les gouvernements suivent ces nouvelles tendances et signent des contrats très lucratifs pour les corporations de l’industrie militaire et technologique afin de moderniser leur armement et ne pas rester derrière les autres pays, surtout ceux qui appartiennent au bloc rival ou ennemi, comme la Russie et la Chine. Essayons d’abord de voir quels pourraient être les avantages de la robotisation des forces policières et des forces armées. Puisque les promoteurs de cette transformation restent, du moins dans les grands médias, assez vagues sur cette question, sauf quand ils laissent entendre que c’est la marche inéluctable du progrès et que c’est plus commode de toutes sortes de manières, nous ne pourrons pas reprendre ce qu’ils disent et nous devrons faire nous-mêmes preuve d’imagination, question de nous représenter ce que ces transformations pourraient impliquer concrètement. Il faut quelques années pour recruter (ou enrôler) et former des…

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Risques de la numérisation de la culture (5) – L’architecture, l’urbanisme et la réalité virtuelle

Suite des billets du 9 juin, du 14 juin, du 25 juin et du 27 juin 2023. Notre civilisation est en train de se décomposer. Nos dirigeants, au lieu d’essayer d’atténuer, de ralentir ou de remédier à cette décomposition, semblent bien décidés à nous faire accepter avec résignation ce processus (sans l’appeler par son nom, évidemment), présenté comme une transformation historique inéluctable, et même à travailler à son accélération, puisque ce qu’ils considèrent comme la forme ultime du réalisme et du progressisme, c’est de courir à l’avant des tendances du moment. Ça n’a évidemment pas commencé avec l’arrivée du méchant virus et le délire sanitaire dont il a été le prétexte, ni avec l’adhésion de plus en plus folle à la croisade contre les changements climatiques, ni avec le sacrifice de la prospérité des pays occidentaux et des conditions de vie de leurs populations sous prétexte de guerre contre La Russie et peut-être bientôt contre la Chine. Pour parler seulement de ce qui m’intéresse dans ce billet, les villes occidentales s’enlaidissent de longue date et il devient de plus en plus difficile d’y vivre. Même dans les villes où les déboires économiques des dernières décennies se sont moins fait sentir…

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Risques de la numérisation de la culture (4) – L’interprétation et la composition musicales et l’intelligence artificielle

Suite des billets du 9 juin, du 14 juin et du 25 juin 2023. Dans mon billet du 25 juin 2023, j’ai envisagé la possibilité que les enregistrements musicaux, qui sont de plus en plus en ligne, deviennent inaccessibles ou difficiles d’accès à cause d’un effondrement technologique, de pénuries énergétiques et de censure, dans un contexte de moralite aiguë ou de guerre froide. Dans ce billet, je veux plutôt examiner la manière dont nos rapports à la musique et la musique elle-même se transformeraient si, au cours des prochaines décennies, l’utilisation de l’intelligence artificielle se généralisait pour produire des interprétations et des compositions musicales. Il faut des années pour apprendre à jouer d’un instrument ou à chanter. Après quoi, il faut s’exercer tous les jours ou presque pour continuer à s’améliorer ou seulement pour ne pas perdre la main. Il faut que des milliers de personnes s’exercent pendant des années, sous le regard attentif d’un ou de plusieurs professeurs, pour obtenir au bout du compte un musicien professionnel, et des millions pour obtenir un seul virtuose. Et c’est encore plus difficile pour obtenir un grand compositeur. Nous pourrions donc nous dire que cela fait beaucoup de temps, d’énergie et d’argent…

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Risques de la numérisation de la culture (3) – La musique en ligne

Suite des billets du 9 juin et du 14 juin 2023. Je ne considère pas la diffusion de la musique sur internet comme une mauvaise chose en elle-même. Cela m’a permis d’entendre les interprétations de musiciens qui sont morts avant que je naisse ou quand j’étais enfant (Glenn Gould, Scott Ross, Vladimir Horowitz et Jascha Heifetz) ou qui n’ont jamais donné un concert au Québec auquel j’aurais pu assister (Mstislav Rostropovitch, Paul O’Dette, Hopkinson Smith et Rolf Lislevand). Et même si j’étais né 20 ou 30 ans plus tôt et même si j’avais habité dans une grande ville nord-américaine ou européenne où ces musiciens auraient donné des concerts, je n’aurais probablement pas eu assez d’argent pour aller à tous ceux qui auraient intéressé. Je me serais peut-être même ruiné en achetant des disques, si j’avais vécu à une époque où la musique en ligne n’existait pas encore et si je m’étais mis en tête d’acquérir une certaine culture musicale, en me procurant plusieurs interprétations des œuvres des compositeurs bien connus ou moins connus du XVIIᵉ au XXᵉ siècles. Et sans la musique en ligne, peut-être n’aurais-je jamais entendu du flamenco, de la ranchera, du fado, de la musique tzigane est-européenne, de…

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Intensification de la surveillance de masse pour mater l’opposition

Quand nous faisons la critique de la surveillance de masse et de l’automatisation de l’analyse des données collectées, ainsi que de la prolifération réglementaire qu’elles rendraient possibles, nous supposons souvent qu’on en profitera pour nous donner des amendes, nous faire des procès et nous condamner à des peines diverses sous toutes sortes de prétextes, le moindre de nos comportements étant alors surveillé et réglementé. Mais ce n’est là qu’une possibilité parmi d’autres, et peut-être pas la plus probable. En plus des possibilités dont je refuse de parler publiquement pour ne pas donner de mauvaises idées à nos maîtres et à leurs larbins, et pour ne pas contribuer ainsi à la réalisation de ce que je crains, il est aussi possible que les informations incriminantes collectées et colligées à propos de nous ne soient pas utilisées systématiquement contre nous parce qu’il ne serait pas possible de donner des amendes et de faire des procès à chaque personne qui enfreindrait une réglementation omniprésente. Cela demanderait des ressources administratives, juridiques et carcérales que nous n’avons pas. Si nos maîtres remédiaient à ce manque en s’en remettant de plus en plus à l’intelligence artificielle et aux robots pour l’application de la réglementation, pour la…

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Assimilation du chiffrement des communications à un comportement terroriste

Grâce à deux articles de La Quadrature du Net (Affaire du 8 décembre : le chiffrement des communications assimilé à un comportement terroriste et Tribune : « Attachés aux libertés fondamentales dans l’espace numérique, nous défendons le droit au chiffrement de nos communications »), j’ai pris connaissance des aberrations policières et juridiques qui ont résulté de ce qu’on appelle, en France, l’affaire du 8 décembre 2020, et dont nous avons très peu entendu parler ici, au Québec. Plusieurs Français sont allés, aux côtés de milices kurdes, combattre Daesch en Syrie il y a quelques années. Certains d’entre eux, qu’on qualifie d’ultra-gauche, ont attiré l’attention des agences de renseignement, qui se sont mises à les espionner, en prétextant que ces personnes, qui se sont portées volontaires et qui ont risqué leur vie pour combattre des terroristes, devaient simplement être des terroristes d’une autre tendance politique, qui ne représenteraient pas une moindre menace pour la République française que les militants de Daesch. Voilà qui montre bien que les autorités françaises ne désirent pas que les citoyens participent activement à la lutte contre les terroristes, et qu’elles exigent seulement d’eux qu’ils se soumettent docilement à des formes de surveillance toujours plus invasives, censées prévenir les attentats terroristes,…

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Version temporairement finale du dictionnaire des idées reçues sur la pandémie

À l'occasion de l’accalmie apparente actuelle sur le front pandémique, j’ai préparé une version temporairement finale du dictionnaire des idées reçues sur la pandémie, c’est-à-dire finale jusqu’à ce que commencent les futures pandémies que les prophètes de malheur nous annoncent depuis longtemps déjà, alors que l’actuelle pandémie ne serait pas encore finie, nous disent-ils. Peut-être ne perdons-nous rien pour attendre. Puisque je m’attends à ce qu’ils aient recours à des procédés semblables, peut-être en allant encore plus loin en usant de nouveaux moyens de surveillance et de contrôle, il est important de ne pas oublier et de ne pas pardonner, sous prétexte de charité chrétienne ou de gentillesse, ce qu’on nous a fait endurer pendant deux années. La lecture ou la relecture de ce dictionnaire me semble pouvoir contribuer à ce que nous ne nous ramollissions pas trop à cause des indulgences occasionnelles qu’on consent à nous accorder, pour l’instant. Dictionnaire des idées reçues sur la pandémie

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Risques de la numérisation de la culture (2) – La lecture et l’écriture d’œuvres et l’intelligence artificielle

Dans mon billet du 9 juin 2023, j’ai fait l’hypothèse que les œuvres écrites pourraient devenir difficiles d’accès en raison de l’élagage et de la destruction des exemplaires déjà imprimés, de la transition toujours plus marquée vers des livres électroniques, de la précarité des technologies nécessaires pour les lire, et de la censure et de la falsification dont ils pourraient être l’objet. Dans ce billet, je veux plutôt examiner de quelle manière le rapport aux œuvres pourrait changer si, demeurant facilement accessibles surtout en format numérique sans être censurées ou falsifiées, elles étaient de plus en plus lues, étudiées, enseignées et discutées en s’aidant de l’intelligence artificielle. Ceux d’entre nous qui ont passé au moins quelques années à étudier ou à enseigner dans les collèges et les universités savent que beaucoup d’étudiants considèrent que c’est une perte de temps de lire une œuvre et d’essayer de la comprendre. Ce n’est pas un phénomène nouveau. Quand j’ai fait mes études collégiales et universitaires dans les années 1990 et 2000, plusieurs étudiants disaient fièrement qu’ils ne lisaient pas les œuvres littéraires et philosophiques qui étaient à l’étude et se vantaient de réussir quand même leurs cours. C’était alors la seule chose qui…

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Politiques de contrôle de la population (1) – Les « élites » et la populace occidentales

Suite du billet du 3 juin 2023. Quoi que nous pensions de l’hypothèse selon laquelle la dépopulation serait l’un des objectifs de la vaccination massive qu’a permis de faire accepter cette histoire de COVID, ainsi que du déclin économique qu’on a provoqué ou plutôt accéléré grâce aux politiques de confinement, aux sanctions contre la Russie et à la grande transition énergétique sous prétexte de lutte contre les changements économiques, il est clair que les élites économiques occidentales ont, depuis leur formation, contrôlé de toutes sortes de manière la population (c’est-à-dire nous), en fonction de ce qu’étaient ou de ce qu’elles croyaient être leurs intérêts à tel ou tel moment. Elles ont contribué à la mise en place de politiques natalistes quand elles avaient besoin de soldats et de colons pour étendre leur empire et subjuguer d’autres populations, ou encore de travailleurs à exploiter et de consommateurs à arnaquer. Elles n’ont pas hésité à alimenter à de nombreuses reprises les tendances belliqueuses des chefs politiques et à envoyer à l’abattoir la population afin de s’enrichir en pratiquant le commerce très lucratif de l’armement, et par la même occasion à décimer et à enrôler la populace devenue trop nombreuse, trop turbulente et…

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Villes, domiciles et véhicules « intelligents » pour personnes en perte d’intelligence et d’autonomie

Nos milieux de vie et nos activités quotidiennes sont en train de se transformer rapidement. Il y a eu une époque, pas si lointaine, où nous pouvions et devions interagir directement avec notre environnement et penser à ce que nous faisions sans avoir recours à une certaine forme d’assistance technologique. Mais les choses sont en train de changer rapidement et radicalement. Jadis, quand nous prenions l’autobus, il nous fallait consulter des trajets imprimés, nous rendre à temps à l’arrêt en prévoyant le temps que ça prend et regarder à l’extérieur pour descendre au bon endroit. Maintenant, grâce à l’omniprésence des téléphones « intelligents », à des applications de transport en commun et à des autobus intégrés au réseau de transport « intelligent », nous pouvons savoir où est rendue l’autobus que nous voulons prendre, recevoir une notification quelques minutes avant son passage pour nous dire de nous rendre à l’arrêt, suivre nos déplacements sur notre téléphone ou sur des écrans situés dans l’autobus et savoir où descendre sans regarder à l’extérieur. Jadis, quand nous avions à nous déplacer, à pied ou en voiture, dans une ville mal connue ou dans un secteur mal connu de la ville où nous habitions, il nous fallait être…

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Risques de la numérisation de la culture (1) – Les livres électroniques

Si presque toute la culture est en ligne et est assistée par ordinateur, sa survie dépend de la pérennité de ces technologies et du bon vouloir des corporations, des institutions et des gouvernements qui contrôlent ces technologies et la culture ou qui légifèrent sur elles. Étant donné les transformations technologiques, culturelles, morales et politiques qui s’accélèrent et aux dérapages autoritaires et superstitieux dans lesquels nous sommes entraînés, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir de la culture en tant qu’entité vivante, et non comme une chose morte, mutilée, démembrée et enterrée. Et pourtant il arrive rarement qu’on s’inquiète. Nos concitoyens, qu’ils aient des prétentions à la culture ou non, nous ont montré qu’ils se préoccupent beaucoup plus du moindre petit microbe qui circulent, et nous font sentir qu’à côté des changements climatiques qui menaceraient l’humanité et la planète toute entière, la dégradation de la culture ne mérite pratiquement pas d’attention. Car à quoi bon préserver la culture si nous sommes submergés à cause de la fonte des glaces polaires, carbonisés par les rayons toujours plus ardents du soleil, affamés par les sécheresses, pulvérisés par les ouragans et les tornades, ensevelis par les tempêtes de neige, frigorifiés par le verglas…

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Le tabou du contrôle politique de la population humaine

S’il y a une chose qui fait grincer des dents et même qui scandalise les bien-pensants qui constituent l’essentiel de nos sociétés et aussi les dissidents, c’est l’idée d’un contrôle politique de la population humaine. Il suffit d’évoquer cette idée, sans même la défendre, seulement pour l’examiner ou la discuter, pour se faire soupçonner ou accuser d’avoir des idées totalitaires. Il y a des différences, il est vrai. Les plus conservateurs d’entre nous refusent le droit à l’avortement ou cherchent à le limiter – ce qui revient à imposer un devoir d’avoir des enfants qu’on ne veut pas – en se qualifiant eux-mêmes de « pro-vie » et en considérant souvent leurs adversaires comme des assassins ou des tueurs de fœtus, sauf peut-être quand il s’agit d’une femme ou d’une adolescente violée, à plus forte raison si c’est un cas d’inceste. S’ils sont prêts à reconnaître que la société ou l’État peut intervenir pour empêcher l’interruption d’une grossesse non désirée, et donc se mêler de la procréation ou de la reproduction au détriment de la liberté des femmes d’en décider autrement, ils refusent catégoriquement cette idée quand il s’agit plutôt de réguler la reproduction, dans le but de diminuer la population ou…

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Difficultés et risques liés à la constitution d’un réseau économique clandestin

Nos gouvernements continuent de travailler à la transformation numérique, même si les signes d’une crise économique importante deviennent de plus en plus évidents, ou justement pour cette raison. Juste depuis le début du mois de mai 2023, la Banque du Canada a lancé une consultation publique sur le dollar numérique, et USAID a organisé à Washington un événement pour souligner la réussite de la transformation numérique grâce à l’implantation de DIIA en Ukraine, qui servirait de modèle en la matière aux « autres démocraties ». La Banque du Canada voudrait faire croire aux Canadiens que rien n’a été décidé quant à la création d’une monnaie numérique de banque centrale, qu’elle ne remplacera pas les billets de banque, et qu’on les consulte simplement pour avoir leur avis sur la question, afin d’aider cette noble institution à offrir des services monétaires de qualité dans un monde en perpétuel changement et de se préparer adéquatement en prévision du jour où on pourrait décider de créer cette nouvelle forme de monnaie accessible à tous, par exemple parce que l’argent comptant ne serait plus accepté comme mode de paiement dans un nombre croissant de commerces. Comme si ce n’était pas la responsabilité de la Banque du Canada…

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La comparaison avec le nazisme est-elle outrancière ?

Je reprends ici la traduction publiée sur le blogue de Jean-Dominique Michel d’un petit texte de Don Wilson, un juriste albertain, dans lequel il compare le traitement spécial réservé aux personnes non vaccinées, considérées comme impures par l’idéologie sanitaire, à certaines des mesures discriminatoires prises contre les Juifs, considérés comme impurs par l’idéologie nazie. Car le nazisme, ce n’est par seulement les camps de concentration et les chambres à gaz. Une telle comparaison tend à choquer, puisque nous avons pris l’habitude de faire du nazisme une sorte de mal absolu avec lequel les politiques de nos autorités et les comportements des personnes respectables que nous sommes ou croyons être ne pourraient, par définition, avoir rien de commun. Une telle manière de concevoir le nazisme a le double désavantage, d'un côté, de faire des Allemands de l’époque des monstres inhumains et de nous dispenser d’essayer de comprendre comment le nazisme a pu se former et se répandre ; et, de l’autre, de nous rendre aveugles à la propagation d’idéologies semblables en certains points. Voilà le texte en question, dans lequel on me semble décrire des mesures appliquées dans plusieurs pays, au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande…

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Renversement sur l’existence des changements climatiques

Par les temps qui courent, c’est pratiquement un crime de nier l’existence des changements climatiques. Ceux qui le font peuvent se compter chanceux s’ils se font seulement traiter de climato-sceptiques. Comme si c’était une insulte d’être un sceptique et un compliment d’être un croyant ! Généralement, on ne s’arrête pas là. Il y a plusieurs autres jolis sobriquets dont on peut nous affubler : trumpistes, complotistes, conspirationnistes, « anti-science », dangers pour l’humanité et la planète, larbins de l’industrie pétrolière, et j’en passe ! Mais je tiens à rassurer nos adversaires qui aiment nous tourner en dérision ou nous insulter à cause de notre prétendu manque de foi : nous ne nions aucunement l’existence des changements climatiques. Nous soutenons au contraire qu’il y en a toujours eu et qu’il y en aura aussi longtemps que la planète existera ; et qu’il s’en produit maintenant comme il s’en produira toujours et comme il s’en est toujours produit sur notre planète, bien avant la première révolution industrielle, l’utilisation des énergies fossiles et l’invention du moteur à essence ou à diesel, et même bien avant l’apparition de l’espèce humaine, il y a de cela des millions d’années. C’est pourquoi nous ne voyons pas…

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Sur une attitude morale liée au port du masque et à d’autres petits désagréments

Une année après la fin de l’obligation de porter un masque chirurgical ou un couvre-visage dans les lieux publics et dans les milieux de travail, le gouvernement québécois nous gratifie toujours d’affiches dans les transports en commun pour nous sensibiliser au port du masque dans les lieux publics, qui serait « notre filet de sécurité » collectif. Sauf erreur, dans certaines régions sociosanitaires du Québec, les professionnels de la santé et les usagers du réseau de santé (comme on les appelle dans nos bureaucraties) doivent toujours porter un masque quand ils travaillent ou quand ils ont une consultation médicale ou vont passer un examen médical. En plus, nous voyons de temps en temps des hypocondriaques (parfois très jeunes et vraisemblablement en bonne santé) ou des hypervertueux (souvent dotés d’une face de carême, à en juger d’après le peu que nous en voyons) continuer de porter un masque dans les commerces (en tant que clients ou en tant qu’employés, par exemple ceux qui travaillent dans des ongleries), dans les autobus et dans le métro, ou quand ils toussotent un petit peu. On peut se demander ce qu’il faut pour que les irréductibles du port du masque capitulent, et pour que ceux qui se…

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Remarques sur les sociétés totalitaires

Totalitaire est l’un de ces mots qu’on utilise souvent sans préciser ce qu’on entend par là, si bien qu’on croit souvent qu’il est juste ou injuste de l’employer non pas d’après ce qu’on observe, mais d’après les sentiments qui dominent ou différentes orientations politiques, morales, religieuses ou idéologiques. C’est ce qui arrive depuis 2020. Les opposants aux politiques autoritaires et invasives des gouvernements occidentaux disent que nous sommes déjà dans le totalitarisme ou que les tendances totalitaires se renforcent. Ils veulent généralement dire par là que les États et les gouvernements occidentaux, que nous avons l’habitude de dire démocratiques, sont déjà totalitaires ou sont en train de le devenir. Même s’ils ne le disent pas directement, on dirait que, pour eux, ce sont seulement ou surtout les États et les gouvernements qui peuvent être totalitaires, en privant indûment les individus, les associations d’individus et les communautés d’une grande partie de leur liberté. C’est ce qui leur fait parfois dire, assez absurdement, que nous sommes en marche vers le communisme (pour plusieurs, totalitaire et communiste sont pratiquement des synonymes), alors que les grandes multinationales prospèrent et deviennent plus riches et plus puissantes que les États, les traitent comme des vaches à…

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Destruction des conditions de l’exercice des droits politiques des citoyens

Il ne suffit pas que les citoyens aient des droits politiques. Il faut aussi qu’ils soient capables de les exercer. Sans leur exercice, ces droits politiques n’existent pas. Et sans ces droits politiques, la démocratie n’existe pas. Contrairement à ce qu’affirment péremptoirement les légions de bien-pensants, il ne suffit pas d’être une bonne personne, au sens où elles l’entendent, pour être capable d’exercer ses droits politiques intelligemment. En fait, c’est précisément le contraire qui arrive. Plus on exerce des pressions sur les individus pour qu’ils se conforment à ce qu’on décrète être le simple bon sens, les valeurs démocratiques ou le Bien, plus on les prive de l’autonomie morale qui fait partie des conditions de l’exercice des droits politiques, ou plus on les empêche de développer cette autonomie. Pour être capable d’exercer ses droits politiques, c’est-à-dire une partie du pouvoir politique, il faut disposer d’une importante autonomie morale. Cela ne vaut pas seulement pour les citoyens dans une démocratie, mais aussi pour un roi et pour des nobles dans une monarchie. Le roi, s’il est sous la tutelle morale du clergé, n’est rien de plus qu’un grand enfant incapable de décider des affaires politiques. Soumis à une morale superstitieuse qui…

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Vers une réaction religieuse et des troubles sociaux et politiques

Depuis plusieurs années déjà, et encore plus depuis 2020, il y a de fortes tensions, aux États-Unis, au Canada et, je suppose, aussi dans certains pays européens, entre une certaine gauche qu’on appelle « woke » en Amérique du Nord et les personnes, surtout d’ascendance européenne, qui se considèrent ou qu’on considère comme conservateurs, en religion, en morale et en politique. Du coté des « wokes », ainsi que des gouvernements et des partis politiques qui se revendiquent de cette tendance morale et politique ou qui l’utilisent à des fins politiciennes, on lutte avec détermination et parfois même avec violence contre des formes de discrimination réelles ou supposées, comme le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le sexisme, la misogynie, l’homophobie et la transphobie ; on croit que les politiques de réduction ou de contrôle de l’immigration sont motivées par la xénophobie ou le racisme ; on milite pour la reconnaissance de nouvelles identités sexuelles et contre la domination des identités sexuelles traditionnelles ; on voit dans des gestes, des mots, des expressions, des intonations et des attitudes des personnes jugées privilégiées vis-à-vis des groupes victimisés des crimes qu’il faudrait châtier avec rigueur ; on se fait les défenseurs de toutes les victimes présumées et les pourfendeurs de leurs agresseurs présumés ;…

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Le suicide assisté pour contrecarrer l’imposition de mesures soi-disant sanitaires

Le suicide assisté est très impopulaire chez les opposants conservateurs et religieux aux mesures soi-disant sanitaires, qui tendent à sacraliser la vie humaine, indépendamment des conditions de vie concrètes. Même des opposants qui ne sont pas particulièrement conservateurs et qui ne sont pas croyants sont réticents à l’idée de légaliser le suicide assisté ou de le rendre plus accessible, aux personnes âgées en mauvaise santé et dépourvues d’autonomie, et aux personnes plus jeunes atteintes d’une maladie incurable qui les fait souffrir, qui limite considérablement leur liberté, qui les rend très dépendants des autres, et qui fait d’eux la chose du système hospitalier. Parfois convaincus, à tort ou à raison, qu’un grand projet de réduction de la population est en cours, et que les traitements sordides dont ont été l’objet les personnes âgées les plus vulnérables à partir de 2020 s’inscrivent dans ce projet, le suicide assisté, même volontaire, scandalise plusieurs d’entre eux. D’autres craignent que la bureaucratie hospitalière et les professionnels de la santé tuent des personnes vulnérables qui n’ont jamais donné leur consentement au suicide assisté, pour désengorger le système de santé en libérant des lits, et pour éliminer des dépenses inutiles ; et croient qu’il faudrait interdire ou…

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Bons sentiments et tendances totalitaires

Les bons sentiments et les tendances totalitaires sont, pour beaucoup d’entre nous, des choses incompatibles. Selon eux, les Allemands du Troisième Reich auraient adhéré au nazisme parce qu’ils n’avaient pas de bons sentiments et avaient plutôt de mauvais sentiments. C’est pourquoi ils s’imaginent, quand les gouvernements et les médias de masse occidentaux déclarent, à tort ou à raison, que des mouvements politiques ou des groupes d’opposants sont d’extrême-droite, qu’il faut combattre les mauvais sentiments que répandent ces méchantes personnes et les remplacer par de bons sentiments, c’est-à-dire leurs sentiments. Ils ne comprennent pas que les Allemands de l’époque évaluaient positivement les sentiments qu’ils avaient, par exemple à propos de la puissance de l’Allemagne, de l’unification et de la purification de la race allemande et de l’élimination des éléments indésirables, impurs, parasitiques, dégénérés ou traîtres, comme les Juifs, les Slaves, les Tziganes, les homosexuels, les communistes, les socialistes et les démocrates. Ils croient que, quand ils auront réussi à imposer de bons sentiments, c’est-à-dire leurs bons sentiments, à toutes les personnes soupçonnées ou accusées d’être d’extrême-droite ou d’être sceptiques quant à ces sentiments, on en aura enfin fini avec le suprémacisme blanc, le fascisme, le néo-nazisme et tout ce qui s’y…

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La négativité et la violence de la communication positive et non violente

J’enrage encore à cause de la formation sur le service à la clientèle (billet du 30 mars 2023) qu’on m’a imposée au travail, alors que je ne suis pourtant jamais en contact avec les clients de l’entreprise pour laquelle je travaille. C’est qu’il suffirait de faire quelque chose pour quelqu’un, quel qu’il soit, pour faire du service à la clientèle. Le service à la clientèle deviendrait alors le paradigme universel dans lequel devraient s’inscrire toutes les relations humaines. Il aurait même des applications dans les familles, dans les couples et entre amis. Ce qui me dégoûte encore plus, c’est la grande entreprise de domestication des employés (billet du 4 avril 2023) dans laquelle cela s’inscrit. Et puisque nous sommes presque tous des employés, puisque les autres conditions professionnelles sont de plus en plus assimilées à la condition d’employés, c’est presque tout le monde qu’on domestique. Étant donné la place importante que le travail occupe dans nos vies, ce sont les individus tout entiers qu’on transforme en chats ou en chiens d’appartement, qui donnent gentiment la patte à leurs maîtres (les employeurs, les dirigeants politiques et bureaucratiques, les médecins, les experts, etc.) qui contrôlent de plus en plus tout ce qu’ils…

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Transposition des techniques de manipulation sanitaires dans le domaine de la sécurité

Pour les gouvernements occidentaux, tous les prétextes sont bons pour accroître la surveillance et le contrôle des citoyens. Nous l’avons bien vu avec les mesures soi-disant sanitaires mises en place au printemps 2020, auxquelles on a en grande partie mis fin deux ans plus tard, mais qu’on pourrait réactiver sous une forme plus ou moins abusive, puisque les organisations de santé publique internationales et nationales n’ont toujours pas déclaré la fin de la fameuse pandémie et ne daignent pas nous dire ce qu’il faudrait pour qu’on puisse enfin considérer qu’elle est terminée, puisqu’elles peuvent annoncer l’apparition d’un nouveau variant préoccupant pour essayer de nous reconfiner, de nous obliger à nouveau à porter un masque dans les lieux publics et de réimposer l’usage du passeport vaccinal. Ces mesures soi-disant sanitaires sont un prolongement des mesures sécuritaires imposées à la suite des attentats du World Trade Center en 2001, lesquelles ont depuis proliféré, chaque attentat ou chaque massacre qu’on n’a pas réussi à empêcher grâce aux dispositifs sécuritaires déjà en place étant une opportunité pour imposer plus de dispositifs de la même espèce. Dans le cas des mesures soi-disant sanitaires, chaque nouvelle « vague » et même la crainte d’une nouvelle « vague » ont servi…

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La domestication « nouveau genre » des employés

Le monde du travail est entré dans une nouvelle ère. L’époque à laquelle il suffisait de nous rendre au travail pour exécuter les tâches attendues de nous est révolue. Dans de nombreux milieux de travail, dans le secteur privé comme dans le secteur public, pour des emplois qualifiés comme pour des emplois non qualifiés, nous ne sommes plus seulement traités froidement comme les rouages d’une machine complexe, ou comme des animaux bien dressés dont on utilise la force de travail physique ou intellectuelle. Dorénavant, être un travailleur salarié, ce n’est plus simplement être exploité par son employeur, c’est faire partie d’une communauté ou d’une grande famille, c’est adhérer aux valeurs de l’entreprise ou de l’organisation, c’est avoir de bons sentiments pour ses collègues et ses supérieurs, c’est participer à des rites collectifs pour renforcer les liens entre les employés et entre les employés et la direction, c’est l’obligation de s’aimer les uns et les autres et d’être polis jusqu’au fond du cœur, c’est être fier d’appartenir à telle entreprise ou à telle organisation, c’est être présent sur les médias sociaux de cette entreprise ou de cette organisation, c’est adopter les saines habitudes de vie promues par l’employeur, c’est veiller à…

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Les causes non technologiques des fraudes et de l’usurpation d’identité (suite)

Dans mon billet du 1er avril 2023, j’ai montré que les fraudes et l’usurpation d’identité dont on prétend nous protéger grâce à une amélioration de la cybersécurité sont en réalité causées par le fait que nous nous appauvrissons de plus en plus, et que nous avons recours au crédit pour subvenir à nos besoins élémentaires, pour essayer de faire notre chemin sur le marché du travail ou en tant que petit entrepreneur, pour acheter ce qu’on nous vend grâce à la publicité et pour avoir le même train de vie que les personnes qui appartiennent à la même classe socio-économique que nous. Si nous n’avions pas à avoir une ou plusieurs cartes de crédit et à contracter des prêts pour toutes sortes de raisons, si les institutions financières n’en profitaient pas pour nous saigner pendant des années, des décennies ou toute notre vie, si l’économie occidentale ne dépendait grandement du recours massif au crédit, les demandes de crédit seraient moins fréquentes, le crédit serait moins accessible et les fraudes et l’usurpation d’identité seraient plus rares. Une autre cause non technologique des fraudes et de l’usurpation d’identité, c’est la transformation de la manière dont les services financiers sont offerts depuis les…

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Les causes non technologiques des fraudes et de l’usurpation d’identité

L’augmentation de la fréquence des fraudes et de l’usurpation d’identité est généralement considérée comme un problème de sécurité des technologies utilisées et des moyens d’authentification des personnes, ainsi que des bonnes pratiques de cybersécurité chez les employés et les clients des institutions financières. Si les chances que nous soyons victimes d’un « cybercrime » augmentent, c’est qu’il y aurait des failles de sécurité récurrentes dans les systèmes informatiques utilisés par les institutions financières et dans les systèmes d’exploitation et les logiciels installés sur les ordinateurs et les téléphones mobiles de leurs clients ; c’est que les identifiants, les mots de passe et l’authentification à double facteur ne seraient pas suffisantes pour identifier les personnes ; c’est que les employés et les clients des institutions financières ignoreraient les règles de cybersécurité les plus élémentaires. Ce qui revient à nous dire que si les failles de sécurité devenaient moins fréquentes et étaient repérées et corrigées plus rapidement, que si les moyens d’identification et de surveillance des activités anormales étaient améliorés, que si les institutions financières imposaient à leurs clients et à leurs employés l’utilisation d’une identité numérique avec authentification biométrique pour accéder aux services financiers en ligne ou à leurs systèmes informatiques, et que si ces…

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La vanité des humbles

Je sais depuis longtemps que je vis dans une société composée principalement de vers de terre. Malgré des années de cohabitation forcée, je n’arrive pas à m’habituer à l’existence de ces invertébrés, qui provoquent chez moi une répugnance viscérale. J’ai beau me dire qu’ils ne méritent pas que je me fâche contre eux et qu’il vaut mieux que je rie simplement d’eux, cela finit tôt ou tard par se produire. Mon employeur m’a infligé dernièrement, en compagnie de mes collègues, une longue formation sur le service à la clientèle. Pourtant, nous n’entrons jamais en contact avec les clients de l’entreprise pour laquelle nous travaillons. Nous faisons plutôt du soutien informatique de base pour d’autres employés de la même entreprise, et certains de mes collègues développent ou modifient des logiciels à la demande d’autres employés ou en collaboration avec eux. Nous n’avons donc pas une clientèle à servir. Nous soutenons tout au plus les utilisateurs des logiciels qui sont sous notre responsabilité, et nous travaillons en collaboration avec eux pour les configurer correctement, et parfois pour les améliorer ou faire une mise à niveau. Toutefois, les administrateurs se sont mis dans la tête que le seul fait de faire quelque chose…

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La culpabilité de la nature, des méchants et de l’humanité quant aux macroagressions

Il arrive assez souvent, quand nous essayons d’expliquer les causes d’un phénomène social ou moral, que nous nous imaginions pouvoir faire le tour du problème grâce à une seule piste d’analyse. Même quand nous ne prétendons pas avoir tout dit ce qui pourrait être dit sur cette question, nous voulons parfois dire par là que nous ne sommes pas allés jusqu’au bout de cette piste. Il arrive plus rarement que nous reconnaissions qu’il y a d’autres pistes d’analyses et que les causes d’un phénomène social ou moral sont multiples et complexes, et encore plus rarement que les mêmes personnes explorent elles-mêmes ces autres pistes d’analyse et ne se contentent pas de reconnaître leur existence. C’est pour explorer une autre piste de réflexion, parmi d’autres possibles, que je reviens rapidement sur le billet que j’ai écrit hier. L’hypersensibilité aux microagressions, que j’ai analysée dans mon billet du 25 mars 2023, ne suffit pas à expliquer l’insensibilité de beaucoup de nos concitoyens aux macroagressions commises par les gouvernements, les organisations supranationales, les institutions financières et les grandes corporations. Une autre cause de cette insensibilité, c’est la croyance en la culpabilité de la nature, des méchants et de l’humanité quant à ces macroagressions,…

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Hypersensibilité aux microagressions et insensibilité aux macroagressions

C’est dorénavant la mode, surtout quand on appartient à un groupe victimisé, de se plaindre de microagressions ; et quand on n’appartient pas à un groupe victimisé, de se faire le défenseur des victimes de microagressions. Les clichés, les expressions jugées dénigrantes et les comportements perçues comme irrespectueux, quand ils concernent les Noirs, les Autochtones, les Asiatiques, les Latinos, les Arabes, les Juifs, les femmes, les homosexuels, les lesbiennes, les bisexuels et les transsexuels, par exemple, sont souvent considérés comme des microagressions. Celui qui ose employer le terme « nègre », ou qui emploie des expressions comme « travailler comme un nègre » ou « parler le petit nègre », ou qui plaisante un Noir sur la taille présumée de son membre viril, est par conséquent un microagresseur. Même chose pour quelqu’un qui se déguiserait en Amérindien pour l’Halloween, avec des mocassins, des plumes, un arc et un carquois. Même chose pour celui qui aurait l’idée d’ouvrir ou de tenir une porte à une féministe d’une certaine espèce, qui en conclurait qu’on pense qu’elle n’est pas capable d’ouvrir la porte elle-même. Même chose pour un homme qui se montrerait trop insistant dans la cour qu’il lui ferait, qui oserait la toucher du bout des doigts ou, encore…

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Des révélations sur la Chine qui tombent à point

Vraiment, les révélations sur les ingérences présumées de la Chine dans les élections fédérales canadiennes de 2021 tombent à point. Juste au moment où l’administration américaine et la plupart des gouvernements occidentaux se scandalisaient du rapprochement de la Chine et de la Russie, juste au moment où des ballons d’espionnage chinois et d’autres objets volants non identifiés auraient survolé le territoire américain et canadien et auraient été abattus par l’aviation américaine, juste au moment où on s’apprêtait à menacer la Chine si elle osait fournir des armes à la Russie, voilà qu’un rapport secret du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS) fait surface dans les médias, qui décrirait de quelle manière le gouvernement chinois serait intervenu pour faire élire des députés libéraux, au détriment de députés conservateurs, les seconds défendant généralement une ligne plus dure vis-à-vis de la Chine. Comme c’est commode ! Ce n’est pas nouveau : de semblables allégations – vraies ou fausses, fondées ou non – circulent depuis quelques années à propos des élections fédérales canadiennes de 2019 et de 2022. Ce qui est nouveau, par contre, c’est l’importance plus grande que les médias de masse canadiens et étrangers accordent à cette histoire, dans un contexte…

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Guerre de l’information et guerre morale

Les journalistes, les scientifiques et les intellectuels dissidents déclarent souvent qu’ils luttent contre la désinformation et qu’ils participent à une grande opération de réinformation, dans le cadre d’une guerre de l’information, qu’il soit question de la pandémie, de la guerre, des changements climatiques, de la surveillance de masse et du contrôle social. Si beaucoup de nos concitoyens acceptent de se faire confiner, museler, injecter des substances dangereuses, appauvrir, entraîner dans une guerre mondiale, sermonner à propos de leur consommation d’essence, de gaz naturel, d’électricité et de viande, et de se soumettre à une discipline hospitalière et carcérale, c’est que la propagande gouvernementale et médiatique les exposent à des informations fausses et trompeuses. Si ces personnes étaient au contraire bien informées, si elles ne prenaient pas des mensonges pour la vérité, beaucoup d’entre elles n’obéiraient plus à ceux qui sont en train de les assujettir progressivement, ne collaboraient plus avec eux, et parfois même leur résisteraient. Dans cette perspective, l’accès à une information équilibrée et raisonnée et la connaissance des faits ou de la vérité devraient ouvrir les yeux des personnes mal informées, trompées ou endoctrinées, et contribuer à les faire agir de manière plus raisonnable et plus autonome. Et quand…

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Vers une fête nationale de la COVID

Le 11 mars (date de déclaration de la pandémie par l’Organisation mondiale de la Santé), nous avons eu droit, au Canada et au Québec, à une journée de commémoration des victimes présumées de la COVID, afin de ne jamais les oublier. Comme en 2021 et en 2022. Nous pouvons nous demander si cette commémoration aura aussi lieu en 2024 et en 2025, pour enfin devenir une sorte de fête des morts présumés de la COVID. En 2021, nous avons eu droit à une proclamation de la Reine : « Attendu que le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la Santé a qualifié de pandémie mondiale l’épidémie de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19); Attendu que tous les Canadiens ont uni leurs efforts et ont fait preuve de courage pour prendre des mesures communes et lutter contre cette pandémie; Attendu que les Canadiens reconnaissent et apprécient profondément la force et le dévouement dont font preuve les travailleurs de la santé et les travailleurs essentiels qui œuvrent sans relâche en première ligne; Attendu que, dans l’espoir de garder leur famille, leurs amis et leurs voisins en santé, les Canadiens ont dû faire des sacrifices incommensurables dans leur façon de vivre et de…

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Opération Warp Speed pour la formation des professionnels de la santé en Ontario

Le gouvernement ontarien a annoncé dernièrement son intention d’accélérer la formation des professionnels de la santé dans l’espoir de remédier à la pénurie de personnel dans le réseau public de santé et au surmenage qui y sévit. Alors que le problème existe en Ontario depuis des années ou même des décennies (comme au Québec et probablement dans d’autres provinces canadiennes) et que le gouvernement n’a pris aucune mesure sérieuse pour remédier à la situation, et a vraisemblablement adopté des politiques de santé qui ont aggravé la situation, voilà que les politiciens et les bureaucrates se décident, mais en faisant une autre proposition qui, vraisemblablement, continuera de détruire le réseau public de santé, car on ne peut pas accélérer la formation des professionnels de la santé comme on accélère la production de boîtes de conserve, en accélérant la chaîne de production. Ou, si cela s’avérait possible, cela aurait de graves conséquences sur la compétence et les connaissances des nouveaux professionnels de la santé. C’est pourquoi le Dr Byram Bridle, qui a réagi rapidement à cette annonce dans un article intitulé « Warp Speed Training of Medical Professionals », a décidé de comparer cette politique éducative accélérée au programme Warp Speed du…

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Incompatibilité radicale de la confiance et de la protection des données et de l’identité

L’important vol de données personnelles et confidentielles qui a eu lieu au siège social des Caisses populaires Desjardins en 2019 devrait nous avoir appris que la confiance fait mauvais ménage avec la protection de nos données. Les données des clients de Desjardins n’étaient pas en sécurité parce qu’ils ont fait confiance à Desjardins pour collecter et pour protéger toutes sortes de données servant à les identifier et à documenter leurs habitudes financières. Elles étaient encore moins en sécurité parce que Desjardins, qui faisait confiance aux employés qui avaient accès à cette base de données, n’a pas pris les précautions nécessaires pour repérer rapidement ceux d’entre eux qui essaieraient de voler ces données et de les revendre sur le marché noir. C’est à cause de ce manque méfiance que les données de millions de clients de Desjardins ont été volées, circulent depuis sur le Dark Web et sont utilisées pour usurper leur identité, notamment afin de contracter des prêts et faire des achats en se faisant passer pour eux. Une des premières choses que Desjardins a fait pour rassurer ses clients, c’est de les inviter à s’inscrire chez Equifax, une société d’évaluation de la cote de crédit, pour recevoir des notifications…

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Perspective des prêtres et des magiciens sur les maladies et les phénomènes météorologiques

Depuis les temps les plus reculés, le pouvoir et la position sociale des prêtres et des magiciens dépend considérablement de leur capacité présumée à connaître les causes des maux et des calamités qui s’abattent sur les hommes ou qui les menacent et à agir sur ces causes. Si les maladies, les épidémies, les tempêtes, les déluges, les sécheresses et les famines n’existaient pas, s’ils ne faisaient pas souffrir et mourir les hommes et s’ils ne provoquaient pas un fort sentiment d’insécurité, ces personnes n’auraient pas pu acquérir autant de pouvoir et d’influence sur les autres hommes, et n’auraient pas pu constituer des organisations qui gardent jalousement leurs secrets et qui s’entourent de mystère. Car les prêtres et les autres personnages du même acabit profitent la peur et de l’ignorance des hommes, et ils ont intérêt à leur cacher les trucs du métier. En effet, si les hommes connaissaient les causes naturelles de la sécheresse qui détruit leurs récoltes et qui les affame, si les prêtres ne leur faisaient pas croire que c’est là l’action ou l’absence d’action d’une divinité qu’il faut apaiser ou se concilier par des cérémonies, des processions, des sacrifices, des privations et des mortifications, si les magiciens…

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L’emprise des religions sur les écoles

De la même manière que les religions traditionnelles et dogmatiques imposent à leurs fidèles des règlements alimentaires plus ou moins pointilleux et contraignants (voir le billet de 26 février 2023), afin d’exercer un contrôle sur eux dans leurs activités quotidiennes et dans leurs besoins essentiels, elles exercent souvent une forte influence sur la manière d’enseigner et la matière enseignée partout où elles sont encore vigoureuses et ne sont pas en train d’agoniser ou d’être délogées par des religions concurrentes, anciennes ou nouvelles. Quand les autorités religieuses sont au sommet de leur puissance et quand elles sont associées aux autorités politiques ou détiennent elles-mêmes le pouvoir politique, presque tous les aspects de la vie dans les institutions éducatives sont prises en charge par elles. Dans les écoles où sont éduqués les enfants et les adolescents, les autorités religieuses leur inculquent les dogmes et les attitudes morales et intellectuelles attendues des bons croyants, par exemple la passivité, l’humilité, l’obéissance, la docilité, le respect des autorités, la foi, la peur de Dieu ou du Diable, la résignation et l’admiration des grands mystères incompréhensibles. Dans les écoles où ce sont les jeunes adultes qui sont éduqués, ces autorités consolident leur emprise sur les jeunes…

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Réglementation alimentaire, religions et contrôle social

Les religions traditionnelles comportent souvent des obligations et des interdictions alimentaires, même si elles peuvent changer d’une religion à l’autre. Les bons catholiques devaient, dans le passé, manger maigre le vendredi et ne pas manger de viande pendant le Carême. Pendant le Ramadan, les bons musulmans devraient s’abstenir de manger de la nourriture, voire de boire de l’eau, du lever du soleil jusqu’au coucher du soleil. Les bons juifs devraient seulement manger des aliments cacher et les bons musulmans devraient seulement manger des aliments halal, ce qui implique des restrictions portant sur les aliments eux-mêmes, sur la manière de les produire et de les préparer et parfois même sur les personnes qui les produisent et les préparent, ce qui implique la mise en place d’un système de certification et l’existence de commerces d’alimentation spécialisés, par exemple des supermarchés cacher ou des boucheries halal. Les bons hindous ne devraient pas manger de viande de bœuf, et devraient manger le moins de viande possible ou même pratiquer le végétarisme. Les bons musulmans ne devraient pas boire d’alcool. Les bons mormons ne devraient pas boire d’alcool, de thé et de café. Je pourrais continuer encore longtemps à énumérer les interdictions et les obligations…

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Mise au point sur le militarisme du Canada et son ingérence en Ukraine

Alors que les politiciens canadiens continuent de s’indigner ou de feindre qu’ils s’indignent de l’intervention militaire russe en Ukraine, il serait temps que les Canadiens regardent en face tous les cas où le Canada est intervenu, militairement ou autrement, dans d’autres pays. Décidément, le Canada n’est plus à la hauteur de sa réputation de pays pacifiste, laquelle s’effrite d’ailleurs. Cette réputation était peut-être, dans une certaine mesure, justifiée il y a quelques décennies. Mais les choses ont changé et le Canada devient de plus en plus militariste, même si sa puissance militaire est insignifiante en comparaison de pays comme les États-Unis, la Russie et la Chine ; et elles ne se sont certainement pas améliorées depuis que Justin Trudeau et sa clique, qui affectent tous d’être plus moraux que les autres chefs politiques, règnent sur nous. Jamais on ne nous a consultés à ce sujet, même si notre gouvernement prétend défendre la démocratie. Dans un entretien avec Eva Karene Bartlett (chaîne Odysee), Tamara Lorincz, une doctorante en affaires internationales et une activiste anti-guerre ontarienne, nous aide à faire cet examen de la politique étrangère et militaire canadienne. Le portrait qu’elle dresse n’est guère reluisant : des bombardements en ex-Yougoslavie, en…

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Doutes sur les communautés comme structures de résistance

À cause des mesures soi-disant sanitaires qui pourraient de nouveau s’abattre sur nous, de l’inflation qui pourrait s’aggraver, des politiques écologiques autoritaires et souvent incompatibles avec notre bien-être et notre liberté et de l’intolérance des entreprises et des institutions gouvernementales, supranationales et financières à l’opposition en actes et en paroles, les appels à s’organiser sont de plus en plus fréquents et pressants au sein de la résistance, afin de ne pas être privés de nos moyens de subsistance et de ne pas être obligés d’accepter la servitude qu’on nous impose peu à peu. Plusieurs insistent sur l’importance de constituer des communautés et de ne pas rester isolés. C’est par exemple le cas de James Corbett qui, dans une vidéo « Building Community » de la série « Solutions Watch », cherche à nous faire comprendre que les meilleures idées – par exemple un système économique parallèle très ingénieux – ne servent à rien quand elles ne s’appuient pas sur une communauté décidée à les mettre en pratique. J’apprécie l’honnêteté et le réalisme de James Corbett, qui ne cache pas à ses auditeurs qu’il est très difficile de constituer des communautés de résistants et que ces tentatives échouent très souvent, soit que…

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Lutte interminable contre les changements climatiques et une pléthore d’autres maux

Ce qui me frappe quand j’écoute les politiciens, les militants écologistes, les journalistes et les oligarques qui s’investissent ou qui investissent dans la lutte contre les changements climatiques, c’est que les objectifs de cette lutte ne sont pas précisément ou même approximativement définis. Le climat a toujours changé, même avant l’apparition de l’espèce humaine ; et il continuera toujours de changer, même après la disparition de l’espèce humaine. Si on ne nous dit pas avec une certaine précision quel est le point de référence à partir duquel les changements climatiques sont évalués, quelles sont les raisons de choisir ce point de référence et pas un autre, et en quoi consisterait une période de relative stabilité climatique qui ferait que la situation pourrait être considérée de nouveau sous contrôle, alors tout peut être considéré comme des changements climatiques contre lesquels il nous faudrait absolument lutter, que ces changements se produisent ou semblent se produire maintenant, ou qu’on les annonce dans un futur rapproché ou lointain. Malgré les modélisations mathématiques sur lesquelles ils prétendent s’appuyer, ce sont des précisions et des raisons que les pourfendeurs des changements climatiques refusent généralement de nous donner. Dans leur perspective, les changements climatiques étant omniprésents et…

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Le brouillon zéro de l’infâme traité de pandémie de l’Organisation mondiale de la Santé

Même si on nous parle de moins en moins du méchant virus dans les médias de masse, il continue de se passer des choses graves en coulisse. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient justement de publier le brouillon zéro de son infâme traité de pandémie. D’après la présentation qu’en fait Urmie Ray, ce qui se prépare, c’est une nouvelle attaque en règle contre la souveraineté des États, la démocratie, nos droits et libertés et la science. On ne se donnerait assurément pas la peine de préparer ce traité et d’y faire adhérer nos gouvernements si on ne planifiait pas d’autres « pandémies » ou une reprise de la « pandémie » actuelle. C'est tellement inquiétant que j’en viens à me demander s’il ne vaut pas mieux que nous nous prenions sur la gueule un missile à ogive nucléaire, au lieu de subir l’avenir que les bureaucrates de l’OMS nous prépare. C’est ce que je penserais si cela n’avait le grand inconvénient d’être définitif et irréversible. Je trouve dommage que, dans cette vidéo, on ne nous présente pas à l'écran des extraits du traité de pandémie, au lieu de simplement nous dire ce qu’on y trouve ou ce qu’on croit…

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Le rôle des écoles dans la résistance à l’autoritarisme gouvernemental et aux tendances totalitaires

Étant donné le dressage sanitaire des enfants, des adolescents et du personnel enseignant et non enseignant qui a eu lieu dans les écoles en 2020, en 2021 et en 2022, il peut sembler irréaliste et même absurde d’essayer de faire des écoles des lieux où on résisterait à l’autoritarisme et aux tendances totalitaires du gouvernement, et où on cultiverait les capacités de résistance des enfants et des adolescents. En effet, il y a peu d’endroits où la discipline sanitaire – la désinfection compulsive des mains, le dépistage et l’isolement préventif, la distanciation sociale, le port du masque, les « bulles-classes » et la promotion des fameux vaccins – a été appliquée avec autant de rigueur que dans les écoles. Cela s’explique par le fait que, comme les hôpitaux, ces établissements sont directement sous l’autorité du gouvernement, et que les administrateurs scolaires et les enseignants sont dans l’obligation d’appliquer ces règles, sous peine d’être sanctionnées par le gouvernement. Beaucoup ne se font d’ailleurs par priés et sont des collaborateurs zélés. Et cela ne s’applique pas seulement à l’idéologie sanitaire, mais aussi à l’idéologie climatique et à l’idéologie « woke » qui ont été intégrées, sous une forme plus ou moins dogmatique, aux programmes éducatifs en…

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Les limites du rôle de la famille dans la résistance à l’autoritarisme gouvernemental et aux tendances totalitaires

Pour beaucoup d’opposants à l’idéologie sanitaire qui s’est manifestée ouvertement à partir de 2020, la famille est une valeur importante. Elle serait même une force de résistance contre l’ingérence et les abus de pouvoir des autorités politiques et sanitaires. Car une des choses qui scandalisent le plus ces opposants, c’est que ces autorités prétendent mieux savoir que les parents ce qui est bon pour leurs enfants. Et ce qu’ils craignent le plus, c’est que ces autorités profitent des opportunités que procure l’éducation publique pour administrer à ces derniers des injections expérimentales. Certains sont même allés jusqu’à retirer leurs enfants des écoles et à les éduquer eux-mêmes à la maison pour les protéger du dressage sanitaire, grâce à la désinfection compulsive des mains, le dépistage préventif, la distanciation sociale, le port du masque et les « bulles-classes ». C’est effectivement ce que pouvaient faire de mieux ces parents dans ce contexte. Je les en félicite. Cependant, nous aurions tort de croire que les familles sont en elles-mêmes des structures de résistance contre l’autoritarisme gouvernemental, surtout quand il a des tendances totalitaires. C’est un lieu commun de la critique du totalitarisme de reprocher à ce dernier de retirer les enfants à leurs…

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La conception de la démocratie des dirigeants occidentaux

Quand il s’agit de lutter contre des opposants intérieurs ou étrangers, nos dirigeants s’empressent de dire qu’ils défendent la démocratie contre cette opposition, ce qui ferait de leurs adversaires un danger pour la démocratie. Ils espèrent ainsi rallier une partie importante des populations occidentales contre leurs concitoyens, contre des concurrents politiques, ou contre les dirigeants d’autres pays avec lesquels ils ont des rapports conflictuels. Il existe certainement des ennemis de la démocratie, à l’intérieur des pays occidentaux et aussi à l’extérieur. Le problème, c’est que nos dirigeants se contentent de prétendre que ce sont eux les défenseurs de la démocratie, sans se donner la peine de définir une conception rigoureuse de la démocratie, de la soumettre à la discussion et de nous montrer que les institutions politiques dans lesquelles ils évoluent, ainsi que leur manière de gouverner, incarnent cette conception de la démocratie ; et sans nous montrer que leurs opposants ne respectent pas cette conception de la démocratie, ou du moins la respectent moins qu’eux. Ils se font simplement accusateurs, et leurs accusations trouveraient en elles-mêmes leur propre justification ou la trouveraient dans leurs prétentions à être des défenseurs de la démocratie, lesquelles seraient confirmées à leur tour par…

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Le profond sommeil des Canadiens sur la possibilité d’une guerre mondiale

Nous, les Canadiens, n’avons pas connu la guerre sur notre territoire depuis belle lurette. Nous-mêmes, nos parents, nos grands-parents, nos arrière-grands-parents, nos arrière-arrière-grands-parents, et ainsi de suite, ne savons pas ce que c’est que d’avoir la guerre chez nous, d’avoir nos villes assiégées, bombardées, prises et occupées par une armée étrangère. Nous ne savons pas ce que c’est que d’être enrôlés de gré ou de force pour protéger nos demeures, nos proches, nos concitoyens et notre pays d’une invasion. Nous ne savons ce que c’est que d’être capturés, blessés, mutilés et tués au combat. Nous ne savons pas ce que c’est que d’être contraints de travailler pour l’envahisseur ou de lui servir de chair à canon contre nos concitoyens ou contre les autres peuples qu’il envahit. Nous ne savons pas ce que c’est que d’être quotidiennement intimidés par les occupants, et parfois même battus, emprisonnés, torturés, jugés sommairement et exécutés. Nous ne savons pas ce que c’est, après la défaite de notre armée, de rejoindre la résistance, de participer à des actes de sabotage, d’organiser des attaques contre l’armée d’occupation, de procurer secrètement des renseignements aux armées alliées et de lutter clandestinement contre la propagande de l’occupant. Tout au plus…

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Faisons attention à ce que nous réclamons

Nous voyons régulièrement sur internet des vidéos où des citoyens canadiens en colère attendent Justin Trudeau à des événements publics ou non publics pour réclamer sa démission. Car aux yeux d’une partie importante des Canadiens, il se comporte comme un tyran qui ne supporte d’être critiqué ou contredit, qui n’hésite pas à réprimer les mouvements d’opposition, qui détruit la prospérité économique du Canada et le Canada lui-même, et qui est en train de nous entraîner dans un affrontement de plus en plus direct avec la Russie, en collaboration avec les chefs politiques occidentaux. Même si je suis d’accord avec ceux de mes concitoyens qui trouvent que cet histrion décervelé est indigne d’être premier ministre, je ne crois pas qu’en obtenant sa démission, nous serions au bout de nos soucis. Malgré le fait qu’il est incontestablement d’une incompétence crasse et d’une mauvaise foi peu commune, nous pourrions nous retrouver avec pire que lui, si Trudeau, qui en aurait assez d’être harcelé et qui serait privé du soutien de ses maîtres qui trouveraient qu’il n’est plus en position de leur servir de valet, décidait de se retirer de la politique, ou y était forcé, non sans trouver une porte de sortie pour…

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Modèle d’affaires de l’industrie de la maladie

Même si la santé est officiellement le but visé par les médecins et par l’industrie pharmaceutique, il va de soi qu’elle est beaucoup moins rentable que la maladie. Ah ! que les sociétés pharmaceutiques et les pharmaciens seraient ennuyés si, du jour au lendemain, on trouvait une manière de prévenir ou de guérir les petites ou les grandes maladies que nous avons, non pas en nous gardant sous médication pour le reste de notre vie, mais en rendant superflue la consommation de médicaments. Nous pouvons en dire autant des hôpitaux, de leurs administrateurs et des médecins, qui n’auraient plus l’occasion de s’enrichir en facturant des consultations médicales et des actes médicaux, qui perdraient beaucoup de leur prestige, et qui verraient les gens se libérer de leur emprise. C’est que tout ce beau monde a intérêt à ce que nous continuions d’être malades et de croire que nous sommes malades et que nous pourrions tomber malades ; et à ce que nous soyons mal soignés et même rendus malades par les traitements médicamenteux qu’on nous prescrit pour soigner des maladies réelles ou imaginaires. Il est notoire que l’industrie de la construction fait beaucoup d’argent en construisant, en réparant et reconstruisant constamment…

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La colonisation des peuples occidentaux

Il est convenu de penser et de dire que ce sont les pays occidentaux, depuis environ 500 ans, qui colonisent les autres pays. Presque personne, du moins dans la bonne société, n’envisage sérieusement l’idée que les pays occidentaux pourraient un jour être colonisés, seraient en train de l’être, ou le seraient déjà. Et ceux qui le font ouvertement sont généralement rappelés à l’ordre, au nom de la « rectitude politique ». Malgré tout ce qui va mal dans les pays d’Amérique du Nord et d’Europe, malgré l’appauvrissement et la dégradation des conditions de vie des populations occidentales, malgré l’autoritarisme de plus en plus affiché des gouvernements et des grandes corporations dont les dirigeants qui frayent ensemble, on ne saurait raisonnablement comparer, dit-on, ce qui se passe actuellement avec les effets du colonialisme occidental des derniers siècles et du néo-colonialisme qui lui a succédé. Comment osons-nous, nous qui appartenons aux peuples colonisateurs et privilégiés qui continuent à profiter de la misère et de la servitude des peuples colonisés, nous comparer à ces peuples colonisés ! C’est tout à fait scandaleux ! Surtout quand nous laisserions entendre que ce sont les peuples colonisés qui sont en train de nous coloniser ! Essayons…

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Les grandes corporations comme puissances étrangères

Les gouvernements occidentaux et les médias de masse insistent beaucoup sur l’ingérence des puissances étrangères dans les affaires internes de nos prétendues démocraties, et sur les agents secrets qu’ils enverraient chez nous, que ce soit pour affecter le résultat des élections, pour provoquer des mouvements de protestations, pour fomenter des insurrections ou des coups d’État, ou pour faire de la désinformation, de la propagande, du sabotage, de l’espionnage ou des cyberattaques. Les puissances dont il est alors question sont essentiellement les rivaux, les adversaires ou les ennemis des États-Unis et de leurs vassaux, par exemple la Russie et la Chine. Je ne veux pas parler ici du fait que ces accusations d’ingérence étrangère ou d’espionnage ressemblent souvent à un mauvais numéro de cirque, par exemple les accusations d’ingérence russe dans les élections présidentielles américaines de 2016 et les accusations d’empoisonnement au « Novitchok » d’un ancien espion russe établi en Angleterre (Sergei Skripal) et de sa fille. Je ne veux pas non plus parler du fait que les États-Unis et ses vassaux s’ingèrent dans la politique russe en soutenant des opposants (Alexei Navalny), dans la politique chinoise en appuyant les désirs d’indépendance d’une partie de la classe politique taïwanaise, et dans la…

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On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs

Ce qu’il y a de bien avec les œufs, c’est qu’ils nous procurent des protéines à un coût beaucoup plus abordable que la viande. Quand je terminais mes études il y a une quinzaine d’années et que j’étais fauché au point de devoir faire très attention à l’argent que je dépensais pour me nourrir, je mangeais régulièrement des œufs. Il est vrai que les œufs à la poêle et les œufs à la coque ne sont pas de la grande cuisine, et qu’on finit par en avoir assez. Mais il y a toutes sortes de façons de cuisiner avec des œufs, par exemple en faisant des omelettes aux fines herbes, des crêpes, des œufs farcis et de la frittata. Malheureusement, les choses sont en train de changer. Outre la hausse généralisée du prix de la nourriture principalement due à la hausse du prix de l’énergie en général et de l’électricité en particulier, il y a des pénuries d’œufs dans certains pays occidentaux, par exemple au Royaume-Uni. Les médias attribuent ces pénuries à la grippe aviaire, qui tuerait beaucoup de poules pondeuses ou qui obligerait à tuer des millions de poules infectées ou susceptibles de l’être afin d’empêcher la propagation du…

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L’inaptitude, l’insouciance et l’irresponsabilité de nos gouvernements

Nous recommander encore une fois de porter un masque dans les lieux publics et de ne pas organiser de grands rassemblements pendant la période des fêtes, dans l’espoir d’éviter d’encombrer encore plus les urgences qui débordent déjà, comme cela arrive tous les hivers, étant donné l’état lamentable du système de santé public, la désertion des travailleurs de la santé malmenés et parfois même exploités et l’excroissance bureaucratique qui détourne l’argent, le temps et l’énergie des soins médicaux : c’est comme nous demander d’utiliser le moins possible (surtout avec des véhicules lourds) des routes et des ponts délabrés, ainsi que nous obliger à faire des détours, pour ne pas aggraver la situation et ne pas avoir à réparer ces infrastructures routières publiques ; c’est comme nous demander de travailler encore quelques années avant de prendre notre retraite parce qu’il manquerait de personnel dans certains secteurs importants, et que l’argent pourrait venir à manquer dans les fonds de pension ; c’est comme nous demander de nous rationner afin de ne pas aggraver les problèmes d’approvisionnement et de ne pas provoquer des pénuries alimentaires ; c’est comme nous exhorter à faire moins souvent la lessive, à plutôt aérer nos vêtements à l’extérieur, à arrêter de…

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Le monde à l’envers quant aux données biométriques

Il n’y a pas si longtemps, la collecte des données biométriques était essentiellement l’affaire de la police et des prisons, et concernait presque seulement les criminels, ou encore les accusés et les suspects d’actes criminels. Il s’agissait d’amasser des données sur eux, afin de les identifier plus facilement et de protéger les autres personnes contre les crimes qu’ils pourraient commettre, par exemple des vols, des agressions à main armée, des meurtres ou des attentats terroristes. Les empreintes digitales n’étaient généralement prises qu’après une arrestation ou une condamnation à une peine d’emprisonnement. Personne ou presque n’aurait eu idée de demander ou de donner ses empreintes digitales dans un contexte extra-judiciaire. Et même quand on a commencé, dans les années 2000, à utiliser des clés USB chiffrées dans un contexte professionnel, les employeurs demandaient de manière très formelle aux utilisateurs de consentir à leur fournir leurs empreintes digitales, en s’engageant pour leur part à ne pas utiliser ces données biométriques à d’autres fins, et à ne pas les transmettre à un tiers parti. Même la prise de photographies – qui sont des données biométriques rudimentaires – n’étaient généralement pas prises à l’insu des personnes concernées ou en l’absence de leur consentement. Les…

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La servitude et les peines du travail salarié comme porte d’entrée pour la servitude sanitaire

Je continue ici ma réflexion sur les relations entre le travail salarié et ce que les autorités politiques et sanitaires nous ont fait endurer, avec le consentement d’une partie importante de nos concitoyens, sous prétexte d’urgence sanitaire. Même si nous nous gardons bien de le dire à nos employeurs et parfois aussi à nos collègues, souvent nous n’aimons pas le travail salarié auquel nous devons généralement consacrer cinq jours par semaine, pendant presque toute l’année, pour trente ou quarante ans, jusqu’à ce que nous soyons en mesure de prendre notre retraite, ou jusqu’à ce que nous soyons trop en mauvaise santé pour continuer à travailler. Et même quand nous avons la chance de ne pas détester ce travail, il arrive presque toujours que nous préférerions faire plusieurs autres choses (lire, apprendre une langue, voyager, jardiner, discuter avec des amis dans un café, organiser des festins, suivre des cours de programmation, faire des promenades, etc.) au lieu de travailler, ou à tout le moins que nous aimerions travailler moins pour pouvoir faire ces choses plus souvent. Car c’est toute notre vie qui nous devons organiser pour répondre aux exigences de nos employeurs, afin de réaliser des tâches qui sont souvent en…

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Contrôle des individus grâce à la discipline scolaire, sanitaire et laborieuse

Au nom de la charité chrétienne, l’Église catholique a joué pendant des siècles un rôle important dans la santé et l’éducation. Même quand les hôpitaux et les écoles n’étaient pas directement sous la direction des congrégations religieuses, une partie importante du personnel enseignant et même de l’administration appartenait au clergé. Au Québec, la laïcisation et l’étatisation des hôpitaux et des écoles a commencé très tard, il y a une cinquantaine d’années, et n’a jamais été complétée dans le domaine de l’éducation, puisque des écoles privées liées à une confession religieuse continuent d’exister. Même dans les écoles publiques, des religieux ont continué à assumer des fonctions d’enseignement et d’administration quelques décennies après le début de la Révolution tranquille, surtout dans les petites villes et les petits villages éloignés des centres urbains. Dans le petit village de la Côte-Nord où j’ai passé mon enfance, l’école primaire publique à laquelle je suis allé a eu pour directrice une sœur jusqu’au début des années 1990. En guise de cours de musique, on nous y faisait chanter des cantiques religieux sous la direction musicale de la bonne sœur Gabrielle. En plus des cours d’enseignement religieux pratiquement obligatoires (il n’y avait pas de cours de « morale »…

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Autres pistes de réflexion sur les causes de la pénurie de main-d’œuvre

Je veux ici continuer la réflexion commencée dans mon billet du 3 janvier 2023, en abordant les causes de la pénurie de main-d’œuvre à partir d’un autre point de vue. À mon avis, nous aurions tort d’essayer d’expliquer cette pénurie en nous intéressant seulement à ce qui se passe dans les milieux du travail ou ce qu’on appelle le « marché du travail ». En effet, l’éducation qui est dispensée dans les écoles primaires et secondaires, et aussi dans les collèges et les universités, joue un rôle déterminant dans la formation des comportements et des aptitudes des travailleurs, et ce, qu’elle concerne ou non directement l’acquisition de comportements ou de compétences exigés ou désirés par les employeurs. Commençons par le début, c’est-à-dire avec les écoles primaires et secondaires. À partir des années 1990, les spécialistes de la pédagogie ont peu à peu réussi à s’imposer pour la formation des enseignants et aussi comme enseignants. Au Québec, il est devenu très difficile, voire impossible, de faire carrière dans l’enseignement primaire ou secondaire sans avoir fait un baccalauréat en enseignement ou, de manière exceptionnelle, sans avoir fait une formation complémentaire en pédagogie et obtenue une sorte d’équivalence. Il en résulte que les enseignants ont…

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Pistes de réflexion sur les causes de la pénurie de main-d’œuvre

Dès la fin du premier confinement à l’été 2020, notre gouvernement, les médias et les employeurs se sont mis à se plaindre de la pénurie de main-d’œuvre qui sévirait au Québec, de manière générale, et encore plus dans certains secteurs économiques, par exemple la restauration. Si je me souviens bien, ils le faisaient quelques années avant, mais ça s’est aggravé après la « première vague » de COVID-19. À supposer que ce manque de travail soit grave à ce point, et qu’il ne s’agisse pas de propagande pour nous donner l’impression que l’activité économique reprend en force, les raisons souvent données pour expliquer ce phénomène me paraissent insuffisantes : la désertion des secteurs de la restauration, de l’hôtellerie et du tourisme, provoquée par le manque de stabilité causé par les confinements successifs ; le vieillissement de la population et la prise anticipée des retraites à cause de la dégradation des conditions de travail résultant des mesures soi-disant sanitaires imposées par le gouvernement ; la diminution du nombre d’immigrants et de travailleurs saisonniers causée par les procédures tatillonnes d’entrée au Canada, sous prétexte de ne pas y importer en même temps le méchant virus ou quelque nouveau variant ; l’augmentation du nombre d’emplois mal payés et desquels…

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Techniques pour nous faire accepter l’identité numérique

Nos gouvernements et les grands médias ont fait des pieds et des mains pour nous faire consentir à l’administration des injections expérimentales. Tous les moyens étaient bons, que ce soient les mensonges, la coercition, la peur, les menaces, l’appel au sentiment de troupeau, le chantage émotionnel ou la haine de la foule pour ce qui ne fait pas partie d’elle. Ce qu’ils ont déjà fait pour ces injections expérimentales, ils pourraient le refaire pour autre chose, par exemple l’identité numérique. Dans ce cas, pourquoi réinventeraient-ils le fil à couper le beurre ? Pourquoi ne réutiliseraient-ils pas les techniques qu’ils ont déjà utilisées et qui se sont montrées efficaces, en les adaptant au cas de l’identité numérique ? Nous avons donc tout intérêt à nous mettre dans la peau de ceux qui cherchent à nous manipuler, pour essayer de voir quelle forme pourraient prendre ces techniques. Avant d’aller plus loin, je me demande si c’est une bonne idée de publier sur internet mes réflexions à ce sujet. Il est possible que ce billet ne soit pas seulement lu par des opposants, mais qu’il soit aussi lu par nos adversaires, qui font une veille de ce qui se dit sur internet à propos des…

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Les bons conseils de l’ancien commissionnaire inter-ministériel belge pour la gestion de la soi-disant pandémie de grippe porcine (janvier 2019)

J’ai raté cette conférence de janvier 2019 republiée et traduite par Kairo Presse (chaîne Odysee) en décembre 2020, pour la simple raison que je ne connaissais pas encore ce média indépendant à ce moment. Environ un an avant que les autorités politiques et sanitaires et les grands médias commencent à nous casser les oreilles avec cette histoire farfelue de méchant virus provenant d’un pangolin et d'une chauve-souris qui, dans un marché chinois insalubre, auraient été à l’origine de la zoonose grâce à laquelle ce méchant virus aurait entraîné une pandémie sans précédent, Marc Van Ranst, commissionnaire inter-ministériel pour la gestion de la soi-disant pandémie de grippe porcine en 2009-2010, nous raconte ses expériences. La conférence a eu lieu au Royal Institute of International Affairs, un think tank aussi connu sous le nom de Chatham House. Ce sont donc surtout des bureaucrates des différents pays occidentaux qui y assistent et qui s’y bidonnent. C’est pourquoi la médecine et la science n’occupent pas la moindre place dans cette conférence, qui porte essentiellement sur la communication des autorités sanitaires pour obtenir le consentement de la population, pendant la soi-disant pandémie de grippe H1N1, et aussi en prévision d’une future pandémie. Et si les…

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Possibilités d’utilisation du travail des machines

Depuis la révolution industrielle du XIXe siècle, des opinions s’affrontent sur les avantages et les inconvénients du travail des machines. S’il est vrai que nul ne doute des importants bénéfices qu’il en découle pour les industriels et les financiers, lesquels s’en mettent alors plein les poches en raison de la diminution des coûts de production et d’une dépendance réduite à l’égard de la main-d’œuvre humaine, la question est beaucoup moins claire pour les masses laborieuses. Des artisans du début du XIXe siècle, sous la menace de se retrouver sans travail à cause des machines plus productives qu’eux, se sont d’abord révoltés et ont détruit ou saboté lesdites machines. Par la suite, les ouvriers, dont des enfants, qui les ont ensuite peu à peu remplacés se sont retrouvés à travailler dans des conditions inhumaines et à être réduits à la servitude, par exemple en travaillant quinze ou seize heures par jour, six jours par semaine, le tout pour un salaire de misère, qui ne leur permettait pas de manger à leur faim, de vivre dans des logements assez grands et salubres et de se vêtir convenablement ou assez chaudement. La situation s’est ensuite graduellement améliorée pour diverses raisons (les luttes ouvrières,…

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Les identités maladives

Il y a de cela environ trente ans, on se contentait de diagnostiquer les enfants d’hyperactivité. Les psychologues qui travaillaient dans les écoles primaires et secondaires s’empressaient d’expliquer les difficultés d’apprentissage et les troubles comportementaux par de l’hyperactivité. Rarement ils se demandaient si la nullité des enseignants et des programmes éducatifs pouvaient y être pour quelque chose, et si l’éducation sédentaire et l’idéal de l’enfant sage comme une image pouvaient ne pas convenir aux enfants pleins de vitalité, par opposition aux petits-vieux à corps d’enfant produits souvent par l’éducation scolaire et familiale. C’est que les enseignants ainsi que les parents voulaient généralement que les enfants soient de petits animaux de compagnie bien dociles et faciles à dresser. Cela leur rendait la vie beaucoup plus facile au travail et à la maison. Pour les enseignants qui étaient chargés de déverser leur misérable lot de connaissances dans les jeunes cervelles, et qui ne pouvaient plus et ne voulaient plus, contrairement à leurs prédécesseurs, faire régner la discipline à coups de baguette de bois sur la paume des mains ou de ceinture sur les fesses, les diagnostics d’hyperactivité et les traitements médicamenteux étaient un secours bienvenu. Même chose pour les parents, qui revenaient…

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Propagande sanitaire canadienne pour la période des Fêtes

Les gouvernements occidentaux s’imitent les uns les autres et profitent de la période des Fêtes pour nous infliger leur propagande sanitaire. Ce n’est pas nouveau. Après les citoyens anglais qui ont été infantilisés par la Santé publique britannique (billet du 17 décembre 2022), les citoyens canadiens ont eu tout récemment droit à un appel vidéo entre Theresa Tam, chef de la Santé publique canadienne, et la Mère Noël, dans lequel on nous rappelle, comme à des enfants, que nous devons nous faire vacciner, rester à la maison quand nous avons des symptômes et porter un masque dans les lieux publics achalandés si nous voulons passer un bon temps des Fêtes. Je vois cette propagande de manière différente que nos concitoyens dissidents qui sont croyants ou conservateurs, ou qui aiment la fête de Noël en tant qu’événement familial. Pour eux, elle est une perversion de l’esprit Noël. Pour moi, cette propagande est justement possible parce qu’elle reprend et adapte certains aspects de cet esprit. Selon la tradition, les parents ne disent-ils pas à leurs enfants qu’il leur faut pas être gentils pour que le Père Noël (ou la Mère Noël) leur apporte les cadeaux qu’ils demandent ? N’est-ce pas une forme…

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Sur une prétendue corrélation entre l’hésitation vaccinale et les accidents de la route

Les scientifiques ont décidément beaucoup d’imagination et de temps à perdre. En effet, une équipe de chercheurs a publié dans The American Journal of Medecine un article où on tente de montrer qu’il y a une corrélation entre ce qu’on appelle « l’hésitation vaccinale » et des risques accrus d’accident de la route (« COVID Vaccine Hesitancy and Risk of a Traffic Crash », 2 décembre 2022). Voici les résultats de cette « étude clinique » menée sur une partie de la population ontarienne de plus de 18 ans en 2021, tels qu’on les présente dans l’abstract de l’article : « A total of 11,270,763 individuals were included, of whom 16% had not received a COVID vaccine and 84% had received a COVID vaccine. The cohort accounted for 6682 traffic crashes during follow-up. Unvaccinated individuals accounted for 1682 traffic crashes (25%), equal to a 72% increased relative risk compared with those vaccinated (95% confidence interval, 63-82; P < 0.001). The increased traffic risks among unvaccinated individuals extended to diverse subgroups, was similar to the relative risk associated with sleep apnea, and was equal to a 48% increase after adjustment for age, sex, home location, socioeconomic status, and medical diagnoses (95% confidence interval, 40-57;…

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Fin prochaine des mesures sanitaires prolongées grâce à la Loi visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire

La Loi visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire a eu pour principal effet de prolonger des mesures adoptées par le gouvernement du Québec sous prétexte d’état d’urgence sanitaire. Autrement dit, cette loi a eu pour effet de prolonger une partie de ce qui découle l’état d’urgence sanitaire après que le gouvernement a mis fin à l’état d’urgence sanitaire par cette même loi. Ainsi cette loi aurait aussi bien pu s’appeler la Loi visant à prolonger certaines mesures d’urgence après la fin de l’urgence sanitaire. Cette loi, adoptée le 1er juin 2022, stipule que les mesures prévues dans quatre décrets sont toujours en vigueur : « 2. Les mesures prévues par l’arrêté du ministre de la Santé et des Services sociaux no 2022-031 du 11 mai 2022 concernant les mesures en éducation demeurent en vigueur jusqu’au 30 juin 2022. Les mesures prévues par les arrêtés suivants du ministre demeurent en vigueur jusqu’au 31 décembre 2022 : 1° l’arrêté no 2022-028 (2022, G.O. 2, 1587A) concernant les mesures opérationnelles ; 2° l’arrêté no 2022-029 (2022, G.O. 2, 1588A) concernant les mesures touchant la vaccination et le dépistage ; 3° l’arrêté no 2022-032 du 11 mai 2022 concernant les mesures sanitaires ; 4° l’arrêté no 2022-033 du…

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Gentillesse, orthodoxie morale et corruption généralisée

On s’imagine à tort que la corruption existe simplement parce qu’il y a des personnes méchantes ou immorales. Jamais on aurait idée de voir dans la gentillesse et certaines formes de moral un ferment de corruption. Et pourtant, ce sont elles qui sont responsables d’une grande partie de la corruption que nous connaissons actuellement. Ainsi, pour lutter contre la corruption, il ne s’agit pas de rendre les gens encore plus gentils et encore plus moralisateurs. Regardons la manière dont on sélectionne les personnes au moment de combler des postes vacants dans les entreprises privées, dans l’administration publique, dans les écoles, dans les universités ou dans le réseau de la santé. Les compétences des personnes passées en entrevue et leur rigueur professionnel importent de moins en moins. Pourvu que les personnes choisies soient justes assez compétentes pour appliquer machinalement les protocoles et les procédures en place, et donner l’impression que les choses ne vont pas si mal, du moins quand on les regarde de loin, ou aussi longtemps qu’on ne regarde pas ce qui se passe attentivement. Ce qui importe de plus en plus, quand on fait passer des entrevues, c’est de voir si les candidats sont gentils. Ce qu’on veut…

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Sur la facture symbolique des frais de santé

Christian Dubé, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, est avant tout un comptable. Cela se voit clairement dans sa proposition de remettre aux contribuables québécois une facture symbolique (qu’il ne faut pas payer) pour les frais de santé reçus. Ce serait l’un des gains importants de l’implantation d’un nouveau système de financement des hôpitaux selon leurs activités, un peu comme on finance actuellement les médecins en fonction des actes médicaux accomplis : « Quels ne seraient pas le plaisir et le bonheur d’un citoyen de dire : je viens de recevoir un beau cadeau de 18 000 piastres parce que j’ai fait changer mes deux hanches et ça ne m’a rien coûté. C’est ça notre principe d’universalité. » (« Vers une facture symbolique des frais de santé », La Presse, 7 décembre 2022.) Ne nions pas que les Québécois, ramollis par des décennies de propagande pseudo-sanitaires, consultent sans se soucier des coûts pour de petits malaises qui passent d’eux-mêmes, qui sont facilement supportables, que nos professionnels de la santé ne réussissent pas à soigner, et qu’ils aggravent parfois par les traitements qu’ils prescrivent. Toute l’agitation à laquelle nous avons assisté à cause du méchant virus…

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Réduction dramatique de la biodiversité humaine en Occident

Nous sommes à un moment de notre histoire où nos gouvernements, après avoir adopté des politiques économiques destructrices de la biodiversité à l’échelle de la planète et avoir toléré ou autorisé la destruction de nombreux écosystèmes par les grandes entreprises privées nationales ou internationales, organisent maintenant à grands frais des congrès internationaux pour convenir des grandes orientations internationales à prendre en matière d’environnement, qu’il s’agisse de la lutte contre les changements climatiques ou de la protection de la biodiversité. Ce revirement est au moins aussi suspect que celui auquel nous avons assisté en 2020, à propos de la protection de notre santé. Car ce sont les mêmes gouvernements qui, après avoir dégradé notre système de santé et nos conditions de vie, ont prétendu faire de notre santé la priorité absolue quand le méchant virus est arrivé chez nous. Voilà qui devrait nous faire réfléchir. Qu’on me comprenne bien : j’aime la nature. Comme beaucoup d’autres personnes, je ne veux pas vivre sur une planète où les forêts ont été rasées par l’industrie forestière ou par l’industrie agro-alimentaire, par exemple pour produire intensivement de l’huile de palme. Je comprends aussi que des espèces que nous ne remarquons pas, ou que nous n’aimons…

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L’appel à la sobriété énergétique du ministre Fitzgibbon

Le ministre de l’Énergie du Québec, Pierre Fitzgibbon, suit les grandes tendances occidentales en nous parlant de sobriété énergétique, ce qui m’a tout l’air d’être un néologisme pour ne pas parler d’austérité énergétique. Car c’est ce dont il s’agit. Pour « décarboner » le Québec d’ici 2050, il faudrait augmenter la production d’électricité de 100 TWh, à savoir la moitié de la production actuelle. Tout serait sur la table, de la construction de parcs d’éoliennes ou de nouveaux barrages hydroélectriques, à la sobriété énergétique des particuliers et des entreprises : « On a [l’équivalent de la production d’électricité d’un] barrage en sobriété, on a un ou deux barrages dans l’éolien, et on a un barrage avec [l’installation] de nouvelles turbines [dans les anciennes centrales]. » (« Préparez-vous à baisser le chauffage », La Presse, 2 décembre 2022) Bref, notre gouvernement considère la sobriété comme une source d’énergie à exploiter afin d’obtenir l’énergie manquante pour son projet de « décarbonation » du Québec, au même titre que l’énergie éolienne et l’énergie hydroélectrique. Ainsi, on envisage d’inclure la « tarification dynamique » dans un nouveau projet de loi, pour qu’Hydro-Québec vende l’électricité plus cher pendant les périodes de pointe, où la demande dépasse la production. On envisage même de ne pas…

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Impressions sur une panne d’électricité en temps de guerre

Gonzalo Lira, qui est à Kharkov, nous présente ses impressions après une panne d’électricité d’environ 22 heures. Plus d’éclairage, plus de chauffage, plus de téléphone mobile, plus d’ordinateur, plus d’internet, etc. Et à moins que le gouvernement ukrainien accepte de négocier et que le gouvernement américain et les autres gouvernements occidentaux ne sabotent pas ces négociations, ça ne fait que commencer. Mais ce sur quoi insiste Gonzalo Lira, c’est l’effet démoralisant des pannes d’électricité, en partie dû au fait que les autorités ukrainiennes sont dépassées par la situation. C’est pourquoi des Ukrainiens quittent les villes sans électricité et pourraient très bien décider de migrer en masse à l’Ouest, ce qui ne manquerait pas d’y aggraver la crise économique et énergétique qui y sévit déjà. Je me demande si de semblables pannes d'électricité, qui auraient lieu en Occident à cause des sanctions économiques contre la Russie et des politiques énergétiques aberrantes des gouvernements occidentaux, auraient le même effet démoralisant sur les populations occidentales. C’est ce qui se produirait si elles y voyaient une fatalité inéluctable, comme s’efforcent de les y pousser les gouvernements, sous prétexte de défendre les valeurs démocratiques contre le supposé impérialisme russe, et de sauver l’humanité et la…

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La vaccination de masse contre la malnutrition

Vraiment, les médecins et les scientifiques se surpassent depuis 2020 par leurs inventions absurdes et aberrantes. Certains d’entre eux, comme Peter J. Hotez, en sont rendus à proposer la vaccination de masse comme solution à la crise alimentaire mondiale qui nous menace. Que cela s’explique par le fanatisme vaccinal ou l’attitude parasitique de l’industrie pharmaceutique, cette crise est vue comme une raison de pratiquer la vaccination de masse, encore une fois pour sauver des vies. Nous connaissons la chanson. Dans son article publié dans Trends in Pharmalogical Sciences en septembre 2022 (Malnutrition vaccines for an imminent global food catastrophe), le Dr. Hotez propose une solution pharmaceutique à une crise alimentaire qui, selon lui, a des causes qui dépassent largement le champ d’application habituel de la médecine et de la pharmacologie : « Together with climate change, both the geopolitical events in Ukraine and social disruptions in supply chains from the COVID-19 pandemic could produce global food shortages or even mass starvation events. Promising new interventions include vaccines to prevent infectious causes of malnutrition or infections disproportionately causing death among the malnourished. » Je laisse de côté ici la question de la réalité des changements climatiques et de leurs causes prétendument humaines, pour mettre…

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Limites du point de vue des professionnels de la santé

Le gouvernement et les journalistes, pour nous imposer ce qu’ils disent comme une vérité indiscutable, ont recours aux témoignages des professionnels de la santé, notamment pour nous déclarer que les hôpitaux débordent, que les médecins et les infirmières sont tous au bord de l’épuisement, que les gens meurent dans d’atroces souffrances à cause du virus, que les jeunes en bonne santé ne sont pas épargnés et tombent gravement malades, que les non-vaccinés regrettent amèrement d’avoir refusé les vaccins salvateurs qu’on leur a pourtant offerts gratuitement, et maintenant qu’on n’a jamais vu autant d’enfants malades à cause des virus respiratoires qui circulent. Mais tout point de vue, même celui des professionnels de la santé, même celui des médecins, a ses limites, tout particulièrement quand on s’imagine qu’il constitue le seul point de vue valable, sur une question particulière ou de manière plus générale. Je ne veux pas parler ici des professionnels de la santé qui acceptent de devenir les instruments de la campagne de relations publiques de nos gouvernements, alors qu’ils savent très bien que la situation n’est pas et n’a jamais été si dramatique qu’on le dit dans les hôpitaux ; pas plus que des professionnels de la santé qui, par…

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Les persécuteurs et leurs complices qui s’ignorent

Tout ce qui est arrivé depuis le printemps 2020 devrait nous avoir appris que la persécution n’est pas quelque chose qui existe seulement ailleurs ou à d’autres époques, et que les persécuteurs et leurs complices sont souvent persuadés d’être dans leur bon droit et de défendre les intérêts de l’humanité ou de la société. En fait, beaucoup de leurs contemporains, loin de les considérer comme des méchants, les considèrent comme de bonnes personnes ou, à tout le moins, comme des personnes normales et saines d’esprit, quoiqu’un peu brutales. Avec le recul, nous condamnons les actes de persécution, nous les qualifions d’horreurs et d’atrocités, et nous nous imaginons que si nous et nos concitoyens avions vécu dans les pays et aux époques où il y a eu des persécutions, nous n’y aurions pas participé, nous n’aurions pas été complices, et nous nous y serions même opposés, car nous sommes de bonnes personnes, bien sûr. Et c’est justement à cause de cette conviction qu’il risque de nous arriver d’être des persécuteurs ou de leur servir de complices. Eh quoi ! les Romains croyaient-ils être des persécuteurs quand ils infligeaient des supplices aux premiers chrétiens ? Ne pensaient-ils pas plutôt protéger l’Empire romain déjà décadent…

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Mobilisation générale et incohérences apparentes

Depuis le printemps 2020, c’est la mobilisation générale. Je veux par là que, bien qu’on nous donne parfois des congés plus ou moins longs pour nous laisser respirer un peu, ce que nous faisons, pensons et sentons est pris en charge par nos gouvernements, par des experts, par diverses administrations publiques ou privées, par des journalistes et par nos concitoyens zélés, et ce, jusque dans les moindres détails. Cette mobilisation, en plus de porter sur l’ensemble de notre existence individuelle et de la vie en société, comportent plusieurs aspects, dont les principaux sont la lutte contre la COVID-19 et les autres maladies infectieuses, la lutte contre le racisme systémique, l’homophobie et la transphobie, la défense du régime ukrainien et la guerre contre l’impérialisme russe, et la lutte contre les changements climatiques et la protection de l’environnement : Voici les consignes ou les mesures encore en vigueur ou qui pourraient le redevenir, ou qui pourraient nous être imposées pour nous garder mobilisés contre ces différents fléaux. Lutte contre la COVID-19 et les autres maladies infectieuses : Confinement à domicile Fermeture de secteurs entiers de l’économie Télétravail obligatoire ou recommandé quand c’est possible Interdiction ou réglementation des rassemblements Obligation de porter un masque…

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Récente mise à jour du passeport vaccinal

Les autorités politiques et sanitaires québécoises nous recommandent depuis hier de porter un masque dans les lieux publics, pas seulement à cause de la COVID-19, mais aussi à cause d’autres virus respiratoires très dangereux qui circuleraient, par exemple celui de la grippe saisonnière. Alors qu’on n'a pas cessé de nous répéter depuis 2020 que la COVID-19 ne saurait être comparée avec la grippe saisonnière, maintenant on veut assimiler la grippe à la COVID-19 pour nous faire porter un masque, conformément à la nouvelle approche syndromique de notre cher gouvernement. C’est que quand on est le docteur Boileau ou le ministre Dubé, il n’est pas nécessaire d’être cohérent. Notre premier ministre, lui, nous dit que le retour de l’obligation de porter un masque n’est pas prévue pour l’instant, à moins qu’un nouveau variant plus contagieux et plus dangereux n’apparaisse. C’est comme si on avait oublié que la loi ayant mis fin à l’état d’urgence sanitaire, en juin 2022, ne permet pas au gouvernement de remettre en vigueur des mesures soi-disant sanitaires qui ont été abolies ou suspendues, tant que cette loi sera en vigueur, c’est-à-dire jusqu’à la fin de l’année 2022. Que faut-il en comprendre ? Nous dit-on cela pour nous…

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Conjectures sur les nouvelles conditions de vie hivernales

Il est raisonnable de nous attendre au pire pour les Européens. Essayons de concevoir comment les choses pourraient tourner, l’hiver prochain ou plus tard. Et même si nous croyons être dans une meilleure position au Canada et au Québec, cet exercice peut être utile pour nous, qui aurons peut-être à subir sous une forme atténuée, ou avec un certain retard, ce qu’auront vraisemblablement à endurer bientôt les Européens. En raison de l’inflation, particulièrement en ce qui concerne les secteurs de l’énergie et de l’alimentation, de nombreux Européens n’auront peut-être pas assez d’argent pour chauffer leurs domiciles et pour se nourrir. Ils devront alors choisir entre le chauffage et la nourriture. Ou, pire encore, ils devront se passer de chauffage et ne pourront pas manger tous les jours à leur faim. La crise énergétique qui menace l’Europe ne se réduit pas à un problème d’augmentation rapide du coût de l’électricité et du chauffage. Ce qui est à la cause du problème, c’est qu’en raison des sanctions prises contre la Russie et du sabotage contre deux des principaux gazoducs en Europe, il risque fortement de manquer de gaz naturel en Europe cet hiver. Même si les gouvernements étaient en mesure de soutenir…

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Armes à feu, argent comptant et criminalité

Les gouvernements occidentaux, qui prétendent lutter contre la criminalité violente et non violente, semblent bien décidés à rendre de plus en plus difficile d’avoir en notre possession des armes à feu. Pour l’instant, il est relativement facile, après avoir montré patte blanche à l’État, d’acquérir des armes de chasse. C’est déjà beaucoup plus difficile pour les armes de poing. Pour les armes d’assaut, cela est souvent interdit et, dans les juridictions où leur possession est toujours permise (par exemple dans certains États américains), ce droit fait l’objet d’attaques concertées de la part des grands médias, des bureaucraties policières et d’une partie assez importante de la classe politique. Je ne veux pas entrer ici dans le détail des lois sur les armes à feu selon les différentes juridictions. Il suffit ici de remarquer une tendance générale à interdire, à réglementer, à contrôler et à restreindre la possession d’armes à feu dans les pays occidentaux. Nos gouvernements et nos grands médias prétendent justifier cette tendance par l’augmentation du nombre de meurtres commis avec une arme à feu, et par la fréquence croissante des fusillades (dans des écoles, dans des bars, dans des aéroports) et des règlements de comptes ou affrontements entre bandes…

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L’avenir des professions médicales et paramédicales

Pour la plupart, nous n’avons pas eu la malchance, ou plutôt la chance, d’avoir affaire, avant 2020, à des médecins et à d’autres soignants à ce point ramollis, incompétents, bornés et même dangereux, que nous en sommes venus à douter de l’efficacité de la médecine et des finalités véritables du système hospitalier, qui vit plus grâce à nous, et que nous vivons grâce à lui. Mais peut-être étions-nous simplement aveugles et très naïfs… Quoi qu’il en soit, nous avons ouvert les yeux seulement quand ceux que nous concevions comme la fine fleur de l’intelligence, de la rigueur et de l’intégrité en sont venus à faire de la propagande sanitaire, à participer activement au régime de biosécurité et à appuyer de l’autorité que leur confère leur profession les mesures soi-disant sanitaires. Le réveil a certainement été difficile. Eh quoi ! ceux que nous consultons depuis des décennies, auxquels nous confions la santé de nos enfants, et qui sont censées nous prescrire des traitements, nous donner des soins et effectuer sur nous des interventions chirurgicales, sont assez bêtes, conformistes et rampants pour jouer leur rôle dans cette histoire de « pandémie », pour collaborer avec les autorités politiques et sanitaires, et pour s’imaginer ou faire…

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Ce dont il faut nous souvenir à l’occasion du jour du Souvenir

À l’occasion du jour du Souvenir qui aura lieu dans quelques jours, nous pouvons nous attendre à des commémorations plus ou moins hypocrites ou déconnectées de la réalité de la guerre, et à des déclarations du gouvernement fédéral canadien à propos des sacrifices faits par nos soldats en temps de guerre, pour défendre la liberté, la paix et la démocratie, nous dit-on. Étant donné que nous, Canadiens, n’avons jamais connu la guerre sur notre territoire et son occupation par des armées étrangères, nous avons une idée assez confuse de ce qu’est la guerre, et nous nous imaginons que c’est quelque chose qui se passe dans des pays lointains, où nous envoyons des soldats, de l’équipement militaire et de l’aide humanitaire. Nous pouvons dire à peu près la même chose de beaucoup d’Américains, et aussi de beaucoup d’Européens, même s’ils habitent dans des pays qui ont été dévastés pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces derniers, souvent trop jeunes pour avoir connu des personnes qui savent ce que c’est que de vivre dans une ville bombardée ou occupée, d’être soumis à des mesures de guerre, et d’être privé de choses qu’on considère comme acquises (nourriture, eau, électricité, chauffage, etc.), et habitués à…

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La nouvelle approche « syndromique » de la Santé publique du Québec

La semaine dernière, le Dr Luc Boileau, qui a remplacé le Dr Horatio Arruda en tant que chef de la Santé publique au Québec, nous a présenté sa nouvelle approche « syndromique », en compagnie du Dr Jean Longtin, un médecin microbiologiste qui vient du même tonneau que lui. Les grands médias québécois, dont le manque d’intégrité n’est plus à prouver, insistent sur le fait que la Santé publique laisse tomber l’obligation de s’isoler quand on est atteint de la COVID-19 (entendre par là le fait d’obtenir un résultat positif après avoir fait un test de dépistage), même quand on n’a pas de symptômes. Mais quand on lit les articles au complet et quand on a la patience de regarder les vidéos des points de presse (TVA), on a l’impression que, s’il y a un certain assouplissement en ce qui concerne la COVID-19, on continue de recommander l’isolement quand le télétravail est possible, et on étend les mesures dites sanitaires à d’autres maladies respiratoires, pour lesquelles on demande maintenant de prendre toutes sortes de précautions, parce qu’il y aurait d’autres virus et des bactéries qui circuleraient et qui pourraient rendre les gens malades, surtout les plus vulnérables, et aggraver la pression qui serait…

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Le prix de la charité

À l’approche du temps des Fêtes, les campagnes de charité s’intensifient. On essaie de nous soutirer de l’argent quand nous allons au supermarché pour nourrir les enfants pauvres et soutenir les familles défavorisées. Certains organismes caritatifs, par exemple Centraide, s’immiscent dans des milieux de travail (la plupart du temps assez bourgeois, comme la fonction publique québécoise) pour y organiser une levée de fonds en faveur des personnes pauvres, exclues et vulnérables. Même les institutions financières participent aux campagnes de charité et font des dons. Au Québec, cette vague automnale de bons sentiments culmine par la collecte de rue des bénévoles de la guignolée des médias, durant laquelle de bonnes âmes, sous la protection des magnats des médias, mendient pour les pauvres en nous interceptant à tous les coins de rue du centre-ville et en nous pressant de faire une bonne action et d’avoir bon cœur. Disons franchement ce qu’il en est : tout cela est indécent. Indécent que les grandes chaînes d’alimentation qui contrôlent le marché de l’alimentation depuis des décennies, et qui ont enrichi démesurément leurs actionnaires, nous demandent de leur acheter des produits alimentaires qui seront donnés aux pauvres, ou nous demandent de faire des dons en argent qui…

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La fiction du système de crédit social chinois ?

J’ai été content de voir que Brian Berletic (The New Atlas) remet en question ce que nous entendons assez souvent dire sur le système de crédit social chinois. Il y a déjà quelques années que j’ai de sérieux doutes à propos de l’existence de ce dispositif totalitaire, mais sans avoir pris le temps de chercher pour faire la part des choses. Ce qui a fait que je me suis d’abord posé des questions, c’est que certaines de mes connaissances qui sont allées en Chine ne m’ont jamais parlé d’une telle chose. Si ce système de crédit social jouait un rôle si important dans la société chinoise, au point d’intervenir dans tous les aspects de la vie, comment les voyageurs étrangers pourraient-ils ne pas être affectés par les contrôles qu’il permet, et ce, sans que cela ne fournisse du même coup aux citoyens chinois des moyens de s’y soustraire ? Puis il y a le fait que les gouvernements et les grands médias occidentaux nous ont si souvent menti, au cours des dernières décennies, à propos d’autres pays qu’ils ont pris en grippe, comme la Russie, l’Irak et la Syrie. Pourquoi seraient-ils plus honnêtes quand il s’agit de la Chine, alors que…

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Le sentiment partagé de vulnérabilité comme fondement de la communauté

Dès l’arrivée du virus, on a fait appel à notre sens de la communauté : nous étions tous dans le même bateau, nous disait-on, et il fallait par conséquent nous serrer les coudes, nous protéger les uns les autres, et surtout protéger les plus vulnérables. Nos autorités politiques et sanitaires et les journalistes ont tellement insisté sur ce dernier point que se soucier de la collectivité, cela voulait essentiellement dire se soucier des plus vulnérables, ou de ceux qui passaient pour tels. Ceux qui remettaient en question la pertinence et l’efficacité des mesures sanitaires et qui ne se conformaient pas à elles étaient accusés d’être des égoïstes qui faisaient passer leurs petits plaisirs et leurs caprices avant le bien de la collectivité. Par exemple, les jeunes qui, à l’occasion du premier déconfinement de l’été 2020, ne respectaient pas la distanciation sociale et ne portaient pas les masques qu’alors on leur recommandait seulement « très-très-fortement » de porter, étaient selon les gouvernements et les journalistes de méchants individualistes qui ne pensaient qu’à leurs petites personnes et qui étaient dangereux pour les plus vulnérables et pour la société. Car garder constamment en tête la vulnérabilité des personnes vulnérables et en tenir dans…

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La confusion des rôles (4) – Les crieurs publics

Dans nos sociétés prétendument démocratiques, le rôle des journalistes devrait être d’offrir aux citoyens des informations de manière rigoureuse, de présenter des points de vue divergents et d’alimenter le débat public. Mais c’est rêver de croire qu’ils peuvent jouer correctement leur rôle et qu’ils essaient même de le faire alors que les scientifiques se mettent à prophétiser toutes sortes de calamités sous prétexte d’urgence sanitaire ou climatique et à agir comme des devins, alors que les médecins nous sermonnent de plus en plus, nous soignent de moins et se comportent donc comme des curés, alors que les chefs politiques, tels de grands seigneurs, s’accordent à eux-mêmes de nouveaux pouvoirs grâce à une idéologie sanitaire et une idéologie climatique qui transcenderaient la politique tout en étant instrumentalisées par elle. En fait, il n’est pas nouveau que les journalistes, au lieu de nous informer correctement et de contribuer intelligemment au débat public, s’efforcent de détourner notre attention de ce qui doit nous rester inconnu, de nous induire en erreur et de nous faire consentir aux sales coups que nous font nos gouvernements et les oligarques dont ils servent souvent les intérêts. Mais depuis l’arrivée du virus en 2020, ils sont devenus de…

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La confusion des rôles (3) – Les grands seigneurs

Les devins qui réussissent à passer pour des scientifiques, ainsi que les curés qui réussissent à passer pour des médecins, interviennent de plus en plus dans la politique. Cela a forcément des effets sur le rôle que peuvent ou doivent jouer ceux que nous avons élus pour nous gouverner. Les prophéties apocalyptiques et les sermons moralisateurs et superstitieux auxquels nous avons droit quotidiennement procurent aux décrets de nos chefs politiques une légitimité qui les dispensent de se justifier à nos yeux et de nous rendre des comptes. Au lieu de se considérer comme élus par nous, ils en viennent de plus en plus à se considérer comme élus tout court, c’est-à-dire pour gouverner la populace ignare, indisciplinée et dangereuse à laquelle nous appartiendrions tous, le tout conformément aux prédictions des devins et aux sermons des curés, lesquels acquièrent une valeur absolue, et qu’il n’est pas permis de critiquer sauf sur les points de détails ou pour exiger encore plus de zèle sanitaire ou climatique. Voilà que le débat public, pourtant nécessaire à la démocratie, qui vient d’être jeté par-dessus bord ! Voilà que nos dirigeants politiques peuvent nous gouverner comme des rois de droit divin ! Voilà qu’ils peuvent se croire ou…

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Privatisation du réseau public de santé et des autres services publics * modifié *

Lors de la publication de ce billet (plus tôt aujourd’hui sous un autre titre), j’ai oublié de tenir compte du fait que la privatisation du réseau de la santé aurait vraisemblablement pour effet un rôle plus important des assurances privées, individuelles ou collectives, dans le nouveau système de santé privé. J’ai donc ajouté un court développement à ce sujet à la fin de ce billet. Ayant fait, dans les billets du 30 septembre et du 2 octobre 2022, plusieurs critiques de la manière dont les taxes et impôts que nous payons ne sont pas utilisés pour servir nos intérêts et servent à exercer sur nous une certaine forme de contrôle, aussi bien quand nous les payons et que quand nous utilisons les services publics mis à notre disposition grâce à cet argent, certains pourraient se dire qu’il faut que l’État cesse d’intervenir dans plusieurs domaines et qu’il se mêle de ses affaires, et qu’il faut privatiser plusieurs services publics. Du même coup, nous aurions à payer beaucoup moins de taxes et d’impôts, et la libre concurrence nous permettrait de choisir de meilleurs services à moindre prix. Les choses ne sont probablement pas aussi simples. En effet, il est fort douteux…

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Crimes de guerre, actes de terrorisme et armes de destruction massive

Il y a quelques années, j’ai rencontré un vétéran canadien qui a combattu lors de la première guerre du golfe. Parmi les choses qu’il racontait presque toujours quand il parlait de sa carrière militaire, c’est que le navire de ravitaillement sur lequel il était soldat a été plusieurs fois attaqué par l’armée irakienne. À ma grande surprise, il en était indigné. Selon lui, son navire de ravitaillement n’aurait pas dû être pris pour cible. Pourtant, il s’agissait bien d’un navire militaire, son équipage était aussi militaire, et il servait à ravitailler les troupes occidentales déployées dans la région du golfe Persique. Étant donné que le ravitaillement est vital pour n’importe quelle armée, il ne faut pas se scandaliser des attaques contre les unités militaires responsables du ravitaillement, mais plutôt s’y préparer correctement, accepter les risques du métier de soldat, ou encore abandonner la carrière militaire, car il faut savoir ce qu’on veut. S’il faut absolument blâmer quelqu’un pour ces attaques, ce ne sont pas les militaires irakiens, mais c’est plutôt le commandement militaire canadien qui n’aurait pas suffisamment protégé ses navires de ravitaillement, qui aurait exposé inutilement leurs équipages aux attaques qui sont pourtant communes lors d’une guerre et que…

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Remettre les ouragans en perspective

Après le battage médiatique estival sur les vagues de chaleur et les sécheresses supposément sans précédent, ce sont maintenant les ouragans qui sont devenus la coqueluche des journalistes et des militants du climat. S’il n’est certainement pas question de nier qu’un ouragan, même de force modérée, puisse causer d’importants dégâts aux villes où il passe et tuer plusieurs de leurs habitants, il ne faut pas faire comme si c’était la catastrophe du siècle chaque fois qu’il y en a un, ou faire comme s’ils se suivaient à un rythme jamais vu. Il y a toujours eu des ouragans et il y en aura toujours, de la même manière qu’il y a toujours eu des vagues de chaleur ou de froid et qu’il y en aura toujours. On dirait presque que les journalistes et les soi-disant experts auxquels ils donnent la parole, habitués à la température régulière et contrôlée de leurs domiciles et de leurs bureaux, s’imaginent que le temps qu’il fait à l’extérieur est tenu à la même régularité, et considèrent par conséquent les irrégularités météorologiques, qui se produisent pourtant régulièrement, comme de graves anomalies qui seraient autant de signes annonciateurs d’une apocalypse climatique imminente causée par les émissions de…

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Négation du principe démocratique « une personne, une voix »

Une analyse rapide des résultats préliminaires des élections provinciales québécoises du 3 octobre 2022 suffit à montrer que le mode de scrutin en vigueur ne respecte pas le principe « une personne, une voix », pourtant indispensable selon la conception de la démocratie largement partagée en Occident. Source : Élections Québec Nous savons tous à quel point il est facile pour le parti politique porté au pouvoir d’obtenir la majorité parlementaire, étant donné qu’il n’y a pas de composante proportionnelle dans le mode de scrutin en vigueur au Québec et, de manière plus générale, au Canada. Selon la répartition des voix dans les différentes circonscriptions, il est possible d’obtenir la majorité des sièges avec un peu plus de 30 % des votes. Dans le cas qui nous intéresse maintenant, une minorité d’environ 41 % des électeurs ayant voté pour le parti sortant, la Coalition Avenir Québec (CAQ), a procuré 72 % des sièges au Parlement (90/125) à ce parti, qui contrôle donc complètement le Parlement. En raison de cette forte majorité parlementaire, il est hors de question, pour les autres partis politiques, d’essayer de lui faire perdre cette majorité en obtenant que quelques députés quittent le parti ou grâce à des élections partielles qu’ils pourraient…

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Dépistage systématique du cancer du sein et diagnostic de cas asymptomatiques

Il est bien connu que le dépistage systématique et préventif des personnes asymptomatiques, et le compte des résultats positifs ainsi obtenus parmi les cas de COVID-19, sont ce qui a parmi de créer l’illusion d’une urgence sanitaire et de faire faire un pactole à l’industrie pharmaceutique grâce à l’administration des injections expérimentales à presque tous les groupes d’âge, y compris ceux pour lesquels une infection n’entraîne que très rarement de graves complications, et pour lesquels le rapport bénéfice-risque des injections est bien entendu négatif. Même si cette stratégie n’a, à ma connaissance, jamais été appliquée de manière aussi systématique à autant de personnes et avec des moyens aussi contraignants, nous aurions tort de croire qu’elle serait radicalement nouvelle, comme le virus qui serait lui aussi radicalement nouveau. C’est ce que nous constatons en regardant ces trois vidéos de Jérémie Mercier (chaîne CrowdBunker) enregistrées en octobre 2018 et en octobre 2022, à l’occasion du mois de la sensibilisation au cancer du sein. Comme pour la COVID-19, les campagnes de dépistage de femmes asymptomatiques, surtout à partir de 50 ans, entraîneraient de nombreux faux diagnostics et un surtraitement, avec toutes les conséquences néfastes que cela peut avoir sur la santé et la…

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Usage des taxes et des impôts dans les régimes minimalement ou faussement démocratiques (2)

Dans mon billet du 30 septembre 2022, j’ai montré que, dans nos sociétés qui deviennent de moins en moins démocratiques, et qui sont dirigées par des gouvernements de plus en plus autoritaires et qui échappent à toute forme de contrôle digne de ce nom par les citoyens, que les taxes, les impôts et les autres contributions que nous payons à nos gouvernements sont souvent utilisés pour servir les intérêts d’autres personnes que nous, ou même de manières qui vont à l’encontre de nos intérêts, y compris quand nous en bénéficions ou semblons en bénéficier d’une certaine manière. C’est le cas de la prestation d’urgence canadienne, qui nous a rendu supportables les politiques de confinement des gouvernements provinciaux qui ont affaibli notre économie, qui ont mis dans une situation précaire de nombreuses petites et moyennes entreprises, qui ont contribué à l’augmentation accélérée de la dette publique et à la crise inflationniste que nous connaissons actuellement, et qui nous rendent encore plus dépendant de l’aide gouvernementale (pour laquelle on nous demande de payer plus), par exemple si la situation économique continue de se dégrader, étant donné la forte inflation qui fait que plusieurs d’entre nous ont déjà de la difficulté à payer…

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Une stratégie rudimentaire et récurrente

Tout ce qui s’est passé depuis l’arrivée du méchant virus en 2020 devraient nous avoir appris, à nous qui sommes des Occidentaux, que nous sommes particulièrement bêtes, même si nous nous croyons très intelligents et souvent supérieurs aux autres habitants de la planète, que nous regardons de haut et dont nous méprisons les intérêts et les souffrances, tout en nous targuant de ne pas être racistes. Le problème, c’est que les symptômes de la bêtise tendent à ne pas être remarqués par les principaux concernés, surtout quand ils sont nombreux, puisque pensant et faisant la même chose que les autres imbéciles qui les entourent, ils se croient d’autant plus intelligents qu’ils s’imitent les uns les autres. Un bel exemple de cette bêtise généralisée, c’est le fait qu’on a recours à répétition à une stratégie rudimentaire pour nous faire accepter et même réclamer des politiques et des mesures diamétralement opposées à nos intérêts. Beaucoup de nos concitoyens – qui ne sont pas plus bêtes que la moyenne et qui sont des imbéciles fonctionnels qui réussissent à vaquer à leurs occupations étant donné les exigences intellectuelles assez faibles en vigueur dans nos sociétés en pleine décadence – tombent dans le panneau à…

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Usage des taxes et des impôts dans les régimes minimalement ou faussement démocratiques (1)

Nos gouvernements, sous prétexte de refaire leurs finances mises à mal à cause des mesures soi-disant sanitaires qu’ils nous ont imposées, de venir en aide aux plus vulnérables et de lutter contre les changements climatiques, augmentent les sommes d’argent que nous devons leur abandonner à chaque paie, à chaque déclaration de revenus ou à chaque achat de combustibles fossiles, qu’il s’agisse d’essence pour la voiture ou de gaz naturel pour la maison. Selon les endroits, cela peut prendre la forme d’une augmentation du taux d’imposition des salaires, des contributions au régime d’assurance-emploi, d’une taxe sur le carbone ou d’une taxe générale sur la consommation. Je n’ai jamais fait le calcul, étant donné que c’est variable selon le revenu des personnes ou des foyers, et selon les marchandises et les services taxés ouvertement ou subrepticement (soit les taxes sont ajoutées au prix des marchandises, soit elles sont comprises dans le prix affiché des marchandises, n’apparaissent pas sur les factures ou les coupons de caisse et peuvent alors être considérées comme des produits taxables, comme dans le cas du tabac, de l’alcool et de l’essence), mais il se pourrait bien que plusieurs d’entre nous se retrouvent à céder petit à petit à…

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L’ère de la buanderie « intelligente »

Il y a quelques semaines, la compagnie qui administre les machines qui se trouvent dans la buanderie de l’immeuble où j’habite a décidé de moderniser ces appareils. En fait, les machines à laver et à sécher sont à peu près identiques et semblent aussi peu durables que les précédentes : l’une d’entre elles a déjà commencé à faire un vacarme d’enfer et d’ici quelques semaines elle sera vraisemblablement brisée, comme cela s’est produit à quelques reprises au cours de la dernière année. Donc, rien de nouveau sous le soleil, à part de nouvelles possibilités de paiement. En lisant les affiches que le propriétaire de l’immeuble avait posées un peu plus tôt, je m’attendais à ce qu’il s’agisse de cartes magnétiques sur lesquelles on peut mettre de l’argent, en utilisant des pièces de monnaie ou une carte de débit ou de crédit. Mais il s’agit en fait d’autre chose, que nous aurions trouvé ridicule et inutile il y a dix ou quinze ans. Même s’il demeure possible de faire notre lessive avec des pièces de monnaie, il est aussi possible de télécharger une application sur notre téléphone « intelligent », de créer un compte chez la compagnie en question, d’y mettre des fonds et…

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La confusion des rôles (2) – Les curés

La médecine actuelle étant censée être fondée sur la science, ceux qui la pratiquent peuvent difficilement ignorer les prédictions faites par les devins qui parviennent à passer pour des scientifiques (billet du 19 septembre 2022 sur les devins) et à imposer leurs prédictions à la communauté dite scientifique, surtout quand celles-ci sont reprises par les autorités politiques et les journalistes. Les médecins doivent donc se conformer à l’orthodoxie imposée par les devins, sinon gare à eux ! C’est ainsi qu’ils doivent relayer les prédictions des devins, prêcher pour obtenir la foi et l’obéissance de la population, et appliquer les protocoles sanitaires et médicaux s’appuyant sur les prophéties des devins et devant donner l’impression aux profanes qu’elles se réalisent. En d’autres termes, les médecins deviennent des curés qui s’occupent du salut des corps et qui sermonnent la population au lieu de la soigner, laquelle ne s’aperçoit pas qu’ils ne font plus de la médecine, tant est grand le prestige des soi-disant médecins et des soi-disant scientifiques dont les découvertes guideraient la pratique de la médecine. En ce sens, les experts en santé publique, dont on persiste à dire qu’ils sont des médecins même s’ils ne soignent pas les malades, sont l’archétype de…

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La confusion des rôles (1) – Les devins

De plus en plus souvent, les scientifiques dont nous entendons parler ou qui bénéficient d’une tribune pour s’exprimer sont ceux qui font des prédictions. Toutes les prédictions que les scientifiques ont faites depuis l’arrivée du virus le montrent bien. Un nouveau virus serait apparu, exceptionnellement contagieux et capable de provoquer une véritable hécatombe. Les traitements habituels contre les maladies respiratoires d’origine infectieuse étant déclarés a priori inefficaces, seuls de nouveaux vaccins qu’il faudrait injecter à toute la population seraient capables de mettre fin à la pandémie, en protégeant contre l’infection et les complications, en empêchant la transmission et en permettant d’atteindre l’immunité collective. Une deuxième vague devrait se produire en juillet, en août, en septembre, en octobre et finalement en novembre. À la différence des personnes adéquatement vaccinées, les personnes non vaccinées seraient inévitablement condamnées à attraper la COVID et à tomber parfois gravement malades, et risqueraient de provoquer l’effondrement du système hospitalier, qui subirait déjà de fortes pressions. Tel nouveau variant constituerait une menace pour la santé de toute la population, les enfants, les adolescents, les jeunes adultes et les personnes d’âge moyen étant tous vulnérables. En plus de l’urgence sanitaire, il y a l’urgence climatique. Les émissions de…

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Promesse électorale de Québec solidaire : investissements pour des soins en santé mentale

Québec solidaire vient d’annoncer que, si jamais il remportait les élections du 3 octobre 2022 et constituait le prochain gouvernement du Québec, il investirait d’importantes sommes d’argent pour rendre les soins en santé mentale accessibles : « Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, accompagné de la candidate solidaire dans Saint-François, la docteure Mélissa Généreux, a annoncé que son parti investira 280 millions de dollars pour que les soins en santé mentale ne soient plus un luxe. Faits saillants - Majoration des salaires des psychologues du secteur public - Embauche de 900 nouveaux psychologues - Embauche de 1000 professionnels pouvant fournir des services de psychothérapie (travailleurs sociaux, psychoéducatrices, sexologues, etc.) - Coût de la mesure : 280 M$ « La santé mentale, c’est une urgence nationale. Aujourd’hui, je vous présente notre plan pour y répondre : Québec solidaire va investir 280 millions de dollars par année pour que la santé mentale ne soit plus un luxe. On va s’assurer que tout le monde puisse avoir accès à des soins de santé mentale publics et gratuits, dans un délai raisonnable. On va non seulement contribuer à régler la crise en santé mentale, mais on va aussi contribuer à désengorger le système de santé. En…

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Le parti de l’urgence climatique

En allant faire mes courses, j’ai rencontré une sorte d’illuminé du climat qui voulait obtenir ma signature (la dernière qu’il lui fallait, disait-il) pour se présenter tardivement comme candidat d’un petit parti qui se nomme Climat Québec et qui trouve qu’on ne parle pas suffisamment du « climat » dans la campagne électorale qui se déroule présentement au Québec. On dirait que les partis politiques du Québec pratiquent maintenant la surenchère climatique, comme ils ont pratiqué la surenchère sanitaire au cours des dernières années. « Ça prendra seulement quelques secondes. Il me faut votre signature. » Et moi de lui répondre : « Je ne suis pas pressé. J’ai même tout mon temps, ce qui tombe bien puisque j’ai pour principe de ne rien signer sans savoir exactement de quoi il s’agit. » Avant même que je commence à lui poser des questions sur son parti politique, il déclare qu’il a seulement besoin de ma signature, que cela ne m’engage à rien et que je suis libre de voter pour qui je veux après. Je lui fais remarquer qu’à ce compte, il nous faudrait donner notre signature au candidat d’un autre parti politique qui nierait l’existence des changements climatiques et tout lien de causalité avec les émissions…

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Deux formes de survivalisme

Dans ce billet, je propose une définition minimale du survivalisme, en sachant très bien qu’elle ne rend pas compte de certains des aspects importants de ce qu’on entend généralement par là. En fait, j’ai besoin de cette définition minimale du survivalisme pour observer des comportements et même un mode de vie qui sont apparus ou qui se sont renforcés depuis l’arrivée du virus et depuis qu’on nous casse encore plus les oreilles avec les fameux changements climatiques. Ainsi, j’entends par survivalisme le fait d’adopter des comportements pour se préparer à survivre dans un monde qui semble devenir de plus en plus hostile, ce qui peut engendrer des transformations du mode de vie des groupes de personnes concernés, parfois petits, parfois grands. C’est normalement ce dont il s’agit quand on parle de survivalisme. Peu importe si les survivalistes se situent à droite ou à gauche, leurs comportements sont caractérisés par un désir marqué d’autonomie ou même d’autarcie, même s’ils prennent des formes en partie différentes selon les tendances politiques. Pour être en mesure de survivre à la suite d’une catastrophe naturelle, d’une panne généralisée du réseau électrique, d’un effondrement du système économique et du gouvernement, de graves troubles sociaux, d’une aggravation…

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L’hydroélectricité bientôt sur le gril ?

Nous sommes habitués d’entendre dire – par les scientifiques, par les militants écologistes, par les politiciens et par les journalistes – que les gaz à effet de serre émis en raison de notre consommation d’hydrocarbures vont provoquer un grave réchauffement climatique, ou encore des changements climatiques ; et que, si nous ne faisons rien pour réduire cette consommation, nous sommes condamnés à crever à petit feu et à détruire la planète. Depuis que des sanctions économiques visant les exportations russes de gaz naturel et de pétrole ont été imposées par beaucoup de pays occidentaux, et que le secteur énergétique russe se détourne de plus en plus de l’Occident pour se réorienter vers l’Orient (c’est de bonne guerre), la propagande environnementaliste s’est intensifiée. Nous en venons à nous demander si cette propagande sert à faire passer les pénuries d’hydrocarbures qui en résultent pour un bien ou du moins mal nécessaire, ou si ces sanctions et leurs conséquences énergétiques sont instrumentalisés pour imposer aux pays occidentaux un virage énergétique « vert » et ainsi sauver la planète et l’humanité. Quoi qu’il en soit, nous qui sommes Québécois nous sentons moins concernés que Européens, puisque notre alimentation en électricité ne dépend pas d’un approvisionnement régulier en…

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Les imbéciles fonctionnels

Il n’est pas nouveau que les autorités sanitaires s’ingèrent dans notre vie pour nous dire ce que nous devrions faire ou ne pas faire. Cela a commencé bien avant l’arrivée du virus. Les moyens pris pour lutter contre le tabagisme en témoignent. Depuis une quinzaine d’années, les fumeurs ne peuvent plus fumer dans les restaurants et les bars au Québec, et il leur faut rester à neuf mètres des entrées des lieux publics quand ils sortent fumer à l’extérieur, sous peine d’amende. Il existe même des campus sans fumée, ce qui comprend tous les lieux extérieurs. Et même quand les fumeurs se conforment à ces restrictions et ne dérangent personne, ils font l’objet de campagnes de sensibilisation, car le tabagisme aurait pour effet des risques accrus de développer de graves maladies et de représenter un poids supplémentaire pour le réseau public de santé. Si bien qu’on en vient à se dire qu’il s’agit d’une sorte du puritanisme sanitaire. La consommation régulière d’alcool, même quand elle est modérée et ne dérange personne, est aussi dans le collimateur de ces puritains. Il ne s’agit pas seulement de lutter contre les formes les plus graves d’alcoolisme, par exemple quand ils ont pour effet…

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Pelletage des problèmes économiques européens en avant

Dans la deuxième partie de sa vidéo du 5 septembre 2022, Alexander Mercouris (chaîne Odysee) présente ses projections sur les deux principales solutions envisagées par les gouvernements européens quant à la crise énergétique causée par les sanctions économiques occidentales contre la Russie. Le problème avec le fait d’essayer d’atténuer les effets de la forte hausse des coûts énergétiques en procurant une aide financière à la population européenne et en imposant un plafond des prix, c’est qu’il n’en résulte pas une augmentation de l’approvisionnement en gaz naturel. Tout ce qu’elles font, c’est de soutenir la demande en permettant aux Européens de consommer autant de gaz naturel ou d’électricité qu’avant. Puisque le gaz naturel est sur le point de manquer en Europe, cela devrait avoir pour effet une pénurie et donc des pannes d’électricité. En l’absence d’une augmentation de l’approvisionnement en gaz naturel pour répondre à la demande, il faudra imposer un rationnement de l’énergie pour essayer de ne pas en arriver là. En supposant que la priorité des gouvernements européens soit de ne pas laisser geler les gens dans leurs domiciles, cela implique moins d’énergie pour les industries et les commerces, une diminution de la production, l’intensification de la désindustrialisation de…

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Promesse électorale de la Coalition Avenir Québec : plus d’autonomie pour les professionnels de la santé

La campagne électorale provinciale ayant débuté il y a une semaine au Québec, le parti politique sortant, la Coalition Avenir Québec (CAQ), nous raconte de belles histoires, ce qui est à l’image de sa « gestion de la pandémie » et de son règne sur la population québécoise depuis 2018. L’une de ses promesses est ainsi formulée : « Plus de médecins, plus de professionnels de la santé, avec plus d’autonomie, pour de meilleurs soins aux Québécois. » (Source : Site électoral de la CAQ) En lisant le court développement qui suit, nous constatons qu’il ne s’agit plus d’accorder plus d’autonomie aux professionnels de la santé pour qu’ils puissent prodiguer de meilleurs soins, mais pour qu’ils puissent prodiguer plus de soins : « Le prochain gouvernement de la CAQ investira 400 millions de dollars supplémentaires pour concrétiser plusieurs pistes de solutions identifiées dans le Plan santé. Ces investissements serviront à former et recruter 660 médecins et 5 000 professionnels de la santé de plus. Ils permettront aussi de leur accorder plus d’autonomie et de pouvoirs pour qu’ils puissent prodiguer plus de soins. Ces mesures permettront enfin d’attirer et de retenir les employés en améliorant l’organisation du travail, pour faire du réseau public un employeur de choix. » (C’est moi qui souligne.) Une…

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L’Europe et l’Occident en phase terminale

Dans cette vidéo « live », Alexander Mercouris et Gonzalo Lira discutent des particularités de la crise économique que connaissent les pays occidentaux actuellement. Puisqu’il s’agit d’une dépression inflationniste que continuent d’aggraver les problèmes d’approvisionnement en énergie et en engrais et la diminution de la production agricole, des ajustements comme la hausse des taux d’intérêt – devant réduire la demande et diminuer l’inflation – ne sauraient suffire pour maîtriser la situation économique ou l’empêcher de dégénérer, d’autant plus que cette situation est l’aboutissement de mauvaises politiques économiques, énergétiques et alimentaires adoptées au cours des dernières décennies. Ce qui est étonnant, ce n’est pas que l’économie des pays occidentaux – surtout celle des pays européens – soit en train de s’effondrer, mais que cela ne soit pas arrivé plus tôt. Car on ne peut pas « imprimer » de l’argent indéfiniment, et fragiliser la production et l’approvisionnement en énergie et en nourriture. Les leaders occidentaux ne font rien pour essayer de contrôler la situation. Ils se contentent de dire que tout ça, c’est la faute des méchants Russes ; ou que nous devons nous résigner à la destruction de nos conditions de vie pour ne pas céder face aux Russes et ne pas laisser tomber les…

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Procédés de science-fiction (2) : le cas de la santé publique

Dans mon billet du 22 août 2022, j’ai analysé des procédés de science-fiction appliqués à la « gestion de la pandémie ». J’entends par là la forte tendance des autorités politiques et sanitaires à élaborer des fictions auxquelles devraient se conformer la réalité, et la tendance à trafiquer les observations pour obtenir cette conformité. Car il ne s’agit pas d’adapter leurs fictions à la réalité, mais d’adapter la réalité à leurs fictions, en l’intégrant à elles. De manière semblable aux romanciers ou aux scénaristes de science-fiction, ils imaginent un monde fictif plus ou moins vraisemblable ou plus ou moins fantastique, et c’est à travers les principes qui régiraient ce monde qu’ils voient et comprennent la réalité. Non seulement ces inventeurs demeurent prisonniers de leurs propres inventions, mais ils font aussi des pieds et des mains pour nous y enfermer, en ignorant les effets nuisibles réels de ce confinement intellectuel et moral, en s’accommodant d’eux, ou en les intégrant même au monde fictif dont il s’agit en leur donnant des causes imaginaires exigeant des remèdes inefficaces ou néfastes, afin de consolider l’emprise qu’a sur nous cet univers imaginaire. Dans le présent billet, je veux montrer que la pratique de la science-fiction dans la…

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Ce que l’avenir pourrait réserver aux plus jeunes

Faisons l’hypothèse suivante : les autorités politiques, bureaucratiques et sanitaires – qui ont de toute évidence perdu la tête ou (et) qui nous veulent du mal – continueront d’agir envers nous comme ils l’ont fait depuis quelques années ou quelques décennies ; et le peuple, endoctriné et loin de résister, se rangera majoritairement derrière ces autorités. Si les choses se passent ainsi, qu’en résultera-t-il pour les jeunes adultes, les adolescents, les enfants et les personnes qui pourraient naître au cours des prochaines années ou décennies ? Même s’il ne faut pas embellir la vie que nous, qui sommes plus âgés, avons eu jusqu’à maintenant, il me semble que nous pouvons dire que ce qui attend les plus jeunes et les générations encore à venir, c’est une dégradation généralisée de la situation politique, économique, morale et culturelle, et donc un appauvrissement de leur existence, comparativement à la nôtre. Ne nous leurrons pas : malgré l’élection des membres de l’assemblée législative et du gouvernement, nos droits politiques ont toujours été très limités. Outre le fait que, faute d’avoir l’argent et les relations nécessaires, il a toujours été inenvisageable pour beaucoup d’entre nous d’occuper des fonctions politiques importantes, les parlementaires censés nous représenter sont soumis à la…

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À quoi ressemblera l’effondrement économique de l’Europe ?

À moins d’un coup de théâtre, il ne s’agit plus de savoir si l’économie des pays de l’Union européenne s’effondrera, mais de savoir quelle forme prendra cet effondrement, de manière générale et dans chaque pays. Les dirigeants européens annoncent déjà à ceux qu’ils gouvernent que l’ère d’abondance que nous avons connue est terminée (après des vacances sur un yacht luxueux), et que les cinq ou dix prochaines années seront très difficiles pour eux, sans qu’on sache ce qui devrait arriver d’ici-là pour que la situation s’améliore. Quoi qu’il arrive, ces grands personnages semblent bien décider à ne pas faire marche arrière, et à persister plutôt dans leurs politiques économiques et énergétiques irréalistes et leurs sanctions aberrantes contre la Russie. Car ils ne se soucient pas le moins du monde des conditions de vie de ceux qu’ils gouvernent. Car pour rien au monde ils ne voudraient reconnaître qu’ils se sont trompés, ou avoir l’air de baisser les armes face aux méchants Russes et au diabolique Poutine ! Les citoyens européens devraient donc accepter docilement les sacrifices qu’on leur impose. C’est la vie, comme on dit. Bien sûr, au fur et à mesure que la situation se détériorera et que le temps…

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Tests de dépistage rapides et rapport personnel avec le Virus

Même si les tests de dépistage rapides sont utilisés depuis déjà longtemps (début de l’année 2022 au Québec), je veux ici faire quelques observations à leur sujet, lesquelles me semblent toujours pertinentes malgré le relâchement estival des mesures soi-disant sanitaires, d’autant plus que l’automne et l’hiver arrivent à grands pas. Car beaucoup de nos concitoyens, dont plusieurs ne portent plus de masques nulle part depuis quelques mois, continuent d’avoir recours à ces tests quand ils ont un peu de toux et de fièvre, ou quand ils ont été en contact avec quelqu’un qui a des symptômes ou qui a obtenu un résultat positif. Dès l’annonce de l’achat et de la distribution de ces tests par les autorités politiques et sanitaires canadiennes et québécoises, je me suis demandé où celles-ci voulaient en venir. Bien sûr, les centres de dépistage n’étaient plus capables de répondre à la demande en décembre 2021, et nos dirigeants ne pouvaient quand même pas perdre une si belle occasion d’isoler préventivement quelques millions de Canadiens et de Québécois pendant l’hiver, et devaient réagir aux demandes pressantes des journalistes zélés et des hypocondriaques qui, affolés par le variant Omicron, ont pris l’habitude de passer un, deux, trois ou…

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Une forte majorité de Québécois « non adéquatement vaccinés »

C’est maintenant officiel : les personnes « adéquatement vaccinées » ne représentent plus qu’une petite proportion de la population québécoise. Seulement 23,5 % ! Car du point de vue de la Santé publique, cela revient au même de ne pas avoir été vacciné du tout, et de ne pas s’être fait administré une dose depuis cinq mois même si on s’en est fait déjà administrer trois ou quatre. Le taux de « vaccination » étant un indicateur d’adhésion important à l’idéologie sanitaire, les autorités politiques et sanitaires devront bien comprendre que l’enthousiasme des Québécois pour les « merveilleux sérums » a passé, et que leur obéissance aux consignes du gouvernement s’effrite, s’ils persistent dans leur refus de se faire injecter encore une autre dose de « vaccin ». Il serait alors plus difficile, après les élections provinciales qui auront lieu au début du mois d’octobre 2022, de réimposer des mesures soi-disant sanitaires, et plus particulièrement l’odieux passeport vaccinal, alors que beaucoup de personnes, surtout dans la population active, seraient exclues de la société et pourraient protester, contrairement à ce qui est arrivé l’année dernière. Car une partie importante des doublement ou triplement vaccinés se retrouverait de fait du même côté…

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Bidouillage des données sur les changements climatiques

Depuis 2020, de soi-disant experts qui prétendent faire de la science nous lancent quotidiennement à la figure des données incomplètes, trompeuses ou même trafiquées afin de nous faire croire qu’il y a une « pandémie » même si les complications graves et les décès sont rares, afin de nous obliger à rester à la maison, à nous désinfecter les mains de manière compulsive, à porter un « couvre-visage » dans les lieux publics, à nous faire dépister et « vacciner » de manière récurrente, et à nous faire consentir à l’ostracisme des non-vaccinés, ainsi qu’aux pouvoirs exceptionnels et arbitraires que les gouvernements se sont accordés à eux-mêmes. Les « experts » torturent donc sans merci les données pour leur faire dire ce qu’elles doivent dire. Certains d’entre nous voient dans ces pratiques une nouveauté, ou du moins une aggravation sans précédent du manque de rigueur et d’honnêteté des scientifiques. Toutefois ce n’est pas la première fois que les « experts » manipulent effrontément les données pour nous tromper et nous faire agir conformément aux désirs de leurs maîtres ; et ce n’est manifestement pas la dernière fois. Les ajustements faits il y a quelques années aux données censées prouver l’accélération…

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Procédés de science-fiction (1) : le cas de la COVID-19

Entrée en matière Il existe plusieurs formes de cette littérature que nous appelons science-fiction, dont certaines ont des prétentions au réalisme, alors que d’autres se projettent résolument dans l’imaginaire, en allant jusqu’à imaginer des êtres vivants, des technologies, des mondes et des lois naturelles très différents que ceux que nous connaissons ou croyons connaître grâce à la science. Certains créateurs vont même jusqu’à mêler des éléments fantastiques à leurs œuvres, par exemple des formes de magie (qui se combinent ou rivalisent avec la science et la technologie) ou de nouvelles capacités humaines (télépathie, télékinésie et perceptions extrasensorielles). Même dans la science-fiction plus réaliste, il y a transformation de ce que sont les êtres humains, de l’environnement dans lequel ils vivent, des machines et des technologies qu’ils utilisent, et des lois naturelles découvertes grâce à la science ; mais les auteurs s’efforcent alors de ne pas trop s’éloigner des prolongements que nous sommes capables d’envisager, et se soucient de la cohérence des mondes qu’ils inventent et des récits qu’ils racontent, afin de produire un effet de vraisemblance. Ce recours à l’invention imaginaire dans la science-fiction n’est pas problématique et nuisible aussi longtemps que les auteurs reconnaissent ouvertement qu’ils font de la fiction…

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Superstition et changements climatiques cycliques

Depuis le début de l’été, les journalistes, les dirigeants politiques et les experts de service ne cessent de nous casser les oreilles avec les soi-disant changements climatiques. Les vagues de chaleur, les sécheresses, les feux de forêts et les inondations qui se seraient produites depuis quelques mois seraient du jamais vu, exactement comme les ravages qu’aurait causés le méchant virus depuis quelques mois. S’il est vrai que l’alarmisme climatique existe depuis quelques décennies, il atteint de nouveaux sommets cette année. J’exagère à peine en disant que le réchauffement estival constitue maintenant, aux yeux de ces alarmistes, une grave anomalie qui serait causée par les émissions de gaz carboniques résultant des activités humaines, notamment la consommation de combustibles fossiles. Mais ne tombons pas dans le même piège que les alarmistes climatiques en prétendant que les superstitions délirantes sur les variations climatiques seraient radicalement nouvelles, et que rien de semblable ne se serait produit dans l’histoire de l’humanité. C’est un travers des êtres humains des époques antérieures que de croire que leurs actions sont la seule cause ou la principale cause des phénomènes climatiques ou météorologiques. Faute d’avoir observé des régularités dans ces phénomènes naturels et de comprendre quels en sont les…

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Maintien des patrouilles par hélicoptère après la fin de l’état d’urgence sanitaire

Une année s’est écoulée depuis mon dernier séjour à Québec. L’été dernier, quand j’ai quitté, après des mois de réclusion, la petite ville du Bas-Saint-Laurent où j’habite pour passer deux semaines à Québec, j’ai été frappé par la fréquence à laquelle les hélicoptères faisaient des patrouilles, pour repérer, j’imagine, les rassemblements illégaux où les règles sanitaires n’étaient pas respectées. Ou, pour nous qui ne sommes pas des naïfs, pour faire sentir à la population l’état d’urgence sanitaire. Si jamais les résidents de Québec en venaient à oublier l’existence de la « pandémie » à cause du beau temps et des vacances, les hélicoptères survolaient régulièrement la ville pour leur rappeler régulièrement la gravité de la crise sanitaire que nous étions supposément en train de traverser, et l’importance d’aller recevoir leur première ou leur deuxième dose de vaccin, si ce n’était pas encore fait. Le bruit bien caractéristique et énervant des pales des hélices pénétrait dans le cerveau des citadins, qu’ils soient à l’extérieur ou même à l’intérieur. Malgré les prétextes sanitaires invoqués, ces patrouilles aériennes constituaient des mesures sécuritaires. En rien le fait de survoler la ville en hélicoptère ne permettait de ralentir la propagation du virus, de protéger les…

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Principes élémentaires de sécurité numérique et de surveillance de masse

Mise en contexte Depuis que l’utilisation des cartes de débit et de crédit, des ordinateurs, d’internet et des téléphones dits intelligents est devenue chose courante, dans notre vie privée et au travail, ainsi que dans nos interactions avec les entreprises privées et les administrations publiques, la fréquence et l’étendue de la collecte de données augmentent. Il peut s’agir de données sur nous, sur les entreprises ou organisations pour lesquelles nous travaillons, ou sur les employés, clients ou usagers de ces entreprises ou organisations. S’il est indéniable qu’il est plus commode et rapide, pour communiquer ou consulter d’importantes masses d’informations, d’avoir recours aux nouvelles technologies de l’information que d’envoyer des lettres ou des documents par la poste, ou que de faire de longues recherches dans des classeurs de documents se trouvant parfois dans des bureaux situés sur tout le territoire d’un pays, l’étendue et la fréquence des vols de données deviennent du même coup plus fréquents. Les données accumulées dans nos boîtes de messagerie électronique personnelles ou professionnelles, ainsi que sur les serveurs et dans les systèmes informatiques des entreprises privées, des institutions financières et des organismes publics, dépassent largement en volume les informations qu’il aurait été possible de collecter et…

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La démolition du système de santé comme effet de la montée en puissance de la santé publique

Les experts en santé publique présentent souvent la discipline sanitaire qu’ils pratiquent et nous imposent comme ce qui empêcherait le système de santé de s’effondrer. À les en croire, sans les mesures soi-disant sanitaires appliquées à toute la population, les hôpitaux auraient manqué de lits depuis longtemps, alors que les travailleurs de la santé seraient morts d’épuisement. C’est à se demander comment le système de santé a pu tenir le coup aussi longtemps et a pu passer à travers de nombreuses épidémies de grippe saisonnière. Mais on dira que ça n’a rien à voir : le virus, ce n’est tout même pas un simple grippe, même quand on a été « vacciné » deux, trois, quatre ou même cinq fois. À quoi je réponds que des spécialistes de la santé publique ont fait circuler l’idée d’imposer le port du masque durant tous les hivers pour réduire la pression exercée sur les hôpitaux par la grippe saisonnière et de demander aux personnes qui ont des symptômes de s’isoler préventivement à la maison, et qu’ils semblent disposés à avoir recours à de telles mesures dès qu’un nouveau virus ou un nouveau variant ferait son apparition, comme si de nouveaux virus et de nouveaux variants n’avaient…

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Déclaration de la variole du singe comme urgence de santé publique de portée internationale (2)

Dans mon billet du 24 juillet 2022, j’ai analysé la déclaration du directeur-général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), notamment pour montrer à quel point sont faibles les raisons invoquées pour déclarer que la variole du singe est une urgence de santé publique de portée internationale (public health emergency of international concern ou PHEIC en anglais). Même le Comité d’urgence de l’OMS, dans le rapport qu’il a remis au directeur-général, n’a pas réussi à obtenir un consensus à propos de cette déclaration. En l’absence d’un tel consensus, le directeur-général a usé de son autorité pour déclarer que la variole du singe est un PHEIC. Depuis 2020, on ne cesse de nous rebattre les oreilles avec de soi-disant consensus scientifiques ou médicaux pour justifier de toutes de mesures farfelues qu’on dit sanitaires, mais qui sont en fait des mesures de guerre. Maintenant, en 2022, quand un consensus n’est pas atteint par le Comité d’urgence sur le fait de savoir si la variole du singe est un PHEIC ou non, le directeur-général tranche la question de manière autoritaire et montre qu’il peut très bien se passer d’un consensus scientifique ou médical. Et il a le culot de prétendre qu’il a pris…

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Une mésaventure chez l’optométriste

Il m’est arrivé au cours des derniers mois une mésaventure à mon avis symptomatique du mauvais état de notre système de santé et de l’incompétence des nombreuses personnes qui y travaillent. Depuis déjà quelques décennies, j’évite autant que possible d’avoir affaire aux médecins, quelle que soit leur spécialité. Je n’arrive pas à compter toutes les fois, quand j’étais enfant ou adolescent, où ils ont fait des erreurs de diagnostic, où ils m’ont référé à des spécialistes pour vérifier si je n’avais pas tel syndrome et où ils m’ont prescrit des traitements médicamenteux superflus, inefficaces et dont les effets secondaires étaient pires que les maux qu’ils étaient censés atténuer ou soigner, par exemple un produit décongestionnant qui me faisait faire de l’insomnie, qui me mettait dans un tel état d’excitabilité qu’il m’était impossible de rester en place, et qui me rendait tellement irritable que j’en venais à chercher noise aux personnes que je fréquentais pour des peccadilles. À ce compte, vraiment, je préfère supporter mes allergies au pollen et à la poussière. L’hiver dernier, j’ai dû mettre de côté mes principes et consulter une optométriste parce que je me suis retrouvé, du jour au lendemain, à avoir très mal de l’œil…

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Consentement à la surveillance de masse

La facilité avec laquelle beaucoup de nos concitoyens ont accepté la surveillance que nos gouvernements nous ont imposée depuis mars 2020, à laquelle ces derniers n’ont pas mis complètement fin cet été malgré un certain relâchement, et qu’ils pourraient reprendre, étendre et intensifier dès l’automne ou l’hiver prochain, montre que le terreau fertile qu’elle a trouvé en eux a été cultivé de longue date. Même nous, qui résistons, ne sommes pas à l’abri de l’accoutumance à la surveillance, puisque notre seuil de tolérance peut s’élever à notre insu, malgré une irritation certaine ou une certaine irritation provoquée par cette surveillance. Pour expliquer ce phénomène, nous pourrions simplement dresser une liste de toutes les nouvelles formes de surveillance qui sont apparues au cours des dernières années ou décennies et auxquelles, bon gré, mal gré, nous nous sommes habitués. Mais nous n’aurions alors seulement une série d’impressions dispersées, sans fil entre elles. C’est pourquoi il me semble utile d’insister d’abord sur un aspect de notre éducation qui, par ses retombées à l’âge adulte, a rendu possible cette acceptation progressive de la surveillance de masse et la renonciation à la liberté qu’elle implique. Quand nous étions tout petits, notre maman et notre papa,…

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Limites intellectuelles et morales de nos concitoyens toujours masqués

« Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois tu seras victorieux. Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales. Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites. » Il est utile de savoir ce qui se passe dans la tête de nos concitoyens qui persistent de porter un masque dans les transports en commun, dans les commerces, aussitôt qu’il quitte leur espace de travail et même dans la rue, alors que ce n’est plus obligatoire depuis plusieurs semaines. Cela nous permettra de voir ce que nous pouvons raisonnablement attendre d’eux, ou d’évaluer à quel point ils sont irrécupérables. Nous nous efforcerons ainsi de ne pas être aussi limitées intellectuellement et moralement que ces personnes, qui sont incapables de comprendre ce que nous pensons et faisons autrement qu’à partir du point de vue et des sentiments dont elles prisonnières. Pour cela il faut les écouter, même si elles n’en font certainement pas autant pour nous, car le portrait que les journalistes font de nous leur suffit et leur convient même. Tant pis pour elles,…

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Déclaration de la variole du singe comme urgence de santé publique de portée internationale (1)

« Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. » Il fallait bien que cela finisse par arriver : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que la variole du singe est une urgence de santé publique de portée internationale (public health emergency of international concern ou PHEIC, que les bureaucrates de l’OMS prononcent « fake »), alors que la fin de la « pandémie » de COVID-19 n’a pas encore été déclarée, et qu’on ne sait pas ce qu’il faudrait pour qu’elle se termine, à part peut-être la « vaccination récurrente » de la totalité de la population mondiale. Il y a de quoi s’inquiéter, non pas à cause de la variole du singe elle-même, mais à cause de ce que l’OMS pourrait recommander aux États membres, et à cause des mesures soi-disant sanitaires que les États membres pourraient décider d’imposer à leurs populations, par zèle sanitaire ou pour servir des fins politiques. Comme pour la COVID-19, ces restrictions peuvent très bien ne pas avoir pour cible la variole du singe, mais les primates susceptibles d’être infectés. Prenons d’abord connaissance de la déclaration faite par Tedros Adhanom Ghebreyus, directeur-général de l’OMS, à l’occasion de la conférence de presse du 23 juillet 2022. Cela pressait tellement que…

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Explications à la carte : efficacité du « vaccin » et dangerosité des nouveaux variants

Depuis le printemps 2020, les autorités politiques et sanitaires, les soi-disant experts et les journalistes choisissent les causes qui leur conviennent pour expliquer après coup les variations du nombre de « cas », du nombre d’hospitalisations et du nombre de décès. Quand le nombre de décès attribués à la COVID a augmenté après le confinement du printemps 2020, c’est que nous aurions eu affaire à un virus très meurtrier. Rien à voir avec le confinement et la panique qui en a résulté dans les milieux de soins et dans la population et au refus de traiter les personnes atteintes d’une infection respiratoire (toujours la COVID, contre laquelle il n’y aurait pas eu de traitement) ! Quand le nombre de décès attribués à la COVID a diminué rapidement à partir du mois de mai 2020, c’est que le confinement se serait montré efficace pour mettre fin à la première vague. Rien à voir avec le fait que la COVID est une infection respiratoire saisonnière qui recule avec l’arrivée de la saison chaude ! Quand le nombre de « cas », d’hospitalisations et de décès attribués à la COVID a recommencé à augmenter à l’automne 2020, c’est que les mesures sanitaires auraient été relâchées pendant l’été, c’est qu’il…

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Formes concurrentes de prévention (2)

Dans mon billet du 3 juillet 2022, j’ai présenté des formes de prévention dont l’objet est la santé et la sécurité, mais qui sont compatibles avec la liberté et les droits des individus, et grâce auxquelles on ne dresse pas ces derniers, de manière calculée ou sans s’en apercevoir. Dans ce billet, le dressage est plutôt ce qu’il s’agit de prévenir. On verra que les formes de prévention visant à empêcher le dressage entrent souvent en conflit avec les formes de prévention qui ont pour but, nous dit-on, de protéger les enfants et les adultes contre le virus, puisqu’elles peuvent avoir des effets moraux, sociaux et politiques désastreux, surtout dans des sociétés qui sont ou qui se prétendent démocratiques. Toutefois, on aurait tort de croire que ce conflit a commencé avec l’arrivée du virus. Si les mesures préventives contre le virus ont pu s’imposer si facilement malgré le fait qu’elles nous dressent, c’est que d’autres formes de dressage existaient déjà dans ces milieux sociaux, par exemple les écoles, où l’on serait pourtant censé éduquer les enfants, les adolescents et les adultes, et non les dresser. Les écoles primaires et secondaires n’ont pas seulement pour fonction d’instruire les enfants et les…

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Causes et effets imaginaires en temps de crise

Comme d’autres dissidents, j’ai essayé à plusieurs reprises de montrer les relations entre les politiques de confinement et les sanctions économiques prises contre la Russie, qui sont en fait des sanctions contre nous, étant donné la fermeture forcée de plusieurs secteurs de l’économie, la fermeture ou les difficultés économiques de nombreuses petites et moyennes entreprises, l’inflation, les difficultés d’approvisionnement en nourriture, en engrais et en énergie, ainsi que les pénuries et l’effondrement économique qui en résultent déjà ou qui pourraient bientôt en résulter. Nos gouvernements ne semblent pas se soucier des effets dévastateurs des politiques de confinement ou s’en accommoder assez bien, à un tel point qu’on en vient à se dire qu’ils les désirent, car c’est surtout nous qui en faisons et continuerons d’en faire les frais, et pas nos dirigeants. La même chose peut être dite des sanctions économiques contre la Russie, qui réduisent et continueront de réduire notre niveau de vie, et qui nous entraînent dans une grave crise économique qui nous affectera beaucoup plus que nos dirigeants politiques, qui ont généralement beaucoup plus d’argent que nous, qui pourront utiliser ou détourner les fonds publics pour maintenir leur train de vie, ou qui pourront vivre au crochet…

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La « vaccination » comme indicateur de crédulité et de docilité

La chose de la Santé publique : voilà ce que nous sommes. Les récentes déclarations du ministre Dubé et du Dr Boileau ont pour fonction de nous le rappeler, même si c’est l’été et même si on nous laisse respirer plus librement depuis quelques semaines. C’est que le virus, lui, ne prendrait pas de vacances. Ou, pour parler plus justement, c’est la Santé publique qui n’en prend pas. De toute évidence, elle ne nous lâchera pas. Et pourquoi le ferait-elle, puisque c’est là sa raison d’exister ? Nous ne perdons rien pour attendre ! Ces deux messieurs nous ont annoncé la semaine dernière qu’une septième vague serait commencée au Québec. Les voilà qui recommencent à nous recommander de porter un masque dans les endroits clos et même à l’extérieur, quand il y a beaucoup de personnes entassées les unes sur les autres. Et ils en profitent pour nous recommander d’aller nous faire injecter des doses de rappel, car le virus continuerait de circuler et d’être dangereux, car la pandémie ne serait pas terminée. Voici les nouvelles indications en matière de « vaccination ». Pourtant, il semblerait que plus on « vaccine » les Québécois, plus les vagues se succèdent rapidement…

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Université Laval : pour la science ou pour la pureté de la foi ?

Patrick Provost, professeur au Département de microbiologie, d’infectiologie et d’immunologie de l’Université Laval, est un des rares scientifiques québécois à s’être prononcés publiquement contre l’administration des injections expérimentales aux enfants, pour la simple raison qu’elles représentent pour eux un danger plus grand que le virus, dont on sait bien qu’il ne rend pas gravement malades les enfants. L’un de ses collègues, qui n’est pas d’accord avec lui, a porté plainte et M. Provost a dû comparaître devant le comité de discipline de l’Université Laval et a été condamné à une suspension de huit semaines sans paie. Car c’est bien d’une comparution et d’une condamnation qu’il s’agit, aucun débat n’ayant été organisé entre lui et son collègue en désaccord. Ainsi l’Université Laval est-elle retournée à ses racines de défenderesse de la pureté de la foi, au détriment de la science, de la connaissance et de la vérité, même si cette fois-ci il ne s’agit plus des dogmes du christianisme, mais plutôt du covidisme, le virus ayant remplacé le Diable, et les injections expérimentales s’étant substituées au Messie. Gare à vous si vous ne croyez pas à cette nouvelle superstition et si vous êtes professeur, chargé de cours, chercheur ou étudiant à…

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Formes concurrentes de prévention (1)

Introduction Depuis deux années, nous entendons parler constamment de prévention. La prévention est ce qui détermine ou semble déterminer les décisions de nos gouvernements et, ce faisant, les règles que nous devons suivre quotidiennement, dans les lieux publics, au travail ou même à la maison, à l’intérieur comme à l’extérieur. Même en cette période d’assouplissement des règles, le spectre de la prévention continue de nous hanter. Les autorités politiques et sanitaires insistent pour que la population aille se faire administrer une troisième ou une quatrième dose de « vaccin » et envisagent de réinstaurer des mesures soi-disant sanitaires à l’automne, afin de prévenir la COVID-19, soit en visant indistinctement toute la population, soit en ciblant tout particulièrement les personnes dont la « vaccination ne serait pas à jour », c’est-à-dire qui auraient reçu seulement deux doses ou moins. Cette obsession de la prévention, même si elle prend une forme plus radicale depuis l’arrivée du virus, n’est pas une chose nouvelle. Depuis quelques décennies, on cherche à prévenir toutes sortes de maladies, d’accidents, d’incidents ou de heurts sociaux qui, avant, faisaient simplement partie de la vie ou attiraient à peine notre attention. C’est pourquoi des lois et des mesures de sensibilisation se répandent pour lutter…

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La pandémie sans fin

Ne nous illusionnons pas : le gouvernement fédéral canadien et le gouvernement provincial du Québec n’ont pas l’intention d’en finir de sitôt avec cette histoire de pandémie. Au minimum, ils se gardent la possibilité de nous submerger d’une autre « vague » de mesures soi-disant sanitaires dès l’automne ou l’hiver prochain, dont certains sont toujours en vigueur, alors que d’autres sont simplement suspendues. Voilà qui augure mal. Et nous entendons sensiblement le même son de cloche de l’Organisation mondiale de la santé, qui est en train de fourbir ses armes en préparation un « traité pandémie », en révisant le Règlement sanitaire mondial et en créant une commission permanente de surveillance des événements susceptibles de constituer des menaces pour la santé publique planétaire. Et Emmanuel Macron parle de l’importance de vacciner tout ce qui peut être vacciné. Si on nous laisse respirer cet été, c’est vraisemblablement le calme avant la tempête, surtout au Québec, où des élections auront lieu à l’automne, après lesquels notre premier ministre et ses acolytes, s’ils sont réélus et surtout si leur parti politique dispose de la majorité parlementaire, pourront dire que les Québécois approuvent leur manière autoritaire de gouverner. Voici une liste non exhaustive des facteurs qui appuient ce scénario…

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Encore du cinéma en Ukraine

Alors que ce qui reste de l’armée ukrainienne dans le Donbass doit se rendre ou être anéantie par l’armée russe et les milices des deux républiques populaires, et qu’il devient de plus en plus difficile de cacher la situation même à la population occidentale à laquelle on a fait croire pendant des mois que l’Ukraine avait une chance de gagner cette guerre et qu’elle était même en train de la gagner, nous pouvons nous attendre à voir se multiplier déclarations ukrainiennes selon lesquelles des atrocités auraient été commises par les soldats russes. Zelensky ne veut pas ou ne peut pas négocier pour mettre fin à cette guerre. Les gouvernements occidentaux proclament leur soutien indéfectible à l’Ukraine contre les méchants russes et le diabolique président Poutine, qui serait d’ailleurs atteint de quelques douzaines de maladies mortelles, d’après des journalistes occidentaux. La Lituanie a bloqué les routes et les trains qui permettent de se rendre à l’enclave russe de Kaliningrad. Les conséquences des sanctions économiques prises contre la Russie détruisent de plus en plus l’économie des pays occidentaux, et le niveau de vie des Européens et des Nord-Américains diminue et continuera de diminuer au cours des prochains mois. Loin de s’en préoccuper,…

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Ampleur de notre dépendance (2)

Étant donné toutes les formes de dépendance (voir le billet précédent) qu’on nous impose et auxquelles nous consentons en temps normal et en temps de crise (réelle ou orchestrée), je ne vois pas pourquoi les choses s’amélioreraient quand la crise économique, alimentaire et énergétique dont nous commençons à sentir les effets s’aggravera, au point que la situation pourrait devenir intenable pour plusieurs d’entre nous. D’un côté, les autorités dont nous dépendons pourraient profiter de l’occasion pour nous rendre encore plus dépendants d’elles et d’autres organisations dont nous sommes aussi dépendants ou pourrions devenir dépendants, sous prétexte de nous venir en aide et de maintenir d’ordre. De l’autre, nous sommes habitués de vivre dans la dépendance et, en temps de crise, nous attendons notre salut d’une forme ou d’une autre de dépendance. Faisons l’hypothèse, dans ce billet, que nous serons bientôt durement touchés par la crise économique, et que même ceux qui sont à l’aise et qui se croient à l’abri auront de la difficulté à payer leurs comptes ou se retrouveront parfois sans emploi et sans revenus réguliers. Seule une petite minorité très riche ne serait pas affectée par la grave dégradation de la situation économique et pourrait peut-être même…

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Ampleur de notre dépendance (1)

Nous sommes tellement dépendants, individuellement et collectivement, qu’on dirait que nos sociétés soi-disant démocratiques se sont développées sous le signe de la dépendance. En tant que travailleurs, nous sommes dans la dépendance des employeurs qui nous donnent un salaire en échange de notre travail, sans lequel nous ne pourrions pas « gagner notre vie », et qui en profitent pour exiger de nous toutes sortes d’attitudes et de comportements qui n’ont rien à voir avec ce que nous avons à faire et qui, assez souvent, nuisent à ce que nous avons à faire. En tant que clients, nous sommes dans la dépendance des grandes entreprises qui réussissent à écarter leurs concurrents et à imposer leurs produits et leurs services grâce au lobbyisme, à la soi-disant propriété intellectuelle, aux accords de soi-disant libre-échange, aux campagnes de publicité, à la réduction de leurs coûts par la relocalisation de leurs usines et de leurs services dans des pays où les salaires sont plus bas qu’ici et où les conditions de travail sont plus mauvaises qu’ici. En tant que citoyens ou plutôt électeurs, nous ne disposons d’aucun pouvoir politique direct, et nous dépendons de députés qui eux-mêmes sont dans la dépendance des partis politiques…

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Essai sur la zombification morale, sociale et politique

Pour montrer le niveau de réflexion du Center for Disease Control (CDC) – qui est pourtant une référence internationale en matière de santé publique – et la petite propagande à laquelle il s’adonne sous prétexte de sensibiliser la population américaine à se préparer aux pandémies et aux autres catastrophes à venir, j’attire votre attention sur une courte bande dessinée publiée sur son site en 2011, laquelle a pour titre Preparedness 101 : Zombie Pandemic. En voici la page couverture : De la même manière que dans les films américains et les jeux vidéos des deux ou trois dernières décennies, on tâche de donner dans cette fiction une explication doté d’une allure scientifique à l’existence des zombis en inventant un virus très contagieux, alors qu’avant c’était principalement l’œuvre de nécromanciens capables d’animer et de contrôler les morts, ou le résultat d’une simple malédiction, ou (pour ceux qui s’intéressent aux les légendes haïtiennes) l’affaire de sorciers qui, grâce à de puissantes drogues dont ils auraient le secret et à des mises en scène qui frappent l’imagination, seraient capables de simuler la mort de leurs victimes, de leur faire croire qu’ils sont des morts-vivants quand ils reprennent connaissance, et de faire d’eux des esclaves auxquels…

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History doesn't repeat itself, but it often rhymes

Cette conférence de l’historien Jacques Pauwels, qui a eu lieu il y a déjà plusieurs années, nous montre que les élites politiques et économiques américaines n’en sont pas à leurs premières relations de copinage avec des fascistes. Déjà dans les années 1930, les industriels américains (étroitement liés au gouvernement américain, comme maintenant), dont Henry Ford, ne cachaient pas leur sympathie pour le Troisième Reich et son idéologie, lequel leur permettait d’ailleurs de faire d’excellentes affaires grâce la vente de matériel de guerre, fabriqué à des coûts très faibles étant donné l’abolition des syndicats en Allemagne et les mauvaises conditions de travail que les industriels pouvaient imposer aux ouvriers sous le régime nazi. Encore mieux, le Troisième Reich se proposait de faire la guerre à l’URSS, que les élites politiques et économiques américaines considéraient comme la source des mouvements socialistes et communistes qui existaient à l’époque sur le territoire américain et dans lesquels ils voyaient un péril rouge. Ces industriels étaient donc gagnants sur toute la ligne, et le gouvernement américain voyait sans doute d’un bon œil que les oligarques américains réussissent à s’enrichir grâce à la politique d’armement nazie, surtout pendant la Grande Dépression. Et quand Hitler, après avoir conclu…

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Problèmes de surpopulation et de dépopulation

« Les villes continues. 3. Chaque année, dans mes voyages, je fais une halte à Procope et je prends logement dans la même chambre de la même auberge. Depuis la première fois, je m’arrête pour contempler le paysage qu’on voit en écartant les rideaux de la fenêtre : un fossé, un pont, un petit mur, un sorbier, un champ de maïs, un buisson avec des mûres, un poulailler, le dos d’une colline jaune, un nuage blanc, un morceau de ciel bleu, en forme de trapèze. Je suis certain que la première fois, on ne voyait personne ; ce n’est que l’année suivante qu’à un mouvement entre les feuilles, j’ai pu distinguer une face ronde et plate qui grignotait un épi de maïs. Un an après, ils étaient trois sur le petit mur, et à mon retour, j’en vis six, assis en file, les mains sur les genoux, avec quelques sorbes dans une assiette. Chaque année, à peine entré dans la chambre, je relevais le rideau et comptais quelques faces de plus : seize, y compris ceux qui se trouvaient au fond du fossé ; vingt-neuf, dont huit perchés dans le sorbier ; quarante-sept, sans compter ceux du poulailler. Ils se ressemblent, ils ont l’air gentil, ils…

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Marche vers le totalitarisme intégral ou vers l’effondrement généralisé ?

Convergence des tendances totalitaires Après que l’OMS a déclaré l’état de « pandémie » au début de l’année 2020, et que nos gouvernements ont emboîté le pas en déclarant l’état d’urgence sanitaire, des tendances totalitaires se sont manifestées au grand jour. Malgré la pause que nous connaissons présentement dans tous les pays occidentaux, nous craignons que ces tendances s’amplifient et se généralisent. Nous ne faisons plus confiance aux autorités politiques et sanitaires qui, grâce à l’imposition de mesures soi-disant sanitaires, à l’implantation de dispositifs de surveillance et de contrôle social et à une vaste campagne de relations publiques, ont réglementé à outrance l’économie et la vie en société, se sont ingérées dans notre vie privée et ont essayé (parfois avec succès) de nous contraindre à recevoir des injections expérimentales dont nous n’avons manifestement pas besoin et dont nous ne voulons pas. Dans le cadre de la mobilisation générale pour faire la guerre au virus, on nous a retiré le droit de disposer librement de nous-mêmes, sous prétexte de protéger la sécurité de la collectivité et celle des autres, et aussi pour notre propre bien, nous a-t-on dit. On a décrété quels secteurs de l’économie devaient rester ouverts ou être fermés. On a…

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Causes des comportements nuisibles des élites occidentales

Nous avons certainement beaucoup de reproches à adresser à ceux qui occupent des positions d’autorité, surtout depuis deux ans. Et je ne parle pas seulement de la classe politique qui nous gouverne, mais aussi des médecins, des scientifiques, des avocats, des juges, des économistes, des professeurs d’université et de toutes les personnes qui occupent des positions assez élevées dans les administrations publiques et privées. Leurs comportements nous donnent de bonnes raisons de croire que, pour beaucoup, ce sont des incompétents, des imbéciles, des fous et des pourris qui ne se soucient pas des intérêts de notre société, de nos institutions démocratiques, de nos droits, de nos libertés et de nos conditions vie. Après avoir participé activement à la mise en place d’un régime de surveillance et de contraintes sanitaires, y avoir rempli les fonctions qu’on leur a attribuées, et s’y être conformés sans critiquer et s’opposer pour la plupart, voilà que ceux qui sont censés être les meilleurs d’entre nous adoptent la même attitude conformiste et débile vis-à-vis des sanctions et de la position très agressive à l’égard de la Russie, et ne semblent pas se préoccuper des effets destructeurs que cela a sur notre économie et nos standards de…

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Sur un algorithme du Règlement sanitaire international de l’OMS (2)

Dans mon billet du 10 juin 2022, j’ai analysé l’algorithme ci-dessous, utilisé par les États membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour évaluer les événements qui pourraient constituer des urgences de santé publique de portée nationale, et par le directeur général de l’OMS pour déterminer si les événements notifiés sont de telles urgences, le tout conformément à la troisième édition du Règlement sanitaire international en vigueur depuis 2005, et auquel l’OMS cherche à donner des dents grâce au « traité pandémie », sous prétexte d’améliorer la surveillance et la notification de ces événements et de contraindre les États membres à se conformer aux recommandations et aux obligations dictées par l’OMS. Je pense avoir montré, par l’analyse des différentes combinaisons de réponses aux questions, que cet algorithme a été conçu pour générer artificiellement des urgences de santé publique de portée nationale, et qu’il ne s’agit pas d’un instrument de décision scientifique, mais d’un dispositif bureaucratique servant à justifier l’expansion de l’influence, du pouvoir et du financement des organisations bureaucratiques et des bureaucrates spécialisés en santé publique, à l’échelle nationale et à l’échelle internationale. Le « traité pandémie » en cours de préparation est justement une manifestation de cet expansionnisme bureaucratique, qui…

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Sur un algorithme du Règlement sanitaire international de l’OMS (1)

L’Organisation mondiale de la santé voulant faire adopter aux États membres une sorte de « traité pandémie » qui doit lui permettre de renforcer la surveillance des événements pouvant mener à de futures « pandémies », de préparer et de coordonner les réponses à ces menaces sanitaires à l’échelle internationale, de soutenir les États vigilants et respectueux des normes sanitaires internationales, et d’exercer des pressions et peut-être de punir les États membres récalcitrants ou voyous, il importe de prendre connaissance du contenu de la troisième édition du Règlement sanitaire international (RSI) déjà en vigueur et qu’on mettra vraisemblablement en marge de l’adoption du traité. Cela nous permettra de prendre connaissance de la procédure grâce à laquelle l’OMS détermine si une « urgence de santé publique de portée internationale » a lieu, puisque c’est de ça que tout le reste découle. Avant d’entrer vraiment dans cette question particulière, voyons quel est l’objet du Règlement sanitaire international : « L’objet et la portée du RSI (2005) consistent à prévenir la propagation internationale des maladies, à s’en protéger, à la maîtriser et à y réagir par une action de santé publique proportionnée et limitée aux risques qu’elle présente pour la santé publique, en évitant de créer des entraves inutiles…

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Un autre point de vue sur la crise alimentaire

En toutes choses, il est important de ne pas nous confiner aux opinions les plus communes. Les causes de la crise alimentaire mondiale dont nous entendons parler de plus en plus ne font pas exception. Nous pouvons nous tromper et être trompés. Et en nous trompant sur les causes de la crise alimentaire, nous nous tromperions aussi sur les solutions. C’est pourquoi il est important de prendre en considération d’autres points de vue, et de ne pas croire que la crise alimentaire est simplement causée par la guerre en Ukraine ou par des machinations de la Russie pour affamer les populations occidentales ou les populations du monde entier en empêchant le blé ukrainien de sortir des ports. Pour ce faire, prenons connaissance de ce qu’en disent les Russes, ou plus particulièrement ce qu’a dit récemment à ce sujet le président de la Fédération de Russie, Vladimir de Poutine. Bien entendu, il ne s’agit de croire sans réfléchir ce que Poutine dit, comme nous avons tendance à croire ce que disent les dirigeants et les « experts » occidentaux. Nous ne serions alors pas plus avancés. Il s’agit au contraire d’essayer de discerner la part de vérité dans ce qu’il dit, et d’en…

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Situation agricole dans la région de Kherson et implications mondiales

Presque toutes les vidéos que nous regardons sur l’Ukraine concernent des régions, des villes ou des villages qui ont été durement touchés par les affrontements. Peu importe de quel côté vont nos sympathies, nous avons l’impression que tout le territoire ukrainien, ou à tout le moins le territoire pris à l’Ukraine par l’armée russe ou sur le point de l’être, est un grand champ de ruines. Ce n’est pas le cas. Dans ce reportage de terrain de Patrick Lancaster, nous pouvons voir quelle est la situation des agriculteurs dans la région de Kherson, sous contrôle russe depuis plusieurs semaines. La ferme qu’on nous montre n’a pas été détruite par les affrontements entre l’armée russe et l’armée ukrainienne. Il y a bien quelques chars d’assaut russe qui sont passés. Contrairement à la rumeur qui circulait, les Russes ne prendront pas 70 % des récoltes des agriculteurs. Au contraire, ils leur viennent parfois en aide, par exemple en leur donnant du diesel pour faire fonctionner leurs machines agricoles. Quant au bataillon Azov, il n’était de toute évidence pas présent dans la région, puisque certains des habitants semblent avoir appris son existence assez récemment, ou du moins avoir compris de quoi il s’agissait.

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La pacification à l’ukrainienne

Voilà quelques mois que je veux parler du site du Centre Mirotvorets (ou Myrotvorets, ce qui signifie pacificateur). Étant donné qu’une journaliste canadienne a été fichée sur ce site et a réagi ouvertement à ce procédé, ça me paraît une bonne occasion de le faire. Cette organisation se définit elle-même comme un centre de recherche sur les « signes » de crimes contre la sécurité nationale de l’Ukraine, la paix, l’humanité et la loi internationale, dont le but est de fournir des informations aux forces de la loi et aux services spéciaux sur les terroristes pro-russes, les séparatistes, les mercenaires, les criminels de guerre et les meurtriers. Étant donné la mauvaise réputation des forces de l’ordre ukrainiennes et des bataillons de répression qui pourraient décider de « rendre justice » en arrêtant ou exécutant sans autre forme de procès les personnes qui ont été identifiées comme des ennemis de l’Ukraine, voilà qui n’a rien de rassurant. Ce site a été créé en 2014, dans le contexte de la guerre civile ukrainienne qui a suivi le coup d’État du Maïdan. Deux des créateurs du site sont Anton Gerachenko (plus tard député à la Rada et ministre délégué de l’Intérieur) et George Tuka (plus tard gouverneur…

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Création de la Commission permanente de prévention, de préparation et de riposte en cas d’urgence sanitaire

Comme plusieurs observateurs l’ont déjà remarqué, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), quand il s’agit de discuter les modifications à apporter au Règlement sanitaire international (RSI) pour prévenir les « pandémies » et se préparer à ces « pandémies » (ce qu’on appelle le « traité pandémie »), ne demande pas aux États membres de déterminer si de telles modifications sont nécessaires, utiles et pertinentes. Il est déjà décidé qu’il faut mieux se préparer aux prochaines « pandémies » qui ne manqueront pas de se produire et même de se multiplier, et qu’il faut par conséquent se donner les moyens d’avoir une réponse concertée rapide et efficace à l’échelle internationale. Puisqu’on fera preuve d’une plus grande vigilance qu’avant quant aux urgences sanitaires, et que de nombreux « experts » seront entretenus aux frais des États membres pour détecter des éclosions susceptibles de dégénérer en « pandémie » et qui ne voudront pas donner l’impression qu’on les paie à ne rien faire, ce ne sera pas ce traité qui aura été adopté à cause de ces urgences à venir, mais ce seront plutôt ces urgences sanitaires à venir qui se seront déclarées à cause de l’adoption de ce traité. Tout marche tellement à l’envers à l’OMS que le Conseil exécutif, lors de sa…

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Monopole gouvernemental de la destruction économique

Pendant deux années, le gouvernement fédéral canadien, les gouvernements provinciaux et aussi les autres gouvernements occidentaux ont imposé toutes sortes de mesures soi-disant sanitaires qui ont eu des effets désastreux sur l’économie. Le secteur de la restauration a été particulièrement touché. Les restaurateurs ont vu leurs profits diminuer considérablement, ont dû contracter des dettes et ont parfois fermé leurs portes, puisque leurs clients étaient confinés ou découragés de se rendre dans les restaurants les discours alarmistes du gouvernement et des médias, puisque les salles à manger ont été fermées ou n’ont pu rester ouvertes qu’à capacité réduite, puisque les employés ont décidé de quitter des emplois ne pouvant leur procurer une certaine sécurité économique, puisque des pertes importantes en denrées ont été provoquées par les confinements. Et c’est sans parler des passeports vaccinaux, qui ont empêché les personnes non vaccinées de manger au restaurant et qui ont dissuadé plusieurs personnes vaccinées de le faire, trouvant excessif et absurde d’avoir à confirmer leur statut vaccinal et à s’identifier. Pour les petits commerces non essentiels ne pratiquant pas le commerce en ligne ou ne pouvant pas faire concurrence aux grandes plate-formes de commerce en ligne, les deux dernières années ont été difficiles.

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George W. Bush ciblé par des farceurs russes

Lexus et Vovan, deux humoristes russes, ont téléphoné à George W. Bush en se faisant passer pour Volodymyr Zelensky. Le duo, peu connu dans les pays occidentaux, n’en est pas à sa première farce. Macron a déjà reçu un appel de Pseudo-Zelensky après son élection en 2019. Trudeau a pour sa part reçu un faux appel de Greta Thunberg il y a quelques années. Boris Johnson a déjà été ciblé quand il était secrétaire d’État aux Affaires étrangères, de même que la sénateur américain John McCain et Nikki Hayley quand elle était Ambassadrice auprès des Nations unies. Plus récemment, en mars 2022, ce sont Priti Patel (secrétaire d’État à l’Intérieur britannique) et Ben Wallace (secrétaire d’État à la Défense britannique) qui ont été pris pour cibles. Ce dernier aurait tellement marché et manqué de discrétion que les deux humoristes auraient décidé de ne pas diffuser une partie de la conversation, sous prétexte que cela pourrait constituer une menace pour la sécurité du Royaume-Uni. Après quoi, on a fini par les bannir de YouTube. En plus de se payer la tête de Bush (surtout à la fin), Lexus et Vovan lui font reconnaître que la parole des diplomates américains ne vaut…

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Conjectures sur la variole du singe

Nous avons l’impression de voir se répéter ce qui s’est produit à la toute fin de l’année 2019 et au début de l’année 2020, en remplaçant seulement le rhume de la chauve-souris et du pangolin par la variole du singe. Mais ça semble aller plus vite, étant donné qu’on applique la même recette et qu’on met à profit ce qui a été mis en place depuis deux ans. L’Organisation mondiale de la santé a déjà convoqué une réunion d’urgence et la Santé publique du Canada envisagerait déjà de vacciner la population du Québec, où quelques cas auraient été confirmés et où d’autres cas suspects seraient sous investigation. Pour l’instant, nous ne savons pas exactement à quoi nous en tenir. On nous tient ce même discours : la variole du singe se transmettrait seulement ou surtout aux personnes qui ont des contacts étroits avec des animaux ou des personnes infectés, mais on nous dit aussi qu’il est très inquiétant que des cas apparaissent en même temps dans des pays où la maladie n’est pourtant pas endémique (en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande), certains « experts » et certains journalistes s’aventurant à parler d’une possible mutation du virus à l’origine…

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Impressions après une semaine sans masque

Voici une semaine que nous n’avons plus à porter un masque dans les lieux publics et au travail. Je suis content de constater que, dès les premières journées, au moins 85 % des personnes ont cessé de porter un masque et ne semblent pas éprouver la moindre peur d’être infectées et de tomber gravement malades. Même dans les circonstances où la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail recommande de porter un masque, ces personnes ne le font pas. Quant à ceux qui continuent d’en porter un, certains d’entre eux commencent à imiter les autres et à porter un masque de moins en moins souvent. Les autres se contentent de porter un masque, sans réclamer des autres qu’ils en fassent autant. Même si beaucoup se disent contents de ne plus avoir à porter un masque et ne réagissent pas comme des enfants à qui on essaie d’enlever leur doudou, nous pouvons douter qu’ils résisteront si le gouvernement essaie de leur imposer à nouveau le port du masque dans les lieux publics et au travail, à l’occasion de la prochaine « vague » ou de la prochaine « pandémie ». C’est que l’abolition de cette obligation n’est pas ou…

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Codification des maladies et des actes médicaux et contrôle des statistiques et de la pratique médicale

Voici une vidéo de la chaîne Décoder l’éco où on voit comment la codification des maladies et des actes médicaux en France permet aux administrateurs du système de santé public et de l’industrie pharmaceutique d’exercer un fort contrôle sur les statistiques provenant des hôpitaux et, du même coup, sur la pratique médicale. C'est un véritable détournement de la santé au profit de la rentabilité des hôpitaux et des intérêts financiers de l’industrie pharmaceutique, de manière générale et plus particulièrement en ce qui concerne la COVID-19. J’ignore dans quelle mesure des systèmes de classification semblables sont utilisés au Canada et au Québec. Étant donné l’omniprésence d’idéologie managériale et la forte influence de l’industrie pharmaceutique, cela est vraisemblable. Mais il faudrait faire des recherches pour voir s’il en est bien ainsi. Quoi qu’il en soit, voici comment le statisticien Pierre Lecot analyse la situation en France, laquelle n’a pas commencé du jour au lendemain avec l’arrivée du virus, mais est le résultat de transformations qui se sont étalées sur quelques décennies : « Depuis 2 ans, nous vivons une avalanche de chiffres. Tous ceux qui travaillent dans le domaine des statistiques connaissent des difficultés énormes pour rassembler des données afin de les étudier.

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Adoption du principe du projet de loi n° 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire au Québec

Le gouvernement du Québec a enfin mis fin à l’obligation de porter un masque dans les lieux publics et dans les milieux de travail. Mais ce n’est pas fini. Nous n’en sommes pas encore à un retour à la normalité d’avant la « pandémie ». Il faut encore porter un masque dans les transports en commun et les milieux de soins. Et c’est sans parler de l’obligation d’en porter un au travail durant cinq jours, après s’être isolé aussi durant cinq jours à la suite d’un test de dépistage positif. Puis il y a l’interdiction, pour les non-vaccinés, de voyager par avion et par train imposée par le gouvernement fédéral, et la désinfection compulsive des mains qui continue d’être en vigueur partout, sous prétexte qu’il s’agirait d’une mesure d’hygiène de base, au grand plaisir des fabricants et des vendeurs de gel hydralcoolique et autres produits désinfectants. Enfin la fin de l’état d’urgence sanitaire n’a pas encore été déclarée au Québec, et le projet de loi n° 28 grâce auquel le gouvernement essaie de conserver certains pouvoirs d’exception est encore débattu à l’Assemblée nationale. Même si les journalistes ont parlé abondamment de ce projet de loi et de la résistance des partis d’opposition,…

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Ce que la « pandémie » de COVID-19 a d’exceptionnel

La « pandémie » de COVID-19 est exceptionnellement grave – n’a-t-on cessé de nous répéter pendant deux ans –, même pour une « pandémie », étant donné que le virus serait exceptionnellement contagieux et mortel. C’est pourquoi il a fallu prendre, qu’il faut continuer de prendre et qu’il faut, au besoin, se préparer à prendre à nouveau des mesures exceptionnelles pour lutter contre un ennemi exceptionnel, dans une situation tout à fait exceptionnelle. Ce serait du jamais vu depuis au moins la grippe espagnole, et peut-être même depuis les épidémies de choléra et de peste des siècles précédents. Mais n’allons surtout pas nous croire tirés d’affaire, en nous disant qu’un événement semblable ne devrait pas se produire avant au moins un siècle. « Oh que non ! », nous disent les « experts », les sociétés pharmaceutiques, les journalistes, les politiciens et les bonzes de l’Organisation mondiale de la santé. Bien au contraire, nous ne perdrions rien pour attendre. En raison des changements climatiques, des espèces animales vivant séparément depuis des millions d’années pourraient se rencontrer et des virus dont elles sont porteuses pourraient passer d’une espèce à l’autre, muter pour s’adapter à ces nouveaux organismes, jusqu’à ce qu’ils fassent le grand saut et passent à l’espèce humaine. Voilà…

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Instrumentalisation, expansion et intensification de la santé et de la sécurité au travail

Il y a une époque, pas si lointaine, où les employeurs ne se souciaient aucunement de la santé et de la sécurité de leurs employés. Qu’avaient à faire les entreprises minières des mineurs qu’elles exploitaient ! Ces travailleurs pouvaient être blessés, devenir invalides ou mourir à la suite de l’effondrement d’une galerie sans que la haute direction ne s’en formalise et ne prenne des mesures pour éviter que ça ne se reproduise. Même chose pour les coups de grisou et le poumon noir du mineur. Même chose pour l’usure prématurée du corps. La main-d’œuvre était bon marché et facile à remplacer. Et on peut en dire autant des ouvriers qui se blessaient parfois grièvement à cause de machines dangereuses, et qui étaient pratiquement devenus des vieillards à 40 ans, voire avant, parce qu’ils avaient commencé à travailler à 8 ou à 10 ans, 16 heures par jour et 6 jours par semaine. Et c’est sans parler des incendies, des explosions et de l’effondrement des bâtiments où les ouvriers travaillaient. Tout ça pour un salaire de misère, aussi bien pour les mineurs que pour les ouvriers. À peine de quoi louer un petit logement mal chauffé et insalubre et nourrir la famille nombreuse avec laquelle ils…

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L’analyse des eaux usées comme raccourci sanitaire et moyen de contrôle social

L’article de Sidney Fizzard sur le rôle de plus en plus important de l’analyse des eaux usées dans le système de surveillance de la « pandémie », au Canada et aussi dans d’autres pays, m’a fait comprendre qu’il est important de nous attarder à cette nouvelle pratique sanitaire. Je ne reprends pas ici les informations qu’il a trouvées sur l’implantation de l’analyse de nos excréments et l’usage précis qu’en font ou tentent d’en faire les « experts », les médias de masse et les autorités politiques et sanitaires dans d’autres provinces canadiennes. Ce que je veux faire dans ce billet, c’est de montrer que le recours à ces analyses étend et radicalise une certaine conception de la médecine, ainsi que le contrôle social qu’elle rend possible. Pour ce faire, je me référerai à un article publié il y a presque un an sur le blogue du gouvernement fédéral du Canada, en plus des changements de politiques de dépistage que nous avons pu observer directement depuis le début de l’année 2022, et des politiques dites sanitaires dont nous sommes l’objet depuis mars 2020. Commençons par quelques remarques d’ordre général sur la manière dont nous avons été et continuons d’être traités par les autorités politiques et…

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Un « traité pandémie » mondial qui doit « avoir des dents »

Les médias de masse gardent le silence sur le « traité pandémie » mondial que l’Organisation mondiale de la santé est en train de préparer et dont l’adoption est prévue pour le printemps 2024, si tout se passe comme prévu. C’est que les journalistes sont trop occupés à condamner l’invasion par la Russie d’un État souverain (en fait, un vassal des États-Unis). Que leur importe que l’OMS prépare un instrument devant, en cas d’urgence sanitaire internationale, lui permettre de décider de la politique sanitaire des pays membres et de les contraindre à adopter les mesures dites sanitaires devant protéger la santé de la population mondiale, par exemple d’autres campagnes de vaccination massive, la collecte et le partage de nos données de santé et l’implantation de passeports vaccinaux internationaux ! Que leur importe que cette sinistre organisation s’accaparerait ainsi des pouvoirs tellement grands qu’elle constituerait une menace pour ce qui reste de la souveraineté de nos démocraties ! Que leur importe qu’on fasse d’elle une sorte de Papauté gardienne de l’orthodoxie sanitaire et capable de sanctionner et de frapper d’interdit les pays qui ne se conforment pas à ses édits sanitaires ! Mais nous ne savons pas exactement ce qu’il y…

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Causes et conséquences morales du maintien du port obligatoire du masque

C’est une farce. Tous les quinze jours, le directeur national de la santé publique nous annonce qu’il a recommandé au gouvernement québécois de prolonger l’obligation de porter un masque dans les lieux publics. Nous en avons au moins jusqu’à la mi-mai. Mais le Dr Boileau veut se montrer encourageant : le Québec ayant maintenu cette obligation contrairement à la plupart des autres provinces canadiennes, nous aurions de l’avance sur elles quant à la sixième « vague ». Ce qui voudrait dire que nous devrions en finir avec cette sixième « vague » (qui a commencé avant qu’on annonce la fin de la cinquième « vague ») avant les autres provinces, et peut-être entrer dans la septième « vague » (qui pourrait commencer avant qu’on annonce la fin de la sixième « vague ») avant les autres provinces. Et cette nouvelle vague pourrait servir de prétexte pour retarder encore une fois la fin de l’obligation de porter un masque, ou pour remettre en vigueur cette obligation si elle est suspendue d’ici-là. Il importe donc de nous demander quelles sont les causes et les conséquences morales du maintien de cette obligation qui pourrait devenir permanente ou saisonnière, à la fois pour les personnes qui croient que cette pratique est utile et pour celles…

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Le point sur les merveilleux sérums

Environ seize mois après le début de la campagne de vaccination massive de la population québécoise, voyons ce qu’il en est de l’efficacité des merveilleux sérums, pour reprendre l’expression utilisée par les journalistes au début de cette campagne. Les merveilleux sérums devaient permettre d’empêcher ou de réduire considérablement les risques d’infection et de propagation du virus. Pourtant, selon les statistiques officielles, le nombre de cas « explose » depuis décembre 2021, c’est-à-dire depuis que les adultes, les adolescents et même les enfants ont été inoculés. Et l’accès aux tests PCR étant limité, et les résultats des tests rapides n’étant pas pris en compte dans ces statistiques, on nous rappelle que le nombre de cas d’infection est largement sous-estimé. Toujours selon les statistiques officielles, la population québécoise est parmi les plus vaccinées du monde. Les merveilleux sérums devaient protéger les personnes plus âgées, qui sont plus susceptibles d’avoir des complications et de mourir. Pourtant ce sont principalement elles qui, présentement, sont admises dans les hôpitaux avec le virus ou à cause de lui, et qui meurent de la COVID ou avec la COVID, alors qu’elles sont presque toutes triplement ou quadruplement vaccinées, d’après les statistiques officielles. Les merveilleux sérums devaient empêcher…

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Aperçu du « traité pandémie » mondial

La couverture médiatique du traité que l’Organisation mondiale de la santé est en train de préparer est à peu près inexistante. Trop occupés à relayer et à encenser les pitreries du président fantoche de l’Ukraine, les médias de masse canadiens et québécois ne font pas exception. Mais le OffGuardian, qui s’intéresse à ce traité depuis qu’on a commencé à y travailler, fait un esquisse des clauses qu’on semble vouloir y mettre, à partir des déclarations et des documents disponibles. Comme nous pouvons nous y attendre, les pouvoirs de l’OMS s’en retrouveraient considérablement accrus, alors que la souveraineté des pays et les droits et les libertés des individus s’en trouveraient proportionnellement réduits. Voici de quoi il s'agit : des récompenses pour les pays qui rapportent rapidement à l’OMS une épidémie potentielle, par exemple du financement et de l’aide technique ; des punitions pour les pays qui ne le font pas, comme des réprimandes, la privation d’aide internationale, des sanctions et un embargo économique ; l’octroi de pouvoirs politiques et financiers à l’OMS pour que le traité soit respecté et les États membres puissent être tenus responsables de leur politique sanitaire ; la possibilité de déclarer l’état d’urgence sanitaire mondial non seulement pour lutter…

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Ce qu’ils ont gagné et ce que nous avons perdu

Todd Hayen, dans son article paru dans le OffGuardian, essaie de nous secouer pour que nous comprenions bien que la violente offensive dont nous avons été la cible depuis l’arrivée du virus n’est pas terminée. Nous pouvons même nous demander si, avec l’arrêt et le retrait de certaines mesures sanitaires qui ont été obtenus à la suite du Freedom Convoy, nous avons bien gagné une bataille, ou s’il s’agit en fait d’une retraite stratégique et d’un redéploiement des effectifs ennemis. Car s’il est incontestable que nos adversaires ont reculé un peu, c’est peut-être seulement pour attendre que notre colère et notre combativité s’estompent et que nous assoupissions, pour attaquer avec encore plus de vigueur sur un autre front et pour profiter de l’obéissance aveugle, du refus de la discussion et de la peur ou de la méfiance de nos concitoyens qu’ils ont cultivés en nous. C’est ce que montre la facilité avec laquelle beaucoup des personnes qui ont enfin commencé à se réveiller et à se secouer cet hiver ont été captivées par la propagande de guerre qui a commencé en même temps que le repli pandémique. Comme avec le virus, il n’y a pas de nuances : d’un côté…

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Audition de Me Martine Valois, professeure de droit, sur le projet de loi n° 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire

Alors que le projet de loi n° 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire au Québec est débattue à l’Assemblée nationale et que des experts sont consultés par une commission parlementaire, les médias nous informent assez peu et assez mal sur ces débats et sur ces consultations. C’est que les journalistes sont trop occupés à condamner les innombrables et innommables atrocités qu’auraient commises et que continueraient de commettre la horde sanguinaire de soldats russes en Ukraine ; à nous dire tous les jours combien il y a de nouveaux « cas » de COVID, de nouvelles hospitalisations et de nouveaux décès ; à relayer les nouvelles directives de la Santé publique demandant maintenant de la population québécoise de se passer l’écouvillon dans la bouche et dans le nez quand ils utilisent des tests rapides afin d’augmenter les chances d’obtenir un résultat positif et d’éviter les « faux négatifs ». Il est vrai que cela leur est très facile. Pas besoin de faire leurs propres recherches et de réfléchir. Il leur suffit de régurgiter ce que déclarent les autorités politiques et sanitaires et leurs collègues journalistes. C’est pourquoi il vaut mieux faire nos recherches nous-mêmes, au lieu de nous fier aux journalistes pour nous rapporter…

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La COVID pour les poulets

Depuis plusieurs jours, nous entendons parler de plus en plus souvent de la grippe aviaire. Au Canada, on a annoncé cette semaine que quelques bernaches – on leur fait passer des tests de dépistage – seraient atteintes de ce nouveau fléau. Et maintenant on nous dit qu’au Canada, qu’aux États-Unis, qu’en Amérique du Sud, qu’en Europe et qu’en Asie, on tue préventivement des poulets par millions pour protéger les poulets de la grippe aviaire. Partout dans le monde, les administrations gouvernementales disent surveiller attentivement la situation, ce qui rappelle la manière dont on a commencé, en décembre 2019 et en janvier 2020, à préparer le terrain pour l’arrivée du virus et le grand confinement printanier. Se pourrait-il qu’on soit en train d’orchestrer une nouvelle « pandémie », laquelle viserait cette fois-ci les poulets, même s’il ne faut pas exclure un saut inter-espèce vers l’être humain ? On dira que c’est tirer par les cheveux et que c’est même du délire. Mais avant d’écarter cette idée en se frappant le front de l’index, considérons les choses suivantes. Selon le OffGuardian, on utiliserait des tests PCR pour détecter le virus de la grippe aviaire chez la volaille. Se pourrait-il qu’on produise artificiellement une « pandémie » de…

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La Russie est-elle la véritable cible des sanctions économiques occidentales ?

Depuis l’arrivée du virus, notre cher gouvernement québécois a pris toutes sortes de mesures dites sanitaires dont on nous a dit et continue de nous dire qu’elles sont très efficaces : distanciation sociale, fermeture de plusieurs secteurs de l’économie, port obligatoire du masque, couvre-feu, injections expérimentales, passeport vaccinal, amendes, surveillance par hélicoptère et par drone, etc. Plus de deux ans après l’imposition continue ou saisonnière de ces mesures, les mêmes autorités politiques, experts politiques et journalistes nous annoncent que la sixième vague commence, que le nombre de personnes infectées augmente dangereusement, que les hôpitaux continuent de se remplir (sans avoir eu le temps de se vider après la cinquième vague), et que beaucoup de professionnels de la santé sont en isolement forcé après avoir contracté le virus, et ce, sans même douter de l’efficacité des fameuses mesures. Il est donc justifié de nous poser des questions. Tout ce beau monde est-il assez bête pour avoir recours à répétition aux mêmes moyens pour sortir ou contrôler la « pandémie », alors qu’il prétend lui-même qu’elle se poursuit pour continuer à avoir recours à ces moyens ? Ou bien s’entête-t-il dans la même direction tout simplement pour ne avoir à reconnaître qu’il…

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Passeport moral et mort du débat public et de la démocratie

Le passeport qu’on a exigé à toutes sortes d’endroits des populations occidentales n’est pas simplement vaccinal. Il est avant tout moral. Certes, c’était le statut vaccinal des personnes qui, tel un « merveilleux sésame » (pour reprendre l’expression journalistique), donnait à beaucoup d’entre nous le droit d’aller au restaurant ou au café, d’entrer dans un bar, d’assister à un concert ou à une pièce de théâtre, d’aller voir une exposition au musée, d’aller au gym et de pratiquer un sport d’équipe. Dans certains pays, c’était aussi le fait d’être vacciné qui autorisait à entrer dans les commerces non essentiels, à acheter des produits qui ne sont pas rigoureusement indispensables dans les supermarchés, et à se promener dans les rues. Mais ce dont les forces de l’ordre et les agents irréguliers de la Santé publique devaient s’assurer, ce n’est pas tant le fait que les personnes étaient complètement ou « adéquatement » vaccinées, que le fait qu’elles avaient fait ce qu’on considérait être leur part pour diminuer la propagation du virus, pour se protéger, pour protéger les autres et pour empêcher l’effondrement du système hospitalier. En fait, on se soucie bien peu que ces objectifs aient pu ou non être atteints grâce au passeport. Pas…

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Sur le projet de loi n° 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire au Québec - modifié

Initialement publié le 19 mars 2022. Les modifications faites le 25 mars 2022 sont en rouge foncé et portent sur l’article 5 du projet de loi. Même si le gouvernement américain s’est engagé à fournir des armes pour permettre au gouvernement ukrainien d’établir une zone d’exclusion aérienne (no-fly zone en anglais), même si cette promesse peut entraîner les États-Unis et leurs vassaux dans une guerre dévastatrice contre la Russie, il nous faut rester attentifs à ce qui se passe dans notre cour, nos gouvernements étant tout à fait capables de profiter de ce qui se passe en Ukraine pour nous faire de sales coups. Après nous avoir laissé entendre que l’état d’urgence allait pouvoir être levé à l’automne 2021, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec a enfin présenté à l’Assemblée nationale le projet de loi n°28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire. Le gouvernement québécois, comme tant d’autres en Occident, apprécie la commodité des pouvoirs exceptionnels qui lui sont conférés en vertu de l’état d’urgence sanitaire. Ce qui explique pourquoi il a tant tardé avant d’envisager la possibilité de se départir d’eux. Même le calme plat, au milieu de l’été, ne lui a…

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Mensonges médiatiques et propagande de guerre

Michel Collon d’Investig’Action (chaîne Odysee) s’intéresse depuis une trentaine d’années à la propagande de guerre. Il lui est donc facile de nous présenter quelques mensonges diffusés pour justifier les interventions militaires des pays occidentaux dans le cadre des guerres des dernières décennies, et de faire le passage aux images de l’intervention militaire russe en Ukraine. Si les médias et nos gouvernements nous ont menti en ce qui concerne les guerres précédentes, est-il sage de croire qu’ils nous diraient la vérité cette fois-ci ? C’est pourquoi il est important de nous méfier dans tous les cas où nous pouvons pas vérifier l’origine et l’interprétation des images auxquelles nous sommes exposés, afin qu’on ne nous manipule pas en provoquant des émotions rudimentaires et non réfléchies, selon des recettes bien connues des propagandistes. 2 mars 2022 Dans cette autre vidéo, Michel Collon aborde une série de points sur lesquels les journalistes nous mentent manifestement, nous cachent des chosent ou ne savent pas de quoi ils parlent : les corridors humanitaires, que les civils ne peuvent pas utiliser à cause des militaires ukrainiens; l’assassinat d’un négociateur ukrainien par les services de renseignement ukrainiens, sous prétexte qu’il essayait vraiment de négocier un accord avec les…

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Automatisation du passeport vaccinal et carcéralisation de la société

L’un des facteurs qui a probablement entravé l’implantation du passeport vaccinale dans les commerces et les lieux publics, c’est le fait que des employés doivent surveiller les entrées et vérifier le statut vaccinal et l’identité des personnes. Non seulement ça entraîne parfois des files d’attente, mais il faut payer des employés pour exécuter cette tâche supplémentaire qui n’est pas rentable pour les propriétaires des commerces et les administrateurs des autres lieux publics. Puis ces employés doivent « gérer » les mécontents qui en ont assez d’attendre à l’extérieur ou qui ne sont pas vaccinés. Si bien que le gouvernement du Québec, après avoir décrété l’utilisation du passeport vaccinal dans tous les lieux de réjouissance, de divertissement et de culture dès septembre 2021, l’a seulement étendue à la Société des alcools du Québec et à la Société québécoise du cannabis, et ensuite aux commerces à grande surface en janvier 2022, ce qui a donné lieu à des protestations de la part de ces commerçants, lesquels ont malgré tout généralement suivi les ordres qui leur ont été donnés par le gouvernement. Enfin le gouvernement a annoncé en février la suspension du passeport vaccinal à la mi-mars, probablement pour éviter que ne prennent de l’ampleur…

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La guerre comme deuxième phase de la grande réinitialisation

Dans un article publié dans The Acorn, le bulletin de Winter Oak, présente la guerre comme un autre moyen de réaliser la grande réinitialisation (The Great Reset en anglais) dont le Forum économique mondial fait la promotion à l’échelle mondiale. Ainsi le passage rapide dans la propagande politico-médiatique de la soi-disant pandémie à guerre entre la Russie et l’Ukraine, ne devrait pas être compris comme une rupture, mais comme la continuité d’un même processus de destruction du monde dans lequel nous avions vécu jusque-là, afin de reconstruire un monde supposément meilleur. En effet, cette guerre serait l’occasion de poursuivre et d’étendre les transformations sociales, politiques et économiques déjà commencées avec la soi-disant pandémie ; ce qui ne veut pas dire qu’on en aurait fini avec cette dernière, et qu’elle ne pourrait pas être utilisée simultanément avec la guerre, et aussi avec la lutte contre les changements climatiques, pour dégrader nos conditions d’existence et accroître notre servitude. Voici l’introduction de cet article : « Welcome to the second phase of the Great Reset: war. While the pandemic acclimatised the world to lockdowns, normalised the acceptance of experimental medications, precipitated the greatest transfer of wealth to corporations by decimating SMEs and adjusted…

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Considérations sur la manière de sortir de l’urgence sanitaire

Même si nos gouvernements nous disent qu’il est temps de laisser dernière nous cette pandémie et de retourner à une certaine normalité, il serait naïf de les croire et de leur faire confiance. Ils nous ont tellement menti, surtout au cours des deux dernières années, que je ne vois pas pourquoi ils nous diraient la vérité cette fois-ci. C’est d’autant plus suspect que certains extrémistes de l’idéologie sanitaire – ceux-mêmes qui nous ont imposé toutes ces mesures dites sanitaires, qui ont bousillé notre économie et nos relations sociales, qui nous ont divisé pour nous gouverner plus facilement, et qui ont traité les non-vaccinés comme des citoyens de seconde classe – feignent maintenant de déplorer les dégâts que ces mesures ont infligés à notre société et aux individus, et nous disent que le temps est venu de nous réconcilier et de reconstruire notre société. Pendant ce temps, l’Organisation mondiale de la santé prépare un traité qui, en cas de nouvelle pandémie, lui donne plus de pouvoir sur la politique sanitaire des États membres, et nos gouvernements travaillent à l’implantation de l’identité numérique grâce à laquelle on pourra plus facilement surveiller et contrôler ce que nous faisons, et par conséquent nous imposer…

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Fabrication du consentement à propos de l’Ukraine

Après les déclarations de la sous-secrétaire d’État pour les Affaires politiques, Victoria Nuland, les médias de masse occidentaux nous préparent à une opération sous fausse bannière impliquant des armes biologiques. Selon David Martin, correspondant de CSB News, l’armée russe pourrait mettre la main sur les agents infectieux qui proviennent des centres de recherche bio-médicale qui existent en Ukraine, en faire des armes et les utiliser contre la population ukrainienne, le tout en blâmant les Ukrainiens et les Américains. Autrement dit, les Américains préparent une opération sous fausse bannière en nous faisant croire que ce sont les Russes qui vont faire une opération sous fausse bannière. Mais, comme le remarque Alex Christoforou, ce serait là un plan inutilement compliqué de la part des Russes. On dirait qu’il sort tout droit d’un film hollywoodien. À quoi cela serait-il utile pour les Russes ? Peut-être voudraient-ils justifier après coup leur intervention militaire en Ukraine aux yeux de la communauté internationale, en provoquant de l’indignation morale. Mais cela supposerait que les médias russes, les réseaux sociaux et les plateformes de publication puissent influencer l’opinion internationale, notamment dans les pays occidentaux, pour la rendre plus favorable à la Russie et défavorable à l’Ukraine. Puisqu’on bloque…

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Une hausse des maladies cardiaques qui n’aurait rien à voir avec les injections expérimentales

Ça commence à sentir le roussi pour les autorités sanitaires et les sociétés pharmaceutiques, notamment à cause d’une hausse significative des maladies cardiaques chez des personnes jusque-là en bonne santé. Et avec l’injection des doses de rappel à une partie importante de la population cet hiver, l’année 2022 ne s’annonce guère mieux. Mais ne sous-estimons pas ces bienfaiteurs de l’humanité : ils ne sont certainement pas à bout d’artifices pour ne pas avoir à assumer les conséquences de leurs actes. C’est pourquoi nous voyons se multiplier les efforts pour attribuer cette hausse à toutes sortes de causes. Un article du OffGuardian, Another predicted spike in heart attacks (but it’s still nothing to do with the vaccines), rapporte les causes évoquées pour expliquer cette hausse attendue des maladies cardiaques : le trouble de stress post-pandémique (un proche cousin ou une sous-catégorie du trouble de stress post-traumatique) ; le sous-diagnostic de la sténose aortique (rétrécissement de la valve aortique) ; le froid et le stress auxquels nous serions exposés en raison de la hausse des coûts énergétiques ; les cas légers de COVID qui augmenteraient les risques d’infarctus du myocarde ; le fait d’avoir raté des consultations et des examens en cardiologie qui…

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La prison de l’identité numérique

James Corbett (The Corbett Report) fait ici un survol des organisations (certaines bien connues, d’autres moins) impliquées dans l’implantation de l’identité numérique à l’échelle mondiale, de la rhétorique utilisée pour nous faire accepter ce dispositif de surveillance et de contrôle, et des conséquences néfastes que ça a pour l’avenir de l’humanité. D’où l’importance de son appel à la résistance. Pour les références, consulter le site web de The Corbett Report.

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Risque d’opération sous fausse bannière en Ukraine

Après que le gouvernement russe a annoncé la présence en Ukraine de laboratoires financés par les États-Unis où l’on fabriquerait des armes biologiques, la sous-secrétaire d’État pour les Affaires politiques, Victoria Nuland, a reconnu l’existence de plusieurs « centres de recherche biologique » en Ukraine, et a prétendu craindre que les résultats de ces recherches ne tombent entre les mains des Russes. Si des armes biologiques étaient bientôt utilisées en Ukraine, ce serait donc nécessairement les Russes qui devraient être tenus responsables, tout simplement parce que les Russes seraient des méchants, alors que les Américains et leurs alliés seraient les vertueux défenseurs du Bien. En fait, ce que Nuland dit des Russes peut certainement s’appliquer aux Américains, à leurs alliés occidentaux et aux pays ou organisations qu’ils utilisent pour mener des guerres par procuration, par exemple en finançant des groupes terroristes au Moyen-Orient. La lutte se déroule toujours entre les différents gouvernements occidentaux, et aussi à l’intérieur de ces gouvernements, pour savoir si on essaiera ou non d’imposer une zone d’exclusion aérienne (no-fly zone en anglais), en prenant les moyens militaires que cela exige, c’est-à-dire déployer des avions et des systèmes anti-aériens pour abattre les avions russes qui volent à…

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Nouvelles attaques contre nos libertés, les démocraties occidentales et notre économie

Mise en contexte De la même manière qu’ils ont fait de la surenchère quant aux restrictions imposées aux populations occidentales sous prétexte de guerre contre le virus, les gouvernements occidentaux prennent toutes sortes de mesures contre la Russie. Dans les deux cas, les mesures prises ont et continueront d’avoir de graves conséquences sur nos libertés, sur notre démocratie et sur notre économie. Comme avec l’urgence sanitaire, on nous dit que ce sont des maux que nous devons supporter avec patience et même enthousiasme, en exprimant notre solidarité pour les Ukrainiens et notre indignation pour les atrocités que commettrait l’envahisseur russe. C’est que les maux qui résulteraient de la prise de contrôle de l’Ukraine par les méchants russes seraient tellement catastrophiques – comme ceux qui auraient inévitablement résulté de la propagation du virus diabolique si on ne nous avait pas enfermés à domicile à répétition, si on n’avait pas mis l’économie sur pause à quelques reprises et si on ne nous avait pas presque tous inoculés deux ou trois fois –, que les maux qu’on nous demande de supporter devraient être nécessairement considérés comme insignifiants en comparaison. Les résultats qu’on cherche à obtenir grâce à toutes ces sanctions et à tous…

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Entretien avec un ancien militaire français qui combat au Donbass

Michel Collon d’Investig’Action vient de faire un entretien avec Erwan Castel, un ancien militaire qui s’est rendu au Donbass, à l’est de l’Ukraine, pour participer au combat contre les troupes gouvernementales. Il insiste sur le fait que la guerre a commencé en 2014, avec l’attaque de l'armée ukrainienne contre la population russophone, et non avec l’intervention militaire russe en Ukraine. Les civils du Donbass, surtout s’ils habitent près du front, vivent donc sous les bombardements depuis huit ans, dans l’indifférence la plus complète des gouvernements et des médias occidentaux. Il nous explique aussi quels événements ont conduit au début de la guerre civile ukrainienne et à l’intervention militaire russe. Enfin il nous parle du mensonge de nos médias à propos du bombardement d’une centrale nucléaire par les Russes, alors qu’en fait il s’agirait de fusées éclairantes qui seraient tombées sur des bâtiments annexes, dont l’un qui aurait pris feu. Toutefois il ne nie pas que l’armée russe fait des bombardements ciblés sur les villes ukrainiennes et que ça tue des civils (il serait absurde de prétendre le contraire, car c’est tout de même la guerre). Mais on est très loin de bombardements dont le but serait d’anéantir la population ukrainienne…

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Conférence sur les causes et les conséquences de la crise ukrainienne

Un an après le début de la guerre civile ukrainienne (juin 2015), John Mearsheimer a donné une conférence à l’Université de Chicago pour expliquer les causes et les conséquences de cette crise. Contrairement à ce que nous entendons dire depuis 2014, les États-Unis et ses alliés sont selon lui responsables de cette guerre civile. Puisque l’invasion russe de l’Ukraine qui a commencé la semaine dernière découle de cette guerre civile et du changement de régime de 2014 qui l’a causée, il est injuste de tenir la Russie responsable de cette guerre. Et le fait que nous trouvons la guerre horrible ne devrait rien changer à l’affaire. Les pays occidentaux, au lieu de s’indigner maintenant d’une guerre qu’ils ont grandement contribué à provoquer, auraient dû adopter depuis des années une toute autre attitude à l’égard de la Russie et de l’Ukraine, et devraient arrêter immédiatement de faire des déclarations belliqueuses, de fournir des armes au gouvernement ukrainien et d’inciter ce dernier à se battre jusqu’au bout dans une guerre qu’il ne peut que perdre et dans laquelle nous pourrions nous retrouver impliqués directement si nous maintenons la ligne dure à l’égard de la Russie. Je fais quelques remarques critiques sur la…

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Appel à la réconciliation, propagande de guerre, diversion et répression

Depuis deux semaines, nous en avons vu de toutes les couleurs. Non seulement le gouvernement fédéral a invoqué la Loi sur les mesures d’urgence, a insisté pour faire approuver ces mesures par la Chambre des communes, et les a annulées deux jours plus tard, mais des gouvernements provinciaux et des journalistes se sont aussi opposés à ces mesures et ont adressé un appel à la réconciliation de la population canadienne qui n’aurait jamais été aussi divisée, alors que ce sont précisément eux qui ont travaillé à nous diviser en bons citoyens et en récalcitrants, et en vaccinés et en non vaccinés ou antivax depuis deux ans. Et voilà maintenant que tout bascule : les journalistes et le gouvernement parlent surtout de l’intervention militaire russe en Ukraine, la COVID étant reléguée au deuxième plan. Et quand on en parle, c’est pour dire qu’on assouplit peu à peu les mesures, et pour préparer la fin de l’état de l’urgence sanitaire prévue pour bientôt, même si le gouvernement du Québec entend se garder la possibilité d’avoir recours à des mesures d’exception sans avoir à déclarer à nouveau l’état d’urgence sanitaire. Tout a changé tellement rapidement que nous devrions nous méfier. J’ai pour ma part…

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Usage interne de la politique étrangère canadienne vis-à-vis de la Russie

Pour bien comprendre les raisons qui motivent les actions militaires de la Russie contre l’Ukraine, il faudrait au moins remonter jusqu’en 2013, pour suivre les étapes de la révolution ukrainienne et de la guerre civile qu’elle a provoquée, c’est-à-dire : quand les manifestations ont commencé à Kiev à la suite du refus du président Ianoukovytch de signer un accord d’échange économique désavantageux avec l’Union européenne (auquel il a préféré un accord avec la Russie) avec l’occupation de la place Maïdan par des émeutiers où étaient fortement représentés des groupes ultranationalistes ou néo-nazis (rien à voir avec nos gentils camionneurs canadiens, dont on aimerait nous faire croire qu’ils sont des extrémistes) et qui ont été impliqués dans de violents affrontements avec les berkouts, ce qui n’a pas empêché les pays occidentaux (dont le Canada) d’exprimer leur soutien aux émeutiers et de condamner la violence des autorités ukrainienne de l’époque ; quand le président Ianoukovytch a été destitué et a fui en Russie et quand un gouvernement par intérim plus favorable aux intérêts des pays occidentaux et de l’OTAN a été mis en place (février 2014) ; quand la Rada (le parlement ukrainien) a décidé de retirer au russe son statut de langue officielle,…

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À quoi joue le gouvernement fédéral canadien ?

Je ne suis probablement pas le seul à être surpris de la révocation des mesures d’urgence qui ont été ratifiées par la Chambre des communes le 21 février 2022, c’est-à-dire il y a moins de deux jours. Je m’attendais à ce qu’on nous fasse le même coup qu’avec l’état d’urgence sanitaire, qui devait durer le temps d’aplatir la courbe, et qui au Québec est prolongé tous les dix jours depuis presque deux ans. Je suis bien entendu content de cette annonce. Ce qui ne veut pas dire que je ne m’interroge pas sur les motivations de cette volte-face. Car si le premier ministre nous a dit qu’il mettrait fin aux mesures d’urgence dès que ce serait possible, le parti gouvernemental, lors des débats sur leur ratification, répétait à l’unisson que ces mesures continuaient d’être nécessaires même si les barrages avaient été démantelés et même si le centre-ville d’Ottawa avait été « libéré », afin d’éviter que les manifestants érigent de nouveaux barrages et « assiègent » à nouveau la capitale canadienne. Pourtant la situation a peu changé depuis deux jours. On me permettra donc de douter des paroles de Justin Trudeau et de faire des conjectures sur les raisons de…

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Projet de loi modifiant la manière de renouveler l’état d’urgence sanitaire

Même si nous avons raison de surveiller de près le gouvernement fédéral et les mesures d’urgence auxquelles il a recours pour écraser le Freedom Convoy et punir les organisateurs et les participants, il est important de continuer à suivre ce qui se passe à l’Assemblée nationale du Québec. En effet, beaucoup des restrictions qu’on nous a imposées et qu’on pourrait nous imposer dépendent du gouvernement provincial. C’est pourquoi il faut aussi continuer à lutter contre l’autoritarisme de ce gouvernement. Claire Samson, députée conservatrice de la circonscription d’Iberville, a déposé en octobre 2021 un projet de loi visant à empêcher le gouvernement de renouveler à volonté l’état d’urgence sanitaire, sauf si l’Assemblée nationale décide d’y mettre fin, ce qui s’avère à peu près impossible quand le parti gouvernemental détient la majorité des sièges, comme c’est actuellement le cas. Le débat sur le projet de loi n° 898 a commencé le 9 février 2022, puis a été ajourné. Puisque ce projet de loi est assez court et propose d’apporter seulement quelques changements à la Loi sur la santé publique, examinons-les pour voir dans quelle mesure ils pourraient empêcher le gouvernement provincial de s’attribuer à lui-même des pouvoirs extraordinaires de manière durable. Article 119…

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Les martyrs du journalisme

Pauvres journalistes ! À ce qu’il semble, l’hostilité de la population envers eux est en hausse. Et vous comprendrez qu’ils n’aiment pas ça, que ça les dérange profondément, et que ça leur fait même peur. C’est ce qu’on constate dans l’article de Suzanne Colpron (La Presse, 20 février 2022), qui commence ainsi : « L’effritement de la confiance du public envers les médias, l’influence des courants pro-Trump de ce côté-ci de la frontière, l’envenimement des médias sociaux et les tensions provoquées par la pandémie ont fait leur œuvre. Les médias et les journalistes sont de plus en plus critiqués et parfois même menacés de mort. » De toute évidence, la journaliste ne comprend pas que la confiance du public n’est pas quelque chose qui est due aux journalistes, mais qu’au contraire elle doit se mériter. Ainsi l’effritement de cette confiance est seulement une mauvaise chose quand les journalistes méritent cette confiance sans pouvoir l’obtenir, et s’avère une bonne chose quand ils ne méritent pas. Nous pouvons supposer que quiconque réclame la confiance comme quelque chose qui lui serait simplement dû est en fait peu digne de confiance, car il ne ferait alors rien pour la mériter. Et s’il ne l’obtient pas ou la perd,…

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Lettre ouverte aux membres de la Chambre des communes sur les mesures d’urgence

Aux lecteurs de ce blog, je demande d’envoyer cette lettre ouverte au député fédéral de votre circonscription, en vue du vote qui aura bientôt lieu à la Chambre des communes pour ratifier ou rejeter le recours à la Loi sur les mesures d’urgence. Sentez-vous libres de reprendre les idées qui y sont développées et de les modifier selon ce qui vous semblera opportun. Mais, de grâce ! faites vite, car le vote fatidique devrait, à moins d’un changement, avoir lieu le 21 février en soirée. Les membres de la Chambre des communes auront bientôt à faire un vote important, en décidant de ratifier ou de rejeter le recours à la Loi sur les mesures d’urgence par le gouvernement fédéral pour mettre fin aux manifestations du Convoi de la liberté à Ottawa et au blocage du transport des marchandises entre le Canada et les États-Unis. Compte tenu que la Loi sur les mesures d’urgence n’a jamais été invoquée depuis son adoption il y a une trentaine d’années, compte tenu qu’elle confère des pouvoirs extraordinaires au gouvernement fédéral, compte tenu que ce dernier a déjà commencé à imposer, sans procédure judiciaire, de graves sanctions économiques aux personnes qui participent ou qui sont…

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Analyse de l’allocution de la vice-première ministre et ministre des Finances du Canada sur les nouvelles mesures d’urgence

Après que Justin Trudeau a invoqué la Loi sur les mesures d’urgences, Chrystia Freeland, la vice-première ministre et ministre des Finances, nous a expliqué sur le champ ce que le gouvernement entend faire de ces mesures, du moins pour l’instant. On aurait pu s’attendre à ce que ce soit le ministre de la Sécurité publique ou de la Justice qui prenne la parole. Mais puisqu’il s’agit d’attaquer financièrement, sans autre forme de procès, les camionneurs qui font partie du Freedom Convoy, les manifestants et peut-être même ceux qui les soutiennent financièrement, il est approprié que ce soit la ministre des Finances qui intervienne. Car ce dont il s’agit, c’est d’infliger des sanctions économiques à des citoyens canadiens. La politique étrangère de Chrystia Freeland, qui visait par exemple des oligarques russes, a été transplantée dans le domaine de la politique intérieure. Je commente dans le détail l’allocution de Freeland, dont l’attitude politique n’est malheureusement pas compatible avec son nom. « À travers le monde, les démocraties libérales sont confrontées à des menaces sérieuses et répétées. Nous avons peut-être pensé – et peut-être même espéré – que le Canada serait épargné. Depuis deux semaines et demi, nous avons réalisé que ce n’est pas…

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Sur le recours à la Loi sur les mesures d’urgence (ou les super-pouvoirs du gouvernement extraordinaire)

Le 14 février 2022, le premier ministre du Canada nous a annoncé le recours à la Loi sur les mesures d’urgence afin de venir à bout du mouvement d’opposition aux mesures sanitaires des camionneurs et des citoyens canadiens. Je ne veux pas ici m’intéresser à ce que le gouvernement décidera fera de cette loi. Pour l’instant, disons seulement que cette loi permet au gouvernement d’interdire des rassemblements et l’accès à certains lieux, qu’elle permet d’imposer plus facilement des peines aux personnes qui ne respecteraient pas les mesures prises (grâce à une procédure sommaire qui n’implique pas une comparution devant les tribunaux) et qu’on l’utilisera pour attaquer financièrement les organisateurs, les manifestants et peut-être même les sympathisants. Ce que je veux mettre en évidence ici, c’est que les conditions dans lesquelles il pourrait être légitime d’avoir recours à ces mesures d’urgence ne sont pas réunies. Demandons-nous si ce mouvement de protestation constitue une menace extraordinaire pour les citoyens, le gouvernement et le pays ; et si cette situation exige le recours à des moyens extraordinaires. C’est fort douteux. Même si les manifestations peuvent entraîner des perturbations qui troublent la quiétude des habitants d’Ottawa, même si le gouvernement peut être déstabilisé par l’opposition…

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Les médecins et les scientifiques du Freedom Convoy

Les médecins et les scientifiques impliqués dans le Freedom Convoy ont essayé d’organiser un débat avec Theresa Tam, directrice de la santé publique du Canada, et d’autres personnes qui viennent du même tonneau. Bien sûr, elles ne se sont pas présentées au débat et elles n’ont même pas répondu à l’invitation qu’on leur a adressée. C’est honteux ! Mais c’est probablement mieux pour elles, si on en juge d’après les exposés bien sentis du Dr Paul Alexander, du Dr Roger Hopkinson et du Dr Byram Bridle. Comme ils le disent, il faudrait tous renvoyer ces incompétents et ces pourris sur le champ et les poursuivre en justice. D’autant plus que même si les gouvernements mettent fin aux restrictions, ils pourraient bien nous faire le même coup un peu plus tard. Il ne faut donc pas les lâcher. Mais ça ne sera pas facile puisque les tribunaux sont souvent corrompus, alors que nos institutions scientifiques sont pourries. (La conférence commence à 13 minutes environ.)

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Levée de « l’essentiel » des mesures sanitaires d’ici la mi-mars et retour à la « vie normale »

Le premier ministre du Québec a fait cette annonce aujourd’hui : « Le 14 mars, l’essentiel des mesures sera levé », s’est réjoui M. Legault alors que les Québécois pourront se rapprocher de la « vie normale ». » (La Presse, 8 février 2022) Ce qui veut dire : qu’il n’y aura plus d’interdiction quant à la limite d’invités qu’on peut recevoir chez soi, même si la Santé publique recommande de s’en tenir à dix personnes ou aux résidents de trois foyers ; qu’il sera permis dans les restaurants d’être dix personnes ou trois foyers assis à une même table ; que la limite de spectateurs pour des événements qui se déroulent à l’extérieur sera portée à 5000 ; que les commerces pourront rouvrir à 100 %; que la capacité des salles de spectacles et des lieux de culte sera augmentée à 50 %, puis à 100 %; que les activités sportives reprendront progressivement ; que le télétravail cessera d’être obligatoire et sera seulement recommandé ; que les bars pourront rouvrir leurs portes, et que la danse et le karaoké seront autorisés un peu plus tard ; et que les restaurants pourront rouvrir complètement leur salle à manger. Dans ce plan de déconfinement, il n’y a pourtant rien qui concerne le port obligatoire du masque dans…

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Considérations stratégiques sur le mouvement d’opposition des camionneurs et des citoyens aux mesures soi-disant sanitaires (2)

Je continue les considérations stratégiques faites dans un autre billet, à propos du mouvement d’opposition des camionneurs, qui en fait n’est pas seulement un mouvement de camionneurs, mais un mouvement de citoyens. Je précise qu’en faisant ces considérations, je ne suppose pas que ces citoyens n’y ont jamais réfléchi. En fait, la conférence de presse à laquelle a participé Benjamin Dichter montre plutôt le contraire. Toutefois, je crois qu’il est utile de développer et d’étayer davantage ces idées, et de proposer aussi des pistes de solutions. Je suis d’accord avec les manifestants qui veulent obtenir le départ de Trudeau, de Legault et de tous les autres qui nous privent de nos droits et de nos libertés depuis presque deux ans. Après tous les mensonges et tous les abus d’autorité dont ils se sont rendus coupables, nous ne pouvons absolument pas leur faire confiance. Même si Legault a abandonné, avant même de le présenter à l’Assemblée nationale, son projet de loi sur une « contribution santé » supplémentaire exigée des personnes non vaccinées, en disant qu’il ne veut pas diviser encore plus la société québécoise et provoquer des débats houleux, nous ne devons pas supposer qu’il a abandonné cette idée, ou du moins…

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Bilan sanitaire, moral et politique de l’année 2021 (1)

Promesses non tenues et retour à la case départ Après nous avoir reconfinés à la fin de l’année 2020, notre gouvernement nous a fait de bien belles promesses si nous acceptions de nous faire vacciner et si les cibles vaccinales étaient atteintes. Nous allions pouvoir enlever nos masques, ne plus avoir à respecter la distanciation sociale, reprendre nos activités, ne plus être exposés à un couvre-feu, à un confinement et à un débordement des capacités hospitalières, et enfin mettre fin à l’état d’urgence sanitaire, nous disait-on. Car les vaccins étaient censés protéger contre les infections, les complications et les décès. Bref, notre gouvernement nous disait que si et seulement si nous acceptions de nous faire vacciner, nous pourrions recommencer à vivre normalement. Les vaccins – ces merveilleux sérums, comme les appelaient certains journalistes – sont la voie de la rédemption, la seule, nous disait-on et continue-t-on de nous dire. Point de salut sans les vaccins ! Notre gouvernement a donc organisé en grande pompe une campagne de vaccination et de marketing pour s’assurer que la population retrousse sa manche. Les objectifs initiaux de vaccination – relevés plusieurs fois au cours de l’année – ont été largement atteints à l’automne pour la…

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Comparaison de l’épidémie de COVID-19 avec les épidémies de grippe

Voici un extrait d’une intervention de Dr Laurent Toubiana au Conseil Scientifique Indépendant (16 décembre 2021) où il remet en perspective la gravité de l’épidémie de COVID-19 en France, laquelle s’avère bien moins grave que de simples épidémies de grippe saisonnière, pour autant qu’on prenne des indicateurs significatifs qui permettent la comparaison, comme le nombre de malades par 100 000 habitants. Il s’agit bien entendu de véritables malades, c’est-à-dire de personnes qui ont des symptômes, et pas de cas asymptomatiques confirmés en laboratoire, qui n’ont jamais été utilisés comme paramètre descriptif des épidémies d’infections respiratoires transmissibles avant 2020, c’est-à-dire avant l’apparition de la dépistomanie de nos autorités politiques et sanitaires. La conclusion du Dr Toubiana ? Que l’on a eu affaire à une épidémie tout à fait banale au printemps 2020, après quoi il ne s’agit même plus d’une épidémie. S’il est vrai que le virus continue bien à circuler et qu’il continue de rendre des personnes malades et d’en tuer quelques-unes, il en faut bien plus pour parler d’une épidémie. Je comprends que tout ça peut sembler fort bizarre à ceux d’entre vous qui se sont principalement informés dans les grands médias et qui se fient aux déclarations de…

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Tentative de portrait de la situation épidémique au Québec (2)

Avant de me lancer dans des manières plus complexes d’organiser et d’analyser les données, je crois utile de faire une comparaison de la situation épidémique depuis le début du mois de décembre 2021 avec celle du mois de décembre 2020. Ce n’est pas en comparant la situation actuelle avec la semaine précédente, ou en nous fiant aux projections alarmistes du gouvernement et des experts, que nous pourrons remettre les choses en perspective. Et nous n’y parviendrons pas davantage en comparant un seul paramètre, c’est-à-dire les nouveaux cas par jour (même sans symptômes ou avec des symptômes légers), avec les épisodes épidémiques antérieurs. De tous les paramètres, c’est assurément lui le moins pertinent et le moins important pour évaluer la situation et juger de sa gravité. Les médecins et les experts auxquels les journalistes donnent la parole le reconnaissent eux-mêmes : si l’augmentation rapide des cas confirmés est inquiétante, ce serait qu’elle pourrait provoquer une hausse marquée des hospitalisations, le débordement des capacités hospitalières et de nombreux décès. C’est donc surtout les hospitalisations en cours et les nouveaux décès qui méritent notre attention. Toutefois je n’exclurai pas les nouveaux cas, afin de ne pas écarter simplement un paramètre que nous avons pris…

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Pfizer va-t-il nous vendre (cher) un traitement précoce moins efficace que l’ivermectine ?

Voilà que Pfizer, après nous avoir fourni des vaccins contre la COVID-19 – qu’on dit très efficaces pour prévenir les formes graves et réduire la transmission du virus –, va maintenant mettre en marché un traitement précoce et même une prophylaxie post-exposition, que les personnes adéquatement vaccinées, en principe adéquatement protégées, pourront prendre dès que les premiers symptômes se manifesteront, dès qu’elles auront reçu un résultat positif à la suite d’un test de dépistage, et même dès qu’elles auront été identifiées comme cas contacts potentiellement exposées au virus. Le plus ridicule dans cette histoire, c’est que le PaxlovidTM (PF-07321332) serait efficace parce qu’il inhiberait « l’activité de la protéase 3CL du SARS-CoV-2 » (ce qui empêche la réplication du virus à l’intérieur des cellules), alors que c’est justement l’une des propriétés reconnues de l’ivermective, dont on nous dit pourtant qu’elle serait très inefficace et qu’elle serait tout juste bonne à soigner les chevaux. Autrement dit, Pfizer a cherché à obtenir, dans un nouvel antiviral pour lequel un brevet de 20 ans a été accordé, une propriété qui existe déjà dans une molécule abordable et bien connue, que des scientifiques et des médecins nous présentent depuis plus d’un an comme un…

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Questions pour les militants de gauche

Pourquoi consentez-vous, par votre silence et votre inaction, au prolongement de l’état d’urgence sanitaire ? Vous savez que le bien des personnes qui constituent le peuple n’est généralement pas ce qui motive les décisions de nos dirigeants politiques. Les politiciens qui parviennent à se hisser au pouvoir provenant presque toujours de milieux cossus, quand ils ne sont pas simplement riches, n’arrivent pas à se représenter la vie que la plupart d’entre nous doivent vivre ou ne s’en préoccupent pas le moins du monde, même s’il leur arrive de prétendre le contraire, pour obtenir des votes et conserver une certaine popularité. Puis ils entretiennent des rapports plus aux moins étroits avec les élites économiques, dont ils défendent les intérêts de manière générale ou de manière plus ciblée, comme de nombreux scandales de corruption devraient nous l’avoir appris. Sous leur gouverne, ne nous retrouvons-nous pas, depuis des décennies, à payer plus d’impôts sur le revenu et de taxes sur la consommation, alors que les grandes entreprises assument de moins en moins leur part du fardeau fiscal et s’enrichissent démesurément grâce à l’exploitation des ressources naturelles et humaines que le gouvernement met à leur disposition ? N’avons-nous pas vu l’éducation supérieure devenir de plus en…

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Mise à jour de la constitution pour un État sanitocratique

« Tout confort se paie. La condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie. » (Ernst Jünger, Traité du rebelle ou Le recours aux forêts.) En plus d’avoir ajouté quelques articles dans les sections déjà existantes de la constitution pour un État sanitocratique, j’ai ajouté trois sections sur les élections et sur la composition du Gouvernement et du Conseil d’urgence sanitaire. Comme on verra, j’ai pu reprendre plusieurs principes politiques en vigueur bien avant l’arrivée du virus et la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, en me contentant de les rendre plus explicites. Ce qui veut dire que, sur certains points, la situation actuelle n’est pas en rupture avec la réalité d’avant, mais en est plutôt la continuité et la radicalisation. Si bien qu’un simple retour en arrière – si une telle chose était possible – aurait vite fait de nous entraîner dans une autre crise politique et sociale, car c’est la fondation même de l’édifice qui est mauvaise. Constitution pour un État sanitocratique

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Big Pharma, labos tout-puissants

Je me doute bien que la plupart des lecteurs de ce blog sont au courant des pratiques qui sont monnaie courante pour l’industrie pharmaceutique. Ce n’est donc pas tant à eux que je recommande le visionnement de ce reportage de la chaîne de télévision européenne ARTE, qu’à leur entourage qui pourrait ne pas être au fait de ces pratiques crapuleuses. En effet, on y montre les manœuvres auxquelles les sociétés pharmaceutiques ont recours pour s’enrichir démesurément, par exemple pour faire augmenter de manière indécente le prix de médicaments initialement abordables, pour saigner les assurances médicales publiques, pour se séparer le marché, pour dissimuler ou atténuer les effets secondaires parfois graves de leurs produits, pour corrompre les agences du médicament chargées d’approuver leurs produits et pour corrompre les chercheurs et les médecins afin qu’ils fassent la promotion de ces produits dans le cadre de congrès ou afin qu’ils les prescrivent à leurs patients. Et ça a commencé bien avant l’arrivée du virus. Il n’est donc pas raisonnable de croire que les laboratoires pharmaceutiques – dont la puissance est comparée à celle d’un État dans ce reportage – se réformeront moralement pour si peu, alors que la crise actuelle leur est justement…

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Vague, fais-moi peur !

L’Europe en serait maintenant à sa cinquième « vague » et, si nous en croyons nos politiciens et nos journalistes, nous ne perdons rien pour attendre, ici au Québec. Compte tenu de la hausse des cas, ça commencerait déjà. Mais voilà, il n’y a presque pas de décès attribués à la COVID-19. Et si la COVID-19 n’était pas une infection virale respiratoire et si nous n’étions pas à la fin du mois de novembre, nous pourrions annoncer que la cinquième « vague » serait encore plus insignifiante que la troisième et la quatrième. Compte tenu de l’arrivée de l’hiver, nous pouvons donc à nous attendre à ce qu’il recommence à y avoir une hausse des décès toutes causes confondues et, du même coup, une hausse des décès attribués à juste titre ou non à la COVID-19, car on peut mourir avec la COVID-19 sans mourir de la COVID-19. Puisque nous ne pouvons pas examiner un à un les décès attribués à la COVID-19 pour en déterminer les causes véritables, ce sont les décès toutes causes confondues qui doivent attirer notre attention. S’il y a vraiment une pandémie et si elle connaît un regain, il devrait être possible de remarquer un nombre anormalement élevé de…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (6)

J’analyse ici les modifications que pourraient entraîner les nouvelles technologies quant à la septième activité humaine de base (expériences qui modifient notre état émotionnel) selon le rapport L’avenir de la valeur, publié par Horizons de politiques Canada, un think tank financé avec les fonds publics, c’est-à-dire avec les taxes et les impôts que nous payons au gouvernement fédéral. Nous pourrions penser qu’enfin les rédacteurs du rapport daigneront nous traiter comme des êtres dotés de sensibilité, et pas seulement comme des producteurs et des consommateurs de marchandises, ou même comme des marchandises. Mais le seul fait de regrouper dans une catégorie distincte les activités qui modifient notre état émotionnel montre qu’on se préoccupe assez peu de la manière dont les autres catégories d’activités et leur transformation affectent notre état émotionnel. Car toutes les activités affectent nos sentiments, même si ce n’est pas leur fonction première. Le fait, pour un étudiant, de devoir rester seul des journées entières dans son petit appartement pour suivre des cours en ligne – parce qu’on s’imagine pouvoir ralentir la propagation du virus ainsi, parce qu’on trouve que c’est plus économique et écologique –, au lieu d’y assister en personne sur le campus universitaire, sans masque et…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (5)

Je continue mon analyse du rapport L’avenir de la valeur du think tank fédéral Horizons de politiques Canada en passant à la sixième activité humaine de base, c’est-à-dire le transfert de connaissances, afin de voir de quelle manière les nouvelles technologies pourraient affecter la rareté et provoquer des changements de valeur dans ce domaine selon les rédacteurs du rapport, et pour essayer d’en dégager les implications politiques sous-jacentes. Je présume que cette activité, comme la « production » de connaissances, concerne tout particulièrement plusieurs de mes lecteurs, qui enseignent, qui ont enseigné ou qui aimeraient enseigner. Puis, en tant que citoyens, les manières dont on pourrait transformer le transfert de connaissances nous concernent tous, car elles peuvent s’inscrire dans un projet politique susceptible d’avoir des effets considérables. Ceux qui influencent ou contrôlent la transmission de ce qui passe, à tort ou à raison, pour des connaissances sont assurément très puissants. C’est pourquoi le savoir autorisé et diffusé a toujours été l’enjeu de luttes ouvertes ou cachées entre des groupes d’intérêts concurrents, ou entre les gouvernants et les gouvernés. La définition de cette activité est simpliste. Sa formulation laisse entendre que la savoir est quelque chose de donné, de connu comme…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (4)

Je continue l’analyse du rapport publié par le think tank fédéral Horizons de politiques Canada que j’ai commencée dans les billets du 29 octobre, du 1er novembre et du 6 novembre 2021. Nous nous intéresserons maintenant à la cinquième activité humaine de base, question de voir comment, selon les auteurs du rapport, les nouvelles activités pourraient affecter la rareté quant à la production de connaissances, et provoquer des changements de valeur, comprise au sens économique. Ce qu’on dit ici est très important pour nous, car je suppose que plusieurs de mes lecteurs entrent dans la grande catégorie des « producteurs » et des « consommateurs » de connaissances. Il n’est déjà pas sans danger qu’on considère nos activités intellectuelles et artistiques d’un point de vue économique assez borné. Gardons donc l’œil ouvert et voyons à quelles transformations on voudrait soumettre ce que nous faisons, sous prétexte de progrès technologique. La définition est très vague et en même temps elle est restrictive et même simplificatrice. Comme je l’ai déjà dit dans mon analyse de l’activité 4, le fait de séparer en deux activités distinctes l’acquisition d’informations et la production de connaissances pose problème, surtout si les informations sont acquises par des personnes autres que celles…

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Horizons de politiques Canada – L’avenir de la valeur (2)

Je continue ici l’analyse débutée dans le billet du 29 octobre 2021 sur le rapport intitulé L’avenir de la valeur de l’organisme fédéral Horizons de politiques Canada, lequel on peut qualifier de think tank. Après avoir défini de ce qu’ils entendent par valeur (le montant d’argent reçu pour la vente d’un bien ou d’un service dans une économie de marché) et insisté sur le rythme de ces changements de valeur, les auteurs du rapport énumèrent les dix technologies qui selon eux sont à l’origine de ces profonds changements (p. 13) : l’internet des objets ; l’intelligence artificielle et les logiciels d’automatisation ; la robotique ; la téléprésence ; la réalité virtuelle et augmentée ; les technologies de production décentralisée (l’impression 3D par exemple) ; les technologies bionumériques ; les matériaux avancés ; les chaînes de blocs ; la connectivité à haut débit. Sans nier l’importance des changements économiques que pourraient rendre possibles ces technologies, je rappelle qu’elles peuvent être utilisées de différentes manières pour atteindre des objectifs différents et parfois même radicalement opposés. Dans le même esprit, le fait d’accorder de l’importance à ces technologies et de financer des recherches qui portent sur elles peut s’expliquer par des projets économiques, sociaux et politiques de plus ou moins grande envergure,…

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Dissection de la Charte des droits et libertés de la personne à la lumière de la crise actuelle (2)

Je continue ici l’analyse de la Charte des droits et libertés de la personne, que j’ai commencée dans un billet publié il y a environ deux semaines. Je rappelle que je ne suis pas juriste et que mes analyses ne sauraient être considérées ou utilisées comme un avis juridique. La perspective que j’adopte n’est d’ailleurs pas celle du droit, mais celle de la philosophie politique. Il s’agit d’examiner la Charte pour déterminer dans quelle mesure notre gouvernement et ceux qui appliquent ses décisions briment nos droits et nos libertés. Cet examen est la condition d’existence de nos droits et de nos libertés, surtout quand les juristes et les politiciens, par adhésion à l’idéologie sanitaire, par amour du pouvoir ou par crainte des représailles, n’assument pas leurs responsabilités de gardiens du droit et de défenseurs des libertés des citoyens, sont devenus de vulgaires mercenaires, ou agissent comme s’ils étaient nos maîtres. Le préambule et le chapitre I (libertés et droits fondamentaux) de la Charte ayant fait l’objet de la première partie de cette analyse, passons au chapitre II (droits politiques). « 21. Toute personne a droit d’adresser des pétitions à l’Assemblée nationale pour le redressement de griefs. 22. Toute personne légalement habilitée…

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Déclarations nébuleuses, incohérentes et absurdes sur la fin de l’état d’urgence sanitaire (ou l’art de nous mener en bateau)

Nos autorités politiques et sanitaires nous ont encore annoncé qu’elles vont envisager de mettre fin de l’état d’urgence sanitaire, cette fois-ci au début de l’année 2022 (« Fin de l’état d’urgence sanitaire en 2022 : Legault entrevoit la fin de la majorité des mesures », La Presse, 20 octobre 2021). Rappelons que c’est ce qu’elles nous ont dit il y a déjà plusieurs mois, pour inciter les adultes et les adolescents à se faire vacciner. L’état d’urgence, nous disait-on, pourrait peut-être être levé à l’automne, quand la couverture vaccinale visée (70 % ou 75 %) serait atteinte. Pourtant cette cible a été atteinte depuis longtemps et nous voilà en novembre sans qu’aucune mesure concrète n’ait été prise pour mettre fin à l’état d’urgence sanitaire. C’est qu’on nous a annoncé la venue du méchant variant Delta, qui devait décimer les personnes non vaccinées, et peut-être même une partie des personnes vaccinées plus vulnérables, invariablement infectées à cause des personnes non vaccinées. Nous attendons encore. Cette « quatrième vague » a été encore moins dévastatrice que la « troisième vague », c’est-à-dire une petite vaguelette de rien du tout, si du moins on s’intéresse à ce qui importe vraiment, c’est-à-dire aux décès et aux hospitalisations, et pas aux cas d’infection. Si…

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Réplique à un autre sermon du Père Lagacé (ou sur le prétendu devoir de promotion vaccinale des syndicats)

Je veux ici répliquer à un autre sermon du Père Lagacé, fait dans une chronique publiée juste avant l’annonce du report de la suspension des travailleurs de la santé non vaccinés (« Les lavabos, la suite », La Presse, 13 octobre 2021). Cette chronique est la suite d’une chronique publiée en avril en 2020. Je ne reviens pas sur cette première chronique et je me contente de faire remarquer que, bien que je ne le suive pas sur toute la ligne (une représentante syndicale des employés de la SAQ me semble avoir raison de s’étonner de la décision de garder les succursales de la société d’État, alors que le gouvernement terrorise la population québécoise pour qu’elle reste chez elle pour ne pas attraper le virus et dit qu’il faut seulement garder ouverts les commerces essentiels, même si j’en conclurais pour ma part que cette décision montre que les mesures sanitaires sont arbitraires depuis le tout début, alors que pour sa part elle y voit quelque chose d’anxiogène pour les employés), Patrick Lagacé n’était pas encore devenu le Père Lagacé et n’avait pas encore sombré complètement dans le délire superstitieux. Il est à craindre que le vaccin lui ait depuis monté à la…

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Corruption de la politique : les partis politiques

Il ne s’agit pas, dans ce billet, de la corruption des politiciens, au sens où ceux-ci auraient été soudoyés ou achetés par des gouvernements étrangers, des organisations supra-nationales, des secteurs de l’industrie, de puissants multimilliardaires ou des organisations criminelles ou religieuses. Même si ce phénomène existe certainement, même s’il est vraisemblable qu’il joue un rôle considérable dans la crise actuelle et dans ce qui l’a préparée, il ne saurait expliquer à lui seul les événements que nous vivons ou subissons. On a certainement raison de dire que l’on n’a pas pu corrompre presque tous les présidents, les premiers ministres, les ministres et les députés, surtout sans que ça ne s’ébruite. Et il faut aussi expliquer le comportement de beaucoup de citoyens – en principe ils sont ou devraient être des acteurs politiques et ils n’ont certainement pas reçu des pots-de-vin – qui est lui aussi très nuisible en raison de la masse qu’ils constituent et qui entravent ou neutralisent les tentatives de résistance. On aurait toutefois tort de croire pour si peu qu’on a liquidé définitivement le problème de la corruption et qu’on peut simplement continuer à vaquer tranquillement à ses occupations pendant que les autorités politiques et sanitaires, soucieuses…

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Corruption morale et intellectuelle des citoyens

Dans la langue courante, nous entendons la corruption d’une manière tellement réductrice qu’il y a une foule de choses que nous pouvons difficilement penser et même remarquer. La plupart du temps, quand nous parlons de corruption, nous voulons dire qu’une personne en soudoie une autre pour obtenir une faveur, un privilège, un contrat, un passe-droit, en échange d’une somme d’argent, d’un cadeau ou d’un service, par exemple. Ou encore nous voulons dire qu’il y a détournement de fonds. Ainsi celui qui est corrompu est presque toujours quelqu’un qui occupe une certaine position d’autorité, souvent une charge publique. Il y a des policiers corrompus auxquels on peut offrir des pots-de-vin pour qu’ils n’appliquent pas la loi. Il y a des politiciens corrompus qui obtiennent de l’aide financière ou d’une autre nature lors de leur campagne électorale, et qui restent redevables à leurs protecteurs après leur élection. Il y a des bureaucrates corrompus qui profitent de leur position pour s’enrichir à même les fonds publics, ou pour enrichir les membres de leurs familles et leurs amis. La corruption est donc, dans son sens le plus usuel, un trafic illégal d’argent, d’influence, de pouvoir et de faveurs. Et si la corruption comporte bien…

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Drôle d’expression : « protéger la santé »

En raison de son association avec une image simpliste mais très parlante, j’ai été frappé aujourd’hui par une expression très commune utilisée à l’occasion d’une campagne de communication organisée par un regroupement de pharmaciens cherchant à faire mousser leur profession aux yeux de la population québécoise. Sous le slogan « pharmacien engagé à protéger votre santé », on peut voir le montage photographique d’un membre de la corporation pharmaceutique portant, moitié-moitié, un sarrau blanc et un costume de garde du corps, avec la pose d’usage (main sur un écouteur sur l’oreille droite, pour mieux entendre un informateur invisible l’avertir d’un danger imminent pour la santé de la population qui nécessitera son intervention salvatrice). Je laisse de côté la question de savoir si nos pharmaciens sont vraiment engagés à protéger notre santé, ou s’ils sont plutôt engagés à s’en mettre plein les poches, pour me demander si on pense et parle avec justesse quand on utilise cette expression. Certes, cette expression n’est pas nouvelle. Elle est dans l’air du temps depuis déjà quelques décennies. Si elle ne l’avait pas été, nous n’en serions pas où nous en sommes aujourd’hui. Il n’empêche que depuis l’infortunée arrivée du virus, elle occupe beaucoup plus de…

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Inconstance du statut vaccinal et du champ d’application du passeport vaccinal

Je veux revenir ici sur certains des aspects de mon analyse du décret ordonnant l’implantation du passeport vaccinal afin de me concentrer sur eux et de les développer autrement, et aussi pour attirer l’attention sur des choses que je n’ai pas remarquées à la première lecture. Pour ce faire, je commencerai par le dernier alinéa, qui relativise tout ce qui est ordonné dans les alinéas précédents : « QUE le ministre de la Santé et des Services sociaux soit habilité à ordonner toute modification ou toute précision relative aux mesures prévues par le présent décret. » Ce qui revient à ordonner que le ministre a le droit d’ordonner, sans délai et sans formalité (voir le préambule du décret), la modification de tout ce qui a été ordonné dans les autres alinéas. Ce qui est tout sauf rassurant. Ce qui est une manière de faire savoir aux lecteurs du décret que non seulement on pourrait changer ce qu’on y ordonne, mais aussi que ça va probablement changer. À la lumière de cette drôle de clause par laquelle le ministre se donne à lui-même carte blanche, relisons le premier alinéa qui définit ce qu’on entend par adéquatement protégée : « QU’aux fins du présent décret, on considère…

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Omission importante dans le décret sur le passeport vaccinal

Je n’ai pas remarqué, à la première lecture du décret sur l’implantation du passeport vaccinal, qu’on y a fait une omission importante. Malgré les déclarations réitérées des autorités politiques et sanitaires à l’effet qu’on veille à la protection des renseignements personnels et qu’il n’y a pas de collecte de données au moment de la vérification des passeports vaccinaux par les commerçants et les organisateurs des activités, aucune disposition n’est prise à ce sujet dans le décret. Bien sûr, on dit ceci au dixième alinéa du décret : « QUE, sous réserve du huitième alinéa, il soit interdit à quiconque de conserver, en tout ou en partie, les renseignements obtenus pour les fins de toute vérification effectuée en vertu du présent décret. » Mais c’est trop peu et ça concerne surtout ou seulement, d’après le contexte du décret, les opérateurs des lieux et les organisateurs des activités qui vérifient les preuves de vaccination grâce à l’application gouvernementale, et pas le gouvernement ou une autre entité. Pourtant on se donne la peine de rassurer la population à ce sujet sur la page portant sur l’application VaxiCode du site du gouvernement consacré à la COVID-19. Voici ce qu’on déclare à propos de la protection des…

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Analyse du décret ordonnant l’implantation du passeport vaccinal

Tel qu’annoncé, je fais ici l’analyse du décret numéro 1173-2021 du 1er septembre que le gouvernement a bien daigné rendre public le jour même de l’entrée en vigueur du fameux passeport vaccinal, avec au moins quelques heures de retard, comme s’il ne pouvait pas le promulguer une semaine ou deux plus tôt, en précisément sa date d’entrée en vigueur. Ce qui montre le peu de cas que notre gouvernement fait de ses propres décrets, de même que les journalistes et la population québécoise, qui ne parlent presque jamais de ces décrets ou qui ignorent même leur existence, la seule parole de nos autorités devant avoir force de loi. Cependant ce n’est que parce que ces décrets existent que nous pouvons encore prétendre que nous ne vivons pas dans une dictature au sens strict du terme, c’est-à-dire dans une société où ce que dictent les autorités politiques et sanitaires, par exemple à l’occasion d’une conférence de presse ou sur un site internet, suffit pour entraîner des obligations et des interdictions pour les personnes gouvernées. Il n’est donc pas vain de continuer à accorder de l’importance à ces décrets, et de montrer que nous les lisons et les comprenons. Sinon notre gouvernement,…

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Toujours la même question

Depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, les autorités politiques et sanitaires québécoises et canadiennes – comme celles de beaucoup d’autres pays – évitent de répondre à cette question : qu’est-ce qu’il faudrait pour qu’on considère qu’il n’y a plus d’urgence sanitaire et pour qu’on décide de mettre fin à cet état d’exception ? En fait, elles ne se posent même pas cette question et elles feignent de ne pas l’entendre ou elles trouvent des échappatoires quand nous la leur posons. Car ce n’est certainement pas dans leur intérêt d’y répondre, ne serait-ce que parce qu’elles perdraient les pouvoirs d’exception auxquels elles ont manifestement pris goût, et qu’elles auraient peut-être des comptes à nous rendre, enfin. Alors que l’état d’urgence sanitaire semble se pérenniser et que de nouvelles mesures sanitaires apparaissent – le passeport vaccinal et la vaccination obligatoire dans certains milieux de travail –, il serait temps que notre gouvernement daigne nous donner une réponse, même approximative. Il serait aussi grand temps que cette question soit discutée publiquement, car il ne s’agit pas avant tout d’un problème scientifique ou médical, mais d’un problème moral et politique qui nous concerne en tant qu’individus et citoyens. Nous ne saurions déléguer à…

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Diktats sur le passeport vaccinal, décrets à venir et absence de loi

Ce que nous savons actuellement sur le passeport vaccinal se réduit à presque rien. Nous savons ce que nous en disent les autorités politiques et sanitaires dans leurs points de presse et sur le site gouvernemental consacré à la crise dite sanitaire. Autrement dit, nous savons seulement que le passeport vaccinal entrera en vigueur au début du mois de septembre et qu’il sera requis pour aller dans les bars, les restaurants et les gyms, et pour assister à des matchs sportifs et à des festivals, par exemple. Il est censé s’appliquer seulement, pour l’instant, à certains services non essentiels et exclure les commerces de détail. Mais cela pourrait changer l’automne et l’hiver prochains, en fonction du nombre de « cas » dépistés. Ce qu’on trouve sur le site du gouvernement ne nous dit presque rien de plus : « Passeport vaccinal Le passeport vaccinal COVID-19 sera un document officiel et gratuit attestant qu’une personne est bien protégée contre la COVID-19. Le passeport vaccinal pourrait notamment permettre de voyager à l’étranger et d’accéder à des activités non essentielles aux personnes adéquatement protégées en cas de recrudescence des cas. Les travaux se poursuivent, mais il est envisagé d’utiliser le passeport vaccinal pour les activités non essentielles…

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Mécanique du foisonnement juridique et des difficultés d’application

1. Moyens et fins de la législation Ceux qui décident des règles selon lesquelles nous vivons se trompent lourdement s’ils ne font pas de l’applicabilité de ces règles un critère important devant les guider dans leur travail. Ou encore ils montrent par là qu’ils ne se soucient pas le moins du monde de l’application régulière et constante des lois, des règlements et des autres dispositions légales (décrets, arrêtés, etc.), ou qu’ils s’efforcent même d’en tirer profit. En effet, on ne saurait légiférer en pensant de manière procédurale, c’est-à-dire en séparant les fins et des moyens, comme si on pouvait fixer les fins de la législation sans examiner d’abord les moyens de les atteindre, pour le faire seulement après. Comme si la raison d’être de la législation n’était pas l’atteinte de ces fins, et comme si cet objectif ne dépendait pas de ces moyens. Une fin sans moyens efficaces de l’atteindre n’existe que dans l’esprit de ceux qui légifèrent et qui surestiment leur pouvoir au point de croire que l’ordre de la nature, auquel appartient aussi le monde des hommes, se soumettra à leur volonté. Outre le fait que les moyens efficaces peuvent venir à manquer et que les lois (ou…

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Sortes d’empoisonneurs et d’hypocrites

Les contempteurs de la vie : « La vie est une vallée de larmes. Nous sommes en ce monde pour souffrir. Dieu a condamné l’homme à travailler à la sueur de son front et la femme à enfanter dans la douleur. Vous dites que la vie n’est pas que souffrance et qu’il existe aussi des plaisirs. Mais ce sont là des plaisirs de la chair, des plaisirs matérialistes et sensibles, des plaisirs vils et trompeurs, des plaisirs qui vous dégradent et qui vous avilissent, des plaisirs qui vous détournent du rachat du péché originel et qui sont de nouveaux péchés pour lesquels il vous faudra payer, des plaisirs qui sont des pièges et qui vous rendront indignes de la félicité éternelle. Il n’y a qu’un remède à tous ces maux, qu’une manière pour vous d’être sauvés : placer votre destin dans nos mains, nous les prêtres, et obéissez-nous au doigt et à l’œil. Ne vous contentez pas seulement de rendre vos actes conformes à notre volonté : rendez-y aussi conformes vos pensées et vos sentiments. Faites pénitence. Mortifiez votre chair, votre esprit et votre orgueil. Portez le cilice. Flageolez-vous. Ne forniquez pas. N’ayez pas de pensées impures. Pratiquez le jeûne. Mangez…

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Réflexion éthique sur le passeport vaccinal ou simple vernissage moral ?

J’analyse ici un article de Jocelyn Maclure, professeur de philosophie à l’Université Laval, qu’on considère comme un spécialiste de l’éthique, de la philosophie politique et de la philosophie du droit. Il est actuellement président de la Commission de l’éthique en science et en technologie. Il a été l’un des rédacteurs de du rapport de la Commission Bouchard-Taylor sur la laïcité dite ouverte et les accommodements dits raisonnables. Il a obtenu à quelques reprises du financement de CRSH et FQRSC. La crème de la crème en matière éthique, pensera-t-on. On verra qu’il en est autrement. Ce billet n’a donc pas pour seul objectif de montrer que les raisons invoquées pour justifier l’utilisation de passeport vaccinal sont pour le moins dire superficielles et rudimentaires. Il s’agit aussi de mettre en évidence le piètre état de la pensée supposément rationnelle et éthique, lequel joue certainement un rôle important dans la crise actuelle. L’article en question (« Le passeport vaccinal est-il juste ? Oui selon cet éthicien… mais temporairement ») a d’abord été publié sur The Conversation le 17 mai 2021 et ensuite dans le Le Soleil le 24 mai 2021. Il a donc été écrit presque deux mois avant que le ministre de la Santé et des Services…

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Conjectures sur le passeport vaccinal

Le ministre de la Santé et des Services sociaux nous a annoncé qu’à compter du 1er septembre, en cas d’une hausse des cas d’infection et des éclosions, une preuve de vaccination pourrait être exigée pour avoir accès à des services jugés non essentiels, comme les restaurants, les cafés, les bars, les salles de spectacles, etc., afin d’éviter un autre confinement et de permettre aux personnes adéquatement vaccinées d’avoir une vie plus normale, et de protéger malgré elles les personnes non vaccinées adéquatement, de les empêcher d’être infectées, de propager le virus et d’engorger les hôpitaux, et de les inciter à se faire enfin vacciner adéquatement. L’accès aux supermarchés, aux soins de santé et à l’éducation ne seraient pas visé par ces mesures, même si des journalistes et des personnes adéquatement vaccinés appellent à faire payer aux personnes non vaccinées adéquatement les soins hospitaliers dont ils pourraient avoir besoin s’ils attrapent le virus, et à les priver de cours « en présentiel ». Je regroupe dans ce billet plusieurs remarques pour la plupart déjà faites dans des billets précédents. J’insiste sur le fait qu’il s’agit de conjectures. Mais comme elles ont un fort degré de vraisemblance, il importe de les discuter et même…

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Syndrome du larbin

Voici un court film d’animation sur le syndrome du larbin, un mal contre lequel aucun remède n’a encore été découvert, et qui existait bien avant l’arrivée du virus. Ce qui explique pourquoi nous avons pu nous enliser si facilement dans la crise actuelle. Néanmoins le virus, en raison de fortes pressions constamment exercées sur l’écosystème dans lequel évolue le larbin, a provoqué l’apparition du variant sanitaire, qui constitue un véritable danger pour la santé publique en raison de sa contagiosité et de sa virulence quatre fois plus grandes que celles du larbin d’origine. Si bien que ce film, qui pouvait sembler à certains être une représentation outrée de la réalité de l’ère pré-virale, est maintenant bien en dessous de la réalité depuis que le virus sévit parmi nous. Ainsi une suite serait nécessaire. Unissons-nous pour arrêter la propagation du variant sanitaire !

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La liberté des autres comme condition de notre liberté

On dit souvent que notre liberté se termine où celle des autres commence. Selon cette maxime, la liberté de contraindre quelqu’un d’autre à faire quelque chose qu’il ne veut pas faire ne m’est pas reconnue, et vice versa. La vie en société consisterait donc à harmoniser les libertés de chacun, en lui accordant le plus de liberté possible sans empiéter sur la liberté des autres. Dans cette perspective, la principale chose qui menacerait la liberté des uns serait un excès de liberté dont se rendraient coupables les autres. C’est pourquoi il faudrait imposer des limites aux libertés individuelles, qu’il s’agisse de celles des personnes égoïstes qui empiètent sur les libertés de leur entourage, ou de celles des propriétaires et des gestionnaires des grandes entreprises qui portent atteintes à la liberté de leurs employés par les conditions de travail qu’ils leur imposent, et à celle de leurs concurrents de taille plus modeste par les stratagèmes utilisés pour entraver leurs affaires. Même en précisant qu’il faut établir une hiérarchie des libertés pour que cette maxime fonctionne – car les travailleurs qui luttent pour obtenir de meilleures conditions de travail restreignent certainement la liberté de leurs riches patrons de s’enrichir grâce à leur…

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Tendances expansionnistes des organismes bureaucratiques

Faisons comme si le ministère de la Santé et des Services sociaux et les autres organismes bureaucratiques qui sont impliquées dans la « gestion de la crise sanitaire » n’étaient pas corrompus par l’industrie pharmaceutique, et comme si ce qui s’y fait et ce qui s’y dit n’était pas déterminé par de cyniques calculs politiciens. Même dans ce cas, il y aurait tout lieu de craindre pour la suite de cette histoire, puisque ces organismes bureaucratiques, de par leur nature même, pourraient très bien ne pas vouloir nous lâcher. Voyons pourquoi il pourrait en être ainsi, et quelles pourraient en être les implications pour nous tous. Raisons des tendances expansionnistes bureaucratiques Il n’est pas nécessaire d’être un complotiste pour penser que les organismes bureaucratiques tendent naturellement à s’étendre et à accroître leur influence et leur puissance, aussi bien sur les personnes qui font partie d’eux que sur le reste de la société. Du moins en est-il ainsi si on ne fait rien pour entraver ou contrôler ces tendances expansionnistes. Et c’est encore pire si le pouvoir politique encourage ces tendances en cédant une partie de son pouvoir aux organismes bureaucratiques et en les finançant généreusement. Les chefs de service, les directeurs, les…

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Effets moraux de la campagne de vaccination massive – partie 2

Je continue ici la réflexion commencée dans un billet précédent à propos des effets moraux de la vaccination massive. Je rappelle qu’il s’agit d’analyser des effets moraux de la campagne de vaccination massive, qui sont favorisés par des sentiments déjà présents avant la « crise sanitaire » et cette campagne, qui renforcent ces sentiments ou qui se combinent avec eux. Et contrairement à ce que laissent entendre les discours moralisateurs grâce auxquels on fait la promotion de la vaccination de toute la population, les changements moraux que produit cette campagne ne sont pas bénéfiques pour les individus et pour la société Altruisme non réfléchi et culpabilisation de bas étage L’une des manières d’obtenir que les jeunes adultes et les adolescents consentent à être vaccinés consiste à faire la promotion de la vaccination dite altruiste. Il ne s’agit pas, pour toutes ces personnes, de se faire vacciner pour se protéger contre le virus. Ou du moins ce n’est pas la principale raison puisqu’elles sont peu à risque d’avoir des complications et de mourir en cas d’infection. Non, il s’agit de se faire vacciner pour protéger les personnes à risque, même si elles sont vaccinées dans une forte proportion et même si on dit…

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Docilité et mépris de la loi comme effets de l’autoritarisme et de l’arbitraire

Il faudrait être aveugle pour ne pas avoir remarqué que les mesures autoritaires et arbitraires que nous impose notre gouvernement depuis quinze mois ont changé notre rapport à la loi, d’une manière ou d’une autre. Docilité Le changement le plus répandu et le plus visible, c’est une plus grande docilité. Bien sûr, plusieurs d’entre nous sont dociles de longue date. La docilité – qu’il nomme simplement obéissance – a toujours été pour eux une vertu, même s’ils ne pouvaient pas le dire trop ouvertement avant l’arrivée du virus, sauf quand ils étaient entre eux. Mais maintenant que le virus est ici et qu’il semble avoir décidé de rester, ils peuvent montrer au grand jour leur docilité et l’exiger de leurs concitoyens, qui viennent grandir leurs rangs. Ce glissement dans la docilité se fait assez naturellement compte tenu de l’omniprésence, de la mobilité et de l’incohérence de toutes les recommandations, obligations et interdictions que formule ou promulgue le gouvernement, et qui sont reprises par les médias et dans tous les lieux que nous fréquentons, ad nauseam. Puis il y a la manière dont on les décide et fait respecter, c’est-à-dire de manière autoritaire, arbitraire et même invasive et agressive. Du jour…

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Effets moraux de la campagne de vaccination massive – partie 1

On a certes raison de s’inquiéter des effets physiologiques indésirables de la campagne de vaccination massive, surtout pour les groupes d’âge qui ne sont pas à risque et qui n’ont aucun bénéfice à retirer de la vaccination. Cependant, l’importance qu’on leur accorde a tendance à détourner l’attention des effets moraux de cette campagne. Et quand on s’intéresse à ces effets, souvent ce n’est pas en tant qu’effets en eux-mêmes nuisibles, mais en tant que moyens d’inciter la population à se faire vacciner. Il est important de se soucier de ces effets moraux pour trois raisons : Même s’il est vrai que la manipulation de l’opinion et des sentiments a certainement pour but d’obtenir la vaccination du plus grand nombre de personnes possible, les transformations sentimentales qu’on réalise ne disparaissent pas quand on se fait vacciner. Elles continuent d’exister, elles continuent de produire des effets et elles peuvent être canalisées, renforcées et transformées pour servir à d’autres fins. Les idées et les sentiments sur lesquels on agit pour produire ces transformations et atteindre ces objectifs existaient avant le début de la « crise sanitaire » et ont même leurs racines dans « l’ancienne normalité ». Autrement, le passage d’une situation à l’autre…

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Pour l’indépendance des députés et l’autonomie de l’Assemblée nationale

L’état d’urgence sanitaire n’en finit plus d’être prolongé. Son renouvellement est devenu une simple formalité dans la nouvelle normalité qu’on nous a imposée grâce à lui. Depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, nous nous trouvons dans une situation absurde qui montre non seulement les failles qu’il y a dans la Loi sur la santé publique, mais aussi les défaillances de nos institutions politiques elles-mêmes. La situation se résume comme suit : le gouvernement a déclaré l’état d’urgence sanitaire pour s’accorder à lui-même des pouvoirs exceptionnels et il en reporte indéfiniment la fin pour ne pas avoir à se départir de ces pouvoirs ; la Loi sur la santé publique stipule que l’Assemblée nationale peut révoquer l’état d’urgence sanitaire afin d’éviter que le gouvernement ne l’instrumentalise, ce qui est une précaution illusoire quand le parti gouvernemental détient la majorité des sièges à l’Assemblée nationale, comme c’est actuellement le cas. Le gouvernement prétend qu’il examinera s’il est possible de mettre fin à l’état d’urgence sanitaire à la fin du mois d’août 2021, quand les deuxièmes doses de vaccin auront été administrées. Mais rien ne nous assure qu’à ce moment, il ne reportera pas la fin de l’état d’urgence sanitaire sous prétexte d’être prudent,…

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Loi transitoire pour mettre fin à l’état d’urgence sanitaire

Bien que la question ait déjà fait l’objet de déclarations à l’Assemblée nationale, les partis d’opposition se sont mis à réclamer avec plus d’insistance la fin de l’état d’urgence sanitaire à la fin du mois de mai. Notre premier ministre dit devoir prolonger jusqu’à la fin du mois d’août pour permettre aux policiers d’empêcher les rassemblements illégaux et pour assurer la poursuite de la campagne de vaccination. Le Parti québécois réclame du gouvernement un plan de sortie de l’état d’urgence d’ici la fin de la session parlementaire, à la mi-juin. Son chef dit s’inquiéter de voir la province privée de « démocratie puis des contrepoids qui sont normaux dans une société démocratique », pour déclarer : « L'urgence sanitaire, c'est lorsqu’il y a une urgence, une situation qui est hors de contrôle, qui menace la sécurité des gens. Donc, on va tenter de s'entendre avec le gouvernement sur ces critères objectifs là cette semaine, parce que ce n'est pas à la discrétion du gouvernement [de la renouveler ou non]. » (« Lever l’urgence sanitaire est impossible avant la fin août, dit Legault », Journal de Québec, 25 mai) Et la cheffe du Parti libéral d’abonder dans le sens, en affirmant que le gouvernement n’a pas fait la démonstration…

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Autres raisons pour les personnes vaccinées d’être contre le passeport vaccinal

Alors qu’Israël a suspendu l’utilisation de « passeport vert » depuis le 1er juin et que l’idée d’un tel dispositif n’est pas bien accueillie dans certains États américains, il en va autrement en Europe, au Canada et au Québec, où on semble décidé à aller de l’avant, ou du moins des signes laissent présager que l’idée n’a pas été écartée et qu’elle pourrait bien refaire surface. Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec a dit cette semaine qu’on nous annoncera la semaine prochaine ce que l’on fera des codes QR que le gouvernement a envoyés aux personnes vaccinées, en guise de preuve numérique de vaccination. Notre gouvernement semble décidé à nous mettre devant le fait accompli. Car ce qu’on va nous annoncer la semaine prochaine pourrait nous être annoncé maintenant, et même aurait pu l’être il y a au moins quelques semaines ou quelques mois, même si la décision du gouvernement n’était pas encore arrêtée. La transparence, ce n’est pas annoncer aux citoyens une décision quand elle est prise afin qu’ils se conforment à elle. C’est plutôt les tenir au courant de ce qui est envisagé avec assez de précision et à temps pour qu’un débat public puisse…

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Lobbyisme des marchands de vaccins au Québec et au Canada

Ce n’est pas un secret que les activités de lobbyisme ont une influence considérable sur les politiques de nos gouvernements. Et le secteur de la santé ne fait pas exception. Où il y a beaucoup d’argent à faire, il y a forcément des lobbyistes. Pour plus de transparence, les lobbyistes doivent s’inscrire aux registres fédéral et provincial quand ils prennent l’initiative de communiquer avec des décideurs publics pour influencer, en autres, les orientations ou obtenir des contrats. Mais avec la restriction suivante, au Québec, sans doute renforcée à la suite de la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, qui excuse toutes sortes de pratiques qui seraient jugées illégales ou non conformes à l’éthique dans un autre contexte : « Précisons d’entrée de jeu que le fait, pour un représentant d’entreprise ou d’organisation, de répondre à la demande d’un décideur public (élu, fonctionnaire ou personne nommée à un organisme du gouvernement au sens de la Loi sur le vérificateur général) n’est pas une activité de lobbyisme au sens de la Loi. Bref, lorsqu’un décideur public initie la communication, il ne s’agit pas de lobbyisme. Par exemple, dans le but d’assurer les services essentiels, les ministères et organismes sollicitent quotidiennement des interlocuteurs des organismes à…

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Opération de reconnaissance d’un centre de vaccination

J’ai finalement réussi à vaincre ma répugnance et à aller voir à quoi ressemblent ces fameux centres de vaccination, qui ont profité de la fermeture ou de l’ouverture partielle de beaucoup de lieux publics pour y pousser comme des champignons. J’ai même réussi à en faire une sorte de jeu. C’est qu’il y a des choses plus utiles, plus intéressantes et surtout plus amusantes à faire, à proximité d’un centre de vaccination, que d’aller se faire vacciner, notamment aller voir comment l’idéologie sanitaire s’approprie des lieux sociaux qui lui préexistaient, les détourne de leur fonction originale et se matérialise en organisant l’espace à son image. Car les centres de vaccination sont des lieux forts de cette idéologie, un peu comme les églises pour le christianisme. Ce qui m’a finalement décidé à faire cette petite opération d’infiltration, dont j’avais l’idée depuis deux ou trois mois, c’est que nous ne courrons pas encore le risque d’être vaccinés à notre corps défendant en mettant les pieds dans un centre de vaccination. Mais il me fallait trouver un lieu de vaccination où l’on peut entrer et circuler assez librement. Autrement je risquais de me faire intercepter par des agents de sécurité, qui m’auraient empêché…

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Raisons pour les personnes vaccinées d’être contre le passeport vaccinal

Depuis que notre directeur national de la Santé publique a déclaré publiquement, il y a un mois, que les avantages du passeport vaccinal sont généralement surestimés et qu’il y a des risques éthiques, et que ce n’est pas la priorité du ministère de la Santé et des Services sociaux pour l’instant, les journalistes et la population parlent rarement de ce dispositif et presque seulement de la poursuite de la vaccination massive et de l’assouplissement des mesures sanitaires que l’atteinte des objectifs vaccinaux permettrait au gouvernement d’accorder à la population. Mais comme je l’ai déjà dit dans un billet, on ne doit surtout pas en conclure que cela ne changera pas dans quelques mois, par exemple à l’automne. Des experts pourraient entre-temps publier des études dans lesquelles ils concluraient que, finalement, les avantages du passeport vaccinal (ou de manière plus large, du passeport sanitaire, qui donnerait la possibilité de présenter un résultat négatif à un test de dépistage ou une preuve de rétablissement) sont plus grands que les inconvénients. Et il serait plus facile pour notre gouvernement d’implanter ce dispositif quand une forte proportion de la population active aura reçu ses deux doses de vaccin, puisque ce serait seulement la minorité…

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Remarques sur le plan de déconfinement du Québec - partie 2

Dans mon billet précédent sur le plan de déconfinement du Québec, j’ai fait une analyse détaillée des assouplissements que nous offre le gouvernement en échange de notre vaccination. En tant que tel, c’est déjà un drôle de marché. À ma connaissance, on n’a jamais vacciné massivement une population majoritairement saine et peu à risque de tomber gravement malade en lui promettant des bénéfices qui n’ont rien à voir avec sa santé. Je sais bien que c’est sous prétexte d’améliorer la situation épidémiologique qu’on vaccine la population : ce serait seulement après cette amélioration qu’il serait possible d’accorder des assouplissements. Seulement le discours et la pensée ont pris un raccourci : il s’agit de nous faire vacciner pour retrouver une part de notre « liberté » et de revenir à une sorte de « normalité », en passant par-dessus l’amélioration de la situation épidémiologique et la diminution des risques pour des personnes de toute façon majoritairement très peu à risque de tomber gravement malade. Cela fait donc à plusieurs d’entre nous l’effet d’une demande de rançon : « si vous ne vous faites pas vacciner en grand nombre, nous continuons à vous priver d’une grande partie de votre liberté et vous pouvez faire une croix sur un…

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Remarques sur le plan de déconfinement du Québec - partie 1

Le 18 mai, notre gouvernement a présenté en grande pompe son plan de déconfinement pour l’été 2021. On peut remarquer un changement notable dans l’humeur de nos concitoyens, qui y voient une bonne nouvelle comme on en aurait eu très peu depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire en mars 2020. Les jeunes adultes se ruent dans les centres de vaccination dans l’espoir de retrouver leur « liberté » et de revenir à la « normalité ». Mais il serait de voir de quelle « liberté » et de quelle « normalité » il s’agit, et quelles sont les conditions fixées par le gouvernement, avant de nous réjouir. En plus de la page internet qui résume les grandes lignes de son plan de déconfinement, le gouvernement a publié deux documents intitulés « Assouplissements prévus pour tous les paliers » et « Assouplissements à venir par paliers ». Dans ces deux documents, on constate que le système de paliers couleurs sera maintenu au moins jusqu’à la fin du mois d’août, après quoi il sera peut-être aboli si la situation épidémiologique le permet et si la couverture vaccinale de 75 % des personnes de 12 ans et plus est atteinte. Il en résulte que les assouplissements aux mesures…

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Mise à jour de « Contre le passeport vaccinal » - ajout de la sous-section 4c

La sous-section 4c a été ajoutée au texte intitulé « Contre le passeport vaccinal ». On y raisonne à partir des réserves et des doutes les plus communs sur l’efficacité des vaccins pour montrer qu’il en résulte des problèmes qui devraient nous détourner de l’utilisation du passeport vaccinal, sans quoi nous risquons d’entrer dans un cycle saisonnier de vaccination pour conserver notre immunité et les droits qu’elle nous confère. Bien loin d’être une manière de mettre fin à la « crise sanitaire », l’implantation de ce dispositif serait une manière de faire d’elle une partie intégrante de la nouvelle normalité. Contre le passeport vaccinal

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Plan de réouverture de la Saskatchewan

Notre premier ministre a déclaré qu’il veut s’inspirer du plan de déconfinement de la Saskatchewan pour présenter aux Québécois un plan semblable d’ici quelques semaines, afin de nous donner des points de repère et de nous rendre prévisible ce que les prochains mois nous réservent. Voici des intentions très louables. Mais il nous a déjà fait de semblables promesses l’automne dernier : il en est sorti le système d’alertes de couleur qu’on a appliqué de manière régulière, dont on a changé les mesures sanitaires propres à chaque palier, et auquel on a ajouté une nouvelle mesure d’importance, le couvre-feu, et un nouveau palier, le rouge foncé. Espérons qu’il en sortira autre chose que ce fatras de règles qui, au lieu d’encadrer les décisions du gouvernement, lui permet de n’en faire qu’à sa tête, selon la lubie du moment. Espérons qu’on ne nous présentera pas un plan de déconfinement qui est le reflet renversé du plan de reconfinement qu’on nous a présenté en septembre 2020. Voyons ce que dit le fameux plan de déconfinement saskatchewanais, sans présumer que le gouvernement québécois nous présentera nécessairement un plan semblable, malgré l’habitude bien documentée des différents gouvernements de s’imiter les uns les autres depuis le…

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Changement dans la manière d’imposer des mesures sanitaires

Je n’ai pas été étonné que le port du masque médical en continu (même quand on est assis bien sagement à son bureau, quand la distanciation sociale est respectée et quand il n’y a personne à dix ou vingt mètres à la ronde, en raison du télétravail qui est à prioriser) devienne obligatoire dans tous les milieux de travail après la recommandation faite par l’Institut national de santé publique (INSPQ) et relayée par les médias traditionnels en mars. Ce qui m’a au contraire surpris, c’est la manière dont cette nouvelle mesure sanitaire nous a été imposée. Je m’attendais à ce qu’un décret ou un arrêté soit promulgué, comme ça c’est produit pour la plupart des autres mesures sanitaires, notamment le port obligatoire du masque dans tous les lieux publics fermés, décrété en juillet 2020. Mais non : c’est la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) qui a décidé d’exiger le port du masque médical en continu dans tous les milieux de travail, en plus de la distanciation physique et de la présence de barrières physiques, supposément pour limiter la prolongation du virus et des affreux variants dans le contexte de la troisième…

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Des dangers d’une idéologie sanitaire 

Voici un article où Ariane Bilheran, docteur en psychopathologie, établit un rapprochement intéressant, mais surtout inquiétant, entre l’idéologie sanitaire actuelle et l’idéologie sanitaire nazie. En s’appuyant sur l’article de l’historien Johann Chapoutot, plusieurs points analogues à ce qui se passe actuellement sont abordés : l’utilisation d’une idéologie sanitaire à des fins politiques ; la médicalisation du discours politique, dans lequel l’aseptisation de la société est très importante ; la psychose de la contamination qui en résulte, alimentée par le fait que l’adversaire serait sournois et invisible ; les mesures sanitaires (couvre-feux, horaires de sortie, mises en quarantaines) applicables aux ghettos juifs, dont certaines provoquent ou aggravent les épidémies de typhus qu’il s’agirait de combattre ; la fusion du rôle du policier et du rôle du médecin, le policier ayant une mission sanitaire et le médecin ayant un tour d’esprit policier. Après la lecture de ces deux articles, on en vient presque à se demander si ce n’est pas les vecteurs de contamination que nous sommes tous qui sont – au lieu du Virus et des méchants variants – la cible des mesures sanitaires de notre gouvernement. À voir la manière dont il nous traite depuis un an, malgré les beaux discours qu’il nous tient, il…

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Sanctions économiques « auto-imposées » et guerre humanitaire contre le Virus

C’est du jamais vu : voilà plus d’un an que les gouvernements de presque tous les pays occidentaux adoptent des mesures qui détruisent leur économie, qui appauvrissent la population et lui rendent la vie invivable, et qui ébranlent toutes ses institutions. Et nous voilà repartis, presque partout, non pas tant pour la troisième vague de la « pandémie », que pour le troisième accès d’automutilation collective de l’Occident unanimement piloté pour nos dirigeants. Et qui sait quand viendra la prochaine trêve, et combien de semaines ou de jours elle durera ? Et qui sait si la situation ne pourrait pas bientôt culminer par une sorte de suicide de l’Occident tel que nous le connaissons ? Et qui sait quelle vie il pourrait y avoir après cette mort ? Cependant je ne crois pas à la génération spontanée, pas même à celle des événements étonnants que nous sommes en train de vivre. Ne nous laissons pas paralyser par l’étonnement et efforçons-nous de comprendre la genèse de ces événements, ou du moins une partie de cette genèse. Car des événements d’une telle ampleur sont nécessairement multifactoriels. Les gouvernements occidentaux ont souvent recours, sous des prétextes faussement humanitaires ou démocratiques, à des sanctions économiques pour déstabiliser, affaiblir, mettre au…

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Sélection sociale des individus les plus bornés et les plus dociles (ou la domestication)

En croyant s’inspirer de la théorie de l’évolution, une certaine idéologie sociale et économique prétend que ceux qui ont du succès sur le marché du travail ou qui réussissent à faire leur chemin dans notre société (pour beaucoup, c’est tout un) sont supérieurs à ceux qui stagnent ou qui échouent sur le marché du travail et qui restent toute leur vie au bas de l’échelle sociale. Pourtant personne ne penserait à dire, dans le contexte d’une dégradation importante d’un écosystème, que les vers de terre qui survivraient en se nourrissant des débris organiques seraient supérieurs aux animaux herbivores et carnivores qui périraient. Les lombrics sont seulement mieux adaptés à ce contexte en ce qu’il leur en faut moins pour survivre, par opposition aux animaux plus complexes, pour la survie desquels plus de conditions doivent être réunies. Personne n’aurait non plus l’idée de dire que les chiens de compagnie, domestiqués depuis des générations, sont supérieurs à leurs cousins les loups parce qu’ils réussissent à vivre en harmonie avec leurs maîtres les humains, en passant le plus clair de leur temps à l’intérieur des maisons et des appartements de ces derniers, alors que les loups sont voués à ne pas pouvoir exister…

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Réflexions à l’occasion du premier anniversaire de l’état d’urgence sanitaire - partie 3

De la même manière que dans les deux billets précédents, j’essaie ici d’anticiper ce qui pourrait se produire au cours des prochains mois. Puisque nos autorités délibèrent dans l’ombre (si elles délibèrent), puisqu’elles ne nous disent certainement pas toutes les raisons qui motivent leurs décisions (les protestations de transparence n’y changent rien, bien au contraire), puisque les raisons qu’elles nous donnent peuvent différer sensiblement de ces raisons (c’est une affaire de relations publiques, c’est-à-dire l’art de manipuler l’opinion et d’obtenir le consentement), ce qui suit est hypothétique. Je n’appartiens pas aux cercles du pouvoir et je n’y ai aucun contact, pas même indirectement. Le lecteur est donc prié de juger lui-même de la vraisemblance de ses conjectures, à partir des renseignements dont nous disposons et des stratagèmes que l’on a déjà utilisés contre nous, ou qu’on pourrait utiliser. Retour partiel dans les bureaux et « modernisation des espaces de travail » Les employés de bureau, qu’ils travaillent dans des entreprises privées ou dans des organismes publics, ont surtout fait du télétravail depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. À l’exception de travailleurs jugés essentiels, plusieurs n’ont pas passé une seule journée de travail à leur bureau depuis un an, alors…

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Réflexions à l’occasion du premier anniversaire de l’état d’urgence sanitaire - partie 2

Comme dans le billet précédent, il s’agit ici d’essayer de prévoir ce qui pourrait arriver à moyen terme ou à long terme. Car l’état d’urgence aura peut-être un deuxième, un troisième ou un quatrième anniversaire. Et même la fin de l’état d’urgence sanitaire ne signifierait probablement pas simplement un retour à la normalité d’avant le Virus. C’est pourquoi il importe de réfléchir à ce qui nous attend, afin de pouvoir agir en connaissance de cause. Il ne sortira rien de bon pour nous de toute cette histoire si nous continuons à obéir docilement à nos autorités. Je rappelle qu’il s’agit de conjectures. Pour cette raison, des possibilités incompatibles entre elles seront abordées. Il ne faudra pas y voir une incohérence, mais une tentative d’envisager différentes possibilités entre lesquelles il n’est pas possible de trancher, compte tenu que nos autorités nous gardent dans l’obscurité, soit qu’elles nous cachent ce qui a déjà été décidé, soit qu’elles ne savent pas elles-mêmes où nous allons. Puis il arrive à nos autorités de faire volte-face : des possibilités incompatibles pourraient donc se produire à des moments différents. Normalisation de certains éléments de l’état d’urgence sanitaire J’ai déjà signalé que nos autorités ne nous ont jamais…

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Réflexions à l’occasion du premier anniversaire de l’état d’urgence sanitaire - partie 1

Voilà déjà une année que nous vivons comme des assiégés. Le territoire québécois et l’esprit de ses habitants sont littéralement sous l’Occupation virale ! Et il y a tout lieu de croire que nous en avons encore pour longtemps. Malgré l’arrivée en grande pompe des « vaccins », le Virus n’est pas près de partir, nous dit-on. Et plusieurs des mesures sanitaires que nous connaissons sont là pour rester « un bout de temps ». Ce qui peut vouloir dire longtemps, si on en juge d’après les déclarations antérieures de nos autorités. Alors nous ne sommes probablement pas sortis du bois. Profitons donc de ce lugubre anniversaire, non pas pour commémorer les victimes véritables et présumées du Virus et nous plaindre de ce que les autorités politiques et sanitaires nous ont fait endurer depuis un an (dans les deux cas, ça ne servirait à rien), mais pour nous préparer à ce qui se pointe à l’horizon. Avant d’aller plus loin, j’insiste sur le fait qu’il s’agit de conjectures, et que je n’ai pas la prétention de lire dans l’avenir, contrairement à certains « experts » en santé publique, à certaines figures politiques et à certains journalistes. Puisqu’il est notoire que nos autorités manquent de transparence,…

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Principes pour une rénovation de la santé publique – II. Décentralisation, diversité, expérimentation et faillibilité

(Table des matières) Faisons comme si la corruption des institutions de santé publique, à l’échelle régionale, provinciale, nationale et internationale, n’était pas une réalité. Les puissances politiques et économiques – qui certainement ne nous veulent pas toujours du bien – auraient été trop bêtes ou pas assez rapaces (pour l’instant) pour profiter de la situation et de la corruptibilité de ces institutions. S’il en était ainsi, nous pourrions nous demander à quoi il serait bon de décentraliser ces institutions. Ne serait-ce pas compliquer inutilement les choses, qui sont déjà assez compliquées sans de telles réformes ? Mais c’est là supposer que le seul mal qui menace les institutions de santé publique, c’est la corruption. Pourtant l’erreur, si elle est répétée avec entêtement ou même acharnement, sans jamais être reconnue pour ce qu’elle est, peut être aussi nuisible que la corruption. Dans le contexte de l’actuelle « pandémie », ses effets pourraient être dévastateurs. Les bureaucrates et les experts de la santé publique, qui gouvernent nos vies depuis bientôt un an, reconnaissent eux-mêmes qu’ils peuvent se tromper. Le Grand Pontife de la Santé publique du Québec a lui-même reconnu publiquement sa faillibilité, pour faire accepter à la population qu’il pouvait dire une chose un…

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Principes pour une rénovation de la santé publique - I. Décentralisation, indépendance et prévention de la corruption

(Table des matières) Prévenir vaut mieux que guérir, entend-on souvent dire. C’est pourquoi, dans le domaine de la santé publique, on s’efforce de lutter contre le tabagisme, l’alcoolisme, la mauvaise alimentation et la sédentarité, au lieu de se contenter de soigner les maladies que ces mauvaises habitudes vies entraînent. C’est aussi pourquoi, dans un tout autre domaine, on s’efforce de lutter contre la corruption grâce à des formations en éthique, qui doivent faire connaître les principes moraux qu’il faut avoir pour se protéger de la corruption, au lieu de se contenter d’attraper et de punir les personnes crapuleuses. Du moins est-ce ainsi à première vue. Car rien n’est moins certain que l’efficacité de ces formations en éthique sur les personnes crapuleuses, surtout si elles ont l’impression, à tort ou à raison, qu’elles peuvent s’en tirer en raison de leur position hiérarchique. J’en viens même à me demander si ces formations éthiques ne visent pas surtout les personnes qui occupent les paliers inférieurs de la hiérarchie, dont la corruption est moins susceptible d’avoir des effets nuisibles à grande échelle, qui ont le moins à gagner et le plus à perdre si elles sont corrompues, et qui ne peuvent pas raisonnablement espérer…

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Principes pour une rénovation de la santé publique - Introduction

(Table des matières) Il ne faut pas être grand clerc pour savoir que la santé publique se porte très mal. Il suffit de voir presque tous les chercheurs, tous les professeurs et tous les bureaucrates qui œuvrent dans le domaine nous chanter la même chanson pour nous dire qu’il y a quelque chose qui cloche. Et quelle chanson ! Il nous faut suivre sans brocher les consignes de la Santé publique – élaborées à partir de leurs recommandations et s’appuyant sur les études que les autorités leur commandent – pour ne pas chopper une maladie dont nous pourrions être atteints sans avoir de symptômes et ne pas succomber individuellement et collectivement à cet ennemi invisible, féroce et diabolique que serait le Virus. Voilà presque un an que la population québécoise vit selon les diktats des experts patentés en santé publique et nous pouvons nous demander comment nous pourrons sortir un jour de cette « crise sanitaire » qui est en train de devenir la nouvelle réalité, si ce n’est par notre effondrement économique et social. Même quand la situation s’améliore, il ne faut pas nous relâcher : il y a les variants et la menace d’une troisième vague qu’ils pourraient…

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Purge du superflu et réduction à l’essentiel

Les mesures de guerre décrétées pour lutter contre le Virus consiste en une purge du superflu ou, si l’on préfère, à une réduction à l’essentiel. Nous avons remarqué, immédiatement après la déclaration de l’état d’urgence sanitaire qui se pérennise, que l’économie, la société et notre vie sont, aux yeux de nos autorités, composées de choses essentielles et de choses inessentielles. Les supermarchés, les pharmacies, les quincailleries, la Société des alcools du Québec et Société québécoise du cannabis sont des commerces essentiels. Les librairies et les bars n’en sont pas. L’éducation en présentiel ou à distance est essentielle. Les voyages et le tourisme ne le sont pas. Les sorties en famille sont essentielles. Les rassemblements entre amis ne le sont pas. C’est là le plus visible. Mais il y a aussi une purge du superflu et une réduction à l’essentiel dans ce qu’on conserve de ce qui est essentiel ou inessentiel. Il est vrai que les supermarchés et les pharmacies continuent d’exister à peu près sous la même forme. J’en conclus qu’ils avaient déjà été réduits à quelques fonctions essentielles : vendre de la nourriture ou des médicaments, en plus de produits de santé, d’hygiène et de commodité. Ce qui est déjà…

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De l’inconvénient d’être jeune

Avant l’arrivée du Virus On pense généralement que c’est un grand avantage d’être jeune. Les jeunes ont alors toute la vie devant eux. Tout est encore possible pour ceux qui ont seulement dix-huit ou vingt ans. Ils n’ont pas encore intégré pleinement le marché du travail et ils n’ont pas encore des obligations familiales. Ils sont donc libres de faire une foule de choses qui sont plus difficiles pour leurs aînés. Enfin ils ont la santé, ce qui est la chose la plus importante, surtout depuis la venue du Virus. Leurs chances d’avoir des complications et d’en mourir sont à peu près nulles. Ceux qui se représentent ainsi la jeunesse ont été, de toute évidence, jeunes il y a bien longtemps. Ou du moins ils ont idéalisé leur jeunesse : leurs souvenirs ne correspondent pas à leur jeunesse, ou ils en omettent systématiquement les côtés les plus pénibles. Je me souviens qu’il y a une vingtaine d’années, il était déjà passablement pénible d’être jeune. Au cégep, j’avais parfois plus de 30 heures de cours par session. Avec les exercices à faire, les travaux à remettre et les examens à préparer, je devais étudier au minimum 50 heures par semaine. Et j’apprenais…

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Infantilisation généralisée

Nos autorités politiques et sanitaires nous traitent comme des enfants. Depuis presque un an, elles décident à notre place ce qui est bon pour nous, individuellement et collectivement. Elles nous disent ce qu’il faut faire, ce qu’il faut penser et ce qu’il faut sentir. Nous serions trop bêtes, trop attardés pour en juger nous-mêmes. Elles nous donnent des consignes sur tous les aspects de notre vie et sur les moindres de nos actions, en allant souvent dans le menu détail. Pour ajouter l’insulte à l’injure, le ton sur lequel elles nous parlent n’est pas un ton qu’on emploie avec des égaux ou entre adultes. Je parle de ce ton de grande personne qui essaie d’expliquer à des enfants des choses qu’elle croit trop complexes pour leur compréhension, mais qui cherche surtout à les convaincre d’être gentils et de faire ce qu’elle leur demande. Je pense aussi à ce ton de maman ou de papa sur le point de se mettre en colère quand lesdits enfants ne sont pas sages et dociles. Et si ces enfants sont alors récalcitrants, papa ou maman annule telle activité qu’ils aiment, il les empêche de voir leurs amis, il les envoie en punition dans leur…

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Penser la dictature

On nous répète depuis que nous sommes tout petits que nous vivons dans une démocratie. Ça nous semble tellement naturel que nous pouvons difficilement concevoir que ça change et encore moins que nous allons vers la dictature, lentement ou rapidement, sur certains points seulement ou de manière générale. Beaucoup d’entre nous, habitués à dire aux autres et à se dire à eux-mêmes qu’ils vivent dans une démocratie, auraient de la peine à dire ce qu’ils entendent par là, tout comme ils auraient de la difficulté à dire ce qu’est une dictature. La démocratie, c’est nous, et la dictature, c’est les autres, voilà tout ! Même pour nous, qui sommes prêts à envisager cette possibilité, le problème n’est pas facile. Et la difficulté est peut-être plus morale qu’intellectuelle, tant il est déplaisant de nous demander si nous ne vivons pas dans une dictature ou, du moins, si les tendances dictatoriales ne gagnent pas du terrain tellement rapidement (ce qui est déjà un mal) que le passage à une dictature à proprement parler semble possible. Il faut néanmoins avoir le courage de nous poser ces questions. Mais il faut aussi savoir garder notre sang-froid et ne pas simplement crier à qui veut…

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La Loi, c'est moi !

Voilà ce que doivent se dire intérieurement nos autorités politiques et sanitaires depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Et non sans raison. En effet, leur parole fait loi depuis dix mois. Je n’exagère pas. Ce que nous devons faire et ne pas faire est dicté par ce qu’elles disent dans les points de presse et ce qu’en rapportent et expliquent les journalistes. Vous me direz que ce sont les décrets et les arrêtés promulgués par le gouvernement qui donnent force de loi aux déclarations et aux décisions des autorités politiques et sanitaires. S’il n’y avait pas de tels décrets et arrêtés, les paroles de nos autorités demeureraient sans effets d’un point de vue juridique. Nous ne vivons quand même pas dans une dictature. Mettons. Mais nombreux sont ceux qui savent à peine ou qui ne savent pas que ces décrets et ces arrêtés existent. S’ils se conforment aux consignes de la Santé publique, c’est qu’ils ont entendu le premier ministre, le ministre de la Santé et des Services sociaux et le directeur national de la Santé publique dire qu’il faut le faire, c’est qu’ils ont lu ou entendu la même chose dans les journaux ou aux « nouvelles ». Donc, pour…

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Réclusion préventive généralisée

Quelle surprise ! Nous revoilà confinés presque totalement pour trois ou quatre semaines. Ce qui veut dire, dans le langage de nos autorités politiques et sanitaires, probablement pour trois ou quatre mois, et peut-être davantage. Et en plus nous avons droit, cette fois-ci, à un couvre-feu de 20 heures à 5 heures du matin. C’est que nous avons la chance de vivre dans un pays où nos chefs, d’une bienveillance sans limites, ont pour priorité absolue de protéger notre santé et de nous sauver du Virus – tout comme les citoyens français, anglais, allemands, belges, italiens, espagnols, suisses et australiens, qui ont eux aussi tous la chance d’être gouvernés par des politiciens qui ont pour seule préoccupation leur santé ! Et quand on est persuadé d’agir comme une maman ou un papa qui doit prendre soin de quelques millions de grands enfants qui ne sauraient pas ce qui est bon pour eux, et qui seraient trop souvent égoïstes, désobéissants, indisciplinés et même récalcitrants, il faut être prêt à prendre les moyens qui s’imposent, pense-t-on. Car maman ou papa sait ce qui est bon pour ses ados : ils doivent être rentrés à la maison avant 20 heures, sans quoi ils…

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La guerre contre l'Ennemi invisible

Avec l’accord de T. M., qui m’a fait parvenir les Discours parlementaires sur la grippe ovine en mai dernier, je reprends les idées qui sont développées sur le terrorisme et la grippe ovine afin de leur donner une certaine autonomie, pour les rendre accessibles au lecteur qui ne voudrait pas lire la totalité de ces textes. Je m’efforcerai de m’éloigner le moins possible de ces discours – quitte à les paraphraser et même à reproduire de longs passages presque intégralement – afin de ne pas leur enlever toute leur vivacité, même si le texte qui suit – qui tient de l’essai – reprend des mouvements de pensée faits dans des discours qui se répondent. J’espère ne pas les dénaturer en essayant de les adapter plus directement à la situation actuelle, et ne pas aplatir les différents points de vue en les insérant dans un fil de pensée continu. J’y ajouterai aussi quelques rares idées de mon cru, c’est-à-dire presque rien, tant ces discours me semblent toujours s’appliquer presque intégralement à notre situation. Je conseille néanmoins au lecteur dont la curiosité aura été piquée par cette pâle imitation, d’aller lire les discours originaux. Il y trouvera des idées que je n’ai…

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Renversements moraux de la religion sanitaire

Depuis le début de l’occupation virale, la morale a été mise cul par-dessus tête par la nouvelle religion sanitaire. Ou plutôt : cette religion a si bien su tirer profit de tout ce qui marchait déjà à l’envers dans les morales préexistantes – la morale chrétienne et la morale du travail, par exemple – que nous avons atteint un degré d’absurdité et de bassesse morales peu commun. Toutefois il n’est pas question de dire que cela est sans précédent : de telles situations se sont déjà produites dans l’histoire de l’humanité, principalement lors des périodes de déclin ou de dissolution des civilisations. On compte souvent, parmi les causes de la décadence de la Rome antique, le renversement des valeurs dont la montée du christianisme est responsable. C’est ce qui a fait écrire à un historien : « Comme le principal objet de la religion est le bonheur d’une vie future, on peut remarquer sans surprise et sans scandale que l’introduction, ou au moins l’abus du christianisme, eut quelque influence sur le déclin et sur la chute de l’empire des Romains. Le clergé prêchait avec succès la doctrine de la patience et de la pusillanimité. Les vertus actives qui soutiennent la société étaient découragées, et…

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Recrudescence de la morale chrétienne : le sacrifice

Nous n’avons pas réussi à nous défaire de la superstition simplement parce que l’Église catholique a cessé, au Québec, de se mêler ouvertement de politique il y a quelques décennies. Il y a tout lieu de croire que nous ne nous sommes pas davantage libérés de la morale chrétienne. Sa persistance est telle que, même dans les pays occidentaux où l’influence de l’Église a commencé à décroître bien avant, sa morale reste graver dans les cœurs. Beaucoup de ceux qui se disent athées ou agnostiques adhèrent à certains aspects de cette morale. Certains vont même jusqu’à le reconnaître ouvertement : la morale chrétienne est porteuse de belles valeurs même s’ils n’ont pas la foi et s’ils se montrent critiques à l’égard de l’Église. Il est donc raisonnable de penser que la morale chrétienne joue un rôle considérable dans notre manière de réagir depuis l’arrivée du Virus, et que nos autorités politiques et sanitaires sont porteurs de cette morale ou l’utilisent pour nous influencer et même nous gouverner. Nous pouvons même faire l’hypothèse qu’en cette période de surenchère morale, elle reprend du poil de la bête. Toutefois il serait simpliste de croire qu’elle se manifeste sous une forme pure et sans mélange.

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Pourquoi faire confiance aux sociétés pharmaceutiques ?

Il serait impossible d’évaluer dans quelle mesure nous pouvons faire confiance aux sociétés pharmaceutiques si ce jugement dépendait seulement ou surtout de notre capacité à comprendre très bien les technologies qu’elles utilisent dans la fabrication des fameux « vaccins » tant attendus, et à examiner avec rigueur les résultats des études cliniques devant établir qu’ils sont efficaces et sûrs. Presque personne, à part quelques experts, ne serait en mesure de dire, en connaissance de cause, si nous devons faire confiance à ces grandes sociétés et à leurs produits. Est-ce à dire que nous devons nous fier à elles parce que, sur ce point, nous ne pouvons pas connaître de raisons de nous méfier d’elles ? Ou serait-ce l’inverse : devons-nous méfier d’elles parce que, sur ce point, nous ne pouvons pas connaître de raisons de nous fier à elles ? Les deux attitudes peuvent se défendre, et il n’est pas possible de les départager par leurs conséquences. Le fait de leur faire confiance, alors qu’en réalité nous devrions nous méfier d’elles, peut avoir de graves effets sur notre santé. Inversement, le fait de nous méfier d’elles, alors qu’en fait nous devrions nous fier à elles, pourrait nous priver d’un moyen efficace de sauver des vies…

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Pourquoi sommes-nous si obéissants? - partie 3 : l’éducation

J’ai observé que ceux qui critiquent ouvertement – à visage découvert – les mesures sanitaires décrétées par nos autorités, ne sont généralement pas les personnes les plus scolarisées de notre société. On peut le remarquer à leur manière de s’exprimer, par exemple. Quant à celles qui sont allées à l’université, assez souvent on voit qu’elles ne sont certainement pas des fils et des filles de bonne famille, et qu’elles viennent plutôt d’un milieu populaire (je dis cela sans mépris, puisque je ne peux certainement pas dire que j’ai grandi dans un milieu favorisé et que j’ai des parents cultivés). Ce qui leur vaut d’être ridiculisées et méprisées par tous ceux qui peuvent brandir fièrement leurs diplômes, qui manient le discours mieux qu’eux, ou qui savent exprimer correctement les signes apparents d’une intelligence supérieure. Sans doute les causes de cette tendance sont-elles multiples. Les personnes moins scolarisées et ayant souvent moins d’argent : sont davantage menacées par la crise économique dont les effets se font déjà sentir et nous frapperons bientôt presque tous de plein fouet ; sont confinés dans des logements généralement plus petits, qui rendent le confinement plus difficile à supporter ; n’ont pas un chalet où aller passer les fins de…

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Pourquoi faire confiance aux organismes gouvernementaux ?

Nous aurions tort de sous-estimer le rôle important que jouent les organismes gouvernementaux dans l’administration des affaires publiques, de manière générale, et plus particulièrement pendant la crise actuelle. Ces institutions, ainsi que les employés de l’État qui y travaillent (fonctionnaires et cadres), survivent aux législatures et aux gouvernements qui se succèdent. Autrement dit, ils assurent une sorte de permanence dans les affaires publiques, alors que les ministres, eux, vont et viennent au gré des élections et des remaniements ministériels. Les règles et les normes en vigueur dans ces institutions déterminent donc grandement ce qui est réalisé dans de nombreux domaines (l’éducation, la recherche, la santé, la culture, les télécommunications, la sécurité publique, les transports, les finances, l’économie, l’innovation technologique, l’agriculture, l’alimentation, la gestion des ressources forestières et minières, la famille, la retraite, etc.), de même que ce qui peut être dit ou non au grand public à propos des raisons qui motivent les décisions prises et de leurs impacts sur nos vies. Nous pourrions nous demander si ces décisions servent l’intérêt public (celui de la société et celui des individus, qui ne sont pas des choses distinctes), afin d’évaluer la confiance que nous pouvons raisonnablement avoir en ces institutions. Pour…

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Pourquoi faire confiance à la classe politique ?

La confiance est quelque chose qui se mérite. Qui d’entre nous accepterait de prendre pour associé un fraudeur notoire, ou simplement quelqu’un qui se défile quand on lui demande des garanties ? Qui accepterait de s’assurer auprès d’un assureur réputé pour trouver des échappatoires quand on lui présente des réclamations, ou qui demande de se contenter d’une entente verbale ? Qui accepterait d’acheter une maison sans même l’avoir visitée, inspectée et s’assurer qu’elle existe vraiment et qu’elle n’est pas une pure invention de son vendeur ? Le naïf qui ne serait pas capable de faire preuve de la prudence la plus élémentaire, ne devrait pas espérer de nous la moindre pitié quand il se ferait arnaquer, mais devrait plutôt s’attendre à ce que nous disions de lui : « Quel imbécile ! Bien fait pour lui ! Il n’a eu que ce qu’il mérite ! » Quand on est bête à ce point, on ne devrait pas pouvoir disposer soi-même de ses biens. Et si on n’est pas sous la tutelle de quelqu’un d’autre, le problème tend à se régler par lui-même, puisqu’on finit par se faire plumer comme un canard. Pourquoi ne pas faire preuve de la même prudence…

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Pourquoi sommes-nous si obéissants? - partie 2 : la politique

L’obéissance aux autorités politiques n’est pas chose nouvelle. Nous avons beau dire que nous vivons dans une démocratie, nous n’avons un véritable pouvoir politique qu’à l’occasion des élections. Et quel pouvoir est-ce là ? Celui de choisir nos représentants parmi les candidats que les partis politiques ont choisi – sans nous consulter – comme chefs ou comme candidats pour les représenter dans nos circonscriptions. Celui de choisir parmi les programmes politiques des partis, conçus en vase clos principalement par leurs membres les plus influents. Après quoi, plus le moindre pouvoir politique digne de ce nom jusqu’aux prochaines élections. Ce qui veut dire que même si les autorités politiques obtiennent leur pouvoir grâce à nos votes, c’est nous qui leur sommes subordonnés, et non le contraire. Une fois élues, ces autorités exercent leur pouvoir de manière d’autant plus autoritaire – sans nous consulter ou même nous écouter – qu’elles disent justement le tenir de nous, et gouverner en notre nom. Tout d’abord, le chef du parti politique qui a obtenu le plus de sièges à l’Assemblée nationale est déclaré premier ministre. Que son parti détienne ou non la majorité parlementaire, c’est lui qui nomme tous les ministres, en les choisissant seulement parmi…

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Pourquoi sommes-nous si obéissants? - partie 1 : le travail

Nous nous sommes déjà demandé pourquoi nous acceptons d’être confinés. Mais l’explication que nous avons donnée ne saurait suffire. Elle tente d’expliquer pourquoi nous nous montrons si obéissants, quand il s’agit de notre confinement à domicile, comme si ce comportement docile pouvait être isolé d’autres comportements dociles et des circonstances qui favorisent leur développement. Pourtant rien n’est moins sûr. D’une part, nous ne sommes pas seulement obéissants quand nous sommes confinés à domicile. Nous le sommes aussi quand nous utilisons les transports en commun, quand nous travaillons – pour ceux qui ne sont pas aussi confinés à la maison quand ils travaillent – et quand nous faisons nos courses, en raison de toutes les consignes sanitaires qu’on nous impose, que nous suivons, que nous ne contestons pas, et que nous ne discutons que rarement, quand nous n’allons pas jusqu’à en réclamer d’autres, comme si nous ne nous trouvions pas encore assez obéissants. D’autre part, nous n’avons pas commencé à être obéissants avec la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Nous l’étions bien avant. Si nous n’avions pas déjà été habitués à obéir, si l’obéissance n’était pas déjà une valeur importante pour nous, les choses se seraient passées autrement en mars et…

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Apprendre à vivre avec le Virus ou arrêter de vivre à cause de lui

Vivre avec le Virus Depuis que l’état d’urgence sanitaire a été déclaré, on nous répète qu’il faut apprendre à vivre avec le Virus. Et pourtant, c’est tout le contraire qu’on nous demande de faire en réalité : il nous faut arrêter de vivre à cause du Virus, et toute proposition de commencer enfin à vivre avec lui semble irréaliste, immorale, scandaleuse et folle. Remémorons-nous tout ce que nous pouvions faire librement avant la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, et qui faisait partie de notre vie quotidienne. Considérons maintenant tout ce qu’il nous est interdit de faire, tout ce qu’il ne nous est pas recommandé de faire, et tout ce que nous pouvons faire seulement à condition de nous plier à une nouvelle réglementation omniprésente, tatillonne et susceptible de changer au gré des vents. Et ça serait ça, vivre avec le Virus ? On se moque certainement de nous ! C’est là travestir le sens des mots. C’est leur faire dire le contraire de ce qu’ils signifient. Qu’est-ce que cela veut normalement dire, apprendre à vivre avec quelque chose ? Tout le contraire de ce que l’on prétend pour le Virus ! Qu’on me permette quelques comparaisons martiales, puisque nos autorités et nos journalistes ont déjà…

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Pourquoi acceptons-nous d’être confinés ?

Il ne s’agit pas de nous demander quelles raisons on nous donne pour justifier notre confinement. Ce serait une question stupide, dont nous savons tous la réponse. Il ne s’agit pas davantage de savoir si ces raisons sont bonnes, c’est-à-dire si la dangerosité du Virus justifie notre confinement, et si le confinement est un moyen efficace de lutter contre sa propagation et donc contre les hospitalisations et les décès dont il serait la cause. Il suffit de savoir que beaucoup d’entre nous le croient. Et pourtant nous croyons beaucoup de choses, notamment à propos de ce qui est nuisible ou bon pour notre santé, sans que nous ne changions tous nos habitudes pour autant. Par exemple, nous savons que notre mode de vie sédentaire est mauvais pour notre santé, qu’il est l’une des causes des maladies cardiovasculaires, et qu’il est donc responsable d’une diminution de notre espérance de vie. Mais beaucoup d’entre nous passent leurs soirées ou leurs fins de semaine devant un écran d’ordinateur (en plus du temps passé au travail) ou de télévision, au lieu de faire du sport ou de l’activité physique. Et nous ne nous attendons pas à ce que la Santé publique ordonne, grâce à…

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Discours parlementaires sur la grippe ovine

Un lecteur m’a envoyé ces discours parlementaires qui, même s’ils ne concernent pas la crise sanitaire actuelle, abordent à partir de points de vue inhabituels les problèmes auxquels nous sommes confrontés. J’ai bien eu quelques doutes quant à l’authenticité desdits discours. Mais les références données par ce lecteur m’ont permis de faire mes propres recherches et de conclure que, de toute évidence, ces discours sont authentiques. Discours parlementaires sur la grippe ovine

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