Vie (57)

Pour notre bien

C’est pour notre bien : qu’on nous traite tous, quels que soient notre âge et notre état de santé, comme des vieillards à l’article de la mort ; qu’on nous considère, par principe de précaution, malades quand nous n’avons pas de symptômes ; qu’on nous séquestre à domicile quand nous obtenons un résultat positif à la suite d’un test de dépistage, même quand nous n’avons pas le moindre symptôme ; qu’on en fait autant quand nous avons été en contact avec un cas confirmé, même quand le résultat du test de dépistage s’avère négatif ; qu’on a terrorisé le personnel soignant pendant la « première vague », lequel ne voulait parfois plus se rendre au travail pour soigner les résidents des CHSLD ; qu’on se propose de congédier des milliers de travailleurs de la santé non vaccinés à l’approche de l’hiver, précisément quand le réseau de la santé sera soumis à d’importantes pressions à cause des infections respiratoires virales saisonnières, comme à tous les ans ; qu’on nous a fait adopter un mode de vie qui incite à l’inactivité et qui contribue à l’apparition de conditions de santé rendant plus vulnérables au virus ; qu’on a créé, grâce au confinement, des conditions propices à la violence conjugale et parentale,…

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Déclarations nébuleuses, incohérentes et absurdes sur la fin de l’état d’urgence sanitaire (ou l’art de nous mener en bateau)

Nos autorités politiques et sanitaires nous ont encore annoncé qu’elles vont envisager de mettre fin de l’état d’urgence sanitaire, cette fois-ci au début de l’année 2022 (« Fin de l’état d’urgence sanitaire en 2022 : Legault entrevoit la fin de la majorité des mesures », La Presse, 20 octobre 2021). Rappelons que c’est ce qu’elles nous ont dit il y a déjà plusieurs mois, pour inciter les adultes et les adolescents à se faire vacciner. L’état d’urgence, nous disait-on, pourrait peut-être être levé à l’automne, quand la couverture vaccinale visée (70 % ou 75 %) serait atteinte. Pourtant cette cible a été atteinte depuis longtemps et nous voilà en novembre sans qu’aucune mesure concrète n’ait été prise pour mettre fin à l’état d’urgence sanitaire. C’est qu’on nous a annoncé la venue du méchant variant Delta, qui devait décimer les personnes non vaccinées, et peut-être même une partie des personnes vaccinées plus vulnérables, invariablement infectées à cause des personnes non vaccinées. Nous attendons encore. Cette « quatrième vague » a été encore moins dévastatrice que la « troisième vague », c’est-à-dire une petite vaguelette de rien du tout, si du moins on s’intéresse à ce qui importe vraiment, c’est-à-dire aux décès et aux hospitalisations, et pas aux cas d’infection. Si…

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Dissection de la Charte des droits et libertés de la personne à la lumière de la crise actuelle (1)

Je ferai ici des remarques sur la manière dont les articles de la partie I de la Charte des droits et libertés de la personne sont respectés depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire et, par la force des choses, je tâcherai de les interpréter correctement, c’est-à-dire de manière cohérente, sans dénaturer le texte. N’étant pas juriste, je ne prétends pas formulé un avis juridique. Je propose seulement de faire ici une lecture attentive de la Charte pour déterminer dans quelle mesure nos droits et nos libertés sont brimés par notre gouvernement et ceux qui appliquent ses décrets. Sans un tel examen, les droits et libertés – dans le contexte de la crise actuelle et de manière générale – qui pourraient nous être reconnus par la Charte ne sauraient vraiment exister, puisque pour disposer de droits et de libertés au sens juridique du terme, il faut bien les comprendre et savoir quelles sont leurs limites. Nos droits et nos libertés ne sont donc pas l’affaire exclusive des spécialistes du droit, qui nous représentent devant les tribunaux, ou qui y représentent l’État. Commençons par le préambule duquel devrait découler les droits et les libertés que nous reconnaît la Charte : « CONSIDÉRANT que…

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Renversements sur les conceptions individualiste et collectiviste de la santé

Les partisans de la vaccination de bout en bout peignent les non-vaccinés comme de méchants individualistes qui tôt ou tard finiront par tomber malades, qui occuperont des lits dans les hôpitaux, qui seront soignés aux frais des contribuables, qui seront responsables de l’engorgement du système de santé, qui priveront de soins les personnes vaccinées mais plus vulnérables ou non vaccinées pour des raisons de santé qu’ils infecteront et rendront malades, sans parler de toutes les autres personnes vaccinées mais atteintes d’une autre maladie, lesquelles se verront privées de soins médicaux adéquats à cause du délestage qu’on sera obligé de faire dans les hôpitaux pour soigner les personnes malades de la COVID-19 à cause des méchants égoïstes de non-vaccinés. À cela ils opposent explicitement ou implicitement une conception de la santé collectiviste. Il faut se faire vacciner deux fois, trois fois, tous les ans ou tous les six mois ou plus souvent si c’est nécessaire. C’est ainsi qu’on cesserait d’être un danger pour ses concitoyens et un fardeau pour l’État, le système de santé et les contribuables en occupant des lits dans les hôpitaux alors que cela aurait pu être évité. Bref, l’idéal de la santé collectiviste, ce serait que les…

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Renversements sur l’absolutisme

Faisons ici abstraction de tout ce qui pourrait être dit pour remettre en question l’idée selon laquelle les mesures sanitaires servent à protéger notre santé. Voyons ce que nous pouvons répondre à ceux qui, parce que nous défendons nos droits et nos libertés contre les nombreuses atteintes qu’on leur a faites depuis 18 mois et qu’on continue de leur faire, laissent entendre que nous ferions de la liberté une sorte d’absolu moral, pour nous répondre que la liberté n’est pas une valeur absolue, aussi bien moralement que politiquement et juridiquement, que celle-ci se voit imposer des limites, en temps normal et encore plus en temps de crise. Par exemple quand la santé et la sécurité de la population sont menacées, comme c’est le cas dans une pandémie. Qui a dit le contraire ? Qui a fait de la liberté un absolu parmi ceux qui s’opposent aux mesures sanitaires ? Personne, d’après ce que j’en sais, à part peut-être quelques toqués non représentatifs de la majorité des non-conformistes. Il est vrai que les entorses faites à nos libertés et à nos droits donnent parfois lieu à des réactions d’irritation, à des exagérations et même à des vociférations. Mais quand même, dire…

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Fausse pandémie, dégradation des conditions de vie et de la santé et guerre contre nous

Denis Rancourt, ancien professeur de physique à l’Université d’Ottawa, est l’un des rares scientifiques à intervenir à la fois dans les milieux de résistance anglophones et francophones, au Canada et aussi en Europe. La physique étant une science plus dure que les sciences dites de la santé en raison du rôle primordial qu’y jouent l’observation méthodique des phénomènes et la mathématisation des régularités, on aurait tort de le croire inapte à se prononcer sur la crise actuelle sous prétexte qu’il n’est pas médecin, microbiologiste, virologue ou épidémiologiste. Puisque ses interventions portent sur l’analyse des données produites dans les pays occidentaux, il n’usurpe en aucun cas une spécialité médicale ou scientifique qu’il n’a pas, surtout pas dans un contexte où l’on reconnaît l’importance de l’interdisciplinarité en science, c’est-à-dire l’apport des spécialistes de différentes disciplines scientifiques pour résoudre des problèmes et faire progresser la science. Il va sans dire que M. Rancourt, en raison de sa formation scientifique, de sa longue expérience de chercheur et de son expertise très diversifiée, est beaucoup plus apte à se prononcer sur les données de la soi-disant pandémie, et à en tirer des conséquences qui ne sont pas strictement scientifiques, que nos chefs politiques, nos journalistes…

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Corruption morale et intellectuelle des citoyens

Dans la langue courante, nous entendons la corruption d’une manière tellement réductrice qu’il y a une foule de choses que nous pouvons difficilement penser et même remarquer. La plupart du temps, quand nous parlons de corruption, nous voulons dire qu’une personne en soudoie une autre pour obtenir une faveur, un privilège, un contrat, un passe-droit, en échange d’une somme d’argent, d’un cadeau ou d’un service, par exemple. Ou encore nous voulons dire qu’il y a détournement de fonds. Ainsi celui qui est corrompu est presque toujours quelqu’un qui occupe une certaine position d’autorité, souvent une charge publique. Il y a des policiers corrompus auxquels on peut offrir des pots-de-vin pour qu’ils n’appliquent pas la loi. Il y a des politiciens qui obtiennent de l’aide financière ou d’une autre nature lors de leur campagne électorale, et qui restent redevables à leurs protecteurs après leur élection ; il y a des bureaucrates qui profitent de leur position pour s’enrichir à même les fonds publics, ou pour enrichir les membres de leurs familles et leurs amis. La corruption est donc, dans son sens le plus usuel, un trafic illégal d’argent, d’influence, de pouvoir et de faveurs. Et si la corruption comporte bien à nos…

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Drôle d’expression : « protéger la santé »

En raison de son associant avec une image simpliste mais très parlante, j’ai été frappé aujourd’hui par une expression très commune en raison d’une campagne de communication organisée par un regroupement de pharmaciens cherchant à faire mousser leur profession aux yeux de la population québécoise. Sous le slogan « pharmacien engagé à protéger votre santé », on peut voir le montage photographique d’un membre de la corporation pharmaceutique portant, moitié-moitié, un sarrau blanc et un costume de garde du corps, avec la pose d’usage (main sur un écouteur sur l’oreille droite, pour mieux entendre un informateur invisible l’avertir d’un danger imminent pour la santé de la population qui nécessitera son intervention salvatrice). Je laisse de côté la question de savoir si nos pharmaciens sont vraiment engagés à protéger notre santé, ou s’ils sont plutôt engagés à s’en mettre plein les poches, pour me demander si on pense et parle avec justesse quand on utilise cette expression. Certes, cette expression n’est pas nouvelle. Elle est dans l’air du temps depuis déjà quelques décennies. Si elle ne l’avait pas été, nous n’en serions pas où nous en sommes aujourd’hui. Il n’empêche que depuis l’infortunée arrivée du virus, elle occupe beaucoup plus de place dans…

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Réflexions sur la liberté, la santé et la sécurité

Ce texte est une tentative de surmonter les blocages moraux qui divisent en deux camps notre société depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire et qui rendent très difficile la discussion, à un tel point que c’est pratiquement l’impasse. Il s’adresse à la fois à ceux d’entre nous pour qui la santé et la sécurité sont la priorité, et à ceux d’entre nous qui valorisent davantage les libertés individuelles. Réflexions sur la liberté, la santé et la sécurité

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Toujours la même question

Depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, les autorités politiques et sanitaires québécoises et canadiennes – comme celles de beaucoup d’autres pays – évitent de répondre à cette question : qu’est-ce qu’il faudrait pour qu’on considère qu’il n’y a plus d’urgence sanitaire et pour qu’on décide de mettre fin à cet état d’exception ? En fait, elles ne se posent même pas cette question et elles feignent de ne pas l’entendre ou elles trouvent des échappatoires quand nous la leur posons. Car ce n’est certainement dans leur intérêt d’y répondre, ne serait-ce que parce qu’elles perdraient les pouvoirs d’exception auxquels elles ont manifestement pris goût, et qu’elles auraient des comptes à nous rendre, enfin. Alors que l’état d’urgence sanitaire semble se pérenniser et que de nouvelles mesures sanitaires apparaissent – le passeport vaccinal et la vaccination obligatoire dans certains milieux de travail –, il serait temps que notre gouvernement daigne nous donner une réponse, même approximative. Il serait aussi grand temps que cette question soit discutée publiquement, car il ne s’agit pas avant tout d’un problème scientifique ou médical, mais d’un problème moral et politique qui nous concerne en tant qu’individus et citoyens. Nous ne saurions déléguer à la classe politique et…

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Obligation de porter un masque dans les classes des institutions d’enseignement supérieur

Quelques jours avant le début des cours dans les cégeps et moins de deux semaines avant le début des cours dans les universités, le gouvernement a modifié son plan de la rentrée, non pas pour assouplir les règles sanitaires, mais pour les resserrer. Je parle bien entendu de l’obligation de porter le masque même en classe, contrairement à ce qui a été annoncé plus tôt cet été. Pourtant nous sommes au mois d’août, les hospitalisations demeurent relativement stables et les décès attribués ou liés à la COVID-19 sont pour ainsi dire inexistants à l’échelle de la province. Cela en dit long sur ce qui attend les étudiants et les professeurs cet automne et peut-être aussi l’hiver prochain, si le gouvernement ne décide pas entre-temps de renvoyer presque tout le monde à la maison. Et on peut se douter que l’actuelle ministre de l’Enseignement supérieur, qui a été ministre de la Santé et des Services sociaux pendant les premiers mois de l’état d’urgence sanitaire – elle a exprimé publiquement sa déception de devoir abandonner la Santé pour l’Enseignement supérieur à l’occasion du remaniement ministériel de l’année dernière –, est disposée à accepter ou à approuver les directives de la Santé publique…

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Pour un calcul raisonné des avantages et des inconvénients

Le passeport vaccinal est à nos portes. Nous ne savons pas encore quelle forme il prendra quand il entrera en vigueur, et encore moins quelles autres formes il pourrait prendre plus tard, à l’automne et à l’hiver. Mais nous devons quand même nous demander jusqu’où nous sommes prêts à aller pour ne pas nous faire vacciner et – c’est peut-être là le plus important – ne pas nous plier à l’utilisation du passeport vaccinal. Je dirais même qu’il faut nous poser ces questions d’autant plus que nous ne savons pas à quoi nous en tenir avec ce passeport vaccinal. J’adopterai un point de vue que je crois partager avec la plupart des lecteurs de ce blog. Si nous étions convaincus de l’efficacité et de l’innocuité des vaccins, si nous pensions gagner individuellement et collectivement quelque chose à nous faire vacciner, nous nous serions déjà précipités sur les doses de vaccin que notre gouvernement a généreusement mises à notre disposition. Or ce n’est pas le cas. La propagande gouvernementale et journalistique, bien qu’efficace pour beaucoup de nos concitoyens, nous inspire de la méfiance. Les médecins et les scientifiques qu’on appelle en renfort nous semblent être incompétents ou les laquais du gouvernement…

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Sortes d’empoisonneurs et d’hypocrites

Les contempteurs de la vie : « La vie est une vallée de larmes. Nous sommes en ce monde pour souffrir. Dieu a condamné l’homme à travailler à la sueur de son front et la femme à enfanter dans la douleur. Vous dites que la vie n’est pas que souffrance et qu’il existe aussi des plaisirs. Mais ce sont là des plaisirs de la chair, des plaisirs matérialistes et sensibles, des plaisirs vils et trompeurs, des plaisirs qui vous dégradent et qui vous avilissent, des plaisirs qui vous détournent du rachat du péché originel et qui sont de nouveaux péchés pour lesquels il vous faudra payer, des plaisirs qui sont des pièges et qui vous rendront indignes de la félicité éternelle. Il n’y a qu’un remède à tous ces maux, qu’une manière pour vous d’être sauvés : placer votre destin dans nos mains, nous les prêtres, et obéissez-nous au doigt et à l’œil. Ne vous contentez pas seulement de rendre vos actes conformes à notre volonté : rendez-y aussi conformes vos pensées et vos sentiments. Faites pénitence. Mortifiez votre chair, votre intelligence et votre orgueil. Portez le cilice. Flageolez-vous. Ne forniquez pas. N’ayez pas de pensées impures. Pratiquez le jeûne. Mangez tout juste ce…

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Réflexion éthique sur le passeport vaccinal ou simple vernissage moral ?

J’analyse ici un article de Jocelyn Maclure, professeur de philosophie à l’Université Laval, qu’on considère comme un spécialiste de l’éthique, de la philosophie politique et de la philosophie du droit. Il est actuellement président de la Commission de l’éthique en science et en technologie. Il a été l’un des rédacteurs de du rapport de la Commission Bouchard-Taylor sur la laïcité dite ouverte et les accommodements dits raisonnables. Il a obtenu à quelques reprises du financement de CRSH et FQRSC. La crème de la crème en matière éthique, pensera-t-on. On verra qu’il en est autrement. Ce billet n’a donc pas pour seul objectif de montrer que les raisons invoquées pour justifier l’utilisation de passeport vaccinal sont pour le moins dire superficielles et rudimentaires. Il s’agit aussi de mettre en évidence le piètre état de la pensée supposément rationnelle et éthique, lequel joue certainement un rôle important dans la crise actuelle. L’article en question (« Le passeport vaccinal est-il juste ? Oui selon cet éthicien… mais temporairement ») a d’abord été publié sur The Conversation le 17 mai 2021 et ensuite dans le Le Soleil le 24 mai 2021. Il a donc été écrit presque deux mois avant que le ministre de la Santé et des Services…

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Contre l’élimination du groupe témoin et pour la liberté vaccinale

L’objectif de vacciner, au Québec et dans de nombreux pays occidentaux, presque toute la population a pour effet d’éliminer tout groupe témoin digne de ce nom, sous prétexte d’urgence sanitaire. Pourtant les études post-commercialisation des vaccins se poursuivront ou devraient se poursuivre encore quelques années. Comment les scientifiques pourront-ils, sans l’existence d’un tel groupe, avoir une idée juste de l’efficacité et de la sécurité des vaccins à plus long terme et sur le terrain ? Car pour en juger, il faut un point de comparaison, c’est-à-dire un groupe de personnes non vaccinées. Certes il existera toujours un certain nombre de Québécois non vaccinés. Mais, après toutes les pressions qu’on exercera vraisemblablement sur eux l’automne et l’hiver prochains et qui reviennent à imposer indirectement la vaccination, combien en restera-t-il en mai 2022 ? Seront-ils assez nombreux pour qu’on puisse faire une comparaison rigoureuse entre le groupe des personnes vaccinées et le groupe des personnes non vaccinées ? Disposera-t-on d’assez de personnes dans ce deuxième groupe pour faire une comparaison entre des sous-groupes, en fonction de l’âge, du sexe, de l’état de santé et du revenu des personnes, par exemple ? Car il faudrait beaucoup de personnes dans chaque sous-groupe (mettons quelques…

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La convergence bionumérique

Je suis tombé la semaine dernière sur le site d’Horizons de politiques Canada, organisme qu’on décrit comme suit sur ce même site : « Horizons de politiques Canada, également connu sous le nom d’Horizons de politiques, est une organisation au sein de la fonction publique fédérale qui mène des activités de prospectives stratégiques sur des enjeux transectoriels qui informent les fonctionnaires sur les conséquences des politiques publiques possibles au cours des 10 à 15 prochaines années. » Sa directrice générale, Kristel Van der Elst, est pour le moins dire très bien réseautée : « Kristel Van der Elst is CEO of The Global Foresight Group, Director General at Policy Horizons Canada, Special Advisor to European Commission Vice-President Maroš Šefčovič, and a fellow at the Center for Strategic Foresight of the U.S. Government Accountability Office. She is a visiting professor at the College of Europe, and the former Head of Strategic Foresight at the World Economic Forum. Kristel has about 20 years of experience in forward-looking strategy and policy advisory roles. She works with senior executives and policy makers, providing the insights, resources and processes to help them turn long-term strategic thinking into actions and impacts. Kristel holds an MBA from the Yale School of Management,…

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Pensées pour les récalcitrants

Il n’est pas honteux d’être récalcitrant. Cessons de refuser ce terme par lequel on nous désigne. Redonnons ses lettres de noblesse à la récalcitrance. Et peignons le consentement sous ses véritables couleurs. Seulement pour les récalcitrants. Pensées pour les récalcitrants

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La liberté dans les enclos

Voilà une vidéo qui montre à quoi ressemble un festival de musique où sont appliquées les mesures sanitaires après les assouplissements estivaux censés nous redonner une partie de notre liberté et nous permettre de reprendre une vie plus normale. On ne peut imaginer plus festif...

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Conjectures sur le passeport vaccinal

Le ministre de la Santé et des Services sociaux nous a annoncé qu’à compter du 1er septembre, en cas d’une hausse des cas de contamination et d’éclosions, une preuve de vaccination pourrait être exigée pour avoir accès à des services jugés non essentiels, comme l’accès aux restaurants, aux cafés, aux bars, aux salles de spectacles, etc., afin d’éviter un autre confinement et de permettre aux personnes adéquatement vaccinées d’avoir une vie plus normale, et de protéger malgré elles les personnes non vaccinées adéquatement, de les empêcher d’être contaminées, de propager le virus et d’engorger les hôpitaux, et de les inciter à se faire enfin vacciner adéquatement. L’accès aux supermarchés, aux soins de santé et à l’éducation ne seraient pas visées par ces mesures, même si des journalistes et des personnes adéquatement vaccinés appellent à faire payer aux personnes non vaccinées adéquatement les soins hospitaliers dont ils pourraient avoir besoin s’ils attrapent le virus, et à les priver de cours « en présentiel ». Je regroupe dans ce billet plusieurs remarques pour la plupart déjà faites dans des billets précédents. J’insiste sur le fait qu’il s’agit de conjectures. Mais comme elles ont un fort degré de vraisemblance, il importe de les discuter et…

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Contre l’arbitraire

Pour ne pas donner l’impression que j’érige un épouvantail pour ensuite lutter contre lui, il importe de montrer que l’arbitraire a bien des partisans, quoiqu’aucun d’entre eux ne se proclame défenseur de l’arbitraire. Puisque la plume aiguisée de Benjamin Constant s’est déjà intéressé à cette question, et que je ne saurais raisonnablement espérer faire mieux, je reprends le début de son essai sur l’arbitraire : « Avant de combattre les partisans de l’arbitraire, il faut que je prouve que l’arbitraire a des partisans : car telle est sa nature que ceux mêmes qu’il séduit par les facilités qu’il leur offre sont effrayés de son nom, lorsqu’il est prononcé ; et cette inconséquence est plus souvent un malentendu qu’un artifice. L’arbitraire, qui a des effets très positifs, est pourtant une chose négative : c’est l’absence des règles, des limites, des définitions, en un mot, l’absence de tout ce qui est précis. Or, comme les règles, les limites, les définitions sont des choses incommodes et fatigantes, on peut fort bien vouloir secouer le joug, et tomber ainsi dans l’arbitraire, sans s’en douter. Si je ne définissais donc pas l’arbitraire, je prouverais vainement qu’il a les effets les plus funestes. Tout le monde en conviendrait ; mais tout…

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Autres raisons pour les personnes vaccinées d’être contre le passeport vaccinal

Alors qu’Israël a suspendu l’utilisation de « passeport vert » depuis le 1er juin et que l’idée d’un tel dispositif n’est pas bien accueillie dans certains États américains, il en va autrement en Europe, au Canada et au Québec, où on semble décidé à aller de l’avant, ou du moins des signes laissent présager que l’idée n’a pas été écartée et qu’elle pourrait bien refaire surface. Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec a dit cette semaine qu’on nous annoncera la semaine prochaine ce que l’on fera des codes QR que le gouvernement a envoyés aux personnes vaccinées, en guise de preuve numérique de vaccination. Notre gouvernement semble décidé à nous mettre devant le fait accompli. Car ce qu’on va nous annoncer la semaine prochaine pourrait nous être annoncé maintenant, et même aurait pu l’être il y a au moins quelques semaines ou quelques mois, même si la décision du gouvernement n’était pas encore arrêtée. La transparence, ce n’est pas annoncer aux citoyens une décision quand elle est prise afin qu’ils se conforment à elle. C’est plutôt les tenir au courant de ce qui est envisagé avec assez de précision et à temps pour qu’un débat public puisse…

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Opération de reconnaissance d’un centre de vaccination

J’ai finalement réussi à vaincre ma répugnance et aller voir à quoi ressemblent ces fameux centres de vaccination, qui ont profité de la fermeture ou de l’ouverture partielle de beaucoup de lieux pour y pousser comme des champignons. J’ai même réussi à en faire une sorte de jeu. C’est qu’il y a des choses plus utiles, plus intéressantes et surtout plus amusantes à faire, à proximité d’un centre de vaccination, que d’aller se faire vacciner, notamment aller voir comment l’idéologie sanitaire s’approprie des lieux sociaux qui lui préexistaient, les détourne de leur fonction originale et se matérialise en organisant l’espace à son image. Car les centres de vaccination sont des lieux forts de cette idéologie, un peu comme les églises pour le christianisme. Ce qui m’a finalement décidé à faire cette petite opération d’infiltration, dont j’avais l’idée depuis deux ou trois mois, c’est que nous ne courrons pas encore le risque d’être vaccinés à notre corps défendant en mettant les pieds dans un centre de vaccination. Mais il me fallait trouver un lieu de vaccination où l’on peut entrer et circuler assez librement. Autrement je risquais de me faire intercepter par des agents de sécurité, qui m’auraient empêché d’entrer ou…

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Le passeport sanitaire : enjeux et implications

Voici une vidéo du collectif français Réinfocovid sur le passeport sanitaire. On y traite la question franchement, non seulement d’un point de vue médical, mais aussi d’un point de vue juridique et social. Loin d’être une mesure temporaire devant servir à mettre fin à la « crise sanitaire », un tel dispositif est, selon les participants de cette discussion, capable de porter atteinte à nos droits et à nos libertés de manière durable. Une fois ce passeport mis en place, allez savoir combien de temps il restera en vigueur et tout ce pour quoi il sera utilisé. On y discute le mélange des conditions de santé et des droits et libertés et les moyens de recours et de résistance. Et on nous met devant une alternative : ou bien collaborer avec le nouveau système social et politique qui est en train de se mettre en place; ou bien résister en mettant des grains de sable dans les engrenages, ou plus, tout en nous amusant, tout en jouant de la situation, même si elle a assurément quelque chose de dramatique. Mais il ne faut pas oublier que nous sommes moins bien organisés ici, au Québec. Nous avons beaucoup de rattrapage à faire.

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Le scientisme, une menace pour la démocratie, la science et la médecine

Il ne s’agit pas de faire un procès à la science et aux scientifiques qui pratiquent leur discipline avec rigueur, prudence et probité, sans tomber dans le dogmatisme et sans avoir des visées expansionnistes. Ce dont il s’agit ici, c’est de faire la critique du scientisme, qui certes préexistait à la présente « crise sanitaire », mais qui a fait des pas de géant depuis son début. Beaucoup de ceux qui, avant, ne s’intéressaient pas le moins du monde à la science, ou qui étaient méfiants à son égard, ne jurent maintenant que par la science, ou plutôt par l’idée qu’ils s’en font, sans avoir fait d’études dans le domaine, sans avoir lu un seul article scientifique, sans avoir fait d’épistémologie, et sans même avoir une idée vague de ce que pourrait être une démarche scientifique rigoureuse. Ainsi suffit-il de leur dire que telle ou telle chose sur le virus, la « pandémie » ou les mesures a fait l’objet d’une étude et a été prouvée scientifiquement, et d’y joindre quelques données éloquentes et quelques graphiques hauts en couleur, pour qu’ils y voient une vérité indiscutable. Ce billet a pour objet les effets nuisibles du scientisme sur la démocratie et sur la pratique de…

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Remarques sur le plan de déconfinement du Québec - partie 2

Dans mon billet précédent sur le plan de déconfinement du Québec, j’ai fait une analyse détaillée des assouplissements que nous offre le gouvernement en échange de notre vaccination. En tant que tel, c’est déjà un drôle de marché. À ma connaissance, on n’a jamais vacciné massivement une population majoritairement saine et peu à risque de tomber gravement malade en lui promettant des bénéfices qui n’ont rien à voir avec sa santé. Je sais bien que c’est sous prétexte d’améliorer la situation épidémiologique qu’on vaccine la population : ce serait seulement après cette amélioration qu’il serait possible d’accorder des assouplissements. Seulement le discours et la pensée ont pris un raccourci : il s’agit de nous faire vacciner pour retrouver une part de notre « liberté » et de revenir à une sorte de « normalité », en passant par-dessus l’amélioration de la situation épidémiologique et la diminution des risques pour des personnes de toute façon majoritairement très peu à risque de tomber gravement malade. Cela fait donc à plusieurs d’entre nous l’effet d’une demande de rançon : « si vous ne vous faites pas vacciner en grand nombre, nous continuons à vous priver d’une grande partie de votre liberté et vous pouvez faire une croix sur un…

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Remarques sur le plan de déconfinement du Québec - partie 1

Le 18 mai, notre gouvernement a présenté en grande pompe son plan de déconfinement pour l’été 2021. On peut remarquer un changement notable dans l’humeur de nos concitoyens, qui y voient une bonne nouvelle comme on en aurait eu très peu depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire en mars 2020. Les jeunes adultes se ruent dans les centres de vaccination dans l’espoir de retrouver leur « liberté » et de revenir à la « normalité ». Mais il serait de voir de quelle « liberté » et de quelle « normalité » il s’agit, et quelles sont les conditions fixées par le gouvernement, avant de nous réjouir. En plus de la page internet qui résume les grandes lignes de son plan de déconfinement, le gouvernement a publié deux documents intitulés « Assouplissements prévus pour tous les paliers » et « Assouplissements à venir par paliers ». Dans ces deux documents, on constate que le système de paliers couleurs sera maintenu au moins jusqu’à la fin du mois d’août, après quoi il sera peut-être aboli si la situation épidémiologique le permet et si la couverture vaccinale de 75 % des personnes de 12 ans et plus est atteinte. Il en résulte que les assouplissements aux mesures…

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À la croisée des chemins

Maintenant que la vaccination est ouverte à tous les groupes d’âge, beaucoup d’entre nous sont à la croisée des chemins. Notre tour est venu : nous ferons-nous vacciner comme on nous le recommande très-très-très fortement ou résisterons-nous aux pressions qui sont exercées sur nous par les autorités politiques et sanitaires, par les médias, par nos employeurs, par nos collègues et par nos proches ? Ne faisant pas partie pour la plupart des personnes à risque de tomber gravement malades et de mourir si nous sommes infectés – plusieurs d’entre nous l’ont été en ayant seulement des symptômes bénins, ou sans avoir des symptômes, ou sans même s’en apercevoir –, il ne s’agit pas avant tout de nous faire vacciner pour nous protéger du virus. Non, il s’agit surtout d’obtenir des assouplissements des mesures sanitaires par l’atteinte des objectifs vaccinaux pour tous les groupes d’âge. Beaucoup d’entre nous décideront de se faire vacciner (si ce n’est pas déjà fait) pour qu’une sorte de retour à la normale soit possible et pour pouvoir être libres à nouveau. Il importe assez peu de savoir exactement en quoi consisteront ces assouplissements et ce gain de liberté : ils souhaitent une amélioration quelconque, s’en remettant au bon jugement des…

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Plan de réouverture de la Saskatchewan

Notre premier ministre a déclaré qu’il veut s’inspirer du plan de déconfinement de la Saskatchewan pour présenter aux Québécois un plan semblable d’ici quelques semaines, afin de nous donner des points de repère et de nous rendre prévisible ce que les prochains mois nous réservent. Voici des intentions très louables. Mais il nous a déjà fait de semblables promesses l’automne dernier : il en est sorti le système d’alertes de couleur qu’on a appliqué de manière régulière, dont on a changé les mesures sanitaires propres à chaque palier, et auquel on a ajouté une nouvelle mesure d’importance, le couvre-feu, et un nouveau palier, le rouge foncé. Espérons qu’il en sortira autre chose que ce fatras de règles qui, au lieu d’encadrer les décisions du gouvernement, lui permet de n’en faire qu’à sa tête, selon la lubie du moment. Espérons qu’on ne nous présentera pas un plan de déconfinement qui est le reflet renversé du plan de reconfinement qu’on nous a présenté en septembre 2020. Voyons ce que dit le fameux plan de déconfinement saskatchewanais, sans présumer que le gouvernement québécois nous présentera nécessairement un plan semblable, malgré l’habitude bien documentée des différents gouvernements de s’imiter les uns les autres depuis le…

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Inutilité et nocivité du port du masque

Voici une synthèse particulièrement intéressante de nombreuses recherches scientifiques sur le port du masque sous prétexte de nous protéger du Virus. Le Dr Baruch Vainshelboim en conclut non seulement que cette mesure sanitaire ne contribue pas à diminuer la propagation de la COVID-19, mais aussi qu’elle a des effets négatifs sur la santé physique et psychologique. Ce qui a évidemment provoqué l’ire des journalistes. Il est même question d’un risque accru de contamination dû aux couvre-visages : « In addition to hypoxia and hypercapnia, breathing through facemask residues bacterial and germs components on the inner and outside layer of the facemask. These toxic components are repeatedly rebreathed back into the body, causing self-contamination. Breathing through facemasks also increases temperature and humidity in the space between the mouth and the mask, resulting a release of toxic particles from the mask’s materials. A systematic literature review estimated that aerosol contamination levels of facemasks including 13 to 202,549 different viruses. Rebreathing contaminated air with high bacterial and toxic particle concentrations along with low O2 and high CO2 levels continuously challenge the body homeostasis, causing self- toxicity and immunosuppression. » (p. 3) À lire en gardant en tête que les personnes qui nous obligent à porter…

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Jeunesse sacrifiée et vie d’une étudiante depuis 2020

Décidément la situation des jeunes ne s’améliore pas. C’est comme s’ils n’existaient pas aux yeux de nos autorités et de leurs concitoyens, sauf quand ces derniers ont besoin d’un bouc émissaire. Car c’est toujours la faute des jeunes. S’il y a une augmentation des cas de contamination, c’est qu’ils ne suivent pas les consignes sanitaires. Si les personnes âgées tombent malades, sont hospitalisées et décèdent, c’est qu’ils ne suivent pas les consignes sanitaires. S’il faut fermer les commerces non essentiels sous prétexte de garder la situation sous contrôle, c’est qu’ils ne suivent pas les consignes sanitaires. Pas étonnant qu’on se soucie assez peu de ce qu’ils vivent. Pas étonnant qu’on cherche même à les faire payer pour les péchés qu’ils auraient commis. Pas étonnant que certains de leurs aînés, à l’annonce d’une troisième vague qui ferait des ravages chez les jeunes (nous attendons toujours) aient éprouvé un plaisir pervers à l’idée que les jeunes allaient enfin payer le prix pour leur négligence, leur insouciance et leur manque de compassion. Assurément notre gouvernement n’a rien à faire des jeunes. Tout comme les journalistes, leurs parents, leurs grands-parents et le reste de leurs concitoyens plus âgés, à ce qu’il semble. Certes certains…

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Brouillard de l’après-vaccination

Notre gouvernement, les experts autorisés et les journalistes nous chantent en chœur le même refrain : « Allez vite vous faire vacciner pour qu’on en finisse avec cette pandémie et qu’un retour à la normale soit bientôt envisageable. » Mais jamais on nous dit, avec quelque précision, comment se fera et ce que sera ce fameux retour à la normale. Et presque personne ne s’embarrasse de poser des questions à notre gouvernement à ce sujet. Comme si la levée des mesures sanitaires allait se faire toute seule une fois que nous serons dans une forte proportion « vaccinés ». Comme si ce qui va se produire ensuite était une conséquence naturelle de la « vaccination » et était simplement un effet désirable des « vaccins ». À son habitude, notre gouvernement se montre par contre très précis quant à ses exigences « vaccinales » : il s’est fixé pour objectif la « vaccination » de 75 % des adultes de tous les groupes d’âge. (Source : site de notre gouvernement.) Tant que cet objectif n’aura pas été atteint, il se peut qu’il ne desserre pas l’étau de manière significative, qu’il exerce des pressions croissantes sur les groupes d’âge plus jeunes et moins enclins à se faire…

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« Vaccination » et orchestration

Voilà, c’est à peu près décidé : nous en avons encore pour au moins deux mois avant d’avoir un peu de répit et un semblant de retour à la « normale ». Notre premier ministre – lui-même qui nous a proposé un pacte moral pour la période des Fêtes et qui l’a résilié juste après, lui-même qui nous a déconfiné pour nous reconfiner juste après – sait déjà comment évoluera la situation épidémiologique jusqu’à l’été. C’est que le Virus ou plutôt les variants lui ont soufflé à l’oreille ce qu’il en sera. Ou bien les experts qu’il consulte ont leurs entrées chez lui. Quoi qu’il en soit, ce qui se passera d’ici la fin du mois de juin m’a tout l’air d’être planifié ou orchestré, peut-être de longue date. Cela aura au moins la vertu de rendre la situation encore plus claire : les mesures sanitaires qu’on nous impose ne découlent pas de la situation épidémiologique. Celle-ci n’en est que le prétexte. Bien que j’ignore ce qui se passe dans les cercles du pouvoir, on peut difficilement voir une preuve de rigueur et de bienveillance à notre égard dans le fait de nous imposer des mesures qui anéantissent notre liberté en s’appuyant sur des…

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Socle pour une alliance : ce que nous ne désirons pas comme société

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, nous sommes à un point tournant pour notre société et notre civilisation. L’invasion du Virus n’en est que le prétexte, n’en est que le moyen. Nos maîtres seraient bien fâchés de voir le Virus disparaître soudainement, comme des prêtres qu’on priverait du péché comme instrument de contrôle mental et moral. Il est impératif que nous décidions ce que nous désirons comme société, et encore plus ce que nous ne désirons pas. Ce n’est pas à notre premier ministre, à notre ministre de la Santé et des Services sociaux, à notre directeur national de la Santé publique et à la cellule de crise qui l’entoure, aux experts autorisés en santé publique, aux médecins intensivistes, aux sociétés pharmaceutiques et aux élites économiques internationales à qui profitent assurément la crise « sanitaire » et qui tirent peut-être les ficelles, de décider de notre avenir en tant qu’individus, en tant que société, en tant que civilisation. De telles prétentions – qu’on se donne de moins en moins la peine de cacher – sont incompatibles avec le principe de base de la démocratie, à savoir le droit des peuples à l’autodétermination. Ainsi c’est nous faire les défenseurs de la…

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Le contrôle mental au temps du Covid

Voici un texte du docteur Frédéric Badel, médecin-psychiatre français, sur les techniques de manipulation de masse utilisées contre les populations occidentales depuis plus d’un an, et grâce auxquelles on alimente ce délire collectif qu’est en réalité la « pandémie », avec les effets désastreux que cela a sur notre esprit critique, sur nos mœurs, sur notre santé physique et mentale, sur nos droits et nos libertés et sur le fonctionnement de nos institutions soi-disant démocratiques. Merci de diffuser ce texte. Le contrôle mental au temps du Covid

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Sabotage de notre santé

On nous annonce que la troisième « vague » frappera de plein fouet les « jeunes », à savoir ceux qui sont plus jeunes que les vieux. Notons que les médias anglophones parlent souvent de « middle-aged adults », c’est-à-dire de personnes qui ont environ entre 40 et 60 ans. On gagnerait certainement à faire preuve de plus de précision ou, si cela s’avère impossible pour l’instant, de faire preuve de plus de prudence quand on fait de déclarations publiques et quand on prétend « informer » la population. Mais qu’il s’agisse de jeunes adultes et de personnes d’âge moyen, ces personnes ont été épargnées par le Virus jusqu’à maintenant, et ce serait une nouveauté que les méchants variants concentrent maintenant leurs efforts sur les personnes plus jeunes, lesquelles ne perdraient rien pour attendre si on en croit les autorités politiques et sanitaires, les experts autorisés, les médecins et les journalistes. Je ne reviens pas ici sur la manière dont on fait ses affirmations, ayant déjà consacré à cette question un billet. Je fais comme si ces affirmations étaient fondées, c’est-à-dire comme si les personnes qui auront de graves complications ou qui mourront à cause du Virus seront significativement plus jeunes que pendant les deux « vagues » précédentes. Ce qui…

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Sanctions économiques « auto-imposées » et guerre humanitaire contre le Virus

C’est du jamais vu : voilà plus d’un an que les gouvernements de presque tous les pays occidentaux adoptent des mesures qui détruisent leur économie, qui appauvrissent la population et lui rendent la vie invivable, et qui ébranlent toutes ses institutions. Et nous voilà repartis, presque partout, non pas tant pour la troisième vague de la « pandémie », que pour le troisième accès d’automutilation collective de l’Occident unanimement piloté pour nos dirigeants. Et qui sait quand viendra la prochaine trêve, et combien de semaines ou de jours elle durera ? Et qui sait si la situation ne pourrait pas bientôt culminer par une sorte de suicide de l’Occident tel que nous le connaissons ? Et qui sait quelle vie il pourrait y avoir après cette mort ? Cependant je ne crois pas à la génération spontanée, pas même à celle des événements étonnants que nous sommes en train de vivre. Ne nous laissons pas paralyser par l’étonnement et efforçons-nous de comprendre la genèse de ces événements, ou du moins une partie de cette genèse. Car des événements d’une telle ampleur sont nécessairement multifactoriels. Les gouvernements occidentaux ont souvent recours, sous des prétextes faussement humanitaires ou démocratiques, à des sanctions économiques pour déstabiliser, affaiblir, mettre au…

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La vulnérabilité et la faute des jeunes

Les jeunes, « nouveaux vulnérables » Ils sont les « nouveaux vulnérables ». Si le Québec connaît le même scénario que l’Europe, les jeunes seront les plus durement touchés par la troisième vague de la COVID-19. Une catastrophe annoncée pour le système de santé, mettent en garde des experts. (La Presse, 27 mars 2021) Les marchands de « vaccins » doivent se frotter les mains de contentement ! Mais, en fait, cela ne leur apprend rien, ils étaient depuis longtemps au courant, puisque certains d’entre eux prennent de l’avance et en sont même à mettre au point son vaccin pour les enfants et les adolescents (les « vaccins » actuellement autorisés pouvant seulement être utilisés pour des personnes de 16 ans ou plus). Le Virus leur a sans doute soufflé à l’oreille qu’il ne ménagera pas les enfants et les adolescents à l’occasion de la quatrième ou de la cinquième « vague ». Ainsi leur tour viendra bien assez vite ! Mais n’anticipons pas. Nous voilà donc partis pour une troisième « vague », si on en croit cette journaliste et les experts qu’elle a consultés. Cette fois-ci les jeunes ne seront pas épargnés, nous dit-on. Comme cette nouvelle tombe à point alors qu’on devrait justement commencer, d’ici quelques semaines, la « vaccination » des groupes d’âge…

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Prise d’otages

L’an dernier, nos autorités nous disaient que le confinement, la distanciation sociale, la fermeture des commerces et des entreprises non essentiels, l’enseignement à distance et le télétravail sont des moyens de réduire la propagation du Virus, d’aplatir la courbe, de réduire le nombre d’hospitalisations et de décès, et d’empêcher le système de santé d’être débordé et de ne plus être capable de soigner tous les malades, le tout en attendant qu’on découvre un remède ou un « vaccin » efficace contre le Virus. Certains experts et certains journalistes ont quant à eux affirmé que la prise de mesures musclées, comme la fermeture des commerces et des entreprises non essentiels, étaient favorables à une reprise économique forte après la « pandémie », comme on avait pu l’observer il y a 100 ans, après la pandémie de grippe espagnole. Maintenant que de tels « vaccins » ont été autorisés par nos autorités et que la campagne de « vaccination » de toute la population se poursuit, toutes ces mesures sanitaires – qui durent depuis un an, malgré des assouplissements – nous apparaissent moins comme des moyens de limiter les dégâts humains causés par le Virus, que comme des raisons de nous faire « vacciner ». Nous en avons tous assez de vivre comme…

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Les bénéfices et les risques de la « vaccination » de toute la population

Les autorités politiques et sanitaires, les experts, les journalistes et les représentants des pharmaceutiques nous disent à l’unisson que les bénéfices des « vaccins » surpassent les risques et que tous devraient se faire « vacciner ». Pourtant le Virus, selon les statistiques officielles du gouvernement, est très peu dangereux pour la très grande majorité de la population qui a moins de 70 ans. Quels bénéfices y aurait-il à se faire « vacciner » pour les enfants, les adolescents, les jeunes adultes et les personnes d’âge moyen ? En l’absence de bénéfices significatifs, le fait d’utiliser des « vaccins » expérimentaux faisant l’objet d’une autorisation d’urgence – dont nous ignorons les effets secondaires à moyen ou à long terme, et dont les effets à court terme déjà connus ne sont pas négligeables (ne plus être capables de vaquer à ses occupations quotidiennes pendant un ou deux jours pour une « petite minorité » des personnes vaccinées) – comportent nécessairement plus de risques que de bénéfices pour toutes ces personnes qui constituent la majorité de la population. Puisque les personnes âgées à risques seraient immunisées à 80 %, à 90 % ou à 95 % contre les complications graves dues au Virus selon les études, puisque les « vaccins » n’empêcheraient pas d’être infecté et d’être contagieux, on…

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Sélection sociale des individus les plus bornés et les plus dociles (ou la domestication)

En croyant s’inspirer de la théorie de l’évolution, une certaine idéologie sociale et économique prétend que ceux qui ont du succès sur le marché du travail ou qui réussissent à faire leur chemin dans notre société (pour beaucoup, c’est tout un) sont supérieurs à ceux qui stagnent ou qui échouent sur le marché du travail et qui restent toute leur vie au bas de l’échelle sociale. Pourtant personne ne penserait à dire, dans le contexte d’une dégradation importante d’un écosystème, que les vers de terre qui survivraient en se nourrissant des débris organiques seraient supérieurs aux animaux herbivores et carnivores qui périraient. Les lombrics sont seulement mieux adaptés à ce contexte en ce qu’il leur en faut moins pour survivre, par opposition aux animaux plus complexes, pour la survie desquels plus de conditions doivent être réunies. Personne n’aurait non plus l’idée de dire que les chiens de compagnie, domestiqués depuis des générations, sont supérieurs à leurs cousins les loups parce qu’ils réussissent à vivre en harmonie avec leurs maîtres les humains, en passant le plus clair de leur temps à l’intérieur des maisons et des appartements de ces derniers, alors que les loups sont voués à ne pas pouvoir exister…

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Réflexions à l’occasion du premier anniversaire de l’état d’urgence sanitaire - partie 3

De la même manière que dans les deux billets précédents, j’essaie ici d’anticiper ce qui pourrait se produire au cours des prochains mois. Puisque nos autorités délibèrent dans l’ombre (si elles délibèrent), puisqu’elles ne nous disent certainement pas toutes les raisons qui motivent leurs décisions (les protestations de transparence n’y changent rien, bien au contraire), puisque les raisons qu’elles nous donnent peuvent différer sensiblement de ces raisons (c’est une affaire de relations publiques, c’est-à-dire l’art de manipuler l’opinion et d’obtenir le consentement), ce qui suit est hypothétique. Je n’appartiens pas aux cercles du pouvoir et je n’y ai aucun contact, pas même indirectement. Le lecteur est donc prié de juger lui-même de la vraisemblance de ses conjectures, à partir des renseignements dont nous disposons et des stratagèmes que l’on a déjà utilisés contre nous, ou qu’on pourrait utiliser. Retour partiel dans les bureaux et « modernisation des espaces de travail » Les employés de bureau, qu’ils travaillent dans des entreprises privées ou dans des organismes publics, ont surtout fait du télétravail depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. À l’exception de travailleurs jugés essentiels, plusieurs n’ont pas passé une seule journée de travail à leur bureau depuis un an, alors…

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Purge du superflu et réduction à l’essentiel

Les mesures de guerre décrétées pour lutter contre le Virus consiste en une purge du superflu ou, si l’on préfère, à une réduction à l’essentiel. Nous avons remarqué, immédiatement après la déclaration de l’état d’urgence sanitaire qui se pérennise, que l’économie, la société et notre vie sont, aux yeux de nos autorités, composées de choses essentielles et de choses inessentielles. Les supermarchés, les pharmacies, les quincailleries, la Société des alcools du Québec et Société québécoise du cannabis sont des commerces essentiels. Les librairies et les bars n’en sont pas. L’éducation en présentiel ou à distance est essentielle. Les voyages et le tourisme ne le sont pas. Les sorties en famille sont essentielles. Les rassemblements entre amis ne le sont pas. C’est là le plus visible. Mais il y a aussi une purge du superflu et une réduction à l’essentiel dans ce qu’on conserve de ce qui est essentiel ou inessentiel. Il est vrai que les supermarchés et les pharmacies continuent d’exister à peu près sous la même forme. J’en conclus qu’ils avaient déjà été réduits à quelques fonctions essentielles : vendre de la nourriture ou des médicaments, en plus de produits de santé, d’hygiène et de commodité. Ce qui est déjà…

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Vecteurs de contagion

Une chose est devenue parfaitement évidente, onze mois après la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, et même bien avant : nous sommes avant tout considérés et traités comme des vecteurs de contagion. Nous nous considérons même mutuellement comme des vecteurs de contagion, comme le montrent très bien nos nouvelles mœurs et la disparition presque complète des rapports sociaux en chair et en os, sauf dans la famille et au travail, en prenant une foule de précautions dans le dernier cas. Certes nos autorités politiques et sanitaires, nos journalistes et nos concitoyens prétendent que c’est pour protéger les victimes potentielles du Virus que nous sommes tous qu’on nous considère et traite comme des vecteurs de contagion. De ce point de vue, les mesures sanitaires – qui impliquent que nous soyons considérés et traités avant tout comme des vecteurs de contagion – seraient seulement un moyen de nous protéger, en tant que victimes possibles du Virus. Cependant, compte tenu du zèle sanitaire qu’a autorisé l’objectif des mesures sanitaires, les moyens pris pour l’atteindre se sont rapidement substitués à cet objectif. L’objectif premier, depuis longtemps, c’est de ralentir la propagation et d’y mettre fin un jour, si possible. Si nos autorités, les journalistes et…

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Deux conceptions de la vie et de la mort (morts-vivants et vivants-morts)

La vie et la mort biologiques D’après cette conception, la vie dure aussi longtemps que notre cœur bat et que nos poumons respirent. Quant à la mort, elle arrive seulement quand notre cœur cesse de battre et quand nous ne respirons plus. Autrement dit, la mort est le terme de la vie biologique. Par définition, on ne saurait être vivant et mort en même temps : ces deux états s’excluent l’un l’autre. Nous pourrions en conclure que nous n’avons pas de raisons de craindre la mort biologique : quand nous serons morts, nous ne serons plus vivants. Comment craindre un état qu’il nous est impossible de connaître et de vivre ? Mais ce raisonnement imparable ne suffit pas à nous rassurer et nous continuons de craindre la mort. Deux choses font que nous craignons la mort : nous craignons la douleur qui précèdent parfois la mort et le passage de la vie à la mort ; et la fin de la vie constitue notre propre anéantissement et la disparition définitive de notre personne. Il en résulte que nous sommes prêts à supporter beaucoup de choses pour rester biologiquement en vie, quitte à sacrifier plusieurs des plaisirs que rend possibles l’existence biologique,…

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De l’inconvénient d’être jeune

Avant l’arrivée du Virus On pense généralement que c’est un grand avantage d’être jeune. Les jeunes ont alors toute la vie devant eux. Tout est encore possible pour ceux qui ont seulement dix-huit ou vingt ans. Ils n’ont pas encore intégré pleinement le marché du travail et ils n’ont pas encore des obligations familiales. Ils sont donc libres de faire une foule de choses qui sont plus difficiles pour leurs aînés. Enfin ils ont la santé, ce qui est la chose la plus importante, surtout depuis la venue du Virus. Leurs chances d’avoir des complications et d’en mourir sont à peu près nulles. Ceux qui se représentent ainsi la jeunesse ont été, de toute évidence, jeunes il y a bien longtemps. Ou du moins ils ont idéalisé leur jeunesse : leurs souvenirs ne correspondent pas à leur jeunesse, ou ils en omettent systématiquement les côtés les plus pénibles. Je me souviens qu’il y a une vingtaine d’années, il était déjà passablement pénible d’être jeune. Au cégep j’avais parfois plus de 30 heures de cours par session. Avec les exercices à faire, les travaux à remettre et les examens à préparer, je devais travailler au minimum 50 heures par semaine. Et j’apprenais facilement : d’autres…

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Hibernation collective (ou la stratégie de la marmotte)

Voilà, c’est à peu près certain : nous allons passer tout l’hiver en hibernation. Et il se pourrait bien que le printemps arrive tard cette année. Il est fort probable que la marmotte en chef nous annonce, la semaine prochaine, que ce long hiver – sans doute le plus long de tous – durera encore au moins six semaines, ou quelque chose comme ça. Jusque-là, il nous faudra continuer à sommeiller sagement dans nos terriers respectifs. Les puristes diront que j’exagère : nous ne sommes pas dans un état léthargique, et nous mettons parfois le nez dehors, principalement pour aller acheter de quoi manger et pour nous dégourdir un peu, et aussi pour aller travailler, pour certains d’entre nous. Et nous pouvons faire une foule de choses à l’intérieur, si nous faisons preuve d’imagination. Nous pouvons faire du télétravail, nous pouvons faire des achats en ligne, nous pouvons regarder des films et des séries et nous pouvons avoir des rencontres virtuelles avec nos proches. C’est déjà quelque chose, non ? Tout au plus nous hivernons. Ce que nous faisions d’ailleurs jusqu’à un certain point tous les hivers, et même l’automne et le printemps, compte tenu de la rigueur du climat…

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Incitation au suicide

Ceux de mes lecteurs qui seraient en mal de raisons de vitupérer contre le mouvement anti-cache-binette (je me qualifierais plutôt de sceptique anti-état d’urgence et anti-moraline), qui seraient tombés par hasard sur cette page, ou auxquels une de leurs connaissances auraient eu l’amabilité de leur en transmettre le lien, pousseront un soupir de déception. Non, je n’entends pas ici inciter mes concitoyens au suicide. Voilà ces lecteurs privés du plaisir d’amalgamer le mouvement anti-cache-binette à un quelconque mouvement pro-corde-au-cou, et de s’indigner en conséquence. Mais il n’y a rien de tel : j’aime la vie, et probablement plus que tous ceux qui acceptent presque sans broncher le sacrifice de presque tout ce qui rend la vie digne d’être vécue sur l’autel de la Santé publique. Mais puisque ces lecteurs ont bien voulu me faire l’honneur d’une visite, je me montrerai bon hôte et je ne les laisserai pas pour compte. Je leur servirai un plat qui convient à leur goût, car il y a bel et bien incitation au suicide. Seulement ce n’est pas moi le coupable : ce sont plutôt nos autorités politiques et sanitaires qui sont coupables. Si ces lecteurs sont des connaisseurs, le fumet de ce mets exquis…

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Comparaison de deux cas de confinement

Imaginons deux cas de confinement pour comparer les obligations et privations qui sont alors exigées des personnes. D’un côté, un célibataire sans enfants et en bonne santé qui habite seul. De l’autre, une personne considérée comme à risque qui vit avec son conjoint et ses enfants d’âge scolaire. Le célibataire sans enfants et en santé Bien sûr, le célibataire n’a pas à s’occuper d’enfants qu’il n’a pas alors que les possibilités d’activités sont limitées et qu’il faut passer beaucoup de temps enfermés à l’intérieur, sous prétexte de limiter les contacts et d’arrêter la propagation du Virus, avec les résultats que l’on connaît, selon les statistiques officielles du gouvernement. Puis il peut se considérer chanceux d’être encore jeune et en bonne santé. Mais sa vie n’est pas non plus une partie de plaisir. Malgré le confinement, il travaille huit heures par jour dans une tour à bureaux déserte où il fait du soutien informatique. Il est considéré comme un service essentiel, car sans lui ses collègues ne pourraient pas travailler en cas de problème avec les ordinateurs auxquels ils se connectent à distance. Avant l’entrée en vigueur du couvre-feu, il faisait souvent des promenades avec un ami en soirée. Mais maintenant…

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Renversements moraux de la religion sanitaire - partie 1

Depuis le début de l’occupation virale, la morale a été mise cul par-dessus tête par la nouvelle religion sanitaire. Ou plutôt : cette religion a si bien su tirer profit de tout ce qui marchait déjà à l’envers dans les morales préexistantes – la morale chrétienne et la morale du travail, par exemple – que nous avons atteint un degré d’absurdité et de bassesse morales peu commun. Toutefois il n’est pas question de dire que cela est sans précédent : de telles situations se sont déjà produites dans l’histoire de l’humanité, principalement lors des périodes de déclin ou de dissolution des civilisations. On compte souvent, parmi les causes de la décadence de la Rome antique, le renversement des valeurs dont la montée du christianisme est responsable. C’est ce qui a fait écrire à un historien : « Comme le principal objet de la religion est le bonheur d’une vie future, on peut remarquer sans surprise et sans scandale que l’introduction, ou au moins l’abus du christianisme, eut quelque influence sur le déclin et sur la chute de l’empire des Romains. Le clergé prêchait avec succès la doctrine de la patience et de la pusillanimité. Les vertus actives qui soutiennent la société étaient découragées, et…

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Pistes de réflexion et idées de résolutions pour le Nouvel An

C’est la coutume, pendant la période des Fêtes, de présenter des vœux. Mais aujourd’hui plus que jamais, je ne crois pas aux bienfaits de la pensée magique. Quel sens cela a-t-il de vous souhaiter de joyeuses Fêtes si vous êtes, à peu de choses près, séquestrés à domicile ? Quel sens cela a-t-il de souhaiter un joyeux Nouvel An si celui-ci s’annonce au moins aussi pénible que 2020, en raison des efforts soutenus de notre gouvernement pour veiller à la santé et au bien-être de tous ? Nos vœux changeront-ils quelque chose à la situation actuelle ? Le gouvernement cessera-t-il de nous rendre la vie pénible, voire invivable, seulement à cause des bons vœux que nous nous adressons les uns aux autres ? Alors foin de tous les vœux ! Heureusement, il existe une coutume beaucoup plus raisonnable et beaucoup plus utile : celle de faire le point sur l’année qui se termine et de prendre des résolutions pour l’année qui commence. Mais comme l’année 2020 a été pour le moins dire inhabituelle, il ne s’agit pas de s’engager, cette fois-ci, à arrêter de fumer, à consommer moins d’alcool, à manger mieux, ou à faire plus d’activité physique, par exemple.

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Apprendre à vivre avec le Virus ou arrêter de vivre à cause de lui

Vivre avec le Virus Depuis que l’état d’urgence sanitaire a été déclaré, on nous répète qu’il faut apprendre à vivre avec le Virus. Et pourtant, c’est tout le contraire qu’on nous demande de faire en réalité : il nous faut arrêter de vivre à cause du Virus, et toute proposition de commencer enfin à vivre avec lui semble irréaliste, immorale, scandaleuse et folle. Remémorons-nous tout ce que nous pouvions faire librement avant la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, et qui faisait partie de notre vie quotidienne. Considérons maintenant tout ce qu’il nous est interdit de faire, tout ce qu’il ne nous est pas recommandé de faire, et tout ce que nous pouvons faire seulement à condition de nous plier à une nouvelle réglementation omniprésente, tatillonne et susceptible de changer au gré des vents. Et ça serait ça, vivre avec le Virus ? On se moque certainement de nous ! C’est là travestir le sens des mots. C’est leur faire dire le contraire de ce qu’ils signifient. Qu’est-ce que cela veut normalement dire, apprendre à vivre avec quelque chose ? Tout le contraire de ce que l’on prétend pour le Virus ! Qu’on me permette quelques comparaisons martiales, puisque nos autorités et nos journalistes ont déjà…

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Pourquoi acceptons-nous d’être confinés ?

Il ne s’agit pas de nous demander quelles raisons on nous donne pour justifier notre confinement. Ce serait une question stupide, dont nous savons tous la réponse. Il ne s’agit pas davantage de savoir si ces raisons sont bonnes, c’est-à-dire si la dangerosité du Virus justifie notre confinement, et si le confinement est un moyen efficace de lutter contre sa propagation et donc contre les hospitalisations et les décès dont il serait la cause. Il suffit de savoir que beaucoup d’entre nous le croient. Et pourtant nous croyons beaucoup de choses, notamment à propos de ce qui est nuisible ou bon pour notre santé, sans que nous ne changions tous nos habitudes pour autant. Par exemple, nous savons que notre mode de vie sédentaire est mauvais pour notre santé, qu’il est l’une des causes des maladies cardiovasculaires, et qu’il est donc responsable d’une diminution de notre espérance de vie. Mais beaucoup d’entre nous passent leurs soirées ou leurs fins de semaine devant un écran d’ordinateur (en plus du temps passé au travail) ou de télévision, au lieu de faire du sport ou de l’activité physique. Et nous ne nous attendons pas à ce que la Santé publique ordonne, grâce à…

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Appel aux aînés

Je m’adresse plus particulièrement à vous tous qui êtes nos aînés. Je ne sais pas exactement à partir de quel âge vous pouvez vous sentir concernés par ce que j’ai à dire. C’est assurément le cas si vous avez plus de 70 ans, comme les autorités politiques et sanitaires, les journalistes, votre entourage et vos concitoyens vous comptent parmi les personnes vulnérables dont il s’agit de protéger la santé en adoptant et en appliquant toutes ses mesures sanitaires et en prolongeant indéfiniment l’état d’urgence sanitaire. C’est assurément aussi le cas si vous êtes âgés de plus de 60 ans et si votre médecin vous compte parmi les personnes vulnérables en raison de votre état de santé et vous demande de prendre des précautions supplémentaires. C’est assurément aussi le cas si, âgés de plus de 60 ans ou même un peu plus jeunes, vous vous croyez en danger de maladie ou de mort si les consignes de la Santé publique ne sont pas rigoureusement suivies par toute la population, bien que votre état de santé ne fasse pas de vous une personne vulnérable. Les autorités politiques et sanitaires et les journalistes, qui se sont proclamés vos porte-parole, réclament en votre nom…

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Nous sommes tous vulnérables

Les autorités politiques et sanitaires, et aussi les médias, nous répètent ad nauseam que nous, qui sommes bien portants, jeunes ou un peu moins jeunes, devons penser à nos aînés ainsi qu’aux autres personnes vulnérables, et appliquer rigoureusement les mesures en vigueur pour ralentir la propagation du Virus et protéger la santé des plus vulnérables. Et les mêmes autorités enchaînent, après une courte pause : « Mais même si vous êtes jeunes et en santé, vous êtes vous aussi vulnérables. Vous pouvez attraper le Virus, avoir des symptômes, être malades, vous retrouver à l’hôpital, peut-être aux soins intensifs, et même mourir. Vous avez tort de vous penser invulnérables, de vous croire invincibles. Vous êtes tous et nous sommes tous vulnérables. » Sans doute a-t-on raison de ne pas vouloir insister seulement sur la vulnérabilité des personnes âgées. Sans doute a-t-on raison de dire que nous sommes tous vulnérables, même les plus jeunes et les plus en santé d’entre nous. Mais sans doute a-t-on tort de parler surtout de la vulnérabilité au Virus, alors qu’il y a tant d’autres maladies qui non seulement continuent à faire des ravages depuis l’apparition du Virus, mais qui en font de plus bel parce que nos forces sont…

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La priorité : sauver des vies (suite)

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis mes premières analyses (24 mars 2020) de la grande entreprise de sauvetage à laquelle nous assistons et participons, bon gré mal gré. Et pourtant notre principal objectif, en tant que société, demeure le même : sauver des vies. Ce qui ne veut pas dire, bien entendu, qu’il n’est pas possible de poursuivre ces analyses, puisqu’une situation, du seul fait qu’elle dure, n’est plus tout à fait la même, et peut avoir d’autres effets. Il est vrai que le confinement a pris fin depuis quelques mois déjà. Mais l’état d’urgence sanitaire continue d’être prolongé tous les quatorze jours, sans qu’on envisage d’y mettre fin. Le Virus continue de circuler, nous dit-on. Qu’importe qu’il n’y ait presque plus de décès. L’augmentation des cas de contamination montreraient qu’il continue d’agir dans l’ombre, sournoisement, insidieusement, et qu’il attendrait que nous baissions notre garde pour nous planter un couteau dans le dos, pour dire les choses à la manière de notre directeur national de la Santé publique. Ainsi les consignes émises par la Santé publique (le lavage fréquent des mains, le fameux deux mètres de distance entre personnes qui n’habitent pas à la même adresse et le port…

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La priorité : sauver des vies

Les mesures prises par le Gouvernement du Québec, depuis le dépistage des premiers cas d’infection, ont pour objectif de sauver des vies, nous dit-on. Si on ordonne la fermeture des garderies, des écoles primaires et secondaires, des cégeps et des universités, et peu à peu d’une foule d’entreprises, si on interdit les visites dans les résidences de personnes âgées et les rassemblements intérieurs et extérieurs, c’est pour ralentir la propagation du Virus et préparer le système de santé à accueillir ceux qui auront besoin d’être hospitalisés et éviter qu’il ne soit littéralement débordé ; bref, c’est pour réduire le nombre de décès. C’est la priorité du Gouvernement dans la crise actuelle. Et c’est pour cette raison que c’est le directeur national de la Santé publique qui a décidé des mesures déjà prises ou qui les a recommandées à la ministre de la Santé ou au premier ministre. C’est aussi pourquoi les ministres des Finances et de l’Économie, pour ne nommer qu’eux, se retrouvent de fait subordonnés au directeur national de la Santé publique et à la ministre de la Santé, la pandémie étant avant tout considérée comme une affaire de santé. Le rôle de ces autres ministres est alors de fournir…

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